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samedi 16 février 2013

Duflot dénonce la politique de rigueur de Hollande

Ministre franc-tireur, Cécile Duflot réclame moins de rigueur à Ayrault


La ministre de l'Egalité des territoires et du Logement prend la tête de la contestation au sein du gouvernement 
Julien Bayou (Jeudi noir)
escorte la ministre activiste

Cécile Duflot réclame moins de rigueur pour mener sa politique, à la veille d'un comité interministériel sur la politique de la ville.
"La réponse à la situation financière de la France ne peut se réduire uniquement à tailler dans les dépenses", déclare Cécile Duflot dans le Journal du dimanche (JDD). Pour l'ancienne secrétaire nationale d'Europe-Ecologie-Les Verts (EELV), «personne ne peut croire que de l'austérité naîtra le retour des temps meilleurs.» «Il y a aussi une nécessité d'investissements. Les deux doivent aller de pair», indique-t-elle.
L'écologiste n'a-t-elle plus les moyens de s'offrir les Maldives ?

Lien PaSiDupes - "  Bling-bling Verts: Duflot, par avion aux Maldives pour … protéger la planète ? : L’hypocrisie et l’impudeur d’Europe Ecologie

A la différence des Français, la ministre altermondialiste ne sait pas faire avec ce qu'elle a


Cécile Duflot réclame des crédits budgétaires à dépenser à sa guise
et plaide pour des investissements "justes et de longue durée", dans le logement, dans les services publics et dans les transports, comme le Grand Paris Express. "Il serait dangereux que la puissance publique abandonne ses responsabilités", polémique-t-elle.

L'ancienne patronne des Verts dit tout haut ce que beaucoup de ministres pensent tout bas.
Le gouvernement est "traversé par un profond débat sur la politique économique", explique le JDD. Le Premier ministre, Jean-Marc Z-Ayrault, a d'ailleurs adressé une lettre de recadrage à tous les ministres, leur demandant de trouver de nouvelles économies et de rendre leurs administrations plus efficaces.

Il a reconnu cette semaine que son gouvernement ne respectera pas son objectif de réduction des déficits à 3% du PIB cette année. 
Il ne pouvait continuer à trvestir la vérité: Didier Migaud, le premier président de la Cour des comptes, a clairement prévenu au Grand Rendez-vous Europe 1/i-Télé/Le Parisien, que personne ne doit "être à l'écart de l'effort."
Il y aura des sacrifices imposés à tout le monde et la "gauche sociale" n'épargnera pas les plus modestes. Dénonçant une "accoutumance à la dépense publique" en France, il persiste cependant à assurer que "des économies sont possibles sans remettre en cause ce qu'on appelle le modèle social français".

L'ambitieuse intrigante rend Hollande responsable de son fiasco ministériel

Déjà affairée à sa candidature à la municipale à Paris, la ministre imposée par la Ch'tite Martine Brochen-Aubry se prépare des excuses pour tenter de justifier  que rien ne bouge dans le gogement en France: les effets d'annonce médiatisés ne sont suivis d'aucun effet. 

Tout aussi affligeante est l'apathie des associations
qui, en pleine période hivernale rigoureuse, ne mobilisent plus ni les mal-logés, ni les sans-abri:  les plus démunis subissent la gelée, mais DAL et les autres tiennent les pieds chauds à Duflot... 
Quelle est en outre l'action menée par la candidate PS, Anne Hidalgo ?
Reste maintenant aux parigots, écolos ou non, de démontrer qu'ils ne sont pas des gogos !

mercredi 31 octobre 2012

Revue de presse: Ayrault fait du Cresson

Le Z-ayrault de Hollande, sous la menace du "syndrome Edith Cresson" 


L'Histoire se répèterait-elle ?

Edith Cresson, à gauche,
premier ministre de Tonton,
avec Z-ayrault, à droite,
Premier ministre de la "gauche molle"


Après le cafouillage de Jean-Marc Ayrault sur les 35 heures, dernier en date d'une série, la presse observe que le Premier ministre est menacé du "syndrome Edith Cresson", qui n'a pas fait long feu à Matignon (dix mois en 1991-1992), pour cause d'incompétence tapageuse.

En affirmant que le débat sur la durée légale du travail n'est pas "tabou", "Jean-Marc Ayrault a donc ouvert la boîte de Pandore", avant de revenir sur ses déclarations, constate François Ernenwein dans La Croix qui parle des 35 heures comme d'une "vieille passion française". 



"Sitôt évoqué, le débat sur les 35 heures a été promptement rangé dans la couacothèque - déjà fournie - du gouvernement", raille Gaëtan de Capèle dans Le Figaro. 

Embarrassé, Jean-Francis Pécresse dit avoir entrevu "une brève lueur" mais admet dans Les Echos qu'elle s'est dissipée "et, avec elle, l'espoir d'un discours de vérité sur les freins structurels à la compétitivité". 

Tout en proclamant à sa Une "Touche pas à mes 35 heures", l'indulgent quotidien socialiste Libération juge en revanche qu'"il faut pourtant se garder de faire un faux procès à Jean-Marc Ayrault". "Si le Premier ministre a voulu dire hier que le politique se devait plus que jamais de favoriser partout la négociation, alors il n'a pas tort d'affirmer qu'il n'y a pas de tabou", écrit le cire-pompes Vincent Giret, qui a en revanche abandonné l'élément de langage des cinq mois dérisoires sur cinq ans d'un mandat, nécessaires au gouvernement pour se retourner.

VOIR et ENTENDRE Son Eminence Ayrault, pathétique premier ministre de F. Hollande, sur la défensive:

Dans La Charente libre, Ivan Drapeau parle d'une "folle journée sur le mode du couac". 


Pour Daniel Ruiz (La Montagne), "Jean-Marc Ayrault n'est pas dans le personnage" du Premier ministre et "François Hollande doit rapidement taper du poing sur la table". 


"Ce gouvernement a bel et bien un problème de lisibilité", estime Didier Louis dans Le Courrier picard. Quant au Premier ministre, "à force de rétropédaler, il finira par s'aplatir". 

"C'en devient presque gênant de devoir parler d'une nouvelle boulette de Jean-Marc Ayrault (...) qui vit son séjour rue de Varenne comme un véritable chemin de croix", commente Philippe Waucampt dans Le Républicain lorrain, un brin empathique. 

"Le Premier ministre, c'est, en somme, le Sisyphe de Matignon. Il n'en finit pas d'essayer de remonter la pente en repoussant le poids sans cesse croissant de ses boulettes", se gausse Jacques Camus dans La République du Centre. Sauf que Sisyphe s'est montré assez malin pour déjouer Thanatos soi-même et que la nécrologie politique du pensionnaire de Matignon est déjà sous presse. Sisyphe fut châtié pour avoir osé défier les dieux: le peuple de France doit-il condamner Z-ayrault-pointé ?

Hubert Coudurier (Le Télégramme) estime que "Jean-Marc Ayrault risque de subir le syndrome Édith Cresson dont le passage à Matignon fut un long calvaire", du 15 mai 1991 au 2 avril 1992. 



"Parti comme il est parti,  comme le prouve sa glissade dans les sondages,  il risque de prendre sous peu le mauvais toboggan qu'avait emprunté Edith Cresson", prédit Patrice Chabanet dans Le Journal de la Haute-Marne. 

En lynchant allègrement Ayrault, la presse démontre qu'elle a besoin de brûler ses idoles pour vivre.


LIRE aussi PaSiDupes : ""

mardi 30 octobre 2012

35 heures: Ayrault et Sapin s'affrontent sur le pédalo ivre

Un nouveau couac de Ayrault déstabilise la gauche

CONSTERNATION ! Après l'imposition sur les plus-values lors des cessions de société, la taxation sur les oeuvres d'art ou encore la redevance télévisuelle pour les résidences secondaires..., c'est cette fois sur la question des 35 heures que le Premier ministre risque de mettre le feu aux poudres au sein de la majorité socialiste.

Annonce que le rapport Gallois remettra en cause les 35 heures de Martine Aubry

Un démenti " subtil" ? Les informations parues jeudi dans Le Parisien,  affirmant que le rapport de l'industriel Louis Gallois sur la compétitivité propose la suppression de la loi sur les 35 heures, sont "erronées", selon le cabinet du commissaire général à l', qui dépend de .
Mais de son côté, Le Parisien/Aujourd'hui en France maintient ses informations."Dans son rapport, Louis Gallois remet en cause  la fameuse  loi sur la réduction du temps de travail, ramené de 39 heures hebdomadaires à 35 heures, mise en place en 1998 par Martine Aubry, alors ministre des Affaires sociales de Lionel Jospin. Une minirévolution réclamée depuis quinze ans par la droite pour qui les 35 heures, en plus d’avoir plombé les comptes de la nation, sont devenues une entrave à la réussite économique pour les entreprises françaises. Ce jeudi encore, Valérie Pécresse a rappelé qu'il fallait «abroger» cette loi."
Louis Gallois prônerait concrètement, dans son rapport, de supprimer toute référence à une durée légale du travail imposée à tous, au profit d'un système à la carte, comme en Allemagne. 
Ayrault: un retour à la semaine de 39H: "pourquoi pas"?

Un retour à la semaine de 39 heures, et donc la suppression de fait d'une réforme emblématique de la gauche comme les 35 heures, n'est "pas un sujet tabou", affirme mardi le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, qui assure n'être "pas impressionné" par les critiques qui l'assaillent. Même pas peur, sur son siège éjectable ?


Dans un entretien avec des lecteurs du Parisien/Aujourd'hui en France, le chef du gouvernement admet que le retour aux "39 heures payées 39" est un thème qui "fera débat". "Mais pourquoi pas. Il n'y a pas de sujet tabou. Je ne suis pas dogmatique", ajoute-t-il.
"La seule chose qui me préoccupe, c'est que la France est en panne, et il faut que l'on redémarre le moteur, à fond. Mais pas pour foncer dans le mur", explique M. Ayrault, qui se fera remettre le 5 novembre par Louis Gallois un rapport très attendu sur la compétitivité.
Des articles de presse avaient affirmé le 25 octobre que le rapport Gallois allait préconiser la suppression des 35 heures, instaurées par le gouvernement Jospin à la fin des années 1990. Ce qui avait été démenti par les services de Louis Gallois.

A 7h25, le Nouvel Observateur à son tour affirme, sous le titre "Cafouillage d'Ayrault autour d'un "débat" sur les 35 heures" "En une phrase, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault a réussi à mettre le feu aux poudres. Dans un entretien avec des lecteurs du "Parisien/Aujourd'hui en France", le chef du gouvernement a assuré qu'un retour à la semaine de 39 heures, et donc la suppression de fait d'une réforme emblématique de la gauche comme les 35 heures, n'était "pas un sujet tabou".

Triple Z-ayrault tente de reconstruire son image.

Alors qu'il est la cible de critiques répétées depuis quelques semaines dans les médias ou la classe politique, y compris à gauche, Jean-Marc Ayrault réaffirme qu'il n'est "pas impressionné".

"Si je l'étais (impressionné, ndlr), il faudrait que j'arrête tout de suite. Quand je retrouve mes électeurs, qui ne sont pas dans le microcosme, ils me disent : +Tenez bon+. Cela me donne du moral", poursuit-il.
Comme on lui demande s'il a des regrets depuis son arrivée à Matignon en mai, le Premier ministre répond : "Oui, de ne pas avoir assez expliqué la situation du pays. De ne pas l'avoir dit assez fort".
"J'ai relu ma déclaration de politique générale du 3 juillet devant l'Assemblée nationale. J'ai dit que la situation était grave, mais je n'ai pas le sentiment que ça ait imprimé suffisamment. Je prends ma part de responsabilité", affirme-t-il.
Il cite Pierre Mendès-France (paix à son âme) comme un "modèle" de l'action qu'il doit mener en tant que Premier ministre. Résistant, plusieurs fois ministre sous la IVe République, président du Conseil de juin 1954 à février 1955, cette figure de la gauche modérée "disait : 'Gouverner, c'est choisir'", répond le chef du gouvernement à qui cette référence "donne du courage et de la force". CQFD...
Parmi les sujets sensibles figure la TVA dans la restauration. La TVA réduite au restaurant est dispendieuse et inefficace, selon un rapport parlementaire qui recommande au gouvernement de supprimer cet avantage hérité de l'ancienne majorité, au grand dam des professionnels qui ne veulent pas céder sur ce taux intermédiaire de 7%.
"L'affaire n'est pas tranchée", prévient le Premier ministre dans le Parisien. "J?ai cru comprendre qu'il y avait certains déséquilibres à corriger", relève-t-il toutefois. "Et je rappelle que baisser la TVA, ça coûte de l?argent aux finances publiques. Les contribuables payent", fait valoir M. Ayrault.
Parmi les autres sujets abordés avec les lecteurs du quotidien populaire, le chef du gouvernement assure que "des contrôles" sont exercés sur le fonds franco-qatari doté de 100 millions d'euros destiné à soutenir des projets de développement économique dans l'hexagone.
"D'autres fonds existent avec d'autres pays. En revanche, ce que nous refusons c'est toute utilisation de type communautariste", prévient-il.
Enfin, Jean-Marc Ayrault assure qu'il ne serait pas "choqué" par l'éventuelle présence de policiers ou de détecteurs de métaux à l'entrée des établissements afin de lutter contre la violence à l'école.
"Face aux incursions dans les écoles, de bandes extérieures ou de trafic, il ne faut pas avoir peur de prendre des mesures", continue-t-il, "il ne faut pas être naïf".

Michel Sapin: "il ne faut pas supprimer les 35 heures"



Ayrault se fait recadrer par son ministre du Travail.


Le ministre du Travail, Michel Sapin, a estimé mardi sur RTL qu'"il ne faut pas supprimer les 35 heures" qui doivent selon lui rester la durée légale du travail de "référence", alors que le Premier ministre a jugé qu'un retour aux 39 heures n'était "pas un sujet tabou"...

Pour le ministre du Travail, le Premier ministre, n'a pas proposé de revenir aux 39 heures. "
Vous interprétez ce que dit le Premier ministre, lisez l'ensemble de l'interview. Il dit le sujet n'est pas tabou. La preuve, nous venons d'en discuter entre nous", a-t-il poursuivi.


Et d'enfumer l'opinion en accusant l'opposition..."J'entends la droite nous dire +il faut supprimer les 35 heures+ (...) Ce que dit le Premier ministre, c'est si vous voulez que le débat ait lieu, il aura lieu. Et bien non, il ne faut pas supprimer les 35 heures", a commenté M. Sapin. Sapin en fait des tonnes"Supprimer les 35 heures, c'est supprimer les heures supplémentaires, c'est donc travailler plus pour payer moins", souligne M. Sapin pour qui "il faut maintenir à 35 heures la durée légale du travail, au-delà ce sont des heures supplémentaires". Les 35 heures "sont la référence", a ajouté le ministre.
Dans ce débat, a-t-il dit, "il faut couper la tête au canard", "les pattes, les ailes et la tête du canard". "Le canard que vous lancez fait un couac", a-t-il encore lancé à l'adresse du journaliste.

Du pain béni pour l'opposition

"Je découvre que Jean-Marc Ayrault reprend aujourd'hui le programme que nous avons mis en avant sur les 35 heures. Je dis : mais alors, dans ce cas, on ouvre le dialogue immédiatement." Mardi matin sur Canal +, Jean-François Copé a fait mine de se réjouir des déclarations de Jean-Marc Ayrault dans un entretien avec des lecteurs du Parisien/Aujourd'hui en France.  Le chef du gouvernement dit qu'un retour aux "39 heures payées 39" est un thème qui "fera débat". "Mais pourquoi pas. Il n'y a pas de sujet tabou", ironise-t-il.
Jean-Louis Borloo a également manié l'ironie pour commenter les propos du Premier ministre : "Dans la voiture j'écoutais Michel Sapin qui rectifiait le Premier ministre. Il fait Robert Lamoureux : quand on coupe la tête du canard, le canard court toujours. Le canard va courir toute la journée", a raconté le président de l'UDI sur BFMTV. 
VOIR et ENTENDRE Jean-Louis Borloo (UDI):

Bien placée en matière d'apprentissage, Nadine Morano, ancienne ministre de l’Apprentissage, contactée par Europe1.fr,  a utilisé une formule choc : "C’est incroyable. J'ai le sentiment que Sapin a exécuté le Premier ministre en direct à la radio! Je ne vois pas comment Jean-Marc Ayrault peut rester après cette épisode, ou alors il faut qu’il vire Michel Sapin. Il est totalement décrédibilisé et donne le sentiment qu’il n’y a plus de pilote dans l’avion".

jeudi 25 octobre 2012

Hollande se cache derrière Ayrault-la-bavure dans la censure constitutionnelle du logement social

En allant  à la faute, Ayrault entraînera-t-il Hollande dans sa chute ?

Ayrault, fossoyeur de la gauche socialo-écolo


Le Chef du gouvernement a tous les pouvoirs, sauf un qu'il a oublié. Il a fait l'impasse sur le Conseil constitutionnel, comme sur les assemblées parlementaires et l'opposition qu'il ne consulte jamais. C'est ainsi que le teuton de Matignon a fait l'annonce de la censure de la loi sur le logement social avant même que les Sages ne statuent. Suite à cette faute de débutant, l'exécutif est entré en effervescence, de Matignon à l'Elysée. Mais, dans leurs premiers pas,  les deux apprentis se tiennent par la main et l'Elysée dément que le président Hollande a rappelé à l'ordre son Premier ministre de fortune. Comment expliquer cet incroyable cafouillage à la tête de l'Etat ? 

Les deux  compères sont des branquignols 

Aucun des deux n'a la moindre expérience gouvernementale
Déjà qu'ils ne sont pas tellement gâtés par la nature, l'un, surnommé "Monsieur P'tite Blague", est un amuseur de salon et l'autre, La Voix de son Maître, sa pâle copie. Or, bien que ces deux bras cassés soient étrangers à la chose publique, ils se sont entourés de militants, des idéologues incompétents qui feraient regretter les technocrates. 

Les Charlots n'avaient pas dit leur dernier mot
On s'attendait depuis plusieurs jours à ce que le Conseil constitutionnel renvoie  sa loi sur le logement à Cécile Duflot, autre rigolo de la bande, en raison du non respect de la procédure parlementaire. En gros, le gouvernement a foncé tête baissée, tant était aveugle sa volonté de passage en force. 
Ce coup sur le bec renforce l'idée qui court et enfle de l’impréparation de la gauche socialo-écolo, de son improvisation au gouvernement et de la sottise sans bornes du Premier ministre, qui clame partout qu'il est le chef, inflexible  et déterminé.   

L’équipe Ayrault a choisi de banaliser cette censure annoncée

La  technique du désamorçage est banale mais exige d'être mise en oeuvre intelligemment. 
Mais le teuton y est allé bille en tête, annonçant officiellement la décision des Sages avant même qu’ils aient pu se réunir. 

C'est aussi et surtout la preuve au grand jour que le pouvoir exécutif est prévenu des décisions de cette autorité suprême et indépendante. Ainsi, avec l'arrivée des rustres socialo-écolos au pouvoir, sa courtoisie est-elle donc bien mal payée en retour. D'autant que le professeur d'allemand est un grand "chef" parlementaire rompu aux usages et au respect   parlementaires en tant qu’ancien président du groupe socialiste. C'était sa seule compétence reconnue jusqu'à ce qu'il faute gravement ce mardi. 
Au pays de Montesquieu, qu'un Premier ministre - si hégémonique et hautain qu'il soit, en l'occurrence - bafoue la séparation des pouvoirs, c’est  proprement hallucinant. Un socialiste de l'espèce qui accusait ses prédécesseurs de tout "salir" ou "abimer" a le devoir de la cohérence !  

Ce n’est pas qu’une maladresse, c'est une marque de mépris 


La gauche détient tous les pouvoirs et c'est bien là le drame.
Vidalies-Ayrault-Sapin


La gauche se devait pourtant d’être plus qu’irréprochable, "exemplaire", selon la promesse du candidat Hollande
Or, le tandem Hollande-Ayrault a un sentiment grisant de puissance et se croit permis l'arrogance et le mépris. Après avoir accusé pendant cinq ans Nicolas Sarkozy de " confusion des pouvoirs", sous la tutelle de la Ch'tite Brochen-Aubry, la coalition socialo-écolo s'est décrédibilisée. 


Jean-Marc Ayrault n’est pas seul en cause
 

Il n'est que l'interface entre Hollande qui impulse et une ministre qui exécute les décisions arbitrées par le chef de l'Etat. 
L'écolo Cécile Duflot, la ministre du Logement, est responsable du non suivi de son projet. Or, l'inconsciente, interrogée à l’époque sur Public Sénat sur ce risque de censure, avait répondu, avec l'imprudence de la bécasse: " Je n’ai aucune crainte "! 

A cette première faute institutionnelle grave de Ayrault, s'ajoute un dysfonctionnement parlementaire symptomatique du dilettantisme de la gauche. 
Le gouvernement est doté d'un ministre des relations avec le Parlement. Si Alain Vidalies est payé à ne rien faire, dans un souci de réduction de la dette publique, le gouvernement doit en faire l'économie et le renvoyer dans ses Landes natales. Né en 1951, il a l'âge de la retraite et pourrait aller s'y rendre plus utile dans le collectif "Jamais sans mon département"... 

Quant au groupe socialiste au Sénat qui est mis en cause, il aurait dû jouer son rôle. Jean-Pierre Bel, son président, ne se fait même pas tirer les cloches. A-t-il joué le rôle pour lequel il a été placé là ? Né en décembre 1951, ne devrait-il pas passer la main ?

Le compte des incompétences cumulées est accablant.



Cet épisode peut-il être fatal à la doublette Hollande/Ayrault ? 


Plus que le sort de Triple Z-ayrault, c'est l'avenir de la France qui importe. 
Il faut faire avec celui que Hollande a déposé là, mais pour combien de temps encore ?

Jean-Marc Ayrault s'est non seulement affaibli mais grillé pour trois raisons.


Il accrédite le sentiment d’amateurisme et d’impréparation de toute l’équipe gouvernementale, alors que les couacs s’accumulent déjà de jour en jour et que sur la compétitivité, le droit de vote des étrangers, le mariage homo, la dépénalisation du cannabis, etc.  Tout est sujet à division et reculade: on ne comprend déjà plus rien à la ligne gouvernementale. Ce matin, la "Une" de Libération sur " les apprentis "est mortelle pour le couple Hollande-Ayrault. 

C’est ensuite un coup terrible porté à l’autorité du chef du gouvernement  
Il avait déjà du mal à affirmer son autorité sur les ministres, à les empêcher de parler à tort et à travers, à étaler leurs divergences sur la place publique. C’est maintenant lui-même qui se met en faute. Il a perdu tout crédit auprès de ses ministres.  Ce n’est pas en prenant les devants sur l'annonce de la censure de sa loi sur le logement qu'il va prendre de l'ascendant sur un Peillon, un Valls ou un Montebourg.
 
D'autant que la technique du désamorçage consistant à clamer "oui, je sais" est largement éventée par Michel Sapin.
'Il est pas beau mon Sapin', ministre du Travail aux 35 heures, dont l'unique fonction semble être en effet de prendre l'INSEE de vitesse sur chacune de ses publications d'un nouveau taux de chômage ! Avant que les chiffres du chômage pour le mois de septembre ne soient publiés par Pôle Emploi, le ministre du Travail, Michel Sapin, avait  préparé les esprits : "C'est comme un navire lancé à pleine vitesse : avant que ça ralentisse, il faut que les politiques que nous lançons en ce moment aient porté leurs fruits", a-t-il déclaré ce mercredi matin sur le plateau de la matinale de Canal+.
Or, selon des prévisions de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) publiées le 18 octobre, le taux de chômage en France métropolitaine pourrait atteindre 11% de la population active fin 2013, un plus haut historique. Et que croyez-vous que Sapin trouve à faire   à dire ? 

" Les chiffres du chômage seront mauvais encore plusieurs mois..."  Montrer qu'il est informé, c'est tout ce qui reste à ce gouvernement d'incapables. C'est le subterfuge du gouvernement pour donner l'illusion de gérer la situation, à défaut de la combattre. 

Enfin,  François Hollande n’a rien vu venir
Selon le JDD, la "fraise des bois" est courroucée... 
Hollande aurait même été cinglant hier matin, même si l’Elysée a tenté de démentir. Pas question pour le "président des bisous" de supporter les bavures des autres en plus des siennes. Jusqu’ici la force de Jean-Marc Ayrault, sa protection absolue, c’était la confiance totale que lui faisait la "gauche molle". Mais il n'échappe plus à personne -comme le montre la Une de Libé- que le doute commence à miner leur relation.
Sous la Ve République, le Premier ministre est le fusible du président et non une source supplémentaire d'ennuis.  A l'Elysée, le dilettante n'a pas trouvé son F. Fillon. "Monsieur P'tite Blague" comptait pouvoir déléguer, mais si sa sinécure est menacée, si "La Voix de son Maître" ne joue plus son rôle-tampon et enchaîne les couacs, si les ondes de choc répétées viennent menacer la tranquillité du président "normal" et si sa popularité doit donc en souffrir encore et sombrer, alors le  "capitaine de pédalo" pourrait jeter Z-ayrault pointé  par-dessus bord.    

mercredi 24 octobre 2012

Amateurisme: le Conseil constitutionnel va annuler la loi

Les invectives de l'exécutif  n'occultent pas son amateurisme


Ils ne contrôlent rien:
la gauche socialo-écolo passe
de la passivité
aux cafouillages de l'improvisation


Le Premier ministre court-circuite 
le Conseil constitutionnel sur 

l'annonce de l'annulation de la loi 

Les Sages n'examineront le dossier que dans l'après-midi... 

Or, dès ce mercredi matin, le vertueux Jean-Marc Ayrault brûle la politesse au

 Conseil constitutionnel 

sur France Inter:  "L'UMP a obtenu l'annulation" de la loi sur le logement social par le Conseil constitutionnel, a-t-il lâché.


Pourtant, saisis d'un recours des parlementaires UMP sur des questions de procédure, le Conseil constitutionnel "n'a pas encore statué" sur la loi sur le logement, a révélé Jean-Louis Debré, le président de l'institution. "Nous examinons le texte cet après-midi. Mais si le gouvernement est persuadé que sa loi n'est pas bonne…", a confié de son côté un membre du Conseil Constitutionnel au Figaro.

Le "Chef" est un "éjaculateur précoce"
Matignon a donc dû minorer la portée de l'annonce prématurée de Z-ayrault-pointé, indiquant   dans la matinée que le "Chef"aurait simplement "anticipé" un "risque d'annulation" par le Conseil constitutionnel.


L'amateurisme de la gauche "stupéfait" l'opposition 


Les sénateurs UMP L'opposition n'a pas manqué de critiquer ce cafouillage. "Comment peut-il annoncer une décision qui n'a pas encore été prise?", ont réagi les sénateurs UMP dans un communiqué  "Nous sommes stupéfaits par ce manque de respect à l'égard du Conseil constitutionnel. Après avoir bafoué les droits du Parlement, le gouvernement viole à nouveau la constitution par simple amateurisme et dans une improvisation totale. C'est du jamais vu !", ont-ils ajouté.


Les députés
Cela témoigne d'un "affolement général à Matignon", a renchéri Christian Jacob, le patron des députés UMP. 

L'ex-président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a lui qualifié de "véritable camouflet pour le gouvernement" l'annulation "rarissime" de la totalité d'un texte et considéré que l'annonce de la décision par le Premier ministre "bafoue l'indépendance du Conseil constitutionnel".


L'ancien ministre des Relations avec le Parlement, Patrick Ollier (UMP), a considéré pour sa part dans un communiqué qu' "à l'école du Parlement, le gouvernement Ayrault mériterait d'être mis au piquet".


Hollande recadre Jean-Marc Ayrault qui recadre Duflot

Le "Chef" du gouvernement se croit tout permis  
Selon LeJdd.fr, François Hollande lui-même a dû rappeler Z-ayrault au respect des apparences. "Ce n'est pas à toi de le dire [l'annulation de la loi par le Conseil constitutionnel]. Tu es Premier ministre. Le Conseil constitutionnel est une autorité indépendante", a lancé, selon un conseiller anonyme, le chef de l'Etat à Jean-Marc Ayrault, dont on nous assurait pourtant qu'il était un fin connaisseur du fonctionnement des institutions. Trouvant "doublement hallucinante" sur la forme et sur le fond l'annonce par le Premier ministre de la décision du Conseil, le député UMP de l'Yonne Guillaume Larrivé a jugé "urgent que Ayrault lise la Constitution et apprenne à la respecter". 


Le gouvernement "a voulu forcer la main du Parlement" 

En dépit du bon sens, l'exécutif a fait adopter cette loi par des élus godillots. "Le voilà sanctionné pour cette précipitation hasardeuse", a souligné cet ex-conseiller juridique du président Sarkozy.

"Après la perte de sang-froid dans l'hémicycle mardi, c'est l'affolement général à Matignon": le Premier ministre a insulté son opposition en plein hémicycle. ( lien PaSiDupes: " Ayrault disjoncte: l'opposition quitte l'hémicycle ")

"Le Premier ministre en est à annoncer la censure d'un de ses textes alors qu'il n'a pas encore été étudié par le Conseil constitutionnel. Si le gouvernement avait respecté les droits de l'opposition, on n'en serait pas là", a dénoncé le chef de file des députés UMP, Christian Jacob.
" Quel gouvernement de bricoleurs !" a lancé le député-maire de Nice Christian Estrosi sur Twitter.


Faut-il - sans plus attendre -  annuler les nuls ?