POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est musulmans radicaux. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est musulmans radicaux. Afficher tous les articles

jeudi 12 novembre 2015

Toulon: un Français serait le commanditaire de l'attentat djihadiste avorté

L'antiterroriste a réussi à identifier un individu "placé sous surveillance depuis un an en raison de sa radicalisation": trop forts !

Le djihadiste de Daech qui aurait poussé Hakim Marnissi à attaquer l'arsenal de Toulon serait 
un Français, Mustapha Mojeddem.

L'islamiste solitaire devait attaquer... la base navale de Toulon !
Le 29 octobre, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) a interpellé Hakim Marnissi, un Français d'origine marocaine de 25 ans, alors qu'il venait de tenter de se procurer des armes pour attaquer la base navale de la ville et assassiner des militaires de la marine nationale. "Des morts ont été évités grâce à l'intervention des services spécialisés", se flatte un membre de l'entourage de Bernard Cazeneuve, qui insiste sur le "profil particulièrement déterminé et les connexions à l'étranger" du djihadiste présumé. Le ministère de l'Intérieur n'a révélé l'arrestation que le 10 novembre, par communiqué. Lien PaSiDupes

Hakim, natif de Toulon, était dans les radars de la DGSI depuis l'été 2014, selon l'enquête, lorsqu'il a commencé à poster sur Facebook de véhéments messages de soutien aux combattants volontaires engagés dans les zones de combat syro-irakiennes sous la bannière de Daesh. "Il s'est radicalisé de manière fulgurante, confie au Figaro une source informée. Après avoir rompu de manière progressive avec sa famille et son entourage proche, il s'est muré dans une attitude silencieuse, puis de repli identitaire." Au hasard des surveillances, les policiers ont intercepté des messages électroniques qu'il échangeait avec des djihadistes français actuellement en Syrie. 

Volontaire pour passer à l'acte, Hakim Marnissi, sans antécédents judiciaires, a songé dans un premier temps à acheter une arme à feu, peut-être de type kalachnikov, avant de renoncer à ce projet faute de relais dans le milieu djihadiste.

Amateur solitaire mais déterminé, il a donc passé commande par Internet, pour se procurer en Chine un couteau de combat avec poing américain intégré, ainsi que deux cagoules qui devaient être livrés à son domicile. "Mais l'un des deux colis, légèrement éventré lors de l'acheminement, a attiré l'attention", assure un fonctionnaire de haut rang. Appréhendé dans le foyer où il était hébergé, Hakim a indiqué après son interpellation que son souhait premier était de partir faire le djihad en Syrie et de mourir en martyr, ce dont il a été empêché à deux reprises au cours de l'année écoulée. De fait, il faisait l'objet d'une interdiction de sortie du territoire  prononcée en avril et renouvelée cet été. L'individu n'était donc pas considéré comme inoffensif.

Les autorités de son pays l'auraient ainsi incité à agir sur le sol français. 
Il reconnaît d'ailleurs avoir voulu frapper "un ou plusieurs marins de la base de Toulon". Le port militaire abrite la majeure partie de la force d'action navale, y compris le porte-avions Charles-de-Gaulle - l'Elysée annonce que la France va déployer le porte-avions Charles de Gaulle pour lutter contre l'Etat Islamique - ainsi que les sous-marins nucléaires d'attaque. Près de 12.000 personnes travaillent pour l'arsenal. Toujours selon cette même source, le jeune musulman radicalisé "attendait de recevoir son armement pour mettre sur pied un plan d'attaque plus précis". 
Au terme de sa garde à vue, il a été mis en examen le 2 novembre dernier pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste et écroué.

Au moins un correspondant en Syrie

aucun élément ne permettrait de caractériser un voyage en Syrie, ni a priori une quelconque complicité sur le sol français,
Base navale de Toulon
selon la DGSI, le service de renseignement du ministère de l'Intérieur, au dernier stade de ses investigations. Les policiers auraient identifié l'un de ses correspondants en Syrie, membre de l'EI et qui l'aurait "incité à passer à l'acte". 

Il s'agirait d'un djihadiste français, Mustapha Mojeddem, qui se trouve en Syrie depuis environ un an, mis en examen et écroué quelques mois auparavant pour avoir proféré de violentes menaces contre Charlie Hebdo dès 2012. 
Lui aussi localisé à Toulon, il aurait par ailleurs été en lien avec la cellule islamiste démantelée de Cannes-Torcy dont certains membres auraient eu, déjà, des projets d'attentat visant des militaires. 
Mi-février 2014, la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) a démantelé un projet d'attentat "imminent" sur la Côte d'Azur fomenté par un ancien membre de retour de Syrie. L'antiterrorisme français avait découvert près de 900 grammes d'explosifs dans un immeuble de Mandelieu-La-Napoule, près de Cannes, servant de point de chute à un homme appartenant à la cellule dite de Cannes-Torcy. Un mois plus tôt, c'est un autre jeune homme lié à ladite cellule qui est arrêté en Italie. Il est lui aussi soupçonné d'avoir combattu le régime de Bachar el-Assad aux côtés des djihadistes du front al-Nosra, un groupe de rebelles lié à al-Qaida. Les deux jeunes hommes étaient parvenus à passer entre les mailles du filet qui avait permis de démanteler la cellule terroriste à l'automne 2012. A l'époque, le procureur de Paris, François Molins, décrivait le groupe comme le plus dangereux depuis la vague d'attentats en France au milieu des années 1990.Depuis l'attentat en septembre 2012 contre une épicerie casher de Sarcelles, une vingtaine de personnes ont été mises en examen.
Cette affaire ciblant des marins français intervient au moment où la France a décidé de déployer le Charles-de-Gaulle pour participer aux opérations contre le groupe État islamique (EI). Elle intervient cinq mois après un autre attentat déjoué visant l'armée française sur notre territoire. A la veille de la fête nationale, la DGSI avait neutralisé un commando de trois hommes qui voulait mener une sanglante équipée contre le Centre national d'entraînement commando de l'armée de terre implanté dans l'enceinte du fort Béar, près de Collioure (Pyrénées-Orientales). Le groupe, dans lequel figurait un matelot révoqué, voulait décapiter un officier. Et il était lui aussi en liaison avec un combattant de Daesh en Syrie. 

Mercredi, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a valorisé le travail de la DGSI. "Chaque jour, nous procédons à des arrestations", "chaque jour, nous démantelons des filières", "chaque jour nous mettons hors d'état de nuire des individus qui veulent nous frapper".  
Il ne peut donc rien nous arriver.

lundi 22 décembre 2014

Un terroriste islamiste jette sa camionnette sur des passants au marché de Noël de Nantes

Au moins 10 blessés en plus des 11 de Dijon et des 3 de Joué-les-Tours

La série des agressions continue: tous des déséquilibrés ?
Un automobiliste au volant d'une camionnette a foncé sur la foule nombreuse pour le marché de Noël, Place royale à Nantes (Loire-Atlantique), lundi 22 décembre, provoquant au moins dix blessés dont deux graves. Selon des témoins et un policier, cités par Ouest France, ce nouveau faucheur de passants aurait crié "Allah Akbar", comme les précédents.



D'après RTL, qui parle pourtant d' "accident", le criminel a ensuite essayé de se suicider en se donnant plusieurs coups de couteau au thorax. Une attitude peu banale pour un problème de circulation routière, tout comme le port d'un arme blanche sur la voie publique... 

Le trentenaire est actuellement dans un état semi-conscient, selon la radio.

VOIR et ENTENDRE la première déclaration du porte-parole du ministère de l'Intérieur:



Comment la fourgonnette blanche, immatriculée en Charente-Maritime, est-elle entrée dans une zone piétonne contrôlée par un système de bornes automatiques à appel ?

VOIR et ENTENDRE les témoignages du député François de Rugy (EELV) et d'un expert en faveur d'une part d'un "crime intentionnel" et d'autre part d'une motivation visant la fête de Noël (i-télé):

Le gouvernement nie maintenant la profession de foi du tueur

Vu l'ampleur que prennent les manifestations anti-françaises agressives contre des passants innocents et selon le même mode opératoire conseillé par l'Etat islamique, le pouvoir est entré dans la phase du déni.



L'AFP diffuse les éléments de langage officiels.
Agé de 37 ans, l'homme  n'aurait pas émis de revendication religieuse en l'état, a insisté une source proche du dossier, mais il portait une barbe noire. 

Mais l'agence de presse française fait mieux: elle précise que Sébastien S. est un "homme blanc". De quoi logiquement mobiliser la ligue des droits de l'homme sur le caractère racial de cette stigmatisation.

Déjà un chauffard la veille à Dijon




La veille, un "chauffard" (sic: les victimes apprécieront la terminologie) avait fauché 13 personnes à Dijon (Côte-d'Or). L'homme avait déjà crié "Allahou Akbar" durant l'attaque pour, disait-il se donner du courage et non par revendication religieuse. 

De source policière, l'islamiste aurait également crié "au nom des enfants de la Palestine", mais sans doute n'est-ce pas non plus une revendication politique...

Qui peut croire le site partisan et militant i-télé?

Le groupe Canal+ accuse-t-il le groupe France Télévisions (francetv info) de colporter des rumeurs? i-télé sait-il mieux que ses confrères? 
L'information est-elle libre?

La procureure de la République 
 de Nantes a changé de posture

Sans attendre les résultats de l'enquête, il est déjà en mesure d'affirmer qu'il est en présence d'un "cas isolé". "On ne peut pas parler d'acte de terrorisme", a-t-elle expliqué. Il ne s'agit pas d'une "attaque terroriste", mais "de l'œuvre d'un déséquilibré", a affirmé le procureur de la République, porte-parole de la ministre de la Justice, Christiane Taubira: il souffre d'une "psychose ancienne et lourde", affirme-t-il désormais. 
En attendant, ceux des Français qui ont un peu de sens commun, s'inquiètent du nombre de musulmans déséquilibrés en liberté sur le territoire... Celui de Dijon n'était pourtant pas "fiché", seulement surveillé.

Quelle sera demain la nouvelle version officielle ?
Le 23, Jean-Marie Le Guen est envoyé au front, en appui de Cazeneuve...
VOIR et ENTENDRE le secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement et voiture-bélier du gouvernement nier farouchement à Télématin (sur le service public) que les fauchages de passants  - recommandés par les djihadistes de l'Etat islamique - sont des actes terroristes:
Ce mardi à Matignon, le Premier ministre, Manuel Valls, réunit une cellule de crise pour faire peur aux ...déséquilibrés: une première !

mercredi 17 décembre 2014

Les candidats français au djihad ont-ils un besoin de service militaire?

Vocations contrariées: la prévention en casernes françaises

Une loi pour juguler l'exode des musulmans radicaux !

Le djihad en Syrie et en Irak suscite des vocations parmi de jeunes Français qui, au terme d'un processus de radicalisation sur Internet, certes, mais aussi dans les mosquées, lâchent leur famille pour combattre. Adopté en première lecture par l'Assemblée nationale le 18 septembre 2014 et validé le 4 novembre par un vote ultime du Sénat, cette loi vise à renforcer un arsenal législatif déjà très fourni contre le terrorisme: 14 lois votées depuis 1986. Le Parlement a définitivement adopté, par un ultime vote du Sénat, mardi 4 novembre, le projet de loi sur la lutte contre le terrorisme. 
Mais, selon le rapporteur du texte à l'Assemblée, le socialiste Sébastien Pietrasanta, 1.089 Français ont été ou sont impliqués dans des filières vers la Syrie et l'Irak à la date du 23 octobre. Près de 368 y combattent actuellement, 212 en sont revenus et 205 ont des velléités de départ, les autres étant en transit ou morts pour 46 d'entre eux. La dernière loi en date contre le terrorisme contient une interdiction de sortie du territoire, d'une durée de six mois renouvelable jusqu'à deux ans, pour freiner leurs départs du pays.

Or, des opérations anti-terrorisme ont été menées contre une filière soupçonnée de recruter des candidats au djihad syrien avec 10 à 15 "objectifs" dans les régions toulousaine, notamment le Tarn où les altermondialistes avaient organisé de violents affrontements sur le site de la retenue d'eau de Sivens, et normande, ainsi que parisienne.  La police, qui pense que plusieurs départs ont déjà été organisés et que d'autres étaient en cours, a procédé à ...quatre interpellations à Toulouse et Graulhet (Tarn). Cette "filière du Tarn" se montrait très discrète, prudente mais active aux abords de la ville de Toulouse, au point d'avoir des ramifications dans toute la France et de s'être déployée en conséquence. D'autres sources font état d'une interpellation en Gironde, dans le secteur de Langon (50 km au sud-est de Bordeaux) et d'une autre dans l'agglomération du Havre. Les Yvelines, en région parisienne, sont également mentionnées, mais sans plus de précisions. France Info (Radio France) et BFMTV (radio et télévision privées) se sont d'ailleurs longtemps obstinées à taire la ville de Mantes-la-Jolie (connue pour le Val-Fourré, quartier largement reconstruit à grands frais entre 1992 et 2002, Seine-Saint-Denis).La police pense que des départs ont déjà été organisés et que plusieurs autres étaient en cours. 
  
Le nombre de candidats au djihad syrien a bondi de plus de 80% depuis début janvier 2014: la France a été  confrontée à une explosion du nombre d'apprentis djihadistes partant pour la Syrie et l'Irak.
Selon de récentes déclarations du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, près de 400 djihadistes français en Syrie, avec en corollaire l'angoissante question de leur retour et d'une éventuelle action terroriste sur le sol français. Ils seraient actuellement, selon les estimations officielles, près de 400 sur place, plus de 200 ont manifesté des velléités de départ et environ 120 sont déjà revenus, avec près de 200 en transit et une cinquantaine de morts.

Les motivations des jeunes djihadistes

Des jeunes qui se trouvent dans une profonde crise identitaire.
La France de Hollande - chômage, avenir bouché et image présidentielle désastreuse dans le monde - les motive si peu qu'ils se sont donné une mission sacrée de défenseurs de l’Islam contre la coalition , une valeur de planche de salut qui justifie jusqu'aux crimes les plus abominables. A la mi-septembre,Obama, président américain, s'est dit prêt à frapper les djihadistes en Syrie et à étendre les raids menés en Irak depuis un mois.

Les objectifs de guerre de Barack Obama restent très flous et suscitent un certain malaise parmi ses alliés traditionnels, hormis la France: sa stratégie est de "détruire" l'Etat Islamique. La guerre de la coalition internationale contre l'Etat Islamique - une dizaine de pays : États-Unis, Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie, Danemark, Turquie, Pologne, Canada et Australie - va-t-elle simplement consister en des frappes aériennes? L'Australie vient d'être frappée par une prise d'otages qui a fait deux morts innocents, du fait d'un exalté isolé. 

Mourad Fares, "sergent-recruteur" du djihad originaire cette fois de Thonon-les-Bains (Haute-Savoie), a été arrêté en août 2014 en Turquie et mis en examen le jeudi 11 septembre à Paris. En février dernier, il accordait un entretien  où il détaillait, entre autres, ses motivations au djihad des jeunes occidentaux qui ont choisi de partir combattre au côté de leurs "frères".
 Des gens normaux, des frères, des amis ou des connaissances, parfois "très instruit" et "très au fait de la religion musulmane", sans "nulle trace d’extrémisme" apparent: des jeune hommes  comme les autres, qui buvait, fumait et sortait le soir en boîte de nuit, mais qui s'entraînent dans les salles de musculation, notamment dans les MJC rouges.

Certains candidats au djihad sont de jeunes occidentaux non musulmans. Les premiers sont des jeunes qui habitent près de cités à majorité musulmane et ont grandi entourés d’amis musulmans, au collège ou au lycée où le discours de la FSU est très pro-palestinien. Les jeunes immigrés de la deuxième ou troisième génération assimilent les Français en quête de valeurs fortes et d'idéaux romantiques, mimant leur comportement, leur accent et leur vocabulaire: alors que les Chrétiens sont caricaturés, persécutés et chassés du Proche-Orient, ils ne mangent pas de porc et s’essayent au jeun du Ramadan. Pour se prouver à eux-mêmes qu’ils sont de vrais musulmans, ils ont tendance à faire de l’excès de zèle et à se radicaliser bien plus que les autres.
Les autres appartiennent aux classes moyennes. Ils ne sont pas radicalisés par les cités mais par l’Internet. Actuellement l’islam est la seule idéologie militante dans le monde. L’extrême gauche a presque disparu en Occident. Avant il y avait les décembristes, les communistes et les anarchistes. Seules les trotskistes descendent encore dans la rue sur tous les mots d'ordre populistes, salaires, droits syndicaux et écologie. L’extrémisme djihadiste permet donc de redonner un idéal de révolution, anti-impérialiste, à ces jeunes européens en perte d’identité. 

Le djihadisme leur donne une vision binaire, leur dit enfin quoi faire, ce qui est bien, ce qui est mal.
Chez ces Occidentaux qui vont faire le djihad, il y a aussi une dimension humanitaire. Il ne s’agit pas de personnes qui veulent assouvir une folie meurtrière à la Merah, à la Nemmouche ou à la Man Haron Monis, le preneur d'otages de Sydney, mais d'êtres humains qui veulent aller prêter main forte à leurs "frères" sur le terrain, des frères qu’ils pensent malmenés, maltraités, à lire la presse anti-al-Assad.

Des camps d'entraînement militaires seraient-ils un exutoire ?
Ignorent-ils ou  approuvent-ils l'usage fait des enfants à Racca, le fief syrien de l’Etat islamique, aux premiers rangs lors des crucifixions et des décapitations publiques? On se sert de leur sang pour transfuser les combattants de l'EI blessés. On les paye pour dénoncer les infidèles ou ceux qui critiquent l'EI. On les forme à devenir des kamikazes. Ce sont des enfants, âgés pour certains d'à peine 6 ans, que l’Etat islamique transforme en soldats du futur, endoctrinés aux croyances extrémistes du groupe, avant de leur apprendre des techniques rudimentaires de combat. Les djihadistes se préparent à une longue guerre contre l'Occident et espèrent que les jeunes soldats formés aujourd'hui seront toujours au front dans plusieurs années.

Quitte à recevoir une formation militaire, autant qu'elle soit donnée dans l'Hexagone. A l'ONU, on sait que les djihadistes séduisent, ou enlèvent, les plus jeunes et qu'ils sont passés maîtres dans la "manipulation des jeunes hommes et des enfants". Avant d'ajouter qu'"ils donnent une impression de puissance et de triomphe", tout en promettant à ceux qui tomberont au combat un "accès direct au paradis". On leur apprend même à décapiter un autre être humain en leur donnant des poupées sur lesquelles s'exercer.

Ne savons-nous pas faire mieux, en Europe démocratique?
Avons-nous perdu tout savoir-faire en matière de service militaire? Il n’a pas été abandonné, mais suspendu par la loi du 28 octobre 1997. C’est ce moment qui marque le passage à une armée professionnelle qui ne fait plus reposer l’organisation de la Défense sur la conscription.
En parallèle de cette suspension, le service civique volontaire a été créé pour "apporter un concours personnel et temporaire à la communauté nationale dans le cadre d'une mission d'intérêt général et à développer la solidarité et le sentiment d'appartenance à la Nation". Il peut s’effectuer dans trois domaines :
défense, sécurité et prévention ; cohésion sociale et solidarité ; coopération internationale et aide humanitaire.
La Journée défense et citoyenneté est, quant à elle, un moment qui permet de sensibiliser les garçons et les filles sur l’action des des forces armées et des pouvoirs publics,chaque jour pour que la liberté puisse exister, sur notre territoire, mais également en Europe et sur d'autres continents. C'est aussi une occasion unique de contact direct avec la communauté militaire, et de découverte des multiples métiers et spécialités, civiles et militaires qu'offre aujourd'hui aux jeunes, la Défense.

jeudi 30 janvier 2014

La FCPE annonce une plainte après des menaces suscitées par la théorie du genre à l'école

Le ministre Peillon mobilise une fédération de parents d'élèves proche du PS

La théorie du genre fracture le monde scolaire

Des menaces par mail auraient visé des parents dénonçant le mouvement de boycottage des écoles 
Suite à la révolte menée dans les écoles par "Journée de retrait de l'école", un collectif de musulmans radicaux qui s'élève contre un enseignement de la "théorie du genre" dans l'Education nationale, l'organisation départementale de Seine-et-Marne de la FCPE, fédération de parents d'élèves proche du pouvoir, a annoncé jeudi qu'elle porte plainte.
VOIR et ENTENDRE si la théorie du genre est déjà pratiquée, ou non, à l'école:
En Seine-et-Marne, la FCPE a envoyé jeudi matin une plainte pour "menaces" au procureur de Melun, a déclaré son secrétaire général, Mehdi Azzam, confirmant une information du quotidien Le Parisien.
La Fédération départementale explique avoir reçu un courrier électronique anonyme - autant que cela soit possible ! - de personnes disant soutenir "la journée de retrait de l'école et menaçant explicitement tous les parents élus", au risque que ces mails soient des provocations venues de soutiens à la théorie.

"C'est clairement une tentative d'entrave au service public de l'éducation", relève M. Azzam, qui prend donc clairement position au côté du ministre Peillon. Sa fédération a déploré dans un communiqué "une atteinte grave à la liberté de pensée, à la liberté d'expression et plus généralement au débat démocratique indispensable à une société républicaine". Autant de déplorations que ses contradicteurs sont en droit de lui retourner...

L'auteur des menaces se réclame de "réseaux insoupçonnés en termes d'influence"

Dans son mail, l' "anonyme" soutient la cinéaste Farida Belghoul, une militante opposée au repli communautaire et donc à la Marche pour l'égalité et contre le racisme d'octobre-décembre 1983, surnommée par les media Marche des beurs, et à l'origine du mouvement de boycottage de l'école contre l'enseignement de la "théorie du genre", une idéologie d'ores et déjà portée par Najat Vallaud-Belkacem et distillée dans notre société, par le biais des media. 

En mars 1984, lors d'un colloque du MRAP sur son propre slogan : "Vivre ensemble avec toutes nos différences", l'égérie de JRE, Farida Belghoul intervint comme animatrice du Collectif parisien et y dénonça "le droit à la différence comme une forme voilée de l'exclusion": "Je ne revendique pas un quelconque droit à la différence. Différente, je suis. Comme tout un chacun… Une vraie différence s'énonce dans la réciprocité, mais je ne puis énoncer une quelconque différence puisque réciprocité, il n'y a pas". Et de conclure : "s'il faut absolument un slogan, je propose alors 'Vivre ensemble avec nos ressemblances, quelles que soient nos différences'.

L'auteur "anonyme" des mails menace de "cibler automatiquement" les parents qui pourraient évoquer la question en conseil d'école, 
affirmant que des noms de parents d'élèves FCPE ont été relevés dans toute l'Ile-de-France.

Mercredi, face aux menaces d'enseignement de la "théorie du genre" conduisant certains parents à boycotter l'école une journée par mois, Vincent Peillon a intimé l'ordre aux chefs d'établissements de convoquer les parents pour les apaiser et leur signifier que l'école est obligatoire.

mercredi 29 janvier 2014

Education nationale: de la théorie du genre à l'éducation à la masturbation

L'école inquiète les parents: fausse rumeur ou programme inavoué?

Les écoles qui imposent aux garçons des comportements de filles


Ce n'est pas une "rumeur": c'est déjà vrai !
La gauche se défend désespérement, accusant une folle rumeur. C'est l'occasion pour le gouvernement de mettre en cause des mouvements "proches de" l'extrême droite, dans des amalgames dont il a le secret. Il avance en rampant et pointe ses adversaires politiques.

Faut-il rappeler les antécédents de Vincent Peillon en matière de formatage des enfants des écoles sur l'homosexualité. 
Education à l'homosexualité
Le ministre de l’Éducation nationale avait demandé à Michel Teychenné, élu au conseil municipal de Pamiers et chargé, avec Gilles Bon-Maury, des questions LGBT pendant la campagne électorale de François Hollande, 
de lui remettre un rapport sur la lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre, en vue d’ actions et mesures concrètes pour la prochaine rentrée. Objectif "Déconstruire la complémentarité des sexes" L'entreprise était préméditée. Dans son rapport publié au printemps dernier, "Eduquer contre l’homophobie dès l’école primaire", le SNUipp-FSU (syndicat national unitaire des instituteurs et des professeurs des écoles) exposait ses propositions sans ambages.

Cette opération avait été menée en concertation avec Najat Vallaud-Belkacem, la ministre des Droits des femmes, qui abusa de son autorité ministérielle pour faire pression sur les consciences de collégiens, à l'invitation des lobbies LGBT:
VOIR et ENTENDRE la ministre en action:


Les parents ont donc de réels motifs d'inquiétude et tiennent ces ministres à l'oeil.

La détermination de l’actuel gouvernement, notamment celle de Peillon, reste entière. 
Sous couvert de lutte contre l’homophobie et les inégalités entre hommes et femmes, ils sont résolus à "arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel" sous prétexte de lui donner la liberté de choix. C’est au nom de cette liberté que, progressivement, insidieusement, les représentants de la nation ont introduit l’indifférenciation des sexes, conséquence de la théorie du genre, dans les crèches et les programmes scolaires, de l’école primaire à l’université. Pour éviter que les filles et les garçons ne constatent qu’ils sont différents, au nom de l’égalité, l’école se doit de les conditionner pour qu’ils se croient indifférenciés: il s’agit en effet de leur permettre de choisir le genre qu'ils souhaitent, la biologie se contentant de leur donner un sexe physiologique.

Les parents vigilants ont suivi un appel au boycottage de l'école
Nouveau livre de lecture:
la méthode syllabique est dépassée !
Depuis vendredi 24 janvier 2014, une centaine d'écoles sont perturbée par des absences d'élèves. En cause, des SMS qui informent sur la théorie du genre qui va être enseignée aux tout-petits. Vincent Peillon a démenti mardi tout enseignement de cette théorie controversée, mais il ne donne pas plus confiance que Hollande sur le chômage et l'absentéisme volontaire pourrait ne pas être terminé.L'inquiétude que les enfants des maternelles soient rééduqués a vidé plusieurs écoles d'une partie de leurs élèves vendredi et lundi dernier et non pas une banale épidémie ni de gastro ni de grippe. C'est ainsi le cas à Meaux, en Seine-et-Marne, où 20% des écoliers de la zone urbaine sensible de Beauval ont manqué la classe, révèle ce mardi matin Le Parisien. Le plus fort taux d'absence a été atteint à l'école primaire Binet, située dans cette même ZUS, avec 40% d'absents, affirme le quotidien. Plus à l'Est, à Montbéliard, commune de l'ex-député-maire Moscovici, et dans ses environs, des absences inexpliquées ont également été constatées vendredi dernier sur les bancs de certaines écoles publiques. "Cela reste marginal", a minimisé l'inspecteur d'Académie du Doubs dans l'Est Républicain. 

Lundi, le boycottage visait l'Ile-de-France mais, au total, depuis vendredi, une centaine d'écoles sur les 48.000 établissements publics ont ainsi été sensibilisées. Et le phénomène pourrait ne pas être terminé, le mouvement "Journée de retrait de l'école" ayant dressé un calendrier des villes concernées par l'appel allant jusqu'au 10 février.

Mais que dit cette rumeur pour susciter une telle réaction des parents ? 

Les SMS, qui ciblaient essentiellement la communauté musulmane, affirmaient que les enseignants allaient apprendre la théorie du genre aux enfants. A Meaux, relate ainsi Le Parisien, les familles ont reçu un message assurant que "l'Education nationale va enseigner à nos enfants qu'ils ne naissent pas fille ou garçon comme Dieu l'a voulu, mais qu'ils choisissent de le devenir. Avec des intervenants homos et lesbiennes qui viendront leur bourrer la tête d'idées monstrueuses...". Ce qu'ont démontré les prestations de Vallaud-Belkacem: cf. video ci-dessus...
Il paraît que ce sont des inventions...
A Montbéliard, trois SMS, plutôt directs, ont eux aussi circulé rapporte l'Est Républicain : "L'éducation sexuelle prévue à la rentrée 2014 en maternelle. Avec démonstration". "Voilà qu'ils s'interrogent sur le fait d'enseigner à nos enfants de 4 ans comment se masturber !"  "Les parents parlent de peluches en forme de pénis et de vagin qui seraient présentées aux enfants pour distinguer les genres"... Images de la "rumeur", ci-dessus à gauche. 

Qui propage la rumeur ?

Le propre de la rumeur est d'être diffuse et d'origine incertaine, mais Libération a des assurances sur cette rumeur-là... "Pour l'académie du Doubs comme pour les enseignants de Seine-et-Marne, il n'y a guère de doute : c'est Farida Belghoul", rapporte Libération, amateur d'amalgames et diffuseur d'éléments de langage officiels villipendant la communauté musulmane. "Figure des rassemblements antiracistes des années 80', cette militante s'est donnée pour nouveau combat la lutte contre l'introduction de la "théorie du genre" à l'école. Elle est notamment soutenue par le polémiste Alain Soral, fondateur de l'association Égalité et réconciliation, ancien membre du FN et proche de Dieudonné. Et finalement, Farida Belghoul a dit être en partie à l'origine de cet appel au boycott[age] de l'école sur le site zamanfrance.fr. Dans un article sereinement intitulé "Les opposants aux études de genre, de plus en plus idiots", Rue89, site du groupe Nouvel Observateur, la décrit comme "la militante [qui] a décidé de ne plus s'habiller que "selon sa nature première", c'est-à-dire de ne plus porter que des robes." 

Farida Belghoul révèle notamment le contenu des "ABCD de l'égalité à l'école",

un dispositif actuellement expérimenté dans une dizaine d'académies et dont l'objectif est de réduire les inégalités homme-femme à travers un apprentissage visant à respecter l'un des sexes au détriment de l'autre.

Toute ressemblance avec des personnes
ou des religions existantes ou ayant existé
ne saurait être que fortuite.
VOIR et ENTENDRE une présentation de la "théorie des genres", défendue au nom des avancées sociétales...

Le 13 décembre dernier, elle lance la "Journée de retrait à l'école" (JRE), qui invite les parents à retirer leurs enfants de l'école une journée par mois à partir de janvier 2014 pour protester contre l'entrée déguisée de la théorie du genre à l'école. Les premiers jours fixés étaient les 24 et 27 janvier...

La presse "indépendante" nous a-t-elle informés de l'impact de la première de ces journées?

Ce que Libération occulte n'aura échappé à nul autre qui sait lire: les noms des contacts sont en effet clairement connotés et leurs porteuses, discriminées... Lien video

La découverte du pot-aux-roses embarrase l'Éducation nationale. 
Outre que la presse aux ordres est mobilisée, des messages ont été envoyés aux responsables des écoles expérimentales concernées par les programmes ABCD pour les informer de cette campagne SMS et leur demander d'enfumer les parents qui sont aux cent coups. Elément de langage obligé: affirmer que la méthode ABCD "favorise l'égalité, la mixité et propose des outils pour lutter contre les stéréotypes", comme le fait l'inspecteur d'académie du Territoire de Belfort, Patrick Mellon. Et de garantir dans l'Est Républicain, que "les parents n'ont aucune crainte à avoir en mettant leurs enfants à l'école publique"... 

La réponse d'un ministre de l'Education cerné 
"Je veux très solennellement rassurer tous les parents de France : n'écoutez pas ceux qui veulent semer la division et la haine dans les écoles, lance Peillon avec une violence à la hauteur de la gravité de son engagement dans la théorie du genre. Ce que nous faisons ce n'est pas la théorie du genre -je la refuse-, c'est promouvoir les valeurs de la République et l'égalité entre les hommes et le femmes", a asséné le fauteur de troubles de l'Education nationale à l'Assemblée nationale.

VOIR et ENTENDRE Vincent Peillon nier devant les députés, les yeux dans les yeux, mais tournant le plus souvent le dos aux élus de droite, que ses projets visent à l'uniformisation des sexes:


Sur la masturbation à l'école, Libération ridiculise les parents, en gros caractères

"Non, vos enfants ne devront pas se masturber à la maternelle", raille le quotidien socialiste... Dans le cadre d'un programme d'éducation à l'égalité homme-femme, les excisées partent néanmoins avec un lourd handicap... 

L'EN estime qu'il ne faut pas mêler
 sexualités adulte et enfantine: à preuve !
Ce qui nécessite d'autant plus le "DÉCRYPTAGE" d'un complot par Libération - "De mystérieux SMS se propagent chez les parents français, affirmant que la masturbation serait sur le point d'être enseignée à l'école. A Rennes, d’étranges messages circulent. "Depuis quelques jours, suite à l’envoi de mystérieux SMS, des enfants ne sont pas venus en cours", relate Ouest France. "Des SMS indiquant que dans les écoles, des cours d’éducation sexuelle et de masturbation étaient donnés et conseillant donc aux parents de ne pas envoyer leurs enfants", continue le journal."

Décryptage signifie donc désormais ridiculisation.
 
Libération recourt au conditionnel pour rapporter des faits, mais le quotidien socialiste passe à l'indicatif pour asséner ses propres commentaires. "Après leur échec contre le mariage gay, les groupuscules autour de la Manif pour Tous et/ou d’Alain Soral [on ne sait visiblement pas !] et son site Egalité et Réconciliation, ont désormais un nouveau cheval de bataille, la lutte contre ce qu’ils appellent la "théorie du genre". 
Ils ne sont pourtant pas les seuls! Cette théorie venue d'outre-atlantique s'est en effet propagée dans les pays occidentaux depuis les milieux gauchistes internationaux. Libération continue donc de répandre le doute sur un phénomène pourtant planétaire de déstabilisation, stigmatisant l'extrême droite française à des fins politiciennes, comme si elle était seule dans le monde à combatrre cette théorie dévastatrice, évidemment reprise par nos lobbies des godillots internationaux. 
Retour au conditionnel de suspicion. "Représentée par un escargot hermaphrodite, elle remettrait en cause notre vision naturelle du monde et serait imposée à nos enfants innocents." Reprise des accusations. "Face à cela, l’écrivaine Farida Belghoul, proche de l’essayiste d’extrême droite et qui participait à Jour de Colère, propose d’organiser des 'Journées de retrait de l’école' pour "protéger la pudeur et l’intégrité de nos enfants". A aucun moment Libération n'a encore "décrypté" le fond du problème ni osé affirmer que les parents ne sont pas fondés à se méfier.

Les pseudo-décrypteurs colportent la stigmatisation sans rien démontrer 
"Le dernier exemple de cette 'perversion' serait selon eux [conditionnel et parti-pris d'exclusion) l’enseignement imminent de la masturbation dès la maternelle. Une rumeur circule de fait sur des sites proches de ces mouvances, comme 24heuresactu, Boulevard Voltaire, de Robert Ménard ou Egalité et Réconciliation." Ils sont passés à la stigmatisation ad hominem, sans jamais démontrer que ces mouvances n'ont aucun motif d'inquiétude. Libération se contente de jeter l'opprobre: "le premier annonce par exemple dans un article du 14 janvier qu’un 'rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) serait actuellement examiné par le gouvernement socialiste. Ce rapport propose notamment d’encourager la 'masturbation enfantine' et de permettre à l’enfant d’exprimer 'ses besoins, ses désirs sexuels' ". 

Un si vaste programme justifie en effet le passage de quatre jours d'école à quatre et demi... 
Libération passe enfin aux aveux. "Il existe en effet un texte intitulé 'standard pour l’éducation sexuelle', rédigé par le 'centre fédéral allemand pour l’éducation à la santé (BZgA)', un service du ministère de la Santé d’outre-Rhin, par le bureau régional de l’OMS pour l’Europe et par 'un collège d’experts internationaux', dont aucun Français parmi eux. Publié en 2010, il a été traduit en français par Santé sexuelle suisse en 2013, une 'organisation à but non lucratif'[, seulement idéologique, dont l'origine du financement n'est pas précisé]. Indépendante, elle a succédé en 2000 à l’Association suisse de planning familial et d’éducation sexuelle [, ce qui est déjà en soi un indice fort de son orientation partisane à gauche]. C’est à partir de cette traduction que le texte a commencé à circuler sur la toile francophone." Contrairement aux premières lignes de Libération, la rumeur n'est donc pas sans fondement. 

Libération banalise les objectifs de ce texte à l'étude au ministère 
"Le but de ce rapport, selon la préface, est de 'donner aux enfants et aux jeunes une éducation adéquate en matière de sexualité' pour lutter contre les MST, IST, violences sexuelles et grossesses non désirées... Le texte souligne toutefois qu’il n’y a aucune norme pour l’éducation sexuelle à l’échelle européenne et espère donc 'combler cette lacune'. 
Regrettant que l’approche de la sexualité par les professionnels soit 'essentiellement négative', ces experts demandent une vision plus positive afin de permettre l’émergence d’une sexualité responsable et tolérante." Mais que ces choses-là sont dites en termes voilés! N'est-ce pas d'ailleurs la féministe Martine Aubry qui nous déjà ms en garde contre Hollande en affirmant: "Quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup"? 

Premier point. Si le rapport propose d’éduquer dès le plus jeune âge, il parle 'd’éducation sexuelle et relationnelle' au sens large, c’est-à-dire incluant des discussions sur l’amitié ou le "sentiment de sécurité". 

Deuxième point. Le rapport propose une 'matrice' de modules à mettre en place selon les âges avec plusieurs thèmes, 'corps humains et développement', 'fertilité et reproduction', 'sexualité', 'émotion'. 
Dans la catégorie sexualité, pour les 0-4 ans et les 4-6 ans, il conseille d’informer l’enfant sur 'le plaisir et la satisfaction liés au toucher de son propre corps, la masturbation enfantine précoce', et la 'découverte de son propre corps et de ses parties génitales'. Que signifie 'informer' les tout-petits si, comme on l'affirme, le foetus commence à se masturber in utero ? Si le phénomère est inné, pourquoi forcer les acquis? L'Education nationale n'outrepasse-t-elle pas les limites de ses prérogatives ? L'Etat  doit-il s'ingérer dans l'intime des enfants ? 

Le loup serait-il une déculpabilisation ou une incitation ? 
Le temps est clairement révolu où l'école était un sanctuaire inviolable. Son ouverture aux entreprises aura été la porte ouverte aux intervenants extérieurs en tous genres, notamment pour l'enseignement des langues, d'abord. Maintenant, l'Etat s'insinue au plus profond des consciences et des intimités individuelles. Certes il délègue, mais il choisit ses bras armés. Les hussards de la Républiques, comme les familles, sont écartés. "Les cours d’information devraient être menés par des spécialistes externes à l’école (médecins, infirmières, sages-femmes, éducateurs sociaux, psychologues, etc.). Les rédacteurs mettent pourtant ces "experts" en  garde:  "lorsque l’on parle de comportements sexuels des enfants et des jeunes, il est primordial de garder à l’esprit que la sexualité des enfants est différente de celle des adultes"... Et de préciser à toutes fins utiles qu’ "il est faux d’analyser les comportements sexuels des enfants et des jeunes du point de vue de la sexualité des adultes"... Voilà donc que les associations que le candidat Hollande avait promis de généreusement doter entrent par les fenêtres, puisque le pouvoir français se défend de vouloir rééduquer les enfants des écoles à la faveur de l'extension des rythmes scolaires. 

Libération cherche à endormir les familles 
"Rappelons-le, ce n’est pas une loi, mais des recommandations d’un bureau fédéral allemand, traduit par une organisation suisse" insiste l'organe de presse gouvernementale. "En France, il n’a aucune valeur législative, évidemment." Admirons au passage ce "évidemment" en gros souliers ! "En Allemagne non plus, où ces décisions se passent plutôt au niveau régional." Comparaison de mauvais aloi, puisque nous fonctionnons en effet différemment. "L’un des quotidiens de référence germaniques, Die Welt, consacrait récemment un long papier à la question de l’éducation sexuelle, qui fait aussi débat dans ce pays." Ainsi donc l'opposition française ne serait pas aussi isolée dans sa lutte contre les insidieux projets de Peillon. "Dans une classe de 11-12 ans, huit enfants se seraient évanouis après avoir vu des organes sexuels dessinés en cours de biologie. Du coup, polémique. Mais si le journal explique qu’il devient de plus en plus difficile de débattre sereinement de ce sujet, Libérartion affirme que Die Welt aborde la question sans évoquer une seule fois "ce rapport qui inquiète tellement certains milieux chez nous, preuve de son importance toute relative," écrit Libération en conclusion de son pittoresque "décryptage".

Tandis que la question interpelle le monde entier, en France, après les fredaines nocturnes d'un président casqué, le HuffPost nie tout en bloc en caractères gras: "La théorie du genre ça n'existe pas!" et "en Belgique, on titre "France : les enfants vont-ils apprendre à se masturber à l'école ?", Dominique Bertinotti, ministre déléguée auprès de Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, est chargée de la Famille mais n'est pas entrée dans l'arène pour rassurer les parents.