POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est affaire. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est affaire. Afficher tous les articles

samedi 25 février 2012

Affaire de Tarnac: un activiste de plus "mis en examen"

Un activiste d'une trentaine d'années a été arrêté jeudi matin à Rouen


Fils de bourge et intello,
en révolte contre les nantis...




L'arrestation est en lien avec l'affaire Coupat

Les membres d'un
groupe de l'ultra-gauche organisé sur le plateau de Millevaches, à Tarnac en Corrèze, autour de Julien Coupat, intellectuel bourgeois, ont attiré l'attention par leur sabotage de caténaires de la SNCF en novembre 2008.

En cause, des "situationnistes", c'est-à-dire des révolutionnaires de
L’Internationale situationniste (IS), une organisation désireuse d'en finir avec la société de classes et la dictature de la marchandise: elle se situe dans la 'gauche ligne' de courants marxistes du XXe siècle.

Un saboteur présumé a été placé en garde à vue
dans les locaux de la sous-direction antiterroriste à Levallois-Perret dans le cadre de l'affaire "de Tarnac". Proche de certains mis en examen,
il est soupçonné d'avoir participé à la fabrication des crochets placés sur les caténaires SNCF en novembre 2008
pour bloquer la circulation des trains.

Le saboteur aurait déjà été interrogé trois fois

Ses compétences de forgeron et ses déplacements seraient au coeur des préoccupations des enquêteurs
, d'après une source judiciaire.

Le juge d'instruction, Thierry Fragnoli, s'est rendu à Rouen avec des policiers de la Sdat pour interpeller ce presque quadragénaire au domicile de ses parents et conduire une perquisition dans l'atelier de son père, forgeron de métier. La garde à vue, qui a commencé à 7h45 jeudi matin, a été prolongée vendredi matin. Sous le régime de l'antiterrorisme, elle peut durer jusqu'à quatre jours.

L'un des mis en examen tourne en dérision cette nouvelle arrestation
Beaucoup de mots pour ne rien dire d'utile
"Pendant longtemps, nous soupçonnions le juge Fragnoli d'instruire uniquement à charge et d'avoir un grief personnel à notre encontre. Au vu du pétard mouillé qu'est cette nouvelle arrestation, on tend désormais à penser qu'il travaille pour la défense en s'acharnant à ridiculiser son enquête. Nous sommes évidemment prêts à parier une bouteille de whisky que notre ami sera relâché sans aucune charge d'ici quelques jours."
Dans cette affaire, avec Julien Coupat et son amie Yldune Lévy, dix personnes ont été mises en examen depuis novembre 2008 pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.

Une première vague d'arrestations a lieu le 11 novembre 2008 en Corrèze
, à Paris et à Rouen. Vingt personnes sont alors arrêtées, neuf mises en examen et certaines placées en détention provisoire, comme Julien Coupat, soupçonné de "diriger" l'association de malfaiteurs. Il est libéré six mois plus tard, le 29 mai 2009.


Un an plus tard, un dixième homme est mis en examen
Pendant les trois ans d'instruction, d'autres personnes ont été arrêtées sans être poursuivies par la suite.

Les avocats des mis en examen contestent évidemment une grande partie des éléments retenus contre leurs clients et ont souligné à de nombreuses reprises les incohérences du dossier, selon eux.
Ils ont porté plainte en février dernier pour faux et usage de faux, subornation de témoins et interceptions téléphoniques illégales. Une information judiciaire a été ouverte à Nanterre et une autre à Limoges.

jeudi 2 février 2012

Hollande enfariné: Christian Prouteau dénonce les improvisations socialistes

Une faille de la sécurité chez les adeptes d'une politique de prévention?



Les 'amazones' de la garde rapprochée de khadafi
sont libres pour Hollande




L'amateurisme du PS mis au jour

L'ancien patron du GIGN, a estimé jeudi que l'"incident" dont a été victime la veille François Hollande, "aspergé" de farine par une faible femme de plus de 46 ans qu'à plusieurs ses gardes du corps n'ont pu contenir, démontre "l'improvisation totale de la protection autour des personnalités", selon Christian Prouteau, nommé préfet hors cadre par décret en décembre 1993, pour services rendus à Tonton Mitterrand. Ainsi va l'endettement public, avec des nominations de préfets fantômes...

"Le fait d'avoir jeté de la farine n'est pas grave mais cette femme aurait pu jeter autre chose", a déclaré Christian Prouteau. "Cet incident est la mise en évidence d'une improvisation totale de la protection autour des personnalités. Il ne suffit pas de mettre des gros bras en costume avec des Ray Ban et une oreillette", ironise le sulfureux père du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) en 1982. C'est d'ailleurs à ce moment que l'affaire des Irlandais de Vincennes éclate et que l'attention est attirée sur lui et ses relations avec Paul Barril, qui avait dirigé l'opération.

VOIR et ENTENDRE la scène de pâtisserie:


Le premier cercle de la protection de Hollande n'a pas été capable d'empêcher cette femme de monter sur l'estrade et l'interpellation aurait dû se faire dans les quelques mètres avant l'estrade", a-t-il ajouté.

En 2005, Prouteau a été condamné à une peine de huit mois de prison avec sursis et au versement d'une amende de 5 000 euros dans le cadre de
l'affaire des écoutes de l'Elysée.

jeudi 22 septembre 2011

DSK recharge les batteries sous le soleil du Maroc

Y a-t-il une justice pour les puissants ?

Dominique Strauss-Kahn, l'homme le plus contesté de la planète, s'est 'délocalisé' au Maroc pour se ressourcer, loin du pays dont il briguait pourtant la présidence, à peine quinze jours après son retour en France. Avec son épouse Anne Sinclair, l'ex-patron du FMI a quitté la place des Vosges à Paris (ci-contre). Il est arrivé jeudi après-midi à Marrakech, où le couple possède un riad (ci-dessous).
Ces socialistes vivent une vie débridée mais , au mépris de la misère et des malheureux qui croisent leur chemin.
Lien PaSiDupes vers le retour triomphal que la presse amorale leur a réservé

DSK et sa femme sont en visite privée pour une durée indéterminée.

Il s'agit du premier voyage d'agrémentde Dominique Strauss-Kahn à l'étranger , depuis son arrestation le 14 mai dernier à New-York et son retour triomphal en France, le 4 septembre.

Quel est le coût de sa présence pour le peuple marocain ?D'après une source de l'aéroport marocain, un cordon de sécurité a en effet été placé autour de l'aéroport Menara de Marrakech pour empêcher les paparazzi de s'approcher de DSK. Dès sa sortie d'avion, le socialiste et sa femme se sont rapidement engouffrés dans un 4x4 à l'abri des regards
Combien de policiers autour de da résidence de grand luxe, jour et nuit ?
Qui paie la facture ?

lundi 12 septembre 2011

Isabelle Prévost-Desprez, juge engagée, se fait pincer et dessaisir du dossier Médiator

La magistrate militante est allée trop loin


Son sourire et son look BCBG
ne trompent pas le milieu judiciaire,
qui l'a surnommée "le bulldozer"



La magistrate doit s'effacer

Contre sa volonté, la juge Isabelle Prévost-Desprez a accepté de se retirer provisoirement du dossier sensible du Mediator, avant son audition prévue à Nanterre mercredi par les juges bordelais chargés du dossier Bettencourt sur ses allégations visant Nicolas Sarkozy, dans un thriller politique, "Sarko m'a tuer", écrit par des journalistes d'opposition.
Isabelle Prévost-Desprez, qui s'est exposée à des sanctions disciplinaires, a pris du "recul" sur le dossier Mediator à la demande de sa hiérarchie.

Selon Le Monde, la juge, au coeur d'une deuxième affaire, sera entendue à Bordeaux le même jour que Claire Thibout, ex-comptable de Liliane Bettencourt, témoin du dossier instruit par le site trotskiste Mediapart, et dont les déclarations avaient mis en cause l'ex-ministre du Travail Eric Woerth, trésorier de l'UMP.
Claire Thibout devra s'expliquer sur ses accusations de trafic d'influence et de financement illicite de parti politique de l'affaire Bettencourt, a précisé son avocat Me Antoine Gillot.

Dans le livre de journalistes de gauche au Monde et au Nouvel Observateur, "Sarko m'a tuer", la juge Isabelle Prévost-Desprez parle pour l'ex-infirmière de Liliane Bettencourt, Henriette Youpatchou, qui aurait, selon elle, fait des confidences après son audition à sa subordonnée, une greffière, qui lui aurait déclaré: " J'ai vu des remises d'espèces à Sarkozy mais je ne pouvais le dire sur procès-verbal ". Une révélation du journal socialiste Libération (lien).

Des 'révélations' démenties depuis par les sources inventées de la juge
Des éditorialistes de la presse régionale avaient aussitôt relayé la juge et les journalistes du Monde et du Nouvel Observateur et dénoncé le "climat de peur" entourant l'affaire Bettencourt après la mise en cause de Nicolas Sarkozy par une magistrate. Une véritable "bombe" pour le chef de l'Etat à huit mois de la présidentielle, assuraient-ils. Mais la bombe a fait pschitttt! et cette presse grégaire est restée sans voix...

La magistrate éreinte également le procureur Philippe Courroye, son ennemi juré au tribunal de Nanterre.

La juge accepte de ralentir ses activités

Pour apaiser les "tensions" au tribunal de Nanterre
, la juge Prévost-Desprez a accepté, à la demande du président du tribunal Jean-Michel Hayat, de ne pas présider les audiences de procédure les 26 et 27 septembre sur le dossier du Mediator, selon ce dernier. Des voix s'étaient en effet élevées pour demander des sanctions disciplinaires contre la présidente de la 15e chambre du tribunal correctionnel de Nanterre.
Le président du TGI a pourtant tenu à préciser qu'il ne s'agissait ni d'une "sanction" ni d'un "dessaisissement". Ce retrait provisoire vise à "préserver les justiciables des antagonismes récurrents au tribunal de Nanterre", a-t-il expliqué.
" Jean-Michel Hayat lui a bien dit les yeux dans les yeux qu'il ne la déchargeait pas du dossier Mediator, ni de la présidence de la 15ème chambre ", a rapporté Christophe Régnard, présent lors de cet entretien en tant que président de l'Union syndicale des magistrats (USM), et représentant syndical de la magistrate indélicate.

L'USM, un syndicat 'apolitique' pratiquant l'intimidation
Quitte à être " grillée " pour de bon ou à s’expliquer devant les instances disciplinaires", la militante assume ses propos ", confirmait le 31 août Christophe Regnard.
" Elle dira bien d’autres choses " si l’inspection générale des services judiciaires venait à interroger la juge, menace le syndicaliste. Il suffit qu'elle dise la vérité et cesse de En résumant la personnalité d’Isabelle Prévost-Desprez à " un camion de nitroglycérine ", un magistrat de Nanterre se demande " quels comptes elle a à régler ".
Et si ses attaques étaient tout simplement politiques ? Car, même si elle le nie, c’est bien avec le pouvoir, Nicolas Sarkozy et le procureur Courroye qu’Isabelle Prévost-Desprez règle ses comptes. " Dans cette affaire, le pouvoir a voulu d’emblée la faire taire ", estime Virginie Duval, de l’USM encore. Elle met en garde à son tour: une comparution d’Isabelle Prévost-Desprez devant le CSM, dont les audiences sont publiques — " et où on peut dire beaucoup de choses " — ne servirait pas l’intérêt de l’exécutif, insinue-t-elle, selon des méthodes qui honorent la profession.
I. Prévost-Desprez revendique néanmoins son " intégrité ".

La magistrate, " l'homme qui a vu l'ours qui a vu l'homme …" (V. Pécresse)
" Quand on a des accusations à porter, on ne les porte pas dans un livre ou dans la presse, on les porte devant la justice ", observe Valérie Pécresse. " Si jamais il y a des accusations à porter, on doit les porter devant la justice, c'est la justice qui dit la vérité dans ce pays et la méthode utilisée est pour le moins particulière. Isabelle Prévost-Desprez devra rendre des comptes."

Elle pourrait se voir reprocher un manquement au devoir de réserve des magistrats, voire une violation du secret professionnel, et encourir devant le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) des sanctions allant théoriquement de l'avertissement à la radiation.
Le déclenchement d'une telle procédure revient à la Chancellerie ou au premier président de la Cour d'Appel de Versailles.
Or, le premier président de la Cour d'Appel n'a pas souhaité s'exprimer. Le ministre de la Justice, Michel Mercier, avait d'ailleurs dit qu'il n'avait "pas l'intention d'être à l'origine" d'une éventuelle procédure...

La 15e chambre du tribunal correctionnel de Nanterre est saisie de plusieurs citations directes pour des faits de tromperie aggravée.
Selon des avocats du dossier, le retrait provisoire de la juge Prévost-Desprez est sans incidence sur les audiences de procédure visant le groupe Servier, ainsi que la société Biopharma. La date du procès n'a pas été fixée.

vendredi 2 septembre 2011

Affaire DSK: subornation de témoin, selon l'adjoint au maire de Sarcelles

5 millions d'euros pour acheter le silence d'une ex-maîtresse de DSK

Une affaire d'argent

La victime des violences sexuelles 'à la hussarde' de Dominique Strauss-Kahn à l'hôtel de Manhattan en mai dernier avait été discréditée, au prétexte qu'elle aurait cherché à soutirer de l'argent au soudard. Mais
c'est une autre victime, consentante, cette fois, que le gang DSK tente de discréditer à son tour ?

Un adjoint au maire de Sarcelles s'explique sur la plainte pour subornation de témoin qui le vise

Cet adjoint de François Pupponi, le maire de Sarcelles et 'escort-boy' de Brochen-Aubry à Marseille, a accusé le père de l'ex-maîtresse présumée de Dominique Strauss-Kahn d'exiger 5 millions d'euros pour le silence de sa fille, Marie-Victorine, aujourd'hui âgée de 38 ans, selon Le Parisien de vendredi.
Youri Mazou-Sacko l'aurait intimidé: « Tonton, je suis envoyé pour que tu donnes le téléphone de ta fille parce qu’elle parle trop à la télévision, dans les journaux». La jeune femme avait accordé deux entretiens en plus de celui au «JDD», à «L’Illustré», en Suisse, et à «El Mundo», en Espagne. Dans le quotidien francilien, l’élu socialiste rejetait toutes les accusations vendredi.

Or, le papa dément cette accusation du clan DSK
Inscrit depuis les faits sur la liste UMP aux élections municipales de 2008, André M'Bissa, 68 ans, affirme le contraire. Cet ancien militant du PS déclare avoir été contacté par un élu socialiste de la commune, qui pourrait être Youri Mazou-Sacko, l'Obama' du coin ! ...
Celui-ci, conseiller général du Val-d'Oise, lui aurait proposé de l'argent " pour faire taire (sa) fille", qui se présentait comme une ancienne maîtresse de DSK pendant les deux années où il a été maire de Sarcelles, du 18 juin 1995 au 3 juin 1997.

Parole contre parole
Selon Youri Mazou-Sacko, c'est André M'Bissa qui lui a réclamé de l'argent. Au coeur de la sordide affaire, "en juin, M'Bissa m'a fait passer plusieurs messages pour me rencontrer. Je le connais depuis longtemps (...) Il voulait me parler de sa situation personnelle délicate: il n'a pas de logement, pas d'emploi et aucun revenu. C'est lui le premier qui m'a parlé de la relation de DSK avec sa fille. Il m'a dit: 'Mon fils, tu ne sais pas ce qui s'est passé mais cela s'est très mal terminé' ", affirme-t-il dans les colonnes du journal.
Mais "il m'a dit qu'il subissait des pressions terribles de la part des avocats de Nafissatou Diallo pour qu'il témoigne et qu'il était dépassé par tout ça", insinue le suborneur présumé que Martine Brochen-Aubry a qualifié "d'avenir du PS". Elle a fait un crochet par Sarcelles en 2008 pour lui offrir un tee-shirt à l'effigie de… Barack Obama, rapporté expressément des Etats-Unis !

La diversité PS de Sarcelles n'inspire pas vraiment le respect

Les deux individus se sont rencontrés une deuxième fois.

Youri Mazou-Sacko, 36 ans et successeur (au siège de conseiller général) du député-maire Pupponi (PS) démissionnaire (frappé par le cumul des mandats), est très investi, capte l'attention de la presse et repart à l'attaque. "Il m'a demandé qu'on lui restitue le pavillon que la justice lui avait saisi, un logement neuf, et réclamait 5 millions d'euros à DSK. Je l'ai écouté stupéfait. C'était tellement grotesque que j'ai prétexté un rendez-vous pour couper court".
"Jamais je n'ai pris ses demandes au sérieux, lâche le méprisant adjoint surnommé .
Visiblement en service commandé, l'élu assume.
Il tient à préciser que DSK n'a jamais été au courant de cette rencontre", mais Pupponi l'était-il ? Et de répéter n'avoir "rien à (se) reprocher".

La procureur de Pontoise se laissera-t-il circonvenir par ces belles paroles

Alors, passons aux faits

En 2009
, les gestionnaires du club de foot de Sarcelles voulaient poursuivre en justice un protégé de Pupponi Youri Mazou, ancien emploi-jeune, mais président du club de 2003 à 2008 et aujourd’hui conseiller général et adjoint du maire. Lorsqu'il quitta son fauteuil de Président de l’AASS, il laissa en effet le club exsangue: 130 000 euros de dettes.
Et une gestion hallucinante: rien qu’en frais bancaires, en 2009, le club doit régler 31 628 euros de chèques impayés et 15 000 euros de pénalités à la banque de France ! Des dettes qui courent toujours aujourd’hui.
Le responsable des finances du club à partir de 2008, constate 3 anomalies :
1. « le retrait d’espèces pour un montant de 65 000 euros non justifié »,
2. « le virement sur le compte du Président de la somme de 15 000 euros sans justification »,
3. « un salarié non payé pendant 14 mois alors que le club a touché des subventions. »
Le bureau directeur décide « à l’unanimité des membres présents de valider l’engagement d’une procédure judiciaire. »
On aura compris que ce conseiller général PS à du répondant, mais peu de compétences et pas mal d'aplomb.

Autre chose

Septembre 2010
: la mairie de Sarcelles a reçu la visite des services de police chargés d’enquêter sur l’attribution d’HLM obtenus contre des pots-de-vin. Ordinateur et dossiers ont été saisis.
Selon le Parisien, les services de police ont perquisitionné les bureaux du service logement de la ville de Sarcelles. L'ouverture d’une enquête préliminaire par le Parquet de Pontoise a été prise, suite à des soupçons de corruption dans le cadre de l’attribution de HLM.

Confirmation de constantes
Elles ont échappé au procureur américain C. Vance Jr.:
DSK est prêt à payer 5 millions d'euros pour seulement 7 mn consacrées à une femme
DSK s'attaque à plus faible que lui: collaboratrices, employées, femmes de ménages, etc
DSK recherche préférentiellement les femmes défavorisées
DSK a une prédilection pour les immigrées africaines
DSK a un rapport compliqué à la diversité.

A psychanalyser
Michel Rocard parle de "maladie mentale".

DSK n'a pas résolu son rapport à la décolonisation ?
Il pourrait bien avoir eu une méchante nounou noire...


Autre mensonge: DSK ne sort pas couvert.
Le rapport médical américain atteste le contraire;
de même que le chemisier de sa victime

Quant à l'adjoint, il serait torturé par le complexe d'Oedipe
L'Obama de Brochen-Aubry compte porter plainte pour « dénonciation calomnieuse », « mais pas contre André M’Bissa», qui « en veut amèrement à François Pupponi (l’actuel maire de Sarcelles) et à Dominique Strauss-Kahn », selon Paris Match. Il se pense, ainsi que le père de la jeune femme, « victimes collatérales d’une manipulation» !


samedi 27 août 2011

L'université d'été du PS marginalise l'amère Royal


Le duel Aubry-Hollande de la Rochelle éclipse l'ancienne candidate


Le PS: « Ce grand cadavre à la renverse où les vers se sont mis.
Elle pue, cette charogne... » (Sartre)



Ils ont officialisé leur affrontement au rendez-vous annuel du PS

La primaire du PS avance et décante les candidats, alors que le scrutin pour choisir le candidat socialiste aux présidentielles de 2012 se déroulera les 9 et 16 octobre prochains.

Pouvoir personnel
Vendredi, jour du lancement de l’université d’été, Martine Brochen-Aubry s'était organisée un accueil sur mesure, tandis que l’ancien secrétaire du parti préférait éviter une humiliation annoncée. La maire de Lille avait véritablement réquisitionné l'ensemble des moyens du parti pour chanter sa gloire et lancer l’offensive. Phrases choc et discours musclé, elle avait d’emblée donné le ton : « JE suis déterminée à gagner les primaires », avait-elle affirmé devant ses supporters massés devant, avant d'ajouter : « JE pars de manière non seulement déterminée mais enthousiaste (…). »

Le PS balance entre totalitarisme et mollesse
Hier samedi, François Hollande s’est à nouveau imposé.
Même si sa délicieuse camarade a été ovationnée par un Mouvement des jeunes socialistes (MJS) à sa dévotion, le député de Corrèze a spontanément attiré les foules, lors de sa séance plénière consacrée à la croissance. Faisant référence à l’appel « Taxez-nous ! », lancé par seize grandes fortunes dans le Nouvel Obs, un magazine socialiste, il a ironisé, avec facilité : « Et voilà maintenant que les riches protestent en disant 'nous voulons payer plus d'impôts' ». Mais qu'ils nous attendent ! Nous arrivons ! ».

La bande des 16 ultra-riches a bien tardé
Jean-Paul Agon, PDG de L’Oréal, et Liliane Bettencourt, propriétaire du groupe et "femme la plus riche de France" ont emboîté le pas de Maurice Lévy (Publicis) et Pierre Bergé, l’ancien patron de la maison de grand luxe Yves Saint-Laurent, et Geoffroy Roux de Bézieux, PDG de Vigin Mobile.
Mais aussi Christophe de Margerie (Total), Riboud (Danone), Schweitzer (Volvo), les grands patrons -de droite comme de gauche- Jean Peyrelevade, PDG de la banque d’affaires Leonardo France (et ancien patron du Crédit Lyonnais), Veolia Environnement (Antoine Frérot), Accor (Denis Hennequin), Société Générale (Frédéric Oudéa), , Orange/France Télécom (Stéphane Richard) où le taux de suicides atteint un record, Meetic (Marc Simoncini), Air France-KLM (Pierre-Henri Gourgeon) et PSA Peugeot-Citroën (Philippe Varin) et Claude Perdriel, président du conseil de surveillance du Nouvel Observateur: ce socialiste est à la tête d'une fortune avouée de 150 M€ (180e de France), selon l'hebdomadaire Challenges dont il est propriétaire, à ne pas confondre avec une autre société qu'il possède: SFA, broyeurs et pompes pour WC.
Pas un de plus, malgré l'enjeu...

Dans les sondages, l’écart se creuse entre Hollande et Aubry

Entre les deux, le match ne fait que débuter.
Pourtant, François Hollande est déjà donné comme favori pour les primaires PS et creuse l’écart avec sa rivale dans les sondages. Selon le dernier en date, réalisé par l’IFOP, entreprise commerciale de sondages, pour le Journal du Dimanche et révélé aujourd’hui, environ 47% des sympathisants du PS souhaiteraient que François Hollande soit candidat aux élections présidentielles de 2012, contre 31 % qui se prononceraient pour Martine Aubry. Concernant les sympathisants de gauche, 41% voudraient que le député de Corrèze l’emporte, ce qui le place 10 points au dessus de sa camarade.

« J'ai, par la position qui est la mienne aujourd'hui, un devoir supérieur à celui d'autres, qui est de se tourner vers les Français, qui est d'être conscient de l'enjeu », a d’ailleurs déclaré François Hollande, lors d’une conférence de presse, samedi. « Nous sommes à un moment de notre histoire collective où nous préparons une élection présidentielle. La seule question qui vaille est donc qui, au sein du mouvement socialiste, peut gagner en 2012 et être un bon président de la République ? », s'est-elle interrogée ce matin, lors du Grand rendez-vous Europe1-Le Parisien/Aujourd'hui en France-i-Télé, organisé en direct depuis La Rochelle.

Malgré ces sondages, Martine Aubry n’a pas dit son dernier mot. Selon le JDD, pendant les quarante jours qui la séparent du début du vote pour la primaire socialiste, la maire de Lille visitera 18 régions et multipliera les interventions dans les media pour se différencier des autres candidats. « François (Hollande) joue tout sur la dynamique des sondages, elle joue tout sur le terrain », s'est enthousiasmé l’un des proches -anonyme- de la socialiste au JDD de ce jour.
Ce matin, lors du Grand rendez-vous Europe1-Le Parisien/Aujourd'hui en France-i-Télé, Martine Aubry a d’ailleurs tenté de défendre son bilan à la tête du PS, dont elle a pris les rênes en 2008, dans les conditions suspectes que l'on sait. « Ce cadavre à la renverse, comme on qualifiait le parti socialiste quand je suis arrivée, est à nouveau sur pied », a-t-elle estimé. « JE l'ai retrouvé et je l'ai uni et rassemblé. J'ai noué des relations de confiance avec tous les partis de gauche, français mais aussi européens », a-t-elle eu le sentiment.

Sa Cynique Majesté Royal refuse de raccrocher

Parmi les autres candidats à l’investiture : Arnaud Montebourg, Manuel Valls, le radical de gauche Jean-Pierre Baylet et… la battue de la présidentielle 2007.

Mais Ségol'haine Royal peine à se maintenir à la troisième place dans les sondages.
Seulement 16% des sympathisants PS et 13% des sympathisants de gauche la supporteraient lors des primaires, selon le sondage IFOP pour le JDD. Cependant, la présidente du Poitou-Charente a décidé de ne pas renoncer et a tenté de profiter du rendez-vous de La Rochelle pour lancer un raid. A chacune de ses interventions, elle se présente obstinément comme « la présidente des solutions justes et efficaces qui redonneront un désir d’avenir ». Alors que l’Université d’été s’achève aujourd’hui, elle a prévu sa prochaine rencontre en milieu moins hostile, parmi ses partisans, pour sa « fête de la République ».

Slogan unitaire mais partitions différentes

Les camarades-candidats à la primaire ont joué au chat et à la souris
, s'esquivant ou se provoquant, au deuxième jour de l'université d'été du PS, samedi.
Martine Aubry a toutefois imposé sa présence au clan Hollande réuni pour débattre entre eux. La Ch'tite Aubry aurait voulu rappeler qui est le patron !

A quelques mètres de la tente où Martine Aubry dédicaçait sa "Lettre aux Français", SEGOlène Royal parlait aux jeunes tandis que François Hollande participait à un 'chat' sur internet et qu'Arnaud Montebourg s'apprêtait à monter à la tribune pour parler de "démondialisation".

Après les piques de la veille entre candidats, l'heure était à la réplique, mais dans un esprit de sportivité, selon Martine Aubry, qui a dit se sentir chez elle à La Rochelle.
" JE n'ai senti aucune attaque, a-t-elle assuré. MOI, J'adore l'athlétisme, les courses de vitesse : on est chacun dans notre ligne, on ne doit pas gêner les autres et accepter la compétition, c'est-à-dire le débat." Voir l'athlète ci-contre.


Mais pourquoi croirait-on une comploteuse ?
Après tout, est-elle plus crédible que Nafissatou Diallo ?

Ne s'est-elle pas décrédibilisée en mentant ?
Comme une petite Ghanéenne, elle a trompé le le procureur les militants, en court-circuitant la primaire socialiste par un pacte secret, dit de Marrakech, avec un grand bourgeois du PS, patron du FMI, nanti et pervers ?
La féministe lilloise n'a-t-elle pas sacrifié la femme de chambre noire, immigrée et défavorisée, au soudard de l'hôtel Sofitel de Manahattan ?


jeudi 16 décembre 2010

Eva Joly diffame Florence Woerth: elle est mise en examen

Florence Woerth contre-attaque

Eva Joly est deuxième sur la liste des mis en examen

Florence Woerth, la femme de l'ancien ministre Eric Woerth, poursuit Joly Eva (ci-contre, regard fuyant)l'eurodéputée d'Europe Ecologie-Les Verts pour diffamation.
Lien PaSiDupes

L'ancienne magistrate anti-corruption s'est présentée devant un juge du tribunal de Paris dans l'après-midi, a déclaré l'entourage d'Eva Joly, soulignant que cette "procédure est totalement mécanique", selon Europe 1.

Arnaud Montebourg a eu la primauté des mises en examen

Le député socialiste de Saône-et-Loire a également été accusé de diffamation dans la même affaire, le 7 décembre dernier.
Lien PaSiDupes

Arnaud Montebourg avait accusé Mme Woerth de conflit d'intérêts entre ses fonctions comme gérante de la fortune de la milliardaire Liliane Bettencourt et celles de son mari, ex-ministre du Budget.
L'IGF a lavé Eric Woerth de tout soupçon: lien PaSiDupes

Ces accusations avaient été reprises par Eva Joly, le 7 décembre dernier dans un entretien accordé à Mediapart, dirigé par Edwy Plenel (ci-contre, yeux clignés, sans doute atteints à la cornée comme ceux de Mme Brochen-Aubry, maire de Lille?).
Lien PaSiDupes: Montebourg, Joly et Edwy Plenel devront rendre des comptes

dimanche 1 août 2010

Alain Minc décrypte Edwy Plenel de Mediapart

Les exploits médiatiques d'un trotskiste

L'affaire Bettencourt trouve son origine dans les « révélations » du site Internet payant Mediapart, contestées, voire démenties par l'ex-comptable licenciée par Liliane Bettencourt, l'héritière de L'Oréal, par ailleurs mise en cause par sa propre fille. Si troubles soient les sources du trotskiste Edwy Plenel qui dirige le site, le PS avec Arnaud Montebourg et Europe Ecologie avec Eva Joly ont politisé les accusations sans preuves en impliquant le couple Woerth - sur des "probabilités" - et la presse a gonflé l'opération de déstabilisation du pouvoir par l'opposition.
Lire PaSiDupes: Mediapart a-t-il acheté les "révélations" de l'ex-comptable ?

L’essayiste, économiste et écrivain Alain Minc présenté comme l’un des conseillers influents de Nicolas Sarkozy a accordé un entretien à France Soir, publié le 19/07/10:

France-Soir. La prestation du chef de l’Etat lundi dernier sur France 2 vous a-t-elle surpris ?
Alain Minc
. Surpris, non, mais je suis de parti pris (sourire)… Cette intervention m’en a rappelé une autre : lorsque Nicolas Sarkozy, en 2007, entre les deux tours de la présidentielle, a affronté Ségolène Royal. Dans les deux cas, il y avait la maîtrise de soi, le calme, la présidentialisation. Une prestation réussie. Politiquement, une page, grâce à cela, est, je l’espère, tournée. Les problèmes de la France – les vrais – sont devant nous.

F.-S. Comment analysez-vous rôle qu’a joué dans l’affaire Bettencourt (et que joue encore) Mediapart, le site que dirige sur le Net Edwy Plenel, l’ancien directeur du Monde ? Plenel, vous le connaissez…
A. M.
Si je le connais ! Je dois être une des meilleurs connaisseurs français du « plénélisme » car j’ai cohabité avec lui pendant des années quand j’étais au conseil de surveillance du Monde. Eh bien Plenel a fait du Plenel. Lire PaSiDupes: Mediapart, le pire du Net (à part LePost ...)
Dois-je vous rappeler
- le titre sur six colonnes à la Une fait par Plenel dans le dos de Jean-Marie Colombani et qui a conduit Strauss-Kahn à l’époque à la démission (avant, chacun s’en souvient, un non-lieu) - lire PaSiDupes à la date du 24 mai 2006 ?
-Dois-je vous rappeler la façon dont Le Monde a traité la fameuse « cassette Méry » (lire PaSiDupes), avec un Plenel qui cherchait à aller plus loin que ce que disait la cassette pour mettre en cause Jacques Chirac ?
- Et je ne parle pas de laffaire Baudis (lire PaSiDupes) !
Encore à l’époque Plenel vivait-il dans un univers où, en la personne de son patron, Colombani, il y avait des contre-pouvoirs.

Désormais, nous connaissons Plenel en liberté.
Et Plenel en liberté, c’est quelqu’un chez qui la bonne conscience d’incarner le bien se mêle, de manière très compliquée, à beaucoup d’arrière-pensées. Plenel est un grand type de « coups » journalistiques, même s’il est étrange, quand il fait parler la comptable de Liliane Bettencourt, qu’il n’y ait ni script ni enregistrements. S’il avait pu mettre le pouvoir KO, il ne se serait pas gêné. Chez Plenel, il y a beaucoup de talent, beaucoup d’arrière-pensées et toujours trois pas de trop.

« Il faut rendre hommage au sang-froid des syndicats »

F.-S. Edwy Plenel, c’est un fait, aura donné le « la »…
A. M.
Je suis très fasciné, en ce moment, par les phénomènes grégaires. Et je vais vous en citer trois :
- les banquiers qui s’affolaient en septembre 2008 ;
- les rédacteurs du Monde qui, il y a un mois, choisissent leurs patrons en votant à 90 % pour eux ;
-enfin, la classe politique, lors des révélations de Médiapart, qui, aussitôt, croit à la crise de régime. Dans nos sociétés, la peur fabrique des phénomènes d’une violence que nous n’avions jamais connue jusqu’ici.

[Et Alain Minc ne cite pas toutes les tentatives récentes de détournement politicien de phénomènes internationaux:
- la psychose de la grippe H1N1 venue du Mexique (lire PaSiDupes), ainsi que la rumeur de démission de Roselyne Bachelot;
- le nuage volcanique islandais et le principe de précaution jugé excessif. Pourtant 72% des Français approuvaient la fermeture d'aéroports: lire PaSiDupes;
- ou la "tentative de déstabilisation" (Valérie Pécresse) dans les rumeurs d'implication des époux Woerth: reprise de la technique du ricochet.

Quant aux rumeurs, nous les mentionnons pour mémoire de l'agitation médiatique de l'opinion, au nom du "droit à la désinformation l'information":
- les rumeurs sur la nomination d'Alexandre Bompard, patron d'Europe 1, à la tête de France Télévisions;
- la rumeur (France 24, service public "impertinent" et condamné à une amende) qui prêta à Benjamin Biolay une relation avec Carla Bruni-Sarkozy, ainsi que la mise en cause de Rachida Dati: d'une pierre deux coups, comme dans la rumeur d'infidélité de la Première dame;
- sans insister sur les odieux Stéphane Guillon ou Didier Porte, qui se rêvent en humoristes, et du torchon satirique Le Monte qui dégrade la parodie au rang du scabreux : tous revendiquent le "droit à l'expression", si
abjecte soit elle.]

F.-S. Une thèse répandue à droite, c’est que, derrière l’affaire Bettencourt, c’est, en fait, la réforme des retraites qui est visée…
A. M.
Je n’y crois pas. Au fond, ce qui vient d’arriver à Nicolas Sarkozy, c’est comme ce qui arrive à un viticulteur qui a préparé ses vendanges avec le plus extrême soin et, boum ! surgit l’orage. Et voilà le vignoble grêlé. Car s’il y a eu une réforme qui a fait l’objet d’un processus de prudence, de technicité, de professionnalisme hors pair, c’est bien celle-là. Je crois d’autant moins à la théorie du complot que les syndicats, une fois de plus, ont fait preuve d’un sens impressionnant de leurs responsabilités. Aucun syndicaliste n’a essayé d’utiliser l’affaire Bettencourt pour peser dans son face-à-face avec le pouvoir. Depuis 2007, il faut chaque jour rendre hommage au sang-froid des syndicats. [La répartition des tâches est en effet troublante: une sorte de délégation de pouvoirs...] Je mets au crédit de Nicolas Sarkozy d’avoir créé avec eux un type de relations qui n’existait pas jusque-là.

F.-S. La réforme des retraites sera donc votée ?
A. M.
Le pays est mûr pour la réforme des retraites comme il est mûr pour une politique « rigoureuse », selon le mot que préfère le Président. La réforme des retraites est vécue pour ce qu’elle est : un point d’équilibre entre ce que le monde extérieur attend de nous et ce que la société française peut supporter. Quant à la politique rigoureuse, il faut comprendre qu’on a changé, là aussi, d’époque. Avant, c’était un coup d’accélérateur, un coup de frein, et ainsi de suite. Aujourd’hui, il faut à la fois un coup d’accélérateur (pour ne pas casser une relance qui va partout cahin-caha) et un coup de frein (pour confirmer aux marchés que la dette ne s’emballera pas). C’est un pilotage économique sans précédent, subtilement conduit. Il y a en marre de l’autoflagellation des Européens : ils peuvent être fiers de ce qu’ils ont fait et font ensemble.

« Les Bettencourt, c’est un univers erratique »

F.-S. Eric Woerth est au cœur des polémiques et au centre de toutes les attaques…
A. M.
J’ai de l’estime pour lui. C’est un des ministres les plus professionnels qui soient. Quant à son épouse Florence, il faut se rendre compte qu’entre son entrée chez les Bettencourt en 2007 et la situation de 2010 avec ce que nous découvrons, tout a changé. En 2007, les Bettencourt, c’est le temple du capitalisme familial et responsable. En 2010, c’est un univers erratique.

F.-S. A la télévision, Nicolas Sarkozy a longuement parlé de l’argent…
A. M.
Les gens se trompent sur Sarkozy. Il n’est pas fasciné par l’argent : il est intéressé par les entrepreneurs. Par l’espèce de force vitale qu’il y a chez les grands entrepreneurs. Cela l’intéresse parce qu’il leur ressemble. On croit que, chez lui, c’est la fascination de l’argent de ces gens-là alors que c’est la fascination de leur capacité de faire. Pour le reste, Nicolas Sarkozy est quelqu’un qui a toujours été très prudent avec l’argent, y compris dans l’exercice de son métier d’avocat. Vous savez : quelqu’un qui a été chassé comme on chasse à courre, au sens où la meute chiraquienne était à ses trousses, ne peut qu’avoir eu – et qu’avoir – tous les réflexes de prudence qu’il faut. S’il y a un type qui, depuis 1995, ne pouvait pas avoir le moindre sentiment d’impunité, c’est bien Nicolas Sarkozy !
Lire PaSiDupes sur la déclaration présidentielle

F.-S. Lorsque la réforme des retraites sera votée, s’ouvrira, a dit le chef de l’Etat, une nouvelle séquence, la dernière du quinquennat…
A. M.
Cette période va être dominée par la présidence française du G20. Ce n’est pas un cadeau. Ce n’est pas gagné. Il va prendre, dans cette affaire, de vrais risques. Si on n’est pas dans un climat de crise, les conflits potentiels dans cet aréopage sont multiples et légitimes.

F.-S. Y a-t-il en Europe, France compris, un danger populiste ?
A. M.
Il y a une poussée populiste. Voyez le vote en Flandre, ou pour la Ligue du Nord en Italie car, à côté, le Front national apparaîtrait presque modéré. Mais je retire de cette crise que nos sociétés sont solides et nos économies fragiles alors que, très longtemps, on nous a soutenu l’inverse. Voyez, globalement, avec quel calme et quelle maturité les Français traversent la crise que nous vivons !

« Le système a failli mourir. Nous sommes des survivants »

F.-S. Quand verra-t-on la fin de cette crise ?
A. M.
Il faut d’abord se rappeler que le système économique a failli mourir et que nous sommes des survivants. Oui, on a failli avoir, à un moment donné, un dérapage plus grave encore que la crise des années 1930. Du coup, le problème politique est simple à énoncer, mais pas à résoudre : on va mettre des années à payer le prix de notre sauvetage mais plus on s’éloigne du moment où on a failli sauter, moins les gens s’en souviennent. Il faut un effort collectif pour rembourser les 25 % d’endettement supplémentaire qui nous ont permis d’éviter le pire. Mais, évidemment, ces 25 % s’additionnent avec l’endettement qui prévalait avant et qui est le fruit de trente ans de lâchetés collectives.

F.-S. Quel jugement portez-vous sur la gauche, où vous comptez encore beaucoup d’amis ?
A. M.
J’aurais aimé que la gauche politique se montre aussi responsable que les syndicats.

F.-S. Vous avez souhaité que, pour la dernière ligne droite du quinquennat, François Fillon soit remplacé…
A. M.
J’ai dit, en effet, que Giscard avait été battu en 1981 car il avait gardé à Matignon Raymond Barre. Cela dit, le Premier ministre a fait preuve ces derniers temps d’une résilience et d’une solidarité sans faille. Du coup, Sarkozy a deux schémas possibles : il remplace Fillon, et il peut garder beaucoup de ministres importants et de qualité ; il garde Fillon, et il doit changer beaucoup de ministres.


F.-S. Et le résultat de la présidentielle 2012 ?
A. M.
… Cela se jouera en France comme dans toutes les démocraties occidentales : dans le dernier mois. Et ce sera du 50-50.
Propos recueillis par Dominique de Montvalon

mercredi 28 juillet 2010

Villiers-le-Bel: la « police est une force d'occupation »

La presse « soumise » appelle à la violence

Emeutes à Grenoble: les faits
VOIR et ENTENDRE les comptes-rendus de France 3, BFMTV et TF1

"La police est une force d'occupation" Rokhaya Diallo
envoyé par Antipenseunique

Libération publie un appel d'une quinzaine

S'informer sur l'état moral des « citoyens vigilants »

Pour les cinq de Villiers-le-Bel

LIBERATION 21/06/2010 à 00h00
Par un collectif de soutien

"A Villiers-le-Bel, les 25 et 26 novembre 2007, un renversement s’est produit : ces gamins que la police s’amuse de mois en mois à shooter ont à leur tour pris leurs aises avec ceux qui les ciblent. Ces quartiers submergés par une occupation devenue militaire ont, un temps, submergé les forces d’occupation. Les roueurs ont été roués. L’espace de deux soirées, la peur a changé de camp. Comble de l’horreur, il paraît que les émeutiers étaient «organisés».
C’est cela l’événement de Villiers-le-Bel. Si l’ordre de ce monde s’affirme jusque dans les recoins les plus infimes de l’existence comme un ordre policier, cet ordre a été, en un point nommé Villiers-le-Bel, renversé. Or cet ordre du monde est celui sous lequel nous vivons tous, sous lequel nous étouffons. Quelle que soit l’aptitude du système à masquer l’étendue de son délabrement, chacun sent qu’il a fait son temps. Quand il s’effondrera finalement, Villiers-le-Bel entrera dans la longue chronique des soulèvements qui auront auguré de la fin d’un monde de malheur. Depuis deux siècles, l’histoire de France a cessé d’être la légende de ses rois pour devenir, un jour de 1789, celle de leur renversement. Elle a déserté les palais, et ses moments véritables ont lieu dans la rue, avec le peuple en armes, en grève ou en révolte. Elle tient désormais dans chacune de ces circonstances où la population, objet permanent de la sollicitude policière, cesse d’être la population et redevient le peuple. En novembre 2007, l’histoire était à Villiers-le-Bel. Dans ces moments politiques, les choses sont rendues à une simplicité aveuglante. On est soit du côté de la police, soit du côté du peuple. Il n’y a pas de tiers parti.
Aujourd’hui s’ouvrit à Pontoise le procès des prétendus «tireurs de Villiers-le-Bel». L’année dernière, le procès des premiers émeutiers avait été l’occasion d’une formidable unanimité journalistique contre les prévenus, et c’est le même phénomène qui se profile aujourd’hui. Comme Gambetta traitait la Commune d'«insurrection criminelle» et célébrait «le dévouement, la sagesse» des conseils de guerre chargés de liquider les communards, comme le bon Tocqueville louait durant le massacre de juin 1948 ces troupes qui «font admirablement leur devoir», les inculpés seront forcément présentés comme des délinquants-polygames-à-femme-en-burqa. On ne reculera devant aucune infamie pour justifier que l’on prenne ainsi le parti de forces de l’ordre qui, après avoir renversé deux enfants du quartier et entraîné leur mort, vont se plaindre devant le tribunal d’avoir reçu quelques plombs dans l’épaisseur de leurs gilets pare-balles.
Les cinq inculpés auraient aussi bien pu être tirés au sort parmi les jeunes de Villiers-le-Bel. C’eût été plus démocratique. Le dossier de l’accusation a été établi en utilisant des méthodes inqualifiables - des dénonciations anonymes et rémunérées, dont plusieurs ont été discréditées depuis, de simples déclarations faites au cours de gardes à vue de quatre jours et sous la pression que l’on imagine. Et c’est avec ce dossier, fait de témoignages douteux, que l’on s’apprête à requérir des dizaines d’années d’emprisonnement. Une justice qui avaliserait de tels procédés ne serait plus qu’une chambre d’enregistrement de l’arbitraire policier. Ce serait une nouvelle étape dans la «guerre totale aux bandes» où le pouvoir en place croit trouver son salut. Ce serait couvrir la vengeance privée de l’institution policière contre le peuple de Villiers-le-Bel.
Pour toutes ces raisons, nous disons que la justice n’a pas à connaître de ce dossier : on ne traîne pas un événement devant une cour d’assises. Nous refusons de laisser le gouvernement mener en notre nom cette stupide «guerre à la banlieue», aussi rentable soit-elle électoralement. Nous sommes lassés d’avance de cette mauvaise mise en scène. Nous appelons tous ceux qui nous entendent à manifester leur soutien aux inculpés et leur refus de cette justice."

15 Signataires : Pierre Alféri écrivain [et fils premier fils du philosophe Jacques Derrida], Keny Arkana rappeuse militante de l'altermondialiste et de la désobéissance civile, Miguel Benassayag écrivain et ancien résistant guévariste franco-argentin, Rokhaya Diallo militante associative et chroniqueuse, Dominique Grange chanteuse libertaire et contestataires, Eric Hazan engagé aux côtés du FLN durant la guerre d'Algérie et éditeur, Hugues Jallon éditeur, Serge Quadruppani écrivain et collaborateur au mensuel d'extrême gauche Mordicus et Siné Hebdo, Benjamin Rosoux Tarnacois (affaire de Tarnac), Bob Siné dessinateur (Siné Hebdo), Jean-Marie Straub cinéaste (Une Visite au Louvre), Miss. Tic artiste plasticienne (s'est notamment illustrée quelques jours avant le procès de cinq jeunes de Villiers-le-Bel en juin 2010), Rémy Toulouse éditeur, Dominique Tricaut avocat du groupe rap La Rumeur (qui s'attaque à la police), de Julien Dray et d'Ira Einhorn, Antoine Volodine (principal pseudonyme d'un romancier de langue française, né en 1949 ou en 1950, à Lyon ou à Chalon-sur-Saône...)


Genèse d'une révolution annoncée

R. Diallo, présidente de l'association "Les Indivisibles", grande-prêtresse de la République multiculturelle et post-raciale, chroniqueuse-fétiche sur Canal +, affiche son soutien aux émeutiers de Villiers-le-Bel, justifiant les actions des "jeunes révoltés" qui "s'expriment" en s'en prenant à la police, force "d'assiégement " (sic = siège), "qui s'amuse à shooter des gamins" (sic), et aux "policiers qui sont des gens qui sont quand même venus armés" (sic).

Qui sont ces Français de la diversité assiégés en France ?

VOIR et ENTENDRE l'entretien de Robert Ménard avec Rokhaya Diallo dans l'émission « Ménard Sans Interdit » (i>télé)
R.Menard fait référence à l'article de Libération ci-dessus dont Rokhaya Diallo est cosignataire, et dont il rappelle quelques termes d'une radicalité alarmante:
“ces gamins que la police s’amuse de mois en mois à shooter ont à leur tour pris leurs aises avec ceux qui les ciblent. Ces quartiers submergés par une occupation devenue militaire ont, un temps, submergé les forces d’occupation. Les roueurs ont été roués. L’espace de deux soirées, la peur a changé de camp.”


R. Diallo : "La police est une force d'occupation"
envoyé par x-denki

La police, force d'occupation de zones de non droit

Des évocations révélatrices: Julien Coupat et l'affaire de Tarnac, par exemple (lien PaSiDupes), est une indication claire de la force révolutionnaire qui se développe dans les banlieues.

Parmi les contributions débattues par les socialistes lors du congrès de Reims, celle initiée par Bariza Khiari (ci-dessous), sénatrice PS de Paris et déléguée départementale de l'Éducation nationale de Paris, et Fayçal Douhane (ci-dessous), conseiller national du PS et directeur Général de l'Association des Maires de l'Ile de France (lien de mise en garde au PS
), se démarque déjà par son originalité.
Intitulé "La France est en
nous", le texte, soutenu par Razzy Hammadi, Paul Quilès ou encore Séverine Tessier, a en effet été mis en musique par le rappeur Weeta.

VOIR et ENTENDRE

La France est en nous : quand le PS se met au rap
envoyé par TELEOBS


Qu'est devenue l'identité nationale ?

mercredi 21 juillet 2010

Woerth: un climat né d'une « polémique politique totalement construite »

B. Accoyer dénonce une « dérive malsaine» de la fin de session parlementaire

Bernard Accoyer souligne que les députés ne sont pas restés les "bras ballants.


" 42 textes adoptés, dont la loi sur les violences faites au femme, la Poste, les entrepreneurs individuels, la formation professionnelle. On parle des incidents, des polémiques, mais de fait, les députés ont beaucoup travaillé..."

Les pseudos "révélations" de Claire T.

Elles ont empuanti la fin de session parlementaire, déplore-t-il. Le système parlementaire a en effet souffert de la publication par Mediapart, le site internet d'information payante dirigé par le trotskiste Edwy Plenel, qui aurait été préparée avec la complicité d'Arnaud Montebourg (PS), et publiquement "certifiées" par Eva Joly, une eurodéputée Europe Ecologie proche de Dany-le-rouge.

Bernard Accoyer a dénoncé cette nouvelle polémique politicienne construite artificiellement. "Les français sont confrontés à la crise et on leur parle d’autre chose. C’est très malsain."
Le responsable principal, selon lui, c’est l'Internet et singulièrement l'un de ses sites d'information payante (que B. Accoyer ne nomme pas, mais que tout le monde a "décrypté"...) et "la vitesse à laquelle les rumeurs y sont propagées"...
Lire PaSiDupes sur les rétractations partielles de la source de Mediapart

Concernant la requête de l’opposition d’installer une commission d’enquête parlementaire sur l'affaire Bettencourt à laquelle l'opposition a mêlé le couple Woerth. À la surprise générale, Bernard Accoyer l’avait jugée "recevable", mais il précise aujourd'hui qu'il n’y est pas pour autant "favorable".

Enfin, cette session a été marquée par l'indépendance de tel ou tel courant de la majorité face au gouvernement, reconnaît Bernard. Des divergences, qui tiennent aux hommes et aux circonstances, analyse le président de l'Assemblée. Les media saluent le "débat participatif" lorsqu'il est artificiel, tel que mis en scène par Désirdavenir Royal dans sa brillante campagne présidentielle 2007, mais ne le reconnaît pas à droite, sauf pour en souligner les dommages collatéraux.

VOIR ET ENTENDRE le président de l'Assemblée Nationale dresser un bilan de la session qui s'achevait :

Bernard accoyer, président de l'assemblée nationale, 150710.
envoyé par FranceInfo

Son accusation du 15 juillet 2010 de sites internet d'information, tel Mediapart, constitue une menace sur la blogosphère.

mardi 20 juillet 2010

Le PS fait peu cas de l'indépendance de la justice

Les socialistes entendent se choisir le juge de l'affaire Bettencourt

Le PS se livre à une multitude d'amalgames

Affaire Bettencourt, attaques du couple Woerth, commission parlementaire, information judiciaire et soupçons sur l'indépendance de la justice:
les députés PS, globalement, anonymement - et peut-être pas tous - , construisent un embrouillamini et dressent ainsi des rideaux de fumée avec l'intention d'opacifier la situation pour tenter d'échapper à ses responsabilités de diffamation et d'affaiblissement de la République.

"J'aime les riches, j'en conviens", vont bientôt nous déclarer Hollande et les siens.

Une "révélation" est-elle synonyme de "preuve" ?
Les membres de l'opposition ont le sentiment que "le débat sur les retraites est plus que jamais pollué par les révélations en chaîne dans ce qu'il est devenu commun d'appeler l'affaire Woerth-Bettencourt". A quelques heures de l'examen en commission à l'Assemblée, du projet de loi sur la réforme des retraites, la riche héritière ne concentre plus leur haine vertueuse sur sa famille. Le soufflet des « révélations » sans preuves a beau retomber peu à peu, le PS continue de battre les oeufs en neige.

Affaire Bettencourt-Woerth ou Woerth-Bettencourt ?

"Dans l'intérêt du débat en commission" [sic - Quel intérêt? De qui? De quoi?], auquel assistera le ministre du Travail, Eric Woerth, les députés socialistes "en appellent au chef de l'Etat pour que soit ouverte dans les plus brefs délais une information judiciaire".

La machination est grossière

Le PS croit toujours pouvoir impunément distiller le soupçon et accuser sur la base de « révélations » suivies de rétractations, tout en se dispensant de prouver quoi que ce soit. Ainsi, le lien qu'il établit maintenant entre commission parlementaire et information judiciaire est tellement artificiel qu'il ne le justifie même pas. Le PS se détourne des fraudes éventuelles la famille Bettencourt pour se consacrer au pouvoir: en salissant le ministre, essayer par la bande de bloquer la réforme des retraites et d'atteindre le chef de l'Etat.


Le juge n'est pas à la convenance du PS

Quelle idée le PS se fait-il donc des juges pour les mettre tous en cause en attaquant l'un d'eux.
Revient-il à l'opposition de nommer les juges ?
"Seule la garantie d'une instruction conduite par un juge indépendant sera de nature à rendre au débat sur les retraites la sérénité et la crédibilité indispensables à la discussion d'un projet de loi, considéré par tous comme l'un des plus importants de la législature", ajoutent-ils.

A quoi servirait-il de remporter les élections si l'opposition gouvernait ?

Les juges ne sont-ils pas indépendants ? Et depuis quand ?
Il est bien étrange que, toutes tendances syndicales confondues, les juges ne s'indignent pas de cette tentative de main-mise de la minorité parlementaire sur le système judiciaire français.

Depuis que le PS est dans l'opposition
, la minorité détient-elle la légitimité ?
Faut-il absolument que les députés socialistes se comportent comme des ONG ?

jeudi 15 juillet 2010

Bettencourt: une accusatrice pas plus claire que les intérêts de Mediapart

Liliane Bettencourt: "La comptable me demande trois appartements..."

Le témoignage de Claire T. a rempli les caisses de Mediapart

L'affaire Bettencourt, poule aux oeufs d'or de Mediapart
A qui profite l'information?
Y a-t-il conflit d'intérêts entre les lancements de polémique ou de rumeurs et le profit que les lanceurs en retirent ?
Par respect de l'éthique professionnelle, les profiteurs doivent-ils reverser à une association humanitaire?

Le site Internet d'information payante peut-il être désintéressé ?
On est amené à en douter. Dans la mesure où il a fait 5000 abbonnements sur l'affaire Bettencourt dans le premier mois, on est amené à penser qu'il a tout avantage à exploiter le filon encore quelques semaines. Est-ce bien moral ?

Le site assure qu'il n'a pas de raisons de mettre ses sources en doute et avoue donc qu'il ne les a pas mis à la question. D'autant que les conflits d'intérêt au sein de la famille pouvaient être aisément externalisés du fait de la présence à la marge de l'épouse d'un ministre d'un gouvernement honni. Pourquoi donc pousser son enquête de personnalité sur ses sources, si la presse peut en effet mettre impunément sur la place publique des "révélations" non vérifiées, en assurant qu'elles n'engagent que leur auteure et en dégageant ainsi toute responsabilité. Mediapart a donné une dimension politique à de pseudo- « révélations » par une comptable notoirement intrigante, avide et aigrie à la fois.
Une fois la dénonciatrice mystérieuse identifiée, Liliane Bettencourt a pu comprendre ses motivations et préciser qu'elle lui a laissé un souvenir contrasté.

La comptable, gloutonne, déçue et vindicative

En quelques jours du feuilleton Bettencourt, Mediapart, Montebourg (PS) et Eva Joly (Europe Ecologie) ont donné consistance aux propos de Claire T.: en les instrumentalisant, ils ont transformé le vaudeville en scandale politique. Claire Thibout, l'ex-comptable de Liliane Bettencourt, a travaillé pendant quatorze ans (1994-2008) dans son hôtel particulier de Neuilly, un huis clos d'intrigues et d'exploitation de faiblesse.

Le panier à crabes

La comptable avait connu son heure de gloire

Elle avait eu ses partisans dans cet hôtel particulier où chacun devait choisir son camp. Parmi eux, le prédécesseur de Patrice de Maistre, Pascal Castres Saint Martin. "La comptable était une personne tout à fait compétente", assure à L'Express ce financier, qui se méfiait lui aussi de Banier.

Mais elle était devenue plus vulnérable

Comme son collègue majordome Pascal Bonnefoy (l'auteur des enregistrements pirates) et la secrétaire Chantal Trovel, elle n'a jamais caché son hostilité à François-Marie Banier, l'artiste soupçonné de vouloir spolier leur patronne.

L'avocat était déjà dans la place
Ces trois ex-employés ont un autre point commun: leur avocat, Me Antoine Gillot. Après avoir négocié leurs indemnités de départ, il les conseille aujourd'hui dans la tourmente. "Je connais Claire depuis vingt-cinq ans, explique-t-il, c'est une amie." Sans doute aussi de son mari qui a gravé les enregistrements sur CD-Roms.

Une comptable aux antécédents de délation

Les détracteurs de cette mère de famille de 52 ans la disent moins indifférente à l'argent qu'elle ne le prétend et citent volontiers quelques exemples.
=> En 2001, elle accepte de Liliane Bettencourt un don de 53 000 euros, dont le versement sera officialisé devant notaire le 23 mai 2003. Mais il arrive aussi que ses exigences choquent la milliardaire.
=> Dans un courrier du 20 mars 2006 révélé par L'Express, celle-ci se confie à son ami Banier: "François-Marie, vous allez rire, la comptable Claire Thibout m'a demandé trois appartements. J'ai refusé sur le coup. Elle ne me portera pas dans son coeur, mais elle est assez payée. Enfin, j'ai trouvé cela exagéré. Je suis furieuse et navrée." Cette demande est d(ailleurs confirmée par les enregistrements du majordome. A en croire une conversation qui n'a pas été rendue publique à ce jour.

Dénonciatrice avérée
L'hostilité de Claire Thibout envers F.-M. Banier la mène parfois à des excès de précipitation. Ainsi, en septembre 2008, l'héritière de L'Oréal, qui se trouve à Venise avec le photographe, demande un virement de 100 000 euros. La comptable s'empresse alors de dénoncer à la police une manoeuvre de son rival Banier sur la proie. Fausse alerte : la milliardaire souhaitait simplement s'offrir un bracelet à la bijouterie Bulgari.

La comptable ne manipule pas que les chiffres
Certaines accusations de Claire Thibout comportent des erreurs (conscientes ? inconscientes ?) lourdes de conséquences. Ainsi, elle affirme aux enquêteurs qu'en mai 2003 Banier aurait profité de l'état de faiblesse de la vieille dame pour se faire donner une assurance-vie, juste avant qu'elle ne subisse une opération. Or, le photographe n'a accepté ce contrat Cardif, d'un montant de 250 millions d'euros, qu'un an plus tard, en juin 2004.

Comptable avide et nuisible

Claire Thibout entretenait des relations tout aussi orageuses avec le gestionnaire de fortune Patrice de Maistre, suspecté d'avoir laissé l'artiste manipuler la milliardaire.

Comptable avide: indemnité de départ de 400 000 euros
Liliane Bettencourt elle-même a, semble-t-il, fini par pardonner à son employée l'épisode des appartements. A son départ, fin 2008, elle lui accorde une indemnité de 400 000 euros.
Se quitter en bons termes évite certains déboires rétroactifs...
Dans une lettre datée du 4 décembre 2008, l'héritière de L'Oréal écrit à Claire Thibout: "Tout au long de ces années, je n'ai eu qu'à me louer de l'efficacité de votre travail comptable. Le sérieux dont vous avez fait preuve dans l'exécution de vos tâches, de même que votre loyauté, m'ont été d'une aide précieuse et je ne les oublierai pas."

Les sources de Mediapart et Montebourg ne sont-elles pas à prendre avec des pincettes ?
Il aurait convenu de mettre des gants avant de publier, mais la presse et les partis ne sont décidemment pas délicats . Lire PaSiDupes
Les intérêts des uns et des autres sont en tout état de cause fort troubles !

Lire PaSiDupes sur les aveux partiels de l'ex-comptable vertueuse au monde des vertueux
ou
et