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mercredi 7 novembre 2012

Hollande ne devait pas augmenter la TVA, mais Ayrault le fait

Les salariés devront payer pour conserver leurs emplois et ...leur pouvoir d'achat

Ayrault annonce une hausse de la TVA


Jean-Marc Ayrault a annoncé mardi des mesures pour relancer la compétitivité: des crédits d'impôts de 20 milliards d'euros pour les entreprises, mais des hausses de TVA pour les consommateurs. 

Le Premier ministre a assuré dans la soirée que le crédit d'impôt aux entreprises permettrait de soutenir la croissance à hauteur de 0,5 point et de créer "autour de 300 à 400.000 emplois" à l'horizon 2017.



Le Premier ministre socialiste a défendu ces mesures comme si de rien n'était.

"C'est un plan cohérent, complet (...) qui provoque un signe fort comme vous n'avez jamais eu le courage de le faire", a-t-il soutenu à l'Assemblée nationale.

La pilule de l'augmentation de TVA est pourtant restée en travers



"Il y a effectivement un appel à la TVA mais seulement pour un tiers du financement, c'est-à-dire par une modulation à partir du 1er janvier 2014, et non pas au 1er octobre 2012 comme vous l'aviez décidé, où 12 milliards d'euros pesaient sur le pouvoir d'achat des ménages", a-t-il polémiqué.



Ayrault rétablit ce que son gouvernement a abrogé, dès cet été, dans la foulée de l'alternance: il faisait en effet allusion à son rétropédalage sur la "TVA sociale" votée par l'ancienne majorité . 




Le sournois a requalifié la TVA sociale en "restructuration de la TVA"

Alors que le gouvernement et le président "normal" soi-même avaient à maintes reprises écarté une hausse globale de la TVA, Jean-Marc Ayrault a annoncé que le taux dit normal" (sic !) à 19,6% sera porté à 20% et le taux intermédiaire de 7% (applicable notamment à la restauration) passera à 10%, rien que 3 points...

Côté évolution à la baisse, le taux minimal de 5,5%, appliqué aux produits de première nécessité (produits alimentaires de base, cantines scolaires etc..), sera ramené à 5%: un gain somptueux de 0,5%.

Ayrault se défausse en assurant avoir repris la "quasi-totalité" des "préconisations" du commissaire général à l'Investissement. C'est ce que jusqu'ici il appelait pompeusement "arbitrage".   "Le gouvernement a pris la mesure du problème", s'est-il félicité auprès de Louis Gallois, qui sera associé au suivi de la mise en oeuvre des mesures retenues.

Des thuriféraires ont enfumé la presse
"Oui, nous avons été entendus", a claironné la présidente des patrons ( MEDEF), Laurence Parisot, à la Grand messe du 20 heures de France 2, sur le service décidément plus que jamais public.
Et le numéro un de la CFDT, François Chérèque, a joint sa voix au concert des ravis de la crèche, saluant des mesures allant "dans le bon sens", malgré des réserves sur les relèvements de TVA: un détail de l'histoire, selon le syndicat le plus proche du PS.

Mais des couacs ont gâté l'harmonie
Le mécréant du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, associé au PCF a qualifié les mesures de "lamentables".
Les deux candidats à la présidence de l'UMP, François Fillon et Jean-François Copé, ont pointé du doigt une "usine à gaz", pour le côté "complexe" ou "technocratique" du système de crédit d'impôt (6%) en faveur des entreprises, un "arbitrage" surprise puisqu'on s'attendait à une baisse des cotisations sociales sur les salaires de 1 à 2,5 Smic, alors que les plus faibles sont déjà aidés.

Envolées les promesses socialistes

Le 23 octobre, le sous ministre du gouvernement Benoît Hamon certifiait: "Nous n'allons pas augmenter la TVA".
VOIR et ENTENDRE


Les économistes et la presse -qui a remisé insolence et esprit critique- ont réservé un accueil plutôt favorable aux mesures. Ce qui ne manque pas de sel, c'est que la majorité socialo-écolo se flatte que les patrons du MEDEF applaudissent, tout comme Jean-François Roubaud, le patron de la CGPME, même s'ils voyaient d'un mauvais oeil que rien ne tombe dans l'escarcelle des entreprises avant 2014.

Que Z-ayrault, le "Chef", ait lui-aussi oublié ses engagements, passe encore, puisque plus personne ne sait plus ce qu'il a dit, qu'il n'a pas démenti dans l'heure, comme le retour aux 39 heures, ou ce qu'il évoque sans l'avoir jamais annoncé. Mais que les décrypteurs auto-proclamés et les analystes et 
VOIR et ENTENDRE


François Fillon souligne que le gouvernement "renonce au choc de compétitivité". 
Comme lui, J.-F. Copé raille les hausses de TVA. "Il vaut mieux sourire en constatant que François Hollande a fait campagne auprès des Français en disant qu'il n'augmenterait absolument pas la TVA", a-t-il déclaré.


Voici une vidéo regroupant les principales réactions politiques à la TVA anti-délocalisation, dont celles de Filippetti, Moscovici, Fabius, des minsitres de Hollande, et Aubry:

Outre Benoît Hamon, Filippetti, Moscovici, Fabius, tous ministres de Hollande, et Aubry, "ferment leurs gueules" plutôt que de démissionner...


dimanche 23 septembre 2012

Sondage : déjà 56% des Français mécontents de F. Hollande

Dont les écolos: le président français va bientôt trouver du pétrole


A 43%, la cote de popularité de François Hollande a chuté lourdement en septembre: 11 points de moins qu'en août pour le président   (7 points -à 50%- pour le Premier ministre), selon le baromètre mensuel IFOP pour le Journal du Dimanche (JDD)


Les chiffres sont sans appel
 

François Hollande chute de onze points dans un nouveau sondage,celui de l'Ifop pour le JDD. Le président se situe désormais nettement sous les 50% de popularité. Avec 43% de satisfaits pour 56% de mécontents et 1% de sans opinion, François Hollande enregistre l'une des pires chutes depuis les débuts de la Vème République.

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, recule, lui, de sept points, à 50%. 

Une baisse largement amorcée en août selon baromètre IFOP-Paris Match du 5 septembre dernier où la popularité de l'action de François Hollande chutait déjà de 9 points et celle de Jean-Marc Ayrault de 7 points.

Une chute "normale" ?
Selon Frédéric Dabi, directeur du pôle Opinion de l'IFOP, il s'agit de "l'une des plus fortes baisses" enregistrées par ce baromètre qui existe depuis 1958 et est à ce titre le plus ancien. "Seuls Charles de Gaulle, en juin 1962, après les accords d'Evian, et Jacques Chirac, en juin 2005, après l'échec du référendum sur le traité constitutionnel européen, ont enregistré une baisse plus importante que François Hollande, avec respectivement -13 points et -12 points", relève-t-il. Mais aucune actualité aussi clivante ne justifie la profonde désaffection que subit le président des bisous.

Interrogé sur la baisse de sa popularité samedi, le président de la République avait refusé d' être jugé sur les résultats de sa politique face à la crise. Il estimait  en effet - avec aigreur -  qu'il ne pouvait être jugé sur trois mois, puisqu'il dispose de cinq ans. Un élément de langage d'ailleurs repris en choeur par l'ensemble des ministres et des analystes militants.

Les hausses d'impôts toujours rédhibitoires


Les hausses de prix irritent l'ensemble des Français
Les uns ne peuvent plus faire face et les autres se plaignent d'être toujours pus sollicités. Ainsi en est-il sur le prix des carburants. Jean-Marc Ayrault a assuré mardi 11 septembre que le gouvernement étudie de nouvelles mesures qui pourraient être mises en oeuvre dans "trois mois" à l'issue du dispositif transitoire destiné à contenir la hausse des prix du carburant. Qui peut croire que d'ajustement en ajustement ce gouvernement est capable de faire face ?Le président est-il bien malin de chercher à bloquer le prix du pétrole au moment où il va bientôt en trouver dans les sondages ?...

L'annonce de hausses d'impôts inquiètent
Selon Frédéric Dabi, ce nouveau recul aussi soudain qu'inattendu de par son ampleur, s'explique avant tout par les annonces faites il y a deux semaines jours sur TF1. Les décrypteurs patentés par le PS avaient applaudi à la prestation, mais les Français n'ont pas été enthousiasmés par la politique socialiste du toujours plus d'impôts. Ils n'ont pas été dupes de la supercherie consistant à viser la seule tranche infime des plus riches tout en prétendant  épargner la masse des contribuables moyens, alors que les plus défavorisés des Français - un sur deux - échappent déjà à l'impôt.

La faute à la droite ! 
Selon le mot de Frédéric Dabi, les responsables de cette chute continue dans les sondages seraient les sympathisants de droite chez qui le président "bénéficie"  d’une "bienveillance zéro" avec un fort rejet du droit de vote des étrangers aux élections locales. Sans parler -a fortiori - de leur éligibilité, que les hypocrites de l'exécutif  et les sournois des media ("impertinents", au temps jadis) passent sous silence.


C'est aller un peu vite en besogne dans l'analyse
François Hollande pourrait paraphraser Voltaire en ce début de mandat: "Gardez-moi de mes amis, mes ennemis je m’en charge". Ses ministres, ses amis socialistes et ses alliés écolos l’attendent en effet sur plusieurs dossiers. Et le nouveau président de la République devra gérer la cacophonie qui s'installe.
Erreur d'appréciation de l'exécutif:
les sondé(es) étaient attaché(e)s aux heures sup

Le journal Libération a annoncé "un retour en douce" de la TVA sociale
, programmée par Nicolas Sarkozypour réduire le coût du travail, mais combattue dans l'opposition par le PS. Ce virage à 180 degrés crée de vives tensions dans la majorité actuelle. "Nous avons suffisamment critiqué la hausse de la TVA pour nous livrer au même exercice", insistent d'ailleurs toujours les services du premier ministre. De même qu'ils précisent qu'aucune hausse de la TVA ou de la CSG n'est prévue dans les futurs PLF (budget) et PLFSS (budget de la Sécurité sociale). Reste qu'ils n'excluent rien pour l'avenir... "Il y a des travaux en cours sur les questions de compétitivité" dont les conclusions seront rendues dans les mois qui viennent, rappellent-ils. Les Français n'en peuvent plus de toutes ces tergiversations et reculades: ils veulent savoir à quelle sauce ils seront mangés. Ce sera peut-être par tweet !


Les écolos radicaux d'Europe Ecologie-les Verts - dont il a deux spécimens au gouvernement, Duflot et Canfin - opposeront 
 massivement leur refus du traité européen de stabilité pour lequel Ayrault réclamait un "vote massif"... C'est pas de chance...

Il faudrait enfin souligner que l'opinion a bien noté l'absence de cette concertation réelle promise: les divergences au gouvernement en sont la preuve publique.


Les partisans déchantent 
Il y a eu des mandats présidentiels qui ont mieux commencé, observent-ils, amers, avant de disculper François Hollande, assurant que, lui, n’est pas gâté ! 

Et nous donc !

vendredi 15 juin 2012

Ayrault se prépare à nous " faire les poches" au lendemain des législatives

Une rafale de mesures fiscales attendue au lendemain des législatives


Sous la double contrainte d'une croissance morne et d'engagements de réduction des déficits publics inflexibles, Bercy se prépare à annoncer une salve de mesures fiscales au lendemain des législatives afin de dénicher une dizaine de milliards d'euros de recettes supplémentaires.


Le nouveau gouvernement est contraint de réduire les déficits publics accumulés par la France pour respecter ses engagements envers ses partenaires européens. Ils doivent être ramenés dès cette année à 4,5% du PIB contre 5,2% encore l'an dernier.

Or, le ministre de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici, a reconnu que si rien n'est fait, "l'évolution spontanée" des comptes publics aboutirait à un dérapage des déficits à 5% du PIB cette année. La différence -0,5 point de PIB- correspond bien à 10 milliards d'euros de recettes fiscales ou d'économies indispensables pour rester sur la trajectoire prévue d'assainissement des finances publiques.

Ph. Marini évoque un "coup de massue" fiscal 


Mais le gouvernement préfère mentionner un "effort dans la justice"... Les mots "austérité" ou "rigueur" sont bannis du vocabulaire officiel.mais, malgré les apparences, les divergences du président UMP de la commission des Finances du Sénat, Philippe Marini, ne sont seulement sémantiques. ;

Le gouvernement Ayrault-Zéro ne veut pas entendre parler d'austérité
Autre voyant à l'orange: les perspectives de croissance, plusieurs fois revues à la baisse ces derniers mois, et qu'à son tour le gouvernement envisage d'"ajuster" une nouvelle fois, selon Pierre Moscovici.
Le candidat François Hollande en campagne avait bâti son programme sur une hypothèse optimiste de croissance de 0,5% cette année et de 1,7% l'an prochain. Mais après un premier trimestre de croissance nulle, la Banque de France table désormais sur un recul du PIB de 0,1% au deuxième trimestre, synonyme de rentrées fiscales diminuées.

Dans l'immédiat, le ministre des Finances précise que  le projet de loi de finances rectificative pour 2012 "comportera essentiellement des recettes" avec le premier volet de la "grande réforme fiscale" annoncée par François Hollande et sera vraisemblablement présenté en Conseil des ministres dès le 4 juillet .
L'essentiel "des économies de dépenses" attendra donc le projet de loi de finances qui fixera à l'automne le budget 2013. "Mais je pense qu'on peut tout à fait atteindre ces objectifs sans austérité", a assuré P. Moscovici bien que, pour boucler son projet, il soit dans l'attente de l'audit des finances publiques que la Cour des comptes doit publier le 28 juint.

Selon le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, le barème de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) sera relevé dès juillet.

Sans surprise aussi, la "TVA sociale" chère à Nicolas Sarkozy sera abrogée cet été mais la hausse de 2 points de la CSG sur les revenus du capital décidée par le gouvernement Fillon serait conservée, selon Les Echos.


Le journal évoquait aussi vendredi la réduction de 159.000 à 100.000 euros (par parent et par héritier) du montant transmissible en franchise d'impôt, et le passage de dix à quinze ans du délai entre deux donations défiscalisées, des mesures prévues dans le projet de François Hollande.

De la même manière, le collectif budgétaire sonnerait le glas de la fin des heures supplémentaires défiscalisées, sauf pour les entreprises de moins de vingt salariés. Il intégrerait aussi pour les entreprises un premier volet anti-abus en matière d'optimisation fiscale tout comme une hausse du forfait social sur l'intéressement et la participation.

Comme annoncé dans le programme de François Hollande, banques et compagnies pétrolières seraient également soumises à une contribution exceptionnelle sur leurs bénéfices.

Emblématique de sa campagne, la tranche à 75% pour les revenus supérieurs à 1 million d'euros relèvera en revanche du budget 2013.



Bayrou met des baffes aux enfants qui lui font les poches et, au second tour des législatives, les Français mettront le holà à ce gouvernement de picpockets.



jeudi 7 juin 2012

Le ministre du Travail en reste aux déclarations d'intention, malgré les urgences

Michel Sapin: tous les "moyens disponibles" seront mobilisés contre le chômage




Le changement,
ce n'est
toujours pas maintenant !

Le 
gouvernement va mobiliser tous les "moyens disponibles" !


Dans l'opposition le PS avait des solutions à tout,
puis, Hollande en campagne détenait toutes les clés,
mais depuis qu'ils sont au pouvoir,
ils ne trouvent plus les serrures

Le ministre du Travail Michel Sapin continue de proclamer ses intentions
, notamment budgétaires, contre le chômage Il annonce qu' "incessamment sous peu", il donnera "d'urgence" des moyens supplémentaires à Pôle emploi

Rien de plus depuis le gouvernement Fillon
Dans un entretien avec Les Echos paru ce jeudi, le ministre a rappelé que "les deux tiers des contrats" aidés prévus dans le budget 2012 "ont été signés au premier semestre sous l'impulsion du précédent gouvernement".
Sapin admet qu'il serait temps d'agir: "Si rien n'est fait, il y en aura moitié moins au second semestre, soit 112.000 de moins. Ce serait extrêmement dommageable à l'heure où tous les moyens disponibles doivent être mobilisés contre le chômage", note-t-il, en observateur extérieur
M. Sapin assure qu'il a fait au Premier ministre "des propositions à ce sujet". "Nous voulons également redonner d'urgence des moyens supplémentaires à Pôle emploi, sans attendre 2013"  ! Très imaginatif, il estime que " le service public de l'emploi, qui est sous grande tension, ne peut pas fonctionner et faire face sans moyens supplémentaires".

Concernant les licenciements boursiers, Michel Sapin considère qu'"il faudra avancer rapidement pour envisager des mesures législatives dès la rentrée" et le "renchérissement du coût de ces licenciements abusifs sera très probablement envisagé". 
Michel Sapin compte sur la diligence de la justice 
"Le juge a déjà un rôle important. La place de la négociation entre les partenaires sociaux dans l'entreprise pourrait aussi être renforcée", a-t-il dit.

Sur la hausse du SMIC, le ministre va rencontrer prochainement le groupe d'experts sur le salaire minimum "pour un échange". "La Commission nationale de la négociation collective sera saisie. Le niveau du coup de pouce et ses modalités seront annoncés avant la grande conférence de juillet", a-t-il réitéré. Il aura fallu huit semaines.

Pressé de préciser si le coup de pouce pourrait être un à-valoir sur la revalorisation de janvier 2013,
Michel Sapin, qui à titre personnel paie l'Impôt sur la fortune (ISF), a été clair : "A ce stade, nous réfléchissons à différents scénarios, rien n'est encore arrêté".

Le gouvernement va abroger la TVA sociale
Supprimer, ça va tout seul. Mais le super ministre peine à construire. 
Il fournit toutefois une piste: il vaut mieux, selon lui, "privilégier par exemple des dispositifs tels que l'allègement de cotisation foncière des entreprises, qui bénéficierait surtout aux PME dans l'industrie".

"Les systèmes de solidarité qui ne sont pas directement liés au travail, je pense en particulier à la branche famille, n'ont pas vocation à être financés éternellement par des cotisations sur les salaires", a ajouté M. Sapin qui entend lancer les partenaires sociaux sur ce chantier ouvert avec le patronat.

Michel Sapin a rappelé l'engagement du gouvernement de "mettre fin à la défiscalisation des heures supplémentaires"
Mais "il n'y aura pas d'abrogation généralisée des exonérations sociales" et la question sera en débat avec les partenaires sociaux pour définir "le seuil en deçà duquel des exonérations de charges pourraient être maintenues, pour ne pas pénaliser les TPE" (très petites entreprises).

Les décisions du gouvernement seront prises par la justice et les partenaires sociaux.




lundi 28 mai 2012

Hollande ne séduit pas les socialistes allemands



Un premier socialiste allemand se démarque de la politique économique de Paris


Les projets du nouveau gouvernement socialiste français pourraient "avoir des conséquences pour la solvabilité de la France"a estimé dans un entretien à paraître mardi 29 mai l'un des chefs de file du parti social-démocrate allemand (SPD), l'ex-ministre des Finances Peer Steinbrück (ci-contre).

Se disant content de l'alternance politique que vient de connaître le grand voisin et partenaire, Herr Steinbrück (SPD) a souligné que cela ne signifiait pas pour autant que sociaux-démocrates allemands et socialistes français devaient "être du même avis sur tout", dans un entretien au quotidien Bild dont des extraits ont été diffusés à l'avance lundi.
En référence aux projets du nouveau président François Hollande en matière de retraite et de fiscalité notamment, P. Steinbrück a déclaré: "je ne proposerais pas de telles mesures pour l'Allemagne".
"Bien sûr les investisseurs et les agences de notation vont regarder attentivement quelles décisions sont prises en France. Cela peut avoir des conséquences sur la solvabilité de la France", a-t-il ajouté.
"Le SPD doit mener sa propre politique, nous ne sommes pas une copie" des socialistes français, a-t-il également déclaré.

L'exemple allemand d'opposition intelligente

Le SPD a soutenu F. Hollande pendant sa campagne électorale et affiche son unité de vues avec les positions du nouveau gouvernement   en matière de politique européenne, notamment ses exigences de mesures de stimulation de la croissance en Europe. Bien que la notion soit séduisante et plus fédératrice de l'opinion que l'austérité, les moyens pour y parvenir ne sont pourtant pas encore clairement partagés.

Mais contrairement aux socialistes français face au dernier président Nicolas Sarkozy, les députés SPD ont soutenu jusqu'à présent l'orientation du gouvernement conservateur d'Angela Merkel en matière de sauvetage de la zone euro. 


En outre, les réformes structurelles mises en oeuvre ces dix dernières années en Allemagne sont pour beaucoup le fait du SPD. Le PS en sera-t-il capable ?

M. Steinbrück, grand argentier du premier gouvernement Merkel (2005-2009), connu pour ses propos parfois peu diplomatiques, est l'un des trois prétendants à la candidature sociale-démocrate au poste de chancelier en 2013, aux côtés de Frank-Walter Steinmeier, le chef de file des députés SPD au Bundestag, et Sigmar Gabriel, le chef du parti.
Comme ministre fédéral des Finances dans la grande coalition d'Angela Merkel, au cours de son mandat de quatre ans, il s'appliquera à mettre en œuvre une stricte politique de rigueur budgétaire, instaurant notamment une TVA sociale, afin de réduire le déficit public. Il est contraint de démissionner en 2009.


mercredi 15 février 2012

Les Français ont su éviter la récession en 2011

2012 reste l'inconnue

L'opposition ne salue pas la performance

Les nouvelles sont pourtant d'autant bonnes à prendre qu'elles sont rares

L’INSEE a annoncé hier que le PIB français a augmenté au quatrième trimestre 2011 (+ 0,2 %), alors qu’il s'attendait un recul. Sur l’année écoulée, l’activité française a en effet progressé de 1,7 %, après + 1,4 % en 2010.

La lucidité de l'exécutif contraste avec les attaques démobilisatrices de l'opposition en campagne
Le gouvernement français avait maintenu jusqu'au bout sa prévision alors que la plupart des économistes tablaient plutôt sur une croissance du PIB de 1,6 % en 2011 et un recul de 0,2 % au quatrième trimestre.
Le ministre de l’économie, François Baroin, s'est félicité d'un résultat " conforme à la prévision du gouvernement "( 1,75 %) dans un " environnement international difficile ".


De fait, l’activité de la zone euro a reculé de 0,3 % en fin d’année , notamment en Allemagne (– 0,2 %) et en Italie (– 0,7 %), officiellement entrée en récession, puisque le troisième trimestre était en recul de 0,2 %. Les chiffres espagnols doivent être connus aujourd’hui, les experts prévoyant – 0,3 % au dernier trimestre.

L’année 2011 s’est terminée sur plusieurs clignotants au vert
La consommation des ménages a progressé de 0,2 %, un rythme inférieur aux années fastes mais positif compte tenu du contexte.
L’investissement des entreprises non financières augmente de 1,4 %, après – 0,4 % au troisième trimestre.
Et les exportations augmentent de 1,2 %, comme au trimestre précédent.


Les prévisions de croissance pour 2012

L’acquis de croissance en France – c’est-à-dire l’évolution de l’activité si la croissance est nulle tout le reste de l’année – s’élève à + 0,3 %. Le gouvernement estime donc que sa prévision de 0,5 % pour l’année est réaliste.

Recul prévu pour le premier trimestre
Les analystes sont toutefois partagés, ne serait-ce que parce que l’économie française s’est remise à détruire des emplois (31 900 postes dans les secteurs marchands au quatrième trimestre, d’après l’INSEE mardi).
En revanche, Hélène Baudchon, chez BNP Paribas, y voit l’effet " des gains de productivité ". Autrement dit, explique-t-elle, " les chefs d’entreprise, qui ont longtemps rogné sur leurs marges pour ne pas licencier, utilisent à présent la masse salariale pour retrouver une marge de manœuvre " et survivre. " Un recul de l’activité au premier trimestre reste le scénario le plus probable ", prévient-elle.

Pour Pierre-Olivier Beffy et Amélie de Montchalin, économistes chez Exane, " une nouvelle période très difficile pourrait s’ouvrir après l’été, la hausse prévue de la TVA et/ou le nouveau resserrement inévitable après les élections (…) devant conduire à une baisse de l’activité en fin d’année ". Les effets positifs de la nouvelle "TVA sociale" ne sont toujours pas pris en compte chez les analystes archaïques qui adoptent un comportement frileux dans les situations inconnues.

L’INSEE et la Banque de France envisagent une récession
L'INSEE qui ne fait pas de prévisions annuelles, prévoit un recul de 0,2 % pour le premier trimestre, anticipe une croissance nulle. " La croissance de la consommation devrait rester limitée", décrit Nicolas Bouzou, chef économiste au cabinet Astérès, et l’investissement des entreprises risque de fléchir, car les dirigeants constatent une dégradation de leurs carnets de commandes. " Mais Bouzou est connu pour s'être déjà planté.
Lien PaSiDupes

Le chômage, sur l’année, pourrait franchir la barre des 10 %.


Hollande est à côté de la plaque


Hollande veut lier smic et croissance économique...

La dernière revalorisation du SMIC date du 1er janvier 2012: il est fixé à 9,22 euros de l'heure, soit 1.398,37 euros bruts par mois, pour 35 heures par semaine. Ainsi, le SMIC évolue-t-il aujourd'hui comme les prix.
Mais, malgré l'annonce du risque récession, le candidat de la gauche continue d'endormir la population. Interrogé sur ses intentions d'augmentation du SMIC ou non, le candidat a répondu sur BFMTV/RMC: "J'ai une règle simple. Chaque fois que la croissance augmente, le smic doit augmenter".
Dans sa bulle, François Hollande continue de vouloir prendre en compte deux impératifs de campagne, la nécessaire compétitivité des entreprises et la revalorisation des bas salaires. Le candidat PS ne veut pas s'engager sur un montant prédéterminé du SMIC, quelle que soit l'évolution à venir de l'économie. Il ne peut ignorer que les possibilités des entreprises sont limitées, mais il continue néanmoins à envisager que les bas salaires profitent de la croissance. Si elle est nulle, sa tromperie des électeurs les plus défavorisés est particulièrement indigne.

L'opposition exploite la menace de récession
Pour Michel Sapin (PS), chargé du projet présidentiel de François Hollande, "la France est en récession. Ce que l'on pouvait craindre, ce que nous pensions comme inévitable, est aujourd'hui la réalité. La crise n'est donc pas derrière nous. La France est dans la crise et la crise est encore largement devant nous"."L'effondrement du mythe du président qui protège ! "

"Il n'y a aucune marge de relance de la croissance par le budget", a déploré Robert Rochefort, vice-président du MoDem, "le moteur principal de la consommation est tombé en panne, d'où la récession. Les deux plans du gouvernement ont été injustes et ils s'avèrent insuffisants".

Quant à Marine Le Pen, présidente du FN, "c'est l'effondrement du mythe du président qui protège ! C'est une très grave remise en cause des choix politiques et économiques de Nicolas Sarkozy, qui démontre qu'il est dans l'incapacité de proposer un chemin de sortie de la crise à la France", a-t-elle réagi.

vendredi 3 février 2012

La TVA sociale expliquée aux nuls du socialisme archaïque

TVA sociale : Bercy table sur 100.000 emplois créés

La TVA sociale sent le soufre

Annoncée dimanche dernier par Nicolas Sarkozy, la hausse de la TVA de 1,6 point à 21,2% sera présenté ce mercredi 8 février dans le cadre d'un collectif budgétaire exceptionnel.
Un texte qui proposera aussi des mesures d'urgence sur l'emploi des jeunes (la formation en alternance), la création d'une « banque de l'industrie » autour d'Oséo et le vote d'une " taxe sur les transactions financières " (en fait le simple rétablissement d'un impôt de bourse, supprimé en 2008...).

Un effort de pédagogie s'impose

La TVA est réputé l'impôt le plus impopulaire qui soit.
Une large majorité de 80% des personnes interrogés par Harris Interactive pense au contraire que la hausse de la TVA entraînera une augmentation des prix. Et 57% ne croient pas vraiment que cette réforme globale améliorera la compétitivité des entreprises françaises.
Les socialistes brouillent les esprits
Manuel Valls , qui y était favorable pendant les primaires du PS, participe désormais à la caricature développée par le candidat Hollande dont il est devenu membre de l'équipe de campagne. Quant aux Français, ils sont renforcés dans l'idée que " hausse de la TVA sociale " signifie "prendre dans leur poche".

Le dispositif, qui s'appliquerait à compter du 1er octobre 2012, consiste à basculer 13 milliards d'euros de cotisations patronales sur la branche famille vers un double financement, assis d'une part sur la consommation (hausse du taux normal de TVA de 1,6 point) et sur les revenus du capital (2 points de CSG supplémentaires sur les produits d'épargne, les revenus fonciers et les plus-values mobilières et immobilières). La CSG " capital " passerait ainsi de 13,5 à 15,5% et la TVA de 19,6% à 21,2%.

Certains députés UMP gardent un mauvais souvenir de la 'TVA sociale', annoncée entre les deux tours des législatives de 2007.
"Depuis, on a l'impression que le terme de TVA sociale porte malheur", confiait le ministre des Transports, Thierry Mariani, se faisant l'écho de ses amis Christian Vanneste (Nord) ou Lionnel Luca (Alpes-Maritimes), qui préfèrent parler de "TVA de préférence nationale". "La TVA sociale, on aurait dû la faire en 2007." "On n'en aura pas les résultats aujourd'hui", renchérit Alain Gest (Somme).

D'autres, comme Jean-Paul Garraud (Gironde), jugent que c'est tout le mérite de Nicolas Sarkozy de faire preuve de "courage politique".
Pour Éric Ciotti (Alpes-Maritimes), "l'enjeu est beaucoup plus vaste qu'une hausse de TVA et il n'y a pas de taux arrêté". Le libéral Hervé Mariton (Drôme) demande au gouvernement de "détailler le contenu" de la réforme pour "dépasser la peur que ce mot suscite".
Proche de François Fillon, Jérôme Chartier (Val-d'Oise) souligne que "le premier ministre réunira un groupe de travail sur le sujet la semaine prochaine". Pour Michèle Alliot-Marie (Pyrénées-Atlantiques), parler de TVA sociale "c'est un contresens absolu. Attendez de voir les modalités."

Le relèvement de la TVA n'aura " pas d'impact significatif " sur les prix, assure le ministère de l'Economie dans le rapport d'évaluation de la réforme.


Impact de la TVA sociale sur la création d'emplois


L'évaluation préalable de l'article de loi sur la TVA sociale, qui sera présenté mercredi en Conseil des ministres dans le cadre du collectif budgétaire, dévoile l'objectif chiffré de l'exécutif sur cette réforme qui vise à diminuer le coût du travail. " Certaines estimations se situaient à 70.000 ou 80.000 emplois créés, d'autres à nettement plus de 100.000, nous avons pris une moyenne ", indique-t-on à Bercy.
La mesure visant à éviter les délocalisations
, sont également compris dans ce total les emplois sauvegardés. L'objectif de 100.000 emplois est un objectif de moyen terme, indique-t-on encore à Bercy, soit environ trois ans.


Dissiper les craintes

Contrairement aux expériences passées de réductions des charges patronales (allégements dits Fillon) qui ciblaient les bas salaires pour avoir un effet direct sur l'emploi, l'accent est mis cette fois sur les salaires moyens
(avec la suppression totale des charges patronales " familles " jusqu'à 2,1 SMIC et partielle jusqu'à 2,4 SMIC), afin que la baisse du coût du travail profite surtout aux secteurs industriel et agricole " les plus exposées à la concurrence " . " 80 % des salariés de l'industrie perçoivent un salaire inférieur à 2,4 SMIC ", indique Bercy. Et dans le secteur agricole, ce sont 920.000 contrats de travail qui bénéficieront du nouveau barème, et 94 % des entreprises du secteur.

Bercy s'emploie également à dissiper les craintes des Français quant à la hausse des prix liée à l'augmentation de 1,6 point de la TVA . Le gouvernement affirme qu'il n'y aura " pas d'impact significatif sur les prix ".

D'une part, car le taux normal de TVA (le seul relevé) concerne 'seulement' 40 % des biens et services consommés.
D'autre part, car Bercy ne croit pas que les entreprises françaises profiteront de la baisse de leurs coûts de production pour restaurer leurs marges.

Si bien que le prix TTC " devrait baisser " pour les produits non concernés par le relèvement de TVA
et rester globalement stable pour ceux concernés par la hausse de TVA.

Au final, seuls les prix des biens importés (touchés par la hausse de TVA mais non bénéficiaires des baisses de charges) seraient " susceptibles " d'augmenter. Mais dans un contexte de faible croissance et de forte concurrence, " les entreprises n'ont pas intérêt à augmenter leurs prix de vente sous peine de perdre des parts de marchés ", met en garde Bercy.


Pas d'estimation en termes de gains à l'exportation

Comme sur l'emploi, l'impact dépendra étroitement du comportement de marge des entreprises. Les économistes de Natixis estiment que l'impact sur les prix à la consommation se limitera à 0,5 point d'inflation, essentiellement concentré sur 2013. Bercy juge que cela conforte son raisonnement.

Si la mesure poursuit un objectif de compétitivité, le gouvernement ne donne pourtant aucune estimation chiffrée en termes de gains à l'exportation et d'évolution de part de marché par rapport à nos voisins de la zone euro. Pas plus qu'il ne se risque à une estimation de l'impact de la réforme sur la croissance.


"La TVA sociale, c'est aujourd'hui une vraie piste de réflexion pour accroître la compétitivité dans notre pays
, a estimé Dominique de Villepin, mais c'est une mesure. Moi, ce que je souhaiterais, c'est qu'on ait une stratégie", a ajouté l'ancien Premier ministre, lors de l'émission C Politique sur France.

Selon lui, "une stratégie de compétitivité c'est bien sûr abaisser le coût du travail mais c'est plus que ça", comme "recentrer les pôles de compétitivité, en limiter le nombre, leur permettre d'agir en fédérant l'action des PME comme des grandes entreprises".

(avec Frédéric Schaeffer, journaliste Les Echos)

Impact de la TVA sociale sur notre compétitivité et l'emploi

Expliquer ce que la gauche refuse de comprendre

Les nouveaux allégements de charges favorisent la compétitivité et la création d'emploi


Si les allégements de charges actuels étaient supprimés, entre 400.000 et 1,1 million d'emplois seraient détruits, indique une nouvelle étude du Trésor et de la Dares publiée hier. La baisse des charges patronales dans le cadre de la TVA sociale ne maximisera pas l'effet emploi.


Jusqu'à présent, les allégements de charges financés par l'Etat, c'est 22 milliards d'euros. Avec la décision qui sera votée par le Parlement au mois de février, nous passerons à 35 milliards d'euros. C'est 50 % d'allégements de charges en plus pour l'entreprise France, pour vous dans la compétition. » En faisant la pédagogie de la réforme de la TVA sociale auprès des chefs d'entreprise, mercredi au Salon des entrepreneurs, Nicolas Sarkozy a rappelé que la baisse des cotisations familiales va s'inscrire dans une politique publique qui fêtera l'an prochain ses vingt ans, comme le détaille une étude publiée hier par la direction du Trésor et la Dares (ministère du Travail).

Les allégements ont déjà connu trois grandes périodes : 1993-1998 pour réduire le coût du travail, 1998-2002 pour compenser le surcoût lié aux 35 heures et enfin 2003-2005 pour neutraliser la convergence vers le haut des différents SMIC. Sur les 22,2 milliards d'euros d'allégements consentis en 2009,12,9 milliards correspondaient au final à la mise en oeuvre de la réduction du temps de travail et à ses conséquences, estime l'étude. L'an dernier, l'exécutif avait rappelé que les allégements n'étaient plus liés qu'au niveau de salaire, afin de sanctuariser des aides que l'UMP poussait à remettre en cause (« Les Echos » du 10 janvier 2011). Depuis, rigueur oblige, l'exécutif y a néanmoins apporté quelques coups de canifs (lire ci-dessous).

L'effet des allégements de charges sur l'emploi est massif, rappelle l'étude du Trésor : pour les allégements de la première vague, le coût net par emploi créé (qui tient compte des cotisations générées par l'emploi et des moindres dépenses sociales) est évalué entre 8.000 et 28.000 euros. Cette politique « présente une grande efficacité en termes de coût par emploi créé dans les conditions actuelles de fonctionnement de notre marché du travail », estime l'étude. Les allégements ont ainsi permis, peu ou prou, de stabiliser la part de l'emploi non qualifié.


Effets incertains sur les salaires


S'ils étaient totalement supprimés, les conséquences seraient massives.
L'étude envisage deux scénarios (selon le niveau de coût par emploi créé retenu), qui font état d'un risque de perte de 600.000 à 1,1 million d'emplois dans un cas, de 400.000 à 800.000 dans un autre. Les effets sur les salaires ou la productivité sont plus incertains.

Avec la TVA sociale envisagée, le gain via les baisses de charges sera maximal entre 1,6 et 2,1 SMIC, mais positif dès une rémunération supérieure au SMIC (voir graphique), et jusqu'à 2,4 SMIC.
Cette nouvelle baisse de charges pourrait donc avoir un nouvel effet sur l'emploi, mais sans doute pas aussi fort que si les allégements avaient été concentrés sur les bas salaires (" Les Echos " du 9 janvier). L'exécutif assume : il vise davantage les gains de compétitivité dans l'industrie via la baisse des prix de production.

(écrit par V. L. B. dans Les Echos)

jeudi 26 janvier 2012

Wauquiez met en garde les classes moyennes contre la menace socialiste

Wauquiez n'épargne pas Hollande: "Faites confiance à la gauche, mais pour vous taxer"


Le ministre de l'Enseignement supérieur répondait le mercredi 25 janvier à François Hollande et à sa phrase provocante sur les classes moyennes la veille à Toulon.




Le candidat PS leur avait lancé ce raccourci amusant mais lapidaire et injuste : "Faites confiance à la gauche, la droite vous a déjà trahis".





Elle invite François Hollande au cours de l'entretien et se fait son porte-parole: c'est autant de temps d'antenne en moins pour l'un, mais en plus pour l'autre !



Sarkozy doit-il se déclarer maintenant ?
"Dans une campagne présidentielle, il y a des marées hautes et des marées basses [...] On doit tenir un cap : c’est de positionner le débat sur le fond, pas les petites phrases".

Classes moyennes
"Ça fait un an que je me bats pour ce thème soit central dans la campagne".
"Quels sont les seuls impôts qui ont explosé pour les classes moyennes ? Les impôts locaux ! François Hollande [...] a augmenté les impôt de la Correze cette année de 12%".


"Le système de bourse laissait exclues les classe moyennes ; vous gagniez plus de 1,5 SMIC vous n’aviez pas de bourse ; aujourd’hui, notre système, tel qu’on l’a réformé, permet d’inclure les classes moyennes modestes dans le système de bourse".


"Je réponds à François Hollande : 'Classes moyennes, faites confiance à la gauche, mais pour vous taxer' "


TVA sociale
"L’idée d’essayer de faire payer les biens importés est une bonne idée".

dimanche 14 août 2011

Les candidats socialistes font imploser le projet PS


Malgré la crise, ils marquent leur différence au mépris de leur projet



Quand ils se laissent aller au dialogue,
c'est au mépris du réglement
de l'Assemblée nationale,
sous l'oeil du candidat Hollande.


La polémiste Royal poursuit le président de sa haine personnelle

La battue de la présidentielle 2007, rebattue au congrès de Reims, se débat pour exister.
Avant d'être élue, la candidate PS à vie à la présidentielle, Ségol'haine Royal, prétend être "la présidente des solutions" face à son vainqueur, le chef de l'Etat sortant, Nicolas Sarkozy, qu'elle qualifie de "président-déficit", dans un entretien au Parisien-Dimanche." Il a plus que doublé le déficit public, en grande partie à cause des cadeaux fiscaux aux grandes fortunes ", accuse la présidente du marais poitevin.



Le doigté du socialiste de gauche, Henri Emmanuelli.
Attention, ça pourrait faire mal !



Les niches fiscales dont la gauche veut nous priver
Il existait 468 niches fiscales qui n’avantagent pas seulement les plus aisés, comme l'affirme l'opposition. Les contribuables ordinaires en bénéficient eux aussi, pour peu qu’ils connaissent leurs droits.

La TVA réduite est une niche fiscale et tout le monde peut en bénéficier. Elle s'applique aux travaux dans les logements et arrive d’ailleurs en tête des mesures fiscales les plus coûteuses pour la collectivité en 2010 (5,15 milliards d’euros). Le taux de TVA à 5,5% dans la restauration fait aussi partie du top 10. Les contribuables les plus modestes bénéficient de la
prime pour l'emploi ou de l'exonération de diverses prestations sociales (APL, APA, prestations familiales…). Les contribuables qui ont élevé seuls un ou plusieurs enfants sont exonérés de la demi-part supplémentaire. Quant aux épargnants, ils bénéficient d’avantages fiscaux sur certains livrets et contrats de capitalisation et d'assurance-vie, etc.58,8 millions de Français sont possesseurs d'un livret A.

Et la gauche sabrera-t-elle aussi dans les niches fiscales sous forme d’exonérations – abonnement mensuel pour les transports en commun, heures supplémentaires, ticket restaurants, chèques vacances – dont chaque salarié français peut bénéficier via son employeur ?

Autres causes de déficits publics
L'opposition nous réserve-t-elle des coupes sombres dans les aides aux travaux en faveur de l'économie d'énergie et du développement durable dans nos résidences principales, dans les intérêts d'emprunt immobilier pour l'habitation principale, l'abattement de 10% sur le montant des pensions et des retraites, le crédit d'impôt pour l'emploi d'un salarié à domicile, ou encore les frais de garde d'enfants de moins de 7 ans à domicile ? Toutes ces mesures fiscales font partie du Top 10 les plus coûteuses pour l’Etat en 2010.

Les réductions d’impôts au titre des dons, humanitaires, par exemple, ou du paiement des impôts par prélèvement ou de la télédéclaration sont également des niches fiscales dont tout le monde peut profiter.

Les Français n'ont pas conscience de la dangerosité des propos de la picto-charentaise, comme de l'ensemble des socialistes, tous sociaux qu'ils veuillent paraître. Nous aurions bien tort de considèrer nombre de crédits d’impôt ou de réductions fiscales comme définitivement acquis. Ainsi, les étudiants qui empruntent pour financer leurs études ignorent souvent que les intérêts de leurs prêts sont déductibles, s’ils ont été établis entre le 1er septembre 2005 et le 31 décembre 2008. Ceux qui travaillent au cours de leurs études ne savent pas non plus forcément que les revenus de leurs salaires s’ils sont apprentis, stagiaires, mais aussi s’ils ont un «job étudiant», sont exonérés. Une réduction d’impôt pour frais de scolarité dans l’enseignement secondaire ou supérieur existe également.

Egalement menacés par le PS, les avantages fiscaux liés à notre lieu de résidence. Les résidents en Corse, par exemple, bénéficient de l'exonération de taxe foncière pour les terres agricoles, ou encore de la minoration de la TVA minorée sur divers produits et services.

Des avantages professionnels dans le collimateur socialiste
Combien de temps pourrons-nous encore déduire 10% de vos frais professionnels ? Les chômeurs pourront-ils continuer à bénéficier d'une réduction d'impôts s'ils ont déménagé à plus de 200 km de chez eux pour retrouver un emploi. Enfin, un abattement fiscal peut aussi être octroyé selon le secteur d'activité. Avant de voter pour la gauche, les journalistes du SNJ, comme les autres titulaires de la carte de presse, devront donc réfléchir à deux fois avant de voter socialiste, s'ils veulent déduire 7.650 euros de leurs revenus annuels pendant cinq années de plus. D'autres professions ont quelque raison de trembler: les conducteurs de taxi, les ambulanciers ou toute autre professionnel qui utilise de façon importante son véhicule peut être exonéré de taxe sur les produits pétroliers (TIPP). Les professionnels de la truffe et les fabricants de pipes pourraient également se faire couper la chique.


Le sens du dialogue,
selon la gauche démocratique
mais si peu




Sa Cynique Majesté Royal pointe sa truffe sèche
Face aux enjeux de la crise liée à l'endettement des états, elle ne veut pas assumer personnellement et propose "l'ouverture d'états généraux sur la réforme des prélèvements et de l'impôt, puis un référendum pour stabiliser les règles pendant cinq ans".
Malgré la nécessité de les soutenir, elle affirme que "l'Etat s'est aussi surendetté en renflouant les banques sans aucune contrepartie." La démagogue omet seulement d'indiquer qu'elles ont remboursé et avant la date.
L'archaïque veut renationaliser ce que Mitterrand a privatisé
"
Je propose l'entrée de l'Etat au capital des banques qui sont aidées et l'interdiction de la spéculation sur les dettes publiques. Dans les pays qui contrôlent le système bancaire, la croissance est au rendez-vous", affirme la ministre de l'environnement du gouvernement Bérégovoy à l'époque
(lien PaSiDupes).

Les propositions personnelles de Tartine Aubry


La Ch'tite Aubry veut-elle vraiment nous flinguer ?



Martine Brochen-Aubry s'adresse non pas aux militants mais à la presse
où elle explique comment elle croit pouvoir réduire la dette, relancer la croissance et agir pour l'emploi des jeunes. Les seniors sont encore exclus de ses préoccupations .
"La croissance est à 0%, le chômage ne cesse d'augmenter, le déficit commercial est abyssal dans un contexte d'endettement très élevé. Bien sûr il y a la crise, mais comme la Cour des comptes l'a montré, les deux tiers des déficits sont dus à la politique de M. Sarkozy. Les résultats sont mauvais car la politique menée est mauvaise. Il faut en changer", polémique en préambule la candidate socialiste. Les candidats détournent ainsi la primaire du PS en campagne présidentielle.
Il n'y aura pas de "débat participatif" socialo-socialiste: les candidats craignent de mettre en scène leurs divergences devant l'opinion. Ils préfèrent casser du sucre sur le dos de la majorité: si ce n'est pas constructif, c'est spectaculaire et fédérateur.

Refus socialiste du débat interne pour conjuguer leurs forces contre le sortant
Tandis que le Président de la République consacre temps et énergie aux affaires de l'Etat mises à mal par la crise , l'opposition s'est engagée dans la campagne présidentielle, affirmant posséder toutes les solutions que les socialistes espagnols ou grecs au pouvoir ne partagent pas.

Le PS déplace le débat interne sur la place publique



Le violent Cambadélis pointe encore un doigt menaçant,
exemple de débat musclé à la socialiste



Les concurrents socialistes qui repoussaient les appels au dialogue du président disent vouloir désormais discuter avec lui.
On imagine d'ici leurs commentaires venimeux à l'issue de la rencontre. Les parlementaires socialistes et la CGT n'ont-ils pas affiché leur défiance en boycottant la cérémonie républicaine des voeux du Président ?
=> Sur Europe 1 le lundi 8 août, en pleine crise des dettes souveraines, le député Manuel Valls,s'est déclaré favorable à une rencontre avec Nicolas Sarkozy. " Je ne suis pas hostile sur le principe à l'inscription dans notre Constitution d'une règle d'or mais (...) elle ne peut pas être adoptée de façon politicienne en imposant (...) une réforme", a déclaré le candidat à l'investiture socialiste pour 2012, alors que la question d'une convocation du Parlement en Congrès sur ce sujet devrait être débattue à la rentrée. "Si on veut dépasser ce type de débat (...) il faut que la majorité et l'opposition soient capables de se parler et (...) que le pouvoir fasse un certain nombres de compromis" et "écoute ce que l'opposition a à dire sur les finances publiques (et) le retour à l'équilibre budgétaire", a-t-il conclu, initiant une vague de demandes socialistes de débats.

=> La Ch'tite Aubry n'abandonne pas l'invective, mais compte se donner de l'importance en se montrant sur le perron de l'Elysée. En pleine tourmente sur les marchés financiers, alors que la rumeur d'une crise de la dette circule au-dessus de la France, la candidate Brochen-Aubry met le couteau sur la gorge du gouvernement. Elle critique sa politique pour réduire le déficit et rejette sa proposition d'une " règle d'or " qu'elle présente comme un " exercice de communication ". Mais c'est dans cet état totalement négatif que la candidate versatile veut maintenant discuter "dettes" avec le président Sarkozy.

=> Egalement imprévisible, son ex-challenger - qui n'est pourtant plus députée - a opposé une fin de non-recevoir à la lettre adressée par Nicolas Sarkozy aux parlementaires pour les inviter à une démarche d'union nationale et à lutter contre le déficit budgétaire en votant l'introduction dans la constitution d'une "règle d'or". La coquecigrue poitevine léchait toujours ses plaies et sa réaction fut encore cinglante: « C'est comme si un conducteur sans permis prétendait donner des leçons de conduite : la posture de M. Sarkozy est politicienne.", argumentait fin juillet .

La paranoïaque Royal s'en prend aussi aux sondages et au PS

C'est encore loin, dis,
l'Elysée ?



Celle que les sondages truqués de 2006 avait entretenue dans l'illusion de sa victoire présidentielle a gardé une dent contre ces entreprises commerciales qui se donnent au plus offrant.
Se sentant largement dévalorisée cette fois dans les enquêtes d'opinion derrière les deux favoris de la primaire socialiste, François Hollande et Martine Aubry, la malheureuse Royal se sent grillée et estime que " les sondages actuels sont des bulles spéculatives " et regrette que "les débats entre candidats n'ont pas commencé". "Certains veulent rester dans le confort des sondages", ose-t-elle affirmer dans un entretien au JDD dimanche. " Je vais prouver que je suis la plus forte et la plus expérimentée pour battre Nicolas Sarkozy, pour rassembler largement de l'extrême gauche aux centristes humanistes jusqu'aux gaullistes et surtout pour agir vraiment : je serai la présidente des solutions", assurait la petite présidente de Poitou-Charentes en mal de reconnaissance.

Qu'a donc à faire la France de la bataille des ego de la primaire socialiste ?