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lundi 26 août 2013

Les hausses d'impôts que nous allons subir en septembre

Les prélèvements obligatoires ne cesseront pas d'augmenter 

Les Français vont comprendre leur douleur à la réception des 
avis d'imposition 

Les hausses d'impôts arrivent dans les boîtes aux lettres dès ce vendredi.
La note des avis d'imposition sur les revenus de 2012 devrait être plus salée pour les classes moyennes, qui subiront de plein fouet les effets des mesures de hausses d'impôts votées par la majorité présidentielle à l'automne dernier.

Gel du barème

Contrairement aux promesses de campagne de François Hollande
,
la majorité socialiste s'est bien gardée de revenir sur le gel, très technique, du barème de l'impôt sur le revenu, en novembre 2011 par le gouvernement Fillon. Le fait que le barème de l'impôt ne suit plus l'inflation a eu un impact réel, puisqu'il a entraîné une hausse moyenne de 2 % de leur impôt sur le revenu, payé neuf mois plus tard et, dans l'opposition, la gauche n'avait pas aidé les Français à l'appréhender lorsqu'il a été annoncé.

Hollande ne changera pas le barême de l'impôt: il le surgèlera et l'appliquera donc à nouveau aux revenus de 2012, imposés en 2013. Alors que seulement 50% des Français sont imposables, (ils sont 18,15 millions  soumis à l'impôt sur le revenu sur 36,38 millions de foyers fiscaux), seuls les ménages des deux premières tranches (5,5 % et 14 %) y échapperont. 
Les 16 autres millions de foyers fiscaux verront donc leur impôt augmenter à nouveau de 2 % cette année.
Baisse du plafond du quotient familial

Les classes moyennes supérieures subiront en outre les effets de la première baisse du plafond du quotient familial, votée à l'automne dernier. Le plafond a alors été ramené de 2.336 à 2.000 euros par demi-part, pour les revenus de 2012, imposés en 2013. 2,5 % des foyers fiscaux seront pénalisés par cette mesure, d'après Bercy, soit au moins 900.000 ménages. Pour un couple avec deux enfants, il suffira de gagner plus de 6.433 euros par mois à deux pour être frappé.

Nouvelle tranche cible les plus riches
La majorité socialiste a en outre créé une tranche d'impôt sur le revenu à 45 %, pour la fraction des revenus supérieures à 150.000 euros par part. Cette nouvelle tranche s'appliquera pour la première fois aux revenus de 2012, imposés cette année. 50.000 contribuables seront concernés.

Refiscalisation des heures supplémentaires

Les plus modestes verront également leur impôt sur le revenu augmenter, du fait de la refiscalisation des heures supplémentaires, effective à partir d'août 2012. La remise en question du dispositif phare mis en place en 2007 par Nicolas Sarkozy prive des millions de salariés modestes d'un peu de pouvoir d'achat.

Par ailleurs, l'alourdissement de la fiscalité ne s'est pas limité à l'impôt sur le revenu. 
La redevance télévision a aussi été relevée cette année, tout comme les taxes sur le tabac ou sur la bière

Les retraités imposables ont, eux, subi une nouvelle taxe de 0,3 % sur leur pension et les travailleurs indépendants ont déploré une envolée de leurs prélèvements sociaux. 

Le système du
forfait, qui permettait de réduire les charges sociales pour l'emploi à domicile, a été supprimé au 1er janvier 2013

Au total, les prélèvements sur les ménages ont augmenté de 13 milliards cette année…

Mais "à défaut de payer moins cher, on peut payer plus tard", suggère sur RTL Olivier Brunet, rédacteur en chef de Toutsurmesfinances.com. Le spécialiste de la fiscalité recommande de "télécharger l'application impots.gouv puis flasher et ensuite le prélèvement interviendra 10 jours après la date limite". 

mercredi 14 novembre 2012

Sénateurs d'accord pour taxer les retraités

"Le Sénat adopte la taxe de 0,3% sur les retraites"
Un titre de La Tribune très dépersonnalisé...

Le prélèvement - ce n'est pas
 une taxe - sur les retraites - et non pas sur les retraités - prévu(e) dans le projet de budget de la Sécurité sociale va être porté(e) à 0,3%, au lieu de 0,15%, soit environ 3 euros par mois pour une retraite de 2 000 euros (12 fois par an), non pas en 2014, mais dès le ...1er avril (sic) 2013, mais ne sera payé que par quelque 7,5 millions de retraités imposables, selon le député socialiste Gérard Bapt.Pour Christiane, 79 ans, ces 0,15% représentent 20 euros par an. Trop, selon elle : " Ça va encore nous enlever du pouvoir d’achat. Est-ce que c’est vraiment nécessaire ? Je ne sais pas. On commence à être fatigué de se serrer la ceinture… Il n’y a plus de trous, il n’y a plus rien à la ceinture ! On peut manger pendant plusieurs jours avec 20 euros, on pourrait, à l’occasion, un dimanche ou un jour de fête, se payer une petite fantaisie supplémentaire… Eh bien là, on ne pourra pas ". Lien agir pour ma retraite  : "Les Français inquiets en matière de retraite"
Pourra-t-elle mieux si le "prélèvement" passe à 3% à l'Assemblée nationale ?

La gauche socialo-écolo n'ignore pourtant pas la précarité annoncée parmi les retraités 
L'INSEE prévoit que, 
d’ici 2030, le nombre de retraités pauvres progressera d’un tiers, selon le scénario le plus probable, et atteindra 70 000 personnes. Cette hausse serait due principalement à l’arrivée des générations du baby-boom aux grands âges. Le taux de pauvreté pourrait s’accroître du fait de la fragilisation du tissu familial et de conditions d’emploi un peu plus défavorables. D’autres facteurs socio-démographiques tendent à atténuer cette hausse. Sous ces conditions et avec un maintien du système actuel de protection sociale, elle devrait être soutenable pour la région. Au-delà de la pauvreté, de nombreux retraités peuvent se trouver dans une situation financière précaire compte tenu de leurs besoins en matière de soins ou de services. Les territoires sont tous concernés, des plus urbains, à forte croissance démographique, aux plus ruraux, où l’accès aux services resterait plus difficile.
L'INSEE n'a pas pris en compte les taxes qui pleuvent sur les classes moyennes, dont
les retraités, non pas seulement laissés pour compte, mais aussi appelés à contribuer à l'effort de solidarité !

A la différence des sénateurs, les retraités savent que leurs pensions de retraite sont en outre gelées.

La gauche sociale demande aux plus vulnérables

Les dessinateurs politiques vont devoir mettre à jour
leurs poncifs d'opposants

Le Sénat a adopté mardi la création d'une taxe additionnelle de 0,3% sur les retraités imposables. Celle-ci sera opérationnelle au 1er avril 2013, et concernera quelques 7,5 millions de personnes, des fumeurs de cigares...
Les sénateurs ont donc dit oui à ce nouvel impôt. 
Mardi, ils ont adopté la création d'une taxe additionnelle de 0,3%, dès le 1er avril, sur les retraités imposables. Sachant qu’initialement, celle-ci ne devait être que de 0,15%. Pour le gouvernement, cette manne doit servir à financer la réforme de la dépendance. Au préalable, l'Assemblée nationale avait déjà voté la création de cette nouvelle taxe lors de l'examen du projet de budget de la Sécu (PFLSS).
"Une déception"
Toutefois, le groupe Communiste, républicain et citoyen (CRC) a marqué son opposition à ce dispositif, proposant un amendement de substitution. "S'il n'est pas adopté, nous serons contraints de voter contre cet article", avait menacé pour le groupe Dominique Watrin, jugeant que cette mesure constituait "une déception".
Cet amendement de substitution, présenté par Laurence Cohen, consistait à remplacer le produit de cette taxe par le montant des exonérations de cotisations sociales dont bénéficient les employeurs qui ne respectent pas l'égalité professionnelle hommes-femmes, et qui seraient supprimées.
Toutefois, il a rencontré l'opposition du rapporteur socialiste Yves Daudigny (PS). Celui-ci ne l'a pas jugé "pertinent". Tout comme Marisol Touraine, la ministre de la santé. "Je partage la nécessité de faire progresser l'égalité homme-femme", a-t-elle indiqué. De plus, elle souligné que "ce mécanisme est inscrit à l'ordre du jour des négociations sur les parcours professionnels".

Rappel: Sapin sur les tensions européennes, les réticences d'Europe Ecologie-les Verts au pouvoir socialiste et les retraites:



Invité de Public Sénat et Radio classique le 17 septembre 2012, le ministre du Travail Michel Sapin revendiquait le "sérieux" de son action.


Sapin restait dans le flou et refusait de fixer un seuil... "On dit 'les retraités', mais parmi les retraités il y a des gens extrêmement pauvres. Il n'est absolument pas question de toucher en quoi que ce soit aux 700 euros de la pauvre personne qui vit avec le minimum vieillesse ou aux 1.000 ou 1.200 euros de celui qui a trimé toute sa vie", a expliqué le ministre du Travail.

"Il y a des retraités extrêmement aisés" et qui "gagnent beaucoup, beaucoup plus que des gens en activité", a fait valoir le ministre du Travail. Donc "pour ceux-là, il paraît normal qu'il y ait des impositions qui soient de même nature que celles que paient des salariés aisés", a-t-il dit. "Certains retraités gagnent plus d'un million par an, comme il y a des salariés -ils ne sont pas très nombreux- qui gagnent plus d'un million par an. Ils seront de la même manière concernés par la tranche à 75% qui va être proposée dans le projet de loi de finances", a-t-il ajouté sans vouloir donner le seuil pour les retraités, évoquant seulement "la justice sociale".
Les classes moyennes sont-elles épargnées ?

L'extrême gauche se mobilise
Et la droite ?

Déjà que 50% des ménages  les plus défavorisés, désormais qualifiés de "pauvres", ne sont pas soumis à l'impôt et, de toutes parts, reçoivent des aides cumulées de l'Etat, des collectivités territoriales et des associations, il ne reste que les riches et les petits salariés des classes moyennes. 
En septembre, les communistes ont voté contre cette taxe élevée à 3%, en dénonçant une nouvelle forme de CSG "injuste"
Le groupe Communiste, républicain et citoyen (CRC) a proposé un amendement de substitution. "S'il n'est pas adopté, nous serons contraints de voter contre cet article", avait menacé pour le groupe Dominique Watrin, affirmant qu'il est pour le groupe, "comme pour des millions de salariés, une déception". Cet amendement de substitution, présenté par Laurence Cohen, une orthophoniste du Val-de-Marne, consistait à remplacer le produit de cette taxe par le montant des exonérations de cotisations sociales dont bénéficient les employeurs qui ne respectent pas l'égalité professionnelle hommes-femmes et qui seraient supprimées.Il a rencontré l'opposition du rapporteur Yves Daudigny (PS) qui ne l'a pas jugé ..."pertinent".
La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a "Je partage la nécessité de faire progresser l'égalié homme-femme", a dit la ministre, "mais je ne suis pas sûre que cet objectif trouve sa place dans ce texte". De plus, a-t-elle souligné, ce mécanisme est inscrit à l'ordre du jour des négociations sur les parcours professionnels".

vendredi 27 janvier 2012

Présidentielle - Ce que le candidat Hollande dissimule aux électeurs

Les 60 mesures de son projet présidentiel ne sont pas nettes .

Le loup Hollande devait clarifier jeudi ses intentions laissées floues
dans son discours du Bourget dimanche dernier.

Mais certains points restent flous.
Voici ce que le candidat socialiste n'ose pas dire mais qui est induit par ce programme.


Fonctionnaires: le un sur deux va se poursuivre


François Hollande a déclaré qu'il mettrait fin, s'il est élu, au non-remplacement d'un fonctionnaire partant à la retraite sur deux, mesure phare de la RGPP initiée par l'actuelle majorité et fortement décriée à gauche. Et pourtant... Le candidat socialiste a l'intention de créer 60.000 postes dans l'éducation nationale et 5000 dans la justice, la gendarmerie et la police. Ces créations de postes se feront au détriment d'autres services publics, maîtrise des dépenses publiques oblige. Il faudra donc supprimer dans les autres ministères 13.000 postes par an. Certains ministères sont "sanctuarisés". Il s'agit de l'éducation nationale, la justice, l'intérieur et probablement aussi l'enseignement supérieur et la recherche. Or ces ministères représentent le gros des départs à la retraite (55.400 sur 83.000 en 2010). Les redéploiements devront donc se faire sur les 27.600 autres départs. 13.000 sur 27.600, cela équivaut à un taux de non remplacement de 47%. Soit quasiment un sur deux.

Le niveau des prélèvements obligatoires va atteindre un niveau record

"Les prélèvements obligatoires seront inférieurs à 47%, chiffre comparable à celui affiché par la majorité sortante", peut-on lire dans le projet de François Hollande. Le taux des prélèvements obligatoires en France atteint 44,5% en 2012, et non 47%. Le projet socialiste prévoit en tout 30 milliards d'euros de hausses d'impôts à l'horizon 2017, soit 1,5 point de PIB. Le taux de prélèvements obligatoires devrait ainsi passer à 46% d'ici à 2017. Ce qui placerait la France au quatrième rang des pays européens qui taxent le plus les revenus, derrière le Danemark (48,5%), la Belgique (46,4%) et la Suède (46,3%), alors que la moyenne européenne est de 39,6% (40,2% en zone euro). Pour rappel: en 2007, le niveau de prélèvements obligatoires en France était de 43,2%.

Les impôts locaux risquent d'augmenter

La hausse des dépenses publiques sera limitée à 1% par an en volume (en plus de l'inflation), promet François Hollande, celles de l'Etat ainsi que les dotations aux collectivités étant gelées en valeur (elles n'évolueront pas plus que l'inflation). Les dépenses d'assurance-maladie devront respecter le rythme de 3%. Au final, le taux de dépenses publiques serait ramené à 54% de PIB, contre 56,5% prévus en 2012. Sauf que le programme du candidat socialiste ne dit pas comment il entend donner un tel coup de frein à la dépense. Il évoque une nouvelle étape de décentralisation qui devra permettre de supprimer des doublons et de mieux organiser la prise en charge de certaines dépenses (petite enfance, notamment). Cet acte II de la décentralisation devrait donc se traduire par une hausse de la masse salariale et des dépenses sociales des collectivités locales. Les dotations de l'Etat étant gelées, il y a fort à parier que celles-ci se rabattent sur les impôts locaux pour financer leurs dépenses.

Le coût du travail va s'alourdir

Pour financer le rétablissement de l'âge de départ à la retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler jeunes, François Hollande prévoit un relèvement de 0,1% par an des cotisations salariales et patronales. Les cotisations vieillesses patronales et salariales, actuellement de 1,60% et 0,10%, passeront donc à 2,1% et 0,6% en fin de mandat. Le candidat du PS entend aussi revenir sur les exonérations de charges des heures supplémentaires (3 milliards d'euros en moins sur la mandature). Les allègements de charges Fillon sur les bas salaires (20 milliards) vont aussi être sérieusement écornés: ils seront annulés à partir de 1,5 Smic (contre 1,6 actuellement) pour financer les 500.000 "contrats de génération" pour embaucher un jeune tout en gardant un senior en entreprise. Enfin, François Hollande promet d'engager une réforme de la dépendance pour mieux accompagner la perte d'autonomie. Il ne donne aucune piste, mais on imagine pas le PS prôner un recours exclusif à l'assurance privée. Il y aura nécessairement une prise en charge par la solidarité nationale, via par exemple la création d'une cinquième branche de la sécurité sociale. Qu'il faudra probablement financer par la création d'une nouvelle cotisation, assise sur le salaire.

Encadrer les dépassements d'honoraires ne sera pas facile

L'encadrement des dépenses d'honoraires est la proposition phare de François Hollande en matière de santé. Cela répondrait
effectivement aux
attentes des Français, qui voient leur " reste à charge " et leurs cotisations de mutuelle s'envoler. Seulement voilà, depuis 2004, les gouvernements successifs et la caisse d'assurance-maladie essayent de mettre en place ce type de réforme, sous le nom de " secteur optionnel ". L'idée serait d'inciter les médecins à accepter de plafonner leurs dépassements, qui seraient alors pris en charge par les complémentaires. Mais les négociations n'ont jusqu'ici jamais abouti. Et les alternatives ne sont pas légion. Des mesures coercitives coûteraient très cher : ni l'Etat, ni les complémentaires, n'ont les moyens de financer à la place des patients les 2,5 milliards d'euros de dépassements d'honoraires encaissés par les médecins chaque année. Et on n'imagine pas un gouvernement, quel qu'il soit, interdire les dépassements, ou même les plafonner, sans compenser le manque à gagner pour les professionnels.

mardi 1 juin 2010

Retraites: Hollande s'accroche au dogme des 60 ans

Sur la même ligne que les réactionnaires Hamon et Fabius

Reculades et reniements des funambules socialistes

Le député socialiste de Corrèze était l’invité de France Info à la veille de la grève du 27 mai ('unitaire', sans FO !), qui aurait attiré dans la rue le million désiré (mais que Mediapart dévalue à 600.000) et avant donc qu'elle ne s'avère un nouvel échec.

Le PS n'a toujours pas découvert les règles du « débat participatif » démocratique

Sans doute est-il sensible au pléonasme... Toujours est-il que la gauche ne peut comprendre que le gouvernement puisse laisser ouverte la discussion.
Puisqu'il n'impose pas, elle l'accuse de « distiller un certain nombre d'informations ou de rumeurs », selon Hollande, mais, aussi bien, de « nier que des décisions ont été actées », alors que Xavier Bertrand se voit précisément reprocher partout de ne pas fixer de chiffres et de ne pas figer le débat. L'opposition a en fait la volonté de persuader qu'il a déjà bouclé la réforme.
Ainsi se dispense-t-elle du même coup de lever le mystère sur ses prétendues innovations et sur le néant de ses propositions.
Une fois de plus, la faisant fonction de premier secrétaire du PS, la Ch'tite Aubry, cède au triumvirat socialiste Hamon-Emmanuelli-Fabius: lire PaSiDupes

Le PS concentre et gonfle les angoisses

L’ancien numéro 1 du PS est un modulateur
Il accuse le gouvernement d'avoir "la volonté de tout faire passer par le report de l’âge légal". C'est depuis des décennies sa manière de s’opposer sur tous les sujets et donc au recul de l’âge légal de la retraite, mis en débat par le gouvernement. Si, pour Martine Aubry, la retraite à 60 ans n'est pas un "dogme" (selon DSK), ce n'est pas non plus "une règle", selon Hollande ! Le porte-parole bis du PS est pourtant venu énoncer les «principes» d'un PS unanime.
Hollande explicite la pensée « unitaire » (sans Valls ni DSK)
Le report de l'âge de la retraite pénalise "ceux qui ont commencé la carrière tôt". Peu lui importe donc qu'elle pénalise en revanche ceux qui ont fait des études pour accéder aux responsabilités et font des arrêts cardiaques et des AVC avant 50 ans. Hollande ignore le stress et les 15 heures de travail par jour: il ne redoute rien tant que d'avoir les mains calleuses et les ongles cassés et noirs.

Le socialiste Dominique Strauss-Kahn s’est pourtant montré favorable à un report de l’âge légal.
A l'inverse, le PS d'Aubry n'a pas changé de millénaire
A Hollande qui dit « avoir des 'mémoires' [sic] qui ne sont pas sélectives », il faut rappeler que DSK est à l'origine de la loi des 35 heures que la Ch'tite Aubry a dû promouvoir et endosser et que le PS la défend depuis, bec et ongles.
Contradiction entre solistes socialistes ?
Au nom du dogme à l'ancienne, Hollande n'a pas dissimulé son souhait de tenir le phénomène socialiste loin de France et, geste à l'appui, de le « laisser travailler à la tête d'une organisation internationale »: "Je ne commente pas son propos" .

VOIR et ENTENDRE

L'ex-premier secréire du PS rappelle les autres leviers traditionnels de la réforme
Ainsi, affirme-t-il que, s'il faut bloquer la possibilité de départ à 60 ans et 41 annuités, les retraites doivent de surcroît être financées par "des ressources nouvelles": outre les cotisations ("allonger la durée de cotisation") , en sollicitant « les revenus du capital et les contributions du secteur bancaires", et "régler le problème de l’emploi des seniors" (à partir de 55 ans et menacés de précarité). La proposition de Hollande est fort hypocrite et démagogique, car elle veut ignorer que les bas salaires seront tentés de cotiser au-delà de l'âge légal pour améliorer leur niveau de vie de petits retraités.

Sa proposition d'un « contrat de génération »
permettrait, pour chaque jeune embauché, de garder un senior comme tuteur, avec exonération totale des cotisations sociales patronales, en échange de la transmission des savoirs.

Hollande est un funambule

Il préconise de réaliser des « recettes supplémentaires et un certain nombre d'économies », c'est-à-dire plus d'impôts et d'austérité: sans être « pour l'augmentation générale des impôts », il estime qu'« il va falloir augmenter certains prélèvements »... Il reconnaît au passage qu'il « n'en voit pas sur les régimes de retraite et d'assurance maladie »: il réclame d'ailleurs des réformes structurelles dans ces secteurs... Hollande est facteur d'anxiété: lire PaSiDupes

« Si je suis demain aux responsabilités de notre pays, tous les cinq ans, il faudra regarder ce qu'il y a à modifier dans les régimes de retraite »

Cumul des mandats
Le député socialiste est également revenu sur le non-cumul des mandats décidé par le PS.
=> C'était une proposition de Martine Aubry à La Rochelle, fin août 2009: elle insistait pour que les statuts du PS "avancent radicalement vers le non-cumul des mandats". Et déjà, le sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb, lui lançait un défi: "Si on ne veut pas que je me représente à Lyon, qu'on me trouve un candidat !" A Dijon, Frère Rebsamen prépare aussi sa retraite et ne veut donc lâcher aucun mandat. Le travail au noir n'est pas autorisé, sauf aux sans papiers et aux élus. Lire PaSiDupes sur le non-cumul des mandats, pierre angulaire de la rénovation du PS


Martine Aubry était ainsi accusée d'être la représentante du passé face à la bande à Royal. La Ch'tite Aubry avait donc à coeur de mener à bien cette fameuse rénovation qu'elle promet depuis son élection controversée à la tête du PS.

=> Or, le 1er octobre 2009, un référendum interne est organisé et les militants plébiscitent la mise en oeuvre du non-cumul entre deux mandats exécutifs.
Un vote qui devrait être entériné lors d'une convention nationale portant sur la rénovation, le 3 juillet prochain. Le sang des sénateurs n'a donc fait qu'un tour. Ils seraient ainsi les premiers à devoir s'appliquer la règle, en septembre 2011. Lien PaSiDupes sur ce couac de la Ch'tite Aubry

=> Et le 25 mai 2010, malgré ses convictions et toute sa détermination, Titine Aubry s’est dit prête devant les sénateurs à des dérogations "marginales".
Le funambule François Hollande la soutient : à la fois "il faut éviter les cumuls de responsabilités", mais, pour autant, "il ne faut pas s’en priver pour permettre la victoire de la gauche dans certaines régions".

Hollande exhorte donc Montebourg, grand prêtre de la rénovation à la marge, à « favoriser l'intelligence contre la bêtise »... Ce n'est pas gagné ! Nono devrait pourtant y parvenir; non pas qu'il soit intelligent, mais les militants sont des "chèvres" et, comme Jean-Marc Ayrault, il est lui-même cumulard. Lien PaSiDupes sur les contorsions de Nono

mercredi 9 septembre 2009

Taxe carbone: des réductions d'impôt compensatoires

Malgré la propagande d'opposition, les plus défavorisés ne sont pas oubliés
Le Premier Ministre, François Fillon, a laissé entendre aux députés UMP le 8 septembre que la taxe carbone serait compensée par une baisse de l’impôt sur le revenu des ménages. C'est « l’une des pistes privilégiées » par le gouvernement pour rendre plus acceptable un nouveau prélèvement, a-t-il indiqué. Les modalités seront présentées demain jeudi par le président Sarkozy, qui, à Culoz (Ain), doit en détailler les modalités.

Ce coup de pouce s'adresse prioritairement aux contribuables non imposables

François Fillon a confié que l'aide du gouvernement prendra la forme « d’un crédit d’impôt », qui se concrétisera par un chèque du Trésor public.

  • A combien s’élèveront ces baisses d’impôt ?

    Seront-elles du même montant pour tout le monde ou varieront-elles d’une famille à une autre ? Les réponses devraient venir du président. A des députés UMP inquiets du caractère forcément impopulaire que revêtira l’apparition d’une nouvelle taxe en temps de crise, François Fillon a pour l’heure simplement confié qu’elles seraient plus importantes « en milieu rural ».
  • Mise en place modérée mais progressive

    La taxe carbone, qui consiste à renchérir le coût de l’essence, du fuel, du gaz ou du charbon pour inciter à réduire les émissions de gaz carbonique, risque d’être plus pénalisante pour les Français habitant à la campagne ou en banlieue. Souvent, ces derniers n’ont pas d’autre choix que d’utiliser leur voiture pour se déplacer. Or, la taxe carbone -que Thierry Mariani (UMP) propose de rebaptiser « taxe Hulot », du nom de son promoteur au temps de la campagne présidentielle- repose sur un principe simple : plus on pollue, plus on paie. Lire PaSiDupes (taxe Hulot)
    Le temps de convaincre, les pouvoirs publics ont décidé de faire preuve de modération dans un premier temps.
    « Afin que les Français aient le temps de changer leur comportement », le montant de la taxe ne sera « pas très élevé au début », a confirmé, hier, le Premier ministre. La prochaine loi de finances, qui sera présentée le 30 septembre, devrait donc prévoir un prélèvement avoisinant les 15 € pour chaque tonne de CO2 émise dans l’atmosphère, quand Nicolas suggère 30 €. Nous n'en sommes donc pas encore aux 32 € que la commission Rocard avait suggérés au début de l’été.

    Le Président de la République consulte et arbitre
    Les arbitrages sur la taxe carbone seront un des thèmes du discours de Nicolas Sarkozy, demain, à Culoz (Ain). Le chef de l’Etat, après avoir reçu à ce sujet Cécile Duflot, la secrétaire générale des Verts le 4 septembre, en fera de même aujourd’hui avec la numéro un du Parti socialiste, Martine Aubry.

    L’année de son entrée en vigueur (2010
    , ou au plus tard 2011), la taxe carbone rapportera au total près de 3 milliards d’euros. Une somme provenant pour moitié des ménages, les entreprises payant le reste.
    Puisque le gouvernement s’est engagé à reverser l’intégralité des recettes de la taxe carbone, les baisses d’impôt sur le revenu devraient donc s’élever, logiquement, à 1,5 milliard d’euros.