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lundi 29 juillet 2019

Permanences LREM saccagées: Aurore Bergé y voit un complot

"ON cherche à générer un sentiment de peur," soupçonne la porte-parole LREM

Mieux vaut-il mieux des taggages de permanences ou des dommages à caténaires ? 

Résultat de recherche d'images pour "aurore berger"
Michel Serre n'a pas survécu à cette exhib de la trentenaire
La porte-parole de LREM Aurore Bergé a réagi aux récentes violences qui ont touché les permanences de parlementaires de la majorité, ces deux dernières semaines, comme ce samedi 28 le local de Romain Grau à Perpignan, dernier exemple en date. "Un peu moins de 200 personnes, dont 50 à 70 violentes", selon la préfecture, on démontré que le mouvement des Gilets jaunes ne s'essouffle pas. Leur mouvement converge avec celui des agriculteurs et des écologistes remontés contre la ratification du CETA. et députée des Yvelines Invitée ce lundi matin sur les antennes de BFMTV et RMC,  

"On cherche à générer un sentiment de peur parmi les parlementaires," assure Aurore Bergé, ci-dessus en Perrette court vêtue, pour dire que ces violences sonnt inacceptables. Par la suite, l'élue des Yvelines n'a pas hésité à pointer du doigt une partie violente des manifestants Gilets jaunes, mobilisés depuis novembre dernier.
"Je ne sais pas si ce mouvement violent et radical dans ses méthodes est encore un mouvement social. J'ai vu mes collègues subir des attaques, des voitures personnelles brûlées, des tirs à l'arme réelle en pleine rue, et des enfants assistent à ça, analyse-t-elle, se fantasmant à Beyrouth. C'est dangereux pour la démocratie". Et sûrement pour la planète !

Le complotiste 
Mélenchon, désigné à l'opprobre populaire

Par la suite, Aurore Bergé n'a pas hésité à égratigner certaines personnalités politiques, dont Jean-Luc Mélenchon qui, selon elle, "laissent entendre le petite musique selon laquelle nous somme illégitimes." "Nous ne sommes pas entrés par effraction, nous avons été choisis par les Français", a assuré cette ex-membre de l'équipe de campagne d'Alain Juppé.
Pendant deux ans, des parlementaires laissent croire cela et donnent des arguments, ils chauffent à blanc.Je considère qu'à partir du moment où il se passe cela contre les parlementaires, journalistes ou magistrats, il y a une responsabilité, c'est mauvais pour tout le monde."
Avant de préciser le fond de sa pensée: 
"Rien ne légitime la violence; on a le droit de débattre, mais pas de contraindre par la force. Nous avons été élus et avons travaillé sur le Ceta et nous avons le droit d'avoir des divergences en démocratie. Nous ne sommes pas entré par effraction, nous avons été choisis par les Français" 
Et de pointer également du doigt un blog de Mediapart qui, reprenant une liste complète des députés qui ont voté en faveur du CETA, publiant les adresses des permanences et qui, selon elle, incitait à la violence.

La bienveillante Berger craint pour sa personne consensuelle... 

Quant à sa situation personnelle, Aurore Bergé a expliqué qu'il n'est "pas anodin quand un préfet vous dit qu'il vous faut une protection, qu'il y a un certain nombre de raisons de penser qu'il peut y avoir des attaques". L'origine de cette opération de dénonciation d'un complot se trouve clairement dans l'entourage de Castaner...

"J'ai une collègue dont l'école des enfants a été mise sous surveillance. C'est un climat nauséabond. On n'a pas le droit de me faire peur en démocratie ni de me faire changer mon vote par la force", conclut-elle. 

Quand la SNCF avait dû faire face à des sabotages.
Soupçonné d'être le cerveau charismatique et idéologue d'une cellule clandestine "anarcho-autonome", Julien Coupat, 34 ans, établi sur le plateau de Millevaches, à Tarnac en Corrèze, avait été mis en examen le 15 novembre 2008 pour direction d'une entreprise terroriste et destructions en réunion: on avait des raisons matérielles de parler d' "attaques" et d' "attentats", puisqu'une dizaine de dégradations de caténaires avaient été dénombrées dans l'été... Il était soupçonné d'avoir commis des dégradations de caténaires contre des lignes à grande vitesse fin octobre et début novembre. Des neuf mis en examen du dossier, il fut le seul à être maintenu en détention.

Le 12 avril 2018, Julien Coupat et Yildune Lévy, sa compagne, sont relaxés par le Tribunal correctionnel de Paris. Le 8 décembre 2018, lors de l'acte IV des manifestations de Gilets jaunes, il fut interpellé et placé en garde à vue et remis en liberté.

jeudi 8 août 2013

Des écolos radicaux menacent de déboulonner des pylônes de lignes à haute tension

Ces altermondialistes qui veulent notre bien écolo

Des anti-nucléaires ont menacé de déboulonner des pylônes  de lignes à haute tension (LHT)
Angélisme de 
la propagande des Verts


Plusieurs préfectures
 de la vallée du Rhône, ainsi que des media, ont reçu des lettres de protestation contre la "dictature nucléaire".

Un climat de peur s'installe en France: après les
 
sabotages de caténaires dans les années 2008 et 2009, 
liens PaSiDupes :
SNCF : ruptures de caténaires sous des …tirs de carabines ! : leur vétusté -selon les syndicats- n’expliquait pas tout…
Huit arrestations dans l’enquête sur les sabotages SNCF soupçons sur l’ultra-gauche
et d'éclisses à la SNCF,

voici les déboulonnages de pylônes, escalade  de la violence dans la droite ligne 
du saccage du MacDo de Millau que  l'élu EELV, Jojo Bové qualifia de"démontage", le 12 août 1999

ou le fauchage de  champs de maïs OGM à Menville (Haute-Garonne) autorisés par le Conseil d'Etat: lien PaSiDupes

Construites sur le même modèle, ces lettres reçues mardi étaient accompagnées de boulons de 12 centimètres sur quatre.

De source proche du dossier, on précise n'avoir "aucune certitude" que les boulons soient ceux de pylônes de la région.

Le réseau de transport d'électricité (RTE) estime que ces envois ne posent "a priori" pas de risque de sécurité

"A priori, cela ne représente pas de risque et toutes nos équipes sont mobilisées depuis hier pour sécuriser, vérifier tous les pylônes", assure RTE, précisant que l'on dénombre 300 pylônes dans le seul département du Vaucluse.

Ces pylônes comptent entre 600 et 900 boulons, précise RTE.

"Pour l'instant, on ne sait pas vraiment si ces pièces ont été déboulonnées ou s'il s'agit de boulons neufs", ajoute le réseau, qui note que le déboulonnage peut fragiliser les pylônes avec un risque de chute de câbles susceptible de provoquer des incendies ou de faire des morts de personnes.

Reçues notamment par les préfectures des Bouches-du-Rhône, du Vaucluse, du Gard et de la Drôme, les lettres assurent que le "nucléaire n'est pas plus sûr que transparent" et annoncent un "déboulonnage des pylônes par solidarité avec les victimes civiles et militaires de la dictature nucléaire".

La menace est prise d'autant plus au sérieux qu'elle a été proférée un 6 août, 
date anniversaire du bombardement atomique de la ville d'Hiroshima  en 1945, à laquelle les missives font clairement allusion.

RTE, filiale à 100% d'EDF, est le gestionnaire des 100.000 km de lignes à haute tension de France, qui acheminent à travers le territoire l'électricité produite notamment par les centrales nucléaires.

L'électricité qui circule sur ces lignes atteint entre 63.000 et 400.000 volts, précise le réseau.

mercredi 24 juillet 2013

Malgré Brétigny, la vétusté des aiguillages de la SNCF ne peut plus être incriminée

Renforcement de la thèse de la malveillance

La pièce défaillante de l'aiguillage à l'origine du drame Brétigny serait un cas isolé


La campagne de vérification des aiguillages lancée sur l'ensemble du réseau national après la catastrophe de Brétigny-sur-Orge (Essonne), qui a fait six morts le 12 juillet, n'a pas décelé de risques pour la sécurité, selon la SNCF.
"Les vérifications n'ont pas décelé de situation de nature à engager la sécurité", a affirmé jeudi Pierre Izard, directeur de la branche SNCF Infra, chargée de l'entretien du réseau, lors d'une conférence de presse ce mercredi.

Un contrôle venait toutefois d'être effectué, le 4 juillet
, avaient précisé les autorités de la SNCF, dans le secteur de Brétigny et n'avait rien révélé
 début juillet, quelques jours seulement avant la catastrophe, à l'entrée de la gare du drame...
France Info titra: "L'aiguillage vérifié il y a neuf jours" et rapporta que "selon la SNCF, cet aiguillage a fait l'objet d'un contrôle de sécurité le 4 juillet. Une demi-heure avant la catastrophe, un autre train est passé par cet aiguillage sans qu'aucune anomalie ne soit relevée. Quant aux wagons et à la locomotive, ils étaient "à jour de toute vérification".

Conséquence immédiate de ce constat : la SNCF avait annoncé qu'elle allait contrôler les 5.000 pièces semblables de son réseau."
Immédiatement après l'accident survenu en gare de Brétigny, les syndicats avaient mis en cause la vétusté et la SNCF  une éclisse, sorte d'agrafe d'acier liant deux rails, qui se serait détachée pour se bloquer dans le coeur d'aiguillage, provoquant le déraillement. Partant de cette affirmation, l'entreprise publique avait lancé une campagne de vérification pour inspecter l'ensemble des 5.000 aiguillages et 100.000 éclisses du réseau national.

Une opération médiatique de dissimulation

Des contrôles renforcés
Le bilan de de cette campagne est que "le nombre d'interventions est relativement bas", ajoute Pierre Izard, alors que la presse avait immédiatement pointé la vétusté des installations ferroviaires françaises. "Il est conforme à ce qu'on pratique dans l'entretien courant de nos aiguillages". Sur le terrain, 4% des aiguillages vérifiés ont nécessité des "réglages de géométrie préventifs", 5% des attaches ont fait l'objet d'un resserrage et 6% des boulons ont été resserrés. 
Le caractère de l'accident de Brétigny serait "totalement inédit sur le réseau" et va amener la SNCF à renforcer le contrôle de ses aiguillages: la vérification des plus sollicités interviendra "chaque semaine plutôt que tous les quinze jours, au cours des prochaines semaines", annonce le patron de SNCF Infra.

Un précédent déraillement avait eu lieu le 12 juillet
- Lien PaSiDupes 2008 - "SNCF : ruptures de caténaires sous des …tirs de carabines !" :Leur vétusté -selon les syndicats- n’expliquait (déjà) pas tout…

- Lien PaSiDupes consacré à des précédents de malveillances, notamment sur cette ligne Paris-Orléans-Limoges : Catastrophe de Brétigny-sur-Orge : une commission d’enquête s'impose : Interrogations sur des silences

La SNCF a bouclé son enquête-maison
, conduite conjointement avec le gestionnaire des rails, Réseau Ferré de France (RFF). Ses premières conclusions avancées par Guillaume Pepy ne sont pas une surprise: selon le président de la SNCF, le rapport confirme la thèse d'une éclisse détachée ! Ce rapport, remis à la Justice et au ministère des Transports, est soumis au secret de l'instruction, a-t-il rappelé. Les causes du détachement de l'éclisse restent toutefois inconnues. "Toutes les hypothèses sont considérées mais aucune n'est priviliégiée", a déclaré Guillaume Pepy. Le president de la SNCF a redit sa volonté d'assumer sa "responsabilité pleine et entière". "Nous prendrons à nouveau toutes nos responsabilités lorsque les premières résultats des enquêtes judiciaires et administratives seront connus", a-t-il conclu.

Quelques ajustements apparaissent toutefois nécessaires
Le train a déraillé à 17h11 et pas à 17h14. "L'heure de l'accident est bien 17h11 et non pas 17h14, comme nous l'avions d'abord dit. Le 17h14 est une information qui est sortie du poste d'aiguillage quelques heures après l'accident et c'était une inexactitude", a précisé Pepy, lors d'une conférence de presse. Cette "imprécision" sur l'horaire ne remet pas en cause les informations sur la vitesse de l'Intercités 3657. "Le train n'était pas en avance sur son horaire, le train n'allait pas trop vite. La vitesse de la bande graphique en témoigne", a-t-il ajouté. Le conducteur non plus ne peut en aucun cas être incriminé...

jeudi 18 juillet 2013

SNCF: à Brétigny, la thèse du sabotage se précise

Un précédent déraillement le 12 juillet

Le 15 juillet 2013 en Gare de Bondy (Seine-Saint-Denis), des agents de la SNCF inspectent et resserrent si besoin les éclisses des aiguillages des voies ferrées après l’accident ferroviaire de Bretigny-sur-Orge.Les malveillances qu'on nous dssimule

La SNCF a eu à connaître un autre acte de malveillance dans une gare de la Haute-Vienne
, le jour du déraillement du train Paris-Limoges. Même mode opératoire: le démontage d'une "éclisse", la même pièce qu'à Brétigny-sur-Orge, où les investigations sur les circonstances du drame suivent leur cours.
L'intuition d'un attentat grandit avec ce nouvel élément venu s'ajouter à différentes enquêtes, l'une judiciaire, les deux autres administratives, se poursuivent sur les causes du déraillement du train Paris-Limoges, le 12 juillet, en gare de Brétigny-sur-Orge (Essonne). 

L'information a filtré: le même jour et toujours sur l'axe Paris-Limoges, un autre acte de malveillance a été commis dans le département de la Haute-Vienne, de l'autre côté, à la gare de triage de Saint-Sulpice Laurière. Une locomotive haut-le-pied, qui circulait donc sans wagons de voyageurs et, semble-t-il à vitesse réduite, a déraillé sans  se coucher sur le côté. D'après des technciens de la SNCF, l'acte de malveillance ne fait aucun doute, des éclisses (lourdes pièces d'acier) et des boulons ayant été démontés et retrouvés sur le bas-côté. De bonne source, on indique également que les autorités locales ont été prévenues et qu'une plainte a été déposée à la gendarmerie, qui a effectué les premières constatations sur place. 

Le service de communication de la SNCF confirme être "au courant" de cet incident 

Mais la SNCF ne souhaite pas le commenter
, dans la mesure où une enquête de la gendarmerie est cours. Dans l'affaire de Brétigny-sur-Orge, le mauvais positionnement d'une éclisse est à l'origine du drame (6 morts, une trentaine de blessés).
Après les attaques à répétition de caténaires des années 2008-2009 (cf. libellé "caténaire(s), rien ne permet encore de conclure, à ce stade des investigations, à un sabotage...  
Ni à l'intention criminelle et à la récidive. Pourvu donc que la série ne continue pas...
-  "Arrachage de caténaire dans le Var: une pure malchance ? "


samedi 13 juillet 2013

Catastrophe de Brétigny: la piste de la défaillance de l'aiguillage privilégiée

Défaillance de l'aiguillage ou sabotage ?

Le déraillement du train Corail Paris-Limoges a fait au moins six morts, à Brétigny-sur-Orge (Essonne), un vendredi de départs en vacances.
La pire catastrophe ferroviaire depuis 1988 en France a tué quatre hommes et deux femmes.
Selon des sources proches de l'enquête, il s'agit d'un couple d'octogénaires qui seraient originaires de Brétigny, de trois hommes de 19, 23 et 60 ans et d'une jeune femme dont l'âge n'a pas été spécifié. Parmi ces victimes, des personnes sont originaires d'Etampes, dans l'Essonne, et du Limousin.
Certaines se trouvaient sans doute dans le train et d'autres sur le quai quand le train Intercités a déraillé à 17h14. En outre, neuf personnes sont gravement blessées, dont deux ont un pronostic vital engagé, d'après le SAMU de Paris.
A la mi-journée, les autorités laissaient entendre que le bilan pourrait ne plus beaucoup évoluer, mais restaient prudentes, avant que les trois voitures du Paris-Limoges qui se sont couchées ne soient enlevées des voies de la gare, à l'aide d'une grue arrivée en début d'après-midi. Les opérations devraient durer jusque dans la soirée.
Ce sont les blessés qui pourraient désormais alourdir le bilan. Selon le responsable du SAMU de Paris, le professeur Pierre Carli, "51 urgences relatives" ont été recensées et neuf blessés se trouvent en état d'"urgence absolue". Pour deux d'entre eux, le pronostic vital est réservé. Ils sont soignés à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), l'un des quatre établissements les plus mobilisés, avec Henri-Mondor à Créteil et les hôpitaux parisiens de la Pitié-Salpêtrière et de Lariboisière, selon le médecin.Les neuf blessés très graves, "des polytraumatisés, ont été évacués par hélicoptère" vendredi soir. Les blessures les plus graves sont liées soit à l'écrasement du train (les victimes ont dû être désincarcérées), soit à la projection hors de la voiture, alors que le train roulait à grande vitesse. Dans ce dernier cas, les lésions les plus fréquentes sont des traumatismes, notamment crâniens. Le Pr Carli a  en outre précisé que 70 personnes avaient été "prises en charge par des cellules d'urgence médico-psychologiques". Au total, les secours ont pris en charge 227 personnes vendredi.
Immédiatement après l'accident, 
des témoignages de voyageurs semblaient mettre en cause l'aiguillage, à 200 mètres en amont de la gare.
Les voyageurs rescapés et les témoins s'accordaient à décrire la violence inouïe de la catastrophe.
Des morceaux de ballast ont été retrouvés dans la ville, a raconté le maire PS de Brétigny, Bernard Decaux. Le toit de la gare et un quai de béton ont été défoncés, des voyageurs ont été éjectés, d'autres ont évoqué des "images de guerre", "un jeu de massacre"...
L'accident a des conséquences sur le trafic ferroviaire. Certains tronçons du RER C vont être perturbés pendant plusieurs jours. Samedi, la gare d'Austerlitz restait partiellement paralysée en période de départs en vacances.
La SNCF a mis en place un nouveau numéro vert pour la prise en charge des victimes et les familles: 08 00 12 08 21.

La SNCF s'aventure sur la piste de la défaillance d'une pièce d'un aiguillage
Dès samedi, au lendemain du choc, les autorités privilégient la thèse de la défaillance d'une pièce d'acier de dix kilogrammes dans le système d'aiguillage, se fondant sur les scènes d'horreur rapportées par les voyageurs et les témoins. 

"L'éclisse", sorte d'agrafe qui relie deux rails, "s'est désolidarisée, elle s'est détachée, elle est sortie de son logement", a détaillé Pierre Izard, directeur général des infrastructures de la SNCF. Elle "est venue se loger au centre de l'aiguillage et, à cet endroit, elle a empêché le passage normal des roues du train et aurait provoqué le déraillement du train", a-t-il analysé.

La SNCF va contrôler les 5.000 pièces semblables de son réseau. "Les raisons de la désolidarisation de cette éclisse du rail est l'objet même" des enquêtes judiciaire et techniques en cours, a déclaré le patron de la SNCF, Guillaume Pepy. "La SNCF se considère comme responsable. Elle est responsable de la vie de ses clients", a-t-il dit.

Solidarité des cheminots: les réflexes du camarade conducteur saluée

Dans des circonstances aussi dramatiques, le ministre socialiste de tutelle, Frédéric Cuvillier, a mis a priori hors de cause les cheminots, se parant contre une éventuelle réaction syndicale.  
Cuvillier s'est appliqué à rendre hommage au conducteur, qui a déclenché "l'alerte immédiatement, ce qui a évité la collision avec un train qui venait dans le sens inverse". Selon une source syndicale, cet homme, "légèrement choqué psychologiquement", est rentré samedi matin chez lui.
Mais il n'a pas craint de polémiquer, citant l'obsolescence des infrastructures ferroviaires françaises: "Le constat est sévère avec une dégradation ces dernières années, faute de moyens consacrés aux lignes classiques."
"On a privilégié le TGV au lieu de penser au réseau secondaire, les lignes qui rendent service. Pepy doit en tirer toutes les conséquences", a également affirmé le porte-parole de l'Association des voyageurs usagers des chemins de fer (Avuc), Willy Colin, qui s'était déjà signalé aux côtés des cheminots lors de la grève SNCF de la mi-juin 2013. "La réforme c'est quoi ? C'est un autre statut pour les cheminots. Ils sont en grève pour des raisons matérielles ", affirma-t-il sur RMC, s'en prenant par ailleurs à Sud-Rail. "L'information circule et c'est grâce au service minimum. Mais certains syndicats contournent ce service minimum avec des droits de retraits."

L'aiguillage a pourtant fait l'objet d'un contrôle de sécurité le 4 juillet, selon la SNCF. Une demi-heure avant la catastrophe, un autre train est passé, sans qu'aucune anomalie ne soit relevée. Quant aux wagons et à la locomotive, ils étaient "à jour de toute vérification".

Les autres pistes semblent écartées, notamment celle d'une fragilisation de la structure liée à des travaux récents dans la zone et surtout celle de l'erreur humaine. Le train, qui transportait 385 voyageurs, roulait à 137 km/heure, sous les 150 km/h autorisés a-t-on dit et répété sur toutes les chaînesde télévision.

Si
le président PS de la région Ile-de-France Jean-Paul Huchon n'a pas exclu un acte de malveillance, l'entourage du ministre de l'Intérieur, élu de l'Essonne, a jugé cette hypothèse "prématurée", recommandant d'être "très prudent", car, à ce stade, il ne s'agirait que de "rumeurs". "On n'a pas d'élément en ce sens, mais on ne peut pas exclure la thèse de la malveillance", a néanmoins confirmé une source judiciaire.
Les secours ont travaillé toute la nuit 
sur les lieux du drame de Brétigny-sur-Orge.

Ce qui fragilise la thèse sur laquelle les officiels ont sauté.
Le président de Réseau ferré de France, Jean-Claude Rapoport, a souligné pour sa part que
l'aiguillage en question avait été vérifié lors d'une inspection régulière le 4 juillet dernier.

Autre bizarrerie de la thèse de la défaillance mécanique,
l'aiguillage est situé 150 m en amont de la gare de Brétigny, et donc particulièrement accessible aux contrôles.

En décembre 2008, des  tirs sur des caténaires près de Marcoussis (Essonne) avaient retardé une trentaine de TGV sur la ligne TGV Atlantique Paris - Le Mans, lors des départs des vacances de Noël. Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, avait confirmé un sabotage. "C'est à nouveau un acte de malveillance à quelques kilomètres de Marcoussis ou s'était passé il y a deux moins un tir à la carabine. C'est exactement la même malveillance, c'est-à-dire à nouveau un impact de balle sur la caténaire," avait-il déclaré  sur France 2, dévoilant les conclusions de l'enquête de la Gendarmerie. Le président de la SNCF avait expliqué qu'il n'est pas possible de "mettre un gendarme tous les kilomètres sur un réseau long de 33 000 kilomètres".
Aujourd'hui, Valls les réserve aux opposants au mariage homosexuel.

Le gouvernement ne veut pas d'une nouvelle affaire Coupat, du nom du meneur d'un groupe d'extrême-gauche
 révolutionnaire, l’Internationale situationniste (IS), qui se trouvait le 7 novembre 2009 dans la campagne seine-et-marnaise à l’aplomb de la voie du TGV-EST sabotée cette nuit-là...

Dans ce contexte,
la SNCF tient à sauvegarder son image et annonce le contrôle des 5.000 pièces semblables de son réseau. "Nous avons décidé de vérifier les équipements de cette nature sur l'ensemble du réseau et cela commence maintenant", a-t-il précisé.
"La désolidarisation de cette éclisse du rail est l'objet même" des enquêtes judiciaire et technique en cours, a déclaré le patron de la SNCF,
Guillaume Pepy, qui a également indiqué que la SNCF se considère "responsable" du drame de Brétigny-sur-Orge.

samedi 25 février 2012

Affaire de Tarnac: un activiste de plus "mis en examen"

Un activiste d'une trentaine d'années a été arrêté jeudi matin à Rouen


Fils de bourge et intello,
en révolte contre les nantis...




L'arrestation est en lien avec l'affaire Coupat

Les membres d'un
groupe de l'ultra-gauche organisé sur le plateau de Millevaches, à Tarnac en Corrèze, autour de Julien Coupat, intellectuel bourgeois, ont attiré l'attention par leur sabotage de caténaires de la SNCF en novembre 2008.

En cause, des "situationnistes", c'est-à-dire des révolutionnaires de
L’Internationale situationniste (IS), une organisation désireuse d'en finir avec la société de classes et la dictature de la marchandise: elle se situe dans la 'gauche ligne' de courants marxistes du XXe siècle.

Un saboteur présumé a été placé en garde à vue
dans les locaux de la sous-direction antiterroriste à Levallois-Perret dans le cadre de l'affaire "de Tarnac". Proche de certains mis en examen,
il est soupçonné d'avoir participé à la fabrication des crochets placés sur les caténaires SNCF en novembre 2008
pour bloquer la circulation des trains.

Le saboteur aurait déjà été interrogé trois fois

Ses compétences de forgeron et ses déplacements seraient au coeur des préoccupations des enquêteurs
, d'après une source judiciaire.

Le juge d'instruction, Thierry Fragnoli, s'est rendu à Rouen avec des policiers de la Sdat pour interpeller ce presque quadragénaire au domicile de ses parents et conduire une perquisition dans l'atelier de son père, forgeron de métier. La garde à vue, qui a commencé à 7h45 jeudi matin, a été prolongée vendredi matin. Sous le régime de l'antiterrorisme, elle peut durer jusqu'à quatre jours.

L'un des mis en examen tourne en dérision cette nouvelle arrestation
Beaucoup de mots pour ne rien dire d'utile
"Pendant longtemps, nous soupçonnions le juge Fragnoli d'instruire uniquement à charge et d'avoir un grief personnel à notre encontre. Au vu du pétard mouillé qu'est cette nouvelle arrestation, on tend désormais à penser qu'il travaille pour la défense en s'acharnant à ridiculiser son enquête. Nous sommes évidemment prêts à parier une bouteille de whisky que notre ami sera relâché sans aucune charge d'ici quelques jours."
Dans cette affaire, avec Julien Coupat et son amie Yldune Lévy, dix personnes ont été mises en examen depuis novembre 2008 pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.

Une première vague d'arrestations a lieu le 11 novembre 2008 en Corrèze
, à Paris et à Rouen. Vingt personnes sont alors arrêtées, neuf mises en examen et certaines placées en détention provisoire, comme Julien Coupat, soupçonné de "diriger" l'association de malfaiteurs. Il est libéré six mois plus tard, le 29 mai 2009.


Un an plus tard, un dixième homme est mis en examen
Pendant les trois ans d'instruction, d'autres personnes ont été arrêtées sans être poursuivies par la suite.

Les avocats des mis en examen contestent évidemment une grande partie des éléments retenus contre leurs clients et ont souligné à de nombreuses reprises les incohérences du dossier, selon eux.
Ils ont porté plainte en février dernier pour faux et usage de faux, subornation de témoins et interceptions téléphoniques illégales. Une information judiciaire a été ouverte à Nanterre et une autre à Limoges.

dimanche 3 octobre 2010

La SNCF se fait piller

Les retraites SNCF ne sont pas le seul objet de convoitise de l'entreprise publique

Avec l'envolée des cours du cuivre, les vols de câbles le long des voies ferrées françaises se sont multipliés ces derniers mois, au point de provoquer la colère du président de la SNCF Guillaume Pepy, qui peine à endiguer le problème.

VOIR et ENTENDRE
le reportage de BFM:

Par tradition, les Français ne sont pourtant pas des voleurs de métaux.

lundi 14 décembre 2009

Arrachage de caténaire dans le Var: une pure malchance ?

Serait-ce une réaction d’hostilité à l’ouverture à la concurrence ?

Le réseau français s’est ouvert dimanche à la concurrence

L’ouverture des trains français à la concurrence, voulue par l’Union Européenne, commence
officiellement dimanche 13 décembre avec les relations internationales, mais la SNCF restera dans la pratique sans concurrent jusqu’à l’été prochain, au moins.

Les nostalgiques du monopole ont-ils sévi ?

Or, dès le 13 décembre, les français de la SNCF ont été bloqués
Le trafic des trains a été fortement perturbé dimanche dans le Sud-Est suite à un problème malencontreux d'alimentation électrique, dit-on à la SNCF, pour écarter le rapprochement possible avec les actes de vandalisme (lire PaSiDupes) dont le réseau français a été la cible, à plusieurs reprises déjà, et qui ont visé des caténaires des régions ouest, bourguignonne et du Sud-Ouest. Lire PaSiDupes

La circulation des trains a été totalement interrompue dans les deux sens entre Cannes et Saint-Raphaël. La circulation n’a pu être rétablie sur une seule voie qu’à la mi-journée, permettant une reprise progressive du trafic après 14 heures.

Les passagers ont subi des retards de sept heures sur certains trains.
Les trains concernés n’étaient pas seulement le TGV Nice-Paris à l'origine de l'incident, mais aussi une douzaine d'autres rames à destination de Lyon, Lille, Dijon, Metz et Genève qui ont subi des retards d'une demi-heure à six heures.
Le nombre total de passagers touchés n'a pas été précisé. Une centaine de personnes attendaient encore en gare de Nice à la mi-journée. Ils n'étaient pas plus nombreux en gare Saint-Charles à Marseille, où seule la queue aux guichets était plus longue que d'habitude, et la situation était calme en gare de Saint-Raphaël.


La SNCF fait-elle de l’obstruction à la libéralisation ?

C’est actuellement la compagnie publique Trenitalia qui, seule, doit venir concurrencer la SNCF sur ses terres. Mais elle ne sera pas prête avant l’été. Se lancer dans l’aventure exige en effet de lourds investissements : il faut acquérir du matériel conforme aux voies françaises, régler le problème de sa maintenance, trouver du personnel qualifié (et francophone)... et obtenir des sillons, les créneaux de circulation des trains.
Quand elle arrivera, la compagnie italienne sera autorisée à prendre des passagers entre ces gares, à condition que son activité franco-française reste minoritaire. Trenitalia a prévu d’assurer deux allers et retours quotidiens de Paris à Milan et de Paris à Gênes. Sur la distance, elle s’arrêterait dans six gares françaises : Chambéry, Modane, Avignon TGV, Aix-en-Provence TGV, Marseille et Nice.

"J’espère bien qu’ils vont finir par venir, les Italiens, comme ça on arrêtera de nous accuser de faire de l’obstruction à l’arrivée de la concurrence", lance Guillaume Pepy, le président de la SNCF.
L’opérateur historique est en effet souvent soupçonné d’avoir tout fait pour freiner le mouvement d’ouverture du marché, alors qu’il va exploiter des lignes dans les pays voisins qui, eux, ont précédé le mouvement de libéralisation européen.
En attendant, le paysage ferroviaire national a été aménagé. Un organisme public, l’Autorité de régulation des activités ferroviaires (Araf) doit régler les conflits qui pourraient éclater entre les futurs opérateurs et avec la SNCF, d’autant que cette dernière va garder la main sur l’organisation de la circulation des trains et la gestion des gares.

Des activistes seraient-ils les alliés objectifs de la direction SNCF ?

« L'alimentation électrique » désigne en vérité une caténaire

Elle aurait été arrachée sur trois kilomètres au passage du TGV, près de Saint-Raphaël (Var) en début de matinée, selon la SNCF. La réparation de la caténaire endommagée devait durer jusque tard dans la nuit pour permettre un retour à la normale du trafic sur deux voies.

La coïncidence entre ce nouvel arrachage de caténaire, malgré la vérification des installations, et l’ouverture du réseau de chemins de fer français à la concurrence européenne n’est pas clairement un effet du hasard.

Lien PaSiDupes

vendredi 27 novembre 2009

Affaire Tarnac : la dixième mise en examen

Les avocats vont devoir développer une nouvelle contre-enquête

Alors que les avocats de Julien Coupat et son comité de soutien s’affairent à jeter le discrédit sur l’instruction de l’affaire du sabotage de lignes de TGV en novembre 2008, les enquêteurs mettent en cause un 10e présumé innocent. Elle montre que la police et le juge d'instruction poursuivent la piste du groupe d'ultra-gauche et ne se laissent pas impressionner par la campagne de presse qui les dénigre.

Un homme de 33 ans a donc été mis en examen vendredi 27 novembre dans cette affaire également dite "de Tarnac".
Christophe Becker est poursuivi pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, recel de vol, recel de faux documents administratifs et falsification de documents administratifs", selon une source judiciaire.
Il a été laissé en liberté sous contrôle judiciaire, après trois jours de garde à vue et une audition par le juge Thierry Fragnoli.

Les enquêteurs l'ont mis en cause sur le fondement d'une expertise de son ordinateur qui l'impliquerait dans la fabrication de faux documents et en raison de la découverte, lors d'une perquisition chez lui, à Tarnac (Corrèze), de quatre cartes d'identité volées en Suisse. Banal et irrépréhensible...
Il est soupçonné des sabotages commis par le placement de fers à béton sur des caténaires SNCF dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008, ainsi que le 26 octobre 2008.

Mercredi, la défense des neuf autres mis en examen et des parlementaires de gauche ont riposté par la mis en cause de la police.

-> Les parlementaires et avocats militants ne présument pas innocents la police et l’instruction.
-> Ils mettent aussi en cause l'audition d'un agriculteur interrogé le 14 novembre 2008 "sous X", comme le permet la procédure, et qui disait le groupe de Tarnac violent et capable de tuer, avant de se rétracter dans plusieurs media et de possibles pressions.
-> Un autre grief de la défense concerne le procès-verbal de filature établi par la police le soir des sabotages et aussi les traces de pas et de voiture retrouvées sur les lieux, qui ne correspondraient pas à celles du couple.
-> Il reste que les enquêteurs démontrent la présence près d'une ligne du TGV sabotée, en rase campagne et en pleine nuit, de celui qui est soupçonné d’être le chef du groupe, Julien Coupat, et de son amie Yldune Lévy.

Qui sait combien de nouveaux cabinets d'avocats vont encore démarcher le héros n°10 et proposer leurs services gracieux ? Combien d’élus délaisseront-ils la campagne de rejet du projet de réforme de la taxe d’exploitation ? En exerçant des pressions toutes démocratiques sur l’enquête, les media feront fi de la séparation des pouvoirs et tenteront aussi de doper leurs tirages, comme les sites peu scrupuleux buzzeront à qui mieux mieux pour exister ?

Me Jérémie Assous, avocat du 10e, réagit en exprimant des sentiments personnels: « il s'agit ni plus ni moins que d'une misérable tentative de déviation médiatique afin d'éviter de répondre aux deux questions qui font le socle de l'accusation : dans quelles conditions Jean-Hugues Bourgeois qui affirme être le témoin sous X - et sur qui repose la notion d'association de malfaiteurs et d'entreprise terroriste - a été auditionné, et où étaient les policiers le 8 novembre à 4 heures du matin (lors du sabotage de Dhuisy) ».
On n'attend d'ailleurs pas de Me Assous qu'il s'interroge, en revanche, sur les éventuelles pressions que J.-H. Bourgeois a bien pu subir au point d'être amené à se rétracter.
La défense a tout le loisir, relayée par certains media, d'accabler ceux qui recherchent la vérité, plutôt que de militer systématiquement en faveur ee quiconque a maille à pertir avec la justice.

Son contrôle judiciaire interdit au "jeune homme" (de quelque 32 printemps néanmoins...) de voir les autres mis en examen. Seule exception, les époux étant tenus de vivre ensemble selon le code civil: Manon Glibert, sa femme, l'une des mis en examen dans cette affaire.

Ce qu'il ne faut pas faire tout de même à l'heure des séries américaines !
Plus télévisuel tu meurs

Le jeune avocat raconte -avec sa conviction professionnelle et une sensibilité d'artiste- ce qui deviendra rapidement un feuilleton à charge sur Canal+ ou M6 : " Ils (les policiers de la sous-direction antiterroriste) ont cassé la porte de l'appartement ce matin à 6 h 30. [Ils n'ont manifestement pas obtenu de réponse à leur demande d'autorisation de procéder]. Ils ont procédé au placement en garde à vue de Christophe Becker. Ils ont procédé à une perquisition lors de laquelle ils ont tout retourné dans l'appartement. Face à la peur et à l'angoisse des enfants, notamment du petit de 4 ans, ils ont eu comme réaction pour le calmer de le braquer. Comme si braquer un enfant de 4 ans pouvait le calmer. C'est la deuxième fois qu'ils procèdent de la sorte, alors que les coordonnées de M. Becker, ils les ont dans le dossier depuis de nombreux mois. Une simple convocation aurait permis d'obtenir le même résultat ».
Me Assous est déjà l'avocat des candidats de l'Ile de la Tentation.
Tout est donc simple. Il suffira d'interdire à la justice de mener des instructions et à la police de procéder aux enquêtes, perquisitions et arrestations...

dimanche 8 novembre 2009

Tarnac: les avocats de la défense mènent une contre-enquête

Dès lors les juges sont-ils supposés assurer la défense des présumés innocents aux mains pleines ?

Pourquoi une contre-enquête serait-elle plus objective que l'enquête ?

Le 8 novembre 2008, d'importants retards SNCF avaient été signalés sur des centaines de TGV dans l'Oise dans les deux sens de la ligne Paris-Lille, dans l'Yonne, et en Seine-et-Marne. 4 lignes du nord et de l’est avaient été sabotées au cours d'une action concertée de plusieurs commandos.
Des crochets avaient été installés sur les caténaires... Trois jours plus tard, une vingtaine de personnes sont interpellées notamment à Tarnac, un village du Larzac dans la Corrèze.


Le 10 novembre 2008 sur la ligne TGV entre Perpignan et Narbonne, le service avait également été perturbé par le sabotage d'une caténaire dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008.
L’enquête a permis d'établir la présence de Julien Coupat à bord d'un véhicule, en compagnie d’Yildune Lévy, à proximité d’une voie sabotée, la nuit des faits.

Depuis un an, l’enquête du juge antiterroriste Thierry Fragnoli sur les sabotages des lignes TGV n’a pas apporté d’éléments matériels nouveaux permettant de disculper les neuf adultes installés à Tarnac. A ce jour, ils restent tous mis en examen pour «association de malfaiteurs, destructions et dégradations en relation avec une entreprise terroriste». Julien Coupat, un « jeune » (ci-contre), selon la presse militante, malgré ses 34 ans, et bourgeois diplômé, est quant à lui poursuivi pour «direction ou organisation» du groupe: il est considéré comme le "cerveau" du groupe ayant perpétré les dégradations.

L'enquête n'aurait pas avancé en huit mois...

La libération progressive des huit autre personnes serait donc un non événement.
Mis en cause, Bertrand Deveaux, 22 ans, Elsa Hauck, 24 ans, Aria Thomas, 27 ans, Mathieu Burnel, 27 ans, suspectés d'"association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste", ont été placées sous contrôle judiciaire. Gabrielle Hallez, 30 ans, Manon Glibert, 25 ans, Benjamin Rosoux, 30 ans, et Yildune Lévy, 25 ans, sont quant à eux mis en examen pour "association de malfaiteurs à visée terroriste et dégradation en réunion sur des lignes ferroviaires dans une perspective d'action terroriste".

La contre-enquête est menée par les parents, amis et avocats !

La défense appelle anomalies et contradictions tout ce qui ne l'arrange pas dans les procès-verbaux de la police.

Dans une note transmise au juge, les avocats de la défense, Mes Thierry Lévy (1945, obtint l'acquittement de Roger Knobelspiess) , Jérémie Assous (qui a défendu d'anciens candidats de L'Île de la tentation) et William Bourdon (lien Wikipedia révélateur), contestent désormais les premiers éléments recueillis. Les avocats rappellent que Yildune Lévy (ci-contre avec son avocat, Me Steeve Montagne) et Julien Coupat ont été «suivis de manière continue depuis leur départ de Paris dans la matinée du 7 novembre jusqu’à leur retour dans la capitale, dans la matinée du 8 novembre». «Leur participation à ces faits», qu’ils contestent, «ne devrait pas faire de doute». «Or non seulement le doute existe, selon eux, mais les incohérences et les anomalies dont sont émaillées les constatations des enquêteurs amènent à s’interroger sur leur crédibilité.»

Entre autres contestations, une filature
Revenant sur la nuit du 7 au 8 novembre, Julien Coupat dira -très subjectivement pour les besoins de sa cause- qu'il s'est «senti suivi» dès qu’il s’est «engagé sur des petites routes». «J’ai dû m’arrêter une dizaine de fois et faire autant de demi-tours, a-t-il précisé, indiquant par là qu'il devait semer le(s) suiveur(s) et avait donc quelque chose à cacher. Selon ce grand enfant sans malice, la situation était ludique: « Il y avait quasiment un caractère de jeu à s’arrêter et à voir venir les voitures en reconnaissance.» Selon les policiers, le couple aurait circulé, le 7 au soir, sur la départementale 23 qui relie les villages de Dhuisy et de Germigny-sous-Coulombs (Seine-et-Marne) et qui passe sous la ligne TGV qui sera découverte sabotée. Après avoir mangé, et dormi quelques heures dans la voiture, au Trilport, à trente kilomètres de là, les militants d'extrême gauche seraient revenusle lendemain sur la même route, décidemment très attractive. «Le 8 novembre, à 3 heures 50 minutes, constatons que le véhicule allume ses feux et démarre en direction de la Ferté-sous-Jouarre. Il chemine à allure normale sur la RN3, indique le procès-verbal de la SDAT. Le véhicule emprunte dans Dhuisy la direction Germigny, après un kilomètre, il oblique à gauche dans la voie dans laquelle il avait été observé précédemment (près de la ligne TGV). Il est 4 heures.» Ce minutage sera repris dans d’autres procès-verbaux.
L’avis des avocats sur leur propre enquête...
«Selon le procès-verbal, il s’est écoulé dix minutes entre les deux points de stationnement. L’itinéraire emprunté entre les deux arrêts est également indiqué. Or, la distance parcourue étant de 26,6 kilomètres, la vitesse moyenne de la voiture aurait dû être de 159,6 km/h. La voiture surveillée n’a pas pu parcourir la distance indiquée entre Trilport et le lieu des faits dans le laps de temps indiqué.»

  • France Info participe à la mascarade médiatico-judiciaire

    La presse fait la grâce d'expliquer l'actualité aux braves gens, en interrogeant les uns mais pas les autres, puisque le juge ne peut pas s'exprimer librement. De ce fait, le décryptage par les media ne pencherait-il donc pas fortement du côté où il va tomber ? L'opinion est ainsi manipulée et un sondage ne devrait pas tarder à mesurer l'impact de l'investissement de la presse qui ne recherche que la vérité...

    Gérard Coupat, le père 'complotiste' éploré

    En mai 2009, Libération militait déjà pour la thèse de zones d'ombre sans pour autant y trouver de bonne raisons pour la justice de prendre le temps nécessaire.
    Le 2 novembre 2009, Libération prend à nouveau le parti de la défense et publie la contre-enquête des avocats du groupe de Tarnac, supputant qu'elle « risque » de faire désordre. Sans pouvoir toutefois l'affirmer.


    La radio de service public se fonde sur les dires de la défense et de son confrère pour mettre en cause de l'enquête officielle. Elle donne alors la parole à Gérard Coupat ! Il est le père de Julien Coupat: c'est comme si votre assureur recevait le témoignange de votre conjoint !

  • Le papa estime alors que cette contre-enquête ne change pas grand-chose parce qu’il était convaincu par tous ces éléments. "On voit bien qu’il y a manipulation", confie-t-il à Olivier de Lagarde qui ne semble pourtant rien voir...
  • Le papa a ensuite le sentiment que "le juge continue à juger à charge et ne veut rien voir dans tout ce qui pourrait disculper les jeunes de Tarnac." Si le père le dit, c'est donc bien la preuve qu'à la différence de la contre-enquête, l'enquête est critiquable.

  • Il n'est dès lors pas surprenant que la famille porte ensuite des accusations gratuites contre le pouvoir: "Cette affaire a été mise en place et est dirigée par Madame Alliot-Marie. L’affaire a été strictement menée de façon politique", dénonce le père de Julien Coupat dont il faut prendre l'objectivité pour argent comptant.
    Le père du militant de l'ultra-gauche utilise le service public pour déverser sa propagande anti-gouvernementale. "C’est au plus haut niveau que cela s’est passé et c’est pour cela qu’il est important que ce procès ait lieu", conclut-il impartialement. Qu'a-t-il apporté de concret au dossier de papa?

    Mais, pour des raisons politiciennes qu'elle qualifie positivement d'impertinence ou d'insolence, une certaine presse colporte les sentiments des uns et des autres, au risque conscient de se livrer au dénigrement de la justice et de la gendarmerie.


    Le quatrième pouvoir est-il démocratique et légitime ?

    Faudra-t-il bientôt que nous élisions nos avocats et nos journalistes enquêteurs?
    La sérénité de la justice paraît très gravement menacée par les agissements conjugués d'avocats de la défense et d'une certaine presse qui tentent de se substituer aux juges.
    Une république démocratique qui se laisse dépouiller du pouvoir par des juges non représentatifs, puisque non élus, est-elle une « république bananière », maître Mamère ?

    A noter enfin que la presse qui s'active pour soutenir l'entreprise fumeuse des avocats de la défense ne mentionne jamais les lourdes perturbations occasionnées aux usagers de la SNCF par les sabotages. On comprend que les lecteurs se détournent de ces media partisans et que leurs finances souffrent de leur parti-pris.