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jeudi 31 août 2017

Violences physiques d'un député LREM sur un cadre du PS

La police judiciaire saisie jeudi suite à des violences de M'jid El Guerrab sur Boris Faure

B. Faure, qui était toujours hospitalisé jeudi soir, "s'est réveillé cet après-midi"

M'jid El Guerrab, député de La République en marche, à Paris, le 20 juin.Il "a pu manger", indique Gabriel Richard-Molard, un proche. "Il est en observation", a-t-il ajouté.

Plus tôt dans la journée, la famille de B. Faure avait indiqué qu'il avait dû "être opéré en urgence" après son admission à l'hôpital, et qu'il se trouvait en "soins intensifs".
Selon l'hebdomadaire Marianne, qui a révélé les faits, l'altercation s'est produite mercredi 30 août après-midi, rue Broca à Paris Ve.

La victime et son agresseur
Un témoin interrogé par l'hebdomadaire rapporte que le député de la majorité présidentielle pour la neuvième circonscription des Français de l'étranger pour le Maghreb et l'Afrique de l'Ouest, après avoir été au cabinet de Ségolène Royal à la Région Poitou-Charentes en tant que conseiller en charge de la communication, puis  membre du cabinet de Jean-Pierre Bel, alors président socialiste du Sénat, M'jid El Guerrab, 34 ans, ci-dessus avec lunettes à droite et de parents marocains, a "assen(é) un coup de casque très violent, puis un deuxième", à M. Faure (ci-dessus à gauche), qui est tombé "par terre, en sang" 
Ce sont des agents de sécurité qui auraient séparé M'Jid El Guerrab et sa victime avant l'intervention des pompiers qui ont conduit Boris Faure à l'hôpital.

Un autre témoin - anonyme - affirme avoir entendu le cadre PS traiter le député de "sale Arabe" 

Le Parti socialiste et La République en Marche ont "condamné" les "actes de violence" commis par M. El Guerrab
 
Résultat de recherche d'images pour "M'jid El Guerrab"
contre le premier secrétaire socialiste de la Fédération des Français de l'étranger. 

"Le Parti socialiste condamne avec la plus grande fermeté cette agression", a écrit le PS dans un communiqué en langue de bois.

"
La République en marche condamne les actes de violence commis à l'encontre de Boris Faure (...) 
Résultat de recherche d'images pour "M'jid El Guerrab"
Si les circonstances de cette altercation doivent encore être précisées, aucun comportement ne saurait justifier des actes de violence", lui a fait écho la REM.
"Aucun acte de violence n'est tolérable dans notre vie démocratique et notre État de droit", a tweeté Richard Ferrand, président du groupe REM à l'Assemblée, souhaitant un "prompt rétablissement à Boris Faure", secrétaire national du PS, secteur international A&I-UNSA.

Image associée
Reconnaissant un geste violent, M'jid El Guerrab a affirmé avoir réagi à des "insultes racistes" et à une "agression physique". M'Jid El Guerrab dit avoir voulu se défendre après avoir été "empoigné par le bras" et "traité d'imposteur, de communautariste de merde" et même de "sale arabe."

"Je m'excuse pour la violence du geste. Et d'ailleurs, je condamne toute forme de violence car, en dépit des paroles et insultes proférées, la violence n'est jamais la réaction appropriée (...) Je regrette d'avoir cédé à la provocation", a-t-il dit.
"Je n'ai jamais agressé de mon propre fait M. Faure. Je me suis défendu après qu'il m'a attrapé le poignet, pour qu'il le lâche. La seule chose que je tenais était mon casque de moto", a-t-il précisé.
En septembre 2016, le député El Guerrab cosigna l’appel des 41 "Nous, Français et musulmans, sommes prêts à assumer nos responsabilités."

L'agresseur a indiqué s'être vu prescrire six jours d'ITT
(Incapacité totale de travail) et annoncé son intention de "porter plainte pour agression".

Les deux hommes nourrissent un contentieux depuis les élections législatives. M'jid El Guerrab (ex-PS) a remporté la 9e circonscription des Français de l'étranger face, notamment, au socialiste Didier Le Bret.

Image associée
Dans un texte publié sur les blogs de Mediapart, M. Faure accusait en mai M. El Guerrab d'avoir rejoint En Marche par "opportunisme", après avoir vu qu'il ne pourrait remporter la primaire locale face à M. Le Bret. Pour M. El Guerrab, cette primaire était une "mascarade" dont le résultat était écrit d'avance.

Résultat de recherche d'images pour "M'jid El Guerrab"
Le candidat LR dans la circonscription, Erwan Davoux, a demandé la démission de M. El Guerrab de son mandat.

Une plainte a été déposé contre le député macronien M'Jid El Guerrab pour coups et blessures volontaires.
Une enquête pour "violences aggravées" a été ouverte jeudi 31 août par le Parquet de Paris.

mardi 15 juillet 2014

Ces francs-maçons qui gouvernent la France de Hollande

La secte noyaute le pouvoir socialiste

Les francs-maçons sont aux premières loges loges 

Depuis l'élection de François Hollande, les frères sont de retour. Et peuvent compter sur des relais haut placés, au Sénat à l'Assemblée ou à Matignon.
Le sujet de la prise de pouvoir est un serpent de mer de la république laïque et sectaire et tous les organes de presse le traitent inutilement: c'est l'un des "marroniers" qui servent à meubler les temps morts de l'actualité.
Début janvier 2013, le Nouvel Observateur avait ouvert son fichier...

Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur d'alors, a été initié au Grand Orient de France (GOF) dans les années 1980. Ce n'est pas Alain Bauer, son ami et futur grand maître qui l'a mis au parfum mais un responsable socialiste parisien. Valls a pris ses distances avec les ateliers dès 1996. Mais, place Beauvau, où la tradition maçonnique perdure, cette formation se révèle utile...

Jean-Yves Le Drian, membre du GO de longue date, le maire de Lorient et fidèle ami de François Hollande, a pris les rênes du ministère de la Défense. Cédric Léwandowski, directeur du cabinet du ministre, est un initié influent. Selon la tradition républicaine, les frères sont nombreux parmi les officiers. La nomination de Le Drian n'a pas fait de vagues.


La carrière de Jérôme Cahuzac, élu à Villeneuve-sur-Lot, terre laïque et franc-maçonne, passe nécessairement par les loges. Le ministre du Budget a participé à de nombreuses tenues. Mais Jérôme Cahuzac n'a jamais reconnu - les yeux dans les yeux - qu'il a appartenu à la chaîne d'union des maçons du GODF. Cependant, il n'a pas démenti non plus cette appartenance que beaucoup d'initiés lui prêtent !

Dans les Landes, l'initiation d'Alain Vidalies à la franc-maçonnerie locale est un secret de Polichinelle. Mais le ministre des Relations avec le Parlement ne souhaite pas confirmer ou commenter cette appartenance bien utile : dans les deux Chambres, quelque 150 élus membres de la Fraternelle parlementaire en sont encore, de la franc-maçonnerie.



Victorin Lurel, le président du Conseil régional de Guadeloupe devenu ministre des Outre-mer a été initié en 1988 au Grand Orient de France et fréquente la loge Acacia des Tropiques. En novembre dernier, il a accompagné François Hollande au siège parisien du Grand Orient lorsque le candidat socialiste a été auditionné en tenue blanche fermée. 
La ministre déléguée chargée de la Décentralisation a été nommée à la demande de Marylise Lebranchu. Anne-Marie Escoffier entretient les meilleures relations avec la Grande Loge féminine de France (GLFF). Et pour cause : l'ex-sénatrice radicale de gauche de l'Aveyron y aurait été initiée. Professeur non certifiée de lettres classiques, de latin et d'italien, sa carrière au ministère de l'Intérieur, puis de préfète, aurait-elle pu être sans ses relations politiques et maçonniques? 


Frédéric Cuvillier, ancien maire de Boulogne et député d'un Pas-de-Calais en proie aux affaires de corruption du PS, a de solides amitiés chez les maçons nordistes. Interrogé au sujet de son initiation au Grand Orient de France, comme le premier ministre Valls, le ministre des Transports et de l'Economie maritime de Ayrault, puis de Valls, a indiqué qu'il ne pouvait répondre. Garder le secret est une attitude 100% maçonnique...

Membre du gouvernement Valls,
le nouveau secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen est un franc-maçon initié.  

A force d'être borderline, ce Frère millionnaire a dû avouer qu'il a sous-évalué des biens immobiliers d'environ 700.000 euros, "depuis des années": le redressement financier ne devrait pas tarder, si le pôle du même nom veut bien lâcher l'UMP un instant... Une mise en examen ne ferait pas peur à ce médecin néanmoins, puisqu'en 1998, il a découvert cet état dans le cadre de l'affaire de la MNEF pour un présumé emploi fictif dans cette structure. Les juges lui reprochent près de 1,5 million de francs qui auraient été indûment perçus. En outre, une autre mutuelle créée par la MNEF au terme d'une convention datée du 1er juin 1993, lui aurait versé 330. 000 francs de 1994 à 1996. Les juges estimaient qu'il n'y avaient pas eu de contre-partie. L'ensemble de la procédure a pourtant abouti à un non-lieu.

Directeur du cabinet de Jean-Marc Ayrault, Jean-Christophe Chantepy, centralien et énarque dont l'homosexualité n'est un secret pour personne, a fréquenté les loges du GODF, comme Cuvillier ou Cahuzac. "J'ai été au Grand Orient de France. Mais je n'y suis plus", se défend-il. Plus sûrs sont ses engagements auprès de Ségolène Royal, comme dirigeant de Désirs d'Avenir, association de circonstance de la candidate de la gauche battue de 2007, puis comme directeur de cabinet de son comité de campagne.


Jean-Pierre Bel, sénateur de l'Ariège, est un fidèle de Jospin, puis de Hollande, passe pour avoir été initié au Grand Orient (GO), même s'il doit sa formation politique au trotskisme version LCR. Discret par nature et par formation, Bel n'a jamais confirmé... 
Il a annoncé son abandon de la présidence du Sénat devenu ingérable et promis à un changement de majorité à la rentrée.

Frère François Rebsamen, membre actif du Grand Orient de France (GOF) jusqu'à son élection à la mairie de Dijon en 2001, le président du groupe socialiste au Sénat rêvait du ministère de l'Intérieur où son réseau aurait fait merveille. Hélas, il a été coiffé par un "frère" du GOF: Manuel Valls. On dit que les deux hommes ont su se réconcilier. 



Pour un homme public comme Jean-Vincent Placé (EELV), "c'est une question d'ordre privé. Mais je connais la franc-maçonnerie," finit-il par concéder, du bout des lèvres: la fréquentalaïcité,tion du GODF est-elle encore moins reluisante que celle de Cécile Duflot? Ainsi s'exprime donc le président du groupe Europe Ecologie-les Verts au Sénat, repaire traditionnel de notables francs-maçons. Initié au GODF, Jean-Vincent Placé, passionné de Napoléon et apôtre de la laïcité, est un maçon très actif.


  Comment présider le Parti radical de Gauche (PRG) sans avoir été formé par les loges ? Ce fils de... notable toulousain, héritier de patron de presse (Midi Libre), Jean-Michel Baylet est dans la franc-maçonnerie depuis 1991, par tradition familiale et politique, au sein de la loge Demain du Grand Orient de France (GOF) fondée par l'ancien grand maître Roger Leray.


Après s'être longtemps refusé à tout commentaire, Jean-Luc Mélenchon, le candidat de l'extrême gauche (Front de Gauche) à la présidentielle, l'a confirmé début 2012. Il est bien entré en franc-maçonnerie dès 1983. L'ancien trotskiste explique cette initiation à la loge Roger Leray du Grand Orient de France.
Pouvoir : les francs-maçons aux premières loges. (Sipa)

Et aussi les "maçons friendly" ou "sans tablier"

Marylise Lebranchu (Décentralisation), Stéphane Le Foll (Agriculture), Vincent Peillon (Education), Michel Sapin (Travail), Thierry Repentin (Formation professionnelle), Aquilino Morelle (conseiller politique du président).


PS: initiés
Jean Le Garrec (ancien ministre), Elisabeth Guigou (ancienne ministre), Philippe Guglielmi (premier secrétaire fédéral du PS de Seine-Saint-Denis), Guy Arcizet (ancien grand maître du GO), José Gulino (grand maître du GO).


Sénat: initiés
Michèle André (Puy-de-Dôme, PS), Robert Navarro 
(PS, ex-responsable syndical SNCF et poursuivi en justice pour abus de confiance touchant aux frais de fonctionnement de la fédération PS de l'Hérault et privé de son immunité parlementaire, mais en attente de procès: les juges se sont entièrement dédiés aux élus UMP...), Bernard Saugey (Isère, UMP). 

Assemblées: initiés

Claude Bartolone (président de l'Assemblée nationale), Christian Bataille, Henri Emmanuelli, Pascale Crozon, Pascal Terrasse, Brigitte Bourguignon, Odile Saugues.

Collectivités locales: initiés
Jean-Jacques Queyranne, (président de la région Rhône- Alpes) Gérard Collomb, (maire de Lyon), Jean Germain, (maire de Tours), Daniel Percheron, (président de la région Nord-Pas-de-Calais).


On se demande en fait qui n'est pas franc-maçon au gouvernement Valls

Citons Montebourg, Fabius, Filippetti, Taubira, Touraine et Cazeneuve, Hamon et Royal, mais le secret est parfois si bien gardé...  

samedi 29 mars 2014

Municipales de l'alternance: après la vague rose, la vague bleue

Ne pas reculer devant un vote sanction, 
malgré les épouvantails de la gauche

La gauche prend tous les moyens pour se maintenir dans les villes dimanche
Le désaveu infligé à la majorité devrait tourner à l'avantage de l'opposition, en position de reconquête d'une grosse centaine de villes. Ce sera sans la neutralité de la presse présidentielle qui assimile l'UMP au FN brandit comme épouvantail. 

D'abord dans le déni, l'exécutif assure enfin avoir entendu "l'avertissement" des électeurs. Mais ses réseaux assurent que les 16 millions qui n'ont pas voté au premier tour appartiendraient à la majorité. Après avoir promis le changement en mai 2012, il promet à nouveau d'oeuvrer au redressement du pays: en 2014, il irait plus vite, plus fort, "avec plus de cohérence et de justice". Une terminologie vidée de son sens en 22 mois, mais qui inquiète néanmoins au regard de la détermination du gouvernement socialo-écolo, à peine arrivé au pouvoir, à frapper vite et fort les contribuables et les entreprises. 

Au moment où le chômage enregistre une nouvelle hausse en France, les mécontents répandent l'idée d'un remaniement gouvernemental pourrait redonner la confiance dans l'après-municipales, un scrutin qui a agrégé les déçus du "hollandisme".

L'UMP entend transformer le "carton jaune" du 1er tour en "carton rouge"

Les conditions sont réunies pour lancer "la reconquête" jusqu'à la présidentielle de 2017. Le  signent une victoire à même de .  selon son président Jean-François Copé, .

Un succès assurerait au premier parti d'opposition et à ses alliés centristes un nombre déterminant de grands électeurs aux sénatoriales de septembre, puisque 178 sièges sont à renouveler. La droite pourrait ainsi reprendre le pouvoir à la haute assemblée et  le socialiste Jean-Pierre Bel ne s'y trompe pas, puisqu'il a annoncé son retrait de la présidence du Sénat, avant la fin de son mandat.

L'alternance ne réjouit pas tout le monde
La droite s'est fixée pour objectif de renverser le rapport de forces dans les quelque 1.100 communes de plus de 9.000 habitants contrôlées jusqu'à présent à 54,5% par la gauche.

Elle devrait réussir son pari, voire le pulvériser. Elle a déjà pris 29 villes à la gauche, une cinquantaine lui suffirait pour compléter l'équation,  une centaine, selon les analyses, pourrait lui échoir au final, pour peu que les électeurs de droite se rendent en masse aux urnes. A Marseille, le sénateur-maire sortant UMP Jean-Claude Gaudin est assuré, sauf coup de théâtre, d'un quatrième mandat après le revers de Patrick Mennucci, symbole de la débâcle socialiste, arrivé troisième derrière le candidat FN.
"Il ne faudra pas tirer d'un bon résultat la conclusion que les Français plébiscitent dès à présent le projet de l'UMP", tempère toutefois en garde  François Fillon dans Le Figaro.

A Paris, la probabilité de victoire de Nathalie Kosciusko-Morizet est encore incertaine, bien qu'elle ait devancé sa rivale socialiste Anne Hidalgo au premier tour, car la gauche reste majoritaire en voix et en mesure de conserver les arrondissements-clés. 

La gauche au pouvoir profitera-t-elle au FN ? 

L'issue du scrutin s'annonce très serrée dans plusieurs grandes villes tenues par la gauche
, comme à Strasbourg, Metz, Toulouse, Saint-Étienne, Reims, Caen ou encore Amiens.

Le PS n'est pas parvenue sans accrocs à rassembler entre les deux tours. Elle a multiplié  les appels au "ressaisissement" à l'adresse des communistes, des écologistes et même de ses troupesconsidérant qu'ils sont responsables de l'abstention massive au premier tour.

L'exemple de Florange démontre un rejet du PS au profit du FN
Ville symbole des luttes ouvrières menées par la CFDT, proche du PS, Florange a rejeté le candidat socialiste au profit de l'UMP, dès le premier tour.  
Les espoirs de conquête sont minces: Avignon, Bourges, Bayonne, notamment.

Au-delà de la mobilisation, la question du report des voix du Front national sera déterminante, d'autant que le "front républicain" est défendu sans succès par le PS et que la stratégie du "ni, ni" (ni Front national ni Front républicain) à l'UMP ne favorise pas les enfumeurs.
"Le FN est plus que jamais l'arbitre du second tour entre le PS et l'UMP", résume Frédéric Dabi, directeur adjoint de l'IFOP.

Les conséquences de la proportionnelle 
Le scrutin de liste à deux tours avec représentation proportionnelle favorise une inflation de listes au second tour et des "fronts républicains" ne peuvent rien, après premier tour, à la poussée du FN: 986 triangulaires et 207 quadrangulaires, traditionnellement favorables à la gauche, et 16 pentagulaires auront lieu dans des communes de plus 1.000 habitants.
Dans les trois villes de France les plus peuplées, Paris, Lyon, Marseille, l'élection se fait par secteur électoral, en suivant les mêmes règles que pour les communes de plus de 1.000 habitants, où l'élection des conseillers municipaux se déroule au scrutin majoritaire plurinominal à deux tours, avec panachage.

Après avoir déjà fait élire 486 conseillers municipaux au premier tour, le FN, qui se maintient dans 329 villes, devrait atteindre aisément son objectif de dépasser les 1.000 élus.
Ses scores dans certaines villes "laissent potentiellement augurer des victoires" à Béziers, Saint-Gilles, Cogolin ou Fréjus par exemple, selon l'Ifop. Le FN caresse le même espoir à Brignoles, Forbach, Hayange, Villers-Cotterêts ou Beaucaire.
"Le FN-Rassemblement Bleu Marine est devenu une force de rassemblement de tous les Français", affirme Marine Le Pen, qui parle d'un "effet boule de neige" bouleversant la scène politique française.
Lien PaSiDupes: L’alliance DvD-FN qui vise à libérer Villeneuve-Saint-Georges : les grands moyens pour chasser l'extrême gauche

Les électeurs décideront qui -du FN ou du PCF- est le pire.

jeudi 25 octobre 2012

Hollande se cache derrière Ayrault-la-bavure dans la censure constitutionnelle du logement social

En allant  à la faute, Ayrault entraînera-t-il Hollande dans sa chute ?

Ayrault, fossoyeur de la gauche socialo-écolo


Le Chef du gouvernement a tous les pouvoirs, sauf un qu'il a oublié. Il a fait l'impasse sur le Conseil constitutionnel, comme sur les assemblées parlementaires et l'opposition qu'il ne consulte jamais. C'est ainsi que le teuton de Matignon a fait l'annonce de la censure de la loi sur le logement social avant même que les Sages ne statuent. Suite à cette faute de débutant, l'exécutif est entré en effervescence, de Matignon à l'Elysée. Mais, dans leurs premiers pas,  les deux apprentis se tiennent par la main et l'Elysée dément que le président Hollande a rappelé à l'ordre son Premier ministre de fortuneComment expliquer cet incroyable cafouillage à la tête de l'Etat ? 

Les deux  compères sont des branquignols 

Aucun des deux n'a la moindre expérience gouvernementale
Déjà qu'ils ne sont pas tellement gâtés par la nature, l'un, surnommé "Monsieur P'tite Blague", est un amuseur de salon et l'autre, La Voix de son Maître, sa pâle copie. Or, bien que ces deux bras cassés soient étrangers à la chose publique, ils se sont entourés de militants, des idéologues incompétents qui feraient regretter les technocrates. 

Les Charlots n'avaient pas dit leur dernier mot
On s'attendait depuis plusieurs jours à ce que le Conseil constitutionnel renvoie  sa loi sur le logement à Cécile Duflot, autre rigolo de la bande, en raison du non respect de la procédure parlementaire. En gros, le gouvernement a foncé tête baissée, tant était aveugle sa volonté de passage en force. 
Ce coup sur le bec renforce l'idée qui court et enfle de l’impréparation de la gauche socialo-écolo, de son improvisation au gouvernement et de la sottise sans bornes du Premier ministre, qui clame partout qu'il est le chef, inflexible  et déterminé.   

L’équipe Ayrault a choisi de banaliser cette censure annoncée

La  technique du désamorçage est banale mais exige d'être mise en oeuvre intelligemment. 
Mais le teuton y est allé bille en tête, annonçant officiellement la décision des Sages avant même qu’ils aient pu se réunir. 

C'est aussi et surtout la preuve au grand jour que le pouvoir exécutif est prévenu des décisions de cette autorité suprême et indépendante. Ainsi, avec l'arrivée des rustres socialo-écolos au pouvoir, sa courtoisie est-elle donc bien mal payée en retour. D'autant que le professeur d'allemand est un grand "chef" parlementaire rompu aux usages et au respect   parlementaires en tant qu’ancien président du groupe socialiste. C'était sa seule compétence reconnue jusqu'à ce qu'il faute gravement ce mardi. 
Au pays de Montesquieu, qu'un Premier ministre - si hégémonique et hautain qu'il soit, en l'occurrence - bafoue la séparation des pouvoirs, c’est  proprement hallucinant. Un socialiste de l'espèce qui accusait ses prédécesseurs de tout "salir" ou "abimer" a le devoir de la cohérence !  

Ce n’est pas qu’une maladresse, c'est une marque de mépris 


La gauche détient tous les pouvoirs et c'est bien là le drame.
Vidalies-Ayrault-Sapin


La gauche se devait pourtant d’être plus qu’irréprochable, "exemplaire", selon la promesse du candidat Hollande
Or, le tandem Hollande-Ayrault a un sentiment grisant de puissance et se croit permis l'arrogance et le mépris. Après avoir accusé pendant cinq ans Nicolas Sarkozy de " confusion des pouvoirs", sous la tutelle de la Ch'tite Brochen-Aubry, la coalition socialo-écolo s'est décrédibilisée. 


Jean-Marc Ayrault n’est pas seul en cause
 

Il n'est que l'interface entre Hollande qui impulse et une ministre qui exécute les décisions arbitrées par le chef de l'Etat. 
L'écolo Cécile Duflot, la ministre du Logement, est responsable du non suivi de son projet. Or, l'inconsciente, interrogée à l’époque sur Public Sénat sur ce risque de censure, avait répondu, avec l'imprudence de la bécasse: " Je n’ai aucune crainte "! 

A cette première faute institutionnelle grave de Ayrault, s'ajoute un dysfonctionnement parlementaire symptomatique du dilettantisme de la gauche. 
Le gouvernement est doté d'un ministre des relations avec le Parlement. Si Alain Vidalies est payé à ne rien faire, dans un souci de réduction de la dette publique, le gouvernement doit en faire l'économie et le renvoyer dans ses Landes natales. Né en 1951, il a l'âge de la retraite et pourrait aller s'y rendre plus utile dans le collectif "Jamais sans mon département"..

Quant au groupe socialiste au Sénat qui est mis en cause, il aurait dû jouer son rôle. Jean-Pierre Bel, son président, ne se fait même pas tirer les cloches. A-t-il joué le rôle pour lequel il a été placé là ? Né en décembre 1951, ne devrait-il pas passer la main ?

Le compte des incompétences cumulées est accablant.



Cet épisode peut-il être fatal à la doublette Hollande/Ayrault ? 


Plus que le sort de Triple Z-ayrault, c'est l'avenir de la France qui importe. 
Il faut faire avec celui que Hollande a déposé là, mais pour combien de temps encore ?

Jean-Marc Ayrault s'est non seulement affaibli mais grillé pour trois raisons.


Il accrédite le sentiment d’amateurisme et d’impréparation de toute l’équipe gouvernementale, alors que les couacs s’accumulent déjà de jour en jour et que sur la compétitivité, le droit de vote des étrangers, le mariage homo, la dépénalisation du cannabis, etc.  Tout est sujet à division et reculade: on ne comprend déjà plus rien à la ligne gouvernementale. Ce matin, la "Une" de Libération sur " les apprentis "est mortelle pour le couple Hollande-Ayrault. 

C’est ensuite un coup terrible porté à l’autorité du chef du gouvernement  
Il avait déjà du mal à affirmer son autorité sur les ministres, à les empêcher de parler à tort et à travers, à étaler leurs divergences sur la place publique. C’est maintenant lui-même qui se met en faute. Il a perdu tout crédit auprès de ses ministres.  Ce n’est pas en prenant les devants sur l'annonce de la censure de sa loi sur le logement qu'il va prendre de l'ascendant sur un Peillon, un Valls ou un Montebourg.
 
D'autant que la technique du désamorçage consistant à clamer "oui, je sais" est largement éventée par Michel Sapin.
'Il est pas beau mon Sapin', ministre du Travail aux 35 heuresdont l'unique fonction semble être en effet de prendre l'INSEE de vitesse sur chacune de ses publications d'un nouveau taux de chômage ! Avant que les chiffres du chômage pour le mois de septembre ne soient publiés par Pôle Emploi, le ministre du Travail, Michel Sapin, avait  préparé les esprits : "C'est comme un navire lancé à pleine vitesse : avant que ça ralentisse, il faut que les politiques que nous lançons en ce moment aient porté leurs fruits", a-t-il déclaré ce mercredi matin sur le plateau de la matinale de Canal+.
Or, selon des prévisions de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) publiées le 18 octobre, le taux de chômage en France métropolitaine pourrait atteindre 11% de la population active fin 2013, un plus haut historique. Et que croyez-vous que Sapin trouve à faire   à dire ? 

" Les chiffres du chômage seront mauvais encore plusieurs mois..."  Montrer qu'il est informé, c'est tout ce qui reste à ce gouvernement d'incapables. C'est le subterfuge du gouvernement pour donner l'illusion de gérer la situation, à défaut de la combattre. 

Enfin,  François Hollande n’a rien vu venir
Selon le JDD, la "fraise des bois" est courroucée... 
Hollande aurait même été cinglant hier matin, même si l’Elysée a tenté de démentir. Pas question pour le "président des bisous" de supporter les bavures des autres en plus des siennes. Jusqu’ici la force de Jean-Marc Ayrault, sa protection absolue, c’était la confiance totale que lui faisait la "gauche molle". Mais il n'échappe plus à personne -comme le montre la Une de Libé- que le doute commence à miner leur relation.
Sous la Ve République, le Premier ministre est le fusible du président et non une source supplémentaire d'ennuis.  l'Elysée, le dilettante n'a pas trouvé son F. Fillon. "Monsieur P'tite Blague" comptait pouvoir déléguer, mais si sa sinécure est menacée, si "La Voix de son Maître" ne joue plus son rôle-tampon et enchaîne les couacs, si les ondes de choc répétées viennent menacer la tranquillité du président "normal" et si sa popularité doit donc en souffrir encore et sombrer, alors le  "capitaine de pédalo" pourrait jeter Z-ayrault pointé  par-dessus bord.    

lundi 1 octobre 2012

Elysée: Hollande veut des sondages sur mesure

Le président "normal" veut fabriquer ses propres sondages 



Le candidat Hollande avait promis que l’Elysée ne commanderait plus d’enquêtes d’opinion


Las, il y en aura bien finalement, mais " en toute transparence ", car ne jurait-il pas vouloir en finir avec les mauvaises pratiques de son prédécesseur, le 15 avril dans le JDD ? C'est donc encore une promesse d'ivrogne à classer au rang des bonnes intentions.

"On ne gouverne pas l’œil rivé dessus ", maintient pourtant un proche de Hollande.
Ce qui change, c’est que c'est désormais Aquilino Morelle, conseiller politique de François Hollande, qui fera comme avant, décortiquer les sondages, réunissant parfois, à titre gracieux, quelques sondeurs en vue de la place de Paris.


Pas d'évaluation après l’intervention du chef de l'Etat


Depuis l’été, les courbes de popularité du président ont brutalement chuté. Et l’état de l’opinion est devenu un sujet brûlant à la présidence de la République.  Dans les tout prochains jours, l'Elysée va donc signer une convention avec le Service d’information du gouvernement (SIG), qui dépend de Matignon, pour pouvoir commander par son intermédiaire des sondages sur l’image et l’action du chef de l’Etat. " La convention prévoit que l’Elysée demande au cabinet du Premier ministre de passer commande au SIG pour la réalisation d’études qualitatives ou quantitatives ", confirme Philippe Guibert, nommé le 5 septembre à la tête du SIG. Un organisme gouvernemental dont la mission est de sonder le pays sur les réformes et d’engager des campagnes de communication.
A cent jours, Hollande fait moins bien que ses prédécesseurs: lien 
 
Quel budget y sera consacré ? 
Crise oblige, M. Guibert promet " une pratique raisonnée et raisonnable " et " pas de dépenses excessives ". Et, à Matignon, on précise que les enquêtes qui seront diligentées à la demande de la présidence seront intégralement « remboursées » au SIG.


Hollande ne fait pas mieux que son prédécesseur

Le sujet est ultra-sensible depuis les polémiques sur la facture " sondagière " du dernier quinquennat
Au printemps 2010, la Cour des comptes avait tapé du poing sur la table en découvrant que l’Elysée ponctionnait le budget du SIG pour sonder les Français sur Sarkozy. Le palais avait dû rembourser 369105 € au SIG, cessant dès lors d’avoir recours à ses services.

A prétendre changer les pratiques, Hollande s’est retrouvé dans une situation ubuesque
Tandis que Matignon peut en théorie commander des sondages sur Jean-Marc Ayrault, l’Elysée en est réduit à éplucher les enquêtes publiées par la presse sur François Hollande. Aucune évaluation par exemple n’a pu être achetée après l’intervention du président sur TF1 dimanche 9 septembre.
Patron du SIG de 2008 à 2010, Thierry Saussez sourit : " Une fois de plus, ils font des annonces pour faire le contraire de Sarkozy pour ensuite se rendre compte que c’était une erreur et revenir en arrière. Bienvenue sur terre, il est temps d’atterrir ! " 
" Il n’y aura pas de frénésie de commandes de sondages sur Est-ce que Jean-Marc Ayrault est bien coiffé ? Est-ce que le président a bonne mine ? " se défend  Matignon, promettant une pratique " propre, claire et transparente ". 
Ayrault a d’ailleurs reçu le rapport qu’il a commandé à la Cour des comptes sur le passé du SIG… 

René Dosière a-t-il devoir aller à la pêche ?

Tant de propreté annoncée ne fait pas que des heureux...

A la présidence du Sénat, Jean-Pierre Bel a déjà dit être agacé par l'appel aux économies du député socialiste de l’Aisne. René Dosière, auteur de plusieurs rapports et ouvrages critiques sur les finances publiques, a notamment prôné de supprimer la réserve parlementaire du Sénat, mais pas celle des députés. "Ces propos sont absolument ahurissants alors qu’au Sénat, on a choisi la transparence et que l’on a décidé que cette dotation aux collectivités serait répartie entre les groupes politiques à la proportionnelle du nombre d'élus", a déclaré le sénateur de l’Ariège, en marge des journées parlementaires du PS à Dijon.

Equité et concertation au PS sont à nouveau mis à l'épreuve des réalités...
René Dosière va avoir matière à publication et les maisons d'édition se frottent déjà les mains.