POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est affaire Kadhafi. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est affaire Kadhafi. Afficher tous les articles

mercredi 5 février 2020

Soupçons de financement libyen : Thierry Gaubert, mis en examen

La Justice cherche des preuves que l'ancien collaborateur de Sarkozy a pu toucher des fonds provenant du régime libyien

Dans cette hypothèse, ont-ils pu alimenter la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 ?
 Septembre 2011: L'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, impliqué dans l'affaire Karachi, va être entendu par les services de la police judiciaire.
Thierry Gaubert a été mis en examen vendredi dernier dans l’enquête sur des soupçons de financement libyen pour la campagne de 2007 de l’ex-président, a-t-on appris lundi 3 février de source judiciaire, confirmant une révélation - non sourcée - du magazine Le Point et du site trotskiste Mediapart.

Placé en garde à vue jeudi, Th. Gaubert a été mis en examen le lendemain pour "association de malfaiteurs", soupçonné d’avoir touché des fonds en provenance du régime libyen de Kadhafi, lesquels auraient pu alimenter la campagne de Nicolas Sarkozy.

Le 6 février 2006, il y a 14 ans, quasiment jour pour jour,  Th. Gaubert - directeur des relations publiques et conseiller du président du groupe bancaire BPCE (organe central commun à la Banque populaire et à la Caisse d'épargne française.) en 2011 -,  aurait reçu un virement de 440.000 euros provenant du régime libyen de Kadhafi, selon Mediapart, plus proche des révolutionnaires que des légitimistes. Le feuilleton au conditionnel raconte le circulation d'une somme qui aurait été reçue sur un compte ouvert aux Bahamas par un virement de la société Rossfield, qui serait la propriété du sulfureux intermédiaire Ziad Takieddine. 
Or, Mediapart affirme que Rossfield n’a été "alimentée que par de l’argent du régime de Kadhafi", à hauteur de 6 millions d’euros en 2006.
Résultat de recherche d'images pour "obama kadhafi""
Kadhafi a-t-il financé les campagnes d'Obama ?

Après six ans de travail des juges d’instruction, une somme d’indices dits troublants aurait donné corps à la thèse d’un financement de la campagne présidentielle victorieuse de Nicolas Sarkozy en 2007 par le régime de Kadhafi. Si les déclarations contradictoires de Ziad Takieddine, mis en examen, sont fiables, il aurait remis 5 millions d’euros à N. Sarkozy, entre la fin de 2006 et le début de 2007, sans preuve que c'était ou non en mains propres, alors qu'il était ministre de l’intérieur, et à son directeur de cabinet, Claude Guéant. 
Mais aucune preuve matérielle n’a été retrouvée, ce qui devrait clore l'enquête. Mais la presse - qui semble être une auxiliaire zélée de la justice -  fait à ce jour état de huit mises en examen, ce qui, dans l'opinion, équivaut, espère-t-elle, à autant de culpabilités. Impliqué dans l'affaire Karachi, Thierry Gaubert est issu d'une famille juive de Roumanie, ce qui n'entrerait aucunement en ligne de compte.

L’ancien chef de l’Etat est d'ailleurs mis en examen depuis bientôt trois ans (le 21 mars 2018) pour des soupçons non justifiés de "corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de détournement de fonds publics libyens"
Avec plusieurs proches, Sarkozy conteste la validité de cette enquête judiciaire qui s'entête à rechercher des preuves qui ne semblent pas exister. L’examen de leurs requêtes en nullité doit avoir lieu le 19 mars devant la chambre de l’instruction de la cour d’Appel de Paris.
Thierry Gaubert apportera-t-il les éléments qui permettront aux juges de se consacrer leur énergie à d'autres tâches en souffrance ?

dimanche 28 juillet 2019

Soupçons de financement libyen : le principal accusateur de Sarkozy fait marche-arrière

Baghdadi al-Mahmoudi avoue qu'il n'a pas été le témoin direct du prétendu financement de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy 

Depuis 2011, ce libyen de haut rang a ainsi faussé deux élections présidentielles françaises...

Résultat de recherche d'images pour "Baghdadi al-Mahmoudi et Kadhafi"
Baghdadi était l’un des plus crédibles. Depuis sa fuite en Tunisie en 2011, il ne cessait d’accuser Nicolas Sarkozy.  
Effondrement d'une nouvelle poutre maîtresse du dossier 
Résultat de recherche d'images pour "mouammar kadhafi"
dans l'une des affaires qui a empoisonné la carrière de Nicolas Sarkozy. Baghdadi al-Mahmoudi, l'ancien chef du gouvernement libyen, à l'origine des révélations sur des soupçons de financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, change de version, rapporte le Journal du Dimanche. Entendu le 9 février dernier dans le cadre de l'enquête, il aurait déclaré : "Je n'ai pas de relation directe avec les faits; on me les a juste rapportés".  

Résultat de recherche d'images pour "mouammar kadhafi"
C'est justement lui, qui, lors de son procès en 2014, avait accusé Nicolas Sarkozy. En 2016, il avait d'ailleurs évoqué "d'importantes contributions à la campagne présidentielle" du candidat. 

De nouveau interrogé, Baghdadi al-Mahmoudi se défend en déclarant : "J'avais dit tout ce que je sais et tout ce qu'on m'avait rapporté", se défend aujourd'hui Baghdadi al-Mahmoudi. 
Résultat de recherche d'images pour "Baghdadi al-Mahmoudi et Kadhafi"
Baghdadi al-Mahmoudi

"Je n'ai pas traité avec lui directement"...

Image associée
"Les personnes ayant traité avec Sarkozy se trouvent chez vous. Je n'ai donc pas traité directement avec lui et je ne lui ai pas donné d'argent", aurait-il affirmé aux enquêteurs français, avant d'ajouter : "Je n'ai donc pas traité avec lui directement et je ne lui ai pas donné d'argent". 

Enfin, alors qu'il avait raconté que des sommes avaient été "prélevées sur un poste politique" dans le budget des Affaires étrangères pour un "soutien politique", il nie aujourd'hui leur "caractère officiel". Il confirme en revanche l'existence de "sommes allouées au soutien des campagnes électorales d'Etats amis".
Résultat de recherche d'images pour "mouammar kadhafi"
Dans l'enquête sur les accusations de financement par lle tyran libyen de sa campagne de 2007, l'ancien ministre et secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant et Nicolas Sarkozy ont été mis en examen, notamment pour "corruption passive" et "recel de détournements de fonds publics" dans cette procédure qui fait toujours l'objet de recours devant la Cour d'Appel.

mardi 20 mars 2018

Nicolas Sarkozy en garde à vue : Ségolène Royal en (in)délicatesse avec la présomption d'innocence

La favorite de la presse se demande si en 2007 "le match était à armes égales"

Largement refoulée, l'amère Royal fait 
pourtant parler les Français
Poignée de mains Mitterrand-Kadhafi en novembre 1984 : le dictateur libyen a-t-il participé au financement de
la campagne du socialiste en 1988 ?
La candidate  rejetée par les électeurs à la présidentielle de 2007 a commenté la garde à vue de son ancien rival. Dans un tweet publié mardi soir, elle le soupçonne d'avoir illicitement financé sa campagne avec des fonds libyens.

Exprimés alors que Nicolas Sarkozy est toujours placé en garde à vue mercredi matin 21 mars, ces soupçons interfèrent avec l'enquête qui se traîne depuis plus de dix ans. Déçus par le vote populaire, les juges cherchent en vain depuis  2007, et singulièrement depuis 2015, des preuves à des flux financiers fantasmés sur la base d'accusations par un menteur avéré, d'ailleurs condamné à plusieurs reprises, notamment pour diffamation et abandon de familleZiad Takieddine - , dont le site révolutionnaire trotskiste Mediapart colporte les propos, confirmés par des opposants à Mouammar Kadhafi, mais infirmés par d'ex-proches du régime de l'ancien dictateur libyen. Le sulfureux homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine affirme vaguement avoir versé au camp Sarkozy trois valises contenant 5 millions d'euros en provenance du régime Kadhafi, entre novembre 2006 et début 2007.

Cette garde à vue a réjoui la fielleuse Ségolène Royal 

"Je suis interrogée sur l'affaire de N. Sarkozy.
[qui ?] Je voudrais juste dire ceci : malgré des conditions difficiles, la justice avance", a écrit mardi soir la socialiste sur Twitter. A-t-elle des informations sur les progrès de l'enquête dont la presse ne disposerait pas ? Ou tente-elle de s'ingérer dans l'enquête ?

La manipulatrice de l'opinion instrumentalise aussi les Français.
"Ma pensée va aux millions de citoyens [oh la bonne fille !] qui ont le droit de savoir si le match était à armes égales...", a-t-elle ajouté, distillant le soupçon.

"Dans les rangs politiques à droite, le placement en garde à vue de l'ancien président a scandalisé, le patron des Républicains Laurent Wauquiez jugeant la mesure "humiliant(e) et inutile", tandis que le chef de file des députés LR Christian Jacob a lui évoqué un "acharnement incompréhensible".

Il n'y a pas d'élément dans le dossier qui justifie aujourd'hui une telle mesure spectaculaire de garde à vue. Après cinq ans d'enquête, on n'arrive toujours pas à prouver qu'un seul centime d'argent libyen a été versé à Nicolas Sarkozy", a déclaré l'avocat de Claude Guéant, Philippe Bouchez El Ghozi.


L'ancienne candidate battue, dont la loi de transition énergétique est contestée, cherche à faire diversion

Macron renonce à atteindre 50 % de nucléaire contre 75 % aujourd’hui - dans le mix électrique en 2025. C’est le constat que fait le ministre Nicolas Hulot, se fondant sur un rapport de RTE, le gestionnaire du réseau électrique français. Il met ainsi en accusation un manque d’anticipation du pays, pour ne pas dire une idéologie dominante irréaliste, à laquelle Ségolène Royal a pris une large partcar un tel objectif aurait nécessité de fermer une quinzaine de réacteurs en 7 ans.  
La réduction de la part du nucléaire de 75 à 50 % en 2025 était la mesure phare de la loi de transition énergétique présentée le 30 juillet 2014 par Ségolène Royal, ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, et signée le 17 août 2015. La France, le pays le plus nucléarisé au monde, annonçait la réduction de 75 à 50 % de la part de l’atome dans son mix électrique. Un engagement irresponsable de François Hollande lors de la campagne de 2012 dans le but politicien d’obtenir un accord électoral avec EELV. 
Le 7 novembre 2017, c’était le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, qui se résolvait à repousser cette promesse… à laquelle, en réalité, aucun observateur n’a jamais réellement cru. "Il sera difficile de tenir ce calendrier de 2025, sauf à relancer la production d'électricité à base d'énergies fossiles", a-t-il déclaré à l'issue du Conseil des ministres. 


Fake news ? Manipulation de "millions de citoyens"?
Armes égales ?
La socialiste n'a toujours pas pansé les plaies profondes laissées par plus de 6 points d'écart avec son vainqueur de 2007. Malgré un soutien militant de la presse massivement (et pesamment) engagée à son côté, elle avait échoué au second tour face au candidat de droite, qui l'avait emporté nettement avec 53,06% des voix. 

La justice doit-elle prendre part à la reconstruction de Madame Royal ?
A l'issue de la garde à vue de Nicolas Sarkozy, une action judiciaire exceptionnelle et inutile - sauf à vouloir nuire et contenter le camp socialo-communiste - susceptible de durer jusqu'à 48 heures, l'ex-président peut être remis en liberté, présenté à un juge en vue d'une éventuelle mise en examen ou convoqué ultérieurement.

lundi 29 août 2016

Primaire à droite: les attaques nulles et non avenues de Fillon contre Sarkozy

Nicolas Sarkozy ne se "donnera pas le ridicule" de répliquer à François Fillon 

Nicolas Sarkozy entend ne pas tomber dans la bassesse ni se tromper de camp. 

Se plaçant dans la perspective du second tour et non pas d'un baroud d'honneur
lors d'une primaire sans lendemain, l’ancien chef de l’Etat a affirmé ce lundi qu’il "ne se donnera pas le ridicule" de répliquer à François Fillon. François Fillon, "a été un bon Premier ministre,"observe-t-il. 

"Je ne me donnerai pas le ridicule d’attaquer celui avec qui j’ai travaillé pendant cinq ans", a rappelé sur RTL l'ancien président candidat de la reconquête du pouvoir, après l'agression verbale à laquelle François Fillon s'est livré la veille, lors de sa rentrée politique à Sablé-sur-Sarthe. 

Son ancien premier ministre et challenger de la primaire de la droite et du centre, est l'auteur dimanche d’une série de coups bas assassins sur la probité en politique.

François Fillon a d'abord fait la leçon au vainqueur de la présidentielle de 2007, estimant qu' "il ne sert à rien de parler d’autorité quand on n’est pas soi-même irréprochable". L'ex-maire de Sablé-sur-Sarthe juge-t-il Sarkozy coupable, sans qu'aune décision de tribunal ne l'ait jamais condamné, en dépit des nombreuses suspicions dont l'accablent ses adversaires ? Il a bénéficié d'un non-lieu, c'est-à-dire que les soupçons n'ont encore jamais été étayésles éléments rassemblés par l'enquête ne corroborent pas les soupçons et ne justifient pas la poursuite d'une action pénale. C'est le cas dans l'affaire Woerth-Bettencourt qui ne lui a pas inutilement nui, puisqu'elle lui colle toujours à la peau...

Plus de dix ans que Nicolas Sarkozy traîne des affaires dans lesquelles il n'est pas poursuivi...


Ainsi, l'affaire Kadhafi déclenchée par le fils du dictateur déchu.
Trois jours avant le déclenchement de l'intervention militaire française en Libye, en mars 2011, et le renversement de son père du pouvoir,  Saïf al-Islam Kadhafi accuse - sans fournir de preuves - Nicolas Sarkozy du financement de sa campagne présidentielle par le régime libyen. Des accusations relayées - pendant la campagne présidentielle de 2012, par le site trotskiste Mediapart. Nicolas Sarkozy dépose plainte contre Mediapart pour "faux et usage de faux", "recel de faux" et "publication de fausses nouvelles", puis Mediapart dépose plainte à son tour contre Nicolas Sarkozy pour "dénonciation calomnieuse", mais en mai 2016, les magistrats rendent une ordonnance de non-lieu au bénéfice de Mediapart: la presse bénéficie de la protection de ses sources; elle est intouchable et peut donc porter des accusations calomnieuses. Impunément, y compris en période électorale, même présidentielle.

L'affaire des frégates de Taïwan ou d'Arabie saoudite et des sous-marins du Pakistan dure depuis 
janvier 2006
Celle des sondages de l'Élysée depuis octobre 2012 et le dossier de l'arbitrage de Bercy en 2008 dans l'affaire Tapie n'est toujours pas refermé, malgré la saisine d'un tribunal arbitral arbitrage, mode alternatif de résolution des conflits, soit parfaitement légale. Au plan mondial, la Cour permanente d'arbitrage (anciennement appelée Tribunal de La Haye) est une organisation arbitrale internationale. Depuis également huit années, l'enquête sur sur la régularité des marchés conclus entre l'Élysée et neuf instituts de sondage, dite affaire des sondages, n'a toujours pas abouti... Ces difficultés de la justice à justifier les soupçons n'interpellent pas Fillon. contraire, il les relaie et les
 instrumentalise.

Les affaires non jugées, poires pour la soif des juges militants


L'affaire Azibert est issue d'écoutes judiciaires effectuée sur... les téléphones mobiles personnels et les communications privées du président de la République en exercicedans le cadre de l'affaire Sarkozy-Kadhafi, alors que l'"état d'urgence" ne les justifie évidemment pas. Elles font l'objet d'une diffusion dans la presse révélant des conversations entre Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog; les intérêts de la défense ne sont nullement protégés... 
Dans le cadre de cette affaire, Gilbert Azibert, ancien avocat général près la Cour de cassation, est... suspecté d'avoir renseigné Nicolas Sarkozy des avancées de la procédure judiciaire concernant l'affaire Woerth-Bettencourt - dans laquelle un non-lieu sera prononcé - en échange d'un possible appui à sa candidature à un poste convoité à Monaco. Qu'il n'ait jamais obtenu ce poste ne lève pas les soupçons...
Thierry Herzog dénonce ces écoutes judiciaires illégales et reçoit le soutien de 3 000 pénalistes pour lesquels l'écoute judiciaire d'un avocat, même sur une ligne détenue sous une fausse identité, constitue une grave atteinte au secret professionnel. Nicolas Sarkozy réclame aussi que "le droit au respect de la vie privée [ne soit pas] bafoué par des écoutes téléphoniques" et met en doute l'impartialité d'une partie de la justice, relevant notamment le fait que l'une des juges soit membre du Syndicat de la magistrature, classé à gauche de l'échiquier politique: nombre d'entre eux sont même communément qualifiés de "juges rouges". Dans une tribune libre, il compare ces écoutes à celle de la Stasi. 
En juillet 2014, Nicolas Sarkozy est mis en examen. 

Affaire Bygmalion
En juin 2014, alors que Christiane Taubira est toujours ministre de la Justice, le Parquet requiert "l'ouverture d'une information judiciaire contre X." "Les faits présumés de faux et usage de faux concernent les factures émises" pour la campagne de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de 2012 par une filiale événementielle de Bygmalion. L' "abus de confiance" concernerait, lui, des soupçons de détournement de fonds au préjudice de l'UMP. Quant à la tentative d'escroquerie, elle se réfère au fait que ses dépenses de campagne auraient été volontairement minorées, afin de présenter des comptes susceptibles d'être validés par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, puis par le Conseil constitutionnel". "Ces comptes n'avaient finalement pas été validés, pour d'autres raisons, ce qui explique le chef de tentative d'escroquerie et non d'escroquerie"... Des investigations complémentaires tentent de démontrer que Nicolas Sarkozy aurait eu connaissance de ces artifices comptables. 
Or, le patron de Bygmalion, Bastien Millot, proche de Jean-François Copé et de Jean-Marc Morandini sur Europe 1, dans Le Grand direct des médias, est passé au service d'Anne Hidalgo, maire PS de Paris, dont il a soutenu la candidature en 2014.

Un sondage IPSOS commandé par Le Point confirmait la préférence de l'hebdomadaire pour Juppé.

Réalisé avant l'été et la déclaration de candidature de Nicolas Sarkozy, il plaçait son candidat en tête avec 48% bonnes opinions, perdant un point par rapport au mois de juin.

 –

Dans le détail, à 10%, Fillon n'était déjà pas très apprécié: 

 –
Fallait-il qui joue son va-tout et frappe un grand coup, au risque de se disqualifier ?
Nicolas Sarkozy reste d'ailleurs le premier sur les réseaux sociaux. Sur Facebook, où il atteint les 970.000 abonnés, il se distingue nettement. Fillon n'en compte que 143.000, soit dix fois moins. Sur Twitter, mentionné 650.464 fois entre la fin juillet et la fin août, Nicolas Sarkozy devance très largement ses concurrents, Bruno Le Maire arrivant deuxième avec seulement 96.959 mentions.

Que s'est-il passé le 27 août pour que Fillon disjoncte gravement le 28 ?

Les candidats Sarkozy et Juppé sont à égalité - et Fillon troisième et éliminé - dans les intentions de vote pour le premier tour de la primaire, selon une étude TNS Sofres.
Nicolas Sarkozy est-il en passe de remporter son pari? Le candidat misait sur son entrée en campagne lors de laquelle il ferait feu de tout bois pour rattraper son retard face au favori Alain Juppé. Au terme de cette semaine chargée, avec notamment la parution de son livre de propositions - Tout pour la France - et son meeting de Chateaurenard dans les Bouches-du-Rhône, avec l'appui de des hommes forts de la région, Christian Estrosi et Jean-Claude Gaudin, l'ancien chef de l'État recueille en tout cas les fruits de sa volonté de reconquête selon les résultats du Baromètre de la primaire réalisé par TNS Sofres-Onepoint pour RTL, LCI et Le Figaro.

Dans cette étude produite après l'officialisation de son entrée en campagne pour la primaire, lundi dernier, mais avant la rentrée politique de ses principaux concurrents ce week-end, Nicolas Sarkozy progresse nettement dans les intentions de vote (quatre points gagnés depuis juin et six, selon tel autre) et fait maintenant jeu égal au premier tour avec Alain Juppé (34% chacun). Sur la même période, le maire de Bordeaux a vu les intentions de vote en sa faveur reculer de trois points dans l'hypothèse retenue par TNS Sofres: une primaire qui mobiliserait environ 2,9 millions d'électeurs.

Cette progression est particulièrement notable chez les moins de 35 ans, mais aussi parmi les catégories d'actifs, tandis qu'Alain Juppé conserve son avance chez les 35-49 ans et les retraités. L'ancien patron de LR bénéficie également d'une évolution du corps des votants. "Entre notre étude de juin et celle-ci, nous avons mesuré une progression des intentions de participation qui représente presque un demi-million d'électeurs supplémentaires, souligne Emmanuel Rivière, directeur du département Stratégies d'opinion à TNS Sofres. Nous avons également constaté une plus forte participation d'électeurs proches du Front national, tandis que ceux se réclamant du centre ont été moins nombreux."
Cliquer pour agrandir
"Qui imagine un seul instant le général de Gaulle mis en examen", a ensuite lancé dimanche celui que Sarkozy avait nommé à Matignon.

La méchanceté pure de Fillon est accablante pour le candidat
Une mise en examen par un juge d'instruction ne préjuge en rien de la culpabilité de la personne contre laquelle il existe "des indices graves ou concordants rendant vraisemblable qu'elle ait pu participer, comme auteur ou complice, à une infraction (article 80-1 du code de procédure pénale).
La présomption d'innocence est le principe selon lequel toute personne qui se voit reprocher une infraction est réputée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement prouvée. Elle protège l'honneur et la réputation du mis en examen et s'impose à tous, donc à François Fillon.

Qu’en est-il en fait de la responsabilité pénale, civile et administrative du président de la République ?


Pendant la durée de son mandat, et mise à part l’hypothèse du "manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat", dont la définition n’a pas été précisée, le président de la République est irresponsable politiquement et pénalement.
Le président "n’est pas responsable des actes accomplis en cette qualité" (art. 67). Cette irresponsabilité est absolue et permanente : elle est valable à la fois dans les domaines politique, pénal, civil et administratif, et aucune action ne peut être engagée contre le chef de l’État pour des actes accomplis en qualité de président, même après la fin de son mandat.
Pour les actes du chef de l’État qui ne relèvent pas de l’exercice des fonctions présidentielles, le président ne peut pas faire l’objet d’une procédure judiciaire ou administrative pendant la durée de son mandat. Il bénéficie d’une "inviolabilité", dont les parlementaires étaient jusqu’alors les seuls à disposer (art. 26).
Cette inviolabilité est complète, mais temporaire, puisqu’elle prend fin un mois après le terme du mandat présidentiel. Les droits des personnes tiers sont cependant préservés par la suspension de tout délai de prescription et de forclusion.


La situation du chef de l'Etat a été ainsi clarifiée par la révision constitutionnelle du 23 février 2007 portant sur le statut du président de la République et ses responsabilités pénale, civile et administrative. Fillon était alors sénateur.

"Ridicule de se déchirer sous les yeux ébahis des Français". 
"Il y a beaucoup de gens qui sont contre les primaires parce qu’ils ont peur que la droite revienne à ses démons de la division", a déclaré Nicolas Sarkozy. L’ancien président de la République trouverait d'ailleurs "parfaitement ridicule de se déchirer sous les yeux ébahis des Français qui souffrent et sont inquiets". 
"Je n’attaquerai pas mon ancien Premier ministre, je n’attaquerai pas mes ministres", a-t-il insisté. 

"Dans deux mois et demi, il faudra bien qu’on se rassemble"
, a fait valoir Nicolas Sarkozy, en lice dans cette compétition "pour proposer à la France l’alternance qu’ils attendent". 
A quoi attribuer la brutalité de François Fillon, que Jean-Jacques Bourdin qualifiait ce matin de "candidat de la raison" ?...  "Une liaison entre les chiffres (…) et la nervosité ambiante", analyse l’ancien président, alors que son ancien premier ministre ne décolle toujours pas dans les sondages.


Troisième, voire quatrième, dans les sondages,
l'ex-premier ministre se comporte comme s'il avait fait le deuil de ses ambitions personnelles.
 

dimanche 8 mars 2015

L'ex-ministre Claude Guéant mis en examen pour ses toiles flamandes, faute de preuves

Derrière les toiles flamandes de Guéant, les juges n'ont pas trouvé de financement par Kadhafi de la campagne de Sarkozy...  

Guéant a été mis en examen samedi dans l'affaire des tableaux flamands

Les juges n'ont pourtant plus à se mettre sous la dent que la question de la vente de tableaux flamands à un avocat malaisiens et le virement de 500.000 euros que Claude Guéant a reçu sur son compte depuis la Malaisie. Sans précisions mais soulignant quelle est la cible visée véritable, le site Mediapart titre: "Le bras droit de Sarkozy, Claude Guéant, mis en examen." Le site de désinformation d'Edwy Plenel écrit: "L'ancien n° 2 de l’Élysée et ancien ministre de l’Intérieur est désormais, pour les juges, le suspect n° 1. Il a été mis en examen, samedi 7 mars, pour "blanchiment de fraude fiscale en bande organisée", "faux" et "usage de faux", dans un volet de l’affaire des financements libyens de Nicolas Sarkozy." D'une part, sa mise en examen ne présume pas de la culpabilité de l'homme traqué et, d'autre part, Guéant n'est nullement inquiété dans l’affaire des financements libyens de Nicolas Sarkozy comme évoquée par Mediapart.

Mais, en vérité, les juges ont fait chou blanc dans leurs investigations sur des accusations de financement de la campagne présidentielle en 2007 de Nicolas Sarkozy par la Libye de Mouammar Kadhafi. Me Philippe Bouchez el-Ghozi, l'avocat de Claude Guéant, souligne que ce "dossier présenté comme faramineux", "se dégonfle tout à fait" malgré la mise en examen de l'homme de confiance de Sarkozy pour un "simple" blanchiment de fraude fiscale en bande organisée et faux et usage de faux, selon une source judiciaire... anonyme.
VOIR et ENTENDRE la présentation à charge du dossier par M6 (Canal+):

Pendant ses 30 heures de garde à vue, l'avocat précise qu' "on lui a posé près de 300 questions qui portaient pour l'essentiel sur ce soi-disant financement libyen" de la campagne présidentielle largement perdue en 2007 par Ségolène Royal (47%), la candidate de la gauche pourtant portée par la presse et les... sondages. Mais en lieu et place de faits de corruption liés à ces soupçons de financement de campagne, "on a un dossier qui se réduit simplement à justifier l'acquisition de deux tableaux il y a 22 ans et de leur réalité et, éventuellement, de leur déclaration fiscale", fait valoir l'avocat qui a ajouté que son client nie tout délit.
VOIR et ENTENDRE comment M6 se rabat sur l'affaire de vente des deux toiles, faute de mieux...

L'enquête qui conduit à la mise en examen de Claude Guéant, est née d'accusations de dignitaires kadhafistes qui ont cherché à se démarquer du régime déchu et donnant des gages en affirmant à partir de 2011, sans apporter de preuve, que Nicolas Sarkozy aurait bénéficié d'un financement de la Libye de Kadhafi pour sa campagne 2007. Ouverte en avril 2013 notamment pour "corruption active et passive" et "trafic d'influence", elle a été confiée aux juges Serge Tournaire et René Grouman.

L'ancien premier flic de France est soumis à un contrôle judiciaire lui interdisant de se rendre en Malaisie et d'entrer en contact avec certaines personnes, dont un homme d'affaires saoudien, Khalid Ali Bugshan, lui aussi mis en examen samedi, pour blanchiment de fraude fiscale en bande organisée, selon la source judiciaire. Interdit de quitter le territoire français et soumis à une caution d'un million d'euros, M. Bugshan est soupçonné d'avoir joué un rôle dans les flux financiers qui ont abouti au versement de 500.000 euros sur le compte d'une société malaisienne qui l'aurait ensuite reversée sur le compte de Claude Guéant, ce qui reste à démontrerCelui-ci avait d'ailleurs justifié ce virement par la vente en 2008 à un avocat malaisien de deux marines d'un peintre flamand du XVIIe, Andries van Eertvelt. Mais des experts avaient contesté la valorisation de ces oeuvres et occulté la liberté de l'acquéreur de négocier la somme de gré à gré. Les juges financiers parisiens ont lancé une commission rogatoire internationale en Malaisie, mais n'ont pas eu de réponse. Et l'avocat qui, selon les précisions de Claude Guéant, a acquis les tableaux, souhaite rester anonyme.
Le nom de cet homme d'affaires saoudien est dans le collimateur de la justice française. Les soupçons qui pèsent sur lui notamment dans l'enquête politico-financière dite de Karachi sur le financement de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur via des rétrocommissions présumées sur un contrat d'armement avec l'Arabie Saoudite, Sawari II, ne sont toujours ni étayés, ni levés.

VOIR et ENTENDRE le bilan de l'avocat avant mise en examen réduite à l'affaire des deux toiles du maître flamand: lien
L'entourage de Claude  Guéant a relevé le caractère vexatoire des conditions de sa garde à vue avec l'envoi à l'aube de policiers au domicile de l'ancien ministre de l'Intérieur, vendredi. Il a aussi laissé entendre que cette enquête est l'objet d'une instrumentalisation politique à quinze jour des départementales.

L'ancien ministre de l'Intérieur subit le troisième assaut de la justice "indépendante" et une 3e garde à vue après celles ordonnées dans les affaires de l'arbitrage Tapie et des primes en liquide qu'il a perçues réglementairement quand il était directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, au ministère de l'Intérieur.
Dans ce dossier, le parquet national financier doit prochainement décider de classer sans suite, de désigner des juges ou de faire citer Claude Guéant en correctionnelle. Dans l'affaire de l'arbitrage Tapie, il ne fait l'objet d'aucune poursuite.
Les soupçons tombent les uns après les autres.

samedi 27 septembre 2014

Affaire Kadhafi: le document libyen de Mediapart qui accuse l'ex-président pourrait bien être un faux

Pourquoi la Cour d'Appel "suspend" l'enquête...

Les juges auraient recueilli de nouveaux éléments qui entachent la crédibilité des accusations

Moustache, regard plissé
et main devant le visage:
Plenel a tout de l'honnête homme 
En 2006, à la veille de la présidentielle de 2007, une "note" évoquait un pseudo-financement occulte de 52 millions d'euros dont la gauche a fait ses choux gras depuis, notamment en 2012. C’était la première fois qu’une enquête pénale visait directement le financement d’une campagne présidentielle – et que les juges formulaient un soupçon explicite contre un candidat, mais il faut dire que l' 'affaire des frégates d’Arabie saoudite et des sous-marins du Pakistan', qui vise deux contrats d’armement signés il y a 20 ans (1994) et qui qui auraient financé la campagne d’Édouard Balladur à l’élection présidentielle de 1995sert de casserole accrochée par la gauche vertueuse à la droite et ressort toujours à point nommé pour salir. Jacques Chirac a été poursuivi en quittant l’Elysée, mais pour les finances du RPR. François Mitterrand a vu sa campagne mise en cause dans l’affaire Urba, mais lui n’a jamais été inquiété. Et s’il y avait des soupçons contre Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bettencourt, constamment brandie contre lui, on voyait mal sur quelles bases sérieuses il aurait pu être poursuivi. 


Deux "trotsko-fascistes", 
selon certains politiques 
Le 30 avril 2012, Nicolas Sarkozy dépose une plainte contre Mediapart. Le Parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire pour "faux" et "usage de faux ", "recel de faux" et "publication de fausses nouvelles". La plainte vise le site trotskiste, son directeur de la publication, le révolutionnaire Edwy Plenel (photo 1, ci-dessus), ainsi que les deux journalistes Fabrice Arfi (à droite avec F. Lhomme sur la photo 2) et Karl Laske qui, protégés par le secret des sources, ont signé l’article faisant état d'une note présumée à propos d'un financement libyen présumé de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

Journaliste d'investigation, puis chef du service politique du Monde et rédacteur en chef du Point en 2007, avant de rejoindre Vanity Fair en tant que rédacteur en chef enquêtes/investigation et aussi éditorialiste dans l'émission "Bourdin & Co", sur RMC, Hervé Gattegno nous en disait plus, le 18 décembre 2013. Le 7 octobre 2013, une décision de non-lieu était en effet rendue en faveur de Sarkozy dans l'affaire Bettencourt: les éléments rassemblés par l'enquête ne justifiaient pas la poursuite d'une action pénale !...


"L'enquête progresse sur le document publié par Mediapart pour accuser Nicolas Sarkozy d'avoir reçu de l'argent de la Libye sous le régime de Kadhafi [affirmait Gattegno, fin 2013]. Les derniers éléments recueillis par les juges d'instruction parisiens René Cros et Emmanuelle Legrand renforcent le soupçon d'une falsification, sans que l'origine d'un éventuel montage puisse à ce stade être précisée. 

[Le journaliste au Nouvel Observateur, Airy Routier, avait, quant à lui, eu recours à un vrai-faux SMS... Sous couvert de la protection des sources de la presse, ce spécialiste exemplaire de l'investigation de bon aloi avait fait croire à un tweet que Nicolas Sarkozy aurait adressé à Cécilia, quelques heures avant son mariage avec Carla, un SMS lui assurant : "Si tu reviens, j’annule tout ". Le vertueux et son femme, Valérie Lecasble, journaliste, avaient été récompensés du prix Derogy-L'express...]

Le magistrat s'est rendu secrètement au Qatar le 5 août, afin d'interroger l'ancien chef des services de renseignements libyens, Moussa Koussa, dont la signature apparaît au bas de la note reproduite par Mediapart [mais seulement pour ses abonnés, ces "salauds de riches"...] Selon ce compte-rendu, rédigé en arabe sous un en-tête officiel de la révolution libyenne, 52 millions d'euros auraient été octroyés par le colonel Kadhafi à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Cette décision aurait été prise à la suite d'une réunion tenue le 6 octobre 2006 à laquelle participait, selon le document, le principal collaborateur de Kadhafi, Bechir Saleh, le ministre français Brice Hortefeux, l'intermédiaire libanais Ziad Takieddine et Moussa Koussa, ainsi que le « directeur des services de renseignements libyens », dont l'identité n'est pas indiquée, mais qui pourrait correspondre à Abdallah Senoussi, beau-frère de Kadhafi, lui aussi emprisonné depuis la chute du dictateur libyen.

Tous les protagonistes visés ont démenti

« Ce n'est pas ma signature, ce document est falsifié », a déclaré au juge Moussa Koussa, aujourd'hui en exil à Doha sous la protection des autorités qatariennes. Il a ajouté : « Il s'agit d'un faux car la signature est fausse. Ce n'est pas ma signature (...) Je ne sais pas si quelqu'un a essayé d'imiter ma signature ou si c'est une signature totalement différente ; ce n'est pas moi qui ai signé, ce document est un faux document. » Interrogé en présence d'un magistrat du Qatar, Moussa Koussa a accusé l'ancien premier ministre de Kadhafi, Baghdadi al Mahmoudi, actuellement emprisonné à Tripoli, d'être l'auteur du faux.

L'audition, qui s'est tenue dans un salon privé de l'hôtel Four Seasons de Doha, semble néanmoins s'être déroulée dans un climat étrange, Moussa Koussa étant attendu par une ambulance en raisons de problèmes de santé et ayant dans un second temps déclaré, d'une façon équivoque : « Je ne vous ai pas dit que c'était faux ou pas faux. Il y a ce qui est mentionné sur ce document et quelqu'un qui a mis une fausse signature en dessous, à vous d'enquêter. »

Avec les déclarations de cet ancien haut responsable libyen, il est cependant acquis que tous les protagonistes dont les noms figurent sur le document publié par Mediapart y ont opposé un démenti. C'est le cas de Bechir Saleh, considéré comme le directeur de cabinet de Kadhafi, qui était censé devoir libérer les fonds au profit de Nicolas Sarkozy et qui, dans un entretien exclusif accordé dans le numéro de décembre 2013 de Vanity Fair depuis l'Afrique du Sud, où il s'est réfugié pour échapper à un mandat d'arrêt international, avait qualifié cette pièce de « faux grossier ». C'est également le cas de Ziad Takieddine, qui a tenu des propos contradictoires, mais qui a toujours affirmé (y compris dans l'article initial de Mediapart) que la fameuse réunion de 2006 dont le document est censé rendre compte n'avait pas existé. Enfin, Brice Hortefeux a également nié avec force s'être rendu en Libye à cette date.

Clermont-Ferrand - Paris - Tripoli ?

Les vérifications abondantes et minutieuses, effectuées à la demande des juges par les gendarmes de la section de recherches de Paris, paraissent exclure que l'ancien ministre [Hortefeux] ait pu se rendre à Tripoli le 6 octobre 2006. Les enquêteurs ont [en] effet reconstitué son agenda du 5 au 7 octobre et il en ressort qu'il se trouvait de façon certaine à Clermont-Ferrand (il est élu de la région Auvergne) dans la soirée du 5 et à nouveau en fin de matinée le 6 (son agenda officiel mentionne même un rendez-vous pour le petit-déjeuner, mais il n'a pu être vérifié). Or un vol entre Paris et la Libye dure au moins trois heures, de sorte qu'il apparaît invraisemblable qu'il ait pu effectuer un aller-retour et assister à une réunion dans un délai aussi court.

Les journalistes de Mediapart, entendus dans ce dossier en qualité de « témoins assistés », ont suggéré que la réunion fatidique pouvait avoir eu lieu à Genève et non à Tripoli. Mais les recherches des gendarmes établissent que Ziad Takieddine ne s'y est pas rendu à cette date. En outre, Abdallah Senoussi étant à cette date visé par un mandat d'arrêt international pour des faits de terrorisme, sa venue en Suisse est elle-même hautement improbable.

Le Canard enchaîné aurait détenu la même note sans la publier

Dans un rapport remis aux juges le 7 juillet dernier, les gendarmes évoquent par ailleurs le témoignage d'un ancien diplomate devenu chercheur, spécialiste de la Libye, consulté sur la forme du document. Celui-ci leur a déclaré avoir « reçu les confidences d'un journaliste du Canard enchaîné » qui lui aurait indiqué que l'hebdomadaire satirique détenait la même note « depuis 2008 » mais qu'il n'avait pas souhaité le publier « par principe de précaution », eu égard aux incertitudes sur son authenticité.

Mediapart, en revanche, avait choisi de publier ce document entre les deux tours de l'élection présidentielle de 2012, ce qui avait conduit Nicolas Sarkozy à déposer une plainte contre le site pour « faux, usage de faux et publication de fausse nouvelle ». L'ancien président a toujours démenti toute relation financière avec le régime de Kadhafi, qu'il a du reste contribué à abattre en 2011 au sein d'une coalition internationale où la France était aux avant-postes. Plusieurs anciens dignitaires ou proches du régime kadhafiste ont cependant assuré – y compris devant la justice – avoir été informés d'un financement occulte en faveur de Nicolas Sarkozy. Mais leurs déclarations restent à ce jour non concordantes (sur la date, le montant et le mode opératoire) et n'ont pu être corroborées par aucun élément matériel."

Les juges ne partagent pas les convictions de Mediapart



La Cour d'Appel de Paris a suspendu mardi l'enquête qui vaut à l'ancien président d'être mis en examen pour corruption depuis juilleta-t-on appris mercredi 24 septembre de source proche du dossier. La gauche et les juges Claire Thépaut et Patricia Simon accusaient le principal candidat de la droite à la présidentiel de 2017 d'avoir tenté d'obtenir auprès de Gilbert Azibert, haut magistrat de la Cour de cassation, des informations dans le dossier judiciaire le concernant, mais les preuves manquent sur les éléments à charge.

Mediapart  a toujours pignon sur rue

Les journalistes Arfi, Lhomme et Plenel continuent de sévir, puisque Hollande -et la gauche dite républicaine-  y trouvent leur compte.