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jeudi 1 novembre 2012

35 heures: la bourde folle de Ayrault et la danse des canards du gouvernement

Ayrault bashing ou  "cressonnade" ? 


Le dogmatique Ayrault a tenté de passer pour un 
Premier ministre ouvert et éclairé


Une tentative de "ouf", car le Premier ministre s'est carbonisé
Il s'est maintenant fait connaître de tous comme le nul qu'il était seulement pour son entourage.
Lien PaSiDupes: la "cressonnade"
Z-ayrault s'est une nouvelle fois lourdement pris les pieds dans les cables. C'était cours d'un face à face avec un panel de lecteurs du journal Le Parisien: lien PaSiDupes

Z-ayraut-la-gaffe a créé un immense remue-ménage dans la sphère socialiste: le chef du gouvernement a en effet assuré qu'un retour aux 39 heures n'est pas un sujet tabou ! L'onde  de choc s'est aussitôt propagée de Matignon à la Rue de Solférino à  Libération, Le Monde et France Inter, jusqu'à l'UMP.
Lien PaSiDupes 


Le sang de Michel Sapin, le ministre du Travail, n'a fait qu'un tour - et qu'un bond à Matignon -  pour recadrer son "Chef" de gouvernement.
Lien PaSiDupes

Maintenant, pour changer, l'"hyper"-chef nie !
Z-ayralult-la-gaffe a mis moins de 35 heures alors pour reprendre ses esprits et faire savoir qu'il n'a pas exprimé la doctrine du gouvernement. 

Suite à cette "fuite" de l'inconscient du Premier ministre, l'entourage a assuré que "Jean-Marc Ayrault est un homme tenace, il tiendra le choc." Lien PaSiDupes

VOIR et ENTENDRE le déroulé de cette abracadabrantesque bourde, digne de Ségolène Royal:


Devoir de mémoire : Valls voulait "déverrouiller" les 35 heures aux primaires PS
Le 02/01/2011, le député-maire d'Evry dans l'Essonne prônait de "travailler plus et travailler mieux". 
Ainsi lisait-on dans Le Point: "Le socialiste Manuel Valls, candidat aux primaires socialistes pour la candidature à la présidentielle de 2012, s'est dit favorable à une réforme de la loi sur la semaine de travail des 35 heures. Emblématique de la période du gouvernement de Lionel Jospin (1997-2002), [mise en oeuvre par la Ch'tite Martine Brochen-Aubry], cette loi est l'objet d'un contentieux idéologique persistant, la gauche considérant en général qu'elle a créé des emplois et favorisé la croissance, la droite soutenant le contraire. Invité sur Europe 1, Manuels Valls a critiqué cette mesure."

Celui qui cohabite maintenant avec Moscovici et Sapin expliquait, il y a moins d'un an : 
"Est-ce que, dans le monde tel qu'il est aujourd'hui, avec la concurrence que nous connaissons, pouvons-nous nous permettre d'être sur des idées des années 1970, 1980, 1990 ? Non. Il faut dépasser la question des 35 heures. Oui, nous devrons déverrouiller les 35 heures", a ajouté le maire d'Evry. Le déverrouillage consisterait, a-t-il précisé implicitement, à un quasi-retour à la semaine des 39 heures, l'horaire légal qui précédait la réforme de 1998-2000. "Ceux qui ont la chance d'avoir un emploi doivent pouvoir travailler deux ou trois heures de plus sans avoir recours forcément aux heures supplémentaires, qui ont beaucoup coûté à l'Etat".

Aujourd'hui, quand on est pourtant au gouvernement, "on ferme sa gueule"....

mardi 30 octobre 2012

35 heures: Ayrault et Sapin s'affrontent sur le pédalo ivre

Un nouveau couac de Ayrault déstabilise la gauche

CONSTERNATION ! Après l'imposition sur les plus-values lors des cessions de société, la taxation sur les oeuvres d'art ou encore la redevance télévisuelle pour les résidences secondaires..., c'est cette fois sur la question des 35 heures que le Premier ministre risque de mettre le feu aux poudres au sein de la majorité socialiste.

Annonce que le rapport Gallois remettra en cause les 35 heures de Martine Aubry

Un démenti " subtil" ? Les informations parues jeudi dans Le Parisien,  affirmant que le rapport de l'industriel Louis Gallois sur la compétitivité propose la suppression de la loi sur les 35 heures, sont "erronées", selon le cabinet du commissaire général à l', qui dépend de .
Mais de son côté, Le Parisien/Aujourd'hui en France maintient ses informations."Dans son rapport, Louis Gallois remet en cause  la fameuse  loi sur la réduction du temps de travail, ramené de 39 heures hebdomadaires à 35 heures, mise en place en 1998 par Martine Aubry, alors ministre des Affaires sociales de Lionel Jospin. Une minirévolution réclamée depuis quinze ans par la droite pour qui les 35 heures, en plus d’avoir plombé les comptes de la nation, sont devenues une entrave à la réussite économique pour les entreprises françaises. Ce jeudi encore, Valérie Pécresse a rappelé qu'il fallait «abroger» cette loi."
Louis Gallois prônerait concrètement, dans son rapport, de supprimer toute référence à une durée légale du travail imposée à tous, au profit d'un système à la carte, comme en Allemagne. 
Ayrault: un retour à la semaine de 39H: "pourquoi pas"?

Un retour à la semaine de 39 heures, et donc la suppression de fait d'une réforme emblématique de la gauche comme les 35 heures, n'est "pas un sujet tabou", affirme mardi le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, qui assure n'être "pas impressionné" par les critiques qui l'assaillent. Même pas peur, sur son siège éjectable ?


Dans un entretien avec des lecteurs du Parisien/Aujourd'hui en France, le chef du gouvernement admet que le retour aux "39 heures payées 39" est un thème qui "fera débat". "Mais pourquoi pas. Il n'y a pas de sujet tabou. Je ne suis pas dogmatique", ajoute-t-il.
"La seule chose qui me préoccupe, c'est que la France est en panne, et il faut que l'on redémarre le moteur, à fond. Mais pas pour foncer dans le mur", explique M. Ayrault, qui se fera remettre le 5 novembre par Louis Gallois un rapport très attendu sur la compétitivité.
Des articles de presse avaient affirmé le 25 octobre que le rapport Gallois allait préconiser la suppression des 35 heures, instaurées par le gouvernement Jospin à la fin des années 1990. Ce qui avait été démenti par les services de Louis Gallois.

A 7h25le Nouvel Observateur à son tour affirme, sous le titre "Cafouillage d'Ayrault autour d'un "débat" sur les 35 heures" "En une phrase, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault a réussi à mettre le feu aux poudres. Dans un entretien avec des lecteurs du "Parisien/Aujourd'hui en France", le chef du gouvernement a assuré qu'un retour à la semaine de 39 heures, et donc la suppression de fait d'une réforme emblématique de la gauche comme les 35 heures, n'était "pas un sujet tabou".

Triple Z-ayrault tente de reconstruire son image.

Alors qu'il est la cible de critiques répétées depuis quelques semaines dans les médias ou la classe politique, y compris à gauche, Jean-Marc Ayrault réaffirme qu'il n'est "pas impressionné".

"Si je l'étais (impressionné, ndlr), il faudrait que j'arrête tout de suite. Quand je retrouve mes électeurs, qui ne sont pas dans le microcosme, ils me disent : +Tenez bon+. Cela me donne du moral", poursuit-il.
Comme on lui demande s'il a des regrets depuis son arrivée à Matignon en mai, le Premier ministre répond : "Oui, de ne pas avoir assez expliqué la situation du pays. De ne pas l'avoir dit assez fort".
"J'ai relu ma déclaration de politique générale du 3 juillet devant l'Assemblée nationale. J'ai dit que la situation était grave, mais je n'ai pas le sentiment que ça ait imprimé suffisamment. Je prends ma part de responsabilité", affirme-t-il.
Il cite Pierre Mendès-France (paix à son âme) comme un "modèle" de l'action qu'il doit mener en tant que Premier ministre. Résistant, plusieurs fois ministre sous la IVe République, président du Conseil de juin 1954 à février 1955, cette figure de la gauche modérée "disait : 'Gouverner, c'est choisir'", répond le chef du gouvernement à qui cette référence "donne du courage et de la force". CQFD...
Parmi les sujets sensibles figure la TVA dans la restauration. La TVA réduite au restaurant est dispendieuse et inefficace, selon un rapport parlementaire qui recommande au gouvernement de supprimer cet avantage hérité de l'ancienne majorité, au grand dam des professionnels qui ne veulent pas céder sur ce taux intermédiaire de 7%.
"L'affaire n'est pas tranchée", prévient le Premier ministre dans le Parisien. "J?ai cru comprendre qu'il y avait certains déséquilibres à corriger", relève-t-il toutefois. "Et je rappelle que baisser la TVA, ça coûte de l?argent aux finances publiques. Les contribuables payent", fait valoir M. Ayrault.
Parmi les autres sujets abordés avec les lecteurs du quotidien populaire, le chef du gouvernement assure que "des contrôles" sont exercés sur le fonds franco-qatari doté de 100 millions d'euros destiné à soutenir des projets de développement économique dans l'hexagone.
"D'autres fonds existent avec d'autres pays. En revanche, ce que nous refusons c'est toute utilisation de type communautariste", prévient-il.
Enfin, Jean-Marc Ayrault assure qu'il ne serait pas "choqué" par l'éventuelle présence de policiers ou de détecteurs de métaux à l'entrée des établissements afin de lutter contre la violence à l'école.
"Face aux incursions dans les écoles, de bandes extérieures ou de trafic, il ne faut pas avoir peur de prendre des mesures", continue-t-il, "il ne faut pas être naïf".

Michel Sapin: "il ne faut pas supprimer les 35 heures"



Ayrault se fait recadrer par son ministre du Travail.


Le ministre du Travail, Michel Sapin, a estimé mardi sur RTL qu'"il ne faut pas supprimer les 35 heures" qui doivent selon lui rester la durée légale du travail de "référence", alors que le Premier ministre a jugé qu'un retour aux 39 heures n'était "pas un sujet tabou"...

Pour le ministre du Travail, le Premier ministre, n'a pas proposé de revenir aux 39 heures. "
Vous interprétez ce que dit le Premier ministre, lisez l'ensemble de l'interview. Il dit le sujet n'est pas tabou. La preuve, nous venons d'en discuter entre nous", a-t-il poursuivi.


Et d'enfumer l'opinion en accusant l'opposition..."J'entends la droite nous dire +il faut supprimer les 35 heures+ (...) Ce que dit le Premier ministre, c'est si vous voulez que le débat ait lieu, il aura lieu. Et bien non, il ne faut pas supprimer les 35 heures", a commenté M. Sapin. Sapin en fait des tonnes"Supprimer les 35 heures, c'est supprimer les heures supplémentaires, c'est donc travailler plus pour payer moins", souligne M. Sapin pour qui "il faut maintenir à 35 heures la durée légale du travail, au-delà ce sont des heures supplémentaires". Les 35 heures "sont la référence", a ajouté le ministre.
Dans ce débat, a-t-il dit, "il faut couper la tête au canard", "les pattes, les ailes et la tête du canard". "Le canard que vous lancez fait un couac", a-t-il encore lancé à l'adresse du journaliste.

Du pain béni pour l'opposition

"Je découvre que Jean-Marc Ayrault reprend aujourd'hui le programme que nous avons mis en avant sur les 35 heures. Je dis : mais alors, dans ce cas, on ouvre le dialogue immédiatement." Mardi matin sur Canal +, Jean-François Copé a fait mine de se réjouir des déclarations de Jean-Marc Ayrault dans un entretien avec des lecteurs du Parisien/Aujourd'hui en France.  Le chef du gouvernement dit qu'un retour aux "39 heures payées 39" est un thème qui "fera débat". "Mais pourquoi pas. Il n'y a pas de sujet tabou", ironise-t-il.
Jean-Louis Borloo a également manié l'ironie pour commenter les propos du Premier ministre : "Dans la voiture j'écoutais Michel Sapin qui rectifiait le Premier ministre. Il fait Robert Lamoureux : quand on coupe la tête du canard, le canard court toujours. Le canard va courir toute la journée", a raconté le président de l'UDI sur BFMTV. 
VOIR et ENTENDRE Jean-Louis Borloo (UDI):

Bien placée en matière d'apprentissage, Nadine Morano, ancienne ministre de l’Apprentissage, contactée par Europe1.fr,  a utilisé une formule choc : "C’est incroyable. J'ai le sentiment que Sapin a exécuté le Premier ministre en direct à la radio! Je ne vois pas comment Jean-Marc Ayrault peut rester après cette épisode, ou alors il faut qu’il vire Michel Sapin. Il est totalement décrédibilisé et donne le sentiment qu’il n’y a plus de pilote dans l’avion".

lundi 9 juillet 2012

Conférence sociale: la CGT met la pression sur le gouvernement socialiste

Thibault (CGT) veut "des décisions immédiates"

 Hollande réunit les acteurs sociaux 
au Palais d'Iéna,
siège du Conseil Economique et Social,
dans le XVIe arrondissement


Une "grande" kermesse sociale: symbole de dialogue 

Une manifestation médiatique
Plus de 200 personnes et seulement deux jours
Le président François Hollande doit donner lundi en fin de matinée le coup d'envoi de cette conférence qui va réunir syndicats, patronat et gouvernement pendant deux jours au Palais d'Iéna à Paris.

Une discussion touche à tout
Sept tables rondes sont prévues sur de vastes sujets: l'emploi, le service public, les retraites, le redressement économique, l'égalité homme/femme, les salaires, la formation.
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault se réserve de faire la synthèse et de dresser une "feuille de route", dès demain, mardi soir.

Une démarche ostentatoire pour un bilan très mitigé
Martine Aubry a déjà fait le coup !
La ministre du Travail de Jospin avait également fait grand tapage pour imposer sa réforme des 35 heures par deux lois votées en 1998 et 2000, qui fixèrent la durée légale du temps de travail salarié à temps plein à 35 heures par semaine, en moyenne annuelle, au lieu de 39 heures précédemment, en contrepartie d'une plus grande flexibilité des horaires.Elle avait médiatisé le dialogue avec les syndicats qui, au final, n'avait pas eu voix au chapitre. La réforme devait ainsi créer 700 000 emplois, mais ses effets réels sur l'économie restent encore controversés, à la fois parmi les économistes et dans le monde politique. 

Les syndicats parlent eux de
chantage à l'emploi
 "

La mise en place de la réforme Aubry a fortement désorganisé le fonctionnement des entreprises, quand des recrutements n'ont pas compensé la réduction du temps de travail, notamment dans des hôpitaux. 


De plus, l'augmentation relativement faible de la durée du travail a provoqué un surenchérissement du coût du travail et a fait obstacle à de nouveaux investissements et à de nouvelles embauches.

Premier producteur européen de volailles, le groupe Doux est parmi les dommages collatéraux de la réforme Aubry. En 1999, le volailler a conclu un Accord de Réduction du Temps de Travail (ARTT) défensif suite à un Plan de Sauvetage de l'Emploi (PSE) prévoyant le passage à 35h de travail par semaine. Cet accord a été dénoncé en 2004. Après 15 mois, aucun nouvel accord n’ayant pu être obtenu, le Groupe Doux a décidé d’appliquer les dispositions légales et conventionnelles de branche. Plus de 260 salariés ont porté l'affaire en justice qui,  après quatre années de procédure, leur a donné raison sur la rémunération des temps de pause. 
Depuis le 1er juin 2012, le groupe est en redressement judiciaire.

Pourtant, le Président Hollande souhaite remettre en cause la défiscalisation des heures supplémentaires, votée au sein de la loi TEPA d’août 2007, sous le gouvernement Fillon. Or, elle encourage les heures supplémentaires.



Enfin, le gouvernement a négocié à la hussarde et décidé de légiférer à la hâte. Certains acteurs, la CFDT entre autres, ont même déclaré que la fluidité du dialogue social avait fortement régressé par le renforcement d'un stérile manichéisme patrons/salariés.



Enfin, le gouvernement a négocié à la hussarde et décidé de légiférer à la hâte. Certains acteurs, la CFDT entre autres, ont même déclaré que la fluidité du dialogue social avait fortement régressé par le renforcement d'un stérile manichéisme patrons/salariés.


Bernard Thibault n'est pas dupe du "grand" show

Il attend de ce rendez-vous qu'il fixe un calendrier pour aborder sur "des sujets plus structurants".
Parmi les sujets sur lesquels Bernard Thibault a dit souhaiter des décisions sans attendre, le leader de la CGT a cité la remise à plat des aides publiques aux entreprises après avoir étudié leur efficacité, l'indexation des minima de branches sur la hausse du SMIC et des sanctions en cas de non-respect de l'égalité hommes-femmes dans les entreprises.
"Nous serons insistants pour que des décisions immédiates soient prises", a déclaré M.Thibault sur RTL. "Nous ne serons pas là que pour discuter d'une méthode et caler un agenda", a avancé le secrétaire général de la CGT, peu avant l'ouverture de la grande conférence sociale.

Lors de ce rendez-vous, qui doit ériger le compromis en méthode du dialogue social, "on ne doit pas s'en tenir aux vieilles recettes", a estimé B. Thibault, revendiquant notamment "un état stratège en matière industrielle". Autant dire que, opposée - comme le PCF -  au dialogue social, la CGT n'est pas prête au compromis et qu'elle reste  fidèle au dirigisme étatique. Thibault est un nostalgique de l' "économie dirigée" des années 30 !

Le secrétaire général de la CGT a aussi plaidé pour une redéfinition du licenciement économique alors que les syndicats voudraient pouvoir s'opposer à des plans sociaux lorsque les entreprises dégagent des profits.

Interrogé sur le sort de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis, 3.300 salariés), dont l'annonce de l'arrêt de la production pourrait avoir lieu cette semaine, Bernard Thibault a brandi "les salariés déjà mobilisés".
"Pour un emploi direct, il y a trois ou quatre emplois indirects", a souligné le syndicaliste en appelant à "revoir les ambitions des constructeurs automobiles" français.
Le compromis est à l'ordre du jour au Palais d'Iéna, mais ne l'est ni dans les entreprises, ni dans la rue.