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lundi 29 juillet 2019

Permanences LREM saccagées: Aurore Bergé y voit un complot

"ON cherche à générer un sentiment de peur," soupçonne la porte-parole LREM

Mieux vaut-il mieux des taggages de permanences ou des dommages à caténaires ? 

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Michel Serre n'a pas survécu à cette exhib de la trentenaire
La porte-parole de LREM Aurore Bergé a réagi aux récentes violences qui ont touché les permanences de parlementaires de la majorité, ces deux dernières semaines, comme ce samedi 28 le local de Romain Grau à Perpignan, dernier exemple en date. "Un peu moins de 200 personnes, dont 50 à 70 violentes", selon la préfecture, on démontré que le mouvement des Gilets jaunes ne s'essouffle pas. Leur mouvement converge avec celui des agriculteurs et des écologistes remontés contre la ratification du CETA. et députée des Yvelines Invitée ce lundi matin sur les antennes de BFMTV et RMC,  

"On cherche à générer un sentiment de peur parmi les parlementaires," assure Aurore Bergé, ci-dessus en Perrette court vêtue, pour dire que ces violences sonnt inacceptables. Par la suite, l'élue des Yvelines n'a pas hésité à pointer du doigt une partie violente des manifestants Gilets jaunes, mobilisés depuis novembre dernier.
"Je ne sais pas si ce mouvement violent et radical dans ses méthodes est encore un mouvement social. J'ai vu mes collègues subir des attaques, des voitures personnelles brûlées, des tirs à l'arme réelle en pleine rue, et des enfants assistent à ça, analyse-t-elle, se fantasmant à Beyrouth. C'est dangereux pour la démocratie". Et sûrement pour la planète !

Le complotiste 
Mélenchon, désigné à l'opprobre populaire

Par la suite, Aurore Bergé n'a pas hésité à égratigner certaines personnalités politiques, dont Jean-Luc Mélenchon qui, selon elle, "laissent entendre le petite musique selon laquelle nous somme illégitimes." "Nous ne sommes pas entrés par effraction, nous avons été choisis par les Français", a assuré cette ex-membre de l'équipe de campagne d'Alain Juppé.
Pendant deux ans, des parlementaires laissent croire cela et donnent des arguments, ils chauffent à blanc.Je considère qu'à partir du moment où il se passe cela contre les parlementaires, journalistes ou magistrats, il y a une responsabilité, c'est mauvais pour tout le monde."
Avant de préciser le fond de sa pensée: 
"Rien ne légitime la violence; on a le droit de débattre, mais pas de contraindre par la force. Nous avons été élus et avons travaillé sur le Ceta et nous avons le droit d'avoir des divergences en démocratie. Nous ne sommes pas entré par effraction, nous avons été choisis par les Français" 
Et de pointer également du doigt un blog de Mediapart qui, reprenant une liste complète des députés qui ont voté en faveur du CETA, publiant les adresses des permanences et qui, selon elle, incitait à la violence.

La bienveillante Berger craint pour sa personne consensuelle... 

Quant à sa situation personnelle, Aurore Bergé a expliqué qu'il n'est "pas anodin quand un préfet vous dit qu'il vous faut une protection, qu'il y a un certain nombre de raisons de penser qu'il peut y avoir des attaques". L'origine de cette opération de dénonciation d'un complot se trouve clairement dans l'entourage de Castaner...

"J'ai une collègue dont l'école des enfants a été mise sous surveillance. C'est un climat nauséabond. On n'a pas le droit de me faire peur en démocratie ni de me faire changer mon vote par la force", conclut-elle. 

Quand la SNCF avait dû faire face à des sabotages.
Soupçonné d'être le cerveau charismatique et idéologue d'une cellule clandestine "anarcho-autonome", Julien Coupat, 34 ans, établi sur le plateau de Millevaches, à Tarnac en Corrèze, avait été mis en examen le 15 novembre 2008 pour direction d'une entreprise terroriste et destructions en réunion: on avait des raisons matérielles de parler d' "attaques" et d' "attentats", puisqu'une dizaine de dégradations de caténaires avaient été dénombrées dans l'été... Il était soupçonné d'avoir commis des dégradations de caténaires contre des lignes à grande vitesse fin octobre et début novembre. Des neuf mis en examen du dossier, il fut le seul à être maintenu en détention.

Le 12 avril 2018, Julien Coupat et Yildune Lévy, sa compagne, sont relaxés par le Tribunal correctionnel de Paris. Le 8 décembre 2018, lors de l'acte IV des manifestations de Gilets jaunes, il fut interpellé et placé en garde à vue et remis en liberté.

mardi 12 mars 2019

A Tarbes, un temple maçonnique dégradé

Tous les méfaits du samedi soir sont-ils imputables aux Gilets jaunes ?

L'AFP invente un complot, sans apporter de preuves: fake news malveillant ou diffamation ?

Résultat de recherche d'images pour "loge maconnique Tarbes"La Dépêche du Midi et Midi Libre ont-ils vérifié leurs informations diffusée par l'AFP au national? 
"Dans la nuit de samedi à dimanche, des gilets jaunes se sont introduits dans le temple maçonnique du centre de Tarbes", affirme l'AFP, sur la foi de ses confrères régionaux, propriétés respectivement de la famille Baylet, franc-maçonne, et du Groupe Sud Ouest, détenu à 80 % par la famille Lemoîne. La loge du Grand Orient de France a certes été dégradée, mais l'enquête judiciaire ouverte n'a pas livré ses conclusions. Si donc la presse ne participe pas à un complot, quoi d'autre ?

Le Parquet de la ville révèle les faits, mais ne désigne pas les coupables. 
"Des gilets jaunes s'y étaient introduits dans la nuit de samedi à dimanche," accuse l'AFP, dans la fiction rédigée par Clémentine Piriou, "aspirante journaliste et ex-constitutionnaliste", c'est-à-dire rien, mais tout aussi compétente - ou inspirée - pour faire le récit, repris par Libération, d'un attentat à la voiture piégée à Bogota, Colombie: le droit constitutionnel mène à tout et très loin...

Vers minuit, "alors qu'il ne restait qu'une petite centaine de gilets jaunes dans le centre-ville, un ["homme" quand il s'agit d'un islamiste ou d'un voyou] individu masqué [donc un Gilet jaune !] a arraché l'interphone de la loge maçonnique du Grand Orient de France, selon La Dépêche du Midi, qui a diffusé l'affaire. Il s'est ensuite introduit dans le bâtiment, après en avoir ouvert le portail [la méthode est originale].
Lors de la campagne présidentielle de 2017, le patron de presse Jean-Michel Baylet a annoncé son soutien à Macron, en dépit du soutien à Benoît Hamon du Parti Radical de Gauche (PRG) ,parti qu'il a présidé.

"Quand la bêtise rivalise avec l'intolérance la plus crasse" (Castaner, la crasse, l'intolérance et la bêtise)

"Plusieurs personnes se sont engouffrées dans les lieux dans un bruit de vitres brisées pour un saccage qui aura duré seulement quelques minutes", rapporte encore le quotidien régional.
"Après les juifs, les francs-maçons... Quand la bêtise rivalise avec l'intolérance la plus crasse", a réagi le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, dans un tweet insultant, dimanche. Ainsi, de manière obsessionnelle, le ministre énumère-t-il une série de cibles habituelles en temps de troubles politiques, évoquant à demi-mots les années 30. 
Il a par ailleurs salué "l'intervention rapide de la @PoliceNationale qui a mis fin aux exactions de ces individus qui n'ont d'autre projet que la haine". Un leitmotiv.
Avant de faire grossir la rumeur, Castaner les a-t-il identifiés ? Sont-ils de mèche ?
Les Gilets jaunes pointés par la presse régionale de gauche sont-ils d'authentiques Gilets jaunes ou des hommes de mains au service du discrédit du mouvement ? L'enquête le dira...

Les Frères-maçons évitent, quant à eux, d'accuser sans preuves.
De son côté, la Grande Loge Mixte de France déplore, dans un communiqué de presse, des "actes inqualifiables (qui) s'inscrivent dans un contexte de déferlement de menaces et propos haineux à l'encontre des francs-maçons".
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"Le combat doit être encore plus ardent contre tout ce qui contribue à éroder le pacte social: remise en cause des valeurs et des principes républicains, régressions sociales, précarité, repli sur soi et dérives communautaristes", poursuit le texte.
Cette loge mixte a été créée en 1982 avec le soutien du Grand Orient de France. 

Stupéfiant commentaire du préfet Blondel des Hautes-Pyrénées : une "agression contre la République"
Contre les églises, c'est un fait divers.

mardi 22 janvier 2019

Marlène Schiappa va animer une émission sur le "grand débat national", avec l'amuseur Cyril Hanouna

Les trublions qui se ressemblent s'assemblent...

L'ex-blogueuse pourrait tirer les cartes, mais choisit un divertissement politique télévisé

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La politique se vend comme du savon liquide
Marlène Schiappa a choisi une émission qui ne se prend pas la tête et où la vulgarité assure le buzz: avant l'heure des Européennes et du bilan du débat national, son choix de mener campagne à la télé, sous le déguisement d'animatrice associée, pour un coup médiatique d'un soir (et plus si affinité ?), la sous-ministre va distraire du temps gouvernemental pour assurer sa défense auprès des "gueux", "fainéants et "illettrés" qui n'ont rien de mieux à faire que de suivre les cancans et bisbilles dont se gorgent les chroniqueurs de l'émission, dédiée cette fois "grand débat national" avec Cyril Hanouna, sur C8 (groupe Canal+ du groupe Bolloré), produite par H2O Productions, société de production du même Cyril Hanouna, mais dont l'actionnaire principal est Banijay, présidé par Stéphane Courbit, à la tête de LOV Group, associé à Air Production, société de l'animateur Nagui, ou Adventure Line Productions (Fort Boyard, sur France 2, ou Koh Lanta, sur TF1).
Schiappa récidive dès après mars 2018.
C'était dont vrai ! Une secrétaire d'Etat - les droits des femmes ne sont plus, dans ce gouvernement, un Ministère de plein exercice / 20e rang protocolaire / Un budget misérable; tout cela obligeant la détentrice du portefeuille de se multiplier en annonces, en tweets et autres moyens uniquement de communication - s'est rendue
sur le plateau de la lamentable émission proposée par C8 et présentée par le non moins médiocre Cyril Hanouna, celui-là même dont femmes et homosexuels se plaignent régulièrement.
Qu'à cela ne tienne. Marlène Schiappa, toute honte bue, a donc participé au show afin sans doute de donner plus de résonance à une annonce qui vint en fin d'émission: un grand principe "hanounesque": le teasing", ce moyen d'annoncer, d'annoncer et d'annoncer encore un "scoop", une "news", une "info" évidemment capitale et qui va, puisqu'on vous le dit, révolutionner la France, l'Europe, le mooooooooooooooooooooooooonde!!!!!
Une annonce qui tomba à plat puisque la dite annonce ne faisait que reprendre, présenté autrement, l'existant concernant les "cyber-harceleurs".
Voici ce qu'en dit le toujours excellent Samuel Gontier, dans Télérama.
Une friandise à déguster sans modération!
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"Etre en rassra(h)", terme popularisé par Cyril Hanouna,
indique une très grande angoisse. C'en est une, 
si on pense que les Français doivent acquérir du 
vocabulaire judéo-arabe pour s'assimiler dans 
 la communauté tunisienne de France.
"L’interview de la secrétaire d’Etat commence véritablement avec "le darka/rassrah de l’invité. Ce qui est 'darka', c’est ce qui est drôle, que vous aimez bien ; ce qui est rassrah, c’est ce qui est angoissant, moins sympa. Vous avez une petite pancarte…," explique l'hôte d'origine juive tunisienne à son invitée, fille de militants de la libre pensée et trotskiste lambertistes. Nul n'est dans cette émission, défenseur de la langue française , mais le nom de la féministe avait pourtant circulé parmi les prétendants à la succession de la Belge Françoise Nyssen à la Culture...
Après l’image de sa première apparition dans un JT arrive le logo du PSG. "PSG, darka ou rassrah ? Parce qu’on vous a vue au match." "Je suis plutôt supporter de l’OM », prévient Marlène Schiappa tandis qu’apparaît un magnifique portrait d’Emmanuel Macron en maillot de l’OM. Mais l’invitée concède apprécier les matchs du PSG. De toute façon, "j’adore le foot"...
"Dalida ?" "Darka", répond Marlène Schiappa. "Elle adore Dalida, confirme Cyril Hanouna, elle a même chanté une chanson de Dalida dans 'Thé ou café', sur France 2. Regardez.' Génial ! Je l’avais raté ! Elle chante magnifiquement bien 'Gigi l’amoroso'… La sous-ministre a tous les dons. Dont (!) celui d'énerver.
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"Darka ou rassrah, Emmanuel Macron ?", demande encore Cyril Hanouna, tandis que s’affiche un magnifique portrait du chef de l’Etat. "Super darka !" "Il est content de votre travail ? Il vous fait des points sur vos interventions télés ? 
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Il sait que vous êtes ici ce soir ?" "Il sait tout." 
"Darka ou rassrah, le CSA ?
Vous savez qu’entre le CSA et moi c’est une grande histoire… à trois millions d’euros", indique Cyril Hanouna, en référence à l’amende dont il a écopé. "Je note, Cyril, lui répond Marlène Schiappa, que vous avez fait beaucoup de progrès dans la maîtrise de votre antenne. Vous pouvez être tout aussi drôle tout en étant respectueux, donc bravo !" "Ouah !",s’extasient les chroniqueurs et le public.
Le feu roulant des questions des chroniqueurs démarre. L’une aimerait connaître "les coulisses de l’entrevue", l’an dernier, entre son patron et Marlène Schiappa. "Ça s’est très bien passé. La preuve, il est revenu, on a mangé ensemble, je lui ai offert des lasagnes, on s’écrit des SMS… Ça se passe bien, Cyril, entre nous ?", plaisante la secrétaire d’Etat en lui adressant des œillades. "Ouah !", s’extasient les chroniqueurs et le public. "J’ai apprécié votre geste, intervient Christine Kelly 
(elle a été nommée membre du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA, 2009-2015) par Gérard Larcher). C’était bien de dire “parlons-nous simplement pour pouvoir avancer ensemble”. Franchement, félicitations pour ce geste !"
Résultat de recherche d'images pour "Hanouna nu""J’ai une question politique pour vous, intervient Kelly (la DJ). J’aurais voulu savoir : est-ce que Cyril est votre délire ?" "Il est très beau, Cyril Hanouna", estime Marlène Schiappa, en lui adressant de nouvelles œillades. "Ouah ! ", frétillent les chroniqueurs et le public. "Il est très bienveillant; j’ai été surprise quand je l’ai rencontré. c’est un gentleman, c’est un homme qui se comporte très bien avec les femmes, qui est vraiment dans l’écoute, la bienveillance, loin de la caricature qu’on peut se faire de vous." " Ouah !", reprend le choeur des badauds."
(Christophe Chartreux) 
La blogueuse va-t-elle nous éviter ses "violences éducatives" coutumières ?

La secrétaire d’Etat en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes impose à la télévision le  "grand débat national" voulu par Macron, "dans une émission où on verse des nouilles dans le slip d'un chroniqueur !"
Pas moyen d'échapper au professeur Macron, alors qu'il squatte déjà BFMTV, LCI ou CNEWS chaque semaine pendant au moins six heures d'université du temps libre.

Dans un communiqué, la chaîne privée C8 explique programmer une soirée spéciale - ce qui, dès le départ, sent le coup de pub - de 'Balance ton post', ce vendredi 25 janvier, en deuxième partie de soirée. "Pas de débat politique, mais un échange citoyen avec des propositions concrètes", promet la chaîne. Retraités, infirmiers, demandeurs d'emploi, commerçants, agriculteurs et enseignants sont annoncés sur le plateau.

Un vote final pour choisir des propositions

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Le tout avec un vote final qui doit permettre de retenir sept idées, transmises au gouvernement. Dans son agenda officiel, la ministre se présente comme "invitée de Cyril Hanouna", mais pour une émission "animée par Marlène Schiappa et Cyril Hanouna". Un format inédit à la télévision. 

Le débat a été lancé par Emmanuel Macron, comme une réponse à la crise des Gilets jaunes. Il est articulé autour de quatre thèmes: pouvoir d'achat, fiscalité, démocratie et environnement. Le chef de l'Etat ponctue ce débat de déplacements en région,  à la rencontre des élus locaux, au mépris des mécontents des ronds-points.

Oubliée la polémique sur la blague homophobe d'Hanouna

Résultat de recherche d'images pour "Hanouna nu"La mémoire de Schiappa peut flancher. 
Il semble désormais que tout ce qui se dit et tout ce qu'on montre dans cette émission est de bon aloi, si tel est le bon vouloir de la twitto, mais les sorties de routes sont pourtant innombrables, faut-il lui rappeler ?
En direct de "Touche Pas à mon Poste" en prime time jeudi 18 mai 2017? en deuxième partie de soirée, Cyril Hanouna semble avoir pris un malin plaisir à piéger des homosexuels en passant une fausse annonce sur un site de rencontre gay. Démarche perverse sur un sujet sensible.

Dans la vidéo ci-dessous, on peut voir une séquence où Hanouna répond à un appel en adoptant une posture et une voix moqueuses et enchaîne les blagues douteuses.

SOS Homophobie estima que l'extrait était "scandaleux"
et assura qu'elle allait écrire au CSA. "Ce sont des propos homophobes. Pour nous, c'est une récidive de Hanouna : cela fait plusieurs fois qu'il est pris en flagrant délit d'homophobie", souligne Joël Deumier, président de l'association.

C'est en effet loin d'être la première fois que l'émission de C8 fait preuve "d'homophobie ordinaire". En décembre, l'association des journalistes LGBT, l'AJL, épinglait "TPMP"pour le seul mois de novembre, elle avait comptabilisé 42 références à l'homosexualité, "souvent pour en rire de manière rabaissante". Pourtant, fin décembre 2016, Cyril Hanouna déclarait qu'il allait "continuer à combattre l'homophobie".

Après la séquence homophobe d'Hanouna qui a fait buzzer TPMP, la secrétaire d’Etat à l’égalité femmes-hommes Marlène Schiappa a reçu l'animateur dans ses locaux, pour purger l'affaire du canular homophobe du 18 mai. Dans un entretien accordée avec L’Obs, celle-ci revient sur cet échange qu’elle espère efficace : 
"Avant tout, ce n’était pas une convocation, contrairement à ce qu’on a pu lire dans la presse, se défend la stalinienne. Ce n’est pas la place des membres de gouvernement. Je voulais simplement le rencontrer. La valeur de sanction appartient au CSA et à la justice quand il y a des plaintes. Mon rôle n’est pas de sanctionner mais de conduire des politiques publiques d’égalité entre les femmes et les hommes et de lutte contre l’homophobie", tint elle à préciser.
Sur Twitter, la ministre explique également avoir remis à Cyril Hanouna le rapport 2017 de l’association SOS Homophobie qui semble co-gérer le sous-ministère.
Les initiatives de l'électron libre du gouvernement sont un peu trop souvent douteuses.
Comme lorsqu'elle demanda publiquement que soient fichés les participants à une cagnotte pour soutenir le boxeur Christophe Dettinger ou qu'elle affirma que des puissances étrangères complotent derrière le mouvement des Gilets jaunes
En ce qui concerne la co-présentation de l'émission avec Hanouna, a-t-elle obtenu le feu vert de l'Elysée pour offrir sa prestation ? A priori, connaissant la centralisation du pouvoir macronien, on pourrait le croire. Mais Marlène Schiappa a déjà pris librement des initiatives qui ont déplu au Château, sur la question de l'ISF. 

A l'époque, L’Obs qui rappelle que 'Touche pas à mon poste' est une émission qui se situe plutôt sur le registre de la provocation, se demanda si ce n’était pas un peu naïf de croire qu’on allait y faire de la pédagogie… La question est restée sans réponse en 2019 et pour cause : elle se fonde sur "le pari que Cyril Hanouna et ses équipes sont dotés d’intelligence".

samedi 10 novembre 2018

Projet d'attaque au couteau contre Macron : info ou intox ?

Les suspects voulaient-ils vraiment agresser le président à l'arme blanche ?

Les quatre suspects seraient passés aux aveux devant la DGSI

Ils planifiaient de poignarder Emmanuel Macron lors des commémorations du 11-Novembre. 

L'attaque contre le président était imminente. Le groupuscule d'extrême droite qui avait planifié un attentat contre Emmanuel Macron est finalement passé aux aveux lors de sa garde à vue dans les locaux de la DGSI, a appris France 2. Les quatre hommes ont détaillé aux enquêteurs le plan mis en place. "On est vraiment intervenus juste avant une action imminente, précise une source proche de l'enquête. Il [le meneur présumé] a l'air de monsieur Tout-le-Monde, il aurait pu y arriver. "

Un suspect sous surveillance
Le cerveau de l'opération présumée s'appelle Jean-Pierre B. L'homme de 62 ans, négociant en bois et originaire de Saint-Georges-de-Commiers (Isère), avait imaginé poignarder le chef de l'État à Charleville-Mézières, dans les Ardennes, mercredi 7 novembre, lors des commémorations du centenaire du 11 Novembre. Dans le détail, le suspect comptait franchir les portiques de sécurité munis d'un couteau en céramique, qui, contrairement au métal, n'est pas censé déclencher l'alarme, et poignarder le président en plein bain de foule.

Jean-Pierre B. était sous surveillance de la DGSI depuis le 31 octobre. En cause, ses échanges sur une messagerie cryptée où il se montrait particulièrement virulent envers Emmanuel Macron. Tout s'est accéléré lundi dernier, lorsqu'il a pris la route en direction de Bouzonville, en Moselle, avec un autre homme pour retrouver ses deux autres complices. Les forces de l'ordre ont décidé d'interpeller les quatre suspects le lendemain dans la matinée.

Les complotistes ne prennent pas de repos

Si, à 50 ans, tu n'as pas eu ta menace d'attentat, c'est que t'as raté ton quinquennat...

On a déjà eu l'attentat du Petit-Clamart. 
Désigné par ses auteurs sous le nom d’opération Charlotte Corday (assassin de Marat), cet attentat fut le fait d'un groupe (OAS-Métropole / OAS-CNR) dirigé par le lieutenant-colonel Bastien-Thiry, visant à assassiner le général de Gaulle, président de la République, le 22 août 1962 à Clamart.
Lors du procès contre les auteurs de l'attentat, le général Alain de Boissieu, gendre de de Gaulle, " après avoir énuméré les 'raisons' du supplice de Jean Bastien-Thiry (dernier condamné à mort à être fusillé en France), affirma que l'attentat fut "téléguidé" par des "milieux politiques" sans aucun rapport avec l'OAS et le CNR."

Et puis celui de l'Observatoire.
C'est un attentat que François Mitterrand a simulé dans la nuit du 15 au 16 octobre 1959 à Paris près du jardin de l'Observatoire. Vers minuit trente, la Peugeot 403 du sénateur de la Nièvre, est criblée de sept balles. Les soupçons des enquêteurs s'orientent d'abord vers les partisans de l'Algérie française. Mais l'ancien ministre de l'Intérieur de Pierre Mendès France fut accusé d'avoir lui-même commandité l'attentat dans le but de regagner les faveurs de l'opinion publique. Le 8 décembre, le juge André Braunschweig inculpe François Mitterrand et ses complices pour "outrage à magistrat. Et on dira que l'Histoire ne se répète pas...

Juin 2018: projet d'attentat de l'ultra-droite contre des musulmans radicalisés
Les dix membres d'un groupuscule clandestin d'ultra-droite, baptisé Action des forces opérationnelles (AFO), suspectés de préparer un attentat contre des musulmans, ont été mis en examen, selon une source judiciaire. Elles avaient été interpellées lors d'un vaste coup de filet antiterroriste mené par différents services du renseignement intérieur dans plusieurs régions de France, en Corse, en région parisienne, mais aussi à Vienne et en Charente-Maritime. Les autorités redoutaient "un passage à l'acte violent".

Les suspects - neuf hommes et une femme âgés de 32 à 69 ans - ont été mis en examen notamment pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Quatre d'entre elles ont été placées en détention provisoire, et quatre autres  sous contrôle judiciaire.
Plusieurs d'entre eux ont également été mis en examen pour des infractions à la législation sur les armes et des faits présumés de fabrication ou détention d'engin explosif ou d'éléments destinés à entrer dans la composition de produit explosif, le tout en relation avec une entreprise terroriste. Trente-six armes à feu et des milliers de munitions ont été retrouvées lors de perquisitions chez des suspect.
Fait peu banal, la presse fourni le nom du chef présumé du groupuscule, Guy S.
Il s'agit d'un retraité de la Police nationale, né en 1953 et vivant à Tonnay-Charente. précise-t-on. Le groupe comprend également un ancien militaire. 

Le Parquet a ouvert une information judiciaire le 14 juin, "les éléments recueillis" sur ce "passage à l'acte violent" "demeurant toutefois imprécis à ce stade". Selon une source proche de l'enquête, des suspects ont parlé de s'en prendre notamment à des musulmans radicalisés sortant de prison et à des mosquées radicales. Selon Matthieu Suc, journaliste à Mediapart, site révolutionnaire trotskiste, "les projets n'étaient pas très clairs. Comme dans plein de groupes terroristes, on fait des réunions secrètes et on parle d'éventuelles personnes condamnées pour association de malfaiteurs terroristes qui allaient sortir de détention et qu'il fallait tuer; on parle d'imam classés comme radicaux..." Mais on parle pourtant alors de "passage à l'acte imminent".

Depuis cinq mois, l'enquête se poursuit et on apprend que les dix suspects sont treize. Le Monde soulève même un coin du voile sur leurs identités. Ainsi Guy S. s'appelle Sibra et le groupuscule terroriste comporte "une infirmière de 55 ans, un restaurateur indépendant de 45 ans ou encore un mathématicien de 69 ans", mais aussi un retraité de France Télécom de 65 ans, un téléopérateur de nuit pour les taxis G7 et un ex-cadre de la grande distribution. Ces membres se faisaient appeler par des pseudo parlants, comme Richelieu, Ferragus, Attila ou Ninon de Lenclos.
Plusieurs, parmi eux, sont des traumatisés des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis. "J'ai mal au cœur (…); nous avons une jeune fille de 20 ans qui est enterrée, ce sont des terroristes, moi non !", a déclaré l'un d'eux lors des interrogatoires.

Des sites internet s'interrogent :"Un attentat contre Macron ? Inutile, il se flingue lui-même"
"Sondages désastreux. Il serre des mains (sélectionnées) en demandant "Vous allez bien ?", fait du vélo, renouvelle le gouvernement, parle et parle encore dans les médias, se sépare de Benalla, enlace le torse nu d’un éphèbe (et délinquant) musclé en sueur, marche dans la boue des villages inondés, ratisse à droite en chantant « Maréchal nous voilà », rien n’y fait : le lien avec le peuple est rompu.
Que faire ? Bidonner un attentat contre lui dans les jardins de l’Observatoire, comme Mitterrand ? Ça n’avait pas bien marché. Se faire mitrailler pour de bon au Petit Clamart, comme De Gaulle ? Trop risqué.
Et si on arrêtait six fachos qui auraient éventuellement projeté (paraît-il) d’accomplir un jour peut-être, d’une façon à définir, une agression hypothétique contre lui ? D’après « une source proche du dossier » on sait qu’il« s’agirait d’un projet imprécis, inabouti d’action violente » et même que « Les investigations en cours doivent permettre d’établir la réalité et la nature exacte de cette menace »
Donc, on n’est même pas sûr qu’il y ait eu un projet.
Cependant, le ministre de l’intérieur s’est dit « attentif aux menaces venues notamment des mouvements extrémistes de droite comme de gauche, très actifs sur notre territoire ». En vérité, les six interpellés sont d’extrême-droite, mais pourquoi se priver d’un petit coup en vache contre l’autre, là, l’extrémiste de gauche, oui, vous m’avez compris, le perquisitionné insoumis.
La vérité est ici : le seul endroit où Macron est en sécurité sans être entouré d’une nuée de fourgons de police, de voitures noires, de motards, de cordons de CRS, de dizaines de policiers en civil, est le palais de l’Elysée (à vérifier pour les appartements privés).
Théophraste R. (Auteur du Manuel : « Comment faire don de votre personne à la France des Gaulois irréformables, buveurs, illettrés, fainéants et fouteurs de bordel  »).
PS. Lu quelque part après la « bourde » de Macron sur Pétain : « Il aurait dû épouser sa professeur d’Histoire  ». Ha ! Ha !
Lu dans "Le Grand soir", "journal militant d'information alternative.

vendredi 3 février 2017

Affaire Penelope: secret des sources contre secret du travail des collaborateurs parlementaires

Qui est la taupe ? Jouyet serait la source secrète du Canard enchaîné

"Cette opération ne vient pas de chez nous, pas de notre camp.
Cette affaire [Penelope] vient du pouvoir", a affirmé François Fillon devant ses sympathisants, mercredi 1er février. Le candidat LR à la présidentielle, harcelé dans l'affaire des emplois présumés fictifs de son épouse Penelope, a aussi dénoncé une "tentative de coup d'État institutionnel" venu de "la gauche". Ses soutiens les plus fervents jugent les attaques plus dangereuses  pour le scrutin que pour le candidat dans l'opinion soumise au matraquage médiatique de la gauche qui a perdu toute chance de victoire et balance entre Hamon et Macron, faisant le jeu de l'extrême droite, comme en 2002. 

La presse retranchée derrière le secret des sources a reçu le soutien du Parquet
L'opération lancée par l'hebdomadaire anarchiste repose sur un montage de soupçons. Les montants avancés sur les sommes perçues par l'épouse du candidat de la droite républicaine se sont d'ailleurs avérés inexacts d'une semaine à l'autre.

Depuis 2012, chaque nouvelle élection présidentielle est entachée d'un complot.

Le socialiste Dominique Strauss-Kahn fut la première victime des media avec la révélation de son activité sexuelle pourtant connue de longue date, notamment par François Hollande, alors premier secrétaire et candidat du Parti socialiste. A qui le crime profita-t-il ?


Puis, en mars et avril 2012, à seulement quelques jours de l'élection présidentielle, l'affaire Kadhafi fut déclenchée par le journal trotskiste en ligne Mediapart, avec deux documents pouvant laisser croire à l’existence d’un financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy par le régime libyen en 2007. L'information judiciaire n'a toujours pas abouti.


Après DSK et Sarkozy, Fillon, avec pour point commun à ces complots successifs, François Hollande et son entourage.

VOIR et ENTENDRE d'ailleurs ce petit échange discret mais révélateur, entre Hollande et Edwy Plenel, animateur du site révolutionnaire :


Les députés LR E. Ciotti et B. Debré ont quelques motifs de citer Jean-Pierre Jouyet comme taupe du gouvernement Fillon et indic du Canard

Jouyet a été secrétaire d'État au gouvernement Fillon en charge des Affaires européennes en 2007, avant d'être nommé secrétaire général de la Présidence de la République par... Hollande qui , bien qu'il n'aimât pas les riches, appela cet ex-président de Barclays France à l'Elysée.

La presse partisane qui reçoit les supputations du Canard et Mediapart comme argent comptant, disqualifie "pêle-mêle" les indications des deux députésd'un revers de clavier, "sur la base de vagues "suspicions" ou simples déductions, selon elle, parfois très suspicieuse.

Les media auraient-ils aussi oublié le dîner de cons entre Fillon et Jouyet ?
Selon le livre Sarko s'est tuer, lors d'un déjeuner le 24 juin, François Fillon aurait pressé Jean-Pierre Jouyet, secrétaire général de l'Élysée, d'accélérer les procédures judiciaires visant Sarkozy. Au plus fort de la tempête qui secouait l'UMP, avec les révélations concernant de supposées fausses factures et le rôle de Bygmalion, l'ancien premier ministre aurait insisté auprès de son interlocuteur sur un point précis: le paiement par le parti des pénalités de plus de 500.000 euros infligées à Nicolas Sarkozy pour dépassement de son budget de campagne.
Fillon-Jouyet : Le dîner de cons...Dans Le Monde, les journalistes de la nuit profonde et auteurs du livre Gérard Davet et Fabrice Lhomme rapportent plusieurs extraits de l'échange entre les deux hommes, tel que Jean-Pierre Jouyet lui-même les leur aurait rapportés : "Fillon m'a dit texto 'Jean-Pierre, c'est de l'abus de bien social. C'est une faute personnelle. [Nicolas Sarkozy] n'avait rien à demander à l'UMP, de payer tout ça'." Toujours selon ce récit, Fillon aurait expliqué à Jouyet: "Jean-Pierre, tu as bien conscience que si vous ne tapez pas vite, vous allez le laisser revenir?" Le secrétaire général de l'Élysée, aura-t-il en revanche la volonté d'accélérer les procédures judiciaires visant... Fillon ?

Dès avril 2014, Jouyet est un homme incontournable du quinquennat de Hollande. Le secrétaire général de l'Élysée a d'abord nié catégoriquement avoir fait un tel récit aux journalistes, bien que ceux-ci assurent disposer de plusieurs sources concordantes mais également des enregistrements (!) de leur entretien avec Jouyet. Dimanche, Jouyet est pourtant revenu sur son démenti. "François Fillon m'a fait part de sa grave préoccupation concernant l'affaire Bygmalion. Le ladre s'en est déclaré profondément choqué", a-t-il simplement synthétisé.

VOIR et ENTENDRE Macron soutenir Jouyet lors de l'affaire du "dîner de cons" 
à l'Elysée avec Fillon, selon France Info, organe de presse partisan  :

Jouyet a-t-il en fait travaillé pour le candidat Macron en lançant le Canard enchaîné sur la trace de Pénelope ? Membre du Parti socialiste (2006-2009), Emmanuel Macron a été fait secrétaire général adjoint de l'Elysée par François Hollande en 2012, au côté de Jouyet et à sa demande, avant de le nommer ministre de l'Économie et de le propulser dans le paysage politique et sous les projecteurs des media.

Jouyet roule pour Macron


Jeudi 2 février, Jean-Pierre Jouyet, François Hollande, Emmanuel Macron ou encore l'ancien procureur Jean-Louis Nadalprésident de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), sont apparus en grands organisateurs de cette chasse à l'homme
Le journal Libération pointe par ailleurs les hashtags de soutien au candidat Fillon et, sans encore les traiter de fachos, cloue au pilori les militants qui prennent sa défense sur les réseaux sociaux. Parmi eux a émergé le mot-clef 'StopChasseàlhomme' ce mercredi sur Twitterparce qu'il dénonce le ciblage malveillant dont est victime le candidat du parti Les Républicains. Il ferait pschitt selon Le Point qui ne précise pas qu'il est envahi de tweets hostiles de la gauche radicale désunie sur un programme commun, mais une dans la salissure et le grippage de la démocratie. #ProFillon n'est pas non plus apprécié du quotidien tenu par Laurent Mouchard-Joffrin.

Éric Ciotti explique sur Franceinfo :
Les éléments qui sortent, les contrats, les chiffres, qu'ils soient dans le domaine privé ou dans celui de l'Assemblée nationale, du Sénat, il n'y a qu'un lieu où tous ces éléments sont recensés de façon exhaustive : c'est à Bercy. C'est à Bercy. Voilà. Donc après... [...] Il y a en tout cas les déclarations de revenus de façon exhaustive sur toutes les années, bien entendu. [...] Ça veut dire que le pouvoir en place a la capacité de disposer de ces éléments et on voit bien que c'est une possibilité. Si on converge, si on rapproche ces deux éléments - à qui profite le crime et qui dispose des éléments pour commettre le crime - vous avez déjà des indices pour mener l'enquête.
[...]
[Emmanuel Macron] est très proche de l'actuel président de la République, du secrétaire général de l'Élysée qui a fait monter monsieur Macron. Le secrétaire général de l'Élysée, c'est monsieur Jouyet. Moi je le dis très clairement, ce sont des faits.Monsieur Macron n'est pas éloigné de ce pouvoir; au contraire, il bénéficie, au sein de l'appareil d'État, d'un soutien très important. Nul n'ignore que monsieur Jouyet a été un acteur majeur dans la montée en puissance de monsieur Macron. Et nul n'ignore, aussi, l'opportunisme légendaire de monsieur Jouyet, qui a été jusqu'à être ministre de Nicolas Sarkozy avant d'être secrétaire général [de l'Élysée] de François Hollande et d'être un soutien de monsieur Macron.
Est-ce donc Jean-Pierre Jouyet "qui tire les ficelles" ? 
"Ce n'est pas ce que j'ai dit, répond Ciotti. J'ai dit : 'A qui profite le crime ?'. C'est manifestement au pouvoir."






 "A qui profite le crime ? C'est manifestement au pouvoir" et à Emmanuel Macron, estime Eric Ciotti 

Bernard Debré affirme qu'une "officine" est derrière tout ça, même s'il ne "sait pas laquelle", assure-t-il à Cyril Viguier, sur Public Sénat et Radio Classique, avec la participation de Christophe Bordet (Sud Radio, groupe Fiducial) et Michaël Szames (Public Sénat, détenu à 100% par le Sénat). S'en suit cet échange :
- Bernard Debré : On n'a pas de preuve [pas plus que le Canard?], mais on sait tr...
- Journaliste : Alors pourquoi avancer que c'est une officine ?
- Bernard Debré : Parce qu'on est en train de chercher et qu'on a des suspicions. Ces suspicions, c'est monsieur Nadal, qui a été nommé par le gouvernement, c'est monsieur... un conseiller de François Hollande qui est là pour ça  On le sait bien ! Voilà.
Nadal, 75 ans, mais qui n'a toujours pas cédé sa place à une jeune priorité de Hollande, est un ancien procureur général à la cour de Cassation, qui s'en prit déjà au ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux. Magistrat évidemment indépendant par définition, il s’engagea toutefois politiquement au côté de Martine Aubry lors de la primaire présidentielle socialiste de 2011. En 2012, il soutint ouvertement le candidat François Hollande

C'est dire si la Haute autorité pour la transparence de la vie publique peut être équitable.
Pour mémoire, cet homme intègre a été conseiller technique au cabinet du garde des Sceaux, ministre socialiste de la Justice, Robert Badinter, chargé des questions de... nominations dans la magistrature (1983-1984, puis en 1986).

C'est Nadal (ci-contre), animé par le seul louable souci de la recherche de transparence, qui avait exercé une pression politique en 2004 dans l'affaire Tapie-Crédit lyonnais, et avait requis en 2011 l'ouverture d'une enquête à l'encontre de Christine Lagarde devant la Cour de Justice de la République en marge de la contestation de l'arbitrage rendu en 2008. Coupeur de têtes ?

Bernard Debré, quant à lui, ne cible donc pas Jouyet. "Pas du tout, monsieur Jouyet n'est pas venu dans ma bouche, c'est vous...", rectifie Bernard Debré. Et de poursuivre sur le cas du juge Nadal : "Bien entendu : il a été nommé pour ça ainsi que d'autres"





.@Bernard_Debre sur les "officines" : "On a des suspicions, ces suspicions c'est M. Nadal qui a été nommé par le gouvernement...

La suite :
- Journaliste : Ça profite à qui ?

- Bernard Debré : Bah à la gauche, à qui voulez-vous que ça profite ? Ça profite à monsieur Macron, c'est évident. Quand l'affaire a commencé, on pouvait imaginer entre Hamon et Valls, l'un des deux. Alors ça profitera pas beaucoup à Hamon mais ça profitera à...
- Journaliste : Tout est monté depuis l'Élysée ?
- Bernard Debré : Ah bah, j'en suis absolument persuadé, persuadé ! Qui voulez-vous qui monte ça, qui voulez vous qui ait ces informations?


La gauche républicaine se donne du mal pour débusquer les conjurés.
Le moyen d'encadrer la rumeur est simple, comme l'a très calmement suggéré Éric Woerth (lien PaSiDupes) : que Le Canard Enchaîné révèle sa ou ses source(s) dans ce dossier... Taire ses sources, c'est entretenir le soupçon de complot anti-républicain. Aussi longtemps que le "secret des sources" de la presse ne pourra pas être levé, les rumeurs les plus folles pourront courir.