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mercredi 17 juillet 2019

Gilets jaunes : l'autisme de Macron coûte un max à la France

L'obstination de Macron, pour finalement céder, a alourdi la facture de réponse aux Gilets jaunes

Les pertes se chiffrent à plusieurs centaines de millions d'euros 

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dans certains secteurs depuis le début du mouvement de protestation sociale, selon une mission parlementaire.

Service du ministère de l'Economie, l'Institut de la statistique et des études économiques avait estimé le coût en termes de PIB à 0,1 point au dernier trimestre 2018Un rapport d'une mission parlementaire a ensuite procédé à ses propres calculs pour savoir en termes plus parlants aux "gens" à combien revient le mouvement des Gilets jaunes, au-delà de l'estimation donnée pour l'ensemble de l'économie française produite par l'Insee. 
Le rapporteur de cette mission parlementaire est Jean-René Cazeneuve, un ingénieur (Bouygues) de 61 ans qui se déclare diplômé de l'Ecole centrale de Marseille (créée en ...2006 !)  élu LREM du Gers. 

Pour les élus de la mission constituée à l'initiative du député LREM Roland Lescure, le président de la commission des affaires économiques de l'Assemblée, cette estimation semble faible, mais ne reflète pas totalement la réalité. " L'impact des violences [parti-pris affiché contre un mouvement social] sur l'activité est conséquent [?] et cette perspective macroéconomique est loin de refléter l'étendue des répercussions économiques liées aux débordements [et mutilations qui représentent un coût pour la Sécurité sociale]", écrivent-ils dans leur synthèse. Ce Lescure est un de ces socialistes ralliés à Macron. Fils de François Lescure, journaliste à L'Humanité, et d'une mère syndicaliste à la RATP, il est le demi-frère de Pierre Lescure, un homme d'affaires qui débuta à la radio et fonda Canal+ en 1984 avec André Rousselet, son président directeur général, avant lui.

Selon les parlementaires de la mission présidée par Damien Abad (LR), les assureurs ont indemnisé "217 millions de préjudices", dont 41 % à Paris, pour "vols, incendies, dégradations et pillages". "Toutefois, ce chiffre ne correspond qu'à la partie émergée de l'iceberg. L'approche adoptée par la mission d'information, davantage centrée sur les entreprises, les secteurs d'activité et les zones géographiques, a permis de révéler un ensemble de coûts bien plus larges et aux effets bien plus durables", considèrent-ils.

Selon eux, la baisse de fréquentation des centres-villes le samedi a causé des pertes de chiffre d'affaires comprises entre 20 et 30 % pour les commerces. Quant aux centres commerciaux, ils ont fait état "de pertes de l'ordre de 2 milliards d'euros".

71 millions pour remettre les radars en marche

Dans ce rapport, les députés citent également la baisse de fréquentation des hôtels au premier trimestre 2019 (- 2,5 % par rapport à l'année précédente alors qu'ils avaient enregistré deux ans de hausse trimestrielle continue.

Le rapport liste surtout le coût budgétaire de la crise des Gilets jaunes. "L'Etat a fait face à des coûts directs de rémunération de forces de l'ordre au titre des heures supplémentaires effectuées – au moins 46,08 millions d'euros ont dû être mobilisés pour permettre aux policiers et gendarmes de répondre à la crise – et à la prise en charge de certaines dégradations physiques. Des dégradations physiques subies par les contestataires ne sont pas évoquées. 
Quant à la remise en état des 2.410 radars détruits et des 577 abîmés, elle pourrait "à terme coûter 71 millions d'euros".

Plus de 12,4 millions de coûts pour Bordeaux, Toulouse et Rouen

Les collectivités locales ont aussi dû dégager des fonds. L'association France urbaine évalue les coûts pour les grandes villes de France à 30 millions d'euros. Une estimation qui comprend "notamment le coût des dégradations d'équipements et de mobiliers urbains, ainsi que des dépenses exceptionnelles engendrées par les manifestations, dont le bouleversement de l'agenda de certaines missions de services publics et de travaux, ou encore la rémunération des agents sollicités au-delà de leur temps de travail habituel". Pour Paris, le coût attendrait 10,43 millions d'euros.

La mission s'est particulièrement concentrée sur les dégâts constatés dans des villes cibles, tel la rouge Toulouse (7,5 millions) récemment passée à la droitela juppéiste Bordeaux (3 millions) et Rouen, la socialiste (1,9 million), trois villes particulièrement impactées par des conflits sociaux (Ford à Blanquefort, ou la fermeture de l'usine d'hydroliennes à Cherbourg ou celle annoncée de l'usine de sucre "Saint Louis" de Cagny à 124 km de Rouen et bien sûr celle de Goodyear à Amiens, à 120 km. A elles seules, ces trois villes ont enregistré une perte de 12,4 millions entre les dégâts enregistrés et les mesures exceptionnelles nécessaires pour y faire face, selon le décompte révélé par le ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire, mais ce que l'on sait depuis le mercredi 20 mars 2019, lors de son audition par la commission des Affaires économiques et des finances de l’Assemblée nationale.

Cette facture est une conséquence des propos tenus par Macron, provoquant l'indignation et la colère, comme l'a lui-même reconnu le président méprisant, pompier-pyromane. "Je sais qu’il m’est arrivé de blesser certains d’entre vous par mes propos", a-t-il confessé, en référence à ses petites phrases comme le "pognon de dingue", pour parler des dépenses sociales, ou le "je traverse la rue et je vous en trouve", du travail, adressé à un jeune chômeur sur la pelouse de l’Elysée. Mais ce ne serait qu’incompréhension, parce que "je crois plus que tout dans notre pays et (…) je l’aime", a raconté Macron, qui a loué les "femmes de courage" venues exprimer leur "détresse sur tant de ronds-points"....

Cette nouvelle évocation du coût du mouvement social tous les quatre mois n'inclut pas l'évaluation à
2,4 milliards les mesures annoncées par Macron pour acheter la paix sociale.
La question est maintenant de savoir quel mauvais coup de Macron cette relance de la campagne gouvernementale vise à justifier, dès que les Français seront pour la plupart à la plage, déconnectés de la vie politique...

lundi 14 août 2017

Macron et son Congrès de Versailles nous coûtent 300.000 euros

Un peu cher pour un discours de Macron, en période d'économies

Le Congrès réuni début juillet par Emmanuel Macron a coûté deux fois plus cher que celui convoqué par François Hollande en 2015

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Dans les quartiers, on retiendra que le trentenaire "se la pète"...
Ses cours de théâtre portent la marque d'un enseignement à l'ancienne
Dire qu'il a coûté moins cher que celui de Nicolas Sarkozy en 2009 serait une malveillance, mais la presse n'hésite pas à se l'autoriser, huit ans plus tard. L'ancien président n'y énonçait pas des propos généraux et n'évoquait pas des propositions aussi floues que leur calendrier, en contexte d'état de grâce : le 22 juin 2009, le président Sarkozy avait annoncé devant le Congrès un remaniement de l'équipe dirigée par François Fillon et le lancement d'un emprunt pour financer les mesures gouvernementales à venir, en pleine crise économique et financière internationale. 

La facture Macron est salée. 
"Il apparaît que le coût total de l'organisation de ce Congrès du Parlement s'est élevé à 292.824 euros", a indiqué l'Assemblée Nationale dans un communiqué minimaliste publié mardi 8 août sur son site. Un coût "partagé entre l'Assemblée Nationale et le Sénat, a-t-elle précisé, pour ne pas dire à la charge du Parlement, la chambre haute prenant à sa charge "un tiers des dépenses communes"
Le 3 juillet, Emmanuel Macron avait convoqué les députés et les sénateurs pour présenter son premier discours de politique générale. Le coût et l'utilité d'une telle manifestation monarchique à Versailles, que le Président de la République n'hésitera pas à organiser chaque année pour "rendre compte de son action", mieux que les media dont il se méfie de la perfidien'avaient pas manqué alors de faire gronder de nombreux parlementaires. 

Les députés de LFI et quelques députés UDI lui avaient posé un lapin 

Le coût de ce congrès est deux fois plus élevé que celui organisé par François Hollande le 16 novembre 2015, trois jours après les attentats de Paris. Malgré la dramatisation de la circonstance, un appel à l'unité nationale, l'événement n'avait coûté que 131.757 euros. 

Cette fois, en période d'économies exigées de tous, le président jupitérien n'a pas compris qu'il fallait faire le plus court et le moins coûteux possible. Tandis qu'un rapport du Sénat avait alors détaillé les dépenses : 85.5000 euros avaient été alloués à la captation vidéo, et 11.938 euros avaient été dépensés pour rémunérer le personnel de Versailles, outre 5.950 euros de ...collations et boissons, pour l'instant, les Chambres n'ont pas communiqué sur les détails de la facture du Congrès de 2017

On retiendra que la moralisation de la vie publique exclut les frais de bouche et que les Parlementaires conservent leur l'habitude de se faire nourrir à bon compte. Celui de l'Etat. Et l'Etat, ce n'est ni Hollande, ni Macron.
 
Quant au ton présidentiel adopté, il suggérait une longue et pesante homélie du XXe siècle.

samedi 15 décembre 2012

Le contrat de génération adopté en Conseil des ministres

Sept mois pour mettre au point l'un des engagements phares du candidat Hollande


"Je proposerai un contrat de génération pour permettre l'embauche par les entreprises, en contrat à durée indéterminée, de jeunes, accompagnés par un salarié plus expérimenté, qui sera ainsi maintenu dans l'emploi jusqu'à son départ à la retraite", indiquait 

Mercredi, le Conseil des ministres a accouché de sa proposition soumise à l'examen examen mi-janvier au Parlement, dont le récalcitrant Sénat.

"Le texte adopté ce matin est en cohérence avec l'engagement du candidat Hollande et l'ensemble des priorités de l'action gouvernementale", a commenté en langue de bois, le très docile Michel Sapin, ministre du Travail. Le gouvernement socialo-écolo mise sur ce dispositif pour faire face à un double défi, le chômage des moins de 25 ans et aussi celui des seniors.

24,2 % des jeunes actifs sont demandeurs d'emploi. Pour les aînés, moins touchés par le chômage (6,9%), l'enjeu est de retarder leur licenciement, tant rebondir leur est difficile dans une société du "jeunisme" qui ne sait pas valoriser l'expérience.

Un coût de près d'un milliard d'euros par ans à partir de 2016


Le coût du contrat de génération à la charge de la moitié des Français solidaires, les contribuables,  devrait être de près d'un milliard d'euros par an à partir de 2016, année où la mesure devrait atteindre son rythme de croisière. 

Dans l'hypothèse d'une relance de l'économie et d'une réduction de la dette publique, 180 millions d'euros pourraient être déboursés pour sa mise en œuvre en 2013, 540 millions d'euros en 2014, 790 millions d'euros en 2015 et 920 millions d'euros en 2016, indique un document du ministère du Travail. 


Le contrat de génération s'adressera à tous les jeunes et toutes les entreprises privées,
 en plus des emplois d'avenir, destinés aux jeunes non ou peu qualifiés et au secteur non-marchand. Le projet de loi reprend les contours du dispositif dessiné en octobre dans un accord signé par les partenaires sociaux.


Seules les entreprises de moins de 300 salariés auront droit à une aide financière pour mettre en place le contrat de génération. Les moins de 50 seront directement éligibles, celles entre 50 et 300 devront au préalable avoir conclu un accord collectif (ou être couvertes par un accord de branche).

Un objectif de 500 000 embauches de jeunes en 5 ans

La Voix du Nord (06/09/2012)
Dans la pratique, ces contrats représentent pour les PME une baisse de 4 000 euros par an de cotisations sociales : moitié pour l'embauche d'un jeune en CDI et moitié pour le maintien dans l'entreprise jusqu'à la retraite d'un senior. Pour les grandes entreprises l'accord sera collectif et plus contraignant.

La prime, de 4 000 euros par an pendant 3 ans maximum, sera versée pour l'embauche en CDI d'un jeune de moins de 26 ans (moins de 30 ans si handicapé) et un salarié de plus de 57 ans maintenu en poste (55 ans si handicapé ou nouvelle embauche). Le gouvernement espère 500.000 embauches de jeunes sur 5 ans.

Les plus grandes entreprises ne recevront aucune aide mais risqueront une pénalité
si elles ne négocient pas, avant le 30 septembre 2013, des accords en lieu et place des accords seniors en vigueur depuis 2010.

Les partenaires sociaux sont sur leurs gardes

C'est la lutte des classes d'âges ?
Syndicats et patronat vont devoir être attentifs à sa mise en place. 
Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, estime qu'il revient "maintenant au législateur de prendre des dispositions un peu plus contraignantes sur les conditions de mise en œuvre de ces contrats de génération, notamment au regard des obligations de formation, voire d'embauche de ces jeunes".
A la CGPME (Confédération générale du patronale des petites et moyennes entreprises), Geneviève Roy souhaite que ces contrats soient "très vite mis en musique" et espère "un regain d'activité" afin que les employeurs puissent s'en emparer.

Le MEDEF est très prudent sur l'objectif d'embauches. Pour Benoît Roger-Vasselin, le négociateur de l'organisation patronale sur ce dossier, "on ne peut vraiment pas le prévoir, compte-tenu du faible niveau d'activité et des pertes de productivité enregistrées ces dernières années".

Le financement du projet soulève en effet de grandes interrogations

Il pourrait se faire en rognant sur le fameux "choc de compétitivité" de 20 milliards d'euros, toute "mesure phare" qu'elle soit elle aussi. 

Près d'un milliard d'euros non financé

Le projet devrait coûter à l'Etat 180 millions d'euros en 2013, puis un peu moins d'un milliard d'euros par an une fois à pleine charge, a indiqué le gouvernement.

Un montant bien inférieur à ce que proposait F. Hollande à l'origine. Dans son projet, le candidat de la gauche évoquait "500 000" contrats en cinq ans, voire plus, pour un coût qui se serait élevé à 2, voire 2,5, milliards d'euros par an, selon les calculs à la fois de l'Institut Montaigne et de l'Institut de l'entreprise. D'où la révision des ambitions à la baisse et au détriment des jeunes alors pourtant l'objet de toutes les promesses et séductions socialistes.

Comment seront financés ces contrats ? 

Au départ, l'équipe Hollande avait évoqué un coup de rabot sur les allègements de cotisations sociales des entreprises. Actuellement accordés jusqu'à 1,6 SMIC, ils auraient été rabotés à 1,5 SMIC, ce qui aurait rapporté 2,3 milliards. Or, poussé à l'action par les entrepreneurs tenus dans l'expectative et face au front uni des syndicats et du patronat sur cette question, l'Elysée a reculé, sans pour autant fournir d'alternative. 

Les "solutions" de financements sont fallacieuses


En 2013, aucune financement n'est prévu. "Dans l'attente d'un projet de loi de finances rectificative, Pôle emploi avancera l'argent", avoue froidement le ministère du Redressement du chômage  de l'Emploi. Déficitaire de 124,6 millions fin 2011, Pôle Emploi n'est pourtant pas encline à avancer de la trésorerie. En toute "cohérence", Sapin est ainsi capable de déshabiller Pierre le matin pour habiller Paul Pierre le midi...

Ensuite, le gouvernement annonce qu'il peut trouver ce milliard d'euros annuel en rognant sur son autre projet phare : ainsi, cette fois, il déshabille Pierre le soir pour rhabiller  Paul Pierre  le matin suivant. Le milliard tourne sans s'arrêter: le même  sert et ressert encore.

Attrape-moi si tu peux ! Ce milliard flottant sera pris sur un allègement, celui des 20 milliards d'euros de l'impôt sur les sociétés prévu dans le cadre du "pacte de compétitivité", qui sera financé en partie par une hausse de la TVA. C'est dire que ce milliard est virtuel: il n'existe pas, puisque c'est de l'argent qui ne rentre pas dans les caisses de l'Etat ! 


Son montant global reste en effet des plus incertains : il faudra en effet attendre 2015 pour savoir précisément combien de contrats de génération ont été conclus et donc combien ils vont coûter. Idem pour l'ampleur du "choc de compétitivité". Le gouvernement navigue à vue.
Malgré tout, alloemploi.fr, à qui on est supposé se fier, assure le 13 décembre 2012 que "le contrat de génération satisfait les partenaires sociaux." Mais il faut savoir que c'est un site associé à Pôle Emploi, service public gouvernemental, dont le numéro de téléphone est le 3949, appel facturé 0,11 € par appel depuis une ligne fixe ou une "box"; coût d'une communication "normale" depuis un mobile, pour avoir droit à un service personnalisé avec un conseiller.


Par du flou, le gouvernement dissimule un revirement de politique

Comme le note L'Expansion, ce flou artistique sur le mode de financement va permettre  à Hollande de mettre en place des mesures promises, mais en creusant le trou de la dette publique

Cette hypothèque sur l'avenir trahit de surcroît le retournement opéré par le gouvernement. 

Les contrats de génération devaient être financés en limitant les baisses de charges des entreprises. Mais le "choc de compétitivité" décidé depuis revient à avouer que pour créer de l'emploi, ou en sauver, elles ont bel et bien besoin que le gouvernement diminue leurs charges et impôts, ce que le candidat socialiste niait avant la présidentielle.


Plutôt que de reconnaître que ses messages de campagne étaient fallacieux et de revenir maintenant sur les baisses de charge, le gouvernement transforme donc  l'ampleur salutaire d'un "choc de compétitivité" en "pacte "Avec la complicité du Sénat qui a refusé son feu vert au budget rectificatif de fin d'année prévoyant le crédit d'impôt compétitivité et des hausses de TVA, les socialistes espèrent sans doute que la conjoncture leur permettra de ne pas trop le raboter. Quitte à brouiller ce faisant la portée symbolique et politique de son message.


Les sournois du gouvernement continuent également à annoncer des mesures sans en préciser le financement. 
Comme le relevaient Les Echos, les mesures non financées se multiplient : de la prime de Noël à la revalorisation des bourses, ce sont de 1,2 à 2 milliards d'euros, hors contrats de génération, qui manquent dans les caisses pour financer l'action de l'Etat. Et ce alors que le gouvernement n'a toujours pas établi précisément comment il comptait faire baisser la dépense publique de 60 milliards d'euros, un effort sans précédent en France.

vendredi 3 février 2012

Impact de la TVA sociale sur notre compétitivité et l'emploi

Expliquer ce que la gauche refuse de comprendre

Les nouveaux allégements de charges favorisent la compétitivité et la création d'emploi


Si les allégements de charges actuels étaient supprimés, entre 400.000 et 1,1 million d'emplois seraient détruits, indique une nouvelle étude du Trésor et de la Dares publiée hier. La baisse des charges patronales dans le cadre de la TVA sociale ne maximisera pas l'effet emploi.


Jusqu'à présent, les allégements de charges financés par l'Etat, c'est 22 milliards d'euros. Avec la décision qui sera votée par le Parlement au mois de février, nous passerons à 35 milliards d'euros. C'est 50 % d'allégements de charges en plus pour l'entreprise France, pour vous dans la compétition. » En faisant la pédagogie de la réforme de la TVA sociale auprès des chefs d'entreprise, mercredi au Salon des entrepreneurs, Nicolas Sarkozy a rappelé que la baisse des cotisations familiales va s'inscrire dans une politique publique qui fêtera l'an prochain ses vingt ans, comme le détaille une étude publiée hier par la direction du Trésor et la Dares (ministère du Travail).

Les allégements ont déjà connu trois grandes périodes : 1993-1998 pour réduire le coût du travail, 1998-2002 pour compenser le surcoût lié aux 35 heures et enfin 2003-2005 pour neutraliser la convergence vers le haut des différents SMIC. Sur les 22,2 milliards d'euros d'allégements consentis en 2009,12,9 milliards correspondaient au final à la mise en oeuvre de la réduction du temps de travail et à ses conséquences, estime l'étude. L'an dernier, l'exécutif avait rappelé que les allégements n'étaient plus liés qu'au niveau de salaire, afin de sanctuariser des aides que l'UMP poussait à remettre en cause (« Les Echos » du 10 janvier 2011). Depuis, rigueur oblige, l'exécutif y a néanmoins apporté quelques coups de canifs (lire ci-dessous).

L'effet des allégements de charges sur l'emploi est massif, rappelle l'étude du Trésor : pour les allégements de la première vague, le coût net par emploi créé (qui tient compte des cotisations générées par l'emploi et des moindres dépenses sociales) est évalué entre 8.000 et 28.000 euros. Cette politique « présente une grande efficacité en termes de coût par emploi créé dans les conditions actuelles de fonctionnement de notre marché du travail », estime l'étude. Les allégements ont ainsi permis, peu ou prou, de stabiliser la part de l'emploi non qualifié.


Effets incertains sur les salaires


S'ils étaient totalement supprimés, les conséquences seraient massives.
L'étude envisage deux scénarios (selon le niveau de coût par emploi créé retenu), qui font état d'un risque de perte de 600.000 à 1,1 million d'emplois dans un cas, de 400.000 à 800.000 dans un autre. Les effets sur les salaires ou la productivité sont plus incertains.

Avec la TVA sociale envisagée, le gain via les baisses de charges sera maximal entre 1,6 et 2,1 SMIC, mais positif dès une rémunération supérieure au SMIC (voir graphique), et jusqu'à 2,4 SMIC.
Cette nouvelle baisse de charges pourrait donc avoir un nouvel effet sur l'emploi, mais sans doute pas aussi fort que si les allégements avaient été concentrés sur les bas salaires (" Les Echos " du 9 janvier). L'exécutif assume : il vise davantage les gains de compétitivité dans l'industrie via la baisse des prix de production.

(écrit par V. L. B. dans Les Echos)

vendredi 27 janvier 2012

Présidentielle - Ce que le candidat Hollande dissimule aux électeurs

Les 60 mesures de son projet présidentiel ne sont pas nettes .

Le loup Hollande devait clarifier jeudi ses intentions laissées floues
dans son discours du Bourget dimanche dernier.

Mais certains points restent flous.
Voici ce que le candidat socialiste n'ose pas dire mais qui est induit par ce programme.


Fonctionnaires: le un sur deux va se poursuivre


François Hollande a déclaré qu'il mettrait fin, s'il est élu, au non-remplacement d'un fonctionnaire partant à la retraite sur deux, mesure phare de la RGPP initiée par l'actuelle majorité et fortement décriée à gauche. Et pourtant... Le candidat socialiste a l'intention de créer 60.000 postes dans l'éducation nationale et 5000 dans la justice, la gendarmerie et la police. Ces créations de postes se feront au détriment d'autres services publics, maîtrise des dépenses publiques oblige. Il faudra donc supprimer dans les autres ministères 13.000 postes par an. Certains ministères sont "sanctuarisés". Il s'agit de l'éducation nationale, la justice, l'intérieur et probablement aussi l'enseignement supérieur et la recherche. Or ces ministères représentent le gros des départs à la retraite (55.400 sur 83.000 en 2010). Les redéploiements devront donc se faire sur les 27.600 autres départs. 13.000 sur 27.600, cela équivaut à un taux de non remplacement de 47%. Soit quasiment un sur deux.

Le niveau des prélèvements obligatoires va atteindre un niveau record

"Les prélèvements obligatoires seront inférieurs à 47%, chiffre comparable à celui affiché par la majorité sortante", peut-on lire dans le projet de François Hollande. Le taux des prélèvements obligatoires en France atteint 44,5% en 2012, et non 47%. Le projet socialiste prévoit en tout 30 milliards d'euros de hausses d'impôts à l'horizon 2017, soit 1,5 point de PIB. Le taux de prélèvements obligatoires devrait ainsi passer à 46% d'ici à 2017. Ce qui placerait la France au quatrième rang des pays européens qui taxent le plus les revenus, derrière le Danemark (48,5%), la Belgique (46,4%) et la Suède (46,3%), alors que la moyenne européenne est de 39,6% (40,2% en zone euro). Pour rappel: en 2007, le niveau de prélèvements obligatoires en France était de 43,2%.

Les impôts locaux risquent d'augmenter

La hausse des dépenses publiques sera limitée à 1% par an en volume (en plus de l'inflation), promet François Hollande, celles de l'Etat ainsi que les dotations aux collectivités étant gelées en valeur (elles n'évolueront pas plus que l'inflation). Les dépenses d'assurance-maladie devront respecter le rythme de 3%. Au final, le taux de dépenses publiques serait ramené à 54% de PIB, contre 56,5% prévus en 2012. Sauf que le programme du candidat socialiste ne dit pas comment il entend donner un tel coup de frein à la dépense. Il évoque une nouvelle étape de décentralisation qui devra permettre de supprimer des doublons et de mieux organiser la prise en charge de certaines dépenses (petite enfance, notamment). Cet acte II de la décentralisation devrait donc se traduire par une hausse de la masse salariale et des dépenses sociales des collectivités locales. Les dotations de l'Etat étant gelées, il y a fort à parier que celles-ci se rabattent sur les impôts locaux pour financer leurs dépenses.

Le coût du travail va s'alourdir

Pour financer le rétablissement de l'âge de départ à la retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler jeunes, François Hollande prévoit un relèvement de 0,1% par an des cotisations salariales et patronales. Les cotisations vieillesses patronales et salariales, actuellement de 1,60% et 0,10%, passeront donc à 2,1% et 0,6% en fin de mandat. Le candidat du PS entend aussi revenir sur les exonérations de charges des heures supplémentaires (3 milliards d'euros en moins sur la mandature). Les allègements de charges Fillon sur les bas salaires (20 milliards) vont aussi être sérieusement écornés: ils seront annulés à partir de 1,5 Smic (contre 1,6 actuellement) pour financer les 500.000 "contrats de génération" pour embaucher un jeune tout en gardant un senior en entreprise. Enfin, François Hollande promet d'engager une réforme de la dépendance pour mieux accompagner la perte d'autonomie. Il ne donne aucune piste, mais on imagine pas le PS prôner un recours exclusif à l'assurance privée. Il y aura nécessairement une prise en charge par la solidarité nationale, via par exemple la création d'une cinquième branche de la sécurité sociale. Qu'il faudra probablement financer par la création d'une nouvelle cotisation, assise sur le salaire.

Encadrer les dépassements d'honoraires ne sera pas facile

L'encadrement des dépenses d'honoraires est la proposition phare de François Hollande en matière de santé. Cela répondrait
effectivement aux
attentes des Français, qui voient leur " reste à charge " et leurs cotisations de mutuelle s'envoler. Seulement voilà, depuis 2004, les gouvernements successifs et la caisse d'assurance-maladie essayent de mettre en place ce type de réforme, sous le nom de " secteur optionnel ". L'idée serait d'inciter les médecins à accepter de plafonner leurs dépassements, qui seraient alors pris en charge par les complémentaires. Mais les négociations n'ont jusqu'ici jamais abouti. Et les alternatives ne sont pas légion. Des mesures coercitives coûteraient très cher : ni l'Etat, ni les complémentaires, n'ont les moyens de financer à la place des patients les 2,5 milliards d'euros de dépassements d'honoraires encaissés par les médecins chaque année. Et on n'imagine pas un gouvernement, quel qu'il soit, interdire les dépassements, ou même les plafonner, sans compenser le manque à gagner pour les professionnels.

jeudi 22 septembre 2011

DSK recharge les batteries sous le soleil du Maroc

Y a-t-il une justice pour les puissants ?

Dominique Strauss-Kahn, l'homme le plus contesté de la planète, s'est 'délocalisé' au Maroc pour se ressourcer, loin du pays dont il briguait pourtant la présidence, à peine quinze jours après son retour en France. Avec son épouse Anne Sinclair, l'ex-patron du FMI a quitté la place des Vosges à Paris (ci-contre). Il est arrivé jeudi après-midi à Marrakech, où le couple possède un riad (ci-dessous).
Ces socialistes vivent une vie débridée mais , au mépris de la misère et des malheureux qui croisent leur chemin.
Lien PaSiDupes vers le retour triomphal que la presse amorale leur a réservé

DSK et sa femme sont en visite privée pour une durée indéterminée.

Il s'agit du premier voyage d'agrémentde Dominique Strauss-Kahn à l'étranger , depuis son arrestation le 14 mai dernier à New-York et son retour triomphal en France, le 4 septembre.

Quel est le coût de sa présence pour le peuple marocain ?D'après une source de l'aéroport marocain, un cordon de sécurité a en effet été placé autour de l'aéroport Menara de Marrakech pour empêcher les paparazzi de s'approcher de DSK. Dès sa sortie d'avion, le socialiste et sa femme se sont rapidement engouffrés dans un 4x4 à l'abri des regards
Combien de policiers autour de da résidence de grand luxe, jour et nuit ?
Qui paie la facture ?

vendredi 16 septembre 2011

Primaires du PS sur France 2: débat ? Vous avez dit débat ?

Le projet du PS empêche tout débat
Le jeu de massacre socialiste sur France 2
Du bras droit, Baylet tient Montebourg en respect
et Hollande se campe devant la Ch'tite Brochen-Aubry

Pour débattre, encore faut-il être opposés

Les socialistes ont vraiment la culture du dialogue !

Fallait-il vraiment que le service public nous infligât une galerie de portraits figés plutôt qu'un affrontement d'idées.
À quelques escarmouches près, ce fut un débat bonnet rose et rose bonnet. Personne n'attendait des figures libres et tout le monde a en effet assisté hier à des figures imposées. Les candidats ne jouaient pas leur avenir: certains sont hors jeu et ne font acte de présence que pour se positionner en vue de 2017 et les deux favoris verrouille et ne lâche rien. On se montre, mais on ne se dévoile pas.

La télévision se regarde avec les yeux, c'est la règle du 70/15/15
70 % de l'effet produit vient du langage du corps: regard, sourire, gravité ou tension s'impose sur le contenu, puisque les propos sont uniformes et asceptisés. 15 % revient à une gestuelle qui évite toute gesticulation. Les propos tenus font 15 % seulement de la prestation. Nous n'avons d'ailleurs pas à culpabiliser, puisque les candidats n'avaient pas tellement plus à offir, outre la mèche laquée sur le front basané de Manuel Valls, que les tons de gris des cravates ou des vestes et de l'austère vareuse surpiquée de la colonele Royal: la contemplation d'un mur de grisaille, à l'instar de l'émission, reflet du projet socialiste.

Mieux que quiconque, les six santons connaissaient l'issue de la partie

Parmi les trois premiers rôles
, François Hollande assumait gravement son avance, Martine Aubry, irascible, refusait de lâcher prise, le grimaçant Nono Montebourg exprimait haut et fort ses assurances du moment, Jean-Michel Baylet (1946) affichait sa satisfaction d'être encore là, l'ombrageux Manu Valls était en séance d'entraînement et l'amère Royale, tantôt revêche, tantôt ailleurs (déjà repartie en Poitou-Charentes...), communiquait son ennui aux spectateurs. Pour le favori, si décati soit-il, les maîtres mots étaient pourtant hardis: jeunesse et espérance ! Dans la doyenne Aubry (1950), on distinguait l'image de Jospin, le 21 avril 2002. Dans Royal, aucune trace de sEGOlène. Au total, aucun charisme et encore moins de charme; seulement un ronron,une invite à l'abstention ou au suicide.

Les trois rôles d'appoint ne pouvaient pas même jouer les faire-valoir.
Au benjamin Valls manquait le poids de l'âge. Sur les épaules de Baylet-l'ancien, pesait, passé et enfui, un siècle de radicalisme. Le sectaire Montebourg incarnait la radicalisation systématique et proclamée. Le radical-socialisme est apparu usé, hors de saison et gris. Et encore, dans cette atmosphère feutrée, n'ont-ils pas évoqué les mesures d'austérité qu'ils nous réservent ! Alors, une seule chose est claire et sûre: l'audience élevée n'a pas pris en compte les Français assoupis...

Les Français seront-ils présents aux prochains rendez-vous ?

Ce débat citoyen n'a inspiré qu'ennui et rancune.
Cette soirée perdue n'en appelle aucune autre. Les Français ne s'y laisseront pas reprendre, quitte à se rabattre sur un feulleton américain ou un documentaire sur les blattes en Iran. La démocratie a des passages obligés, mais certains spectacles imposent des chemins de traverse.

La gauche a encore rendu hier un mauvais service à la démocratie
En multipliant les faux débats, sur le modèle innovant, cinq ans après, des 'débats participatifs' de la campagne précédente, les socialistes vont s'enliser en chemin, avant d'arriver au vote.
Etait-il d'ailleurs besoin d'une primaire et de cette débaûche de moyens publics en période de contrôle des dépenses, puisque les dés sont jetés ?

jeudi 23 juin 2011

La démondialisation, dernière lubie de Nono Montebourg


La mondialisation est stigmatisée, mais la solution est-elle dans son contraire ?

Les paradoxes de la démondialisation

Le mot est à la mode.
Il est brandi en étendard par un candidat à la primaire socialiste [Montebourg], niché dans des écrits de penseurs de droite, en couverture d'un mensuel très à gauche et au coeur du programme du Front national, approuvé dans les sondages... Les gouvernements veulent l'appliquer aux hommes, en réécrivant les accords de Schengen pour limiter leur liberté de circulation, et aux idées, en filtrant Internet. Démondialisation ! Cette expression nouvelle qui recouvre un vieux concept provoque un tel engouement qu'elle mérite un examen attentif.

D'abord, qu'est-ce que la démondialisation ?
Comme son étymologie l'indique, c'est l'action de ne plus rendre mondial, de faire redevenir national ou local. Qu'est-ce qui doit redevenir local ? Comme nous parlons économie, il s'agit de la production et de ses « facteurs » qui jouent à saute-mouton avec les frontières : marchandises, hommes, capitaux et idées. Ce qui débouche sur un premier paradoxe. Le mot a été forgé il y a un peu moins d'une décennie par Walden Bello, un sociologue philippin formé aux Etats-Unis très cité en France (sa bio sur Wikipédia est plus longue en français qu'en anglais), autrement dit... par un symbole de la mondialisation qui entend la dénoncer ! Nombre de militants de la démondialisation des marchandises et des capitaux sont d'ailleurs d'ardents défenseurs de la liberté de circulation des hommes et des idées. Seule l'extrême droite va jusqu'au bout de la logique, prônant un repli généralisé sur le pays.

Pourquoi faudrait-il une démondialisation ?
En centrant le propos désormais sur les marchandises, la réponse est simple : l'emploi mal payé des pays pauvres tue l'emploi mieux payé des pays riches. L'ouverture des pays longtemps plongés dans la glace communiste, Chine en tête, a fait débouler des centaines de millions d'hommes et de femmes prêts à travailler pour trois fois rien. C'est un vieil argument, que l'on trouvait déjà dans le livre « Le Péril jaune » paru en... 1901. Ici vient le deuxième paradoxe : la plupart de ceux qui prônent la démondialisation des marchandises le font au nom de la solidarité. Mais la solidarité devrait au contraire nous amener à aller plus loin encore dans l'ouverture.[ Au secours !] Soyons ici pragmatiques, en laissant de côté les économistes incapables de donner un message clair sur la question. Tous les pays qui ont émergé ces dernières décennies ont fait jouer le levier de la mondialisation, de la Corée du Sud au Brésil en passant par la Chine. [Au détriment de l'Occident] Aucun de ceux qui sont restés submergés par la pauvreté n'a su ou pu le faire. Et dans les pays émergents, même si les inégalités explosent, le pouvoir d'achat d'une large partie de la population augmente. [Pendant que la crise financière submerge la Grèce] Jamais 600 millions de Chinois n'auraient pu s'acheter un téléphone mobile du temps de Mao. La solidarité, c'est l'ouverture des frontières. [Au détriment des solidaires vertueux!] Sauf à limiter son champ à l'intérieur des frontières - ce que seul le Front national, à nouveau, ose faire ouvertement.

Comment, ensuite, mettre en oeuvre cette démondialisation ?
La réponse, à nouveau, est simple [sic !]: le gouvernement doit installer des « écluses » à l'entrée du pays ou plutôt de l'Union européenne. Le mot qui revient à droite comme à gauche est plus joli que les anciennes barrières douanières, tout comme la logique réciprocité sonne mieux que le rébarbatif protectionnisme. La contradiction, ici, ressort magnifiquement dans le livre du PS Arnaud Montebourg : il faut « obliger le consommateur à acheter plus cher pour soutenir le pouvoir d'achat ». Chacun sait pourtant que c'est la baisse des prix qui augmente le pouvoir d'achat ! [Et les destructions d'emplois augmentent-elles le pouvoir d'achat ?] Pour être juste, Arnaud Montebourg précise qu'il s'agit du pouvoir d'achat des salariés producteurs. Mais si le but est d'organiser un transfert de ressources entre salariés et inactifs (retraités, chômeurs...), il y a d'autres moyens plus efficaces que les écluses, comme la TVA sociale. Et moins coûteux. [Les classes moyennes apprécieront...]

Car c'est l'angle mort des militants de la démondialisation :
ce retour en arrière coûterait très, très cher. D'abord parce que les pays visés réagiraient à leur tour. La Chine pourrait par exemple décider de ne plus acheter à Airbus, à Areva et à PSA. Ensuite parce que les chaînes de production sont désormais éclatées aux quatre coins du monde. Selon les calculs de l'OCDE, les exportations françaises sont composées pour plus du quart de produits auparavant importés. Dans ces conditions, la pose des écluses relèverait d'une incroyable mécanique de précision pour faire le tri, sauf à tout taxer et à provoquer une énorme flambée des prix. [Resteraient les trois-quarts] On ne fabrique par exemple plus de téléviseurs en Europe. [En sommes-nous incapables, si la guerre concurrentielle aux coûts de production est engagée ?] Enfin, les entreprises soumises à une concurrence moins forte seraient moins efficaces. [Paradoxal !]

Et pourtant... la démondialisation est promise à un bel avenir.
Quand il faut envoyer un e-mail en Inde pour faire baisser la climatisation dans une salle de réunion londonienne d'une grande banque anglaise, on est allé trop loin dans la mondialisation, pour reprendre l'expression de Valéry Giscard d'Estaing. Ce retour vers le national et le local ne doit pas passer par des écluses gouvernementales, mais par des décisions d'entreprise, prises pour au moins trois raisons. Primo, les chaînes de production de plus en plus longues sont aussi de plus en plus fragiles, comme l'ont montré des événements récents aussi différents que le tsunami japonais, les explosions de Fukushima, le printemps arabe, l'éruption du volcan islandais Eyjafjallajökull, l'épidémie de grippe A (H1N1) ou la faillite de la banque Lehman Brothers. Secundo, les écarts de salaire se réduisent. Au rythme actuel, les pays émergents auront perdu l'atout des bas salaires en 2017, selon les calculs de Patrick Artus, l'économiste en chef de la banque Natixis. Tertio, les coûts du transport vont fatalement augmenter avec l'inéluctable hausse des coûts de l'énergie. Les gouvernements pourraient aussi finir par prendre des mesures pour protéger l'environnement, comme un bannissement du fret aérien. Effet massif garanti ! Le retour au local, oui. Mais au nom de l'efficacité et de la solidarité mondiale.

Ecrit par Jean-Marc VITTORI, éditorialiste aux « Echos » :
lien

lundi 4 avril 2011

L'INSEE a évalué le coût de l'immigration sur les Français et le FN

Le tabou de l'immigration plombe les Français et donne des ailes au FN

Une étude de l’INSEE fait apparaître que les prestations sociales assurent 21% des revenus des immigrés, contre 5,1% pour les non-immigrés et 5,4% pour les immigrés qui viennent d’Europe.

Sujet tabou de la gauche levé pour les Français

Ces prestations « sociales » ont un coût pour les actifs français
que Contribuables Associés est l’un des seuls à avoir déjà calculé bien avant.
Lien

Ce coût est de 30,4 milliards d’euros, soit près de 500 euros annuels par personne résidant en France, personnes non-imposables y compris. Le seuil du « cliché » est largement dépassé.

La journaliste de La Tribune Valérie Segond a publié le 25.03.2011 une analyse sur le Front national et les causes de sa montée (lien).
Elle l'attribue en premier lieu au « rejet obsessionnel de l’immigration de peuplement en provenance du Maghreb et d’Afrique sub-saharienne » (sic).

Valérie Segond nuance en fin d’article son propos en laissant entendre que « dans le phénomène FN, tout ne relève peut-être pas totalement du fantasme hystérique ».

Et de citer une étude de l’INSEE réalisée par les économistes Philippe Lombardo et Jérôme Pujol, dont la conclusion est, écrit-elle, « assez fidèle au cliché qui nourrit la montée du FN depuis trente ans. »
S’agit-il, dans ce cas, d’un simple cliché ?

lundi 1 novembre 2010

Casse des rues de Lyon: l'UMP fait passer N. Belkacem à la caisse

Le coût de l'appel de S. Royal aux jeunes à descendre dans la rue

Dans une lettre ouverte à l'attention de l'adjointe au maire de Lyon, les Jeunes Actifs du parti présidentiel - qui sont à l'UMP ce que sont les routiers au scoutisme (les Jeunes Pop étant les louveteaux) font les comptes (très approximatifs) des dégradations commises à Lyon.

Ils lui demandent de se montrer responsable et de soulager les contribuables, en sortant son chéquier !

Mme Najat Vallaud-Belkacem,

A l'image de votre mentor politique, Mme Ségolène Royal, vous avez invité les jeunes à manifester dans la rue contre la réforme des retraites. [lien PaSiDupes consacré à son déni] Nous ne tomberons pas dans l'amalgame facile en assimilant ces jeunes casseurs aux étudiants et lycéens. Mais, nous l'avons constaté à plusieurs occasions, de jeunes casseurs se mêlent régulièrement aux manifestations étudiantes, conduisant à des scènes de violence comparables à celles observées ces derniers jours à Lyon.[Gérard Collomb, le maire PS avait fustigé les parents qui laissent leurs enfants participer à des activités dangereuses pendant les heures de cours: lien PaSiDupes]

Il est donc irresponsable d'inviter ces jeunes étudiants et lycéens à suspendre leurs études pour la rue, où leur contestation sera inévitablement rejointe par des troupes de casseurs. L'avenir des étudiants ne se joue pas dans la rue, où ils sont manipulés et utilisés par les centrales syndicales pour animer leurs cortèges en perte de vitesse, mais bien sur les bancs des lycées et universités.

Les Jeunes Actifs du Rhône, nous dénonçons donc votre appel en direction des jeunes. Car en incitant les jeunes à descendre dans la rue, vous invitez aussi bien les étudiants et lycéens que ces jeunes casseurs.
Les dégâts cette semaine sont conséquents, et de ce fait nous vous transmettons la facture ci-dessous, vous donnant ainsi la chance d'assumer votre appel. Cette facture approximative pourra bien-sûr être détaillée prochainement. Car
il n'y a aucune raison que les contribuables, déjà lourdement imposés à Lyon grâce à votre majorité municipale, paie encore la note.

Coût
11 voitures brulées + 1 camion de livraison200 000 €
Environ 60 voitures dégradées 180 000 €
11 boutiques pillées220 000 €
7 abribus détruits14 000 €
Coût total614 000 €

Très cordialement,

Les Jeunes Actifs du Rhône

69jeunesactifs@gmail.com
www.jeunes-actifs-69.org