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lundi 29 juillet 2019

Permanences LREM saccagées: Aurore Bergé y voit un complot

"ON cherche à générer un sentiment de peur," soupçonne la porte-parole LREM

Mieux vaut-il mieux des taggages de permanences ou des dommages à caténaires ? 

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Michel Serre n'a pas survécu à cette exhib de la trentenaire
La porte-parole de LREM Aurore Bergé a réagi aux récentes violences qui ont touché les permanences de parlementaires de la majorité, ces deux dernières semaines, comme ce samedi 28 le local de Romain Grau à Perpignan, dernier exemple en date. "Un peu moins de 200 personnes, dont 50 à 70 violentes", selon la préfecture, on démontré que le mouvement des Gilets jaunes ne s'essouffle pas. Leur mouvement converge avec celui des agriculteurs et des écologistes remontés contre la ratification du CETA. et députée des Yvelines Invitée ce lundi matin sur les antennes de BFMTV et RMC,  

"On cherche à générer un sentiment de peur parmi les parlementaires," assure Aurore Bergé, ci-dessus en Perrette court vêtue, pour dire que ces violences sonnt inacceptables. Par la suite, l'élue des Yvelines n'a pas hésité à pointer du doigt une partie violente des manifestants Gilets jaunes, mobilisés depuis novembre dernier.
"Je ne sais pas si ce mouvement violent et radical dans ses méthodes est encore un mouvement social. J'ai vu mes collègues subir des attaques, des voitures personnelles brûlées, des tirs à l'arme réelle en pleine rue, et des enfants assistent à ça, analyse-t-elle, se fantasmant à Beyrouth. C'est dangereux pour la démocratie". Et sûrement pour la planète !

Le complotiste 
Mélenchon, désigné à l'opprobre populaire

Par la suite, Aurore Bergé n'a pas hésité à égratigner certaines personnalités politiques, dont Jean-Luc Mélenchon qui, selon elle, "laissent entendre le petite musique selon laquelle nous somme illégitimes." "Nous ne sommes pas entrés par effraction, nous avons été choisis par les Français", a assuré cette ex-membre de l'équipe de campagne d'Alain Juppé.
Pendant deux ans, des parlementaires laissent croire cela et donnent des arguments, ils chauffent à blanc.Je considère qu'à partir du moment où il se passe cela contre les parlementaires, journalistes ou magistrats, il y a une responsabilité, c'est mauvais pour tout le monde."
Avant de préciser le fond de sa pensée: 
"Rien ne légitime la violence; on a le droit de débattre, mais pas de contraindre par la force. Nous avons été élus et avons travaillé sur le Ceta et nous avons le droit d'avoir des divergences en démocratie. Nous ne sommes pas entré par effraction, nous avons été choisis par les Français" 
Et de pointer également du doigt un blog de Mediapart qui, reprenant une liste complète des députés qui ont voté en faveur du CETA, publiant les adresses des permanences et qui, selon elle, incitait à la violence.

La bienveillante Berger craint pour sa personne consensuelle... 

Quant à sa situation personnelle, Aurore Bergé a expliqué qu'il n'est "pas anodin quand un préfet vous dit qu'il vous faut une protection, qu'il y a un certain nombre de raisons de penser qu'il peut y avoir des attaques". L'origine de cette opération de dénonciation d'un complot se trouve clairement dans l'entourage de Castaner...

"J'ai une collègue dont l'école des enfants a été mise sous surveillance. C'est un climat nauséabond. On n'a pas le droit de me faire peur en démocratie ni de me faire changer mon vote par la force", conclut-elle. 

Quand la SNCF avait dû faire face à des sabotages.
Soupçonné d'être le cerveau charismatique et idéologue d'une cellule clandestine "anarcho-autonome", Julien Coupat, 34 ans, établi sur le plateau de Millevaches, à Tarnac en Corrèze, avait été mis en examen le 15 novembre 2008 pour direction d'une entreprise terroriste et destructions en réunion: on avait des raisons matérielles de parler d' "attaques" et d' "attentats", puisqu'une dizaine de dégradations de caténaires avaient été dénombrées dans l'été... Il était soupçonné d'avoir commis des dégradations de caténaires contre des lignes à grande vitesse fin octobre et début novembre. Des neuf mis en examen du dossier, il fut le seul à être maintenu en détention.

Le 12 avril 2018, Julien Coupat et Yildune Lévy, sa compagne, sont relaxés par le Tribunal correctionnel de Paris. Le 8 décembre 2018, lors de l'acte IV des manifestations de Gilets jaunes, il fut interpellé et placé en garde à vue et remis en liberté.

lundi 10 décembre 2018

Insurrection sociale : Macron a reçu syndicats et responsables politiques mais, mortifié, il est resté boudeur

Après avoir été reçus à l'Elysée, les syndicats et responsables politiques ne sont pas plus avancés

Aucune mesure n'a été annoncée" et tous attendent le discours de Jupiter
Vexé, Monsieur boude ostensiblement
A 20 heures, le président de la République fera diffuser aux Français sa parole enregistrée à l'Elysée.
Emmanuel Macron tentera ainsi de reprendre la main face à la colère des Français et notamment les "gilets jaunes". Il a reçu les élus et les partenaires sociaux, lundi 10 décembre mais, à la sortie de l'Elysée, ils ont expliqué qu'"aucune mesure n'a été annoncée". La France des matraqués fiscaux ne se font guère d'illusions avant 20 heures, quand il présentera "des mesures concrètes et immédiates", a assuré dimanche la ministre du Travail, Muriel Pénicaud.

Macron a voulu faire son show en convoquant les décideus politiques et syndicaux. 
Des consultations ont duré quatre vingt. Le chef de l'Etat a réuni les présidents des associations d'élus locaux, du Sénat Gérard Larcher, de l'Assemblée Richard Ferrand et même Patrick Bernasconi, qui préside le CESE, un refuge grassement payé pour personnalités bien en cour, en même temps que les cinq syndicats représentatifs (CGT, CFDT, FO, CFE-CGE et CFTC), ainsi que trois organisations patronales (Medef, CPME et U2P).

Peine perdue : "pas de coup de pouce au SMIC". 
Selon la ministre du Travail, Macron calmera le mouvement des "gilets jaunes". Sur LCI, dimanche 9 décembre, Muriel Pénicaud a en revanche de nouveau assuré qu'il n'y aura "pas de coup de pouce au smic" car "on sait que ça détruit des emplois, et ce n'est pas la bonne méthode." 
"Retrouver le chemin du cœur des Français." Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, s'est dit "sûr que le président de la République saura retrouver le chemin du cœur des Français, les toucher au cœur et parler à leur cœur". Cela fait plusieurs jours que l'opposition et les manifestants réclament une intervention du chef de l'Etat, avec le soutien de  huit Français sur dix.

Dans un contexte répressif : environ 1.000 personnes en garde à vue. 
Le parquet de Paris va encore revoir à la hausse le nombre d'audiences lundi et mardi pour faire face au nombre de prévenus interpellés en marge de la manifestation de samedi. Le bilan définitif s’établit à 1.082 interpellés, dont 974 gardés à vue. Parmi eux, 268 ont été déférés et 301 ont bénéficié d'un simple rappel à la loi. C'est notamment le cas de ceux et celles qui ont été interpellé ssur de simples soupçons, avant d'avoir passés à l'acte.

17h08 : La préfecture de la Vienne prolonge son arrêté de sécurité et tranquillité publique jusqu'à mercredi matin, 9 heures, annonce France Bleu Poitou. Concrètement, cela veut dire qu'il n'est plus possible de vendre, d'acheter ou de transporter du carburant en jerrycans, bidons et autres contenants mobiles.

15h44 : Prochain prévenu, Davy 31 ans de Paimpol, à 97 kms de Carhaix, épi-centre du mouvement des 'Bonnets rouges', interpellé alors qu’il était en possession d’un compas, 1 matraque télescopique , boules de plomb, fumigènes #GiletsJaunes cc @france3Bretagne#Justice

15h44 : Laurent, 33 ans, de Grenoble jugé pour avoir jeté une grenade lacrymogène sur CRS #Police "explique que lors d’une charge, s’est retrouvé isolé de son groupe d’amis .. une grenade tombe à ses pieds, il la relance par réflexe "exprime ses regrets".

15h44 : Julien explique qu’il a un cancer des poumons, avait donc besoin de se protéger du gaz lacrymogène quant aux boulons "pas de texte de loi qui en interdit le port".

15h44 : Julien, 29 ans interpellé en possession de masque à gaz, billes acier et boulons et raquette de tennis... nie avoir voulu se servir de la raquette pour lancer des billes acier, mais pour s’en servir de poing américain afin de se défendre.

15h44 : Après avoir été interpellés samedi, des manifestants comparaissent en ce moment devant le tribunal de Paris. Les effectifs de justice ont dû être triplés. 

15h30 : Bonjour @marc, bonjour @tomas1296. L'allocution aura lieu à 20 heures mais on ne sait pas encore combien de temps elle durera.

Violences policières sur un handicapé au péage de Bessan 
15h23 : Depuis quelques heures, une vidéo circule sur les réseaux sociaux montrant des gendarmes mobiles faisant chuter une personne à mobilité réduite. Si la gendarmerie comprend l'émotion suscitée par la vue de cette personne au sol, elle tient à préciser quelques éléments factuels :

15h24 : Après la viralité de la vidéo, la gendarmerie nationale a apporté des explications dans ce communiqué sur Twitter (ci-dessus). Elle assure que l'homme s'est montré "insultant" envers les forces de l'ordre et qu'il a "refusé de coopérer", "malgré des invitations répétées pour lui faire rejoindre le bas-côté".

15h42 : La vidéo a déjà été vue près de 10 millions de fois et a suscité de nombreuses réactions indignées. Elle montre une altercation entre un jeune homme en fauteuil roulant et des CRS au péage de Bessan (Hérault) sur l'A9, bloqué par des "gilets jaunes". Les raisons de la dispute ne sont pas claires, mais l'homme finit par tomber de son fauteuil.

15h09 : "Je regarde ma main et à la place il y a un moignon avec des lambeaux de chair qui pendent et un morceau d'os déformé."
Antoine a raconté sa souffrance à France Inter. Ce jeune homme a voulu ramasser une grenade lancée par les policiers, samedi, lors de la mobilisation des "gilets jaunes" à Bordeaux. Mais celle-ci lui a explosé dans la main. Il est aujourd'hui amputé.


15h15 :  les articles les plus lus cet après-midi concernent la mobilisation des "gilets jaunes".

• L'analyse du politologue Olivier Costa, qui revient sur les difficultés à gouverner à l'heure des réseaux sociaux.

• Un article de franceinfo où est expliqué le contenu du pacte de Marrakech, qui suscite les critiques des nationalistes et des anti-migrants, bien qu'il ne soit pas contraignants.

• Le témoignage d'Antoine, un jeune homme dont la main a été arrachée par une grenade, samedi, à Bordeaux.

14h53 : Depuis vendredi, Emmanuel Macron multiplie les réunions pour donner à penser qu'il "entend", avant son allocution télévisée, ce soir.  

14h48 : "J'ai rappelé la nécessité impérieuse de baisser la pression fiscale. Il est indispensable de donner des signaux ce soir." (Hervé Morin)

15h02 : Avis partagé par Hervé Morin, qui a lui aussi participé à la réunion. "Aucune mesure n'a été annoncée", a expliqué le président de la Région Normandie.

14h42 : "On n'a eu aucun élément sur la réponse qui sera apportée par le président de la République ce soir. On écoutera ça avec beaucoup d'intérêt, mais aussi un peu d'appréhension, vu la situation actuelle."

14h39 : "Je lui ai dit qu'il fallait des réponses de court terme sur la question du pouvoir d'achat."

14h39 : Ils viennent de sortir de leur réunion après plus de quatre heures de discussions entamées à 10h30. Plusieurs responsables politiques et syndicaux se trouvent en ce moment dans la cour de l'Elysée, après leur rencontre avec Emmanuel Macron.

14h23 : "Ils font leur shopping de Noël, sans se poser de questions." Interrogée, une commerçante du 8e arrondissement de Paris dont la boutique a été pillée raconte son désarroi face aux casseurs (lien).

13h35 : Les gardes à vue de 64 interpellés ont été prolongées et 268 personnes ont été déférées devant la justice. Parmi eux, on compte notamment Julien Coupat, l'ancien militant d'extrême gauche, relaxé au printemps lors du procès dit "de Tarnac".
Samedi 8 décembre à Paris, Julien Coupat a été placé en garde à vue pour "participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations". Il va faire l'objet d'un rappel à la loi.
13h35 : selon le bilan définitif des arrestations de samedi, au total, 1.082 personnes ont été interpellées à Paris. Parmi elles, 974 ont été placées en garde à vue, selon une source policière.

13h19 : "best of" de la journée, selon franceinfo, décidément compassionnel :

• Dans le quartier de Saint-Cybard, à Angoulême, une usine à l'abandon a déversé un produit cancérigène dans les sols.

• Peut-on encore gouverner à l’heure des réseaux sociaux ? Le politologue et directeur de recherche au CNRS Bordeaux, Olivier Costa, livre son analyse pour mieux comprendre la crise politique suscitée par les "gilets jaunes".



12h50 : pour discréditer le mouvement des Gilets jaunes dont il est une voix qui porte, Christophe Chalençon est accusé de racisme et homophobie ordinaires... 

12h51 : Mounir Majoubi répond à Christophe Chalençon qui a observé que le secrétaire d'Etat au Numérique est un "ministre musulman et homosexuel", ce qui est factuel. 

12h26 : samedi, la fréquentation des centres commerciaux a chuté de 17%, indique un communiqué du Conseil national des centres commerciaux (CNCC).  C'est plus que les deux précédents samedis de manifestation (14,3% de moins le samedi 24 novembre et 12,7% le 1er décembre), preuve que le nombre de manifestants ne faiblit pas... Quelles sont les statistiques lors des mobilisations contre la "loi travail" ?

12h00 : Le bilan définitif du week-end à Paris s’établit à 1.082 interpellés, dont 974 gardés à vue, parmi lesquels 33 étrangers. Parmi les 974 gardés à vue figurent 37 femmes et 90 mineurs, précise une source policière, qui n'évoque pas leur provenance des banlieues, ni leurs origines ethniques.





11h46 : Autour de la table, 37 personnes, dont Emmanuel Macron, Edouard Philippe et 12 membres du gouvernement, les patrons des principaux syndicats et du patronat, ainsi que les présidents de l'Assemblée nationale, du Sénat et des associations de collectivités locales.
  
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10h42 : Après le simple rappel à la loi notifié à Julien Coupat, son avocat estime qu'"ils "ont choisi la seule procédure leur évitant de soumettre ce dossier à un juge indépendant, et donc de subir une nouvelle humiliation publique via une relaxe annoncée. La procédure n’en est pas moins ridicule et les services de la DGSI [direction générale de la sécurité intérieure] sont une fois de plus désavoués," toujours selon l'avocat, Me Jérémie Assous (start-ups du droit que sont 'Action Civile' et 'Demandez Justice').

Dans l'affaire de Tarnac, les activistes d'ultra-gauche, Julien Coupat et Yildune Lévy, ont été relaxés en avril dernier pour le sabotage d'une ligne SNCF. Les deux prévenus parmi les huit du groupe libertaire de Tarnac ont en revanche été reconnus coupables pour avoir refusé un prélèvement biologique mais ils ont été dispensés de peine.
10h27 : Début de la réunion à l'Elysée avec syndicats et organisations patronales, aux côtés des présidents du Sénat et de l'Assemblée.

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lundi 10 août 2015

Terroristes de Tarnac: le Parquet déjuge la magistrate

Le Parquet maintient que le sabotage de lignes SNCF relève du "terrorisme"
Le Parquet de Paris a fait appel de l'abandon de la qualification "d'entreprise terroriste"
Famille bourgeoise et études supérieures
dans le dossier Tarnac, village de Corrèze (département du député François Hollande), où des activistes se retrouvaient.décidée par la juge d'instruction en charge du dossier.

Le Parquet de Paris conteste l'ordonnance du juge d'instruction qui a décidé de renvoyer en correctionnelle huit militants libertaires, dont Julien CoupatLe ministère public demandait que la circonstance aggravante d'"entreprise terroriste" soit retenue à l'encontre de trois militants, dont Julien Coupat (ci-contre) et sa compagne, Yildune Lévy (ci-dessous). Le dossier des huit membres du groupe Tarnac, soupçonnés d'avoir saboté des lignes TGV en 2008, va être examiné par la chambre de l'instruction.



Une jeunesse propre sur elle
Les parties au procès s'écharpent depuis le début sur la qualification à retenir des actes reprochés aux prévenus, à savoir le sabotage de plusieurs lignes SNCF. La défense fonde son argumentation sur le manque de preuves, selon elle, contestant notamment la légalité de moyens de surveillance mis en oeuvre par la DCRI, au domicile de Julien Coupat dès le 15 août 2008, et à l'épicerie de Tarnac, via un dispositif artisanal découvert en avril 2008. Ces éléments avaient conduit juge d'instruction en charge du dossier, à abandonner la qualification d'entreprise terroriste. Jeanne Duyé lui a préféré celle "d'association de malfaiteurs", dans une ordonnance rendue vendredi.

Un appel "en toute logique" 
Type de littérature d'extrême gauche

"La juge d'instruction ne nous a pas suivi, c'est pourquoi nous faisons appel, comme nous en avons le droit." Le Parquet de Paris estime donc que son appel a été interjeté "en toute logique". "Nous nous étions exprimés lors des réquisitions pour que la qualification d'entreprise terroriste soit retenue dans le cadre du renvoi.
Le Parquet maintient que les éléments versés dans le dossier à l'encontre des prévenus relèvent bien du terrorisme, c'est-à-dire "d'actions commises en vue de porter atteinte à l'ordre public par l'intimidation ou la terreur". 
Il rappelle également que la Cour d'Appel de Paris a validé en octobre 2010 l'intégralité de l'enquête, la chambre de l'instruction rejetant à l'époque la demande formée par la défense pour faire invalider les pièces relatives au placement sous surveillance des prévenus. 

Une instrumentalisation politique ?

En toute logique également, Marie Dosé et William Bourdon, avocats des prévenus, considèrent que l'ordonnance de la juge d'instruction "est un camouflet difficilement supportable pour le Parquet, qui reste dans une logique qui n'a rien de juridique, mais qui est une logique d'entêtement idéologique". 

L'opposition et sa presse avaient politisé l'enquête. 

Le gouvernement et la ministre de l'Intérieur de l'époque, Michèle Alliot-Marie, avaient même été accusés de l'instrumentaliser en insistant sur son caractère terroriste lors d'une vague de sabotages révolutionnaires de caténaires en plusieurs points du réseau. L'internationale communiste révolutionnaire créa des comités de soutien en France et à l'étranger et une manifestation de soutien rassembla des militants extrémistes le 31 janvier 2009 à Paris (photo ci-dessus).
Julien Coupat, situationniste de 33 ans à l'époque et doctrinaire apparenté à l'ultra-gauche, et Yildune Lévy, 31 ans (à ce jour), ont bien reconnu leur présence à Dhuisy (Seine-et-Marne)  dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008 aux abords de la voie ferrée où passe le TGV Est. Pour regarder passer les trains ?

En revanche, ils ont toujours nié avoir participé à la pose d'un fer à béton, retrouvé plus tard sur la caténaire. Tordu en forme de crochet, il avait causé d'importants dégâts matériels au premier TGV du matin, et fortement perturbé le trafic. 

Outre les faits de Dhuisy, le Parquet imputait à Julien Coupat, qui a effectué un peu plus de six mois de détention provisoire jusqu'en mai 2009, une participation à un autre sabotage du TGV Est, dans la nuit du 25 au 26 octobre 2008 à Vigny (Moselle). Le Parquet de Paris a également fait appel d'un non lieu partiel prononcé par le juge pour ce volet  de l'affaire. Il considère que "ces faits sont constitués", a-t-on précisé à Reuters de même source.Le dossier Tarnac est désormais renvoyé devant la chambre de l'instruction.

Un numéro de duettistes

Dans un premier temps
, la juge a déqualifié la charge de terrorisme, en sorte que
la Cour d'Appel cautionne sa décision qui vide le dossier de l'essentiel.

Dans un second temps, le tribunal correctionnel prend le relais et finit le travail en jugeant  - avec les apparences du respect du droit - que les ex-terroristes ne sont que des étudiants attardés et des intellectuels inconscients ayant agi sans intention de nuire.


Au final, Christiane Taubira ne sera pas mécontente du tour joué à l'opinion. La comédie de justice aura bien été une mascarade.


 

samedi 13 juillet 2013

Catastrophe de Brétigny: la piste de la défaillance de l'aiguillage privilégiée

Défaillance de l'aiguillage ou sabotage ?

Le déraillement du train Corail Paris-Limoges a fait au moins six morts, à Brétigny-sur-Orge (Essonne), un vendredi de départs en vacances.
La pire catastrophe ferroviaire depuis 1988 en France a tué quatre hommes et deux femmes.
Selon des sources proches de l'enquête, il s'agit d'un couple d'octogénaires qui seraient originaires de Brétigny, de trois hommes de 19, 23 et 60 ans et d'une jeune femme dont l'âge n'a pas été spécifié. Parmi ces victimes, des personnes sont originaires d'Etampes, dans l'Essonne, et du Limousin.
Certaines se trouvaient sans doute dans le train et d'autres sur le quai quand le train Intercités a déraillé à 17h14. En outre, neuf personnes sont gravement blessées, dont deux ont un pronostic vital engagé, d'après le SAMU de Paris.
A la mi-journée, les autorités laissaient entendre que le bilan pourrait ne plus beaucoup évoluer, mais restaient prudentes, avant que les trois voitures du Paris-Limoges qui se sont couchées ne soient enlevées des voies de la gare, à l'aide d'une grue arrivée en début d'après-midi. Les opérations devraient durer jusque dans la soirée.
Ce sont les blessés qui pourraient désormais alourdir le bilan. Selon le responsable du SAMU de Paris, le professeur Pierre Carli, "51 urgences relatives" ont été recensées et neuf blessés se trouvent en état d'"urgence absolue". Pour deux d'entre eux, le pronostic vital est réservé. Ils sont soignés à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), l'un des quatre établissements les plus mobilisés, avec Henri-Mondor à Créteil et les hôpitaux parisiens de la Pitié-Salpêtrière et de Lariboisière, selon le médecin.Les neuf blessés très graves, "des polytraumatisés, ont été évacués par hélicoptère" vendredi soir. Les blessures les plus graves sont liées soit à l'écrasement du train (les victimes ont dû être désincarcérées), soit à la projection hors de la voiture, alors que le train roulait à grande vitesse. Dans ce dernier cas, les lésions les plus fréquentes sont des traumatismes, notamment crâniens. Le Pr Carli a  en outre précisé que 70 personnes avaient été "prises en charge par des cellules d'urgence médico-psychologiques". Au total, les secours ont pris en charge 227 personnes vendredi.
Immédiatement après l'accident, 
des témoignages de voyageurs semblaient mettre en cause l'aiguillage, à 200 mètres en amont de la gare.
Les voyageurs rescapés et les témoins s'accordaient à décrire la violence inouïe de la catastrophe.
Des morceaux de ballast ont été retrouvés dans la ville, a raconté le maire PS de Brétigny, Bernard Decaux. Le toit de la gare et un quai de béton ont été défoncés, des voyageurs ont été éjectés, d'autres ont évoqué des "images de guerre", "un jeu de massacre"...
L'accident a des conséquences sur le trafic ferroviaire. Certains tronçons du RER C vont être perturbés pendant plusieurs jours. Samedi, la gare d'Austerlitz restait partiellement paralysée en période de départs en vacances.
La SNCF a mis en place un nouveau numéro vert pour la prise en charge des victimes et les familles: 08 00 12 08 21.

La SNCF s'aventure sur la piste de la défaillance d'une pièce d'un aiguillage
Dès samedi, au lendemain du choc, les autorités privilégient la thèse de la défaillance d'une pièce d'acier de dix kilogrammes dans le système d'aiguillage, se fondant sur les scènes d'horreur rapportées par les voyageurs et les témoins. 

"L'éclisse", sorte d'agrafe qui relie deux rails, "s'est désolidarisée, elle s'est détachée, elle est sortie de son logement", a détaillé Pierre Izard, directeur général des infrastructures de la SNCF. Elle "est venue se loger au centre de l'aiguillage et, à cet endroit, elle a empêché le passage normal des roues du train et aurait provoqué le déraillement du train", a-t-il analysé.

La SNCF va contrôler les 5.000 pièces semblables de son réseau. "Les raisons de la désolidarisation de cette éclisse du rail est l'objet même" des enquêtes judiciaire et techniques en cours, a déclaré le patron de la SNCF, Guillaume Pepy. "La SNCF se considère comme responsable. Elle est responsable de la vie de ses clients", a-t-il dit.

Solidarité des cheminots: les réflexes du camarade conducteur saluée

Dans des circonstances aussi dramatiques, le ministre socialiste de tutelle, Frédéric Cuvillier, a mis a priori hors de cause les cheminots, se parant contre une éventuelle réaction syndicale.  
Cuvillier s'est appliqué à rendre hommage au conducteur, qui a déclenché "l'alerte immédiatement, ce qui a évité la collision avec un train qui venait dans le sens inverse". Selon une source syndicale, cet homme, "légèrement choqué psychologiquement", est rentré samedi matin chez lui.
Mais il n'a pas craint de polémiquer, citant l'obsolescence des infrastructures ferroviaires françaises: "Le constat est sévère avec une dégradation ces dernières années, faute de moyens consacrés aux lignes classiques."
"On a privilégié le TGV au lieu de penser au réseau secondaire, les lignes qui rendent service. Pepy doit en tirer toutes les conséquences", a également affirmé le porte-parole de l'Association des voyageurs usagers des chemins de fer (Avuc), Willy Colin, qui s'était déjà signalé aux côtés des cheminots lors de la grève SNCF de la mi-juin 2013. "La réforme c'est quoi ? C'est un autre statut pour les cheminots. Ils sont en grève pour des raisons matérielles ", affirma-t-il sur RMC, s'en prenant par ailleurs à Sud-Rail. "L'information circule et c'est grâce au service minimum. Mais certains syndicats contournent ce service minimum avec des droits de retraits."

L'aiguillage a pourtant fait l'objet d'un contrôle de sécurité le 4 juillet, selon la SNCF. Une demi-heure avant la catastrophe, un autre train est passé, sans qu'aucune anomalie ne soit relevée. Quant aux wagons et à la locomotive, ils étaient "à jour de toute vérification".

Les autres pistes semblent écartées, notamment celle d'une fragilisation de la structure liée à des travaux récents dans la zone et surtout celle de l'erreur humaine. Le train, qui transportait 385 voyageurs, roulait à 137 km/heure, sous les 150 km/h autorisés a-t-on dit et répété sur toutes les chaînesde télévision.

Si
le président PS de la région Ile-de-France Jean-Paul Huchon n'a pas exclu un acte de malveillance, l'entourage du ministre de l'Intérieur, élu de l'Essonne, a jugé cette hypothèse "prématurée", recommandant d'être "très prudent", car, à ce stade, il ne s'agirait que de "rumeurs". "On n'a pas d'élément en ce sens, mais on ne peut pas exclure la thèse de la malveillance", a néanmoins confirmé une source judiciaire.
Les secours ont travaillé toute la nuit 
sur les lieux du drame de Brétigny-sur-Orge.

Ce qui fragilise la thèse sur laquelle les officiels ont sauté.
Le président de Réseau ferré de France, Jean-Claude Rapoport, a souligné pour sa part que
l'aiguillage en question avait été vérifié lors d'une inspection régulière le 4 juillet dernier.

Autre bizarrerie de la thèse de la défaillance mécanique,
l'aiguillage est situé 150 m en amont de la gare de Brétigny, et donc particulièrement accessible aux contrôles.

En décembre 2008, des  tirs sur des caténaires près de Marcoussis (Essonne) avaient retardé une trentaine de TGV sur la ligne TGV Atlantique Paris - Le Mans, lors des départs des vacances de Noël. Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, avait confirmé un sabotage. "C'est à nouveau un acte de malveillance à quelques kilomètres de Marcoussis ou s'était passé il y a deux moins un tir à la carabine. C'est exactement la même malveillance, c'est-à-dire à nouveau un impact de balle sur la caténaire," avait-il déclaré  sur France 2, dévoilant les conclusions de l'enquête de la Gendarmerie. Le président de la SNCF avait expliqué qu'il n'est pas possible de "mettre un gendarme tous les kilomètres sur un réseau long de 33 000 kilomètres".
Aujourd'hui, Valls les réserve aux opposants au mariage homosexuel.

Le gouvernement ne veut pas d'une nouvelle affaire Coupat, du nom du meneur d'un groupe d'extrême-gauche
 révolutionnaire, l’Internationale situationniste (IS), qui se trouvait le 7 novembre 2009 dans la campagne seine-et-marnaise à l’aplomb de la voie du TGV-EST sabotée cette nuit-là...

Dans ce contexte,
la SNCF tient à sauvegarder son image et annonce le contrôle des 5.000 pièces semblables de son réseau. "Nous avons décidé de vérifier les équipements de cette nature sur l'ensemble du réseau et cela commence maintenant", a-t-il précisé.
"La désolidarisation de cette éclisse du rail est l'objet même" des enquêtes judiciaire et technique en cours, a déclaré le patron de la SNCF,
Guillaume Pepy, qui a également indiqué que la SNCF se considère "responsable" du drame de Brétigny-sur-Orge.

samedi 25 février 2012

Affaire de Tarnac: un activiste de plus "mis en examen"

Un activiste d'une trentaine d'années a été arrêté jeudi matin à Rouen


Fils de bourge et intello,
en révolte contre les nantis...




L'arrestation est en lien avec l'affaire Coupat

Les membres d'un
groupe de l'ultra-gauche organisé sur le plateau de Millevaches, à Tarnac en Corrèze, autour de Julien Coupat, intellectuel bourgeois, ont attiré l'attention par leur sabotage de caténaires de la SNCF en novembre 2008.

En cause, des "situationnistes", c'est-à-dire des révolutionnaires de
L’Internationale situationniste (IS), une organisation désireuse d'en finir avec la société de classes et la dictature de la marchandise: elle se situe dans la 'gauche ligne' de courants marxistes du XXe siècle.

Un saboteur présumé a été placé en garde à vue
dans les locaux de la sous-direction antiterroriste à Levallois-Perret dans le cadre de l'affaire "de Tarnac". Proche de certains mis en examen,
il est soupçonné d'avoir participé à la fabrication des crochets placés sur les caténaires SNCF en novembre 2008
pour bloquer la circulation des trains.

Le saboteur aurait déjà été interrogé trois fois

Ses compétences de forgeron et ses déplacements seraient au coeur des préoccupations des enquêteurs
, d'après une source judiciaire.

Le juge d'instruction, Thierry Fragnoli, s'est rendu à Rouen avec des policiers de la Sdat pour interpeller ce presque quadragénaire au domicile de ses parents et conduire une perquisition dans l'atelier de son père, forgeron de métier. La garde à vue, qui a commencé à 7h45 jeudi matin, a été prolongée vendredi matin. Sous le régime de l'antiterrorisme, elle peut durer jusqu'à quatre jours.

L'un des mis en examen tourne en dérision cette nouvelle arrestation
Beaucoup de mots pour ne rien dire d'utile
"Pendant longtemps, nous soupçonnions le juge Fragnoli d'instruire uniquement à charge et d'avoir un grief personnel à notre encontre. Au vu du pétard mouillé qu'est cette nouvelle arrestation, on tend désormais à penser qu'il travaille pour la défense en s'acharnant à ridiculiser son enquête. Nous sommes évidemment prêts à parier une bouteille de whisky que notre ami sera relâché sans aucune charge d'ici quelques jours."
Dans cette affaire, avec Julien Coupat et son amie Yldune Lévy, dix personnes ont été mises en examen depuis novembre 2008 pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.

Une première vague d'arrestations a lieu le 11 novembre 2008 en Corrèze
, à Paris et à Rouen. Vingt personnes sont alors arrêtées, neuf mises en examen et certaines placées en détention provisoire, comme Julien Coupat, soupçonné de "diriger" l'association de malfaiteurs. Il est libéré six mois plus tard, le 29 mai 2009.


Un an plus tard, un dixième homme est mis en examen
Pendant les trois ans d'instruction, d'autres personnes ont été arrêtées sans être poursuivies par la suite.

Les avocats des mis en examen contestent évidemment une grande partie des éléments retenus contre leurs clients et ont souligné à de nombreuses reprises les incohérences du dossier, selon eux.
Ils ont porté plainte en février dernier pour faux et usage de faux, subornation de témoins et interceptions téléphoniques illégales. Une information judiciaire a été ouverte à Nanterre et une autre à Limoges.

mercredi 28 juillet 2010

Villiers-le-Bel: la « police est une force d'occupation »

La presse « soumise » appelle à la violence

Emeutes à Grenoble: les faits
VOIR et ENTENDRE les comptes-rendus de France 3, BFMTV et TF1

"La police est une force d'occupation" Rokhaya Diallo
envoyé par Antipenseunique

Libération publie un appel d'une quinzaine

S'informer sur l'état moral des « citoyens vigilants »

Pour les cinq de Villiers-le-Bel

LIBERATION 21/06/2010 à 00h00
Par un collectif de soutien

"A Villiers-le-Bel, les 25 et 26 novembre 2007, un renversement s’est produit : ces gamins que la police s’amuse de mois en mois à shooter ont à leur tour pris leurs aises avec ceux qui les ciblent. Ces quartiers submergés par une occupation devenue militaire ont, un temps, submergé les forces d’occupation. Les roueurs ont été roués. L’espace de deux soirées, la peur a changé de camp. Comble de l’horreur, il paraît que les émeutiers étaient «organisés».
C’est cela l’événement de Villiers-le-Bel. Si l’ordre de ce monde s’affirme jusque dans les recoins les plus infimes de l’existence comme un ordre policier, cet ordre a été, en un point nommé Villiers-le-Bel, renversé. Or cet ordre du monde est celui sous lequel nous vivons tous, sous lequel nous étouffons. Quelle que soit l’aptitude du système à masquer l’étendue de son délabrement, chacun sent qu’il a fait son temps. Quand il s’effondrera finalement, Villiers-le-Bel entrera dans la longue chronique des soulèvements qui auront auguré de la fin d’un monde de malheur. Depuis deux siècles, l’histoire de France a cessé d’être la légende de ses rois pour devenir, un jour de 1789, celle de leur renversement. Elle a déserté les palais, et ses moments véritables ont lieu dans la rue, avec le peuple en armes, en grève ou en révolte. Elle tient désormais dans chacune de ces circonstances où la population, objet permanent de la sollicitude policière, cesse d’être la population et redevient le peuple. En novembre 2007, l’histoire était à Villiers-le-Bel. Dans ces moments politiques, les choses sont rendues à une simplicité aveuglante. On est soit du côté de la police, soit du côté du peuple. Il n’y a pas de tiers parti.
Aujourd’hui s’ouvrit à Pontoise le procès des prétendus «tireurs de Villiers-le-Bel». L’année dernière, le procès des premiers émeutiers avait été l’occasion d’une formidable unanimité journalistique contre les prévenus, et c’est le même phénomène qui se profile aujourd’hui. Comme Gambetta traitait la Commune d'«insurrection criminelle» et célébrait «le dévouement, la sagesse» des conseils de guerre chargés de liquider les communards, comme le bon Tocqueville louait durant le massacre de juin 1948 ces troupes qui «font admirablement leur devoir», les inculpés seront forcément présentés comme des délinquants-polygames-à-femme-en-burqa. On ne reculera devant aucune infamie pour justifier que l’on prenne ainsi le parti de forces de l’ordre qui, après avoir renversé deux enfants du quartier et entraîné leur mort, vont se plaindre devant le tribunal d’avoir reçu quelques plombs dans l’épaisseur de leurs gilets pare-balles.
Les cinq inculpés auraient aussi bien pu être tirés au sort parmi les jeunes de Villiers-le-Bel. C’eût été plus démocratique. Le dossier de l’accusation a été établi en utilisant des méthodes inqualifiables - des dénonciations anonymes et rémunérées, dont plusieurs ont été discréditées depuis, de simples déclarations faites au cours de gardes à vue de quatre jours et sous la pression que l’on imagine. Et c’est avec ce dossier, fait de témoignages douteux, que l’on s’apprête à requérir des dizaines d’années d’emprisonnement. Une justice qui avaliserait de tels procédés ne serait plus qu’une chambre d’enregistrement de l’arbitraire policier. Ce serait une nouvelle étape dans la «guerre totale aux bandes» où le pouvoir en place croit trouver son salut. Ce serait couvrir la vengeance privée de l’institution policière contre le peuple de Villiers-le-Bel.
Pour toutes ces raisons, nous disons que la justice n’a pas à connaître de ce dossier : on ne traîne pas un événement devant une cour d’assises. Nous refusons de laisser le gouvernement mener en notre nom cette stupide «guerre à la banlieue», aussi rentable soit-elle électoralement. Nous sommes lassés d’avance de cette mauvaise mise en scène. Nous appelons tous ceux qui nous entendent à manifester leur soutien aux inculpés et leur refus de cette justice."

15 Signataires : Pierre Alféri écrivain [et fils premier fils du philosophe Jacques Derrida], Keny Arkana rappeuse militante de l'altermondialiste et de la désobéissance civile, Miguel Benassayag écrivain et ancien résistant guévariste franco-argentin, Rokhaya Diallo militante associative et chroniqueuse, Dominique Grange chanteuse libertaire et contestataires, Eric Hazan engagé aux côtés du FLN durant la guerre d'Algérie et éditeur, Hugues Jallon éditeur, Serge Quadruppani écrivain et collaborateur au mensuel d'extrême gauche Mordicus et Siné Hebdo, Benjamin Rosoux Tarnacois (affaire de Tarnac), Bob Siné dessinateur (Siné Hebdo), Jean-Marie Straub cinéaste (Une Visite au Louvre), Miss. Tic artiste plasticienne (s'est notamment illustrée quelques jours avant le procès de cinq jeunes de Villiers-le-Bel en juin 2010), Rémy Toulouse éditeur, Dominique Tricaut avocat du groupe rap La Rumeur (qui s'attaque à la police), de Julien Dray et d'Ira Einhorn, Antoine Volodine (principal pseudonyme d'un romancier de langue française, né en 1949 ou en 1950, à Lyon ou à Chalon-sur-Saône...)


Genèse d'une révolution annoncée

R. Diallo, présidente de l'association "Les Indivisibles", grande-prêtresse de la République multiculturelle et post-raciale, chroniqueuse-fétiche sur Canal +, affiche son soutien aux émeutiers de Villiers-le-Bel, justifiant les actions des "jeunes révoltés" qui "s'expriment" en s'en prenant à la police, force "d'assiégement " (sic = siège), "qui s'amuse à shooter des gamins" (sic), et aux "policiers qui sont des gens qui sont quand même venus armés" (sic).

Qui sont ces Français de la diversité assiégés en France ?

VOIR et ENTENDRE l'entretien de Robert Ménard avec Rokhaya Diallo dans l'émission « Ménard Sans Interdit » (i>télé)
R.Menard fait référence à l'article de Libération ci-dessus dont Rokhaya Diallo est cosignataire, et dont il rappelle quelques termes d'une radicalité alarmante:
“ces gamins que la police s’amuse de mois en mois à shooter ont à leur tour pris leurs aises avec ceux qui les ciblent. Ces quartiers submergés par une occupation devenue militaire ont, un temps, submergé les forces d’occupation. Les roueurs ont été roués. L’espace de deux soirées, la peur a changé de camp.”


R. Diallo : "La police est une force d'occupation"
envoyé par x-denki

La police, force d'occupation de zones de non droit

Des évocations révélatrices: Julien Coupat et l'affaire de Tarnac, par exemple (lien PaSiDupes), est une indication claire de la force révolutionnaire qui se développe dans les banlieues.

Parmi les contributions débattues par les socialistes lors du congrès de Reims, celle initiée par Bariza Khiari (ci-dessous), sénatrice PS de Paris et déléguée départementale de l'Éducation nationale de Paris, et Fayçal Douhane (ci-dessous), conseiller national du PS et directeur Général de l'Association des Maires de l'Ile de France (lien de mise en garde au PS
), se démarque déjà par son originalité.
Intitulé "La France est en
nous", le texte, soutenu par Razzy Hammadi, Paul Quilès ou encore Séverine Tessier, a en effet été mis en musique par le rappeur Weeta.

VOIR et ENTENDRE

La France est en nous : quand le PS se met au rap
envoyé par TELEOBS


Qu'est devenue l'identité nationale ?