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mercredi 5 février 2020

Soupçons de financement libyen : Thierry Gaubert, mis en examen

La Justice cherche des preuves que l'ancien collaborateur de Sarkozy a pu toucher des fonds provenant du régime libyien

Dans cette hypothèse, ont-ils pu alimenter la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 ?
 Septembre 2011: L'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, impliqué dans l'affaire Karachi, va être entendu par les services de la police judiciaire.
Thierry Gaubert a été mis en examen vendredi dernier dans l’enquête sur des soupçons de financement libyen pour la campagne de 2007 de l’ex-président, a-t-on appris lundi 3 février de source judiciaire, confirmant une révélation - non sourcée - du magazine Le Point et du site trotskiste Mediapart.

Placé en garde à vue jeudi, Th. Gaubert a été mis en examen le lendemain pour "association de malfaiteurs", soupçonné d’avoir touché des fonds en provenance du régime libyen de Kadhafi, lesquels auraient pu alimenter la campagne de Nicolas Sarkozy.

Le 6 février 2006, il y a 14 ans, quasiment jour pour jour,  Th. Gaubert - directeur des relations publiques et conseiller du président du groupe bancaire BPCE (organe central commun à la Banque populaire et à la Caisse d'épargne française.) en 2011 -,  aurait reçu un virement de 440.000 euros provenant du régime libyen de Kadhafi, selon Mediapart, plus proche des révolutionnaires que des légitimistes. Le feuilleton au conditionnel raconte le circulation d'une somme qui aurait été reçue sur un compte ouvert aux Bahamas par un virement de la société Rossfield, qui serait la propriété du sulfureux intermédiaire Ziad Takieddine. 
Or, Mediapart affirme que Rossfield n’a été "alimentée que par de l’argent du régime de Kadhafi", à hauteur de 6 millions d’euros en 2006.
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Kadhafi a-t-il financé les campagnes d'Obama ?

Après six ans de travail des juges d’instruction, une somme d’indices dits troublants aurait donné corps à la thèse d’un financement de la campagne présidentielle victorieuse de Nicolas Sarkozy en 2007 par le régime de Kadhafi. Si les déclarations contradictoires de Ziad Takieddine, mis en examen, sont fiables, il aurait remis 5 millions d’euros à N. Sarkozy, entre la fin de 2006 et le début de 2007, sans preuve que c'était ou non en mains propres, alors qu'il était ministre de l’intérieur, et à son directeur de cabinet, Claude Guéant. 
Mais aucune preuve matérielle n’a été retrouvée, ce qui devrait clore l'enquête. Mais la presse - qui semble être une auxiliaire zélée de la justice -  fait à ce jour état de huit mises en examen, ce qui, dans l'opinion, équivaut, espère-t-elle, à autant de culpabilités. Impliqué dans l'affaire Karachi, Thierry Gaubert est issu d'une famille juive de Roumanie, ce qui n'entrerait aucunement en ligne de compte.

L’ancien chef de l’Etat est d'ailleurs mis en examen depuis bientôt trois ans (le 21 mars 2018) pour des soupçons non justifiés de "corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de détournement de fonds publics libyens"
Avec plusieurs proches, Sarkozy conteste la validité de cette enquête judiciaire qui s'entête à rechercher des preuves qui ne semblent pas exister. L’examen de leurs requêtes en nullité doit avoir lieu le 19 mars devant la chambre de l’instruction de la cour d’Appel de Paris.
Thierry Gaubert apportera-t-il les éléments qui permettront aux juges de se consacrer leur énergie à d'autres tâches en souffrance ?

mardi 21 janvier 2020

L'enquête sur le financement de la campagne de Macron à Lyon, classée sans suite

"Aucun détournement de fonds publics n'a été caractérisé" : pas de preuves, donc pas de faute ! 
Pas vu, pas pris...

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"Les infractions évoquées dans la plainte initiale ne sont pas constituées",
"selon une source", écrit benoîtement L'Express.

L'enquête ouverte en juin 2018 sur le possible financement par la ville et la métropole de Lyon de la campagne présidentielle de Macron a été classée sans suite, a-t-on appris lundi de source proche du dossier (sic), en confirmant une information du quotidien régional Le Progrès

Autre chose ?
Résultat de recherche d'images pour "Macron Penicaud CES La Vegas"Et l'opération levée de fonds en faveur du candidat Macron à Las Vegas, par l'entremise de Muriel Pénicaud au Salon du numérique (Consumer electronics show, CES) de 2016 ?



Malgré 381 000 € d’argent public ?

dimanche 8 septembre 2019

Un rapport non identifié assure que la campagne 2007 de Sarkozy a été financée par Kadhafi

Un rapport sorti de nulle part "atteste" le financement de sa campagne de 2007 par Kadhafi

"
Sarkozy est loin d'avoir fini avec la justice pour envisager revenir sur la scène politique française," applaudit un journaliste ivoirien

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Le président Ouattara et Jean-Yves Le Drian
C'est ainsi que se félicite Alain B. Zadi sur L'Infodrome, depuis la Côte-d'Ivoire, où se lit le tabloïd Soir.info, jugé "sobre et efficace" par courrierinternational.com, (groupe Le Monde, à 64% par Le Monde Libre, LML, tellement 'libre' qu'il est détenu par les hommes d'affaires Xavier Niel et Matthieu Pigasse) ...

CFI, opérateur du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, trempe dans cette infox (appelée "fake news" par les journalistes décrypteurs prétentiards)
Accueil
"L'affaire du financement de la campagne de Nicolas Sarkozy par le défunt président de la Lybie Mohammad Kadhafi n'a pas encore terminé son lot de rebondissements, promet le journaliste ivoirien de Soir Info, journal privé engagé, qui indique sa source: cfi.fr 

Ce quotidien partisan cite aussi Mediapart. 
"Il vient de mettre au jour, ce vendredi 6 septembre 2019, un rapport qui met en doute la parole l'ancien président de la France," écrit-il, sans indication de l'auteur de ce "rapport"...

"250.000 euros, voici la somme qui a circulé dans les mains du personnel de campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. C'est ce qui dit un rapport d'expertise, à en croire le site français d'information." Un site révolutionnaire trotskiste.

Selon le site d'Edwy Plenel, "ce fond [fonds] a été caché aux autorités de contrôle", assure Soir-info qui a reçu l'onction du ministère des Affaires étrangères, par le biais du CFI, opérateur de l'Etat. Ainsi, l' "absence de sincérité des comptes de campagne" et l'"ampleur de la circulation d'espèces en marge de la campagne" qui avaient été avancés par les enquêteurs vient d'être confirmé" [par Mediapart et/ou un rapport anonyme !], affirme le diffuseur officiel de rumeurs qui agitent la communauté noire de France : lien PaSiDupes.

"Rappelons que ce nouveau rebondissement fait suite à la découverte de l'arrivée de fonds lybiens sur le compte des intermédiaires proches du futur président de la République, et l'aveu par Ziad Takieddine de leur remise en espèces." 

Le ministère de l’Europe et des affaires étrangères a engagé une réforme qui a permis de renforcer la lisibilité et l’efficacité de la diplomatie d’influence française

Les axes de ce processus de réforme ont été fixés dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP) et du livre blanc sur la politique extérieure de la France, publié en juillet 2008.
Le rôle de coordinateur et de stratège dévolu à l’administration centrale du ministère des Affaires étrangères a été confirmé en mars 2009 avec la création de la direction générale de la mondialisation, du développement et des partenariats (DGM), la mise en œuvre des politiques étant confiée à des opérateurs de l’Etat ?
Pour être reconnu "opérateur de l’Etat" quel que soit son statut juridique, une personnalité morale (tels l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger ou l'Institut français, mais aussi bien RFI que CFI, une filiale du groupe France Médias Monde qui milite pour favoriser le développement des media en Afrique, dans le monde arabe et en Asie du Sud Est) doit exercer une activité de service public - qui peut explicitement se rattacher à la mise en œuvre d’une politique définie par l’Etat -, être financée majoritairement par l’Etat et être contrôlée directement par l’Etat...

Soir.info ne fournit aucune source identifiable précise.
Virée nocturne de Lang et Le Guen
avec le président Laurent Gbagbo
en décembre 2014
"Dans l’affaire Sarkozy-Kadhafi, les pièces du puzzle semblent s’agencer une à une," suinte Mediapart, incertain, qui parle pourtant d'"argent noir". 
Il faut aussi de l'argent noir (et rouge) pour accéder aux révélations du site révolutionnaire : elles sont réservées aux nantis de la gauche extrême.
Les zélés 'fact-chekers" du Monde (Decodex), de Libération (Checknews) ou de France Info (le Vrai du Faux) mettront un point d'honneur à livrer les identités des auteurs du mystérieux "rapport d'experts"...

dimanche 11 août 2019

Financement de campagne : l'accusateur de Sarkozy serait "protégé" par le juge Tournaire

Les indulgences de la presse pour le juge militant


Le JDD ou Valeurs actuelles évoquent une "protection" du témoin à charge par le juge Tournaire 

Résultat de recherche d'images pour "juge Tournaire"
Un juge que l'on disait remarquable d'intégrité et de ... discrétion
"Selon les informations du JDD, le juge Tournaire aurait protégé le bras droit de Kadhafi, accusateur de Nicolas Sarkozy dans l’affaire libyenne," écrit Le Point, lundi 11. Le magazine commente mollement, bien que l'honneur d'un homme soit en cause et celui d'un président français: "C’est une révélation qui pourrait faire grand bruit sur le présumé financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Valeurs actuelles dépayse pareillement le complot, titrant : "Affaire libyenne : l'accusateur de Sarkozy protégé par le juge Tournaire ?

Les soupçons véhiculés par la presse ont coûté à Sarkozy sa réélection.
Mais, pour cette presse d'investigation qui a hurlé avec les loups sans pour autant investiguer, la "révélation" du jour "pourrait faire grand bruit" !... Et de glisser, avec des réticences exprimées au conditionnel et comme un fait anodin, et que "les juges chargés de l'enquête auraient en effet passé un accord avec Abdallah Senoussi, chef des services de renseignement et beau-frère du colonel Kadhafi, pour obtenir ses déclarations à charge contre Nicolas Sarkozy, lequel est harcélé par le juge d’instruction marseillais au pôle financier du tribunal de Grande instance de Paris. C'est ce même homme qui, après avoir placé Sarkozy sur écoute, a renvoyé l’ancien président de la République devant le tribunal correctionnel (dossier Bygmalion) ; le même qui est intervenu dans le contentieux de Bernard Tapie avec le Crédit lyonnais ; le même qui instruit les affaires du couple Fillon (costumes et emplois fictifs): si ce n'est pas de l'amour, c'est de la rage car, le moins que l'on puisse dire, c'est que ce  myope et taiseux [un cas pathologique qui va - au-delà des trotskistes - jusqu'à dissimuler sa date de naissance sur sa fiche Wikipedia] est dédié à la droite, corps et âme (si jamais). Selon le livre de Davet et Lhomme sur Hollande, c'est "un type qui parle bas, agit fort. Un dur." Ignoraient-ils que ce "dur" est en vérité un méchant sans scrupules ?

Tout aussi anodin, le fait que l'ensemble de la justice aurait monté ce complot.
"En échange, l’accusateur de l’ex-président de la République aurait été protégé par la justice française", toute la justice, donc, c'est-à-dire le Parquet, le ministère de la Justice et les gouvernements des présidents de gauche qui l'ont suivi, Hollande et Macron.

Le juge Serge Tournaire a fait le déplacement de Tripoli le 5 février dernier pour "interroger" l'intéressé, dixit le JDD 

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Condamné à mort et emprisonné en Libye depuis la chute de Kadhafi, le chef des services du renseignement, Abdallah al-Senoussi, ci-contre à gauche, aurait bien exposé [?] cet arrangement dans une seconde version d’un procès verbal. "Le conseil de Senoussi insiste sur le fait que son client n'est pas impliqué [dans les] actes reprochés à M. Sarkozy, et M. le juge d'instruction [Tournaire] de lui expliquer que les autorités françaises n'ont aucun lien avec les actes de M. ­Senoussi et que celui-ci n'aura pas de comptes à rendre à ce propos", relaye le JDD.

En faisant preuve de clémence [ou complicité] envers Senoussi, le juge Tournaire pourrait ainsi être affaibli [sic] dans ce dossier, selon VA. 
Le juge aurait accepté [ou imposé] que l'audition de Senoussi se fasse sans enregistrement ni photo [pour plus de transparence et de légalité?]

Le Journal du dimanche souligne quant à lui que cet accord ne figure pas dans les correspondances entre le juge et le Quai d'Orsay [Jean-Yves Le Drian, ancien ministre de Hollande] ou le personnel du ministère de la Justice [pour ne pas mettre en cause Nicole Belloubet]. 
Résultat de recherche d'images pour "El-Mahfoud Ladib prison"
Le 14 juillet dernier, le Journal du dimanche publiait déjà le témoignage d'El-Mahfoud Ladib, qui fut proche de l'intermédiaire Ziad Takieddine pendant huit mois, en 2012. VA écrivit : "un ancien proche de Ziad Takieddine fournit des éléments qui semblent dédouaner Nicolas Sarkozy dans cette nébuleuse affaire." Des propos qui donnaient corps à la thèse d'une machination fomentée contre l'ancien président français dans l'affaire du financement libyen [supposé] de sa campagne présidentielle de 2007.

dimanche 28 juillet 2019

Soupçons de financement libyen : le principal accusateur de Sarkozy fait marche-arrière

Baghdadi al-Mahmoudi avoue qu'il n'a pas été le témoin direct du prétendu financement de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy 

Depuis 2011, ce libyen de haut rang a ainsi faussé deux élections présidentielles françaises...

Résultat de recherche d'images pour "Baghdadi al-Mahmoudi et Kadhafi"
Baghdadi était l’un des plus crédibles. Depuis sa fuite en Tunisie en 2011, il ne cessait d’accuser Nicolas Sarkozy.  
Effondrement d'une nouvelle poutre maîtresse du dossier 
Résultat de recherche d'images pour "mouammar kadhafi"
dans l'une des affaires qui a empoisonné la carrière de Nicolas Sarkozy. Baghdadi al-Mahmoudi, l'ancien chef du gouvernement libyen, à l'origine des révélations sur des soupçons de financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, change de version, rapporte le Journal du Dimanche. Entendu le 9 février dernier dans le cadre de l'enquête, il aurait déclaré : "Je n'ai pas de relation directe avec les faits; on me les a juste rapportés".  

Résultat de recherche d'images pour "mouammar kadhafi"
C'est justement lui, qui, lors de son procès en 2014, avait accusé Nicolas Sarkozy. En 2016, il avait d'ailleurs évoqué "d'importantes contributions à la campagne présidentielle" du candidat. 

De nouveau interrogé, Baghdadi al-Mahmoudi se défend en déclarant : "J'avais dit tout ce que je sais et tout ce qu'on m'avait rapporté", se défend aujourd'hui Baghdadi al-Mahmoudi. 
Résultat de recherche d'images pour "Baghdadi al-Mahmoudi et Kadhafi"
Baghdadi al-Mahmoudi

"Je n'ai pas traité avec lui directement"...

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"Les personnes ayant traité avec Sarkozy se trouvent chez vous. Je n'ai donc pas traité directement avec lui et je ne lui ai pas donné d'argent", aurait-il affirmé aux enquêteurs français, avant d'ajouter : "Je n'ai donc pas traité avec lui directement et je ne lui ai pas donné d'argent". 

Enfin, alors qu'il avait raconté que des sommes avaient été "prélevées sur un poste politique" dans le budget des Affaires étrangères pour un "soutien politique", il nie aujourd'hui leur "caractère officiel". Il confirme en revanche l'existence de "sommes allouées au soutien des campagnes électorales d'Etats amis".
Résultat de recherche d'images pour "mouammar kadhafi"
Dans l'enquête sur les accusations de financement par lle tyran libyen de sa campagne de 2007, l'ancien ministre et secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant et Nicolas Sarkozy ont été mis en examen, notamment pour "corruption passive" et "recel de détournements de fonds publics" dans cette procédure qui fait toujours l'objet de recours devant la Cour d'Appel.

samedi 25 août 2018

A peine rentré de vacances, Macron s'offre un long weekend au Fort de Brégançon

Le Président de la République est tellement chargé de travail qu'il est de retour dans sa résidence de vacances à Bormes-les-Mimosas...

Arrivé dès jeudi, en début d'après-midi, le chef de l'Etat devrait rester tout le weekend, en compagnie de son épouse et de sa famille. 

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Tiphaine, la fille de Brigitte Macron, a table ouverte 
avec sa famille, dans la résidence de la République
La presse nous refait pourtant le coup de la rentrée studieuse. 
Alors que le mistral devrait souffler fort sur le rivage varois (jusqu'à 90 km/heure), le président de la République aura du temps à consacrer à sa belle-famille.

Brigitte Macron à Brégançon
Brigitte Macron en quête de sensations, photographiée
au large du fort de Brégançon, à l'arrière d'un jet-ski 

La rentrée politique et sociale (retraites, chômage, lutte contre la pauvreté, croissance ou déficit public) s'annonce pourtant tendue. Et il aura à revoir le discours qui lui sera proposé pour la conférence des ambassadeurs devant lesquels il s'exprimera, lundi matin.

Macron a du mal avec ses femmes

Brigitte Macron, une femme en campagnePendant ces deux jours, il pourra également se déconnecter de deux des derniers sujets qui ternissent son quinquennat : outre l'affaire Benalla et le refus de ce proche collaborateur d'aider les enquêteurs, ou celle d'Alexis Kohler, accusé de conflit d'intérêts familial, deux autres apparaissent moins directement impactantes : le désaccord entre les ministres de la santé et du travail - Agnès Buzyn et Muriel Penicaud - sur le financement des arrêts maladie par les entreprises, 
Résultat de recherche d'images pour "Macron barbe las vegas"et surtout l'ouverture d'une enquête par la justice concernant la ministre de la culture, Françoise Nyssensur de supposées infractions aux règles d'urbanisme commises par Actes Sud, la maison d'éditions que son père a créée. 
Sans compter l'implication suspecte de Havas et Muriel Pénicaud dans le financement masqué de Macron, ministre, en visite de campagne à Las Vegas, déguisé en start-upper avec barbe de trois jours.
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Tous les Trogneux profitent du fort de Brégançon,
tout en boudant la piscine à 34.000 euros
On peut comprendre que Macron n'ait guère envie de rentrer à Paris

Il se fait discret, nous dit-on, mais il n'est question que de lui et des jambes de Madame, "les plus belles de France" (sic): "Brigitte Macron a choisi de s’habiller court pour montrer ses longues jambes. Faut-il s’habiller court comme Brigitte Macron ? Vaste débat qui anime TOUTES les conversations de France et de Navarre ! " (Paris Match) Voyez vous-même les coton-tiges, ci-contre
Certes, il n'a pas abusé de sorties officielles, mais chacune a suscité la polémique et la nausée, du fait de mises en scènes grossières révélées par la presse, l'une avec le petit Maxime, 6 ans, qui aurait une passion pour Macron (lien PaSiDupes), l'autre avec la mère d'un détenu français au Maroc, Thomas Gallay (lien PaSiDupes)






mardi 17 juillet 2018

Fraude fiscale : Thierry Solère (LREM) a été placé en garde à vue

Thierry Solère, en garde à vue mardi 17 juillet en pleine effervescence de la victoire des Bleus

Soupçonné de fraude fiscale, le député La République en marche (LREM) des Hauts-de-Seine  est dans les locaux de la police judiciaire à Nanterre

L'immunité parlementaire du député des Hauts-de-Seine avait été levée le 11 juillet dernier.
Le député rallié au parti présidentiel  fait en effet l'objet depuis 2016 d'investigations menées par l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales, après une plainte déposée par Bercy pour fraude fiscale. 
Les soupçons des enquêteurs portent également pour trafic d'influence, corruption, abus de biens sociaux, financement illicite de dépenses électorales et manquement aux obligations déclaratives auprès de la HATVP (Haute autorité pour la transparence de la vie publique).

Quels sont les défauts de moralité en cause ?

Les faits dont est soupçonné Solère remontent à 2010-2013, quand il était lieutenant de Bruno Le Maire et conseiller régional LR d'Ile-de-France. L'élu travaillait en parallèle comme conseiller stratégique dans le privé, notamment chez Chimirec, une entreprise spécialisée dans la collecte et le traitement des déchets industriels. Un poste qui lui rapportait "12.000 euros par mois", avait souligné le site trotskiste Mediapart en septembre 2016.

A l'été 2017, Le Canard enchaîné, journal anarchiste, avait indiqué que Thierry Solère avait "omis de régler une partie de ses impôts sur le revenu de 2010 à 2013, ainsi que la taxe foncière de la dernière année". Un "oubli" qui lui avait valu "une saisie-arrêt sur salaire", selon l'hebdomadaire.

Image associée
Selon le quotidien socialiste Le Monde, qui a récemment fait état d'un "document synthétisant la position du Parquet" dans cette affaire, Thierry Solère est aussi soupçonné, entre autres, d'"enrichissement occulte" et "de s'être servi de son influence en tant qu'élu local et national pour aider ses sociétés clientes à obtenir des contrats publics ou un agrément des pouvoirs publics", notamment "LNA, un prestataire informatique, Aliapur, une société de recyclage de pneus, ou encore Chimirec". 

Ce dernier dossier a eu en juin un effet collatéral de taille: soupçonné d'avoir transmis à Solère des éléments sur cette enquête, l'ex-garde des Sceaux socialiste Jean-Jacques Urvoas a été mis en examen par la Cour de justice de la République pour "violation du secret professionnel". Des soupçons que ce dernier a contestés "avec détermination". 

Le Monde précise par ailleurs que l'élu LREM doit également être entendu sur l'embauche en tant qu'assistante parlementaire de l'épouse de l'un de ses anciens employeurs. Un emploi soupçonné fictif. 

Il devrait être également interrogé sur des prêts octroyés par un de ses proches, promoteur immobilier, pour plus d'un million d'euros, qui n'auraient pas été déclarés. Des faits contestés par Thierry Solère. 

Ce parangon de moralité républicaine s'en tirera aussi bien que Richard Ferrand, un autre as LREM des montages financiers ?

mercredi 4 avril 2018

Présidentielle : quand Michel Sapin plomba la SNCF pour "sauver" Alstom et Hollande

Pour être agréable à Juppé, l'Etat acheta 15 TGV et 20 locomotives destinés au Bordeaux-Marseille

Sauvetage d'Alstom par l'Etat : Sapin jugea la polémique "incongrue"

Février 2017 à Belfort: Hollande donne des garanties sur la commande de 15 rames de TGV par l'Etat
Le mercredi 5 octobre 2016, sur Europe 1, Michel Sapin avait tenté de dégonfler la polémique sur la commande par l'Etat de locomotives Alstom pour sauver le site du groupe à Belfort. 
"Le bon calcul, c'est celui que nous faisons. Le calcul qui est respectueux des finances publiques, c'est celui que nous faisons", assura le ministre de l'Economie et des Finances et manipulateur des chiffres du chômage pendant toute la durée du quinquennat de Hollande. 
L'achat par les contribuables de ces 15 rames à deux étages conçues pour rouler à 320km/h sur la ligne Bordeaux-Marseille avait suscité de nombreuses critiques, la veille, en raison de leur coût (proche de 30 millions d'euros), jugé disproportionné puisque les trains ne pourront de toutes façons pas excéder 200 km/h sur cette ligne, pour l'instant non adaptée à la très grande vitesse. "De toutes façons, sur cette ligne entre Bordeaux et Marseille, il aurait fallu acheter des trains, expliquait Sapin. Est-ce qu'il vaut mieux acheter un train cher aujourd'hui qui sera dépassé dans cinq ou dix ans ou est-ce qu'il vaut mieux acheter dès maintenant le TGV qui roulera sur une ligne à grande vitesse dans dix ans ?", s'est défendu Michel Sapin, dont le petit crâne d'oeuf ne prenait pas en compte le coefficient de vétusté après dix ans.

VOIR et ENTENDRE l'autosatisfaction de Hollande traitant la question :


Le ministre de l'Economie avait par ailleurs jugé "normal" que l'Etat achète ces rames en son nom propre, quand bien même il ne fait pas rouler directement les trains. "Ce n'est pas l'Etat qui les achète pour jouer au petit train électrique. L'autorité organisatrice, c'est l'Etat. Et on met à disposition, en l'occurrence de la SNCF, les trains. Ce qui est normal... C'est comme ça qu'on fait", a-t-il dit.

VOIR et ENTENDRE Sapin souligner que Hollande donne la priorité au sauvetage du Parti socialiste à Belfort :

En raison notamment de l'absence de recours à un appel d'offres, l'annonce par le gouvernement et Alstom d'une pluie de commandes et d'investissements étalés sur quatre ans pour maintenir l'activité de l'usine de Belfort, un temps menacée, a été qualifiée de "bricolage" et de "rafistolage" par la droite et une partie de la gauche, en fait une opération illégale. Pointé par la Commission européenne et les concurrents étrangers d'Alstom, l'exécutif avait maintenu que ces commandes étaient néanmoins parfaitement légales. 

En fait,
une opération violant doublement la loi en constituant aussi un financement illégal de la campagne de Hollande.
On comprend pourquoi Valls a largué le Parti socialiste pour se rallier au nouveau prince de la cité et s'assurer protection: bien que la justice soit indépendante, elle poursuit les uns, mais épargne les autres, selon qu'ils sont puissants ou misérables.

Hollande et Sapin accusés d'électoralisme à 8 mois de la présidentielle de 2017



Sans oublier de "redonner espoir"
à Hollande, d'abord
Une commission d'enquête a été créée à l'Assemblée en octobre 2017. Après les dossiers Alstom, Alcatel ou bien encore STX, les députés LR plaidaient que plusieurs rachats successifs soulèvent des questions sur la capacité de l'État à défendre champions industriels et intérêts stratégiques.
L'Assemblée se penche sur la politique industrielle de l'État.  © PDN/SIPA / DNphotography / SIPA/ PDN/SIPA

La conférence des présidents de l'Assemblée, autour de son président François de Rugy et en présence du secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement Christophe Castaner, a pris acte de cette création d'une commission de 30 membres (17 LREM, 5 LR, 2 MoDem, 2 Constructifs, 2 Nouvelle Gauche, 1 LFI, 1 communiste). Chaque groupe parlementaire a le droit, une fois par session de l'Assemblée, d'user de son "droit de tirage" pour une commission d'enquête.

"Le cas d'Alstom n'est malheureusement pas un cas isolé".
Si le problème d'Alstom et de l'endettement de l'Etat survient à huit mois de la présidentielle de 2017, ils jugent donc nécessaire de "s'interroger sur les moyens juridiques, économiques et financiers dont dispose l'État, mais aussi de la stratégie adoptée, pour favoriser le maintien en France de notre patrimoine industriel stratégique". Les élus du principal groupe d'opposition rappellent d'emblée la récente fusion Alstom-Siemens, y voyant une "étape décisive dans le processus de démantèlement d'Alstom", après l'absorption du pôle énergie d'Alstom par General Electric en 2014-2015, "largement applaudie par le gouvernement d'alors", malgré "de vives polémiques sur (s)es conditions". Et " moins de trois ans plus tard, Alstom voit sa branche transports diluée dans un nouvel ensemble contrôlé par Siemens", observent-ils : phénomène d'incrémentation classique, dont on peut citer en illustration, dans un autre domaine, le passage du PACS à la PMA, en passant par le mariage homosexuel et en attendant la GPA.


VOIR et ENTENDRE Hollande se justifier - avouant au passage l'interventionnisme de l'Etat - et polémiquer :

(à venir)
Ses dénégations successives auraient dû alerter les décrypteurs sur son degré de persuasion intime.

Outre Alstom, le groupe LR évoque le passage des chantiers navals STX de Saint-Nazaire "sous pavillon italien" avec l'arrivée de Fincantieri comme actionnaire majoritaire "grâce à 1 % prêté par l'Etat français", ou le rachat d'Alcatel-Lucent par le finlandais Nokia, citant aussi "Technip, Lafarge, Morpho ou encore Nexter System". "Ces grandes entreprises sont parmi nos plus beaux fleurons industriels et représentent le savoir-faire français. (...) Des milliers de salariés sur notre territoire dépendent de leurs activités. Elles représentent aussi parfois de véritables éléments de notre souveraineté et de notre sécurité nationale," plaident encore ces députés.

VOIR et ENTENDRE  le candidat Hollande en campagne au Creusot en 2012: 



Des fleurons, mais aussi des salariés-électeurs recrutés par l'Etat socialiste au profit de Hollande ou de son successeur et ancien conseiller élyséen, Macron

Quand le secrétaire d'État à l'Industrie auprès de Michel Sapin dans le gouvernement Valls et maire PS de Chalon-sur-Saône (2008-2014), à 2 heures de route de Belfort, Christophe Sirugue, annonça 70 millions d’euros "pour préparer l’avenir de Belfort", Collard commenta : " Une bonne nouvelle pour les salariés, une mauvaise pour les contribuables," Nicolas Sarkozy parla simplement d'un "plan bricolé à la hâte", tandis que Montebourg fustigeait clairement un "bricolage opportuniste" dont un syndicaliste se félicitait : "On a de la visibilité pour les quatre ans à venir", jusqu'en 2021 : Macron était ministre de l'Economie jusqu'à la fin août 2016 et a donc préparé l'opération et c'est donc au président Macron de régler le problème, avant 2020, dès 2018 à la SNCF qu'il a contribué à endetter.

VOIR et ENTENDRE les promesses du candidat Hollande en 2012: 


La Commission d'enquête de l'Assemblée sur la politique industrielle a auditionné les organisations syndicales représentatives d'Alstom, le mercredi 29 novembre 2017

L'audition s'est déroulée sous forme de table ronde et la CE a entendu M. Claude Mandart, délégué syndical central CFE-CGC d’Alstom France, M. Jean-Louis Profizi, secrétaire CFE-CGC du comité central d’entreprise Alstom Transport, M. Gérard Mardiné, secrétaire national CFE-CGC, M. Patrick de Cara, délégué syndical CFDT de l’établissement Oméga de Saint-Ouen d’Alstom Transport, M. Laurent Desgeorge, délégué syndical central CFDT d’Alstom Transport et secrétaire de l’Inter CFDT Alstom, M. Philippe Pil délégué syndical central FO d’Alstom Transport, M. Vincent Jozwiak, représentant FO au comité central d’entreprise d’Alstom Transport et délégué de l’établissement de Petite-Forêt (près de Valenciennes), M. Charles Menet, représentant syndical FO au comité central d’entreprise d’Alstom Transport, M. Hervé Fillhardt, délégué syndical FO du site de Reichshoffen, M. Fabrice Cotrel délégué syndical FO du site de La Rochelle/Aytré, M. Boris Amoroz, délégué syndical CGT d’Alstom Omega, et M. Stéphane Flégeau, secrétaire général adjoint et animateur du collectif "industrie" de la Fédération CGT des travailleurs de la métallurgie.


Si une Commission d'enquête parlementaire ne suffit pas.
Le Conseil Constitutionnel doit être saisi pour décider si le 1 % prêté par l'Etat français à Fincantieri ou si le financement par l'Etat du sauvetage d'Alstom est constitutionnel.

A défaut, pourquoi le Parquet national financier (PNF et singulièrement le juge Tournaire) n'ouvre-t-il pas une enquête pour déterminer si le financement par l'Etat du sauvetage d'Alstom ne constitue pas effectivement un conflit d'intérêts politiques ?

VOIR et ENTENDRE comment le sauvetage d'Alstom est une escroquerie de Hollande qui n'envisageait que de favoriser sa candidature et sa ré-élection, aux frais des Français et, d'abord aux salariés d'Alstom, comme des cheminots par contre-coup: 


Pour mémoire, les promesses de Hollande de préserver l'emploi en France, sa préoccupation prioritaire :