POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est droit à la différence. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est droit à la différence. Afficher tous les articles

lundi 31 mars 2014

Hidalgo, battue dans le 15e arrondissememnt, mais maire néanmoins !

Battue, élue !
La première adjointe PS hérite de la mairie socialiste de Paris

Après des années passées dans l'ombre de son mentor Bertrand Delanoë, Anne Hidalgo devrait devenir la première femme maire de Paris lors du prochain conseil municipal. La succession de Bertrand Delanoë, "cela fait plusieurs années que j'y pense en me maquillant le matin", confiait Anne Hidalgo au Monde. En remportant les arrondissements-clés que sont le 14e et le 12e, et malgré le basculement à droite du 9e, elle s'assure une majorité parmi les élus.

Hidalgo s'était lancée le 4 septembre 2012 dans la campagne pour la succession à son mentor à l'hôtel de ville. Après onze années passées dans les pas du maire de Paris, cette retraitée de 54 ans de l'inspection du travail, a pris de vitesse les ambitieux de sa famille politique. Adoubée par le maire sortant, forte de son avance et sans bruit médiatique, elle enchaîne les étapes, rallie ses adversaires internes et les inclut dans son équipe de campagne, pose un accord avec ses partenaires, constitue les listes et le programme.

En face, Nathalie Kosciusko-Morizet adopte la méthode opposée. De la primaire UMP jusqu'aux dernières semaines de campagne, la prétendante doit s'imposer et dépenser autant d'énergie à combattre la candidate socialiste qu'à parer les attaques des dissidents de sa famille politique. Mais comme Françoise de Panafieu en 2008 et Philippe Séguin en 2001, l'ancienne ministre, petite-fille d'ambassadeur et arrière-petite-fille d'un des fondateurs du Parti communiste français, s'est noyée dans le marigot de la droite parisienne, entraînée vers le fond par les barons locaux de l'UMP.





Les résultats des élections municipales à Paris.

Vainqueure sortie de la pénombre

"Anne a construit son truc brique par brique, et un jour on s'est réveillés et c'était fait, constate Marie-Pierre de La Gontrie, l'une de ses rivales historiques, première vice-présidente du conseil régional d'Ile-de-France et désormais assagie dans l'équipe de campagne de la candidate.
Elle nous a surpris par son habileté et il faut dire qu'elle a plutôt fait un sans-faute. Elle a réussi à se mettre tout le monde dans la poche, à s'imposer dans son camp à bas bruit."

A la tête de la mairie de Paris,
Anne Hidalgo promet de poursuivre le travail commencé par Bertrand Delanoë. Elle promet notamment 10.000 nouveaux logements, 5.000 places supplémentaires en crèche, un accès plus facile aux soins médicaux, ne pas augmenter les impôts et la poursuite de la politique de sécurité et de grands événements culturels qui ont marqué les dix dernières années.

Une discrétion qu'elle marie avec suffisamment d'autorité. "Elle sait articuler des moments de grande fermeté et une capacité d'écoute", décrypte Sandrine Mazetier, députée socialiste de Paris. "Elle a hérité du maire de Paris le même autoritarisme", poursuit Yves Contassot, conseiller de Paris EELV. "Je la trouve assez autoritaire. C'est une main de fer dans un gant de velours. Derrière une souplesse apparente, elle est beaucoup dans le rapport de force", analyse le vice-président écologiste de l'Assemblée nationale, Denis Baupin, qui la côtoie depuis une décennie au Conseil de Paris.
François Hollande lui a rappelé ses "colères froides", le 18 septembre, alors qu'il épinglait la Légion d'honneur au revers de sa veste.
Ses adversaires raillent le virage pris par Paris sous les deux mandatures socialistes: une ville aseptisée, qui s'est en partie vidée de ses habitants les plus modestes, un modèle d'embourgeoisement "bobo", en référence aux "bourgeois bohèmes".
Anne Hidalgo (PS) s'incline pourtant face à Philippe Goujon (UMP)
Le candidat UMP bat sèchement la future maire de Paris !
Ph. Goujon l'emporte largement avec 63,37% des voix face à Anne Hidalgo, la future maire de Paris (PS-UG ; 36,63%).  Philippe Goujon (UMP)a été réélu maire du quinzième arrondissement de Paris.  L'abstention a été de 38,51% des inscrits. En 2008, elle était de 39,05%. Au premier tour, les abstentionnistes étaient 39,47%.
Un homme lui inflige la défaite qui aurait dû la barrer à la mairie de ParisMilitant RPR de la première heure au côté de Nicolas Sarkozy, proche d'Édouard Balladur dont il fut le collaborateur et le suppléant de 1993 à 2007, Philippe Goujon a débuté très jeune sa carrière politique. Élu benjamin du Conseil de Paris en 1983, il est choisi en 1989 par Jacques Chirac, alors maire de Paris, pour être son adjoint chargé de la sécurité.

Les féministes et les gays prennent le pouvoir à Paris
"Je serai la maire de tous les Parisiens", a promis Anne Hidalgo, Espagnole naturalisée française à 14 ans, assurant qu'elle serait "soucieuse de laisser s'exprimer toutes les différences".
Anne Hidalgo a lancé les hostilités au moment le plus opportun, en annonçant le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, qu’elle présenterait des listes entièrement paritaires pour les élections de 2014. Or, pendant l'ère Delanoë, sur douze maires d’arrondissement, seules deux, puis une, étaient des femmes. 
Et ce samedi 8 mars-là, à l'écart du cortège principal de la journée internationale des droits des femmes à Paris, prostituées et défenseurs des femmes voilées défilaient aussi côte à côte: un millier de "putains de féministes" qui ne se reconnaissent plus dans le féminisme traditionnel.

La logique géographique du système électoral parisien favorise la gauche
En 2001, la gauche l'avait emporté à Paris avec vingt sièges d'avance, tout en étant minoritaire en voix, avec moins de 49% au second tour.
L'opposition pointe aussi qu'actuellement le maire de Paris n'était élu directement que par les électeurs de son arrondissement. Soit, pour Bertrand Delanoë, "35.861 électeurs du seul 18e arrondissement sur les 1,2 million que compte la capitale", souligne le maire UMP du 15e, Philippe Goujon. En 2012, une note du laboratoire d'idées Think Tank Different (cofondé par Thomas Hollande) dénonçait ainsi "la prime à la domination spatiale et territoriale par rapport au total des suffrages obtenus" ou "le nombre très faible d'électeurs votant directement pour le futur maire" de Paris.
Or, il se trouve désormais que la maire socialiste élue en 2014 à la tête de Paris est rejetée dans son propre arrondissement.

 

jeudi 30 janvier 2014

La FCPE annonce une plainte après des menaces suscitées par la théorie du genre à l'école

Le ministre Peillon mobilise une fédération de parents d'élèves proche du PS

La théorie du genre fracture le monde scolaire

Des menaces par mail auraient visé des parents dénonçant le mouvement de boycottage des écoles 
Suite à la révolte menée dans les écoles par "Journée de retrait de l'école", un collectif de musulmans radicaux qui s'élève contre un enseignement de la "théorie du genre" dans l'Education nationale, l'organisation départementale de Seine-et-Marne de la FCPE, fédération de parents d'élèves proche du pouvoir, a annoncé jeudi qu'elle porte plainte.
VOIR et ENTENDRE si la théorie du genre est déjà pratiquée, ou non, à l'école:
En Seine-et-Marne, la FCPE a envoyé jeudi matin une plainte pour "menaces" au procureur de Melun, a déclaré son secrétaire général, Mehdi Azzam, confirmant une information du quotidien Le Parisien.
La Fédération départementale explique avoir reçu un courrier électronique anonyme - autant que cela soit possible ! - de personnes disant soutenir "la journée de retrait de l'école et menaçant explicitement tous les parents élus", au risque que ces mails soient des provocations venues de soutiens à la théorie.

"C'est clairement une tentative d'entrave au service public de l'éducation", relève M. Azzam, qui prend donc clairement position au côté du ministre Peillon. Sa fédération a déploré dans un communiqué "une atteinte grave à la liberté de pensée, à la liberté d'expression et plus généralement au débat démocratique indispensable à une société républicaine". Autant de déplorations que ses contradicteurs sont en droit de lui retourner...

L'auteur des menaces se réclame de "réseaux insoupçonnés en termes d'influence"

Dans son mail, l' "anonyme" soutient la cinéaste Farida Belghoul, une militante opposée au repli communautaire et donc à la Marche pour l'égalité et contre le racisme d'octobre-décembre 1983, surnommée par les media Marche des beurset à l'origine du mouvement de boycottage de l'école contre l'enseignement de la "théorie du genre", une idéologie d'ores et déjà portée par Najat Vallaud-Belkacem et distillée dans notre société, par le biais des media

En mars 1984, lors d'un colloque du MRAP sur son propre slogan : "Vivre ensemble avec toutes nos différences", l'égérie de JRE, Farida Belghoul intervint comme animatrice du Collectif parisien et y dénonça "le droit à la différence comme une forme voilée de l'exclusion": "Je ne revendique pas un quelconque droit à la différence. Différente, je suis. Comme tout un chacun… Une vraie différence s'énonce dans la réciprocité, mais je ne puis énoncer une quelconque différence puisque réciprocité, il n'y a pas". Et de conclure : "s'il faut absolument un slogan, je propose alors 'Vivre ensemble avec nos ressemblances, quelles que soient nos différences'.

L'auteur "anonyme" des mails menace de "cibler automatiquement" les parents qui pourraient évoquer la question en conseil d'école
affirmant que des noms de parents d'élèves FCPE ont été relevés dans toute l'Ile-de-France.

Mercredi, face aux menaces d'enseignement de la "théorie du genre" conduisant certains parents à boycotter l'école une journée par mois, Vincent Peillon a intimé l'ordre aux chefs d'établissements de convoquer les parents pour les apaiser et leur signifier que l'école est obligatoire.