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vendredi 9 novembre 2012

Sapin a décelé de l' "intelligence" dans l'action gouvernementale

Sapin parle-t-il de lui-même ?


Michel Sapin a-t-il pris
la grosse tête
ou se prend-il pour
une boule de Noël ?


VOIR et ENTENDRE Michel Sapin parler d'"intelligence" des mesures gouvernementales essentiellement sur le rapport Gallois et les crédits d'impôts ou l'augmentation de la TVA, (mais aussi  Obama), devant Guillaume Durand et Gilles Leclerc sur Radio Classique:


invitepolitique-11-07-Michel-Sapin_1 par radioclassique

Le gouvernement a désespérement besoin d'oraliser pour se convaincre...

mercredi 7 novembre 2012

Hollande ne devait pas augmenter la TVA, mais Ayrault le fait

Les salariés devront payer pour conserver leurs emplois et ...leur pouvoir d'achat

Ayrault annonce une hausse de la TVA


Jean-Marc Ayrault a annoncé mardi des mesures pour relancer la compétitivité: des crédits d'impôts de 20 milliards d'euros pour les entreprises, mais des hausses de TVA pour les consommateurs. 

Le Premier ministre a assuré dans la soirée que le crédit d'impôt aux entreprises permettrait de soutenir la croissance à hauteur de 0,5 point et de créer "autour de 300 à 400.000 emplois" à l'horizon 2017.



Le Premier ministre socialiste a défendu ces mesures comme si de rien n'était.

"C'est un plan cohérent, complet (...) qui provoque un signe fort comme vous n'avez jamais eu le courage de le faire", a-t-il soutenu à l'Assemblée nationale.

La pilule de l'augmentation de TVA est pourtant restée en travers



"Il y a effectivement un appel à la TVA mais seulement pour un tiers du financement, c'est-à-dire par une modulation à partir du 1er janvier 2014, et non pas au 1er octobre 2012 comme vous l'aviez décidé, où 12 milliards d'euros pesaient sur le pouvoir d'achat des ménages", a-t-il polémiqué.



Ayrault rétablit ce que son gouvernement a abrogé, dès cet été, dans la foulée de l'alternance: il faisait en effet allusion à son rétropédalage sur la "TVA sociale" votée par l'ancienne majorité . 




Le sournois a requalifié la TVA sociale en "restructuration de la TVA"

Alors que le gouvernement et le président "normal" soi-même avaient à maintes reprises écarté une hausse globale de la TVA, Jean-Marc Ayrault a annoncé que le taux dit normal" (sic !) à 19,6% sera porté à 20% et le taux intermédiaire de 7% (applicable notamment à la restauration) passera à 10%, rien que 3 points...

Côté évolution à la baisse, le taux minimal de 5,5%, appliqué aux produits de première nécessité (produits alimentaires de base, cantines scolaires etc..), sera ramené à 5%: un gain somptueux de 0,5%.

Ayrault se défausse en assurant avoir repris la "quasi-totalité" des "préconisations" du commissaire général à l'Investissement. C'est ce que jusqu'ici il appelait pompeusement "arbitrage".   "Le gouvernement a pris la mesure du problème", s'est-il félicité auprès de Louis Gallois, qui sera associé au suivi de la mise en oeuvre des mesures retenues.

Des thuriféraires ont enfumé la presse
"Oui, nous avons été entendus", a claironné la présidente des patrons ( MEDEF), Laurence Parisot, à la Grand messe du 20 heures de France 2, sur le service décidément plus que jamais public.
Et le numéro un de la CFDT, François Chérèque, a joint sa voix au concert des ravis de la crèche, saluant des mesures allant "dans le bon sens", malgré des réserves sur les relèvements de TVA: un détail de l'histoire, selon le syndicat le plus proche du PS.

Mais des couacs ont gâté l'harmonie
Le mécréant du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, associé au PCF a qualifié les mesures de "lamentables".
Les deux candidats à la présidence de l'UMP, François Fillon et Jean-François Copé, ont pointé du doigt une "usine à gaz", pour le côté "complexe" ou "technocratique" du système de crédit d'impôt (6%) en faveur des entreprises, un "arbitrage" surprise puisqu'on s'attendait à une baisse des cotisations sociales sur les salaires de 1 à 2,5 Smic, alors que les plus faibles sont déjà aidés.

Envolées les promesses socialistes

Le 23 octobre, le sous ministre du gouvernement Benoît Hamon certifiait: "Nous n'allons pas augmenter la TVA".
VOIR et ENTENDRE


Les économistes et la presse -qui a remisé insolence et esprit critique- ont réservé un accueil plutôt favorable aux mesures. Ce qui ne manque pas de sel, c'est que la majorité socialo-écolo se flatte que les patrons du MEDEF applaudissent, tout comme Jean-François Roubaud, le patron de la CGPME, même s'ils voyaient d'un mauvais oeil que rien ne tombe dans l'escarcelle des entreprises avant 2014.

Que Z-ayrault, le "Chef", ait lui-aussi oublié ses engagements, passe encore, puisque plus personne ne sait plus ce qu'il a dit, qu'il n'a pas démenti dans l'heure, comme le retour aux 39 heures, ou ce qu'il évoque sans l'avoir jamais annoncé. Mais que les décrypteurs auto-proclamés et les analystes et 
VOIR et ENTENDRE


François Fillon souligne que le gouvernement "renonce au choc de compétitivité". 
Comme lui, J.-F. Copé raille les hausses de TVA. "Il vaut mieux sourire en constatant que François Hollande a fait campagne auprès des Français en disant qu'il n'augmenterait absolument pas la TVA", a-t-il déclaré.


Voici une vidéo regroupant les principales réactions politiques à la TVA anti-délocalisation, dont celles de Filippetti, Moscovici, Fabius, des minsitres de Hollande, et Aubry:

Outre Benoît Hamon, Filippetti, Moscovici, Fabius, tous ministres de Hollande, et Aubry, "ferment leurs gueules" plutôt que de démissionner...


Crédit d'impôts: voilà que le socialiste Ayrault bichonne les entreprises

Des crédits d'impôts pour la compétitivité et l'emploi (CICE) pour permettre de réduire le coût du travail

Danse de la fertilité
Le crédit d'impôt est une réduction d'impôt ou un crédit pour les entreprises qui ne font pas de bénéfices: plus une entreprise emploiera de personnes en France, plus elle bénéficiera de cette baisse d'impôt, ce qui doit inciter à créer des emplois et, au contraire, pénaliser les suppressions de postes, espère le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, qui compte sur " plusieurs centaines de milliers de créations d'emplois d'ici à 2017 ".

Ce sont les impôts des entreprises qui vont baisser, et non les charges sociales: la surprise du plan gouvernemental ! Les réductions d'impôts ne s'appliqueront qu'aux salaires inférieurs à 2,5 SMIC, soit 3.500 euros brut mensuels environ, alors que les allègements sont déjà importants sur les bas salaires (jusqu'à 1,6 SMIC). Mais, contrairement à ce que proposait Arnaud Montebourg, elles ne sont pas conditionnées à l'investissement.
Le gouvernement escompte une baisse de 6 % du coût du travail, pour les salaires concernés.

VOIR et ENTENDRE le compte-rendu d'euronews-fr - "France : 20 milliards d'euros de crédit d'impôts en faveur des entreprises" et noter que l'augmentation de la TVA est qualifiée de "restructuration" par le Premier ministre:


Le Nouvel Observateur, hebdomadaire de gauche, considère que le gouvernement a proposé une solution originale, selon lui, pour baisser le coût du travail des entreprises françaises. 

L'hebdomadaire se fait le porte-parole du gouvernement:

Ce qui fut vrai pour les particuliers
est transposé en faveur des entreprises
"Pour l'Etat, l'avantage de ce mécanisme est triple. 

D'abord il ne modifie pas les cotisations sociales, qui font l'objet d'un examen par le Haut conseil du financement de la Sécurité sociale. 

Ensuite, il permet un suivi transparent de la distribution de ces aides [sic], puisque l'Etat connaît le montant exact de ce qu'il verse. (Une affirmation justement contestée largement, puisque l'Etat ne s'est pas donné les moyens de contrôler l'affectation de ces sommes non prélevées)  

Enfin, il n'impactera les finances de l'Etat qu'à partir de 2014, évitant ainsi de peser davantage sur budget 2013 déjà très serré." (Sauf que ce manque à gagner est compensé par les hausses de TVA sur l'ensemble des consommateurs, même les plus défavorisés, au nom, tenez-vous bien, de la ...solidarité !) 


Le gouvernement repousse la question du financement du coût du travail. 
" Il propose de compenser la moitié des 20 milliards d'euros par des baisses dans les dépenses publiques et promet que ces 10 milliards d'euros seront le fruit d'une réforme en profondeur de l'administration publique, sans donner plus de détail.
Deshabiller les ménages
pour habiller les entreprises
L'autre moitié viendra d'une hausse de la TVA et de la création d'une fiscalité écologique."  


En 2013, ils nous enlèvent
 le haut
et le bas, en 2016...

Voyons comment Le Nouvel Obs banalise l'effort demandé aux Français: " La hausse de la TVA n'impactera les ménages qu'à partir du premier janvier 2014, épargnant ainsi la consommation en 2013, relais vital pour l'économie française en ces temps difficiles", commente -avec  empathie- ce relais de l'action du gouvernement de la "gauche sociale.
La taxe écologique n'entrera en vigueur qu'en 2016, laissant donc plusieurs années aux acteurs de la conférence environnementale pour la définir."  Ainsi ce gouvernement prend-il une décision sans savoir comment elle sera mise en oeuvre et comment elle ré-impactera une population déjà impactée par la TVA dès 2014 ! 


François Bayrou avait mis en garde mardi le gouvernement contre la piste d'un crédit d'impôt pour les entreprises, une possible "usine à gaz". 

Le président du MoDem a plaidé pour des "décisions simples, compréhensibles par tout le monde et (...) immédiatement utiles".
Les avantages passés aux ménages,
c'est maintenant pour les entreprises
"Le principal risque, s'agissant des charges, c'est en effet qu'on fasse une usine à gaz, incompréhensible par qui que ce soit", a prévenu François Bayrou sur Radio Classique/Public Sénat, alors que le Premier ministre Jean-Marc Ayrault devait rendre dans la journée du 6 novembre ses premiers arbitrages au lendemain de la remise du rapport Gallois sur la compétitivité.

Le site de l'hebdomadaire "Le Point" croyait pouvoir annoncer que le gouvernement pencherait davantage pour un crédit d'impôt pour les entreprises plutôt que l'allègement de 20 milliards de charges patronales préconisé par Louis Gallois.

Pour sa part, le président du MoDem "pense qu'il faut simplement une déduction de charges, parce que l'idée qu'on va faire du crédit d'impôt (...) c'est une usine à gaz". "Je pense qu'il y a là un très gros risque d'incompréhension et de passer à côté de l'enjeu (...) qui est de donner un ballon d'oxygène pour que la production en France soit soutenue et reparte", a-t-il insisté.

Soulignant le travail "remarquable" de Louis Gallois, qui selon lui "ressemble beaucoup" aux propositions qu'il a faites (sic) durant la campagne électorale, François Bayrou a mis en garde contre le risque qu'il y aurait à "le mettre dans un tiroir" et "qu'on aie l'impression que le gouvernement se défile, qu'il élude le sujet". "Aujourd'hui, le risque maximal, c'est de ne rien faire", a-t-il estimé.

Alors, qu'en dit la presse sympathisante ? 

Voyons comment elle nous enfume.

VOIR et ENTENDRE Ayrault annoncer la création d'un "crédit d'impôt" pour favoriser la compétitivité des entreprises (reportage BFMTV) : 



VOIR et ENTENDRE
comment le gouvernement réduit de 20 milliards d'euros les impôts sur les entreprises, selon 
BFMTV:

Un enchantement que les syndicats ne partagent pas...

Tandis que l'hebdomadaire socialiste se tourne vers les entreprises pour louer l'action gouvernementale, citant Vincent Moulin-Wright, directeur général du Groupe des fédérations industrielles ("Le gouvernement va dans le bon sens en reprenant nos propositions et celles de Louis Gallois sur la compétitivité hors-coût"), les syndicalistes ont réagi aux principales mesures.

Patrick Pierron, secrétaire confédéral CFDT, proche du PS, positive:
" Cela va pour nous dans le bon sens. Le pacte de confiance que veut le gouvernement devra s'appuyer sur un dialogue social de qualité. Nous lui avons redit."

Inaudible au gouvernement, Montebourg 
a du souci à se faire...
Mohamed Oussedik, secrétaire confédéral CGT:
"Nous avons exprimé notre désaccord sur le transfert des cotisations sociales vers l'impôt. Le sujet concerne l'ensemble des salariés et même une bonne partie des retraités." 

Pascal Pavageau, secrétaire confédéral Force ouvrière (FO)
"Le rapport Gallois porte l'idée d'un choc de compétitivité, que demande le MEDEF. Le transfert de 30 milliards d'euros de cotisations pour les fiscaliser est une mesure que nous n'accepterons pas."


mardi 6 novembre 2012

Rapport Gallois: 22 mesures pour que Hollande fasse son marché

22 mesures pour enrailler le " décrochage "

Paradoxe: le rapport Gallois fait 22 propositions visant à répondre à l'urgence de la situation, mais qui seront étalées 


Le redressement industriel n'est pas une urgence:  il " prendra du temps ". La priorité est l'investissement et la montée en gamme. Je propose 22 mesures principales pour arrêter la glissade, arrêter le décrochage, soutenir l'investissement ". C'est ainsi que Louis Gallois a résumé son rapport dans la foulée de sa remise officielle au Premier ministre, Jean-Marc Ayrault. Vingt-deux mesures portant à la fois sur des facteurs dits de compétitivité coûts et hors coûts et visant à parer à " l'urgence " de la situation et à engager une reconquête de la compétitivité industrielle qui « prendra du temps, nécessitant méthode et persévérance ", a reconnu l'ex-patron d'EADS.

Le rapport part d'un diagnostic "assez sévère", selon ses propre termes

" La cote d'alerte est atteinte ", souligne le titre alarmiste de la première partie pour qui l'industrie française atteint aujourd'hui un seuil critique, au-delà duquel elle est menacée de destruction "
Pour étayer ses propos, plusieurs chiffres sont rappelés, comme le faible poids de l'industrie dans la valeur ajoutée totale (12,6 %) ou encore la perte de 2 millions d'emplois dans le secteur depuis trente ans, toutes administrations confondues.
Pour Louis Gallois, l'industrie hexagonale est " prise en étau ", entre d'un côté des pays " haut de gamme", comme l'Allemagne qui " ont su se différencier par l'innovation, la qualité, le service, la marque " et, de l'autre côté, " des pays émergents ", mais aussi certains pays d'Europe du Sud ou de l'Est qui bénéficient de coûts de production plus faibles ".


" L'ambition industrielle est la montée en gamme "

Le nouveau concept-car Renault Alpine 
A110-50 sera présenté au Mans
Positionnée sur les produits de milieu de gamme, l'industrie française n'a pas les marges des premiers pays et a dû baisser ses prix pour rester compétitive face aux seconds, ce qui a contribué à la dégradation de ses marges. Pour Louis Gallois, " l'ambition industrielle est la montée en gamme ". " C'est le seul moyen de relâcher la pression mortifère sur les prix, estime-t-il. L'investissement est clairement la clef, donc la priorité. "

Mais encore faut-il que les entreprises en aient les moyens
C'est là qu'intervient la proposition la plus emblématique du rapport et la plus embarrassante pour le gouvernement : celle d'un " choc de compétitivité" visant à réduire les cotisations sociales de 30 milliards d'euros. " Il s'agit, dans une période critique, d'apporter un 'ballon d'oxygène' aux entreprises pour l'investissement et d'amorcer la montée en gamme ", indique le rapport. " Ce qui m'intéresse est l'impact direct, rapide, sur la capacité des entreprises à investir ", martèle Louis Gallois. 

L'auteur souligne que
son rapport ne parle " pas une seule fois " du coût du travail en tant que tel : " Ce choc de compétitivité est en fait un choc de confiance ", annonce-t-il, très politiquement correct...


Qu'en retiendra l'exécutif ?


Le rapport fait siennes les préconisations du rapport Attali sur la croissance
Nos handicaps structurels sont clairement désignés : le " millefeuille administratif " ou encore le " culte " de la réglementation et son instabilité.
Les mesures se concentrent spécifiquement sur les faiblesses de l'industrie, à savoir des appareils de recherche et de formation mal articulés avec les préoccupations du secteur, des flux de financement mal orientés, un tissu industriel insuffisamment structuré et solidaire, ou encore un dialogue social " insuffisamment productif " et un marché du travail qui " fonctionne globalement mal ". 

Pour Louis Gallois, il faut saisir l' "occasion historique de renouveler le pacte sociale de 1946" que constituent les trois discussions en cours sur le financement de la protection sociale, l'entrée des salariés au conseil d'administration et la sécurisation de l'emploi.

Lire également :  L'intégralité du Rapport Gallois


Qu'en retiendra l'exécutif ?

François Hollande a déjà prévenu que le "choc de compétitivité"  sera un "pacte de compétitivité."
" C'est un rapport désagréable pour nos prédécesseurs et qui est engageant pour le gouvernement d'aujourd'hui ", a polémiqué Arnaud Montebourg. Le gouvernement a toutefois déjà exclu de rouvrir le dossier du gaz de schiste et s'oriente vers une autre piste concernant les allégements de charges. Mais sur les 22 mesures, de nombreuses seront reprises ou l'on même déjà été.

La présidente du MEDEF, Laurence Parisot
 a, elle, salué  une " étape décisive vers un big bang économique salvateur " et jugé " extrêmement regrettable " que Matignon ait écarté la piste sur le gaz de schiste.
De son côté, le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a " approuvé totalement " les mesures préconisées par le rapport, incitant François Hollande d'avoir "le courage " de les " appliquer dès maintenant "

VOIR et ENTENDRE J.-F.Copé dénoncer toutefois les crédits d'impôts, une usine à gaz, le "gag" de l'augmentation de la TVA, malgré la promesse de Hollande de ne pas y toucher :


Savoir maintenant quelle est la faisabilité des mesures complexes annoncées en matière de crédits d'impôts.

Et quel soutien le gouvernement socialo-écolo va obtenir du Front de gauche, Pierre Laurent (PCF) et Mélenchon (PG).

lundi 5 novembre 2012

Rapport Gallois: l'abaissement de Laurent Joffrin, journaliste militant

Sylvie Pierre-Brossollette dissipe le rideau de fumée dressé par l'indigne Joffrin 

Louis Gallois doit remettre son rapport sur les moyens de rétablir la compétitivité. 

Un rapport déjà contesté avant parution le 5 novembre, tout comme l'annonce par le premier ministre que le Conseil Constitutionnel va rejeter le projet de loi sur le logement social, avant qu'il n'ait statué...

L'ancien patron d'EADS va proposer un certain nombre de mesures pour relancer la compétitivité des entreprises françaises. 

Mais François Hollande a déjà prévenu, il n'est pas question pour lui de parler d'un "choc de compétitivité", il s'agira plutôt d'un "pacte", pour ne pas affoler les populations. Les mesures les plus attendues par les patrons pourraient bien être remises à plus tard.

Laurent Joffrin, parano de service du très socialiste Nouvel Observateur, il y a eu des fuites organisées, autant dire un complot, afin de pouvoir dire "vous voyez bien, ils n'appliquent pas ce qu'ils ont dit. 
Selon le chroniqueur des sanisettes Claude Perdriel, l'opération consiste à dire qu'ils ne font rien. Mais comme il y a un rapport et que certaines de ses mesures vont être appliquées, il faut pouvoir démontrer que l'on ne fait rien." Le procès d'intention de Mouchard-Joffrin aux gros sabots ne tient pas la route.
Une théorie bidon du complot qui ne convainc pas davantage Sylvie Pierre-Brossolette, du Point, que ses arguments à la graisse d'oie. "Il y a évidemment une partie de pression, mais le gouvernement s'est pris à son propre piège. Il a nommé Louis Gallois en sachant très bien ce qu'il pensait. Des mesures rudes qu'il a développées longuement devant les économistes à Aix."

VOIR et ENTENDRE le débat avec, en prime, les énormités avancées par Joffrin, décidément à la peine. Il casse du patron ("pour qui s'prennent-ils ces gens-là," s'indigne-t-il), mais en appelle avec désinvolture au "respect de la volonté populaire" :

VOIR, ENTENDRE, TELECHARGER et DIFFUSER ce modèle d'avilissement de la presse engagée, incarnée par le malodorant Joffrin:
Que faut-il attendre du rapport Gallois ?FranceInfo

Le plus rude, c'est que le gouvernement Ayrault va devoir faire du Sarkozy, en moins bien


Ce rapport emprunte largement au programme que Nicolas aurait mis en oeuvre si la presse soumise au PS n'avait pas fait élire l'ersatz de Dominique Strauss-Kahn.

Les duettistes Hollande-Ayrault vont devoir recycler le rapport avant de se l'approprier.

Fronde socialiste contre le gouvernement Ayrault

L'opposition au gouvernement Ayrault s'étend au Parti socialiste

Le maire de Dijon a la moutarde qui lui monte au nez

Les socialistes tirent sur les ambulances
Alors que la droite est accusée de pilonner l'ambulance Ayrault, le premier socialiste à lancer l'offensive ce vendredi fut François Rebsamen. Le président du groupe socialiste au Sénat  réclame davantage de pédagogie de la part du gouvernement: "Expliquez aux Français, sinon ils ne comprennent pas pourquoi, comme ça, d'un seul coup, ils sont obligés de subir tous ces impôts", a-t-il déclaré ce vendredi. 

A un cheveu près de soixante-huitard près ce que disait aussi le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, autre proche de François Hollande, mercredi sur RTL: "On doit être beaucoup plus pédagogues." 

S'il n'a pas "de conseils à donner au président", le sénateur-maire de Dijon suggère par exemple à François Hollande de "s'adresser directement aux Français". Une recommandation qui tombe à point nommé: le chef de l'Etat tiendra une conférence de presse mi-novembre, soit six mois après son entrée en fonction.


Pour Collomb, maire de Lyon, Ayrault donne dans le " zigzag "

Le sénateur-maire s'est montré sans concessions envers l'action gouvernementale, qu'il juge trop brouillonne. 

Gérard Collomb tape sur les doigts de ses camarades socialistes, en particulier sur l'action économique du gouvernement. "Nous donnons trop l'impression d'être dans le zigzag, dans le tâtonnement et l'approximation", explique-t-il aux Echos, lundi 15 octobre 2012. 

"Il n'est pas trop tard pour se mettre dans la bonne trajectoire en affirmant clairement qu'il ne saurait y avoir de politique qui se fasse sans l'entreprise et les entrepreneurs. " 

L'élu lyonnais dénonce " les politiques d'oppositions " du gouvernement 
Il l'accuse de détricoter mécaniquement les réformes du quinquennat Sarkozy plutôt que d'engager " des politiques de propositions." 

Le socialiste ne dit pas autrement que l'UMP
Une méthode a minima qu'il met sur le compte d'un manque de réflexion et de cohérence de ses camarades.

Le sénateur PS Vallini demande à Hollande de "fixer le cap" 


Pour André Vallini, président PS du Conseil général de l'Isère,  fustiger l'héritage sarkozyste n'est pas la bonne stratégie : "il faut rappeler que l'héritage est là et qu'il a contribué à creuser les déficits. Mais cela ne peut plus suffire. Parce que les Français, maintenant, nous disent : et vous, vous faites quoi ?


Pour Vallini, il n'y aurait même pas de problème lié au Premier ministre : "je vous donne rendez-vous dans six mois", parie-t-il. "Les mêmes qui tirent sur Ayrault et spéculent sur son départ diront : quelle endurance, quelle résistance, quel homme d'Etat !" 


Le responsable socialiste met Hollande au pied du mur
Il a appelé le président François Hollande à "fixer à nouveau le cap" 
Dans un entretien au Figaro, l'élu de l'Isère dit partager le constat d'autres ténors socialistes qui pointent un défaut de communication de l'exécutif : "on me le dit beaucoup sur le terrain. François Hollande doit à nouveau s'adresser aux Français pour leur expliquer comment il veut redresser la France". 

Vallini propose d'endormir les Français
Lors de sa conférence de presse prévue mi-novembre, "j'attends qu'il fixe à nouveau le cap pour redresser le pays et explique le chemin qu'il veut emprunter pour y parvenir. Il doit rassurer les Français". 


A propos du rapport de Louis Gallois sur la compétitivité, le sénateur de l'Isère dit avoir "eu peur qu'on essaye de l'enterrer". 
"Mais François Hollande a dit que ce ne serait pas le cas. Il faut que ce rapport permette d'associer les entrepreneurs au redressement national" car "on ne pourra pas redresser le pays sans eux", poursuit-il. 
Or, après un premier report de date,  il sera remis lundi au gouvernement, mais Hollande a déjà prévenu qu'il ne serait que partiellement suivi: une déclaration du président qui rappelle irrésistiblement le couac de Ayrault qui annonçant le rejet du projet de loi sur le logement avant que le Conseil constitutionnel ne se soit réuni... 



Ce proche du chef de l'Etat considère qu'il "est stupide de dire que le coût du travail n'est pas un problème". "C'est un vrai problème ! Il va falloir trouver une solution ! Mais il faut aussi et surtout mettre le paquet sur l'innovation".

Interrogé sur le droit de vote aux étrangers non communautaires aux élections locales, André Vallini relève qu'à "ce jour, il n'y a pas de majorité pour". "Il ne faut pas en faire un psychodrame national. Si on ne trouve pas de majorité, on reportera la réforme, car en politique, il y a un principe, celui de réalité", estime-t-il. 

Emmanuel Maurel, un proche de Benoît Hamon (ministre délégué) et H. Emmanuelli ou M.-N. Lienemann, et promoteur de la motion de l'aile gauche du PS, "ne souhaite pas l'austérité (de gauche!) pour son pays" 

Et pour l'anecdote, Stéphane Hessel ne tient pas à siéger au bureau national du PS.