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jeudi 14 mai 2015

Lycée Montaigne: des photos de la ministre de l'Education, visionnées par des collégiens pervers portés sur les attouchements

Le Parisien et Le Point n'ont plus tenu la porte des WC des filles

Cinq collégiens précoces se rinçaient l'oeil sur Najat Vallaud-Belkacem
?

La "théorie du genre" éveille la curiosité des pré-ados
Ce qui est banal en Seine-Saint-Denis est extraordinaire à la cité scolaire de Montaigne. Voisin du bureau (VIIe arrondissement) de leur ministre, Najat Vallaud-Belkacem, l'établissement du 6e arrondissement, au coeur de Paris, est un lieu d'apprentissage réputé tranquille, bien qu'en novembre dernier un parent ait frappé un élève du lycée avec un extincteur et que ce lycée se situe toutefois au 93e sur 109 au niveau... départemental.
Après la mort de Rémi Fraisse sur le site squatté de Sivens (Tarn), la situation avait dégénéré au lycée Montaigne à Paris. Armelle Malvoisin, présidente de la PEEP Montaigne, expliqua: "Des parents se sont mis à vouloir faire l'ordre eux-mêmes. Ce parent a pété littéralement un plomb et a agressé un élève, ce que nous condamnons effectivement". Le jeune homme a été hospitalisé. "Le gros problème c'est qu'il n'y a personne pour assurer l'ordre et la sécurité aux abords des établissements.", a ajouté Armelle Malvoisin.

Le Parisien révèle la vie secrète de ce "paisible" établissement, ce matin, à l'occasion de la fête de l'Ascension. Passons sur l'affirmation du malsain François Gapihan qui flaira aussitôt un possible élément supplémentaire de scandale, puisque BFMTV n'en est plus à un près: non, la cité scolaire n'est pas un établissement privé... Il s'agit d'un établissement public local d'enseignement. Bien tenté Little Mr Bad...
Reste que des fillettes, scolarisées dans l'établissement, auraient été victimes d'attouchements par cinq garçons, âgés de 10 et 11 ans.

Affaire pendante depuis... plusieurs mois
Des parents avaient alerté la ministre et, face à l'inertie de la ministre Najat Vallaud-Belkacem, ce sont encore les familles des fillettes qui ont mis l'affaire sur la place publique par courrier adressé au proviseur et au rectorat en avril dernier. Dans ce document, l'une des mères décrit "une situation d'insécurité physique et psychologique dans laquelle se trouvent les filles de la classe en raison d'attouchements et de propos obscènes de la part de certains garçons". 
Le Parisien précise que deux mains courantes ont été déposées par des parents au commissariat et que certaines familles ont également saisi des fédérations de parents d'élèves.
VOIR et ENTENDRE la représentante de la PEEP, organisation modérée, qui trouve systématiquement que "le ministère a bien travaillé"...:

Travaux pratiques transversaux  à la récréation

Un autre père de famille rapporte que ces mêmes garçons regardaient aussi des vidéos pornographiques "YouPorn sur leur iPhone 6", dans la cour de récréation. Un problème dont a été informée Armelle Malvoisin, présidente d'une des fédérations de parents de Montaigne. Cette organisation n'est pas nommée: seule la fédération dominante -très marquée à gauche- bénéficie de la publicité de la presse.  Alors que la FCPE détourne le regard, la PEEP a renouvelé sa demande que l'usage des téléphones portables soit interdit au sein de l'établissement, comme c'est le cas dans de nombreux établissements publics de Paris.

Les cinq garçons mis en cause sont passés en conseil de discipline ce lundi. 
Les deux "meneurs" -sur lesquels aucun élément d'information n'a filtré- ont été "exclus définitivement avec sursis", ce qui signifie qu'ils seront bannis du collège à la prochaine faute commise. Il n'est pas non plus précisé dans quel milieu éducatif les deux pervers seront accueillis: ne sont-ils pas astreints à l'obligation scolaire?

Un troisième a été exclu temporairement, tandis que les deux derniers se sont, eux, vu infliger des travaux d'intérêt pédagogique. Et, concrètement, ça consiste en quoi?
Des séances de prévention autour de la relation fille-garçon devraient par ailleurs être organisées au collège: on est à des années lumière de la "théorie du genre"...
Et pourquoi pas une... cellule psychologique ?

mercredi 2 janvier 2013

Islam: Charlie Hebdo harcèle les religions de provocations

Sa BD "halal" sur la vie de Mahomet est-elle indispensable ?

Mahomet, fonds de commerce du canard anar

Charb, autodidacte, mais
éducateur des masses
Charlie Hebdo publie un hors-série intitulé La Vie de Mahomet, une biographie en BD "halal". 
Alors qu'en démocratie éclairée, elle pourrait jouer un rôle fédérateur des différences en sorte que les citoyens vivent en paix, la presse a souvent choisi  solidairement de considérer l'impertinence et l'agression, dans le meilleur des cas comme une liberté de ton et dans le pire, comme l'incarnation démocratique de la liberté d'expression. 
Et la presse satirique, qui jouit de toutes les libertés, comme Hollande de tous les pouvoirs, trouve sa raison d'être dans la dénonciation des petits travers et des grands abus des autres, au regard de son idéologie. Si elle se flatte de dénoncer les totalitarismes, son intolérance la rend en fait suspecte, voire totalitaire.
 
Respectueux, juste 
et délicat...
En maniant les armes de la provocation, elle blesse les sensibilités et crée ainsi un climat de tensions entre démocrates et catégories sociales, philosophiques et religieuses. 
Elle s'arroge le droit de décerner  ou de retirer des brevets de bon républicain à l'aune de sa philosophie. Ses jugements radicaux s'appliquent à tous les domaines, mais avec une prédilection pour les frappes visant les sectes, l'extrême droite, le catholicisme, l'islamisme, le judaïsme, la culture ou la politique, avec le sentiment d'être légitime et infaillible, comme le sont les staliniens

On a compris que
la conviction intime de leur clairvoyance et de leur supériorité les anime au mépris de leurs semblables jugés ignorants et abêtis. 
Ce sectarisme est habillé d'humour qu'il est convenu de décrypter au second degré: soit on est apte et accueilli dans ce cénacle microcosmique et pestilentiel, soit on est réfractaire à l'insulte et la scatologie et on se fait rétrograder au rang des pisse-froid et des archaïques, le degré suprême de l'opprobre étant un fascisme supposé ou avéré, selon les critères de l'extrême gauche libertaire.

Charlie Hebdo s'en est encore pris aux musulmans 
Charlie Hebdo du 19 septembre 2012
Faut-il être mauvais coucheur
pour s'offusquer ?
Au diable,
 les tabous !
Charb en tête et partout en photo, il les provoque par tous les moyens plus ou moins honnêtes et transgressifs à disposition, depuis des séries de caricatures de leur prophète Mahomet, puisque sa représentation est interdite, et des numéros spéciaux qui se veulent d'investigation et d'éducation des masses.

Charlie Hebdo sait se renouveler
tout en tournant délicatement 
autour du même sujet éducatif

 
Ce qui est éthiquement (en voilà un drôle de mot) "minable", comme dirait Ayrault, ce sont les mauvaises excuses et les méchants prétextes avancés: outre l'humour au degré adéquat, si fétide soit-il, la défense et la solidarité avec les groupes opprimés. Charlie Hebdo a été poursuivi par la Grande Mosquée de Paris, l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) et la ligue islamique mondiale pour avoir vaillamment publié des caricatures de Mahomet dues au journal Jyllands-Posten ainsi que la Une dessinée par Cabu représentant " Mahomet débordé par les intégristes " déclarant que « c'est dur d'être aimé par des cons " (Le Monde du 08/02/07): ce genre de feuille ne fait pas dans la dentelle. 
Or, ces vertueux agresseurs intégristes ont tenté de se faire passer pour les défenseurs leurs camarades de la presse scandinave. L'affaire fit un tel buzz que Charlie Hebdo fit plusieurs rechutes qui remplirent à chaque fois les caisses des ces anti-libéraux cohérents, sur le dos de la xénophobie et de l'islam.
 
Le client est tellement bon que c'est donc depuis sans noble raison et à leur propre initiative qu'ils exploitent le filon. Charb creuse toujours plus profond sans chercher ni le mal ni à faire mal et accélère même l'allure de sa croisade contre la religion musulmane, suitant des pages intérieures sur la Une, pour  dégouliner cette semaine en un hors-série complet consacrés aux croyants, s'il est vrai que les musulmans laïcs ont toute sa sympathie. Charlie Hebdo vise donc la religion. 
Certains voient  dans cette démarche mercantile de mécréants une tentative pour sauver, aux dépens des croyants, les ventes d'un produit proche de la putréfaction. D'autres veulent y voir une guerre sainte contre une religion dont les pratiques seraient incompatibles avec la démocratie occidentale

Cette interprétation républicaine pose en fait plusieurs questions, telle que la légitimité de journalistes à décider de ce qui est, ou non, compatible avec notre démocratie, ou que la liberté de conscience. N'avons-nous pas des représentants élus et des juges pour  apprécier les situations difficiles, sans pressions extérieures, ces ingérences anti-démocratiques partout légitimées par la presse dans l'opinion

Il se trouve de surcroît que
la démocratie française cultive l'exception républicaine d'être laïque, dans le sens de la tolérance à l'autre et à toutes les religions - qui respectent la république -  et de maintenir avec elle, et entre elles, un modus vivendi fondé sur le dialogue et l'ouverture d'esprit. 

C'est sur cette notion de dialogue apaisé que Charb et Charlie Hebdo vont à l'encontre des valeurs de notre démocratie française. 
Toute provocation envers une même communauté-cible qui tend à générer des conflits avec le reste de la société, par la répétition de cet acharnement, devient suspecte de haine envers l'autre. Notre Code Pénal sanctionne l'appel à la haine envers les pratiquants d'une religion. Il serait déraisonnable d'attendre que les provocations répétées de Charb et Charlie Hebdo fassent couler le sang de nos concitoyens ici, par des explosions aveugles ou ciblées, ou dans le monde, par des massacres de Chrétiens, pour saisir les instances de déontologie de la presse et les tribunaux. Quand un journal remet constamment en question par ses publications l'entente paisible entre les citoyens d'une démocratie, il est du devoir des responsables élus de s'interroger sur la place de ce journal au sein e la communauté. 

Najat Vallaud-Belkacem réagit

Le "juste équilibre" 
Si Najat Vallaud-Belkacem a jugé "difficile" mercredi de "porter un jugement" sur la publication par Charlie hebdo d'une BD sur la vie de Mahomet, qu'elle n'a "pas vue" [une technique chère à Martine Brochen-Aubry, premier secrétaire du PS, la porte-parole du gouvernement a souhaité néanmoins rappeler la nécessité d'un "juste équilibre" entre "liberté d'expression" et [quoi ??] et "de ne pas jeter d'huile sur le feu".

"Je ne sais pas ce qu'il y a dans cette publication donc c'est difficile de porter un jugement", a déclaré sur France 2 la binationale franco-marocaine qui réponse à tout quand on lui fournit des "éléments de langage". "Moi je crois qu'on est dans un pays où il faut toujours veiller à un juste équilibre entre la liberté d'expression et le respect de l'ordre public, la nécessité de ne pas jeter de l'huile sur le feu", a-t-elle ajouté, avec la conviction molle de la langue de bois à faire des flûtes. "Evidemment, c'est difficile de fixer une telle règle dans l'absolu, sans regarder précisément ce qu'il en est. Je n'ai pas vu ce document, il m'est difficile de juger", a insisté Najat Vallaud-Belkacem. Beaucoup de mots pour ne rien dire... Ca donne une idée du charisme de celle qui est accessoirement ministre des Droits des femmes : encore un coup bas porté à la cause féminine !

"Un récit minutieux basé sur une bibliographie rigoureuse"

C'est scientifique  ?
Charlie Hebdo a publie ce mercredi 2 janvier un hors-série intitulé "La Vie de Mahomet", une bande dessinée biographique "parfaitement halal", concoctée à partir de textes de chroniqueurs musulmans et non pas des théologiens. Il ne s'agit là ni d'une caricature, ni d'une satire, mais d'un récit minutieux [quasiment érudit !] basé sur une bibliographie rigoureuse, assure - objectivement - dans un avant-propos "Zineb", caution sociologique franco-marocaine des religions et co-auteure de l'ouvrage.

"C'est une biographie autorisée par l'islam puisqu'elle a été rédigée par des musulmans. C'est une compilation de ce qui a été écrit sur la vie de Mahomet par des chroniqueurs musulmans et on l'a simplement mise en images", renchérit Charb, qui se défend de verser dans la provocation. "Je ne pense pas que le plus savant des musulmans pourra reprocher quoi que ce soit sur le fond", insiste Charb, dont l'hebdomadaire a provoqué à plusieurs reprises des remous en publiant des caricatures de Mahomet.

"Mahomet était un homme, j'ai dessiné un homme"

"L'idée de ce livre, j'y pense depuis 2006, au moment des caricatures de Mahomet au Danemark. Je crois qu'au départ on avait pris le sujet un peu à l'envers, on a mis en scène un personnage dont on ne connaissait pas la vie, moi le premier", reconnaît-il, après plusieurs numéros diffamatoires. "Avant de pouvoir rigoler d'un personnage, il vaut mieux le connaître. Autant on connaît la vie de Jésus, autant on connaît rien de Mahomet", assure le prosélyte après coup: a-t-il été touché par la grâce ?

Quant aux critiques qui ne manqueront pas d'affirmer que représenter le Prophète est blasphématoire, "c'est juste une tradition, c'est absolument pas inscrit dans le Coran, plaide le dessinateur. A partir du moment où ce n'est pas pour ridiculiser Mahomet, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas lire ce livre comme on lit au catéchisme des histoires de la vie de Jésus". "Autant le fond est parfaitement halal, autant l'image, c'est mon dessin. J'ai dessiné Mahomet comme je dessine habituellement mes personnages, Mahomet était un homme, j'ai dessiné un homme", fait valoir Charb. Pour autant, dessiner Mahomet à l'image de Charb, n'est-ce pas une caricature plus terrible que les précédentes ?

"Pas fait pour choquer"

En novembre 2011, après la publication d'un numéro spécial baptisé "Charia Hebdo" (nom donné au no 1011 de l'hebdomadaire) contenant des caricatures de Mahomet, les locaux du journal satirique avaient été la cible d'un incendie criminel (!), son site internet piraté et Charb menacé de mort. Ce dernier vit depuis sous protection policière. 
Plus récemment, de nouvelles caricatures publiées par le journal avaient attiré à Charlie Hebdo des critiques virulentes dans de très nombreux pays musulmans, allant jusqu'à faire réagir le gouvernement français.

Même si cette fois la démarche est bien différente, Charb s'attend à ne pas plaire à tout le monde. 
"Si des gens veulent être choqués, ils seront choqués, mais ce n'est pas fait pour choquer. Les musulmans sont aussi prêts à rire d'eux-mêmes, si on se met à les considérer comme des handicapés du rire, on ne fait pas le jeu d'un islam apaisé, on fait le jeux des extrémistes. Il faut arrêter d'avoir peur, plus on a peur de l'islam, plus l'islam fera peur", commente cet ami des religions. Pour lui, "ce serait une bonne idée de le mettre dans les écoles, même des enfants musulmans peuvent le lire dans la mesure où ils acceptent que Mahomet soit représenté". Un grand pas pour l'humanité.

"Il y a de la provocation comme toutes les semaines, pas plus avec l'islam qu'avec d'autres sujets", a fait valoir son directeur de publication, le dessinateur Charb. Dans le genre démocrate, on ne fait pas mieux. 
Mais dans le genre commerçant, il est intouchable: la presse amie fait la promotion de du produit depuis samedi !

samedi 13 octobre 2012

Islam: petites filles privées d'enfance par leurs maris

L'ONU dénonce les mariages d'enfants

Deux amies de classe de 8 ans et leur maris en 2010 à Hajjah, au Yemen 

Dans les pays musulmans, notamment en Asie, ce fléau touche une fille sur trois.

L'islam permet qu'une fille sur trois soit mariée avant d'avoir fêté ses 18 ans. Selon les experts, la cause serait le plus souvent "culturelle", pour ne pas dire religieuse... et pour renforcer les liens entre des familles ! La pauvreté est également invoquée pour justifier cette pratique non consentie lorsque les parents reçoivent de l'argent en mariant leur fille, même très jeune.   146 pays, contre 158 dans le monde, autorisent la vente d'enfants à marier avant 18 ans, l'âge légal minimum du mariage sans consentement parental
Mais, à l'inverse, au Rajasthan (Inde), par exemple, ces mariages précoces permettent aux familles d'organiser les héritages. C'est ainsi qu'en 1990, on estimait entre vingt mille et cinquante mille le nombre de mariages clandestins célébrés avant l'âge de la puberté au Rajasthan.

Et pour tout dire, ces mariages visent à garantir aux hommes la virginité de leur épouse. Signalons à ce propos le mariage " arrangé " de Mahomet avec la petite Aïcha, qui aurait été âgée de 6 ans lors des fiançailles, et de 9 ans le jour de ses noces.

À l'exception de la Chine,  la moitié des unions forcées se déroule en Asie et plus d'un tiers dans les pays d'Afrique subsaharienne. 
Cette pratique concerne également certaines communautés en Amérique latine, au Moyen-Orient et en Europe de l'Est. Au Nigeria, 75 % des filles sont contraintes de se marier avant l'âge légal. Le rapport dévoilé jeudi par le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) souligne que, malgré les efforts accomplis sur le terrain, les mariages précoces risquent d'augmenter de 14 % au cours des vingt prochaines années, passant de 14,2 millions en 2010 à 15,1 millions en 2030. Le phénomène pourrait toucher 130 millions de filles d'ici à cette date.


Le Dr Babatunde Osotimehin, directeur exécutif de l'UNFPA, souligne que "le mariage d'enfants constitue une violation effroyable des droits fondamentaux, il vole aux filles leur éducation, leur santé et toute perspective à long terme". Le rapport qu'il a dirigé, "Mariées trop tôt: en finir avec les mariages d'enfants", remarque que les filles issues de milieux pauvres, ruraux et peu éduqués sont deux fois plus concernées que celles qui grandissent dans un environnement urbain et éduqué: c'est-à-dire aussi qu'une sur deux n'est pas issue d'un milieu pauvre... Pour le Dr Osotimehin, il faut fortement privilégier l'accès à l'éducation - des hommes, donc, aussi - ainsi qu'aux techniques de prévention et de contraception qui permettent aux filles de gagner en autonomie. "Les filles mariées trop jeunes n'ont aucune perspective à long terme. Elles quittent l'école trop tôt [quand elles ont accès à l'instruction!], sans qualification. Et sur le plan de la santé, elles encourent de graves risques de complications lors de la grossesse et de l'accouchement: ce sont d'ailleurs les principales causes de décès chez les filles âgées de 15 à 19 ans." Sans compter le risque précoce de contamination par le VIH.



Mentionnons le mariage de jouissance ou le mariage temporaire (pour 10 minutes, un jour, une semaine ou plus) permis par le Coran. Les chiites et quelques rares savants sunnites le reconnaissent comme toujours autorisé.


La polygamie est conservée tout en étant limité à quatre femmes libres au maximum.

Pour les amateurs, enfin, la sunna condamne l'homosexualité, et prescrit la sanction de la peine de mort, le plus souvent par lapidation. Que dire donc du mariage homosexuel et de la procréation médicalement assistée des homosexuels défendue par Bruno Le Roux (PS). Cette peine est toujours en vigueur dans plusieurs pays musulmans dont l'Arabie saoudite. Les actes homosexuels sont encore passibles de peine de mort dans six pays de nos jours : outre l'Arabie saoudite, on compte également l'Iran, le Nigeria, la Mauritanie, le Soudan et le Yémen.


Coutumes hors d'âge


Salamatou Aghali Issoufa, une jeune Nigérienne, a réussi, en 2005, à convaincre ses parents de retarder la date du mariage. "Dès que j'ai atteint 14 ans, ma famille a fait pression sur moi pour que j'épouse un homme beaucoup plus âgé que moi. Moi, je voulais rester à l'école, je savais que ce mariage signifiait renoncer à mes rêves." Son rêve, elle l'a réalisé: elle est aujourd'hui sage-femme, mariée depuis 2008 à un homme qu'elle aime.

L'ONU appelle les gouvernements et les présidents à mettre fin aux mariages d'enfants au plus vite. "Il faut absolument faire évoluer les mentalités et les habitudes culturelles des communautés qui encouragent le mariage des enfants. Les chefs d'État doivent dépasser ces coutumes hors d'âge. Nous devons contraindre familles et communautés à scolariser les filles jusqu'à l'âge de 16 ans. Éduquées, elles sont plus autonomes et à même de prendre en charge leur famille", précise le Dr Osotimehin.

mardi 18 septembre 2012

Caricature des religions: Ayrault désapprouve la liberté de ton de Charlie Hebdo

Ayrault entre liberté d'expression et peur de l'islam

"Charlie Hebdo" fait le buzz

Mahomet est un bon client. L'hebdomadaire satirique exploite le filon en publiant demain mercredi des dessins représentant le prophète Mahomet. Charb, son directeur, admet qu'ils  "choqueront ceux qui vont vouloir être choqués en lisant un journal qu'il ne lisent jamais". 

Bien que publiée en pages intérieures - et non plus en Une -  dans son numéro à paraître mercredi 18 septembre, cette provocation  est très froidement  accueillie par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et son valet Laurent Fabius. 

Charb estime quant à lui que les dessins publiés ne sont pas plus provocants que d'habitude. "La liberté de la presse est-elle une provocation ?", s'est-il interrogé. "Je n'appelle pas les musulmans rigoristes à lire 'Charlie Hebdo', comme je n'irais pas dans une mosquée pour écouter des discours qui contreviennent à ce que je crois", a argumenté le dessinateur. Mais le buzz  est fait la veille de la sortie, assurant ainsi un fort tirage, si ce ne ne sont des incendies de kiosques à journaux 
Plus de bruit que de mal
Les musulmans en imposent par une susceptibilité pathologique
"Tout est parti d'une inquiétude des services français qui craignaient, dans le contexte, que 'Charlie' fasse sa couverture avec une caricature de Mahomet. Il n'est en rien : la couverture représente un musulman lambda avec un juif lambda", a-t-il expliqué. La couverture, signée par lui, représente un musulman dans un fauteuil roulant poussé par un juif orthodoxe, avec chapeau et papillote, sous le titre "Intouchables 2", parodie du film à succès éponyme.

"Je ne vois pas l'utilité quelconque d'une provocation"
Laurent Fabius s'est dit "contre toute provocation", alors qu'il se trouvait ...en Egypte au Caire. Le ministre des Affaires étrangères rappelle toutefois l'existence en France de la liberté d'expression. "Après, le soufflé est retombé et je pense que M. Fabius n'avait pas vu la Une quand il a parlé en Egypte", a estimé Charb.
"Je suis contre toutes les provocations, c'est clair, c'est net, surtout dans une période aussi sensible que celle-là", a déclaré Laurent Fabius dans l'après-midi. "Maintenant, il y a des lois en France, qui ne sont pas les mêmes que les lois ailleurs, qui permettent un certain nombre de choses et qui excluent un certain nombre de choses", a-t-il ajouté, en langue de bois socialiste. Avant de poursuivre : "Je ne vois pas du tout l'utilité quelconque d'une provocation et même je la condamne d'une façon très nette et en même temps je respecte la liberté d'expression", a insisté le ministre.

Une simple allusion souriante est taxée d'insulte haineuse


Mohammed Moussaoui a dit avoir "appris" la publication "de dessins insultants à l'égard du prophète de l'islam", et  -sans les voir donc - avoir ressenti "une profonde consternation". Dans un communiqué, le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), organe représentatif des différents courants musulmans en France, condamne dans les termes consacrés "avec la plus grande vigueur ce nouvel acte islamophobe qui vise à offenser délibérément les sentiments des Musulmans". 
Toutefois "profondément attaché à la liberté d'expression", comme Lolo Fabius, le CFCM exprime néanmoins "sa profonde inquiétude face à cet acte irresponsable qui, dans un contexte très tendu, risque d'exacerber les tensions et de provoquer des réactions préjudiciables". 
S'exaltant enfin, le président du CFCM se dévoile et clame que "rien ne peut justifier l'insulte et l'incitation à la haine"... Dans le même temps, il "lance un appel pressant aux musulmans de France à ne pas céder à la provocation" et les "exhorte à exprimer leur indignation dans la sérénité avec des moyens légaux".

Ayrault s
ur la même ligne que le CFCM

Le Premier ministre a fait savoir en effetsa "désapprobation face à tout excès"   "dans le contexte actuel"  et appelé à "l'esprit de responsabilité de chacun". 
Il souligne, dans un communiqué, que "la liberté d'expression constitue l'un des principes fondamentaux de notre République". "Cette liberté s'exerce dans le cadre de la loi et sous le contrôle des tribunaux, dès lors qu'ils sont saisis", ajoute-t-il. Jean-Marc Ayrault rappelle en outre "le principe de laïcité qui est, avec les valeurs de tolérance et de respect des convictions religieuses, au coeur de notre pacte républicain". "Et c'est pourquoi, dans le contexte actuel, le Premier ministre tient à affirmer sa désapprobation face à tout excès.", conclut Matignon dans son communiqué.


Même son de cloche du côté du recteur de la Grande Mosquée de Paris
Dalil Boubakeur a lancé son "appel au calme". 
Il a déclaré "apprendre avec beaucoup d'étonnement, de tristesse et d'inquiétude une publication qui risque d'exacerber l'indignation générale du monde musulman". "J'appelle à ne pas verser de l'huile sur le feu", a-t-il ajouté. 
Le recteur en profite pour faire de la récupération politique. 
L'humour au second degré, il ne connaît pas. "Mais, je regrette que l'incitation à la haine religieuse ne soit pas réprimée par la loi comme l'est l'incitation à la haine raciale. Nous avions fait appel au Tribunal d'Instance de Paris, après les caricatures qu'avait publiées Charlie Hebdo en 2006, mais notre plainte n'avait pas été retenue".


Le recteur de la Grande mosquée dénonce le laxisme.  
Il estime qu'un tel interdit "pouvait donner un coup de frein à l'exacerbation que risque de provoquer la publication de nouvelles caricatures, après la diffusion de la vidéo sur le Prophète qui est à l'origine de l'indignation générale du monde musulman".

"D'ores et déjà, j'incite au calme, à la paix, mais je suis très inquiet devant les débordements qui risquent de se produire samedi, lors des manifestations dans plusieurs villes de France, pour protester contre la diffusion du film "Innocence of Muslims".

samedi 15 septembre 2012

Des islamistes manifestent dans le quartier de l'Elysée

Le président Hollande ne leur a pas fait visiter ses jardins ?


Des fanatiques musulmans se sont rassemblés devant l'ambassade américaine à Paris à proximité de l'Elysée pour protester contre le film islamophobe qui a embrasé le monde musulman. Bien que non autorisée, cette manifestation s'est tenue samedi 15 septembre a donné lieu à quelques violences et conduit à 150 interpellations.  Parmi les manifestants, de nombreux hommes, dont certains habillés à la mode salafiste, mais aussi des jeunes vêtus de manière plus européenne, venus car, explique l'un d'eux, Suleimane, 24 ans, ils n'acceptent pas que le "Prophète soit tourné en dérision". 

Spontanéité de l'indignation ?
Selon une source policière, des appels à manifester avaient été repérés dans la journée sur les réseaux sociaux, la plupart avec une "tonalité salafiste". Selon la préfecture de police, un total de 150 personnes ont été interpellées puis conduites dans des commissariats pour vérification d'identité. 
Un ou deux manifestants ont été placés en garde à vue pour outrage et violences sur des fonctionnaires, a ajouté une source judiciaire. Quatre policiers ont été légèrement blessés, a indiqué la police.

Le CFCM appelle à refuser toute exploitation du film

La manifestation, qui a réuni plus de 200 personnes "aux alentours de l'ambassade des Etats-Unis", a expliqué une source policière. Ils "ont été maintenus au niveau des Tuileries" mais "des petits groupes se sont ensuite éclatés", notamment en direction du ministère de l'Intérieur tout proche, adresse de Manuel Valls. D'importantes forces de police y étaient présentes, notamment en raison des Journées du patrimoine. Les manifestations place Beauvau sont rarissimes.

Le président du Conseil français du culte musulman (CFCM) Mohamed Moussaoui a déploré cette manifestation et a appelé à "ne pas associer l'ensemble des musulmans de France à des événements marginaux comme celui-ci""Les musulmans doivent user des moyens légaux et justes pour défendre leur religion. Ce message a été relayé par les imams de mosquées lors de la prière du vendredi", a encore dit Mohamed Moussaoui. "La vraie réaction des musulmans de France, c'était vendredi, quand aucun incident n'a été déploré", a-t-il insisté.
Jusqu'alors, aucun incident n'avait été relevé en France en lien avec le petit film video "Innocence of Muslims" (L'Innocence des musulmans) qui décrit l'islam comme un "cancer" et a embrasé nombre de villes dans le monde musulman, faisant au moins onze morts.


"On n'est pas là pour brûler"


Le recteur de la mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, qui s'exprimait sur I-Télé, a découvert et jugé "assez grave" que des salafistes aient "réussi à mobiliser quelques centaines de personnes" à Paris. En début de soirée, une dizaine de personnes dont certains vêtus à la manière des Tablighs, restaient encerclées par les forces de l'ordre près de la place de la Concorde, tandis qu'une autre dizaine attendait qu'ils soient libérés, sans slogan ni banderole. Vers 20 heures, les derniers manifestants ont fait leur prière, encerclés par les forces de l'ordre, avant d'être à leur tour conduits dans un commissariat.
"On est venu pour redorer le blason de Mahomet. On est dans la liberté d'expression, on voulait marcher comme Gandhi. On demande un minimum de respect", a expliqué Abdelnour Karzaï, 23 ans, originaire de banlieue parisienne, évoquant une manifestation "pacifique". Il est venu "jeter un coup d'oeil après avoir vu des infos sur internet""On ne peut pas faire de caricature des grands prophètes", a-t-il fait valoir. "L'ambassade américaine, c'est juste un symbole, on n'est pas là pour la brûler", s'insurge un jeune d'une vingtaine d'années, qui a souhaité conserver l'anonymat.
Eric Chaumont, chargé de recherches au CNRS et spécialiste du droit musulman, avait jugé prévisibles des manifestations en France: "Je ne peux pas prédire si elles seront violentes ou pas. Les leaders religieux ont lancé des appels au calme, ils ne pouvaient pas faire autrement. Mais évidemment, il y a des éléments ni contrôlés ni contrôlables."
120 interpellations en Belgique
Quelque 120 personnes ont été interpellées samedi à Anvers, dans le nord de la Belgique, à l'issue d'une manifestation contre le mauvais petit film islamophobe samedi. Les manifestants lançaient des slogans hostiles aux Etats-Unis et à la gloire du prophète Mahomet, avant que le mouvement ne dégénère en bagarres avec les forces de l'ordre. Les policiers ont alors interpellé une centaine de personnes, qui ont été conduites au poste de police pour des vérifications d'identité, et devraient retrouver la liberté dans la soirée, selon la police.

Un responsable du groupuscule islamiste radical actif en Belgique Sharia4Belgium faisait partie des personnes interpellées, selon la RTBF. Les manifestants avaient répondu, comme à Paris, à des appels lancés vendredi par SMS, qui les incitaient à protester contre le film islamophobe "Innocence of Muslims".

dimanche 20 mai 2012

Critiquer l’islam n’est pas raciste, ... en Suisse

Riposte laïque acquitté par le tribunal hélvète



Observatoire de l'Islamisation,
ne vois-tu rien venir ?





Victoire de la liberté sur la dhimmitude * !


Suite à des démêlés avec la police du commerce lausannoise désireuse de censurer le Mouvement suisse contre l’islamisation, association que je préside, cette dernière a crû bon de me dénoncer au Juge d’instruction cantonal pour discrimination raciale. Heureusement cette procédure s’est dernièrement achevée par un non-lieu. 

Des motifs peu sérieux

La faute qu’on voulait me reprocher : distribuer un dépliant au dos duquel nous dénoncions le fait que Mahomet est tout sauf un exemple du fait qu’il a marié Aïsha lorsqu’elle n’avait que six ans et eu ses premières relations sexuelles avec elle lorsqu’elle n’en avait que neuf et qu’il avait organisé le génocide de la tribu juive des Banu Quraiza en précisant que son existence même n’est aucunement prouvée. Il était aussi précisé que l’existence même de Mahomet n’était d’aucune manière avérée vu notamment l’époque et le contexte dans lequel sa biographie (contenue dans les hadiths) a été rédigée.

Autre reproche : l’ouvrage « Vérités sur l’islam » dont je suis l’auteur et que la police du commerce n’a manifestement jamais examiné.

Une volonté de censure

Très clairement, la police du commerce ne voulait qu’une seule chose : faire interdire lesdits documents tout comme cette même commune avait, dans la plus totale illégalité, censuré les affiches de la campagne anti-minarets.

C’était faire une totale abstraction d’un principe : celui de la légalité qui implique qu’il n’a d’infraction que si une norme pénale, ici il s’agissait de la norme antiracisme (article 261 bis du Code Pénal suisse), est violée.Or, critiquer l’islam, donc une idéologie servant à la fois de religion, n’est pas raciste, pas plus que frustrer certains musulmans ne peut être considéré en soi comme raciste.

Jurisprudence et argumentation

J’avais eu l’occasion de rappeler au Juge d’instruction cantonal le fait que la Cour européenne des droits de l’homme considère elle-même que la charia est « l’antithèse de la démocratie » (arrêt Refah Partisi c. Turquie du 31.07.2001) et que le Tribunal fédéral (la plus haute instance en Suisse) avait refusé de condamner l’UDC-Valais – aussi sur la base de la norme antiracisme – pour avoir publié une affiche montrant des musulmans en train de « prier » devant le Palais fédéral (lors d’une manifestation islamiste contre les caricatures danoises) avec le slogan « Réfléchissez avec vos têtes ! ».

Le Juge d’instruction, fort de ce constat, a donc décidé de rendre un non-lieu, considérant que l’infraction visée n’avait pas été commise, comme critiquer l’islam ne peut pas être considéré comme raciste, peu importe le fait que ces critiques puissent frustrer, voire blesser les musulmans.
Il est, par ailleurs intéressant de noter que c’est sur base d’arguments analogues que le Parquet néérlandais a renoncé à demander la condamnation de Geert Wilders.

Comment en est-on venu là ?

La police du commerce lausannoise, suite à une demande d’autorisation de tenir un stand sur la place publique, avait délivré une autorisation assortie de réserves des plus restrictives : ne pas distribuer son dépliant et ne pas tenir à disposition du public la brochure « Vérités sur l’islam ». Cette réserve relevant de la censure préalable et ne reposant sur aucune base légale applicable en l’espèce constituait une violation de notre liberté d’expression et devait de ce fait être considérée comme illégale et, par conséquent, pouvait être outrepassée.

Nous décidâmes donc d’outrepasser cette réserve. La police du commerce de son côté, préférant s’engager dans un bras de fer plutôt que de se conformer au droit, menaçait à ce moment le MOSCI de ne plus délivrer d’autorisation et, en parallèle, procédait à une dénonciation pénale à mon encontre.

Extraits de l’ordonnance de non-lieu
Suite à une longue instruction passant en examen principalement le dépliant du MOSCI ainsi que « Vérités sur l’islam », voici ce que dit le Juge d’instruction dans son ordonnance du 31.09.2010 :

- « […] qu’on entend par discrimination le fait de traiter injustement de façon moins favorable et par haine une aversion telle qu’elle pousse à vouloir le mal de quelqu’un ou à se réjouir du mal qui lui arrive […]

- que la critique doit également être discriminatoire pour être pénalement répréhensible, et faire ainsi apparaître les personnes qui appartiennent à une race, une ethnie, ou une religion comme étant de moindre valeur du point de vue de la dignité humaine, et ce en raison de leur race ou de leur religion, qu’à cet égard, le message qui se réfère à un comportement ou à certaines caractéristiques d’un groupe ou qui porte sur les règles et coutumes de celui-ci reste licite […],

- qu’en l’espèce, il convient tout d’abord de relever que ce ne sont pas les musulmans en tant que personnes qui sont visés par les écrits de David VAUCHER, mais l’Islam en tant que religion et système de société, que le prévenu a admis être l’auteur des textes incriminés, les avoir distribués dans la rue et mis en ligne sur le site Internet de l’association, qu’il a précisé que le MOSCI n’était pas un mouvement religieux ni anti-religieux, ni politique, et qu’il avait pour but de « lutter contre l’islamisation de la Suisse, en particulier l’application du droit islamique de manière subversive, en sauvegardant les valeurs fondamentales d’un Etat de droit »,

- qu’il ressort de l’examen des écrits du prévenu que celui-ci critique essentiellement l’Islam en tant que religion mêlant indissociablement le spirituel au temporel et l’oppose en cela à l’Etat de droit moderne, par essence laïc, que ses propos, pour maladroits et blessants qu’ils soient pour les adeptes de cette religion, portent sur les idées, les règles et coutumes de l’Islam, que le prévenu présente comme une menace pour la société moderne, que le message ne tend donc pas à discriminer, dénigrer ou rabaisser les musulmans eux-mêmes, mais à mettre en garde le lecteur contre les dangers qui découleraient d’une « islamisation » de la Suisse, que ces propos doivent en outre être replacés – à tout le moins partiellement – dans le contexte plus large de la campagne anti-minarets qui a été mené à la votation du 29 novembre 2009,

- qu’en définitive, si l’on peut regretter que les critiques formulées par David VAUCHER à l’égard de l’Islam soient objectivement blessantes pour les musulmans, elles ne sont pas de nature à faire apparaître ces derniers comme des êtres méprisables ni à éveiller un sentiment de haine à leur encontre, que l’infraction réprimée par l’art.261 bis CP n’apparaît dès lors pas réalisée, qu’il convient par conséquent de prononcer un non-lieu en faveur de David VAUCHER, qu’au vu des circonstances, les frais d’enquête seront laissés à la charge de l’Etat […]»

Satisfaction

On ne saurait dire mieux. Cette décision confirme que la liberté d’expression existe encore face à l’obscurantisme et au totalitarisme chariatique et que la norme antiracisme n’accueille pas encore la « diffamation des religions » (concept visant à interdire la critique de l’islam) tel que le voudrait l’Organisation de la Conférence Islamique.Cependant, comme nous ne sommes pas à l’abri de dérives (illégales) du droit pénal.

Mais la lutte continue à Fribourg

Par ailleurs, cette interdiction de la « diffamation des religions » ne concerne pas que le droit pénal, mais aussi l’activité de l’Etat qui tend de plus en plus à s’inspirer de ce concept. Le MOSCI a pu l’expérimenter à ses dépends avec la ville de Fribourg qui lui a refusé l’autorisation de tenir un stand sur la place publique, invoquant textuellement le concept de « diffamation des religions », preuve que la tendance étatique à se plier devant les exigences islamiques n’est pas illusoire et nécessite un engagement constant.Le MOSCI est encore en procès contre la ville de Fribourg sur cet objet au sujet duquel il a décidé de recourir.

Pourquoi un tel acharnement ?

Pour en revenir au non-lieu qui nous intéresse, une question semble se poser : pourquoi, alors qu’il était clair qu’aucune infraction n’avait eu lieu, la police du commerce a-t-elle procédé à une telle dénonciation ?On peut se poser la même question concernant la verve avec laquelle le Ministère public valaisan avait fait monter l’affaire des affiches de l’UDC jusqu’au Tribunal fédéral ou celle avec laquelle Geert Wilders est poursuivi. Idem pour Elisabeth Sabaditsch-Wolff, cette politicienne autrichienne du FPÖ qui fait l’objet d’un procès pour incitation à la haine raciale alors qu’elle n’a fait que citer des versets du Coran pour démontrer la nature de l’islam lors d’une conférence tenue en 2009 au sein de son parti. Citons que sa collègue de parti, Suzanne Winter, avait été condamnée à 24’000 Euros d’amende et 3 mois de prison avec sursis en janvier 2009 pour incitation à la haine raciale pour avoir osé relever, en janvier 2008, l’attitude qu’on pourrait qualifier de pédophile de Mahomet.

Il est clair que la volonté de censure des autorités leur fait régulièrement se dérober, au nom de l’islam, au principe de l’Etat de droit. Préfèreraient-elles mettre la charia en dessus de la Constitution ? La question mérite d’être posée. En tout cas, certains sont prêts à tout pour éviter de froisser les susceptibilités musulmanes.

Pourtant, il est clair que tout juriste intellectuellement honnête reconnaîtra que la critique de l’islam, pas plus que celle de toute idéologie ou de toute religion n’est raciste. Au contraire : elle est un droit.Et toute personne connaissant la véritable nature de l’islam pensera que, plus qu’un droit, il s’agit même d’un devoir !
David Vaucher


* Un dhimmi est, selon le droit musulman, un non-musulman ayant conclu, avec les musulmans, un traité de reddition (dhimma) déterminant ses droits et devoirs.Contre un impôt individuel servant de caution, les sujets juifs, samaritains, chrétiens, mais aussi, en orient, zoroastriens et en Inde, les hindous d'un État musulman peuvent exercer leur religion moyennant les termes d'un "pacte" passé avec les autorités: du racket ?

Bachir Gemayel, en réponse à ce qu’il percevait comme une tentative des leaders musulmans de soumettre la minorité chrétienne à leurs vues, a déclaré dans un discours du 14 septembre 1982 : « Le Liban est notre patrie et restera la patrie des chrétiens… qui veulent continuer à célébrer leurs rites et traditions, leur foi et leur credo quand ils le désirent… par conséquent, nous refusons de vivre dans la dhimmitude »
Mais le président Hollande le refuse-t-il ?