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vendredi 10 janvier 2020

Matzneff aux talents cachés, hébergé en logement social de la Ville de Paris

L’écrivain des bobos-soixante-huitards, Gabriel Matzneff, accusé de pédophilie, vit depuis 26 ans dans un logement HLM de la Ville de Paris


L'écrivain pédophile n'avait jamais été délogé du
 quartier Latin,  à la différence de Jean-Pierre Chevènement


Bien que le tout-Paris le connaisse comme écrivain pédophile et pédéraste, la Ville de Paris a continué à demander à Gabriel Matzneff un loyer ridicule de 348 euros par mois sous Delanoë et Hidalgo pour un studio au Quartier latin, au cœur de Paris. Agé de 83 ans, l’écrivain est pourtant sous le coup désormais d’une enquête préliminaire pour viols sur mineurs de moins de 15 ans et d'une menace de suppression de l'aide du ministère de la Culture par Franck Riester.

L’individu jouit ainsi depuis 26 ans d’un studio de 34m² niché dans le quartier Latin, dans le Ve arrondissement de Paris. Un logement social (HLM) géré par le bailleur social Elogie SiempGestionnaire d'un patrimoine de près de 27.000 logements, ce bailleur social est le 3e de la Ville de Paris, laquelle loue à l'écrivain des Editions Julliard à 10 euros le mètre carré, sans les charges.

Gabriel Matzneff a obtenu le studio en 1994. Si la procédure n’a rien d’illégale, les conditions d’attribution et de maintien dans les lieux posent question. Un journal assure, sans donner ses sources, qu'"il y a eu des interventions en haut lieu, sous la mandature Chirac […] C’est Jean Tiberi, alors maire du Ve arrondissement, bras droit de Chirac, pilier du RPR, qui s’en est lui-même occupé," accuse l'anonyme. 

Des petites faveurs, Gabriel Matzneff en est un habile quémandeur. 
Il avait ainsi fait intervenir des élus et un ministre pour obtenir une bourse du Conseil national du livre (CNL) à laquelle il n’avait plus droit, rappelle le JDD.
L'écrivain, qui fait l'objet d'une enquête pour viols sur mineurs, va se voir retirer cette aide publique, après avoir aussi renoncé à sa chronique dans l'hebdomadaire Le Point, propriété de la famille Pinault, du nom de l'homme d'affaires, et dont la rédaction est désormais dirigée par Sébastien Le Fol qui déclare la CGT sadique.
L'actuel conseiller de la direction de la rédaction est Franz-Olivier Giesbert. Poursuivi pour diffamation raciale et publique depuis un an (il sera condamné six jours plus tard), le 18 janvier 2014, il annonça qu'il quittait volontairement la présidence du Point,
Pour mémoire, dans le cadre des aides de l'Etat à la presse écrite, Le Point touche environ 4,5 millions d'euros par an de subventions, auxquelles s'ajoutent des aides financières allouées par le ministère de la Culture et de la Communication, dont Franck Riester va devoir nous parler, au titre de la transparence dans le "monde nouveau" de Macron.
L’auteur qui, dans son dernier ouvrage, raconte ses voyages et dîners aux meilleures tables parisiennes - homard et palombe aux truffes, au menu - bénéficie depuis une quinzaine d’années – il en bénéficie encore –, en sus du minimum vieillesse, d’une allocation du Centre national du livre (CNL) pour les auteurs... indigents, d'un montant de 7.000 à 8.000 euros par an. Une "allocation annuelle aux auteurs" - complaisance financière de l'Etat -, qui dépasserait un total de 110.000 euros, versés selon le seul bon vouloir du président de cet organisme public, rattaché au ministère de la Culture. "Le soutien aux auteurs est l’une des missions historiques du Centre national du livre, indique le CNL sur son site. Il a pour objet de contribuer à la qualité et la diversité... Matzneff est issu d'une famille de hobereaux russes émigrée!
Le journaliste Jean Gattegno accéda à la présidence du CNL à l'arrivée de Mitterrand au pouvoir (1981 - 1989) : réputé proche d'Arnaud Montebourg, il fut d'ailleurs rédacteur en chef de la cellule investigation du magazine Le Point. Il est actuellement directeur de la rédaction du Journal du dimanche (JDD) et de Paris Match, ainsi qu'éditorialiste à RMC et BFMTV. Depuis septembre 2018, le cumulard propose de surcroît un édito dans la matinale week-end d'Europe 1 présentée par Bernard Poirette, évincé de la matinale week-end de RTL en août 2018.
Journaliste qui a le record des révélations de scandales politico-financiers, notamment l’implication de Roland Dumas dans dans l’affaire Elf ou la
confession posthume enregistrée par Jean-Claude Méry – acteur-clé de l'affaire des HLM de la ville de Paris –Hervé Gattegno n'a pourtant jamais rien révélé sur Matzneff.
Renvoi d’ascenseur ?

Autre problème, il semble que, contrairement aux autres locataires, l’écrivain n’a jamais eu à justifier ses revenus, y compris l’année où il a remporté le prix Renaudot, ou celle où, en 2009, il a été lauréat du Prix Amic de l'Académie française (3.000 euros) et n’a jamais été soumis au supplément de loyer. Face à cette situation, une source de l’Hôtel de Ville affirme que la municipalité "aimerait bien le virer". Une option pourtant impossible puisque l’homme est âgé de plus de 65 ans et ne déclare, aujourd’hui, que de faibles ressources. 

Gabriel Matzneff préfaçait le catalogue d’Arnys, tailleur star des politiques.
Interrogé par la presse, Jean Tiberi a répondu sur le privilège de Matzneff: "c’est possible. Ça me dit quelque chose". En 2014, l’écrivain avait d’ailleurs signé une tribune dans... Le Point pour soutenir Dominique Tiberi, le fils de Jean Tiberi, qui se présentait aux municipales dans le Ve arrondissement de Paris.
En revanche, cette presse-là n'a pas investigué du côté des maires socialistes, Bertrand Delanoë et Anne Hidalgo, qui ont maintenu leur protection à Matzneff.

vendredi 11 mai 2012

Législatives: l'UMP investit H. Guaino dans les Yvelines

Guaino, une plume de poids dans la bataille des législatives 

Henri Guaino, conseiller spécial et plume de Nicolas Sarkozy, a été investi candidat par l'UMP dans la 3e circonscription des Yvelines, a-t-on appris ce vendredi de l'hebdomadaire lepoint.fr. 
 Cette décision, attendue, a été prise après une rencontre jeudi midi au siège de l'UMP entre le secrétaire général du parti, Jean-François Copé, et H. Guaino, et deux consultations. "Henri Guaino a été investi sur décision de Jean-François Copé qui avait reçu délégation de la Commission nationale d'investiture", a-t-on précisé de même source. Plume du président Sarkozy pendant tout le quinquennat, H. Guaino, 55 ans, a fait savoir le 9 mai à J.-F. Copé qu'il voulait entrer dans l'arène politique et être candidat aux législatives. 
 Dans la 3e circonscription des Yvelines, où Nicolas Sarkozy a recueilli plus de 63% des voix au second tour de la présidentielle, il a finalement été préféré à un élu UMP solidement implanté localement, depuis 1998, Olivier Delaporte, 57 ans, maire de La Celle-Saint-Cloud depuis 1998. L'investiture ne devrait d'ailleurs pas provoquer de remous dans les Yvelines, en vertu du non-cumul des mandats, puisque O. Delaporte reste maire et conseiller général. 
L'A*P fait campagne sémant la zizanie en sortant une source gouvernementale qui aurait déclaré que " malgré l'investiture UMP, il sera battu. C'est Delaporte qui sera élu". Pourquoi se priver de faire de la désinformation déontologiquement correcte, puisque le secret des sources est légalement protégé, au détriment de la justice démocratique
Avant même d'être officiellement investi, H. Guaino avait récusé tout accusation de "parachutage". "Les législatives sont nationales et non pas locales", avait-il plaidé. "J'y vais pour parler aux Français", parce que "je pense que j'ai quelque chose à dire dans la reconstruction de l'opposition. J'ai à défendre des valeurs" à l'Assemblée nationale.


Circonscription acquise -oui ou non- à la droite, il faudrait s'entendre... 

Mercredi, Valérie Pécresse, présidente de la fédération UMP des Yvelines, n'avait pas caché ses réserves sur une candidature Guaino, la jugeant "tardive et assez hasardeuse". Elle pourrait "se révéler aléatoire" dans une circonscription "frondeuse et indépendante" et "on préfèrerait une solution locale", avait-elle ajouté. Jeudi, J-F. Copé a eu un entretien téléphonique avec deux responsables locaux de l'UMP, la ministre sortante Valérie Pécresse et l'ancien président du Sénat, Gérard Larcher, à l'issue duquel il a décidé de l'investiture d'H. Guaino. 


En 2001, H. Guaino présenta sa candidature à la mairie du 5e arrondissement de Paris, sur la liste officielle du RPR. Jean Tiberi (UMP), le plus ancien maire d'arrondissement de la capitale, fut élu et ré-élu en 2008 et H. Guaino ne dispose donc encore d'aucun mandat électif, ce à quoi il cherche à porter remède. 

L'agence de presse partisane n'y voit donc aucune preuve de détermination 
Outre qu'elle rappelle (supra) que "Nicolas Sarkozy a recueilli plus de 63% des voix au second tour de la présidentielle", l'A*P écrit en revanche que la circonscription est "acquise à la droite" !

lundi 26 septembre 2011

Le marathon judiciaire des Tiberi reprend

Les Tiberi ne lâchent rien en appel

L'opposition mène une campagne médiatique de dénigrement

Le procès en appel du député-maire UMP du Ve arrondissement de Paris, Jean Tiberi, accusé de fraude électorale dans les années 1990, s'est ouvert lundi après 14 ans de procédure, sur une nouvelle demande de renvoi.

Déclaré inéligible pour trois ans en première instance en 2009, mais resté maire et député grâce au caractère suspensif de son appel, Jean Tiberi, 76 ans, a en effet déposé plusieurs " questions prioritaires de constitutionnalité ", (QPC) une procédure devenue classique dans les procès à caractère politique.
Ses avocats ont saisi la cour de quatre QPC contestant la conformité des lois appliquées avec les droits fondamentaux. Ils invoquent notamment le droit à un procès dans un délai raisonnable !

La cour examinera ces questions mercredi et dira ensuite si elle transmet ces QPC à la Cour de cassation, ce qui provoquerait un renvoi du procès à l'année prochaine au moins, voire son annulation complète. Si elles sont rejetées, l'audience s'ouvrira sur le fond lundi prochain.

La majorité municipale entretient la polémique
Bien qu'ils tiennent la mairie de Paris, les parties civiles, des élus écologistes et socialistes, se disent floués. Ils contestent les demandes de la défense et estiment que le principal bénéficiaire du délai excessif de cette procédure, est Jean Tiberi lui-même, qui a conservé tous ses mandats malgré des faits qu'elles jugent accablants et grâce au vote populaire.

C'est à la suite d'une plainte de son adversaire PS dans l'arrondissement, Lyne Cohen-Solal, que l'instruction dans cette affaire dite des faux-électeurs du Ve arrondissement a débuté.
Or, depuis juin 2000, la plaignante, Lyne Cohen-Solal, fait l'objet, avec Pierre Mauroy, d'une plainte d'un contribuable lillois pour détournement de fonds publics. Après un avis sans suite donné par la Chambre régionale des comptes (!), elle est mise en examen, mais pour recel et abus de confiance, en 2004 . La décision lilloise rejetant cette plainte est donc contestée devant la Cour de cassation. Une seconde enquête suit et le procureur propose, le 14 octobre 2009, un non-lieu général. Lyne Cohen-Solal, Pierre Mauroy et l'ancien directeur de cabinet de celui-ci, Bernard Masset, sont néanmoins renvoyés devant le tribunal correctionnel de Lille le 3 mai 2010.
Le vendredi 4 février 2011, Lyne Cohen-Solal et Pierre Mauroy sont condamnés au civil par le tribunal correctionnel à indemniser à hauteur de 19 654 euros la communauté urbaine de Lille, soit la totalité des salaires perçus, charges comprises, profitant au pénal d'une amnistie automatique en raison d'une loi votée à l'occasion de l'élection du président de la République...
Pierre Mauroy et Lyne Cohen-Solal font alors appel du jugement les condamnant au civil (soit la condamnation à rembourser près de 20 000 euros à la communautée urbaine). En attendant la décision de justice, le tribunal les a en outre condamnés à verser 5.000 euros de frais de justice au requérant.


Le dossier Tibéri approche le record de longueur des affaires liées à la gestion UMP de la mairie de Paris, mais ne l'atteint pas encore, puisqu'une autre affaire de fraude électorale très similaire dans le IIIe arrondissement, également imputée à la majorité RPR-UDF de l'époque, a été jugée en 2006 après 17 ans de procédure.

Egalement condamné en première instance à dix mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende, Jean Tiberi fut le successeur de Jacques Chirac à la mairie d'abord au poste de premier adjoint, avant de devenir maire de la capitale entre 1995 et 2001.
C'est Jean Tiberi, élu député dès les années 1960 dans le Ve, qui y a introduit en 1977 Jacques Chirac, dont ce fut aussi la circonscription électorale jusqu'en 1995.

Les autres prévenus
Jean Tiberi est rejugé en compagnie de sa femme Xavière, 74 ans, condamnée au premier procès à neuf mois de prison avec sursis et 5.000 euros d'amende.

Anne-Marie Affret, ex-première adjointe de Jean Tiberi dans le Ve, condamnée à neuf mois de prison avec sursis et deux ans d'inéligibilité en première instance, est la dernière prévenue de ce procès en appel, les autres condamnés ayant renoncé à poursuivre la procédure.

Le couple Tiberi a été reconnu coupable en première instance de l'inscription frauduleuse sur les listes du Ve arrondissement de la capitale de milliers de "faux électeurs" n'y résidant pas et ayant souvent reçu en échange places en crèches et logements sociaux.

Une procédure administrative engagée après le début de l'enquête pénale a abouti à radier des listes électorales du Ve 6.459 électeurs sur 41.437 inscrits, soit plus de 15%, mais le dossier pénal ne retient que quelques centaines de cas.

Le camouflet des électeurs à la gauche et aux magistrats

Réélu maire du Ve en 2008, malgré le harcèlement médiatique de la presse militante, Jean Tiberi conteste la fraude dont la gauche l'accuse. Il peut espérer rester maire, même s'il était recondamné en appel, puisqu'il ne suffit pas de poursuivre pour être empêché et que les électeurs ont choisi de lui conserver leur confiance
Il pourra se pourvoir en cassation, ce qui suspendra durant un ou deux ans l'exécution de l'inéligibilité éventuelle.

Ainsi pourra-t-il continuer à servir les intérêts de ses électeurs jusqu'aux élections municipales de 2014 et soutenir son fils, élu également en 2008 et adjoint au maire du 5e arrondissement, chargé des commerçants, du sport et de la jeunesse. Le 19 janvier, Dominique Tiberi a rejoint le contrôle général de Bercy, le plus important corps d'audit, de contrôle et de conseil du ministère de l'économie et des finances, en qualité de contrôleur général économique et financier.
Ainsi la gauche refuse-t-elle le jugement populaire exprimé dans les urnes en 2008.

Les plaignants, des socialistes et des écologistes, ressassent

Ils tentent de faire passer dans l'opinion l'idée que les fraudes du Ve arrondissement ne seraient que la face émergée d'une situation plus profonde.

Mais ce rideau de fumée ne parvient pas à dissimuler les casseroles du maire socialiste actuel
François Devoucoux du Buysson et Françoise de Panafieu reprochent à Bertrand Delanoë d'avoir privilégié les « paillettes » plus que les réformes de fond, faisant référence à la manifestation festive Paris Plages.
Françoise de Panafieu déplore en outre que le maire socialiste a détérioré les conditions de circulation en voiture dans la ville (notamment dus, d'après ces critiques, à l'élargissement des couloirs de bus), tout en n'ayant pas fait baisser le taux de pollution de manière significative.
Ses détracteurs, qu'il soient issus de sa propre majorité, comme Les Verts, ou de son opposition comme l'UMP ou le MoDem, en parlant de " ville des aisés et des aidés ", accusent également Bertrand Delanoë de ne pas avoir enrayé la fracture sociale à Paris, voire de l'avoir accentuée.
Lien PaSiDupes: HLM, Delanoë se décharge sur la chambre des comptes

Ils reprochent ainsi au maire socialiste de ne pas avoir réussi à lutter contre la hausse des prix de l'immobilier à Paris. Ils pointent encore le manque de logements accessibles aux ménages de la classe moyenne, qui sont parfois contraints de quitter Paris pour sa petite, voire sa grande couronne.
En revanche, le nombre des pistonnés logés par le maire PS en HLM de standing "abîme" l'image vertueuse du PS...
En 2006, des privilégiés - des fonctionnaires, des élus, des bobos - occupaient des logements sociaux tout en disposant de ressources plus que confortables, certains étant propriétaires de résidences secondaires, d'autres sous-louant leur HLM. Le peuple demande des comptes à tout ce beau monde, qui réclame la transparence pour les autres.
Depuis combien de temps Jean-Pierre Chevènement occupait-il à Paris un logement social (5 pièces pour 1200 euros) en plus de son pied-à-terre à Belfort ?
Bolufer, le directeur de cabinet de Christine Boutin était logé depuis 1981 dans un appartement à loyer modéré de 190 m2, boulevard de Port-Royal à Paris (Ve), au prix de 6,30 euros le m2.
Le danseur Patrick Dupont et Valérie Lang, la fille de..., notamment, avaient obtenu des HLM à Paris. La Mairie confirme, mais assure n'y être pour rien…
Franck Chaumont, proche collaborateur de Fadela Amara, est locataire d'un logement social
Et les loyers bradés pour sénateurs ?
C'est à chaque fois un deux pièces -cuisine de 52 m² situé boulevard Auguste Blanqui dans le 13e arrondissement de Paris et loué 707,18 euros par mois.
Lien PaSiDupes: HLM parisiennes-le PS Jean-Yves Mano cumule la RIVP et l'OPAC
Il y a un an, Delanoë est accusé de mauvaise gestion !
En septembre 2010, les élus montent au créneau après que le maire de Paris a fait part de la résistance de certains maires d'arrondissement quant à la construction de logements sociaux à Paris. La responsabilité de Bébert Delanoë est ainsi mise en cause dans la difficile mise en place des objectifs de 20 % de HLM dans la capitale avant 2020.
Lien PaSiDupes: Delanoë se défend dans l'affaire des logements sociaux à Paris (il conteste Les Echos)
=> Un rapport de la Chambre régionale des comptes d'Île-de-France dévoilé en septembre 2010 pointe plusieurs « anomalies » dans le recrutement de la Mairie de Paris, parmi lesquelles des emplois abusifs et le versement d'importantes primes, dont le montant global est passé de 5 millions d'euros en 2002 à 13 millions en 2009...

Bertrand Delanoë occuperait-il lui-même un emploi fictif ?
Jean-François Lamour déplore en 2010 que Bertrand Delanoë reste moins de deux heures dans l'hémicycle du Conseil de Paris alors qu'il dure deux jours, et que le directeur de cabinet Nicolas Revel « pilote tout ». À la suite d'une succession d'échecs et polémiques (congrès de Reims, accord dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, interdiction de l'exposition de Larry Clark aux mineurs, rapport critique de la Chambre régionale des comptes, réaménagement du Forum des Halles), Le magazine Le Point confirme que le maire de Paris est « démotivé », fonctionne « pour l'essentiel par notes » et s'appuie « surtout sur deux ou trois collaborateurs ».

vendredi 4 février 2011

Mauroy condamné pour l'emploi fictif de Cohen-Solal

Un abus de confiance, mais pourtant du sursis !

Pierre Mauroy et Lyne Cohen-Solal ont été reconnus coupables


L'ancien Premier ministre socialiste et sa pseudo attachée de presse ont été condamnés vendredi 4 février à 20.000 euros d'amende avec sursis chacun pour "abus de confiance", par le tribunal correctionnel de Lille.
Ces condamnations concluent l'affaire d'emploi fictif présumé à la communauté urbaine de Lille (CUDL) datant de 1992.

Lutte contre la prévarication
Cette procédure avait été engagée en juin 2000 par Eric Darques
Pierre Mauroy était soupçonné d'avoir fait bénéficier sans contrepartie Lyne Cohen-Solal, alors membre du cabinet du maire de Lille et aujourd'hui adjointe au maire PS de Paris, d'un poste d'attachée de presse à la CUDL (devenue LMCU) alors qu'elle était aussi rédactrice en chef de l'hebdomadaire socialiste Vendredi, quand l'ancien Premier ministre prend la direction du PS.
Lors de la campagne présidentielle de 1995, elle dirige le service de presse du candidat Lionel Jospin. Son frère, Jean-Martin est président général de la Mutualité Française.
Partie civile dans l'affaire des faux électeurs du Ve arrondissement, Lyne Cohen Solal saisit le Conseil constitutionnel en 2000 pour vérifier la légalité l'élection de Jean Tiberi en 1997, mais s'il reconnut l'existence de manœuvres frauduleuses, il considéra toutefois qu'elles n'étaient pas en mesure d'avoir modifié le résultat de l'élection.

L'ancien directeur de cabinet de Pierre Mauroy à la CUDL, Bernard Masset, a été condamné à 10 000 euros d'amende avec sursis.

Le Parquet (nommé par le pouvoir !) avait pourtant requis une relaxe générale, le 3 décembre dernier. Eric Darques en fut indigné: « Ça prouve la collusion entre le monde politique et la justice. Mais je n’ai pas d’autres moyens d’agir : sans être dupe, il faut respecter les procédures et faire confiance… »

Pierre Mauroy s'est dit "en colère" à l'annonce du verdict

L'ex-maire de Lille s'est emporté, dénoncant un "procès pour rien" et un "jugement qui n'en est pas un".

D'autant que le tribunal a fait droit aux demandes d'Eric Darques d'indemniser la communauté urbaine à hauteur de 19.654 euros: les trois prévenus ont été condamnés solidairement à verser cette somme.
Le tribunal les a en outre condamnés à verser 5000 euros de frais de justice à Eric Darques.

Eric Darques, la bête noire des comptes publics

Est-il pour autant militant UMP ?
Trésorier national de l'association Anticor (pour anticorruption), dont le président du comité de parrainage est le juge Halphen, Eric Darques est aussi bien le poil à gratter du PS que de l’UMP et de Marc-Philippe Daubresse, maire de Lambersart. Consultant financier, âgé de 48 ans, Darques était conseiller municipal de Lambersart avant d'être exclus de son parti en 2006. « En 1981, j'ai été séduit par la vision gaulliste du RPR. Puis, j'ai rejoint le RPF de Pasqua, et l'UMP. »

Un procédurier tous azimuts
Il a depuis réclamé la restitution au contribuable de 350 millions d'euros pour l’eau dans la métropole lilloise. Et le recours administratif contre l’attribution du marché public du Grand Stade pourrait se doubler d'une plainte au pénal.

Ce défenseur du contribuable s’apprête maintenant à écrire à Daniel Percheron pour lui demander des comptes sur le Conseil régional.

Avant d'être consultant financier, il était commercial dans les adhésifs industriels...

mercredi 27 octobre 2010

Les Parisiens de Delanoë financent-ils la CGT "à l'insu de leur plein gré"?

Le maire socialiste ferait financer la CGT par tous les Parisiens

Révélation du mensuel Capital

La CFTC accuse la Ville de Paris de financer des heures syndicales au bénéfice de la CGT à travers la rémunération de postes chargés officiellement d'aider ses agents dans leurs démarche auprès de la Sécu.

Le socialiste continue à faire n'importe quoi pour s'assurer la paix sociale
Ces misères s'ajoutent aux précédentes de Bébert Delanoë .

Il vient en effet d'être épinglé dans deux rapports de la Chambre régionale des comptes, l'un sur sa politique en matière de logement social et l'autre sur les ressources humaines de la Ville.

Le très social maire PS de la capitale va mercredi devoir se justifier sur le financement par la Ville de Paris, à hauteur de plus d'un million d'euros par an, de postes de «correspondants sociaux» désignés par une Mutuelle complémentaire de la Ville de Paris (MCVPAP), pour accompagner les agents dans leurs démarches auprès de la Sécurité sociale. Ces heures «mutuelles» qui correspondent à une bonne trentaine d'équivalent temps plein, outre qu'elles sont illégales depuis le 1er juillet 2007, seraient en fait des heures «syndicales» utilisée au bénéfice de la CGT.

Cette affaire, déterrée par le mensuel Capital de novembre dans un article sur «l'incroyable dérive financière de la mairie de Paris», fait mauvais genre au lendemain de la collecte de fonds par le Front de gauche (Parti de gauche de Mélenchon et PCF de Pierre Laurent). Lire PaSiDupes

Les deux chefs de partis avaient fait pleurer dans les chaumières en certifiant que les salariés étaient dans le besoin à la suite de leurs appels à la grève.
Lire PaSiDupes

En 2005, un rapport de l'Inspection générale - saisie par la Ville de Paris - avait pointé cette anomalie, qui, à l'époque, représentait un coût annuel «non négligeable»: 1.187.284 euros.
Elle indiquait: «ce genre de mise à disposition s'analyse comme une fiction qui consiste à considérer qu'un fonctionnaire est en activité, occupe un emploi et a droit à la rémunération afférente à son grade, alors qu'il est au service d'un organisme distinct de la collectivité qui l'emploie». Malgré les promesses réitérées de Bertrand Delanoë et de son adjointe en charge des ressources humaines Maïté Errecart, l'Hôtel de Ville n'a jamais mis fin à cette pratique abusive.

Dans une «Lettre ouverte au Maire de Paris» en date du 6 juin 2010, Paul Legal, président de la CFTC Paris rappelle qu'en date du 25 juillet 2006, le directeur de cabinet du maire, Bernard Gaudillère, actuel adjoint au budget et aux finances, avait affirmé: «une remise en ordre est en cours et s'est d'ores et déjà traduite par le non remplacement de correspondants mutuelles qui partent à la retraite. Au cours des prochaines semaines, cet effort engagé sera poursuivi», avait-il promis.

«Ces attributions hors normes de décharges totales et partielles d'activité de service causent une grave iniquité en matière de moyens syndicaux», ne manque pas de souligner la CFTC qui, avec la CFDT et l'UNSA, a fait deux requêtes auprès de la Ville de Paris, en 2006 puis en 2008. Rien ne se passe. En mars 2008, pendant sa campagne, Bertrand Delanoë souligne l'illégalité de cette affaire et promet encore d'y mettre fin.

Les élections passées, il ne tient pas ses engagements. Dans un entretien privé, en avril 2009, le maire de Paris se serait encore engagé à mettre fin à ces «heures mutuelles» avant «fin 2009»…

Des emplois fictifs

Nicolas Revel, directeur de cabinet de Bertrand Delanoë, le promet toujours en 2010: «une solution durable et globale va être mise en place dans les prochains mois». «Je ne pense pas qu'il s'agisse d'emplois fictifs», ajoute-t-il,.

D'autant plus malsain et méprisant
Les Verts, membres de l'exécutif parisien, ont fortement bousculé le maire de Paris à la rentrée, dénonçant le protocole d'accord signé avec Jacques Chirac sur les emplois dit fictifs.

Malhonnête et pervers
Le vertueux Bertrand Delanoë reste dans l'illégalité, mais se permet de souligner que ces «correspondants sociaux» existent «depuis 1948» et que «la droite n'a jamais mis fin au ...système» ! L'interdiction n'est formelle que depuis 2007, mais une loi de janvier 1984 a pourtant interdit la mise à disposition gracieuse de ces «correspondants mutuelles» au profit de la mutuelle complémentaire de la Ville de Paris.

Interrogé sur ce dossier que la Ville qualifie de «compliqué», Alain Destrem, qui fut en charge des ressources humaines et des relations avec les syndicats sous Jacques Chirac puis Jean Tiberi, entre 1992 et 1998, affirme au Figaro: «je n'ai aucun souvenir de cette affaire de mutuelle».

Il ajoute cependant, «la CGT était très puissante à Paris. Nous savions qu'ils étaient en mesure de bloquer la ville en deux temps et trois mouvements. Chirac m'affirmait souvent: je ne veux qu'une chose, c'est la paix sociale…»

Les socialistes ne font pas mieux. Sauf que les hypocrites se disent meilleurs.

dimanche 20 septembre 2009

Jean Tibéri: le Conseil d'Etat confirme son élection à Paris

L. Cohen-Solal (PS) ne sera pas maire du Ve par tous les moyens

La justice a de nouveau tranché

Le Conseil d’Etat a confirmé 18 septembre 2009 le
rejet de la demande d'annulation des élections municipales de 2008 dans le Vème arrondissement.
La juridiction était saisie en appel après un premier jugement du tribunal administratif, le 24 septembre dernier, qui avait déjà confirmé la validité de son élection au poste de maire d'arrondissement.

Un long feuilleton

A la différence de Google, aujourd'hui Yahoo! Actualités fait peu cas de l'information... Pour tout dire, PaSiDupes, ne l'a pas encore dénichée.
La justice a pourtant confirmé la validité de la ré-élection de Jean Tiberi (UMP) en mars 2008 maire du Ve arrondissement, au terme d'une longue procédure qui avait en revanche nourri un flot de dépêches d'agences.

En 1997, Jean Tiberi avait d'abord été accusé d'avoir organisé à compter de 1989 un système de fraude électorale.
Le député-maire UMP de Paris (1995-2001) avait été condamné par le tribunal correctionnel de Paris à dix mois de prison avec sursis, 10.000 euros d'amende et trois ans d'inéligibilité, dans l'affaire des faux électeurs du Ve. Le procureur avait requis une peine d'inéligibilité d'une durée de cinq ans, un an de prison avec sursis, ainsi que 10.000 euros d'amende.

Puis, en 2008, le Conseil d'État avait été saisi en appel du jugement du tribunal administratif de Paris du 24 septembre 2008 qui avait rejeté la demande d'annulation des élections des 9 et 16 mars de la même année faite par une trentaine de candidats et d'électeurs du 5e, dont l'adversaire de Jean Tiberi, la socialiste Lyne Cohen-Solal.
VOIR et ENTENDRE

Une trentaine d’électeurs et candidats, dont la rivale PS de Jean Tiberi, Lyne Cohen-Solal , avaient attaqué l’élection de l’inoxydable maire du Ve (depuis 1983), et ancien maire de Paris, sur plusieurs points comme les dépenses de campagne, les procurations ou encore la composition des listes électorales.
Au terme d'un second tour très débattu, Jean Tiberi avait remporté la victoire de la triangulaire de mars 2008 avec 225 voix d’avance, dans une ambiance électrique et sous un tonnerre d'applaudissements mêlé de sifflets.

A toutes fins utiles, le Conseil d'Etat précise en 2009 avoir "confirmé cette décision sur tous les aspects contestés" de sa réélection de 2008, à savoir la liste électorale, l'établissement des procurations, le compte de campagne de Jean Tiberi.

Jean Tibéri a donc conservé son poste de maire du Ve arrondissement de Paris
Avec 45% des voix, il a devancé sa rivale socialiste Lyne Cohen-Solal (44,1%), dont les intrigues ont finalement lassé.

Justice est rendue
"Cette décision me donne totalement satisfaction", a déclaré le député-maire UMP du 5e depuis 25 ans.

Le fair play d'une certaine presse ?

La presse ne se fait guère l'écho de cette décision de justice qui met un terme aux visées de Lyne Cohen-Solal (ci-contre) sur l'arrondissement.
Encore des désirs d'avenir brisés...