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lundi 11 avril 2016

"Nuit Debout", malgré l'état d'urgence, expulsés mais non interdits

"Nuit debout" pourra reprendre lundi soir à Paris 

Les noctambules qui depuis onze jours squattaient la Place de la République pour des "nuits debout" de  "débats participatifs", sur le modèle 2007 de la candidate battue de la gauche, Ségolène Royal, seize ans plus tard, afin de contester le projet de loi travail au départ, mais rêver à l'arrivée de Commune, voire de Constitution du 24 juin 1793, ont été évacués et leurs cabanes démontées, lundi 11 avril, à 5h30 du matin, a-t-on appris de sources policières. Le maire du IIIe arrondissement -qui souhaite l'interdiction de cette occupation- a obtenu l'évacuation des lieux, pour des raisons d'hygiène, comme Notre-Dame-des-Landes et ses 'zadistes' ou la 'jungle de Calais' et ses migrants illégaux. Au petit matin, ils étaient encore quelques dizaines sur place et l'évacuation s’est déroulée sans incident, avec la promesse d'un retour pour une douzième nuit de palabres.

L’évacuation "visait prioritairement à enlever les structures fixes, conformément aux
déclarations de manifestation déposées qui prévoyaient un démontage dimanche en fin de soirée", a expliqué la préfecture de police de Paris. Mais une nouvelle demande de manifestation ayant été déposée, le mouvement reprendra lundi soir, apprenait-on de source policière. 
Vers 7 h 30, il n’y avait plus de manifestants et les services de propreté de la ville de Paris, en présence de CRS, continuaient de nettoyer et démonter les structures de stands et autres installations qui avaient été mises en place au fur et à mesure.

Chaque nuit depuis la journée de mobilisation du 31 mars contre le projet Valls de réforme du droit du travail, des manifestants, souvent par milliers, se retrouvent à République dans le cadre de ce mouvement d'extrême gauche qui dépasse largement l’opposition à la loi El Khomri.
La vaste esplanade draine une foule hétéroclite, dont de nombreux jeunes, dans une ambiance de Z et de forum altermondialiste, entre stands, réunions de commissions et "assemblées générales" qualifiées de "populaires". Le mouvement s’est depuis étendu à plusieurs dizaines de villes de province, avec plus ou moins d’affluence.

Des incidents ont toutefois émaillé la 'Nuit debout' de Paris dans la nuit de samedi à dimanche, lorsque quelques centaines d'activistes ont voulu aller prendre l' "apéro" dans l'appartement du premier ministre, Manuel Valls, dans le XIe arrondissement, déjà profondément marqué par les attentats de Charlie Hebdo et du 13 novembre 2015, au Bataclan où 90 personnes sont mortes dans les assassinats de masse par trois kamikazes djihadistes de l'Etat islamique (IE ou Daesh), un défi à Manuel Valls domicilié à deux pas. Lien PaSiDupes

De l'évacuation vers une interdiction ?

Huit personnes ont été interpellées et des dégradations ont été déplorées par les autorités."Tant que c’était bon enfant, on pouvait tolérer, même si l’occupation ou la privatisation d’une place [publique] n’est pas totalement possible. Et puis, nous sommes quand même dans une période pour le moins troublée du point de vue des risques de terrorisme. 
Mais là, depuis quelques jours, la violence s’est invitée (…) donc la difficulté est là. C’est-à-dire que l’on peut discuter, dialoguer (…), mais si ça tourne à la violence, on ne peut pas tolérer", a déclaré le premier secrétaire du Parti socialiste, l'ancien trotskiste Jean-Christophe Cambadélis sur France Info lundi.

Premier pas vers une interdiction totale ?
Les manifestants se demandent si cette évacuation signifie le début d'interdiction de ces rassemblements place de la République.
Plusieurs personnalités politiques, dont François Fillon (LR) dimanche, se sont demandées ces derniers jours pourquoi ce type de manifestation est autorisé en plein état d'urgence.Nouvelle demande de manifestation déposée
Les militants #NuitDebout ont immédiatement déposé une nouvelle demande de manifestation, juste après l'évacuation. Ils reviendront donc réclamer le retrait de la loi travail dès lundi soir.

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