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jeudi 18 octobre 2018

Député de Marseille, Mélenchon se moque de l'accent régional d'une femme journaliste de Toulouse

L'élu d'extrême gauche se moquerait-il de l'accent d'un berger corse velu ? 

Mélenchon enchaîne les dérapages

Alors que ses violences physiques et verbales sont déjà l'objet d'une convocation par le juge, suite aux perquisitions de son domicile et de locaux de la France insoumise dans le cadre de deux enquêtes préliminaires, le député des Bouches-du-Rhône a eu cette fois un comportement sexiste.

Agacé par la question frontale d'une journaliste, l'extrémiste a refusé de répondre et s'est moqué de l'accent de son interlocutrice, rapporte le Huffington Post, le mercredi 17 octobre.

Elle a beau travailler à Paris depuis 30 ans, Véronique Gaurel a gardé l'accent de sa Toulouse natale, celui de Nougaro. Or, quand Jean-Luc Mélenchon souhaite éviter de répondre à sa question, il s'en prend à son accent régional.

"Quand vous pointiez les déboires judiciaires de Fillon et de Le Pen, que c'était une décadence de la République...", demande la journaliste de France 3 au patron du principal parti d'extrême gauche, La France  insoumise, V. Gaurel fait allusion aux  emplois présumés fictifs d'assistants au Parlement européen et sur ses comptes de campagne, à l'origine des perquisitions au scandale anti-républicain qu'il a créé lors des perquisitions qui l'ont visé, lui et son parti. 

"Et alors, qu'est-ce que ça veut dire ?, rétorque le responsable politique, en imitant l'accent méridional. C'est quoi votre question, madame ?", faisant un lot clairement méprisant de l'accent et de la "madame".


Pour préciser sa question, la journaliste rappelle alors que celui dont "la personne est sacrée" estimait normal que la justice enquête sur François Fillon et Marine Le Pen. Mais le tribun de la France insoumise ne la laisse pas développer. "Non madame, vous ne savez pas de quoi vous parlez, vous dites n'importe quoi", assène le prétentieux.
Résultat de recherche d'images pour "migrants Melenchon"
Puis, se tournant vers les autres journalistes : "Quelqu'un a-t-il une question formulée en français ? Et à peu près compréhensible. Parce que moi, votre niveau me dépasse, je ne vous comprends pas." Aurait-il plus d'égards et de respect pour un "migrant" qui aurait passé les frontières illégalement ?

Après coup, Véronique Gaurel s'est dite "blessée" par tant de mépris, précise la presse, hormis 'L'Humanité'.

Le sexisme de l'extrême gauche n'est pas une révélation

Secrétaire d’Etat sexiste à l’égalité entre les genres (comme ne l'indique pas son titre officialisant la primauté de la femme sur l'homme)La Corse Marlène Schiappa a accusé le député de 'La France insoumise', Ugo Bernalicis ,d’agissement sexiste envers Brune Poirson, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique (Nicolas Hulot), lors d'une séance de questions au gouvernement, lors de la canicule sur la France. Pour autant et contrairement aux apparences, Mme Schiappa n'est pas une 'Amazone', membre de cette force militaire d'élite de la Jamahiriya arabe libyenne, gardienne de la "personne sacrée" de l'ex-président Kadhafi. 

Le bisou est un acte devenu sexiste et "agressif" :  il "faisait des gestes très agressifs vers elle et s’est mis à… lui envoyer des baisers avec les mains", a twitté la féministe Marlène Schiappa, le 1er août dernier. "Voilà ce que doivent subir les femmes en politique quand elles s’expriment…", a ajouté la ministre qu'il ne faut visiblement pas prendre au maquis pour une biquette de l'année.


Pendant que @brunepoirson répondait à une @Ugobernalicis de la @FranceInsoumise faisait des gestes très agressifs vers elle et s’est mis à... lui envoyer des baisers avec les mains !
Voilà ce que doivent subir les femmes en politique quand elles s’expriment...
Sororité.
Je mimais les bisous et les câlins que votre gouvernement fait à la finance. Vous préfèrez instrumentaliser cela. Pitoyable. Et après vous allez me citer Marx et corriger mes fôtes d'ortograf ?!


L'omission des accents circonflexes, par chance, n'est pas sanctionnée au Brevet des collèges...

"Je mimais les bisous et les câlins que votre gouvernement fait à la finance"
, a lâchement rétorqué le député de La France insoumise (LFI). Adepte du coït interrompu ?

jeudi 16 juillet 2015

Hollande déblatère, mais Cazeneuve accuse l'opposition de polémiquer

Terroristes démasqués prématurément: "Ne pas cacher la vérité aux Français", réplique Cazeneuve

Cet article a subi une/plusieurs agression(s):
je m'efforce de rétablir peu  à peu ce qui peut l'être

Elément de langage du jour: Hollande ne parle pas à tort et à travers, il est... transparent

François Hollande a voulu faire le caïd devant son hôte de trois jours, le président tortionnaire du Mexique, lors de son passage à Marseille ce mercredi 15 juillet et avant d'aller dîner chez Gérald Passédat au MuCem. Lors d’un point informel avec la presse, Hollande n'a pas pu tenir sa langue en évoquant les explosions suivis de gigantesques incendies des cuves de l’usine pétrochimique à Berre-L’Etang -classé SEVESO- à deux pas de Miramas (Bouches-du-Rhône également) où des munitions et des explosifs avaient été volés dix jours plus tôt sur le site militaire sous protection VIGIPIRATE (niveau écarlate). 

Le capitaine de pédalo a voulu faire croire qu'il y a quelqu'un aux commandes
Alors il a annoncé une communication de son ministre de l'Intérieur sur les résultats de l'action anti-terroriste du gouvernement. D'une part, le préfet niait jusqu'alors le caractère terroriste des "malveillances" de Miramas et Berre mais, d'autre part, Nanard Cazeneuve, qui arrosait le départ d'un préfet, n'était pas au courant.
"Les criminels seront pourchassés," avait fermement promis Flanby, lâchant au passage que les "malveillants" toujours en fuite sont bel et bien des criminels, selon les enquêteurs. Et  l'"audacieux" d'insister sur le bilan positif de la brigade antiterroriste et l'efficacité des  nouvelles mesures sécurité qui permettent d'interpeller des centaines de "malveillants" sans que la population n'en soit informée ni inquiétée.

Le ministère de l'Intérieur a donc dû improviser sur la sortie intempestive du président. Il lui fallait sortir des criminels de sa manche et non de simples malveillants. C'est ainsi que pour démontrer la détermination et l'audace de Pépère,Cazeneuve a prématurément révélé une enquête en cours. Fureur des services qui ont dû interrompre leurs recherches et laisser filer d'éventuels complices des quatre suspects.


François Hollande avait donc "créé la surprise" mercredi, selon les termes de la presse aux ordres
Suite à la bévue présidentielle révélant qu'un "acte terroriste" avait été "prévenu" dans la semaineun certain malaise avait manifestement suivi l'annonce du chef de l'État, intervenue alors que le Premier ministre Manuel Valls et la plupart des hauts responsables de la sécurité participaient au pot de départ du regretté préfet de police de Paris, Bernard Boucault.

L'ancien directeur général de la police nationale et directeur général des Républicains (LR, ex-UMP), Frédéric Péchenard avait dénoncé jeudi matin "une volonté d'appropriation politique, probablement pour masquer un certain nombre d'échecs du gouvernement".
VOIR et ENTENDRE d'abord l'entretien de F. Péchenard avec Europe 1; il n'a posé aucun problème technique de transfert, à la différence du suivant:

BFMTV oppose en revanche des difficultés à l'intégration de ses vidéos soi-disant à disposition du public:



Alors que l'enquête en cours n'était pas arrivée à sa conclusion, 
trois jeunes hommes, dont un ancien militaire, furent alors officiellement soupçonnés pour les besoins de la cause du président d'avoir vaguement projeté l'attaque d'un fort des Pyrénées-Orientales et l'égorgement médiatisé d'un officier au nom du djihad. Ils étaient au quatrième jour de leur garde à vue, jeudi, entendus par la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI). 

Jeudi, confirmant de son mieux la gaffe du président, le ministre de l'Intérieur a  vivement critiquée par l'opposition, affirmant qu'on ne peut pas "cacher la vérité aux Français".


"Lorsqu'il y a des faits graves, il est du rôle du gouvernement d'en informer les Français. On ne peut pas cacher la vérité aux Français, c'est ce que souhaite le gouvernement, c'est ce que souhaitent le président de la République et le Premier ministre etnous le faisons, ce travail d'information, en très étroite relation avec l'autorité judiciaire et notamment le parquet", a assuré Bernard Cazeneuve, en déplacement à Cergy-Pontoise (Val-d'Oise).


Et Cazeneuve de polémiquer sur les critiques de l'opposition, qualifiées de... polémique. "Nous ne pouvons pas être dans la polémique, car nous sommes concentrés sur l'essentiel (...), la protection des Français (...). L'information des Français doit être la règle en démocratie", a martelé le ministre, sans crainte de la surjouer et à l'aise dans l'auto-satisfaction.

Ségolène Royal a la première développé cette thèse ce matin

Ségolène Royal affirmait ce matin que "l'attentat terroriste n'est pas la piste privilégiée" dans l'incendie de Berre-l'Etang. Elle évoquait les règles "strictes" et "précises" de protection: inspections, grillages et badges...

Quant à la communication gouvernementale qui pose question, la ministre défend qu' "il est important que le gouvernement de temps en temps puisse faire savoir que les services de renseignement français sont très efficaces".
Pour la ministre, le bavard de l'Elysée a voulu communiquer car "il a estimé qu'à un moment il était important de montrer que les Français étaient protégés". Ségolène Royal estime de surcroît qu'il est "important que les Français le sachent à partir d'un exemple".


Cazeneuve fait un copié-collé de l'argumentaire Royal

Lorsque j'interviens sur ces sujets-là, c'est parce que c'est le moment de le faire allusion au président qui parle quand il devrait se taire -  et parce que la relation avec le parquet antiterroriste nous a permis d'articuler nos communications, parce qu'il faut que les informations soient précises, que chacun soit dans son rôle, a-t-il ajouté, pour le moins allusif au présidentIl est normal que le ministre de l'Intérieur  [et non pas un autre] rende compte de l'activité des services de renseignements", a-t-il souligné.

VOIR et ENTENDRE Cazeneuve afficher sa satisfaction d'avoir bafoué la loi, au détriment du Parquet seul habilité à communiquer: 

 (Il manque encore des documents vidéos originels: 
il faut espérer que Google permette l'existence de ce blog)

vendredi 25 avril 2014

Félicité par son ministre au téléphone, un policier croit à un gag de Lafesse

La démagogie, ça eût payé: avec Cazeneuve, ça ne paie plus !
Cazeneuve, un proche de L.Fabius,
jusqu'à la collection de cravates
et  la pochette blanche
Cazeneuve n'est pas crédible

Bernard Cazeneuve fait intrusion dans la vie familiale d'un policier à  22 heures passées, le jeudi 17 avril. Le ministre zélé veut féliciter un policier qui s'est illustré par l'arrestation d'un meurtrier, un peu plus tôt dans la journée, après une course-poursuite à Coulaines (Sarthe), près du Mans.

Mais le nouveau ministre de l'Intérieur doit décliner son identité
A peine Bernard Cazeneuve a-t-il commencé à vendre ses salades que son interlocuteur l'interrompt et l'envoie paîtrerapporte Le Canard Enchaîné dans son édition parue mercredi 23 avril. "Arrête tes conneries, Alain ! Je suis crevé. La journée a été longue..."

Bien peu respectueux du temps de repos de ses fonctionnaires, l'intrusif ministre a dû insister pour arriver  à convaincre le subalterne de la bienveillance de son appel, rapporte le quotidien régional La Maine Libre. Le policier, qui croyait à un canular, a fini par s'excuser.

Quand il était étudiant à Sciences Po Bordeaux entre 1982 et 1985, Cazeneuve n’aimait rien tant -dit-on-qu’imiter Jacques Chaban-Delmas. Cette aptitude supposée à se faire passer pour un autre est sans doute un must en politique ou dans les noces et banquets, mais un dérieux handicap quand on est ministre de Hollande.

Il connaît la musique, Nanard-les-dents-jaunes

Question haleine de chacal, l'ex-ministre du Budget passé à l'Intérieur lors du jeu de chaises musicales du changement de gouvernement du début du mois préfère éviter les face-à-face. On comprend donc pourquoi Ségolène Royal a banni les bises pour passer au serrement de mains distant.

Jusqu'en 2015, Nanard était député de la Manche, mais celui du Mans se trouve être son collègue Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture. La démarche de Cazeneuve n'est donc qu'un échange politicien de bons procédés. Ou un conflit d'intérêts dont sa victime a fait les frais. 

jeudi 1 novembre 2012

Ayrault a produit 20 couacs en cinq mois

La boîte à couacs est pleine


Regard bovin et tête de mort:
Ayrault-la-gaffe conjugue
déprime et dépression.
Résistons !


L'exécutif socialo-écolo a dépassé son quota 

Depuis quelques semaines, les ministres du gouvernement étaient priés de se taire.

Jean-Marc Ayrault était devenu son principal porte-parole. Mais le chef lui-même a  pourtant enfilé les bévues comme des perles, donnant une image d'amateurisme "comme on n'en a jamais vu", souligna un Jean-François Copé horrifié. C'est même "la symphonie des couacs", selon Nathalie Kosciusko-Morizet: une symphonie de Mahler. Alors, cette boîte à couacs, est-elle une création originale de l'équipe socialiste ou un standard remixé ?
Devoir de mémoire...


Les couacs de procédure

En anticipant une annonce du Conseil constitutionnel, qui sanctionnait une grossière erreur de procédure, Jean-Marc Ayrault a atteint des sommets. Non seulement, il a prêté le flanc à des attaques sur le non-respect de la séparation des pouvoirs, mais il a aussi mis en lumière l'impréparation d'un gouvernement pressé d'agir dans la précipitation d'avoir trop longtemps tergiversé. Car, si les Sages ont retoqué la totalité de la loi Logement présentée par son alliée EELV, Cécile Duflot, c'est que le texte examiné dans l'hémicycle du Sénat n'était pas la version validée en commission le matin même. 

Un deuxième projet de loi pourrait d'ailleurs connaître un sort similaire au Sénat et cette délirante excuse ne pourrait plus être invoqué : celui sur la tarification progressive de l'énergie. En commission, une majorité de sénateurs a jugé que ce texte contrevient au principe de la "péréquation tarifaire". Les décrypteurs indulgents admettent cette fois que les travaux d'une commission engagent la gauche gouvernementale et les représentants négligés de 4 millions d'électeurs communistes n'ont pas laissé passer.

Le gouvernement Fillon a évidemment connu ce genre de situation. Une dizaine de projets de loi a été censurée, mais en CINQ ANS, totalement ou partiellement, par le Conseil constitutionnel. Sachant que le gouvernement Fillon était autrement plus productif, la censure la plus spectaculaire reste celle de la taxe carbone, quelques jours avant son entrée en vigueur. C'était au motif que les nombreuses exemptions prévues créaient une rupture de l'égalité devant l'impôt et limitaient les objectifs de maîtrise des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans la lutte contre le réchauffement climatique.

La première était, elle, intervenue dès août 2007. C'est paradoxalement la lenteur socialiste à l'allumage qui permit de faire sourire un ministre socialiste malencontreusement, quelques jours avant la confirmation de la censure de loi Logement: "Nous sommes en retard sur le gouvernement précédent." 

Verdict: vu la lenteur de ses premiers pas, le gouvernement Ayrault a pris une forte avance sur ses prédécesseurs. 

Les couacs entre ministres

Partisan de l'auto-gestion, le ministre de l'Education, Vincent Peillon, s'est cru autorisé à proposer de revenir à la semaine de 5 jours dans le primaire et, dans la foulée, de relancer le débat sur la dépénalisation du cannabis.  Ayrault a dû recadrer son ministre indépenant. 

Jérôme Cahuzac penche pour un retour de la publicité après 20h sur France Télévisions. Court-circuitée, sa collègue Aurélie Filippetti écarte immédiatement l'hypothèse. 
Cet été, c'était l'inverse : Filippetti se déclare pour une redevance sur les écrans d'ordinateur mais, au Budget, Cahuzac, qui dément  dans la foulée. 
Le bouquet final se joue en ce moment : au moins cinq ministres ont donné leurs solutions pour relancer la compétitivité française.

La situation de François Fillon aux manettes était très différente, car les décisions étaient réputées prises à l'Elysée. En mai 2011, Claude Guéantministre de l'Intérieur, annonce aux députés UMP la suspension du démontage des panneaux annonçant les radars automatiques. Quelques minutes auparavant, son "patron" venait de réaffirmer la consigne de fermeté. 

En septembre 2009, le secrétaire d'Etat Christian Blanc, entrepreneur et UDF proche de Michel Rocard, envoie une lettre à Matignon pour se plaindre que les arbitrages rendus sur le Grand Paris ne figurent plus dans le projet de loi. Et demande que sa version remplace celle des services du Premier ministre. 
Enfin, mentionnons Christine Lagarde, alors rebaptisée "Lagaffe", mais aujourd'hui directrice générale du FMI. En septembre 2007, la ministre des Finance annonce un plan de rigueur dans la fonction publique est en préparation, dit-elle. Pas du tout, est obligé de répondre, embarrassé, Matignon.


Verdict le ministre en charge au gouvernement Fillon avait entendu les 80 députés UMP frondeurs hostiles à la nouvelle politique de sécurité routière du gouvernement. Mais s'agit-il d'un simple couac ou d'un grave conflit d'intérêts, lorsqu'Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, fait nommer sa concubine Audrey Pulvar à la tête de la rédaction des InRockuptibles dont le patron n'est autre que Matthieu Pigasseen outre actionnaire multi-millionnaire du Huffington Post et du Monde, nommé à la future Banque Publique d'Investissement (BPI), comme conseil,   par... Pierre Moscovici ?
3 couacs subalternes en 5 ans, côté Fillon, mais 5 couacs "maousse costauds" en 5 mois, côté Ayrault. 

Les couacs entre le Parlement et le gouvernement

Le projet de loi de finances 2013 a donné lieu à quelques amendements tout droit sortis des couloirs de l'Assemblée et que les ministères ont découvert au dernier moment. D'où une impression de flottement. Ce fut particulièrement vrai avec la proposition du député PS Christian Eckert d'intégrer les oeuvres d'art à l'ISF.
L'hyper-président qui a précédé la "gauche molle" était pressé par la crise et le besoin de réformes de faire adopter ses projets de loi. Entre décembre 2010 et janvier 2011, Le Figaro compte "une série de couacs: sur le permis à points, la réforme de la garde à vue, la Cades, les avantages fiscaux pour les aides à domicile et la fiscalité du patrimoine". 
Le couac le plus spectaculaire reste celui - écologique- de mai 2008. L'Assemblée adopte alors un amendement communiste qui limite considérablement la culture des OGM. La secrétaire d'Etat, Nathalie Kosicusko-Morizet dénonce un "concours de lâcheté et d'inélégance" entre le patron des députés UMP et Jean-Louis Borloo, son  propre ministre de tutelle.


Verdict: Dans le cas de NKM, François Fillon saura faire preuve de fermeté et lui imposer un exil du palais Bourbon:  elle finira par présenter des excuses publiques .

Les couacs d'amateurs

"Amateurs!", lance la totalité de la droite à l'adresse de Jean-Marc Ayrault et de son gouvernement. Et à demi-mots, la gauche reprend l'idée. Le président du Sénat, le socialiste Jean-Pierre Bel a demandé au gouvernement de "mieux respecter les contraintes du travail législatif". 


Déçu de n'avoir pas obtenu le ministère de la Justice, le député PS Jean-Jacques Urvoas ironise sur le manque de considération de Ayrault, "chef" hégémonique : "en général, on commente une décision" du Conseil constitutionnel mais "on ne l'annonce pas". 

Sur ces accusations d'amateurisme, Jean-François Copé a exprimé sa préoccupation. Ses adversaires lui rappellent qu'en avril 2009, lors du vote de la loi Hadopi, défendue par Christine Albanel et Frédéric Mitterrand, il déclencha une belle colère du chef de l'Etat quand la majorité à l'Assemblé, ne  put rejeter le texte, à cause d'une trop faible mobilisation des troupes UMP dans l'hémicycle. 

Mieux, en avril 2008, des députés UMP critiquent l'amateurisme du gouvernement Fillon
Mais, pour tout dire, il s'agissait alors, sur fond de boycottage des JO de Pékin, de la cacophonie provoquée par les déclarations intempestives de Rama Yade, ainsi que du désordre créé par le franc-tireur Martin Hirsch, venu de la société civile et associé au gouvernement d'ouverture en qualité de Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté et à la Jeunesse. Difficile, en vérité, de faire de  deux contextes différents une vieille rengaine de couacs.

Verdict: D'une part, Copé n'était pas Premier ministre et d'autre part les élus socialistes avaient usé contre la loi Hadopi d'un stratagème peu reluisant, se cachant sournoisement derrière un rideau pour tromper leurs adversaires sur leur nombre réél, contre tous les usages et pendant les vacances de Pâques. 
Se faire sermonner par le président du Sénat, qui plus est membre de son propre camp, est en revanche une autre prouesse accablante de Jean-Marc Ayrault. 

VOIR et ENTENDRE Ayrault se revendiquer "chef" de cet orchestre à vent: 


La chance de Ayrault, c'est qu'il n'a plus que quatre ans et six mois à tenir !
Si Hollande est plus  mou que Mitterrand, malade, avec Edith Cresson...
Quant à nous, nous serrons tout ce que nous pouvons.