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vendredi 10 janvier 2020

Matzneff aux talents cachés, hébergé en logement social de la Ville de Paris

L’écrivain des bobos-soixante-huitards, Gabriel Matzneff, accusé de pédophilie, vit depuis 26 ans dans un logement HLM de la Ville de Paris


L'écrivain pédophile n'avait jamais été délogé du
 quartier Latin,  à la différence de Jean-Pierre Chevènement


Bien que le tout-Paris le connaisse comme écrivain pédophile et pédéraste, la Ville de Paris a continué à demander à Gabriel Matzneff un loyer ridicule de 348 euros par mois sous Delanoë et Hidalgo pour un studio au Quartier latin, au cœur de Paris. Agé de 83 ans, l’écrivain est pourtant sous le coup désormais d’une enquête préliminaire pour viols sur mineurs de moins de 15 ans et d'une menace de suppression de l'aide du ministère de la Culture par Franck Riester.

L’individu jouit ainsi depuis 26 ans d’un studio de 34m² niché dans le quartier Latin, dans le Ve arrondissement de Paris. Un logement social (HLM) géré par le bailleur social Elogie SiempGestionnaire d'un patrimoine de près de 27.000 logements, ce bailleur social est le 3e de la Ville de Paris, laquelle loue à l'écrivain des Editions Julliard à 10 euros le mètre carré, sans les charges.

Gabriel Matzneff a obtenu le studio en 1994. Si la procédure n’a rien d’illégale, les conditions d’attribution et de maintien dans les lieux posent question. Un journal assure, sans donner ses sources, qu'"il y a eu des interventions en haut lieu, sous la mandature Chirac […] C’est Jean Tiberi, alors maire du Ve arrondissement, bras droit de Chirac, pilier du RPR, qui s’en est lui-même occupé," accuse l'anonyme. 

Des petites faveurs, Gabriel Matzneff en est un habile quémandeur. 
Il avait ainsi fait intervenir des élus et un ministre pour obtenir une bourse du Conseil national du livre (CNL) à laquelle il n’avait plus droit, rappelle le JDD.
L'écrivain, qui fait l'objet d'une enquête pour viols sur mineurs, va se voir retirer cette aide publique, après avoir aussi renoncé à sa chronique dans l'hebdomadaire Le Point, propriété de la famille Pinault, du nom de l'homme d'affaires, et dont la rédaction est désormais dirigée par Sébastien Le Fol qui déclare la CGT sadique.
L'actuel conseiller de la direction de la rédaction est Franz-Olivier Giesbert. Poursuivi pour diffamation raciale et publique depuis un an (il sera condamné six jours plus tard), le 18 janvier 2014, il annonça qu'il quittait volontairement la présidence du Point,
Pour mémoire, dans le cadre des aides de l'Etat à la presse écrite, Le Point touche environ 4,5 millions d'euros par an de subventions, auxquelles s'ajoutent des aides financières allouées par le ministère de la Culture et de la Communication, dont Franck Riester va devoir nous parler, au titre de la transparence dans le "monde nouveau" de Macron.
L’auteur qui, dans son dernier ouvrage, raconte ses voyages et dîners aux meilleures tables parisiennes - homard et palombe aux truffes, au menu - bénéficie depuis une quinzaine d’années – il en bénéficie encore –, en sus du minimum vieillesse, d’une allocation du Centre national du livre (CNL) pour les auteurs... indigents, d'un montant de 7.000 à 8.000 euros par an. Une "allocation annuelle aux auteurs" - complaisance financière de l'Etat -, qui dépasserait un total de 110.000 euros, versés selon le seul bon vouloir du président de cet organisme public, rattaché au ministère de la Culture. "Le soutien aux auteurs est l’une des missions historiques du Centre national du livre, indique le CNL sur son site. Il a pour objet de contribuer à la qualité et la diversité... Matzneff est issu d'une famille de hobereaux russes émigrée!
Le journaliste Jean Gattegno accéda à la présidence du CNL à l'arrivée de Mitterrand au pouvoir (1981 - 1989) : réputé proche d'Arnaud Montebourg, il fut d'ailleurs rédacteur en chef de la cellule investigation du magazine Le Point. Il est actuellement directeur de la rédaction du Journal du dimanche (JDD) et de Paris Match, ainsi qu'éditorialiste à RMC et BFMTV. Depuis septembre 2018, le cumulard propose de surcroît un édito dans la matinale week-end d'Europe 1 présentée par Bernard Poirette, évincé de la matinale week-end de RTL en août 2018.
Journaliste qui a le record des révélations de scandales politico-financiers, notamment l’implication de Roland Dumas dans dans l’affaire Elf ou la
confession posthume enregistrée par Jean-Claude Méry – acteur-clé de l'affaire des HLM de la ville de Paris –Hervé Gattegno n'a pourtant jamais rien révélé sur Matzneff.
Renvoi d’ascenseur ?

Autre problème, il semble que, contrairement aux autres locataires, l’écrivain n’a jamais eu à justifier ses revenus, y compris l’année où il a remporté le prix Renaudot, ou celle où, en 2009, il a été lauréat du Prix Amic de l'Académie française (3.000 euros) et n’a jamais été soumis au supplément de loyer. Face à cette situation, une source de l’Hôtel de Ville affirme que la municipalité "aimerait bien le virer". Une option pourtant impossible puisque l’homme est âgé de plus de 65 ans et ne déclare, aujourd’hui, que de faibles ressources. 

Gabriel Matzneff préfaçait le catalogue d’Arnys, tailleur star des politiques.
Interrogé par la presse, Jean Tiberi a répondu sur le privilège de Matzneff: "c’est possible. Ça me dit quelque chose". En 2014, l’écrivain avait d’ailleurs signé une tribune dans... Le Point pour soutenir Dominique Tiberi, le fils de Jean Tiberi, qui se présentait aux municipales dans le Ve arrondissement de Paris.
En revanche, cette presse-là n'a pas investigué du côté des maires socialistes, Bertrand Delanoë et Anne Hidalgo, qui ont maintenu leur protection à Matzneff.

samedi 13 octobre 2018

La fronde de l'aile gauche du PS se termine en claquements de portes : un vaudeville

Pourquoi Maurel et Lienemann quittent le PS pour rejoindre Mélenchon

Macron n'avait pas les éléments pour comprendre se qui se tramait

La présence de Mélenchon à Marseille
ne signifie pas qu'il y vient servir leu
rs intérêts
Lorsque le président croise Jean-Luc Mélenchon, 67 ans, sur une terrasse du Vieux Port, à minuit et demi, le 8 septembre dernier, Emmanuel Macron claque la bise à celle qui accompagnait l'ancien ministre délégué (2000-2002) à l'enseignement professionnel de Jospin et qui s'est éclipsée, laissant les deux hommes poursuivre sans elle devant les caméras. Partisane du dialogue et défenseuse de la francophonie, Marie-Noëlle Lienemann glisse au chef de l’Etat : "No comment !", avant de s'esquiver. 

Macron s’est fait présenter l’homme qui était avec les deux anciens ministres, et l'ex-conseiller de François Hollande a laissé entendre à Bernard Pignerol qu’il le connaissait grâce à Bertrand Delanoë. Haut fonctionnaire qui aurait pu être son secrétaire général de l'Elysée, ci-dessus à l'extrême gauche, si Mélenchon n'avait pas été éliminé au premier tour, cet ami du bateleur a en effet travaillé pour l’ancien maire de Paris. 

"Mais pourquoi Lienemann était-elle là ?," aurait demandé à un proche le président, en partant.

Mélenchon/Lienemann/Pignerol, si ces trois-là finissaient la soirée ensemble, c’est parce qu’ils se connaissent depuis trente ans, qu’ils ont été des piliers de la Gauche socialiste, la mythique aile gauche du PS sous Jospin, qui hébergea les "frondeurs" du 'capitaine de pédalo', Hollande. 

Or, s'ils étaient réunis ce week-end là à Marseille autour du futur candidat de l'extrême gauche à la mairie de la cité phocéenne, ce n'était pas pour envisager l'avenir des Marseillais : ils peaufinaient la nouvelle scission du Parti Socialiste. La sénatrice de Paris et son complice, l’eurodéputé Emmanuel Maurel, réunissaient leur club 'Causes Communes' et l’Insoumis y était venu leur déclarer sa passion racinienne : "Que finisse cette longue solitude pour moi d’avoir été séparé de ma famille intellectuelle et affective […] Mes amis, vous nous manquiez" !...

La longue marche solitaire de Jean-Luc Mélenchon vient donc de s'achever

Emmanuel Maurel, Marie-Noëlle Lienemann et leurs amis quittent le PS. Ils créent un parti, "une maison de la gauche républicaine", dit-il dans son entretien avec 'Le Monde' ce vendredi 12 octobre. Un courant au sein de LFI, comme s'ils n'avaient rien appris de leur expérience de poil à gratter au PS. Le député européen sera candidat sur la liste de 'La France insoumise' (LFI). Il faut bien vivre... Le PS perd les figures historiques de son aile gauche, ceux qui pendant de si longues années ont essayé d’ancrer ce parti dans l’antilibéralisme.

"Je n'y crois plus, c'est fini", confie Emmanuel Maurel, qui a "beaucoup réfléchi" avant de quitter ce parti auquel il a été si attaché. Mardi soir, il a bu un dernier verre avec le premier secrétaire, Olivier Faure. Mercredi il a passé une dernière tête au siège historique du PS qui a été mis en vente. Et lui qui est si heureux de sa nouvelle aventure a été un peu triste : "Je suis passé à Solférino, c’est la dernière journée, il y a des gravats, des cartons, des sacs poubelles...". Adieu Solférino. Adieu le PS. Maurel et Lienemann ont trop avalé de couleuvres, le quinquennat Hollande a achevé de les détourner de ce parti qui, même quand il est très à gauche dans l’opposition, penche à droite dans l’exercice du pouvoir. Ils préfèrent voguer vers d’autres horizons, se rapprocher de l’Insoumis, puisqu'il a le vent en poupe, nous dit-on.

Une bande de potes se retrouve
 
Lienemann et Mélenchon ont tellement milité ensemble qu'ils se connaissent par cœur. 
Maurel et Mélenchon se connaissent aussi depuis des années et se sont toujours appréciés. Maurel était un copain d’enfance de François Delapierre, le regretté fils spirituel de Mélenchon. Et Maurel aime les livres, connaît l’Histoire, réfléchit.
"Emmanuel [le rouge] est le dernier d’une longue tradition : c’est un intellectuel socialiste, vraiment intellectuel et vraiment socialiste, lisant, pensant, avec une sensibilité esthétique. Il y a sans cesse eu chez lui une disponibilité intellectuelle, une affection à mon égard, qui m’a toujours poussé à avoir une relation affectueuse avec lui," reconnaît Jean-Luc Mélenchon.

Assis à deux rangs d’écart au Parlement Européen, ils ont toujours aimé se confronter intellectuellement, quand Mélenchon faisait le déplacement de Strasbourg. Emmanuel Maurel a d'ailleurs toujours été invité aux Amphis d’été des Insoumis. Fin août, impressionné par la force militante qu’il y voyait et alors qu’il commençait à réfléchir à quitter le PS, l’eurodéputé s’enthousiasmait : "Il y a du monde, ils débattent, ils sont heureux. On dirait la Gauche Socialiste". Assistons-nous à une reconstitution de ligue dissoute ?

De plus,
pour conquérir Marseille aux municipales 2020, Mélenchon a besoin d'élargir sa base et les "frondeurs" à Hollande sont prêts à y contribuer, le temps d'un scrutin.

samedi 11 mars 2017

Peillon compare En Marche! de Macron avec les chambres à gaz

Macron demande que l'ex-ministre de l'Education de Hollande soit chassé de la campagne de Hamon

Agression mutuelle d'ex-ministres socialistes de Hollande

Une référence indécente de Peillon aux chambres à gaz pousse le porte-parole d'En Marche! à demander "le retrait de Vincent Peillon de la campagne de Benoît Hamon".

Emmanuel Macron serait la "vérification expérimentale des propos de (Marine) Le Pen" sur l'"UMPS", selon Vincent Peillon sur CNews (ex-i-télé), mercredi. A propos de ralliements contre nature, notamment suite aux engagements du communiste Robert Hue (ci-dessous, à gauche, avec Gaysot et Buffet) et du libéral Alain Madelin au côté de Macron, Peillon a développé une thèse d'autant plus choquante qu'elle est énoncée par un ancien ministre de l'Education. 

Selon ce philosophe socialiste, "il semblerait qu'il y ait des gens de l'UMP et du PS qui se mettent ensemble. Vous savez, il y a quelque chose heureusement de têtu dans l'Histoire, c'est comme ça qu'on sait qu'il y a eu des chambres à gaz, et qu'on ne peut pas le nier, il y a aujourd'hui des gens de l'UMP, il me semble (Jean-Paul) Delevoye, il y a des gens du PS, il me semble (Bertrand) Delanoë...".

Le porte-parole d'En Marche! Benjamin Griveaux a vivement réagi vendredi dans un communiqué réclamant "le retrait de Vincent Peillon de la campagne de Benoît Hamon", après une référence outrageante aux chambres à gaz.

L'ancien ministre de l'Éducation refuse de se retirer.

"Je suis sur des faits (...) On n'est pas dans l'interprétation", s'entête Peillon.
"Je refuse cette polémique. Il est malhonnête et irresponsable de vouloir faire croire que j'ai établi une comparaison entre ce mouvement politique, En Marche!, et un épisode tragique de l'histoire", a réagi Peillon. "J'ai voulu rappeler qu'on a le droit de dire des faits, et qu'il faut faire attention à ceux qui tentent de les manipuler, tout comme il ne faut pas manipuler l'opinion en faisant croire à un amalgame que je n'ai pas fait", a-t-il persisté et signé.
Admettant toutefois "une maladresse", il a précisé qu'il n'est "pas question de retrait". Qu'en pense le candidat de Peillon ?C'est à Hamon, 1m69 et 60 kg, d'en décider.

Ces propos de Peillon confinent à "l'ignominie", souligne l'équipe Macron.
"Libre à chaque candidat et à chaque campagne de trahir ses valeurs, de renier ses convictions et les combats qui ont été les siens depuis des décennies (...) Mais la comparaison d'En Marche! avec les chambres à gaz est un point de non-retour", accuse le porte-parole du mouvement créé par l'ex-conseiller élyséen de Hollande.

"C'est pourquoi nous condamnons avec la plus grande force ce dérapage inqualifiable et demandons à M. Hamon la mise à l'écart définitive de Monsieur Peillon de la campagne présidentielle", conclut-t-il.

Dans l'univers concentrationnaire nazi, 
le triangle rose était le symbole utilisé 
pour marquer les homosexuels.
Dans le cadre du programme génocidaire des nazis, des chambres à gaz furent utilisées par l'Allemagne hitlérienne pour assassiner principalement des Juifs (environ trois millions), mais également plusieurs dizaines de milliers de Tziganes et des homosexuels. 
Or, une rumeur circule, soupçonnant Macron d'une double vie avec Mathieu Gallet, PDG de Radio France : un coup bas politique renouvelé par Peillon qui aurait voulu la lui faire à l'envers ?
Le philosophe Peillon n'ignore pas que dès 1924, le régime soviétique procéda à des arrestations massives d’homosexuels "de mauvaise origine", attestées par la correspondance de l’écrivain Mikhaïl Kouzmine.
Mais
c’est le stalinisme qui va imposer une ligne d’homophobie radicale : l’homosexualité masculine (moujelojstvo) est recriminalisée le 17 décembre 1933 et l’article 154 (devenu plus tard l’article 121), introduit dans le Code en avril 1934, rend tout acte homosexuel passible de trois à cinq ans d’emprisonnement.
Il y a aussitôt de nombreuses arrestations à Moscou, Leningrad, Kharkov et Odessa, notamment dans les milieux du théâtre, de la musique et des arts. A la mort de Kouzmine, en 1936, son amant, Youri Yourkine, et la plupart de ses amis sont arrêtés et fusillés. La même année 1936, le commissaire à la justice, Nicolas Krylenko, déclare que
l’homosexualité est un crime contre l’État soviétique et le prolétariat.
Pour les staliniens, l’homosexualité n’est pas seulement un héritage déplorable de l’Ancien régime, elle est aussi profondément liée au fascisme, comme le souligne l’exclamation de Gorki dans la Pravda le 23 mai 1934 avant même la Nuit des Longs Couteaux :

"Extirpez l’homosexualité et le fascisme disparaîtra"
Peillon est un habitué du dérapage sectaire
Invité de 'L'Entretien politique', mardi 3 janvier au soir sur France 2, le candidat à la primaire socialiste, Vincent Peillon, a établi un parallèle entre le sort des juifs sous l'Occupation nazie et la situation actuelle des musulmans de France. Au lendemain de ses propos, l'ancien ministre socialiste de l'Éducation a tenté d'éteindre la polémique qu'il a alluméeestimant que la laïcité est "utilisée" par certains contre des musulmans de France, comme cela avait "été fait" sous Vichy contre les juifs. "C'était il y a quarante ans", compte par erreur ce ministre faiblard en calcul mental, alors qu'il évoque les années 1940." "Les juifs, à qui on mettait des étoiles jaunes, c'est aujourd'hui un certain nombre de nos compatriotes musulmans, qu'on amalgame d'ailleurs souvent avec les islamistes radicaux", lâche le député européen.

Le sournois haineux est ensuite revenu sur ses propos...

A noter que, pour détourner l'attention de son délire anti-judéo-chrétien et de son attaque sur Manuel Valls, Peillon s'en prend à la candidate du FN :
VOIR et ENTENDRE Peillon dans un extrait de LCI qui s'attache à la polémique plutôt qu'aux faits d'agression verbale de cet universitaire et ex-ministre de ...l'Education à l'Histoire :

On peut aussi souhaiter prendre connaissance d'un extrait non expurgé, que voici pour être complet et honnête :
 
Vincent Peillon estime que la situation des... par info24fr

A noter la notion de 'patriotisme' selon l'internationaliste Peillon, rappelons-le, ex-ministre de l'Education...

Le CRIF dénonça une récupération "dévoyée" de l'Histoire
"L'histoire [Histoire] de la déportation de plus de 75.000 juifs, de la spoliation des biens juifs ou des lois discriminatoires comme le port de l'étoile jaune ne saurait être dévoyée et instrumentalisée au nom d'un soi-disant équilibre des souffrances." (Conseil représentatif des institutions juives de France)


L'Université suisse va-t-elle réembaucher un tel spécimen délocalisé de sectarisme ?

lundi 11 janvier 2016

Hollande enverrait Laurent Fabius sommeiller à la présidence du Conseil constitutionnel

Un septuagénaire au Conseil constitutionnel: le Sénat paraît jeune !

Le ministre français des Affaires étrangères est donné favori pour une nomination à la présidence du Conseil constitutionnel

Fabius pris d'un malaise à Prague en août 2015
François Hollande doit annoncer en février son choix pour succéder à Jean-Louis Debré, qui quittera ses fonctions en mars prochain, et deux sources au Parti socialiste ont confirmé l'idée d'une nomination prochaine de Laurent Fabius.
"C'est plus que fondé, c'est quasiment certain", a déclaré lundi un responsable socialiste anonyme qu'on imagine bien membre du réseau du ministre français des Affaires étrangères.

Trois nouveaux membres du Conseil constitutionnel doivent être nommés en février, respectivement par les présidents de la République, du Sénat et de l'Assemblée, pour remplacer Jean-Louis Debré, Renaud Denoix de Saint-Marc et Guy Canivet, qui arrivent en mars au terme de leur mandat de neuf ans non renouvelable.

Laurent Fabius n'a ni démenti ni confirmé.
"Je ne rentre pas dans ces spéculations et, de toute façon, je conserve mon rôle de président de la COP21", a déclaré le chef de la diplomatie française lors de ses voeux. En clair, ce siège convoité pourrait en effet lui échapper: il est officiellement à la tête de la COP jusqu'en... novembre prochain !
Un cumul des fonctions de président du Conseil constitutionnel et de la COP21 paraît difficilement compatible, les Sages étant soumis à une obligation de réserve.
Un responsable socialiste qui, cette fois, milite pour un autre réseau, a abondé dans le même sens, estimant qu'il s'agit surtout pour Laurent Fabius de faire monter les enchères avant sa nomination au sein du cénacle de 12 personnes- Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac, deux anciens présidents de la République qui en sont membres de droit, n'y siégeant plus depuis respectivement 2013 et 2011.

Les rivaux de Fabius

Pour succéder à Fabius au Quai d'Orsay, des noms circulent: 
Martine Aubry, 65 ans, qui n'a pas ou peu d'expérience à l'international, mais qui pourrait être muselée, 
Jack Lang, 76 ans, ancien ministre de la Culture et qui s'étiole à l'Institut du monde arabe, 
Bertrand Delanoë, 65 ans, qui n'est pas juriste, mais se tient en réserve de la République depuis qu'il a quitté la mairie de Paris en 2014, 
Elisabeth Guigou qui, à 69 ans, est présidente de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale. 
Segolène Royal, 62 ans, qui est candidate à tout poste de prestige et se verrait bien succéder à son vieil adversaire Laurent Fabius. mais qui a échoué au perchoir...
Toutes ces personnalités souffrent du même handicap: ce sont des chevaux de retour de l'époque mitterandienne et le changement promis par Hollande serait une fois de plus absent au rendez-vous du quinquennat.   
Fabius en ajoute un souci d'ordre personnel: son fils Thomas est sous le coup d'un mandat d'arrêt aux Etats-Unis et il a dû démentir les signes répétés d'une santé chancelante. L'avenir pourrait s'annoncer moins radieux que prévu.

Les personnalités libres pour une accession au Conseil constitutionnel
Les trois noms de membres du Conseil le plus souvent cirés:
la ministre de la Justice, Christiane Taubira
du ministre des Finances, Michel Sapin
et de l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault sont également cités pour la nomination qui sera effectuée par le président de l'Assemblée Claude Bartolone.
Mais là encore, l'Elysée pourrait faire pression sur le battu des régionales en Ile-de-France pour mettre au placard les personnalités encombrantes.

C'est le président de la République qui nomme le président du Conseil Constitutionnel.
Les potentiels successeurs de Jean-Louis Debré s'agitent, prêts à manœuvrer pour récupérer un poste si prestigieux. Ni Jean-Louis Bianco, 73 ans, ni Lionel Jospin ne refuserait de faire don de sa personne, voire même un avocat sexagénaire, Jean Glavany
C'est surtout l'ancienne garde des Sceaux, Elisabeth Guigou, encore elle, qui, toque blonde et casaque noire et blanche, paraît sortir en tête de la dernière ligne droite - par défaut, si Fabius n'obtient pas de l'ONU d'être dégagé de ses obligations à la COP21 -, d'autant qu'il est de tradition ces dernières années de respecter une certaine parité hommes-femmes et de trouver un équilibre entre juristes et politiques dans ces nominations.

jeudi 19 juin 2014

Paris: Hidalgo va faire payer les 400 millions d'euros de la facture laissée par Delanoë

Hidalgo ne peut plus nier qu'elle a berné les électeurs parisiens 

La situation financière de la capitale 
laissée en héritage par Bertrand Delanoë est absolument désastreuse
Quelques semaines après son élection, la nouvelle maire de Paris a été contrainte de reconnaître publiquement ce qu’elle niait farouchement depuis des mois.
Le gros mensonge d’Anne Hidalgo n’aura pas résisté longtemps à l’épreuve de la vérité. Selon ses propres aveux, il manquera 400 millions d’euros l’an prochain pour boucler le budget de la ville, un trou colossal, comme jamais Paris n’en avait enregistré dans son histoire. Pour donner le change, Julien Bargeton, l’adjoint aux finances a fait mine de découvrir avec stupéfaction cette mauvaise nouvelle, que Capital avait pourtant dévoilée dès mars dernier.  

Malgré les quolibets de la candidate de la gauche, l’héritière de Bertrand Delanoë va devoir faire valser les impôts des Parisiens en urgence
au mépris de ses promesses, réaffirme Philippe Eliakim, rédacteur en chef du magazine Capital. De combien au juste ? Une simple règle de trois permet de se faire une idée du coup de massue qui attend les contribuables de la capitale : 400 millions d’euros, cela représente en moyenne 285 euros par foyer fiscal, ou si l’on préfère l’équivalent des deux tiers du produit annuel de la taxe d’habitation versé à la ville. Elle n’a cependant pas encore osé dévoiler ce traitement de choc à ses administrés.

L'édile socialiste compte sur l'assistance de l'Etat 
Hidalgo veut faire payer les Corses ou les Alsaciens en louant à l’Etat les locaux et les 130 hectares de terrains, par exemple le zoo de Vincennes, que la municipalité met aujourd’hui gracieusement à sa disposition. Or, même en positivant, ces recettes de poches n’atteindront tout au plus que quelques millions d’euros par an, autant dire une goutte d’eau. 

Comme première adjointe, Anne Hidalgo ne pouvait rien ignorer
Pour boucher le trou laissé par son prédécesseur -comme par elle-même- Anne Hidalgo envisage donc de vendre une partie du patrimoine foncier de la capitale, comme le terrain Guébriant dans le 20e arrondissement, qui sert aujourd’hui de parking aux fonctionnaires de la DGSE. Problème, ces rentrées d’argent ne pourront servir qu’une seule fois, alors que les déficits, eux, continueront de courir tous les ans. 
Mais la municipalité socialiste de Paris peut tout se permettre…

lundi 31 mars 2014

Hidalgo, battue dans le 15e arrondissememnt, mais maire néanmoins !

Battue, élue !
La première adjointe PS hérite de la mairie socialiste de Paris

Après des années passées dans l'ombre de son mentor Bertrand Delanoë, Anne Hidalgo devrait devenir la première femme maire de Paris lors du prochain conseil municipal. La succession de Bertrand Delanoë, "cela fait plusieurs années que j'y pense en me maquillant le matin", confiait Anne Hidalgo au Monde. En remportant les arrondissements-clés que sont le 14e et le 12e, et malgré le basculement à droite du 9e, elle s'assure une majorité parmi les élus.

Hidalgo s'était lancée le 4 septembre 2012 dans la campagne pour la succession à son mentor à l'hôtel de ville. Après onze années passées dans les pas du maire de Paris, cette retraitée de 54 ans de l'inspection du travail, a pris de vitesse les ambitieux de sa famille politique. Adoubée par le maire sortant, forte de son avance et sans bruit médiatique, elle enchaîne les étapes, rallie ses adversaires internes et les inclut dans son équipe de campagne, pose un accord avec ses partenaires, constitue les listes et le programme.

En face, Nathalie Kosciusko-Morizet adopte la méthode opposée. De la primaire UMP jusqu'aux dernières semaines de campagne, la prétendante doit s'imposer et dépenser autant d'énergie à combattre la candidate socialiste qu'à parer les attaques des dissidents de sa famille politique. Mais comme Françoise de Panafieu en 2008 et Philippe Séguin en 2001, l'ancienne ministre, petite-fille d'ambassadeur et arrière-petite-fille d'un des fondateurs du Parti communiste français, s'est noyée dans le marigot de la droite parisienne, entraînée vers le fond par les barons locaux de l'UMP.





Les résultats des élections municipales à Paris.

Vainqueure sortie de la pénombre

"Anne a construit son truc brique par brique, et un jour on s'est réveillés et c'était fait, constate Marie-Pierre de La Gontrie, l'une de ses rivales historiques, première vice-présidente du conseil régional d'Ile-de-France et désormais assagie dans l'équipe de campagne de la candidate.
Elle nous a surpris par son habileté et il faut dire qu'elle a plutôt fait un sans-faute. Elle a réussi à se mettre tout le monde dans la poche, à s'imposer dans son camp à bas bruit."

A la tête de la mairie de Paris,
Anne Hidalgo promet de poursuivre le travail commencé par Bertrand Delanoë. Elle promet notamment 10.000 nouveaux logements, 5.000 places supplémentaires en crèche, un accès plus facile aux soins médicaux, ne pas augmenter les impôts et la poursuite de la politique de sécurité et de grands événements culturels qui ont marqué les dix dernières années.

Une discrétion qu'elle marie avec suffisamment d'autorité. "Elle sait articuler des moments de grande fermeté et une capacité d'écoute", décrypte Sandrine Mazetier, députée socialiste de Paris. "Elle a hérité du maire de Paris le même autoritarisme", poursuit Yves Contassot, conseiller de Paris EELV. "Je la trouve assez autoritaire. C'est une main de fer dans un gant de velours. Derrière une souplesse apparente, elle est beaucoup dans le rapport de force", analyse le vice-président écologiste de l'Assemblée nationale, Denis Baupin, qui la côtoie depuis une décennie au Conseil de Paris.
François Hollande lui a rappelé ses "colères froides", le 18 septembre, alors qu'il épinglait la Légion d'honneur au revers de sa veste.
Ses adversaires raillent le virage pris par Paris sous les deux mandatures socialistes: une ville aseptisée, qui s'est en partie vidée de ses habitants les plus modestes, un modèle d'embourgeoisement "bobo", en référence aux "bourgeois bohèmes".
Anne Hidalgo (PS) s'incline pourtant face à Philippe Goujon (UMP)
Le candidat UMP bat sèchement la future maire de Paris !
Ph. Goujon l'emporte largement avec 63,37% des voix face à Anne Hidalgo, la future maire de Paris (PS-UG ; 36,63%).  Philippe Goujon (UMP)a été réélu maire du quinzième arrondissement de Paris.  L'abstention a été de 38,51% des inscrits. En 2008, elle était de 39,05%. Au premier tour, les abstentionnistes étaient 39,47%.
Un homme lui inflige la défaite qui aurait dû la barrer à la mairie de ParisMilitant RPR de la première heure au côté de Nicolas Sarkozy, proche d'Édouard Balladur dont il fut le collaborateur et le suppléant de 1993 à 2007, Philippe Goujon a débuté très jeune sa carrière politique. Élu benjamin du Conseil de Paris en 1983, il est choisi en 1989 par Jacques Chirac, alors maire de Paris, pour être son adjoint chargé de la sécurité.

Les féministes et les gays prennent le pouvoir à Paris
"Je serai la maire de tous les Parisiens", a promis Anne Hidalgo, Espagnole naturalisée française à 14 ans, assurant qu'elle serait "soucieuse de laisser s'exprimer toutes les différences".
Anne Hidalgo a lancé les hostilités au moment le plus opportun, en annonçant le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, qu’elle présenterait des listes entièrement paritaires pour les élections de 2014. Or, pendant l'ère Delanoë, sur douze maires d’arrondissement, seules deux, puis une, étaient des femmes. 
Et ce samedi 8 mars-là, à l'écart du cortège principal de la journée internationale des droits des femmes à Paris, prostituées et défenseurs des femmes voilées défilaient aussi côte à côte: un millier de "putains de féministes" qui ne se reconnaissent plus dans le féminisme traditionnel.

La logique géographique du système électoral parisien favorise la gauche
En 2001, la gauche l'avait emporté à Paris avec vingt sièges d'avance, tout en étant minoritaire en voix, avec moins de 49% au second tour.
L'opposition pointe aussi qu'actuellement le maire de Paris n'était élu directement que par les électeurs de son arrondissement. Soit, pour Bertrand Delanoë, "35.861 électeurs du seul 18e arrondissement sur les 1,2 million que compte la capitale", souligne le maire UMP du 15e, Philippe Goujon. En 2012, une note du laboratoire d'idées Think Tank Different (cofondé par Thomas Hollande) dénonçait ainsi "la prime à la domination spatiale et territoriale par rapport au total des suffrages obtenus" ou "le nombre très faible d'électeurs votant directement pour le futur maire" de Paris.
Or, il se trouve désormais que la maire socialiste élue en 2014 à la tête de Paris est rejetée dans son propre arrondissement.

 

dimanche 23 février 2014

2 Français sur 3 ne veulent pas de Delanoë au gouvernement

Coup dur pour Hidalgo, sa candidate à la mairie de Paris

Un apprenti de plus au gouvernement ?
Selon un sondage de l'institut LH2 pour l'hebdomadaire socialiste Le Nouvel Observateur dimanche, 2 Français sur 3 sont défavorables à l'entrée de Delanoë au gouvernement. A la question : "Souhaiteriez-vous que Bertrand Delanoë fasse son entrée au sein du gouvernement en tant que ministre ?", 66% des sondés répondent  non et 30% oui.
Anne Hidalgo, candidate à sa succession, en prend du même coup pour son grade, en tant que première adjointe sortante.

A 85%, les sympathisants de droite sont réfractaires à une nomination du maire de Paris sortant dans un ministère. Dans les rangs de la gauche, ils y sont plutôt favorables, mais à une courte majorité (53%).

Les catégories de population les plus opposées à une entrée de Bertrand Delanoë dans l'équipe gouvernementale sont les "sans diplôme" (81%), les travailleurs indépendants (80%), les "65 ans et plus" (70%) et les Franciliens (69%).

Alors que la rumeur d'un remaniement est relancée à chaque nouveau soubresaut du gouvernement moribond de Jean-Marc Ayrault,
le nom de Bertrand Delanoë n'est pas franchement plébiscité après 13 ans d'occupation socialiste de la Ville de Paris !

VOIR et ENTENDRE l'humoriste Canteloup rendre compte du mariage de François et Bertrand:

La reconversion du futur ex-maire de Paris n'est pas acquise après le 30 mars

Vendredi 21 fébrier *, Delanoë a fermement démenti ses envies de devenir Premier ministre en cas de remaniement. A la question de savoir si c'est la fin de sa carrière politique, au sens classique, il a répondu : "Oui, je le pense". Mais il s'est dit prêt à aider le président de la République, d'une autre manière. "Si je peux lui rendre service, je le ferai avec plaisir."

* Le sondage a été réalisé les 20 et 21 février par internet auprès d'un échantillon de 994 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Ces données sont toutefois entachées d'une marge d'erreur importante en raison de la petite taille de ces sous-échantillons. 
A quoi ce type de sondage sert-il, s'il se fonde sur un "sous-échantillon",  "de petite taille" de surcroît,  et s'il est d'autre part "entaché d'une marge d'erreur importante" ?...