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POUR
LA   LIBERTE   D' EXPRESSIONFree speech offers latitude but not necessarily licensesamedi 22 mars 2014
Municipales 2014: le maire de Tulle craint l' "encombrant soutien de Hollande
vendredi 4 mai 2012
dimanche 22 avril 2012
Revue de presse: la France votera-t-elle "flamboyant" ou "insipide" ?

(Financial Times)
que ce ne soit pas...
lundi 26 septembre 2011
Le marathon judiciaire des Tiberi reprend
Le procès en appel du député-maire UMP du Ve arrondissement de Paris, Jean Tiberi, accusé de fraude électorale dans les années 1990, s'est ouvert lundi après 14 ans de procédure, sur une nouvelle demande de renvoi.
Déclaré inéligible pour trois ans en première instance en 2009, mais resté maire et député grâce au caractère suspensif de son appel, Jean Tiberi, 76 ans, a en effet déposé plusieurs " questions prioritaires de constitutionnalité ", (QPC) une procédure devenue classique dans les procès à caractère politique.
Ses avocats ont saisi la cour de quatre QPC contestant la conformité des lois appliquées avec les droits fondamentaux. Ils invoquent notamment le droit à un procès dans un délai raisonnable !
La cour examinera ces questions mercredi et dira ensuite si elle transmet ces QPC à la Cour de cassation, ce qui provoquerait un renvoi du procès à l'année prochaine au moins, voire son annulation complète. Si elles sont rejetées, l'audience s'ouvrira sur le fond lundi prochain.
La majorité municipale entretient la polémique
C'est à la suite d'une plainte de son adversaire PS dans l'arrondissement, Lyne Cohen-Solal, que l'instruction dans cette affaire dite des faux-électeurs du Ve arrondissement a débuté.
Or, depuis juin 2000, la plaignante, Lyne Cohen-Solal, fait l'objet, avec Pierre Mauroy, d'une plainte d'un contribuable lillois pour détournement de fonds publics. Après un avis sans suite donné par la Chambre régionale des comptes (!), elle est mise en examen, mais pour recel et abus de confiance, en 2004 . La décision lilloise rejetant cette plainte est donc contestée devant la Cour de cassation. Une seconde enquête suit et le procureur propose, le 14 octobre 2009, un non-lieu général. Lyne Cohen-Solal, Pierre Mauroy et l'ancien directeur de cabinet de celui-ci, Bernard Masset, sont néanmoins renvoyés devant le tribunal correctionnel de Lille le 3 mai 2010.
Le vendredi 4 février 2011, Lyne Cohen-Solal et Pierre Mauroy sont condamnés au civil par le tribunal correctionnel à indemniser à hauteur de 19 654 euros la communauté urbaine de Lille, soit la totalité des salaires perçus, charges comprises, profitant au pénal d'une amnistie automatique en raison d'une loi votée à l'occasion de l'élection du président de la République...
Pierre Mauroy et Lyne Cohen-Solal font alors appel du jugement les condamnant au civil (soit la condamnation à rembourser près de 20 000 euros à la communautée urbaine). En attendant la décision de justice, le tribunal les a en outre condamnés à verser 5.000 euros de frais de justice au requérant.
Le dossier Tibéri approche le record de longueur des affaires liées à la gestion UMP de la mairie de Paris, mais ne l'atteint pas encore, puisqu'une autre affaire de fraude électorale très similaire dans le IIIe arrondissement, également imputée à la majorité RPR-UDF de l'époque, a été jugée en 2006 après 17 ans de procédure.
Egalement condamné en première instance à dix mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende, Jean Tiberi fut le successeur de Jacques Chirac à la mairie d'abord au poste de premier adjoint, avant de devenir maire de la capitale entre 1995 et 2001.
C'est Jean Tiberi, élu député dès les années 1960 dans le Ve, qui y a introduit en 1977 Jacques Chirac, dont ce fut aussi la circonscription électorale jusqu'en 1995.
Les autres prévenus
Jean Tiberi est rejugé en compagnie de sa femme Xavière, 74 ans, condamnée au premier procès à neuf mois de prison avec sursis et 5.000 euros d'amende.
Anne-Marie Affret, ex-première adjointe de Jean Tiberi dans le Ve, condamnée à neuf mois de prison avec sursis et deux ans d'inéligibilité en première instance, est la dernière prévenue de ce procès en appel, les autres condamnés ayant renoncé à poursuivre la procédure.
Le couple Tiberi a été reconnu coupable en première instance de l'inscription frauduleuse sur les listes du Ve arrondissement de la capitale de milliers de "faux électeurs" n'y résidant pas et ayant souvent reçu en échange places en crèches et logements sociaux.
Une procédure administrative engagée après le début de l'enquête pénale a abouti à radier des listes électorales du Ve 6.459 électeurs sur 41.437 inscrits, soit plus de 15%, mais le dossier pénal ne retient que quelques centaines de cas.
Le camouflet des électeurs à la gauche et aux magistrats
Réélu maire du Ve en 2008, malgré le harcèlement médiatique de la presse militante, Jean Tiberi conteste la fraude dont la gauche l'accuse. Il peut espérer rester maire, même s'il était recondamné en appel, puisqu'il ne suffit pas de poursuivre pour être empêché et que les électeurs ont choisi de lui conserver leur confiance
Il pourra se pourvoir en cassation, ce qui suspendra durant un ou deux ans l'exécution de l'inéligibilité éventuelle.
Ainsi pourra-t-il continuer à servir les intérêts de ses électeurs jusqu'aux élections municipales de 2014 et soutenir son fils, élu également en 2008 et adjoint au maire du 5e arrondissement, chargé des commerçants, du sport et de la jeunesse. Le 19 janvier, Dominique Tiberi a rejoint le contrôle général de Bercy, le plus important corps d'audit, de contrôle et de conseil du ministère de l'économie et des finances, en qualité de contrôleur général économique et financier.
Les plaignants, des socialistes et des écologistes, ressassent
Ils tentent de faire passer dans l'opinion l'idée que les fraudes du Ve arrondissement ne seraient que la face émergée d'une situation plus profonde.
Mais ce rideau de fumée ne parvient pas à dissimuler les casseroles du maire socialiste actuel
François Devoucoux du Buysson et Françoise de Panafieu reprochent à Bertrand Delanoë d'avoir privilégié les « paillettes » plus que les réformes de fond, faisant référence à la manifestation festive Paris Plages.
Françoise de Panafieu déplore en outre que le maire socialiste a détérioré les conditions de circulation en voiture dans la ville (notamment dus, d'après ces critiques, à l'élargissement des couloirs de bus), tout en n'ayant pas fait baisser le taux de pollution de manière significative.
Ses détracteurs, qu'il soient issus de sa propre majorité, comme Les Verts, ou de son opposition comme l'UMP ou le MoDem, en parlant de " ville des aisés et des aidés ", accusent également Bertrand Delanoë de ne pas avoir enrayé la fracture sociale à Paris, voire de l'avoir accentuée.
Ils reprochent ainsi au maire socialiste de ne pas avoir réussi à lutter contre la hausse des prix de l'immobilier à Paris. Ils pointent encore le manque de logements accessibles aux ménages de la classe moyenne, qui sont parfois contraints de quitter Paris pour sa petite, voire sa grande couronne.
En 2006, des privilégiés - des fonctionnaires, des élus, des bobos - occupaient des logements sociaux tout en disposant de ressources plus que confortables, certains étant propriétaires de résidences secondaires, d'autres sous-louant leur HLM. Le peuple demande des comptes à tout ce beau monde, qui réclame la transparence pour les autres.
Depuis combien de temps Jean-Pierre Chevènement occupait-il à Paris un logement social (5 pièces pour 1200 euros) en plus de son pied-à-terre à Belfort ?
Bolufer, le directeur de cabinet de Christine Boutin était logé depuis 1981 dans un appartement à loyer modéré de 190 m2, boulevard de Port-Royal à Paris (Ve), au prix de 6,30 euros le m2.
Le danseur Patrick Dupont et Valérie Lang, la fille de..., notamment, avaient obtenu des HLM à Paris. La Mairie confirme, mais assure n'y être pour rien…
Franck Chaumont, proche collaborateur de Fadela Amara, est locataire d'un logement social
Et les loyers bradés pour sénateurs ?
Lien PaSiDupes: HLM parisiennes-le PS Jean-Yves Mano cumule la RIVP et l'OPAC
Lien PaSiDupes: Delanoë se défend dans l'affaire des logements sociaux à Paris (il conteste Les Echos)
=> Un rapport de la Chambre régionale des comptes d'Île-de-France dévoilé en septembre 2010 pointe plusieurs « anomalies » dans le recrutement de la Mairie de Paris, parmi lesquelles des emplois abusifs et le versement d'importantes primes, dont le montant global est passé de 5 millions d'euros en 2002 à 13 millions en 2009...
Bertrand Delanoë occuperait-il lui-même un emploi fictif ?
Jean-François Lamour déplore en 2010 que Bertrand Delanoë reste moins de deux heures dans l'hémicycle du Conseil de Paris alors qu'il dure deux jours, et que le directeur de cabinet Nicolas Revel « pilote tout ». À la suite d'une succession d'échecs et polémiques (congrès de Reims, accord dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, interdiction de l'exposition de Larry Clark aux mineurs, rapport critique de la Chambre régionale des comptes, réaménagement du Forum des Halles), Le magazine Le Point confirme que le maire de Paris est « démotivé », fonctionne « pour l'essentiel par notes » et s'appuie « surtout sur deux ou trois collaborateurs ».
dimanche 25 septembre 2011
Bernadette Chirac, réélue conseillère générale, haut la main
Une erreur de comptage effacéeBernadette Chirac, 78 ans, avait été réélue en mars pour un sixième mandat avec une voix de plus que la majorité requise et 50,04% des suffrages exprimés. La conseillère générale sortante avait recueilli 1.114 suffrages, soit 2.226 des suffrages exprimés.
Le socialiste François Barbazange, maire de la commune de Corrèze, avait totalisé 1.004 voix (45,10%), la candidate Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Murriel Padovani-Lorioux, recueillant 108 voix (4,85%).
Durant le scrutin, deux litiges avaient en effet été consignés sur des procès-verbaux.
A Meyrignac-L'Eglise, 49 enveloppes avaient été comptabilisées quand seulement 48 personnes avaient émargé les feuilles dédiées.
A Eyrein, une ressortissante polonaise avait voté avant que les responsables du bureau ne réalisent qu'elle ne pouvait pas participer à un scrutin cantonal.
Trois électeurs corréziens avaient contesté ces résultats et déposé chacun un recours devant le tribunal administratif (TA) de Limoges.
Le scrutin avait été annulé le 23 juin 2010, les magistrats retenant l'irrégularité constatée dans la commune de Meyrignac-l'Eglise, où 49 enveloppes avaient été comptabilisées alors que seulement 48 personnes avaient signé les listes d'émargement.
Dans une déclaration au quotidien La Montagne, la candidate avait indiqué que la décision du TA " l'attriste beaucoup ". Elle ne se prononcera " qu'ultérieurement " sur un appel : " car aujourd'hui je suis blessée même si, jusqu'à preuve du contraire, je reste votre conseiller général et que mon attachement au canton de Corrèze et à ses habitants demeure intact ", avait-elle indiqué.
L'honnêteté de Bernadette Chirac n'avait pas été mise en cause, le rapporteur public ayant souligné que les problèmes jugés faisaient ""bien davantage penser à une erreur qu'à une manoeuvre". Le tribunal a ensuite noté que l'annulation ne tenait qu'à deux voix "malgré l’écart de voix important entre Mme Chirac et ses adversaires".
Trois recours n'y ont rien fait
Encore dès le premier tour, Bernadette Chirac a été réélue dimanche conseillère générale de la Corrèze avec 60,81% des voix, a confirmé la préfecture.
L'épouse de l'ancien président français a recueilli 1.153 voix sur les 1.896 exprimées, devant le socialiste Rémy Runfola (392 voix, 20,68%). Sylvain Roch (PCF-Parti de gauche) est troisième (12%).
Le Conseil général de Corrèze est présidé par l'ancien premier secrétaire du Parti Socialiste et candidat à la primaire du parti François Hollande.
vendredi 2 septembre 2011
Bernadette Chirac, réélue conseillère générale, haut la main
Une erreur de comptage effacée Bernadette Chirac, 78 ans, avait été réélue en mars pour un sixième mandat avec une voix de plus que la majorité requise et 50,04% des suffrages exprimés. La conseillère générale sortante avait recueilli 1.114 suffrages, soit 2.226 des suffrages exprimés.
Le socialiste François Barbazange, maire de la commune de Corrèze, avait totalisé 1.004 voix (45,10%), la candidate Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Murriel Padovani-Lorioux, recueillant 108 voix (4,85%).
Durant le scrutin, deux litiges avaient en effet été consignés sur des procès-verbaux.
A Meyrignac-L'Eglise, 49 enveloppes avaient été comptabilisées quand seulement 48 personnes avaient émargé les feuilles dédiées.
A Eyrein, une ressortissante polonaise avait voté avant que les responsables du bureau ne réalisent qu'elle ne pouvait pas participer à un scrutin cantonal.
Trois électeurs corréziens avaient contesté ces résultats et déposé chacun un recours devant le tribunal administratif de Limoges.
Le scrutin avait été annulé le 23 juin, les magistrats retenant l'irrégularité constatée dans la commune de Meyrignac-l'Eglise, où 49 enveloppes avaient été comptabilisées alors que seulement 48 personnes avaient signé les listes d'émargement.
Dans une déclaration au quotidien La Montagne, elle a indiqué que la décision du TA " l'attriste beaucoup ". Elle ne se prononcera " qu'ultérieurement " sur un appel : " car aujourd'hui je suis blessée même si, jusqu'à preuve du contraire, je reste votre conseiller général et que mon attachement au canton de Corrèze et à ses habitants demeure intact ", avait-elle indiqué.
Trois recours n'y ont rien fait
Encore dès le premier tour, Bernadette Chirac a été réélue dimanche conseillère générale de la Corrèze avec 60,81% des voix, a confirmé la préfecture.
L'épouse de l'ancien président français a recueilli 1.153 voix sur les 1.896 exprimées, devant le socialiste Rémy Runfola (392 voix, 20,68%). Sylvain Roch (PCF-Parti de gauche) est troisième (12%).
Le Conseil général de Corrèze est présidé par l'ancien premier secrétaire du Parti Socialiste et candidat à la primaire du parti François Hollande.
mardi 11 janvier 2011
PS: l'amère Royal persifle Aubry et raille les primaires
Le baiser des traîtresses:mascarade PS sous l'oEil goguenard de Hamon
Les voeux empoisonnés de la présidente de Poitou-Charentes devant la presse
Deuxième acte du Congrès de Reims
Sa Cynique Majesté Royal (PS) a indiqué lundi à Poitiers qu'elle espère bien un scrutin des primaires socialistes "régulier", qui se déroule "dans la transparence" et avec "une égalité de moyens" entre les différents candidats, insiste-t-elle.
Le paysage au PS n'est guère lisible et tout le monde a en particulier gardé en mémoire le "pacte secret" de non-agression qu'avaient passé entre eux DSK et Aubry, laissant la verrue de 2007 sur le bas côté, jusqu'à ce qu'elle saute sur les pacsés, comme la misère sur le peuple.
"Nous avons déjà dit que nous réfléchissons ensemble, comme Ségolène (Royal) a dit qu'elle souhaitait réfléchir avec nous et donc nous proposerons une candidature véritablement ensemble, c'est-à-dire pas l'un contre l'autre ou l'une contre l'autre ", admis Martine Aubry, en novembre 2010 sur France 2.
Lien PaSiDupes vers la pagaille 'rose' du poker menteur socialiste
"J'espère que ça sera fait dans de bonnes conditions et que le scrutin sera régulier, si vous voyez ce que je veux dire", a régurgité ce weekend la refoulée du Congrès de Reims, en une allusion aigre au vote de 2008 où Martine Aubry l'avait battue d'extrême justesse pour le poste de premier secrétaire du parti.
Les promesses de la Ch'tite, la main sur le coeur
L'amère de Melle a expliqué que la maire de Lille s'est coupée les ailes.
Martine Aubry "s'est engagée sur la régularité du scrutin puisqu'il y a même un code éthique" à ces primaires. "Il faut tenir fermement la barre de ce code éthique et du bon déroulement des choses, et ne pas revoir les errements que nous avons connus récemment", a-t-elle insisté, prônant aussi "un scrutin à égalité de moyens entre les différents candidats" .
Une suspicion lourde
La picto-charentaise rappelle les engagements de sa concurrente: elle doit assurer des primaires « bien organisées, transparentes, honnêtes, claires, incontestables ».Et « ensuite, tout le monde devrait se rassembler, et pas en traînant les pieds", derrière celui ou celle qui aura été désigné(e), a-t-elle mis en garde. Et le seul fait de rappeler les règles signifie bien qu'un doute fort et persistant pèse sur la capacité du bureau national actuel à garantir un scrutin 'juste'...
« Il faut en finir avec la bataille des ego », selon Marie-sEGOlène Royal
Pleine de rancoeur, la même a prévenu « qu'il ne faudra pas faire comme en 2007 où chacun retourne chez soi et se permet des petites déclarations toutes plus désagréables les unes que les autres ».
La fourberie du premier secrétaire Martine Aubry
Celle qui a signé un pacte secret avec DSK, ensuite étendu à la présidente du Marais poitevin, a clamé sa communion de vues avec sa rivale en verve. Elle s'est dite "totalement d'accord" sur la "transparence" et la régularité pour le scrutin des primaires socialistes.
Royal a un ticket ?
Faux départ "régulier"
Sur le calendrier des primaires, la présidente des Ségogols s'est affichée sereine
'She has a dream'. Elle persiste à rêver que DSK ne soit que trop heureux de devenir son Premier ministre. Elle peut donc attendre qu'il se désengage du FMI et la psycho-rigide donne à croire qu'elle pourrait s'adapter , "étant entendu que plus on a de temps pour se préparer, mieux c'est. »
Elle tente aussi de convaincre que l'opinion lui reste au fond acquise. Au tréfonds de la lucarne, sinon de sa mémoire. " Moi de toute façon j'ai déjà commencé à me tourner vers les Français ", a-t-elle remarqué.
Les dates des primaires socialistes seront définitivement arrêtées aujourd'hui mardi en bureau national après une réunion des principaux responsables socialistes, a justement indiqué lundi le PS.
Ségolène Royal a prévenu d'une campagne présidentielle "difficile", "avec une droite qui détient tous les leviers de pouvoirs et l'extrême droite en embuscade". A ce sujet, elle a estimé "qu'il faut absolument répondre aussi aux angoisses et aux inquiétudes des catégories populaires qui sinon se précipitent vers des propositions simplistes".
La picto-charentaise fait l'unanimité contre son comportement
Critiquée par Frédéric Mitterrand, le neveu de François Mitterrand, pour s'être posée en héritière politique de l'ancien président, Sa Cynique Majesté Royal a répliqué. Vestale à la moitié de son CDD de 30 ans, la prêtresse du temple de Mitterrand-le-Grand a déclaré n'être " pas sûre qu'il soit le mieux placé pour délivrer des certificats de valeur politique liée à François Mitterrand ", alors qu'il " sert un président de la République qui a violemment insulté, injurié l'oeuvre de François Mitterrand pendant sa campagne présidentielle ".
Nathalie Kosciusko-Morizet avait déjà observé qu'aller pleurer en choeur sur la tombe du dernier président socialiste ne constitue pas en soi un projet de gouvernement. Hamon l'avait mordue au ...talon, plutôt que de tendre ses oreilles en feuille de chou aux dents acérées de la chèvre du Poitou. Lien PaSiDupes
vendredi 8 mai 2009
Rue89 : information ou militantisme sur les violences à la fac de Lyon 2 ?
A la 13e semaine des perturbations de l’Université par des minorités contre les réformes Pécresse et Darcos, les étudiants, enseignants et personnels de Lyon 2 étaient appelés lundi 4 mai à voter pour ou contre le blocage de l'université Lyon 2, qui dure depuis le 4 mars.
La consultation voulue par le président élu d’université était contestée par les étudiants pro-blocage, pour qui seule une assemblée générale peut décider de la levée ou non de ce blocage. La vérité est tout autre : un vote secret de tous les étudiants serait intolérable à la minorité qui noyaute les AG et impose des votes à main levée sous la pression de réprésailles.
A la suite d'une tentative de fraude au vote, cinq étudiants, dont deux syndicalistes, ont d’ailleurs été arrêtés. Selon plusieurs témoignages choisis, les interpellations auraient été particulièrement violentes.
VOIR et ENTENDRE les interlocuteurs sélectionnés par Libération:
Rien de grave : seulement de l’eau de javel dans les urnes !
Vers 15h00, site des Berges du Rhône, quelques étudiants opposés à la consultation de la présidence investissent le bureau de vote, dans l'intention de le « bordéliser » en vidant de la javel dans les urnes. Rapidement repérés, ils se font appuyer par un groupe plus important qui tente d'entrer par la force dans le bureau. Cris, bousculades, pétards, la confusion est totale. Les vigiles doivent s'interposer.
Deux versions :
« Ils se croyaient dans une guerre civile avec leur barricade. Nous, nous étions à l'intérieur, coupés de nos soutiens. Un vigile a alors aspergé de lacrymo le visage d'un copain qui se trouvait à terre. Il n'y a eu ni fumigène, ni pétards à l'intérieur. Finalement, ils ont fini par nous laisser sortir quand une secrétaire asthmatique s'est plaint de ne pouvoir respirer. »
« J'ai repéré des bloqueurs. Une foule a alors essayé de forcer le passage en cognant au besoin sur les vigiles qui ont répliqué avec les lacrymo. On a essayé de bloquer la porte, mais ils se sont emparés des barrières et les ont retournées contre nous. Le tout en nous aspergeant avec un extincteur et en nous jetant des pétards et des fumigènes.
On en voyait aussi sur les marches. On s'est dit que ça allait être la même chose. On a pris les isoloirs, les tables et les chaises pour les empêcher de rentrer. C'était violent. Il y a des personnes traumatisées. »
Durant la demi-heure de confusion, la présidence de Lyon 2 appelle la police :
« On ne savait pas qui étaient les meneurs, explique Stéphane Nivet. Les interpellations étaient impossibles. Le président a donc demandé à la police de ne pas entrer à l'intérieur de l'université. » Postée à l'extérieur, la police respecte les consignes du président de l’université et attend que les étudiants sortent afin d'effectuer des interpellations.
Mais Rue89 commente ainsi: « C'est en tout cas ce que comprennent les étudiants. La suite leur donnera raison. Après s'être réunis dans un amphi, environ 200 étudiants et quelques enseignants décident de sortir groupés pour éviter des arrestations.
Dans la rue Chevreul, à quelques pas de l'université, ils sont rapidement pris en tenaille par les forces de l'ordre qui procèdent à cinq interpellations. Selon plusieurs témoins, dans des conditions particulièrement violentes. Un pistolet à impulsion électrique, un Taser, aurait notamment été utilisé. » Taser contre javel…
Ces arrestations sont clairement politiques », juge Rue89
« Il y avait des CRS devant nous, d'autres derrière avec des chiens, explique une étudiante. La BAC était sur le côté. Ils ont fait des percées à grands coups de matraque pour interpeller ceux qu'ils voulaient. Ils les attrapaient, les mettaient à terre puis les traînaient. J'ai même vu une fille se prendre un coup de taser dans le ventre ». Une faible fille, puisqu'on n'a pas d'enfant sous la main à la fac, ça n'impressionne peut-être pas suffisamment, alors c'est le ventre qui est visé ! C'est en tout cas ce qu'elle a vu...
Camille Hamidi, maître de conférence en science politique, participait avec d'autres collègues du même département à une réunion d'information avec des étudiants sur les modalités d'évaluation du semestre. Elle a rapidement été mise au courant de la tournure des événements :
« On s'est dit qu'il fallait sortir tous ensemble, car la police allait certainement arrêter les militants les plus en vue. C'est ce qui s'est passé. »
Parmi les personnes arrêtées figurent deux militants du syndicat FSE (majoritaire à Lyon 2), très actifs (!) depuis le début du mouvement.
L'enseignante, dont Rue89 privilégie le témoignage, a publié quelques ouvrages ou articles, qui donne un aperçu de son engagement, parmi lesquels :
- « Eléments pour une approche interactionniste de la politisation. Engagement associatif et rapport au politique dans des associations locales issues de l’immigration » (février 2006) ;
- La société civile dans les cités. Engagement associatif et politisation dans des associations de quartier ( 2009) ;
- « Les raisons de l’engagement associatif. Le cas de trois associations issues de l’immigration maghrébine », oct.-déc. 2002.
Libération laisse la parole à Camille Hamidi qui poursuit :
« Ces arrestations sont clairement politiques puisque ces deux étudiants étaient présents à la réunion d'information. Ils n'ont donc pas pu participer à l'action ! [Faux témoignage ?] En tant que membre de la liste “Pour une Autre Université” (PAU), j'étais favorable au boycott du vote de la présidence, en estimant qu'il y avait d'autres questions à poser que celle portant sur le blocage et que cette consultation ne faisait que casser le mouvement et attiser les tensions. Les problèmes étaient courus d'avance. »
Les soutiens du mouvement sont-ils des modérés ?
Dans un communiqué, plusieurs organisations manipulatrices de chlore (?), dont l'UNEF, la FSE, SUD et le PCF condamnent « les violences auxquels se sont livrés les vigiles, en perdant leur sang froid [appréciation subjective...], et les violences policières [qui manipulaient l'eau de javel ?], ainsi que les arrestations préméditées » [maintien de l'ordre avec préméditation !].
La FSE, des démocrates?
Dans un souci louable d’information, Rue89 (Libération), ne nous précise pas que la dame qui s’exprime longuement est membre de Pour une autre Université, collectif des personnels mobilisés de Lyon 2 .
La FSE (Fédération syndicale étudiante) se revendique du syndicalisme de lutte et non pas de négociation, pas plus que SUD. Elle cherche d’ailleurs à favoriser les convergences syndicales, ce qui explique qu'elle co-signe certains de ses tracts avec un nombre restreint d'organisations étudiantes, mais toujours avec SUD Étudiant. En septembre 2005, la FSE a lancé au niveau national le "processus de fusion du syndicalisme de lutte" visant à rassembler l'ensemble des syndicalistes de lutte (militants de SUD Étudiant, de la TTE-UNEF, de la CNT-FAU, de syndicats locaux comme l'AGEN) dans une nouvelle organisation. Divers journaux comme Le Monde ou Le Figaro, dans des articles sur les mouvements étudiants, classent la Fédération syndicale étudiante et plusieurs autres organisations impliquées comme appartenant ou étant proche de l'extrême gauche ! N’est-ce pas bien peu dire ?
Si la FSE n'est pas un syndicat représentatif dans le monde étudiant, puisqu’elle ne dispose d'aucun d'élu au sein du CNOUS ou du CNESER, elle l’est toutefois assez pour Libération et Rue89…
La présidence de Lyon 2 a décidé la fermeture administrative du site des Berges du Rhône en tenant compte de « graves violences ».
Le 6 mai sur France Inter, dans un débat avec Isabele This ('sauveteur' de Sauvons la Recherche), le Président de la CPU, Louis Collet, appelait à "la reprise des cours" et rappelait que la CPU demande "un réel report" de la réforme des IUFM. Il souhaite que, pour l'année transitoire, "l'année de stage soit maintenue immédiatement, et non pas une année après le concours sous prétexte qu'il (le jeune enseignant) doit préparer un Master".
Rappel des violences à Lyon2 : lien Jeunes Populaires
mercredi 26 novembre 2008
PS : feuilleton d’un putsch ‘royaliste’ manqué
les ‘royalistes’ mettent le PS à feu et à sang
> Sa Cynique Majesté Royal lance un ultimatum
Les démocrates royalistes ont lancé un ultimatum à la commission de vérification des votes pour la désignation de la première secrétaire du PS. Ils lui ont enjoint d'examiner leurs requêtes. Ils lui ont lancé un avertissement : ils pourraient saisir la justice. Ils ont aussi menacé d'appeler à manifester devant le siège du PS, rue de Solférino.
Ils dénoncent alors un putsch médiatique et des propos indignes contre la vainqueur du scrutin. C'est dans ce climat de franche camaraderie que le conseil national du parti d'opposition le plus puissant mais le plus déconsidéré doit mettre fin au long suspense qui mobilise les media par les soins des vaincus.
> L’amère Royal poursuit son vilain jeu de la victimisation
Tout en continuant à critiquer toutes les mesures qu’elle ne prend pas elle-même et à réclamer un retour aux urnes pour un vote incontestable, Sa Cynique Majesté Royal a jugé "bien dommage" et "un peu embêtant" que la commission ait cessé de "récoler" à 17 heures.
Mardi 25 novembre
Peillon fait de l’intox, en début de matinée
Vincent Peillon, bras armé de l’amère Royal, a affirmé, qu'il n'y avait plus que "quatre voix d'écart" entre Martine Aubry et Ségolène Royal au moment où la commission de récolement du PS a suspendu ses travaux lundi en fin d'après-midi. Celle-ci doit reprendre ses travaux à 14 heures, avant la réunion du conseil national du PS qui se tient à 18 heures à la Mutualité et doit normalement donner le résultat définitif du vote des militants, ainsi que le nom de la nouvelle première secrétaire du parti.
Valls suggère la révolte des militants
Manuel Valls parie sur "beaucoup de monde" mardi soir devant le siège du PS et à la Mutualité "parce qu'il y a de la révolte chez les militants", a estimé Manuel Valls, lieutenant de Ségolène Royal. Hystérique, le député d'Evry a assuré que l'ancienne candidate à la présidentielle avait remporté l'élection à la direction du parti. "Oui elle a gagné (...), tous les éléments montrent qu'elle était en tête", a-t-il déclaré avant d'ajouter : "Nous allons démontrer qu'il y a eu des erreurs manifestes et aussi des tricheries."
Les représentants de Sa Cynique Majesté Royal à la commission de récolement ont demandé, dans un document officiel, au conseil national prévu mardi à partir de 18 heures l'annulation du scrutin du 21 novembre pour désigner le premier secrétaire du PS.
Cambadélis dénonce la "politique de la terre brûlée" des royalistes
Le député Jean-Christophe Cambadélis, soutien de Martine Aubry, a dénoncé mardi une "politique de la terre brûlée" des partisans de Désirdavenir Royal, avant la proclamation de la nouvelle première secrétaire du PS. "Ségolène Royal et Vincent Peillon ne veulent ni reconnaître le résultat donnant la victoire à Martine Aubry, ni le travail statutaire de la commission de récolement des votes qui étudie, dans un bon climat, quelques recours", a déploré l'élu strauss-kahnien de Paris. "Ils ne peuvent appeler les militants à se jeter les uns contre les autres dans la rue" ni "s'en remettre à la justice pour désigner la première secrétaire" du PS, poursuit-il.
Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l’Assemblée Nationale et soutien de la motion Delanoë, a appelé les protagonistes à "se parler", "à se tendre la main". Ayrault a aussi déclaré qu’ "il faut arrêter", faire cesser "un feuilleton totalement ridicule", tandis que les partisans de l’amère Royal menaçaient de manifester et d'aller en justice. "Il faut aujourd'hui qu'une solution soit trouvée et que soit ratifiée l'élection d'une première secrétaire du PS", a-t-il insisté.
Retour prochain aux discours républicains et aux leçons de démocratie ?
lundi 24 novembre 2008
Moscovici préconise une direction collective au PS
La réunion de la "commission de récolement" a été avancée à la matinée de lundi 26, pour statuer sur les nombreuses contestations de part et d’autre concernant le scrutin de vendredi soir, contesté par Royal, l’éternelle battue.
Imaginez qu’à l’inverse, elle ait devancé sa rivale Aubry par 42 voix d’avance… Pensez-vous que Sa Cynique Majesté Royal aurait toléré la contestation et qu’elle ne se soit pas autoproclamée premier secrétaire ?
Au-delà des invectives, une proposition
"Je demande au premier secrétaire sortant de prendre dans ces 24 heures les contacts utiles avec les uns et les autres pour qu'il y ait une proposition demain avec tel ou tel premier secrétaire ou sans premier secrétaire qui permette de rassembler les socialistes", a ajouté le député du Doubs.
Escamotage du vote des militants
"Je n'accepte pas qu'il y ait deux partis irréconciliables et donc je fais ici un appel, je demande que tous ces gens se parlent et qu'on trouve une solution collective et responsable d'ici demain soir", a souligné celui qui fut candidat déclaré au poste de premier secrétaire jusqu'au mois de septembre
Pour ce connaisseur des mœurs socialistes, "on ne saura jamais vraiment qui a gagné le vote de vendredi soir. Il y a des anomalies ici, marginales, il y en d'autres là, et puis il y a les us et coutumes du Parti socialiste, cette élection n'est pas plus tricheuse qu'une autre".
Conclusion ? Celle qui a obtenu la majorité ne serait pas élue ?
L’échéance des Européennes doit-elle prévaloir ?
"Il faut que du Conseil National de demain sorte une direction collective, resserrée, associant tous les courants [ 6 ] et qu'il y ait un travail qui soit fait pendant quelques mois, un travail d'apaisement, de réconciliation, de préparation des élections européennes", a déclaré hier dimanche Pierre Moscovici sur RTL.
dimanche 23 novembre 2008
PS – Les bons comptes feront-ils les bonnes amies ?
Sa Cynique Majesté Royal va de media en media pour pleurer sur son sort et accuser ses adversaires du grand malheur qui la frappe. L'amère Royal se saisit d’une 'bourde' que la fédération de Moselle a spontanément découverte et rendue publique, pour contester le score final. Et extrapoler !Dès samedi, après vérification des bulletins de récolements, il s'avèra en effet que, dans la nuit (de vendredi à samedi), une erreur humaine a attribué à Aubry le score réalisé par Royal dans l'une des sections de la fédération de la Moselle, indiqua dans un communiqué Jean-Marc Todeschini, premier secrétaire de la Fédération de la Moselle du PS.
Avec sa violence souriante coutumière, la tragédienne se posa aussitôt en victime de fraude et même de vol. Encore une fois, comme son domicile…
Le cas de la Gironde
> Or, Martine Aubry aurait été lésée de 11 voix et la victime auto-proclamée se serait vue attribuer 41 bulletins de trop lors du scrutin socialiste dans la section de Blaye (Gironde) pour l'élection du premier secrétaire, ont assuré dimanche les partisans locaux de la maire de Lille.
Si cette erreur aboutit à une correction officielle, il creusera un écart de 52 voix de plus en faveur de Martine Aubry, en plus des 42, a observé Alain Anziani, secrétaire fédéral sortant en Gironde et partisan de Martine Aubry. "Il y a eu une erreur de transmission dans la nuit de vendredi à samedi. Les résultats ont été téléphonés à la fédération où dimanche l'écart a été constaté au vu du procès verbal", au demeurant signé par les deux parties, a assuré Alain Anziani.
> Mais, Gilles Savary et Vincent Feltesse (contributeur à la motion Collomb-Royal) , partisans locaux de l’amère Royal, ont publié un communiqué à la mi-journée pour contester l'analyse de leurs contradicteurs.
Ils prétendent, comme à chaque scrutin, que la section de Blaye compte plus de votants que d'adhérents. "En aucune manière, l'éventuel surcroît de votants ne devrait être retranché intégralement du score de l'une ou l'autre des candidates [mais surtout de l’une…]. Aucun résultat ne peut être publié avant vérification par la fédération", écrivent-il.
La collée compte sur le "recolement"
Dans la section de Blaye, le résultat véritable aurait donné 35 voix à la Ch'tite Aubry contre 24 à Désirdavenir Royal, alors qu'il avait été indiqué par erreur au téléphone des chiffres de 24 et 65, repris sur le procès-verbal girondin, explique-t-il.
Le cas des Français de l’étranger
Martine Aubry aurait encore été lésée de 19 voix de Français de l’étranger. Il apparaît qu’au lieu de 317 voix pour Martine Aubry et 390 pour Marie-sEGOlène Royal, la totalisation officielle des scrutins enregistrés dans cette catégorie donne finalement 366 suffrages à Martine Aubry et 420 à la soi-disant victime.
La Fédération des Français de l’étranger confirme que ces derniers chiffres sont les bons.
Sa Cynique Majesté Royal pourrait regretter sa mauvaise foi
Le dossier sera transmis à Paris où une commission devra trancher mardi soir sur , en tenant compte, ou pas, de ce litige et de nombreux autres.
Une commission nationale dite de "recolement" (vérification) doit se réunir dès lundi au PS à Paris pour examiner l'ensemble du scrutin et vérifier toutes les contestations.
dimanche 21 septembre 2008
Sénatoriales : la droite plie mais ne rompt pas
L’amertume de l’opposition
Avant le scrutin, lgauche avait hurlé son indignation à la création de 12 sièges. Or, elle a eu son lot de victoires et ne pourra pas crier au charcutage. Elle a ainsi remporté un siège supplémentaire dans les Bouches-du-Rhône, où a été élue une jeune candidate de la diversité, Samia Ghali, ainsi qu'un siège en Gironde, dans les Ardennes et les Alpes-Maritimes.
Au nom du PS, son futur ex-premier secrétaire nous a fait du François Hollande qui s'est en effet félicité de ce qu’il appelle la "victoire de la gauche rassemblée". Dans le contexte actuel d’implosion latente du PS, son idée de « rassemblement » ne manque pas de sel ! Le Premier secrétaire du PS a d'ailleurs préféré se consacrer à la majorité et a attribué son "recul sérieux" à l'effet "mécanique" des élections précédentes, mais n'a pas envisagé qu'il puisse être lié aux réformes actuelles, auxquelles la gauche avait bravement renoncé pour conserver ses sièges.
Déçu, le futur militant socialiste lambda a dénoncé "l'anomalie" du mode de scrutin sénatorial, qui n'a pas permis à la gauche de faire basculer la Haute Assemblée. "Normalement, il devrait y avoir une majorité de gauche au Sénat", a-t-il protesté. Que veut dire ‘normalement’ ? Mystère…
Le renouvellement par tiers de la Haute Assemblée a donné lieu à une progression de la gauche, mais la droite a bien résisté et le président du groupe socialiste Jean-Pierre Bel avoue à son tour : "Je ne suis pas satisfait". "Alors que nous sommes dans une situation historique qui aurait dû se traduire ici dans cette assemblée par un changement, nous restons dans la continuité", a-t-il constaté.
Où la majorité a-t-elle gagné des sièges ?
Dans l'Hérault ou l'Eure-et-Loir, ainsi que dans les nouveaux sièges des collectivités d'outre-mer de Saint-Martin et Saint-Barthélémy, voire même dans des circonscriptions improbables, comme la Haute-Garonne pourtant marquée à gauche, et dans le Gard, où Jean-Paul Fournier (UMP) a conquis le sien sur la gauche.
Sont également réélus, l'UMP Robert Laufoaulu à Wallis-et-Futuna. le divers droite Philippe Adnot dans l' Aube, l'UMP Pierre Jarlier dans le Cantal, l'UMP Rémy Pointereau dans le Cher et l'UMP Aymeri de Montesquiou dans le Gers.
Les dirigeants de la majorité ont commenté le scrutin
"La majorité sénatoriale a mieux résisté que prévu", a estimé le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian.
Le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, s'est félicité de la "bonne résistance des listes UMP", attribuant la poussée de la gauche à la dynamique de ses victoires aux municipales dans les grandes villes.
Le parti de Nicolas Sarkozy conserve 149 sièges sur un total de 343 membres en 2008, qui peut compter sur ses partenaires centristes (29 sièges) et radicaux valoisiens (soit 178) , avec lesquels l'UMP va seulement devoir renforcer le dialogue. La majorité absolue sera à 172.
La présidence du Sénat
La principale inconnue de ce scrutin porte désormais sur la présidence du Sénat, qui se jouera mercredi lors de la primaire organisée au sein du groupe UMP.
Les deux principaux candidats à la succession de Christian Poncelet, Jean-Pierre Raffarin et Gérard Larcher, sont venus à tour de rôle dimanche dans la salle des conférences du Palais du Luxembourg. Le sénateur des Yvelines s'est attardé plus longtemps que son rival, qui répondait à une invitation d'émission de radio. "La confiance, ce n'est pas une addition de clichés, c'est vraiment une relation humaine qui fait passer le contact", a déclaré M. Larcher.
Bien que réélu, le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin (UMP) ne briguera pas la présidence du Sénat.
Ce qui va encore changer
Les élections sénatoriales sont actuellement organisées tous les trois ans, mais concerneront la moitié –et non plus le tiers– des sièges à partir de 2011.
L'élection sénatoriale de ce dimanche était le dernier scrutin avant les Européennes de juin 2009.
dimanche 9 mars 2008
Municipales, un scrutin d'abord local pour 66% des Français
A 66% (contre 67% en février et 64% en janvier), les électeurs affirment qu'ils se prononceront surtout sur des considérations locales aux municipales, un chiffre stable, alors que seulement 21% (+3) comptent sanctionner la politique de Nicolas Sarkozy et du gouvernement, selon un sondage Ifop publié dans Le Monde daté de samedi.
La presse et la gauche ne sont donc pas en phase avec l’opinion qu’ils essaient, en vain, de manipuler. Il reste que les commentateurs partisans vont continuer à interpréter les résultats en fonction de leurs préférences politiques.
10% disent qu'elles vont exprimer un vote de soutien de la politique du président et de son gouvernement.
Sondage réalisé du 3 au 5 mars par téléphone auprès d'un échantillon de 955 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).
dimanche 22 avril 2007
Aux urnes, citoyens!
Tout doit disparaître... Il n'en restera que deux.Les 64.030 bureaux de vote en métropole ouvrent leurs portes à 8H00. La plupart d'entre eux (70%) resteront ouverts jusqu'à 18 heures. Dans 106 communes, dont plusieurs grandes villes comme Dijon, Rennes, Tours, Nantes, Angers, Toulon, ils ne fermeront qu'à 19H00. Un quart des bureaux fermeront à vingt heures. Ce sera le cas à Paris, dans six départements sur sept de l'Ile-de-France, mais aussi à Nice, Marseille, Caen, Toulouse, Bordeaux, Montpellier, Grenoble, Saint-Etienne, Reims, Strasbourg, Lyon, Villeurbanne, Amiens et dans 52 communes de moindre importance.
Aucune information sur les résultats de ces élections ne pourra être divulguée avant la fermeture du dernier bureau de vote à 20H00.
Quelque 43,5 millions d'électeurs sont appelés aux urnes pour le premier tour de cette huitième élection présidentielle au suffrage universel depuis 1965, au terme de laquelle on saura qui succèdera à Jacques Chirac.
Parmi les 3,3 millions d'inscrits supplémentaires, par rapport à 2002, conséquence de la croissance démographique et d'une vague d'inscriptions sur les listes électorales en 2006 : beaucoup sont de jeunes électeurs âgés de 18 à 30 ans. Malgré l'organisation de ce premier tour en pleines vacances scolaires de printemps, les instituts de sondage annoncent cette fois une forte participation, qui pourrait approcher les 80%.
Parmi les douze candidats,
- les quatre principaux : le président de l'UMP Nicolas Sarkozy, la socialiste Ségolène Royal, le centriste François Bayrou et le leader du Front national Jean-Marie Le Pen - apparaissent en mesure de pouvoir gagner ce droit, avec des chances inégales toutefois.
- les huit autres : Olivier Besancenot LCR), Marie-George Buffet (PCF), Arlette Laguiller (LO), Gérard Schivardi (soutenu par le PT), José Bové (altermondialiste), Dominique Voynet (Verts), Philippe de Villiers (MPF) et Frédéric Nihous (CPNT) - le scrutin permettra surtout de mesurer leurs audiences respectives, puisque certains se refusent à accéder aux responsabilités et profitent seulement des élections pour essayer de faire avancer leurs idées, avec l’espoir de bénéficier du remboursement d’une partie de leurs frais de campagne par l’Etat, donc les citoyens-contribuables : C’est l’assistanat électoral démocratique.
Renouvellement de la classe politique
Quel que soit le vainqueur - si l'on exclut Jean-Marie Le Pen, qui aura 79 ans en juin - son élection marquera un renouveau politique avec un saut de génération. Trois "baby boomers" nés après 1945, François Bayrou, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy ont, respectivement, 55, 53 et 52 ans.
En outre, pour la première fois depuis l'avènement de la Ve République, aucun Premier ministre ancien ou en fonction, ou président sortant ne participe au scrutin.
L'élection de 2007 est aussi la première qui voit une femme en mesure d'accéder à la tête de l'Etat.
Mode de scrutin : nouveauté technique
Cette année, environ 1,5 million d'électeurs voteront électroniquement. Des ordinateurs de vote ont été installés dans des bureaux d'une centaine de villes comme Amiens, Brest, Le Mans, Mulhouse ou encore Reims. Des associations et des spécialistes se sont inquiétés de possibles erreurs, fraudes ou problèmes techniques, ce qui n’a pas manqué d’arriver, comme à Reims.
Mais les malveillances (citoyennes?) ne sont pas exclues non plus, puisqu’à Marseille des farceurs ont bloqué les serrures de plusieurs centres de vote du centre de la ville avec de la glue et des clous…
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