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jeudi 7 février 2019

Un sondage BFMTV pour renforcer le RN de Marine Le Pen

BFMTV colporte les idées reçues depuis deux ans 

BFMTV mène un combat douteux, sur la base d'un sondage-maison véhiculant des messages ambigus


Sondage toxique du Parisien, un mois avant la présidentielle de 2007.
Royal sera battue de plus de six points !



Rien de nouveau sous le soleil de la chaîne privée dévouée à Macron.
Selon  BFMTV, Marine Le Pen reste crédible dans certains domaines, ceux qui ne font plus l'actualité. Un Français sur deux environ "imagine" (sic) que Marine Le Pen serait plus compétente qu'Emmanuel Macron sur les sujets d'immigration, de lutte contre la délinquance et contre le terrorisme, qui sont ses domaines réservés, selon la gauche et le centre. Ces estimations sont issues du sondage Elabe "L'Opinion en direct". Elabe titre par ailleurs sur "Marine Le Pen, chef d’un parti encore convalescent" (mars 2018)  ou avance des certitudes sur l'image de Laurent Wauquiez (LR, février 2018): "honnêteté, sympathie et capacité à rassembler la droite sont en baisse auprès de l’ensemble des Français. Mais son image se structure, notamment chez les sympathisants de droite." Mais les  assertions réductrices d'Elabe épargnent La France insoumise de Mélenchon qui semble exclue de son coeur de cible, la droite. Cette entreprise commerciale fait remonter Macron dans les sondages, le situant à environ 25%, quatre points au-dessus de celui présenté par l'Ifop-Fiducial paru ce mardi 5 février 2019 assurant pourtant que "la cote de popularité d’Emmanuel Macron a encore remonté. Le pourcentage des personnes qui approuvent ses actions a augmenté de 6 points," ne craint pas d'affirmer BFMTV.

Le 7 mai 2017, les Français ont installé Emmanuel Macron à l'Elysée plutôt que sa concurrente, Marine Le Pen. Mais, après plus de dix-huit mois d'exercice du pouvoir du premier, l'institut de sondage Elabe a voulu sonder l'imaginaire des Français. "Sur chacun des thèmes suivants, pensez-vous que Marine Le Pen ferait mieux qu'Emmanuel Macron si elle était présidente de la République?", ont ainsi demandé à leurs interlocuteurs les auteurs de cette nouvelle enquête "L'Opinion en direct" que nous publions ce mercredi après-midi. Seul un "institut" auto-proclamé peut en effet sonder les reins et les coeurs, a fortiori le subconscient... Les selles ne seraient-elles pas plus accessibles à ces sondeurs-là ?
Il en ressort qu'en matière d'immigration et de lutte contre le terrorisme, ils sont une majorité à estimer qu' "elle s'en sortirait mieux" - tournure condescendante qui sied à merveille aux suppôts de ce pouvoir arrogant -  que l'actuel chef de l'Etat. Dans le cas de la bataille engagée contre le terrorisme, les sondés ne lui donnent pas d'avantage sur Emmanuel Macron cependant. Cette entreprise de construction de l'opinion s'attaquerait-elle aux fondements supposés du RN ?

Le verdict dans le détail 

Résultat de recherche d'images pour "Le Parisien presidentielle 2017 1ER TOUR"Sachant qu'un "verdict" indique la solution d'un procès criminel portant à la fois sur la culpabilité et sur la peine prononcée, celui prononcé par nos sondeurs, manipulateurs de mots, de chiffres et de'analyses, n'est pas le produit de magistrats présumés impartiaux, mais bien de partisans vénaux.

Le verdict, dans son détail, est celui-ci: 
54% des Français pensent que la présidente du Rassemblement national ferait mieux que le patron de l'exécutif en ce qui concerne l'immigration, 52% vont dans le même sens en ce qui concerne la lutte contre la délinquance. 
En revanche, si 48% seraient prêts à lui accorder une plus grande confiance dans les dossiers touchant au terrorisme, ils sont cependant 51% à poser que "non", elle ne ferait pas mieux que le chef de l'Etat sur ce point. Un faible avantage qui annonce un doute grandissant au fil des semaines, jusqu'aux Européennes: ce thème n'est-il pas un enjeu central du scrutin de mai prochain ? Il appert que plus de 90% des électeurs de Marine Le Pen au premier tour de la dernière présidentielle lui prêtent une plus grande compétence dans ces segments de l'exercice de l'Etat. Vous avez noté le hiatus entre sympathisants et la majorité des Français, du moins les sondés. 

Mais Elabe a conduit ses sondés à se poser cette même question concernant d'autres nombreuses thématiques, non sécuritaires.
Et, surprise, sur aucune de celles-ci la figure d'extrême droite ne semble en mesure de surpasser Emmanuel Macron. Voyons donc si les sujets du pouvoir d'achat ou de la CSF entrent dans cette catégorie qui pénalise MLP...

Elle ne récolte qu'un score de 41% lorsqu'on examine la nécessité de réduire les inégalités ou l'injustice sociale, 37% quant à l'avenir de la protection sociale, 36% sur le niveau des dépenses publiques. On se demande dès lors pourquoi les Gilets jaunes continuent de défiler dans les rues après plus de trois mois...

Le même taux est attribué à Marine Le Pen quand on en vient à l'éducation. Respectivement 35% et 34% lui accordent leur suffrage à propos de l'impôt et de l'emploi. 

Résultat de recherche d'images pour "presidentielle Chirac Le Pen"
Les 82% de Chirac (2002) laissent Macron loin derrière en 2017 avec 66%

La place de la France dans l'Union européenne, son rôle dans le monde? Ils ne sont que 30% à imaginer [commentaire péjoratif] qu'elle réussirait mieux que son vainqueur par défaut. 
La réponse est la même au pourcentage près sur la situation économique. 

Enfin, sur la défense de l'environnement, Marine Le Pen ne recueille que 27%. Savoir ce que récolte Macron, à l'heure de la démission de Matthieu Orphelin, un proche de Hulot disant faire le constat du désintérêt de Macron pour la transition énergétique, son renoncement à sa promesse d'interdire le glyphosate ou son calendrier de fermetures de centrales nucléaires (il a promis que quatorze tranches fermeront d'ici 2035, dans plus de trois quinquennats, dont "quatre à six d'ici 2030", soit trois ans après un hypothétique second mandat..

Tandis que Macron stagne au quasi plus bas dans les sondages de popularité, c'est "la sérénité des électeurs du RN qui s'effrite", selon Robin Verner, journaliste à BFMTV, issu de Slate: ils ne sont plus que sept sur dix environ à affirmer qu'elle serait meilleure qu'Emmanuel Macron face à ces difficultés. Tout de même 70 misérables pour cent que peut lui envier Jupiter.  De toute façon, rien n'y fait : Elabe confirme son sentiment du 30 janvier 2019 : "Par rapport à décembre, Emmanuel Macron est perçu nettement plus dynamique et courageux"...

"Quand je m'examine, je m'inquiète, quand je me compare, je me rassure"
Cette citation de Talleyrand est une bien piètre consolation, mais qu'importe, quoi qu'il fasse ou renonce à faire, en fait, Macron est satisfait de ses oeuvres.

Les commerçants du sondage prêt à l'emploi ont décidé que les sondés sont des psy...

Elabe a donc interrogé la perception que les Français ont de la personnalité de Marine Le Pen. Tâche à la fois ambitieuse et aventureuse, mais prétexte à faire dire n'importe quoi à leur échantillon ! Si elle est jugée "dynamique" et "courageuse" par 59% et 56% des gens, le sondage met en évidence le revers de la médaille : elle a l'air "autoritaire" et "arrogante" pour 74% et 61% d'entre eux. C'est l'apparence et le sondeur n'a encore pas pénétré les tréfonds annoncés de sa psychologie...
Est-elle susceptible de "comprendre les Français comme vous"? Oui, rétorquent 34% des sondés. 33% seulement parmi eux la voient "capable de rassembler les Français". Avons-nous enfin atteint  les profondeurs de la psychologie lepenienne ?
Mais il y a, comme toujours, au moins deux manières de lire ces avis, assure le journaleux, probablement à la psychologie par le Pigier de Brive. Le taux des Français (les sondés !) la décrivent comme "arrogante" n'est rien par rapport à celui collant à la peau du président de la République, supérieur de quinze points, mais le sondage instille la notion, en espérant un effet de vases communicants susceptible de soulager l'ex-banquier. 

Ils sont aussi 78% à trouver Emmanuel Macron "autoritaire" mais, vous avez compris la technique, ce n'est quasiment rien par rapport aux 74% pour la députée RN du Pas-de-Calais, dont les électeurs ne voient manifestement pas sous cet angle. 

Autre exemple de Marine Le Pen comme faire-valoir de Macron, le trentenaire est certes plus souvent considéré plus "dynamique" qu'elle (70%) et "courageux" (57%), mais les Français (sondés) ne sont que 19% à  penser qu'il "comprend les gens comme (eux)", ce qui le place par conséquent quinze points derrière sa rivale. Mais ses qualités imaginées ne suffisent toujours pas, dans les commentaires. 

Sondage réalisé sur Internet (!) les 5 et 6 février 2019 sur un échantillon de 1001 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus. La représentativité de l'échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l'interviewé [sur Internet??] après stratification par région et catégorie d'agglomération.

jeudi 22 mars 2018

Sarkozy, mis en examen sans preuves d'un financement libyen de sa campagne de 2007

Nicolas Sarkozy a-t-il dit aux juges ce qu'ils voulaient entendre ?

Voici ce que Nicolas Sarkozy a dit aux magistrats 
mercredi soir  lors de sa comparution, selon Le Figaro, à l'issue de sa garde à vue [le 21 mars 2018].


"Dans l'énoncé des faits que vous envisagez de retenir à mon endroit, vous avez indiqué que j'avais travaillé en vue de favoriser les intérêts de l'Etat libyen.
Comment peut-on dire que j'ai favorisé les intérêts de l'État libyen? C'est moi qui ai obtenu le mandat de l'ONU pour frapper l'État libyen de Kadhafi. Sans mon engagement politique, ce régime serait sans doute encore en place.
Le Colonel Kadhafi lui-même ne s'y est pas trompé, puisque je vous rappelle qu'entre 2007 et le 10 mars 2011, il n'y a aucune espèce d'allusion au prétendu financement de la campagne.
Les déclarations M. Kadhafi, de sa famille et de sa bande n'ont commencé que le 11 mars 2011, c'est-à-dire le lendemain de la réception à l'Elysée du CNT, c'est-à-dire les opposants à Kadhafi. C'est à ce moment-là, et jamais avant, que la campagne de calomnies a commencé. [Et au cours de la campagne présidentielle de François Hollande]

Je suis accusé sans aucune preuve matérielle par les déclarations de M. Kadhafi, de son fils, de son neveu, de son cousin, de son porte-parole, de son ancien premier ministre et par les déclarations de M. Takieddine dont il est avéré à de multiples reprises qu'il a touché de l'argent de l'Etat libyen. Je dirais qu'il a pillé l'Etat libyen. A propos de M. Takieddine, je voudrais vous rappeler qu'il ne justifie durant cette période 2005-2011 d'aucun rendez-vous avec moi.
Mieux, dans une autre procédure où vous avez eu accès à l'intégralité de mon agenda 2007 - L'Express l'a publié - jamais personne n'a fait état d'un quelconque rendez-vous avec M. Takieddine. Et pour cause, il n'a jamais existé durant toutes ces années de 2004 à aujourd'hui.

Durant ma garde à vue, j'ai démontré un mensonge de M. Takieddine.
M. Takieddine aurait vu le fils Kadhafi le 4 mars 2011.
Il ne peut pas y avoir d'erreur sur cette date, puisque c'est le lendemain que M. Takieddine a été arrêté au Bourget avec une importante somme en liquide.
Or, en relatant cet entretien, M. Takieddine dit: "J'ai demandé au fils de Kadhafi si ce qu'il avait dit à Euronews concernant le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy était vrai".

Or, ce fait est matériellement impossible, puisque l'interview à Euronews de Saïf Al Islam n'a eu lieu que 12 jours plus tard, soit le 16 mars.
Comment peut-on interroger quelqu'un sur une émission qui n'a pas eu lieu et sur des propos qui n'avaient donc pas encore été tenus ?
C'est un mensonge !

M. Takieddine ment lorsqu'il affirme sans aucune preuve qu'il pouvait pénétrer place Beauvau sans justifier du moindre rendez-vous, simplement en déposant son nom. On ne rentre pas place Beauvau sans indiquer avec qui on a rendez-vous !
C'est un mensonge!

Troisième mensonge: il se trompe sur la prétendue description des lieux du ministère de l'Intérieur quand il indique que le bureau de Claude Guéant était au premier étage à côté de l'appartement du ministre de l'Intérieur. C'est faux ! Le bureau du directeur de cabinet, Claude Guéant ou un autre, a toujours été au rez-de-chaussée, et au premier étage il n'y a aucun autre bureau que celui du ministre. C'est très facilement vérifiable.

Enfin, il indique être passé au ministère de l'Intérieur aux alentours du 27 janvier 2007 précisant qu'il n'avait pas rendez-vous avec Claude Guéant. Mais il n'avait pas non plus rendez-vous avec moi: mon agenda en portera témoignage.

Fort heureusement, alors qu'il était porteur d'une mallette, dit-il, contenant 1,5 million d'euros, il dit m'avoir croisé par hasard. Qu'aurait-il fait de cette mallette s'il ne m'avait pas croisé ?

Toutes les investigations montrent que je n'ai jamais été un proche de M. Takieddine.
Lui-même a déclaré que je ne l'avais jamais reçu à l'Élysée.
Compte tenu de leur absence de crédibilité, les propos de M. Takieddine ne peuvent en aucun cas constituer des indices graves et concordants quand on connaît son passé judiciaire et les multiples déclarations contradictoires qu'il a proférées.

La guerre menée par la coalition internationale en 2011 s'est étalée entre mars et octobre 2011 et elle a duré 7 mois.
Durant ces 7 mois, M. Kadhafi était en vie, rien ne l'empêchait de livrer les documents, photos, enregistrements, virements que lui-même et ses proches ont indiqués tout au long de ces sept dernières années posséder sans qu'à aucun moment, d'aucune façon, on n'en voit le début du commencement.

Enfin, il me faut terminer par le document MEDIAPART, comble de la manipulation.

Durant ma garde à vue, j'ai versé au dossier le rapport des enquêteurs sur ce document dans le cadre de l'instruction de M. Cros.

Je cite les trois dernières phrases: "La réunion évoquée par cet écrit n'a pas pu se tenir à la date indiquée, ce qui semble confirmer que le contenu pourrait être mensonger. Il existe donc une forte probabilité pour que le document produit par MEDIAPART soit un faux".

Ce n'est pas moi qui le dis, ce sont les enquêteurs dans le cadre d'une procédure parallèle à la vôtre sur une plainte que j'avais moi-même déposée.

Pendant les 24 heures de ma garde à vue, j'ai essayé avec toute la force de conviction qui est la mienne de montrer que les indices graves et concordants qui sont la condition de la mise en examen n'existaient pas compte tenu de la fragilité du document ayant fait l'objet d'une enquête judiciaire et compte tenu des caractéristiques hautement suspectes et du passé lourdement chargé de M.Takieddine.

S'agissant du financement illégal de la campagne 2007, j'ignorais qu'il existât un réquisitoire supplétif du chef de ce délit, y compris au début de ma garde à vue, puisque quand les enquêteurs m'ont présenté les motifs de la garde à vue, ce délit n'y figurait pas.

J'ai fourni aux policiers qui m'ont interrogé une décision de non-lieu définitive sur le chef du délit de financement illégal de parti politique, comme de financement illégal de campagne électorale, puisque votre collègue M. Gentil avait longuement enquêté sur la campagne 2007, non pas pour savoir si elle avait été financée par les Libyens, mais par Mme Bettencourt.
Je précise que ce n'est pas moi qui ai bénéficié d'un non-lieu pour ce délit .puisque je n'avais pas été mis en examen pour cela. Mais ce délit a été écarté par le juge Gentil pour la campagne 2007.

J'ai également communiqué un article commentant ce non-lieu et indiquant qu'en tout état de cause, pour le parquet de Bordeaux, les faits étaient prescrits et ce dès 2013. S'ils étaient prescrits en 2013, que doit-on dire pour 2018 ?

Les faits dont on me suspecte sont graves, j'en ai conscience. Mais si comme je ne cesse de le proclamer avec la plus totale constance et la plus grande énergie, si c'est une manipulation du dictateur Kadhafi ou de sa bande, ou de de ses affidés, dont Takieddine fait à l'évidence partie, alors je demande aux magistrats que vous êtes de mesurer la profondeur, la gravité, la violence de l'injustice qui me serait faite.

J'ai déjà beaucoup payé pour cette affaire. 

Je m'en explique: j'ai perdu l'élection présidentielle de 2012 à 1,5%. La polémique lancée par Kadhafi et ses sbires m'a coûté ce point et demi. Le document MEDIAPART ayant été publié entre les deux tours le 28 avril 2012 alors que je me trouvais à Clermont-Ferrand en présence de Brice Hortefeux. [Le combat mené ne l'était pas "à armes égales"...]

M. Takieddine a toujours affirmé ne m'avoir jamais remis de liquide jusqu'au mois de novembre 2016. Très exactement trois jours avant le plus important débat qui opposait les candidats de la droite à la primaire.

J'ai perdu la primaire et les déclarations de M. Takieddine n'y sont pas pour rien. Déclarations immédiatement postérieures à un article du Monde qui reprenait les déclarations de M. Senoussi devant la Cour pénale internationale, lequel M. Senoussi ne m'apparaît pas être un témoin de moralité s'agissant d'un homme qui a mis en œuvre l'attentat du DC10 d'UTA, qui a coûté la vie à des dizaines de nos compatriotes.

Depuis le 11 mars 2011, je vis l'enfer de cette calomnie.

A ma connaissance, aucun élément tangible autre que les déclarations de la famille Kadhafi, du clan, des affidés, n'est susceptible d'apporter le moindre crédit à leur propos.

Croyez-vous que si j'avais la moindre chose à me reprocher en la matière, j'aurais été assez bête, assez fou pour m'attaquer à celui qui m'aurait à ce point financé ?

Pourquoi prendre ce risque ?
Je ne suis pas un intime de Takieddine. J'ai été le chef de la coalition qui a détruit le système Kadhafi et j'ai d'ores et déjà payé un lourd tribut à cette campagne rarement égalée de boue, de calomnies et d'insanités.

Je vous demande avec toute la force de mon indignation de retenir des indices et non pas des indices graves et concordants.

Si dans le cadre de vos investigations ultérieures des éléments dirimants apparaissaient tels qu'ils ne sont pas apparus durant les sept dernières années, vous auriez naturellement toute liberté de revoir votre position.

Dans l'affaire Bettencourt, j'avais d'abord été mis sous le statut de témoin assisté, puis mis en examen, puis finalement j'ai eu un non-lieu.

Je pense que présenter la demande comme je le fais est quelque chose d'honnête, me paraît conforme à l'attitude que j'ai toujours eue à l'endroit de l'institution judiciaire et de vous-même M. le Président.

Je n'ai jamais cherché à me soustraire à mes obligations dans mes rapports avec mes amis, mes collègues et toutes les personnes citées dans la procédure, vous avez pu voir que je n'ai jamais cherché à influer sur leurs déclarations ou leurs jugements, y compris s'agissant de personnes qui sont mes plus proches collaborateurs encore aujourd'hui.

Et donc je vous demande de retenir, comme la loi vous en donne la possibilité, un autre statut que celui de mis en examen: celui de témoin assisté.

Je m'en remets à l'intime conviction qui est la vôtre sur la sincérité de mes propos et sur la force des arguments que j'ai essayé de présenter devant vous."


mardi 20 mars 2018

Nicolas Sarkozy en garde à vue : Ségolène Royal en (in)délicatesse avec la présomption d'innocence

La favorite de la presse se demande si en 2007 "le match était à armes égales"

Largement refoulée, l'amère Royal fait 
pourtant parler les Français
Poignée de mains Mitterrand-Kadhafi en novembre 1984 : le dictateur libyen a-t-il participé au financement de
la campagne du socialiste en 1988 ?
La candidate  rejetée par les électeurs à la présidentielle de 2007 a commenté la garde à vue de son ancien rival. Dans un tweet publié mardi soir, elle le soupçonne d'avoir illicitement financé sa campagne avec des fonds libyens.

Exprimés alors que Nicolas Sarkozy est toujours placé en garde à vue mercredi matin 21 mars, ces soupçons interfèrent avec l'enquête qui se traîne depuis plus de dix ans. Déçus par le vote populaire, les juges cherchent en vain depuis  2007, et singulièrement depuis 2015, des preuves à des flux financiers fantasmés sur la base d'accusations par un menteur avéré, d'ailleurs condamné à plusieurs reprises, notamment pour diffamation et abandon de familleZiad Takieddine - , dont le site révolutionnaire trotskiste Mediapart colporte les propos, confirmés par des opposants à Mouammar Kadhafi, mais infirmés par d'ex-proches du régime de l'ancien dictateur libyen. Le sulfureux homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine affirme vaguement avoir versé au camp Sarkozy trois valises contenant 5 millions d'euros en provenance du régime Kadhafi, entre novembre 2006 et début 2007.

Cette garde à vue a réjoui la fielleuse Ségolène Royal 

"Je suis interrogée sur l'affaire de N. Sarkozy.
[qui ?] Je voudrais juste dire ceci : malgré des conditions difficiles, la justice avance", a écrit mardi soir la socialiste sur Twitter. A-t-elle des informations sur les progrès de l'enquête dont la presse ne disposerait pas ? Ou tente-elle de s'ingérer dans l'enquête ?

La manipulatrice de l'opinion instrumentalise aussi les Français.
"Ma pensée va aux millions de citoyens [oh la bonne fille !] qui ont le droit de savoir si le match était à armes égales...", a-t-elle ajouté, distillant le soupçon.

"Dans les rangs politiques à droite, le placement en garde à vue de l'ancien président a scandalisé, le patron des Républicains Laurent Wauquiez jugeant la mesure "humiliant(e) et inutile", tandis que le chef de file des députés LR Christian Jacob a lui évoqué un "acharnement incompréhensible".

Il n'y a pas d'élément dans le dossier qui justifie aujourd'hui une telle mesure spectaculaire de garde à vue. Après cinq ans d'enquête, on n'arrive toujours pas à prouver qu'un seul centime d'argent libyen a été versé à Nicolas Sarkozy", a déclaré l'avocat de Claude Guéant, Philippe Bouchez El Ghozi.


L'ancienne candidate battue, dont la loi de transition énergétique est contestée, cherche à faire diversion

Macron renonce à atteindre 50 % de nucléaire contre 75 % aujourd’hui - dans le mix électrique en 2025. C’est le constat que fait le ministre Nicolas Hulot, se fondant sur un rapport de RTE, le gestionnaire du réseau électrique français. Il met ainsi en accusation un manque d’anticipation du pays, pour ne pas dire une idéologie dominante irréaliste, à laquelle Ségolène Royal a pris une large partcar un tel objectif aurait nécessité de fermer une quinzaine de réacteurs en 7 ans.  
La réduction de la part du nucléaire de 75 à 50 % en 2025 était la mesure phare de la loi de transition énergétique présentée le 30 juillet 2014 par Ségolène Royal, ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, et signée le 17 août 2015. La France, le pays le plus nucléarisé au monde, annonçait la réduction de 75 à 50 % de la part de l’atome dans son mix électrique. Un engagement irresponsable de François Hollande lors de la campagne de 2012 dans le but politicien d’obtenir un accord électoral avec EELV. 
Le 7 novembre 2017, c’était le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, qui se résolvait à repousser cette promesse… à laquelle, en réalité, aucun observateur n’a jamais réellement cru. "Il sera difficile de tenir ce calendrier de 2025, sauf à relancer la production d'électricité à base d'énergies fossiles", a-t-il déclaré à l'issue du Conseil des ministres. 


Fake news ? Manipulation de "millions de citoyens"?
Armes égales ?
La socialiste n'a toujours pas pansé les plaies profondes laissées par plus de 6 points d'écart avec son vainqueur de 2007. Malgré un soutien militant de la presse massivement (et pesamment) engagée à son côté, elle avait échoué au second tour face au candidat de droite, qui l'avait emporté nettement avec 53,06% des voix. 

La justice doit-elle prendre part à la reconstruction de Madame Royal ?
A l'issue de la garde à vue de Nicolas Sarkozy, une action judiciaire exceptionnelle et inutile - sauf à vouloir nuire et contenter le camp socialo-communiste - susceptible de durer jusqu'à 48 heures, l'ex-président peut être remis en liberté, présenté à un juge en vue d'une éventuelle mise en examen ou convoqué ultérieurement.

lundi 8 mai 2017

Présidentielle : seulement 4 Français sur 10 ont fait confiance à Macron au second tour. Pas le dernier...

Le compte n'y est pas : avec une majorité relative, ce n'est pas le dernier tour de Macron !

66,06 % des suffrages exprimés ne font pas une majorité d’électeurs inscrits



Malgré sa victoire sans conteste face à Marine Le Pen, Emmanuel Macron n’a pas remporté les suffrages d’une majorité des Français inscrits sur les listes électorales, dimanche 7 mai. 

Bien que face à Marine Le Pen, candidate diabolisée qui a rassemblé  près de 11 millions de Français sur son programmele candidat d’En marche ! n'a obtenu que 66,1 % des suffrages exprimés, dimanche 7 mai, selon les résultats définitifs du second tour publiés par le ministère de l’Intérieur. Un score qui ne confère à Macron que l'apparence de la légitimité. Et si on ajoute le nombre de votes blancs ou nuls, qui dépassent 4 millions, le président qui a surnagé dans les urnes doit donc se préparer à des jours qui déchantent. 

L'héritier de Normal 1er se place au troisième rang des présidents les mieux élus en terme de pourcentage, derrière le général de Gaulle, élu au premier tour avec 78,5% des voix en 1958 (mais au suffrage universel indirect) et derrière Jacques Chirac en 2002, avec 82,5% des voix, contre le FN.  Anormal 1er n'obtient que 20,7 millions de voix, quand Jacques Chirac avait, de son côté, réuni 25 millions de suffrages en 2002 (avec un corps électoral moindre de six millions par rapport à 2017).  En 2002, Jean-Marie Le Pen n'avait gagné que 700.000 voix entre les deux tours; sa fille, 1,5 millions. Et le candidat RPR (UMP-LR) demeure le seul à avoir été élu avec plus de 50% des inscrits.

Avec ses 66%, Macron n'a pas été bon. Le candidat d'En Marche ! doit relativiser son succès acquis dans l'indifférence (voire le rejet) et l'appeler à l'humilité et l'écoute. En effet, l'abstention record de 25,38% qui plombe son élection est inédite depuis 1969, lors de l'élection de Georges Pompidou.
Contre la fille Le Pen (10.650.000 suffrages), Anormal 1er (20.750.000 voix) s'est d'ailleurs vu refuser le "front républicain" dont avait bénéficié Chirac (25.537.956 voix) face au père (5.520.000), candidat du Front national.

Anormal 1er ne dépasse pas la barre des 50 % des suffrages des électeurs inscrits : pas de majorité absolue 

Dit autrement, si il y a environ 47,4 millions d’électeurs inscrits sur les listes électorales, selon le ministère de l’Intérieur. De même source, environ 25,4 % de ceux-ci se sont abstenus, et environ 4,1 millions de ceux qui sont allés voter dimanche ont déposé un bulletin blanc ou nul dans l’urne. Emmanuel Macron a réuni sur son nom environ 20,7 millions de bulletins de vote et Marine Le Pen environ 10,6 millions.

Si l’on tient compte de l’ensemble des bulletins (en intégrant les blancs et nuls), le score d’Emmanuel Macron est donc d’environ 58 % et celui de Marine Le Pen se situe autour de 30 %. Restent environ 12 % de bulletins blancs ou nuls qui font encore chuter le score de Macron à 46 %.


Moins d’un électeur inscrit sur deux a voté Macron
Si l’on intègre à ces chiffres les 12 millions des électeurs inscrits sur les listes électorales qui se sont abstenus, Emmanuel Macron n’obtient en revanche pas une majorité des suffrages (43,63 %). Marine Le Pen, elle, se situe 22,42 % des électeurs inscrits. 
Quant à eux, les abstentionnistes et les bulletins blancs ou nuls représentent, plus d’un tiers du collège électoral (33,96 %).



Anormal 1er n'est pas le plus mauvais élu de la Ve, soutiennent ses partisans 
Ce score de 43 % des électeurs inscrits ne fait pas d’Emmanuel Macron un président particulièrement mal élu, assurent-ils. Mais c'est faire abstraction de Jacques Chirac en 2002, puisqu'il avait rassemblé 62 % du corps électoral. Leur mauvaise foi est d'autant plus flagrante - et de mauvais augure pour la suite - que le FN était aussi le challenger, dans les deux cas de figure. 

Il faut en outre que les "marcheurs" l'admettent, avec 20.700.000 voix au 2e tour contre 10.650.000 à la Frontiste  (et 7.678.500 au 1er tour) en 2017, et compte tenu de l'abstention et des bulletins blancs ou nuls (soit environ 4,2 millions de bulletins)Anormal 1er fait moins bien que son mentor en 2012 (18 millions de voix au 2e tour et 10.270.000 au 1er tour) contre le FN (6.420.000, au 1er tour), lequel était arrivé troisième derrière Sarkozy.

Avec 4,2 millions de bulletins blancs ou nuls, ajoutés aux près de 11 millions de bulletins frontistes,
Anormal 1er part avec un handicap d'environ 15 millions de Français hostiles, alors qu'il ne dispose que d'environ 20 millions de sympathisants. 
A ne pas braquer.

mardi 2 août 2016

Le journaliste Jonathan Bouchet-Petersen, fils de..., diabolise Nadine Morano

Ce journaliste, fils de conseillère de Royal, s'en prend à Morano 

Et, de nouveau, ce journaliste indépendant dérape dans Libération

"Nadine Morano dérapa. Ou plutôt, elle poursuivit son extrême droitisation," accuse-t-il. 
Invitée ce lundi matin de RMC-BFMTV, l’ancienne ministre a déclaré, selon la punchline [pédant anglicisme d'un protecteur franco-danois de la langue française ignorant de son équivalent "accroche", en langage populaire local] reprise par le compte Twitter de la chaîne: "Il y a une invasion massive arabo-musulmane", ajoutant ne pas vouloir "que la France devienne musulmane." Peut-être les Bouchet-Petersen, si !...

Ce journaliste indépendant, évidemment arrivé au journal Libération sur sa seule compétence, est néanmoins le fils de Sophie Bouchet Petersen qui fut conseillère spéciale de la candidate socialiste refoulée à la présidentielle 2007. 
Ex-militante trotskiste de la Ligue communiste révolutionnaire, converti en NPA, elle réussit, comme Jospin ou Cambadélis, son entrisme au PS dont elle devient une apparatchik et se fait nommer au Conseil d'État en 1993, à la fin du gouvernement Bérégovoy, sans que ses diplômes ne l'y porte. Sa maman, l'ex-conseillère de Ségolène Royal pour sa campagne présidentielle de 2007, est, depuis le 4 avril 2014, ...chargée de mission (sic) pour les relations avec les chercheurs, le mouvement associatif et la démocratie participative et citoyenne auprès de ...Ségolène Royal, ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie.
C'est dire si tout soupçon de parti-pris socialiste du fils journaliste -chef du service France, de surcroît- serait pure malignité.

Si elle a en fait plutôt parlé "d'immigration de masse [...] arabo-musulmane", l'élue s’est surtout gardée d’utiliser l’expression "grand remplacement", admet ce procureur général qui lui fait pourtant le procès d'y avoir probablement pensé...

Et de s'embarquer dans un délire personnel sur cette théorie aux relents complotistes de l’essayiste d’extrême droite Renaud Camus et selon laquelle une entreprise de remplacement des populations occidentales par celles du Maghreb et d’Afrique, musulmanes, serait non seulement planifiée mais déjà à l’œuvre. Journalisme ou procès d'intention ! Nadine Morano n'a rien dit de tel, mais pourtant "parle désormais comme l’extrême droite", selon ce malhonnête intellectuel, "avec des propos que nombre de cadres frontistes dédiabolisés ne tiendraient même pas publiquement", explique-t-il, à qui veut le lire. Que serait-ce, si elle avait prononcé les mots que le militant socialiste lui prête!La déontologie glisse sur le fils, comme la morale politique sur sa mère. Ses accusations de vol d'ordinateurs -deux fois en 2006, une en 2008 et encore en octobre 2010- se sont-elles concrétisées par une plainte en justice et une ou des condamnations ? 
Lien PaSiDupes "La gauche se fait encore voler des ordis: c'est cyclique !"


Le très radical Aymeric Chauprade, eurodéputé élu sous les couleurs du FN et ancien conseiller de Marine Le Pen, aujourd’hui plus proche de sa nièce et sa grille de lecture plus identitaire, ne s’y est d’ailleurs pas trompé, saluant en Nadine Morano une alliée de fait, raconte le journaliste partisan, mais apparemment peu psychologue en récupération politique. Un fils de trotskiste qui ne comprendrait rien à l'agit-prop du FN !
Ignore-t-il notamment que des syndicalistes de la CGT, de FO, de la CFTC, de la CFE-CGC, de l’Unsa et de la... CFDT ont été candidats FN aux municipales, parfois comme têtes de liste. Citons Fabien Engelmann, exclu de la CGT, candidat Front national à Hayange (Moselle). Responsable syndical à la Confédération générale du travail et engagé à l'extrême gauche, il a rejoint le Front national (FN) en 2010. Il est aujourd'hui maire de Hayange. Nadine Morano s'est vue retirer son investiture aux élections régionales de 2015Incompétence profonde ou mémoire sélective de Libération ?
N. Morano appelle donc à "rééquilibrer notre immigration" musulmane face à cette "invasion", qui mettrait en péril [à la différence de Valls, Bouchet-Petersen n'en n'est pas persuadé] notre "cohésion et notre équilibre culturel". 
"Nous devons limiter massivement cette immigration. Je ne veux pas que la France devienne musulmane [...]. Les musulmans doivent rester en minorité, sinon la France ne serait plus la France". Valls n'est-il pas pourtant contraint à détailler un "pacte"  à "construire avec l’islam de France" ?

"L'ancienne députée de fustiger le laisser-faire face au développement d’un 'islam politique' dans l’Hexagone, d’un 'islam radical' et son lot de 'comportements communautaristes inacceptables avec le développement du port du voile intégral dans les quartiers (...), avec des revendications dans le milieu médical' ". Autant de faits qui existent ça et là", deci, delà, et qui ne suffisent pas pour autant à faire la réalité du pays, commente ce bobo qu'on imagine davantage fréquentant les cliniques privées parisiennes que les centres médicaux de banlieues.

Mais le journaleux qui fait parler les faits s'acharne en campant dans le commentaire subjectif. Et d'ajouter que "pointer, six jours après la dernière attaque terroriste sur notre sol, une 'immigration massive [...] arabo-musulmane', c’est livrer à la vindicte et sans distinction [ni discrimination, car il ne sait pas faire! Non plus que diffamer ?] l’ensemble des musulmans, tous comptables, si on suit la diatribe de Morano [mais il ne la suit pas: il la précède et l'interprète], d'une dérive ayant conduit aux attentats qui ont touché notre pays." 
Tandis que l'exécutif prépare l'opinion à un nouveau virage politique visant le financement des mosquées par l'étranger, Bouchet-Petersen, à la différence de Julien Dray, préfère salir de ses supputations les propos d'une élue, lui qui ne doit son job qu'à maman et à ses relations au sommet de l'Etat.

Et le baveux, qui plafonne au niveau de Bruno Roger-Petit (L'Obs, par protection), n'en a pas fini 
Ameutant les foules (et se gardant peut-être de toute volonté de vindicte populaire) poursuit, sur ce registre du mépris qu'on affectionne quand on est petit et parvenu par la fréquentation des grands de ce monde (si nuls qu'ils puissent être). "Mais qu’on se le dise, Nadine Morano n’est pas vraiment un enjeu. Elle n’a jamais été ni un phare ni une figure majeure de la droite", assène-t-il, malgré le précédent navrant familial, celui de sa très compétente mère, si compétente conseillère spéciale d'une candidate battue à plate couture.
"Si elle arrivait à être candidate à la primaire – ce qui semble hautement improbable –,  décide-t-il ans un nouvel élan d'hostilité primaire, elle ferait ainsi partie, au mieux [sic], des minicandidats se partageant les miettes laissées par le duel Sarkozy-Juppé, puis par Bruno Le Maire et François Fillon." Un tel degré de mépris ne peut se justifie d'aucune façon: nous avons là un malotru mal léché.

"Candidate ou pas, Nadine Morano sera en tout cas une rabatteuse de Nicolas Sarkozy," du point de vue indépendant de militant en mode vengeance de sa maman. Nous y voilà donc! Un règlement de comptes familial, par descendant interposé : la cicatrice de 2007 n'est visiblement pas refermée...

L'unité nationale quémandée se mérite chez les personnes à moralité. Mais seul importe à Libération d'atteindre la cible privilégiée, par quelque méandreuse méthode nauséabond que ce soit et c'est la division qui sied aux fielleux que guette à nouveau la défaite. 
"N’en doutons pas, même si c’est lui, président de LR, qui, face à la polémique provoquée par les propos de la dame de Toul sur la "race blanche", lui avait retiré son investiture pour les dernières régionales. Cette fois encore, il appartient à Nicolas Sarkozy – qui fait, lui, du Morano light - comme Ségolène Royal fait de l'environnement-spectacle devant les media- quand il lance que l’immigration menace notre mode de vie – de prendre ses distances avec une de ses adeptes les plus décomplexées." 
Or, s'il se tient au courant des vire-voltes du premier ministre, le 31 juillet, Valls déterrait la énième hache de guerre à l'islamisme. "Face à la montée du djihadisme", il y a l'"urgence" à "bâtir un véritable pacte" avec la deuxième religion de France, à travers une "Fondation pour l’islam de France", expliquait-il dans une tribune publiée dans Le Journal du dimanche. Depuis les récents attentats de Nice, le 14 juillet, et l'acte de barbarie du 26 juillet à Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), où un prêtre octogénaire fut lâchement égorgé au pied de l'autel de son église par deux jeunes barbares français tombés dans l'islam radical, le chef de gouvernement appelle à "un devoir de lucidité face à la montée de l’islamisme et du djihadisme mondialisé avec sa vision apocalyptique", qui prend "en otages de nombreux musulmans de France". Mais Bouchet-Petersen fils n'a pas reçu le message et ne sait pas que Valls s'est moranoïsé, au grand dam des suppôts de l'islamisme dit "radical", dans un pléonasme dont les rhétoriciens ont le secret.

Pour couronner sa charge insensée, le harceleur mono-maniaque Jonathan Bouchet-Petersen se refuse à "exonérer les autres candidats à la primaire de condamner les propos de Morano." Et le lyncheur vertueux les appelle à tirer sur les leurs. "Un minimum quand on est président du parti Les Républicains."  
Comptez bien, en revanche, que la presse "s'exonérera de condamner" la hargne vengeresse de ce rond-de-cuir.

PLUS sur un triste sire


En juin 2011, quatre mois après son arrivée à la tête de Libé, Nicolas Demorand - auquel Acrimed reprocha ses entretiens qualifiés de "méprisants et évitant le fond du sujet", lui aussi - suscita la colère de journalistes de la rédaction. Il avait décidé de ne pas ré-embaucher Alexandre Hervaud, journaliste expert dans les réseaux sociaux et dont le contrat en CDD arrivait à expiration. Demorand voulait imposer l'embauche de ...Jonathan Bouchet-Petersen, son ex-collaborateur à France inter et Europe 1. Copinage ou pression en hauts lieux ?

Dans le milieu, la réputation de ce mini-journaliste est celle d'un malfaisant
Or, l'individu qui s'en prend à Morano est un récidiviste aux vieilles ficelles qui réalise des accouplements forcés.  "Il est chargé de salir la gauche à Libération, avec son confrère Lilian Alemagna et d’autres -ce qui ne nous fait pas peine-, comme on a pu le constater récemment encore dans "Libération : Mélenchon et Le Pen "couple de l’année". Tous les deux travaillent depuis plusieurs mois à une perspective particulière : diviser le Front de gauche et les Verts, attiser entre eux des tensions, mieux : en fabriquer (en plus de créer des divisions au sein même du Front de gauche). Voici un extrait de l’article de Bouchet-Petersen, intitulé "Le Parti de gauche et les Verts se font du pied".

« […] Allusion aux derniers échanges tendus, entre des responsables PS et Mélenchon (Libération d’hier).
Reste que si le leader du Front de gauche saluait fin novembre dans Libération les Verts en «fondateurs» de l’écologie politique, il assurait être «en avance sur le plan programmatique» et les renvoyait à la «préhistoire». Ce à quoi Pascal Durand, qui ne conteste pas l’écologisme mélenchonien et voit «des passerelles entre [leurs] deux visions», répond en raillant l’écosocialisme porté par le Parti de gauche, ce recours à «d’anciennes solutions» face aux problématiques d’un «nouveau monde». Pas vraiment l’entente cordiale. »
En fauteur de troubles, Bouchet-Petersen peine à se renouveler, marque des brillants sujets. Un nuisible mal dans sa peau, dont Libération a besoin pour redresser ses comptes, à défaut de qualité et de profondeur.