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mardi 17 juillet 2018

Fraude fiscale : Thierry Solère (LREM) a été placé en garde à vue

Thierry Solère, en garde à vue mardi 17 juillet en pleine effervescence de la victoire des Bleus

Soupçonné de fraude fiscale, le député La République en marche (LREM) des Hauts-de-Seine  est dans les locaux de la police judiciaire à Nanterre

L'immunité parlementaire du député des Hauts-de-Seine avait été levée le 11 juillet dernier.
Le député rallié au parti présidentiel  fait en effet l'objet depuis 2016 d'investigations menées par l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales, après une plainte déposée par Bercy pour fraude fiscale. 
Les soupçons des enquêteurs portent également pour trafic d'influence, corruption, abus de biens sociaux, financement illicite de dépenses électorales et manquement aux obligations déclaratives auprès de la HATVP (Haute autorité pour la transparence de la vie publique).

Quels sont les défauts de moralité en cause ?

Les faits dont est soupçonné Solère remontent à 2010-2013, quand il était lieutenant de Bruno Le Maire et conseiller régional LR d'Ile-de-France. L'élu travaillait en parallèle comme conseiller stratégique dans le privé, notamment chez Chimirec, une entreprise spécialisée dans la collecte et le traitement des déchets industriels. Un poste qui lui rapportait "12.000 euros par mois", avait souligné le site trotskiste Mediapart en septembre 2016.

A l'été 2017, Le Canard enchaîné, journal anarchiste, avait indiqué que Thierry Solère avait "omis de régler une partie de ses impôts sur le revenu de 2010 à 2013, ainsi que la taxe foncière de la dernière année". Un "oubli" qui lui avait valu "une saisie-arrêt sur salaire", selon l'hebdomadaire.

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Selon le quotidien socialiste Le Monde, qui a récemment fait état d'un "document synthétisant la position du Parquet" dans cette affaire, Thierry Solère est aussi soupçonné, entre autres, d'"enrichissement occulte" et "de s'être servi de son influence en tant qu'élu local et national pour aider ses sociétés clientes à obtenir des contrats publics ou un agrément des pouvoirs publics", notamment "LNA, un prestataire informatique, Aliapur, une société de recyclage de pneus, ou encore Chimirec". 

Ce dernier dossier a eu en juin un effet collatéral de taille: soupçonné d'avoir transmis à Solère des éléments sur cette enquête, l'ex-garde des Sceaux socialiste Jean-Jacques Urvoas a été mis en examen par la Cour de justice de la République pour "violation du secret professionnel". Des soupçons que ce dernier a contestés "avec détermination". 

Le Monde précise par ailleurs que l'élu LREM doit également être entendu sur l'embauche en tant qu'assistante parlementaire de l'épouse de l'un de ses anciens employeurs. Un emploi soupçonné fictif. 

Il devrait être également interrogé sur des prêts octroyés par un de ses proches, promoteur immobilier, pour plus d'un million d'euros, qui n'auraient pas été déclarés. Des faits contestés par Thierry Solère. 

Ce parangon de moralité républicaine s'en tirera aussi bien que Richard Ferrand, un autre as LREM des montages financiers ?

jeudi 1 novembre 2012

Ayrault a produit 20 couacs en cinq mois

La boîte à couacs est pleine


Regard bovin et tête de mort:
Ayrault-la-gaffe conjugue
déprime et dépression.
Résistons !


L'exécutif socialo-écolo a dépassé son quota 

Depuis quelques semaines, les ministres du gouvernement étaient priés de se taire.

Jean-Marc Ayrault était devenu son principal porte-parole. Mais le chef lui-même a  pourtant enfilé les bévues comme des perles, donnant une image d'amateurisme "comme on n'en a jamais vu", souligna un Jean-François Copé horrifié. C'est même "la symphonie des couacs", selon Nathalie Kosciusko-Morizet: une symphonie de Mahler. Alors, cette boîte à couacs, est-elle une création originale de l'équipe socialiste ou un standard remixé ?
Devoir de mémoire...


Les couacs de procédure

En anticipant une annonce du Conseil constitutionnel, qui sanctionnait une grossière erreur de procédure, Jean-Marc Ayrault a atteint des sommets. Non seulement, il a prêté le flanc à des attaques sur le non-respect de la séparation des pouvoirs, mais il a aussi mis en lumière l'impréparation d'un gouvernement pressé d'agir dans la précipitation d'avoir trop longtemps tergiversé. Car, si les Sages ont retoqué la totalité de la loi Logement présentée par son alliée EELV, Cécile Duflot, c'est que le texte examiné dans l'hémicycle du Sénat n'était pas la version validée en commission le matin même. 

Un deuxième projet de loi pourrait d'ailleurs connaître un sort similaire au Sénat et cette délirante excuse ne pourrait plus être invoqué : celui sur la tarification progressive de l'énergie. En commission, une majorité de sénateurs a jugé que ce texte contrevient au principe de la "péréquation tarifaire". Les décrypteurs indulgents admettent cette fois que les travaux d'une commission engagent la gauche gouvernementale et les représentants négligés de 4 millions d'électeurs communistes n'ont pas laissé passer.

Le gouvernement Fillon a évidemment connu ce genre de situation. Une dizaine de projets de loi a été censurée, mais en CINQ ANS, totalement ou partiellement, par le Conseil constitutionnel. Sachant que le gouvernement Fillon était autrement plus productif, la censure la plus spectaculaire reste celle de la taxe carbone, quelques jours avant son entrée en vigueur. C'était au motif que les nombreuses exemptions prévues créaient une rupture de l'égalité devant l'impôt et limitaient les objectifs de maîtrise des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans la lutte contre le réchauffement climatique.

La première était, elle, intervenue dès août 2007. C'est paradoxalement la lenteur socialiste à l'allumage qui permit de faire sourire un ministre socialiste malencontreusement, quelques jours avant la confirmation de la censure de loi Logement: "Nous sommes en retard sur le gouvernement précédent." 

Verdict: vu la lenteur de ses premiers pas, le gouvernement Ayrault a pris une forte avance sur ses prédécesseurs. 

Les couacs entre ministres

Partisan de l'auto-gestion, le ministre de l'Education, Vincent Peillon, s'est cru autorisé à proposer de revenir à la semaine de 5 jours dans le primaire et, dans la foulée, de relancer le débat sur la dépénalisation du cannabis.  Ayrault a dû recadrer son ministre indépenant. 

Jérôme Cahuzac penche pour un retour de la publicité après 20h sur France Télévisions. Court-circuitée, sa collègue Aurélie Filippetti écarte immédiatement l'hypothèse. 
Cet été, c'était l'inverse : Filippetti se déclare pour une redevance sur les écrans d'ordinateur mais, au Budget, Cahuzac, qui dément  dans la foulée. 
Le bouquet final se joue en ce moment : au moins cinq ministres ont donné leurs solutions pour relancer la compétitivité française.

La situation de François Fillon aux manettes était très différente, car les décisions étaient réputées prises à l'Elysée. En mai 2011, Claude Guéantministre de l'Intérieur, annonce aux députés UMP la suspension du démontage des panneaux annonçant les radars automatiques. Quelques minutes auparavant, son "patron" venait de réaffirmer la consigne de fermeté. 

En septembre 2009, le secrétaire d'Etat Christian Blanc, entrepreneur et UDF proche de Michel Rocard, envoie une lettre à Matignon pour se plaindre que les arbitrages rendus sur le Grand Paris ne figurent plus dans le projet de loi. Et demande que sa version remplace celle des services du Premier ministre. 
Enfin, mentionnons Christine Lagarde, alors rebaptisée "Lagaffe", mais aujourd'hui directrice générale du FMI. En septembre 2007, la ministre des Finance annonce un plan de rigueur dans la fonction publique est en préparation, dit-elle. Pas du tout, est obligé de répondre, embarrassé, Matignon.


Verdict le ministre en charge au gouvernement Fillon avait entendu les 80 députés UMP frondeurs hostiles à la nouvelle politique de sécurité routière du gouvernement. Mais s'agit-il d'un simple couac ou d'un grave conflit d'intérêts, lorsqu'Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, fait nommer sa concubine Audrey Pulvar à la tête de la rédaction des InRockuptibles dont le patron n'est autre que Matthieu Pigasseen outre actionnaire multi-millionnaire du Huffington Post et du Monde, nommé à la future Banque Publique d'Investissement (BPI), comme conseil,   par... Pierre Moscovici ?
3 couacs subalternes en 5 ans, côté Fillon, mais 5 couacs "maousse costauds" en 5 mois, côté Ayrault. 

Les couacs entre le Parlement et le gouvernement

Le projet de loi de finances 2013 a donné lieu à quelques amendements tout droit sortis des couloirs de l'Assemblée et que les ministères ont découvert au dernier moment. D'où une impression de flottement. Ce fut particulièrement vrai avec la proposition du député PS Christian Eckert d'intégrer les oeuvres d'art à l'ISF.
L'hyper-président qui a précédé la "gauche molle" était pressé par la crise et le besoin de réformes de faire adopter ses projets de loi. Entre décembre 2010 et janvier 2011, Le Figaro compte "une série de couacs: sur le permis à points, la réforme de la garde à vue, la Cades, les avantages fiscaux pour les aides à domicile et la fiscalité du patrimoine". 
Le couac le plus spectaculaire reste celui - écologique- de mai 2008. L'Assemblée adopte alors un amendement communiste qui limite considérablement la culture des OGM. La secrétaire d'Etat, Nathalie Kosicusko-Morizet dénonce un "concours de lâcheté et d'inélégance" entre le patron des députés UMP et Jean-Louis Borloo, son  propre ministre de tutelle.


Verdict: Dans le cas de NKM, François Fillon saura faire preuve de fermeté et lui imposer un exil du palais Bourbon:  elle finira par présenter des excuses publiques .

Les couacs d'amateurs

"Amateurs!", lance la totalité de la droite à l'adresse de Jean-Marc Ayrault et de son gouvernement. Et à demi-mots, la gauche reprend l'idée. Le président du Sénat, le socialiste Jean-Pierre Bel a demandé au gouvernement de "mieux respecter les contraintes du travail législatif". 


Déçu de n'avoir pas obtenu le ministère de la Justice, le député PS Jean-Jacques Urvoas ironise sur le manque de considération de Ayrault, "chef" hégémonique : "en général, on commente une décision" du Conseil constitutionnel mais "on ne l'annonce pas". 

Sur ces accusations d'amateurisme, Jean-François Copé a exprimé sa préoccupation. Ses adversaires lui rappellent qu'en avril 2009, lors du vote de la loi Hadopi, défendue par Christine Albanel et Frédéric Mitterrand, il déclencha une belle colère du chef de l'Etat quand la majorité à l'Assemblé, ne  put rejeter le texte, à cause d'une trop faible mobilisation des troupes UMP dans l'hémicycle. 

Mieux, en avril 2008, des députés UMP critiquent l'amateurisme du gouvernement Fillon
Mais, pour tout dire, il s'agissait alors, sur fond de boycottage des JO de Pékin, de la cacophonie provoquée par les déclarations intempestives de Rama Yade, ainsi que du désordre créé par le franc-tireur Martin Hirsch, venu de la société civile et associé au gouvernement d'ouverture en qualité de Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté et à la Jeunesse. Difficile, en vérité, de faire de  deux contextes différents une vieille rengaine de couacs.

Verdict: D'une part, Copé n'était pas Premier ministre et d'autre part les élus socialistes avaient usé contre la loi Hadopi d'un stratagème peu reluisant, se cachant sournoisement derrière un rideau pour tromper leurs adversaires sur leur nombre réél, contre tous les usages et pendant les vacances de Pâques. 
Se faire sermonner par le président du Sénat, qui plus est membre de son propre camp, est en revanche une autre prouesse accablante de Jean-Marc Ayrault. 

VOIR et ENTENDRE Ayrault se revendiquer "chef" de cet orchestre à vent: 


La chance de Ayrault, c'est qu'il n'a plus que quatre ans et six mois à tenir !
Si Hollande est plus  mou que Mitterrand, malade, avec Edith Cresson...
Quant à nous, nous serrons tout ce que nous pouvons.

jeudi 28 juin 2012

Parité socialiste: le compte n'y est pas aux présidences de commissions de l'Assemblée nationale

Présidences de commissions à l'Assemblée: 3 femmes et 5 hommes, dont un UMP

Les huit commissions permanentes de l'Assemblée se sont réunies jeudi pour élire leur président, sans surprise par rapport aux accords intervenus en début de semaine: trois femmes, cinq hommes, aucun écologiste, et Gilles Carrez (UMP) à la tête de la commission des Finances.

Les commissions de l'Assemblée ont un pouvoir prépondérant, puisque c'est le texte du gouvernement ou député tel qu'elles le modifient qui est ensuite examiné en séance publique, à l'exception des textes budgétaires.

Trois femmes ont été désignées

Elisabeth Guigou (PS, Seine-Saint-Denis) a obtenu un lot de consolation: elle présidera la commission des Affaires Etrangères
Patricia Adam (PS, Brest, Finistère) celle de la Défense
Catherine Lemorton celle des Affaires sociales.

Des hommes aussi, encore

Patrick Bloche (PS, Paris) prend la tête de la commission des Affaires culturelles et de l'éducation,
François Brottes (PS, Isère) celle des Affaires économiques,
Jean-Jacques Urvoas (PS, Finistère), celle des Lois, alors qu'on le donnait au ministère de la Justice,
et Jean-Paul Chanteguet (PS, Indre) celle du développement durable.

Le groupe écologiste avait fortement protesté mardi après s'être vu refuser par le PS la présidence de la commission du développement durable.

L'ancien rapporteur général du Budget, 10 ans aux manettes, Gilles Carrez (UMP), devient président de la commission des Finances, seule commission dont la présidence est réservée à l'opposition, depuis que le président Sarkozy l'a décidé.
Christian Eckert (PS, Moselle) a été désigné rapporteur général du Budget
La nouvelle députée écologiste Eva Sas (Essonne) a été élue vice-présidente de la commission des Finances.

Les membres de commissions

Les anciens ministres François Baroin, Valérie Pécresse, Xavier Bertrand, Laurent Wauquiez, Bruno Le Maire, Eric WoerthChristian Estrosi siègent à la commission des Finances, souvent considérée comme la plus prestigieuse.

L'ancien Premier ministre François Fillon est annoncé à la commission des Affaires étrangères.

Le nouveau député Gilbert Collard, élu avec le soutien du Front National et avocat de profession, siègera à la commission des Lois.
Marion Maréchal-Le Pen siègera aux Affaires culturelles.

Olivier Falorni, tombeur de Désirdavenir Royal à la Rochelle, siègera à la commission du développement durable.