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samedi 10 novembre 2018

Projet d'attaque au couteau contre Macron : info ou intox ?

Les suspects voulaient-ils vraiment agresser le président à l'arme blanche ?

Les quatre suspects seraient passés aux aveux devant la DGSI

Ils planifiaient de poignarder Emmanuel Macron lors des commémorations du 11-Novembre. 

L'attaque contre le président était imminente. Le groupuscule d'extrême droite qui avait planifié un attentat contre Emmanuel Macron est finalement passé aux aveux lors de sa garde à vue dans les locaux de la DGSI, a appris France 2. Les quatre hommes ont détaillé aux enquêteurs le plan mis en place. "On est vraiment intervenus juste avant une action imminente, précise une source proche de l'enquête. Il [le meneur présumé] a l'air de monsieur Tout-le-Monde, il aurait pu y arriver. "

Un suspect sous surveillance
Le cerveau de l'opération présumée s'appelle Jean-Pierre B. L'homme de 62 ans, négociant en bois et originaire de Saint-Georges-de-Commiers (Isère), avait imaginé poignarder le chef de l'État à Charleville-Mézières, dans les Ardennes, mercredi 7 novembre, lors des commémorations du centenaire du 11 Novembre. Dans le détail, le suspect comptait franchir les portiques de sécurité munis d'un couteau en céramique, qui, contrairement au métal, n'est pas censé déclencher l'alarme, et poignarder le président en plein bain de foule.

Jean-Pierre B. était sous surveillance de la DGSI depuis le 31 octobre. En cause, ses échanges sur une messagerie cryptée où il se montrait particulièrement virulent envers Emmanuel Macron. Tout s'est accéléré lundi dernier, lorsqu'il a pris la route en direction de Bouzonville, en Moselle, avec un autre homme pour retrouver ses deux autres complices. Les forces de l'ordre ont décidé d'interpeller les quatre suspects le lendemain dans la matinée.

Les complotistes ne prennent pas de repos

Si, à 50 ans, tu n'as pas eu ta menace d'attentat, c'est que t'as raté ton quinquennat...

On a déjà eu l'attentat du Petit-Clamart. 
Désigné par ses auteurs sous le nom d’opération Charlotte Corday (assassin de Marat), cet attentat fut le fait d'un groupe (OAS-Métropole / OAS-CNR) dirigé par le lieutenant-colonel Bastien-Thiry, visant à assassiner le général de Gaulle, président de la République, le 22 août 1962 à Clamart.
Lors du procès contre les auteurs de l'attentat, le général Alain de Boissieu, gendre de de Gaulle, " après avoir énuméré les 'raisons' du supplice de Jean Bastien-Thiry (dernier condamné à mort à être fusillé en France), affirma que l'attentat fut "téléguidé" par des "milieux politiques" sans aucun rapport avec l'OAS et le CNR."

Et puis celui de l'Observatoire.
C'est un attentat que François Mitterrand a simulé dans la nuit du 15 au 16 octobre 1959 à Paris près du jardin de l'Observatoire. Vers minuit trente, la Peugeot 403 du sénateur de la Nièvre, est criblée de sept balles. Les soupçons des enquêteurs s'orientent d'abord vers les partisans de l'Algérie française. Mais l'ancien ministre de l'Intérieur de Pierre Mendès France fut accusé d'avoir lui-même commandité l'attentat dans le but de regagner les faveurs de l'opinion publique. Le 8 décembre, le juge André Braunschweig inculpe François Mitterrand et ses complices pour "outrage à magistrat. Et on dira que l'Histoire ne se répète pas...

Juin 2018: projet d'attentat de l'ultra-droite contre des musulmans radicalisés
Les dix membres d'un groupuscule clandestin d'ultra-droite, baptisé Action des forces opérationnelles (AFO), suspectés de préparer un attentat contre des musulmans, ont été mis en examen, selon une source judiciaire. Elles avaient été interpellées lors d'un vaste coup de filet antiterroriste mené par différents services du renseignement intérieur dans plusieurs régions de France, en Corse, en région parisienne, mais aussi à Vienne et en Charente-Maritime. Les autorités redoutaient "un passage à l'acte violent".

Les suspects - neuf hommes et une femme âgés de 32 à 69 ans - ont été mis en examen notamment pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Quatre d'entre elles ont été placées en détention provisoire, et quatre autres  sous contrôle judiciaire.
Plusieurs d'entre eux ont également été mis en examen pour des infractions à la législation sur les armes et des faits présumés de fabrication ou détention d'engin explosif ou d'éléments destinés à entrer dans la composition de produit explosif, le tout en relation avec une entreprise terroriste. Trente-six armes à feu et des milliers de munitions ont été retrouvées lors de perquisitions chez des suspect.
Fait peu banal, la presse fourni le nom du chef présumé du groupuscule, Guy S.
Il s'agit d'un retraité de la Police nationale, né en 1953 et vivant à Tonnay-Charente. précise-t-on. Le groupe comprend également un ancien militaire. 

Le Parquet a ouvert une information judiciaire le 14 juin, "les éléments recueillis" sur ce "passage à l'acte violent" "demeurant toutefois imprécis à ce stade". Selon une source proche de l'enquête, des suspects ont parlé de s'en prendre notamment à des musulmans radicalisés sortant de prison et à des mosquées radicales. Selon Matthieu Suc, journaliste à Mediapart, site révolutionnaire trotskiste, "les projets n'étaient pas très clairs. Comme dans plein de groupes terroristes, on fait des réunions secrètes et on parle d'éventuelles personnes condamnées pour association de malfaiteurs terroristes qui allaient sortir de détention et qu'il fallait tuer; on parle d'imam classés comme radicaux..." Mais on parle pourtant alors de "passage à l'acte imminent".

Depuis cinq mois, l'enquête se poursuit et on apprend que les dix suspects sont treize. Le Monde soulève même un coin du voile sur leurs identités. Ainsi Guy S. s'appelle Sibra et le groupuscule terroriste comporte "une infirmière de 55 ans, un restaurateur indépendant de 45 ans ou encore un mathématicien de 69 ans", mais aussi un retraité de France Télécom de 65 ans, un téléopérateur de nuit pour les taxis G7 et un ex-cadre de la grande distribution. Ces membres se faisaient appeler par des pseudo parlants, comme Richelieu, Ferragus, Attila ou Ninon de Lenclos.
Plusieurs, parmi eux, sont des traumatisés des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis. "J'ai mal au cœur (…); nous avons une jeune fille de 20 ans qui est enterrée, ce sont des terroristes, moi non !", a déclaré l'un d'eux lors des interrogatoires.

Des sites internet s'interrogent :"Un attentat contre Macron ? Inutile, il se flingue lui-même"
"Sondages désastreux. Il serre des mains (sélectionnées) en demandant "Vous allez bien ?", fait du vélo, renouvelle le gouvernement, parle et parle encore dans les médias, se sépare de Benalla, enlace le torse nu d’un éphèbe (et délinquant) musclé en sueur, marche dans la boue des villages inondés, ratisse à droite en chantant « Maréchal nous voilà », rien n’y fait : le lien avec le peuple est rompu.
Que faire ? Bidonner un attentat contre lui dans les jardins de l’Observatoire, comme Mitterrand ? Ça n’avait pas bien marché. Se faire mitrailler pour de bon au Petit Clamart, comme De Gaulle ? Trop risqué.
Et si on arrêtait six fachos qui auraient éventuellement projeté (paraît-il) d’accomplir un jour peut-être, d’une façon à définir, une agression hypothétique contre lui ? D’après « une source proche du dossier » on sait qu’il« s’agirait d’un projet imprécis, inabouti d’action violente » et même que « Les investigations en cours doivent permettre d’établir la réalité et la nature exacte de cette menace »
Donc, on n’est même pas sûr qu’il y ait eu un projet.
Cependant, le ministre de l’intérieur s’est dit « attentif aux menaces venues notamment des mouvements extrémistes de droite comme de gauche, très actifs sur notre territoire ». En vérité, les six interpellés sont d’extrême-droite, mais pourquoi se priver d’un petit coup en vache contre l’autre, là, l’extrémiste de gauche, oui, vous m’avez compris, le perquisitionné insoumis.
La vérité est ici : le seul endroit où Macron est en sécurité sans être entouré d’une nuée de fourgons de police, de voitures noires, de motards, de cordons de CRS, de dizaines de policiers en civil, est le palais de l’Elysée (à vérifier pour les appartements privés).
Théophraste R. (Auteur du Manuel : « Comment faire don de votre personne à la France des Gaulois irréformables, buveurs, illettrés, fainéants et fouteurs de bordel  »).
PS. Lu quelque part après la « bourde » de Macron sur Pétain : « Il aurait dû épouser sa professeur d’Histoire  ». Ha ! Ha !
Lu dans "Le Grand soir", "journal militant d'information alternative.

mercredi 7 novembre 2018

Macron justifie un hommage au général Pétain, "un grand soldat"

Une cérémonie est prévue aux Invalides, en mémoire de Pétain, parmi 8 maréchaux de la Grande Guerre 

Macron "assume" sa lecture de l'Histoire avec le recul du temps


Et il s'en prend de nouveau plein la tête, de la part de la droite comme de la gauche, ce mercredi 7 novembre, pour avoir déclaré qu'il est "légitime" de rendre hommage à Philippe Pétain samedi, à l’occasion des commémorations de la guerre de 1914-1918.

"Le maréchal Pétain a été aussi pendant la Première Guerre mondiale un grand soldat", même s'il a ensuite "conduit des choix funestes durant la deuxième", a nuancé le chef de l’Etat ce mercredi matin.

Une cérémonie est d'ailleurs prévue aux Invalides, samedi, à la veille du centenaire de l’Armistice du 11-Novembre, en mémoire des huit maréchaux de la Grande Guerre. Y compris Pétain, donc, mort en captivité le 23 juillet 1951 à Port-Joinville, sur l'île d'Yeu (Vendée), suite à sa volonté de collaborer avec l’Allemagne nazie pour éviter le pire à la tête du régime de Vichy.
Une semaine après l'offensive allemande, le président du Conseil (membre de l'"Alliance démocratique", parti de droite modérée),  Paul Reynaud avait appelé Pétain, ambassadeur à ...Madrid, alors âgé de 84 ansau gouvernement, le 17 mai 1940, comme vice-président du Conseil. Pour Reynaud, il s'agit de remonter le moral des Français, de resserrer les rangs et de renforcer sa propre image au parlement. Cette nomination fut bien accueillie dans le pays, au Parlement et dans la presse...
Une gerbe sera déposée devant les tombeaux des maréchaux Foch et Lyautey. Seront associés à l'hommage les trois autres maréchaux de la Grande Guerre inhumés aux Invalides: Maunoury, Fayolle et Franchet d'Espèrey. Invité par l'état-major, Emmanuel Macron a exclu d'y participer aux Invalides, mais sera représenté par son chef d'état-major particulier, l'amiral Bernard Rogel.  "C’est une cérémonie en hommage aux chefs militaires, du caporal au général", a déclaré mardi le porte-parole des armées Patrik Steiger soucieux de couper court aux polémiques sur le format de l’hommage, qui ne sera pas ouvert à la presse.

VOIR et ENTENDRE
la réaction du socialiste Bernard Kouchner, tout en nuances :

"Il est légitime que nous rendions hommage aux maréchaux qui ont conduit l'armée à la victoire
, comme chaque année.", a précisé Emmanuel Macron, qui n’assistera pas lui-même à la cérémonie.

"Il a été un grand soldat, c'est une réalité. La vie politique comme l'humaine nature sont parfois plus complexes que ce qu'on voudrait croire." 
"J'ai toujours regardé l'histoire de notre pays en face." "Je n'occulte aucune page de l'histoire", a insisté le chef de l'Etat, qui était interrogé lors de son arrivée à la préfecture des Ardennes pour un conseil des ministres délocalisé. Et coûteux en euros et en CO2...
"Je me suis toujours opposé au défaitisme français ou à la complaisance envers toute idéologie. Mais je reconnais la part que nos maréchaux et notre armée ont jouée. Nous lui devons la victoire, la victoire d'une nation combattante."

"Un traître et un antisémite" ou un "général victorieux" ?

De La France insoumise aux Républicains, ils sont pourtant nombreux à ne pas partager la position du chef de l’Etat.
"Pétain est un traître et un antisémite. Ses crimes et sa trahison sont imprescriptibles", écrit le trotskiste Jean-Luc Mélenchon sur Twitter. Le député LFI Alexis Corbière renchérit en condamnant des propos "affligeants".
"Honorer Simone Veil au Panthéon ET EN MÊME TEMPS le traître antisémite Pétain aux Invalides. Rien ne justifie une telle honte", commente le battu de la présidentielle et désormais leader de Génération.s, Benoît Hamon.
Chef de file du PCF pour les élections européennes, le communiste Ian Brossat,  38 ans, rappelle que Pétain a été frappé d’une peine d’indignité nationale en 1945, à la Libération: "Il est impensable que celui qui est garant des institutions ne respecte pas cette sentence et entreprenne de le réhabiliter", dénonce-t-il sur Twitter. Condamné à mort - à une voix de majorité - à l'issue de son procès (23 juillet-15 août 1945), le maréchal Pétain eut sa peine commuée en détention perpétuelle, le 23 août 1945, par de Gaulle.

"Pour Emmanuel Macron, Pétain était aussi un grand soldat... En deux guerres mondiales, combien de Françaises et de Français a-t-il envoyés à la mort ?" se demande le maire EELV de Grenoble, Eric Piolle, 45 ans.

Pour le député socialiste franco-grec Luc Carvounas, né en 1971, "la volonté d’Emmanuel Macron de célébrer Pétain aux Invalides est une insulte à la mémoire de nos héros français, citoyens, résistants et militaires, aux familles juives déportées de la Seconde Guerre mondiale".

Griveaux pointe une "mauvaise polémique"

A droite de l’échiquier politique, l' avocat de 30 ans étiqueté 'sioniste', secrétaire départemental adjoint LR de Seine-Maritime, Jonas Haddad, parle de "cauchemar" : "Rendre hommage pour son rôle ? L’homme de la capitulation et des lois racistes ?"

"Non", écrit le député UDI franco-israélien Meyer Habib, "jamais un grand soldat n'aurait livré résistants et Juifs, dont d'anciens combattants, à la barbarie nazie. [...] Son nom reste synonyme de trahison."

Le président du parti Les Patriotes, Florian Philippot, est tout aussi sévère : "Réhabiliter Pétain est une impossibilité morale et historique", écrit-il. "Une faute majeure de Macron."

Pour tenter d'éteindre ce début d'incendie, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux fustige une "mauvaise polémique" avant de citer une phrase du général de Gaulle selon lequel la "gloire" de Philippe Pétain "à Verdun ne saurait être contestée ni méconnue par la Patrie". "Il ne faut pas faire de raccourcis douteux. Pétain a servi la patrie en 14 et l'a trahie en 40", a-t-il estimé, binaire, lors d'un point presse. Il a qualifié la controverse de "vaine" et "mauvaise" face aux critiques virulentes venant essentiellement de la gauche, mais aussi des instances représentatives juives.

En dehors de LREM, les soutiens au président de la République se montrent rares, mis à part l'ancien secrétaire d'Etat Jean-Vincent Placé qui souligne : "Sans le vainqueur de Verdun, où serait la France aujourd'hui ?", ajoutant que Charles de Gaulle et François Mitterrand ont régulièrement fleuri la tombe du maréchal. 

Le président socialiste a même servi Pétain dan le gouvernement de Vichy
En janvier 1942, François Mitterrand travailla en tant que contractuel du gouvernement de Vichy (Légion française des combattants et des volontaires de la révolution nationale), puis, à partir de juin, au Commissariat au reclassement des prisonniers de guerre, où il fut chargé des relations avec la presse.
Le 15 octobre 1942, François Mitterrand est reçu par le maréchal Pétain, avec plusieurs responsables du Comité d'entraide aux prisonniers rapatriés de l'Allier. 
Membres du Commissariat général au reclassement des prisonniers de guerre, François Mitterrand (à droite) et Marcel Barrois (au centre) sont reçus en audience par le maréchal Pétain le 15 octobre 1942
En janvier 1943, Mitterrand démissionne du Commissariat, mais conserve cependant un poste à la tête des centres d'entraides. Il se met également en relation avec les Chantiers de jeunesse, une organisation de service national créée par Vichy après l’armistice, et avec les Compagnons de France.
Au printemps 43, il commence à prendre Morland comme pseudonyme de résistant, nom emprunté à la station de métro Sully-Morland, technique utilisée par les cagoulards, clandestins de la droite radicale active dans les années 1930 en France, part de "lèpre nationaliste", selon Macron.

Griveaux n'apaise pas le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), qui se dit "choqué" par les propos d'Emmanuel Macron :
"La seule chose que nous retiendrons de Pétain, c'est qu'il a été, au nom du peuple français, frappé d'indignité nationale lors de son procès en juillet 1945", commente son président, Francis Kalifat, dans un communiqué.

Macron ne "pardonne rien"
Au cours de son "itinérance mémorielle" de cinq jours, Macron s'est de nouveau justifié en fin d'après-midi dans l'Aisne, expliquant qu'il ne pardonne rien des actes de Philippe Pétain, tout en accusant les journalistes de "créer des polémiques".


mardi 31 mars 2015

Départements rayés de la carte socialiste au 29 mars 2015

Les vociférations et anathèmes du premier ministre n'ont eu aucun impact sur l'électorat 

Valls a réussi à vider 3 départements, plus sûrement que le Mali 

les Yvelines, le Var et la Haute-Savoie - de tous ses élus de gauche au conseil départemental...

En juin dernier, Manuel Valls clamait sa peur de voir "la gauche disparaître" en France. Il est lucide quand il veut, car ses prédictions alarmistes ont en fait été satisfaites au-delà de ses craintes. C'est pourquoi il a annulé tous ses engagements européens en Allemagne: le conseil des ministres franco-allemand à Berlin et la rencontre avec Mario Draghi, président de la BCE, à Francfort. Tout ça pour recréer du lien avec les parlementaires socialistes et tenter de se rallier les crève-la-faim écologistes (EELV) en mal de maroquin -bio ou non-, les J.V. Placé, de F. de Rugy (au ton mielleux devant les micros qui se tendaient vers lui ce matin), B. Pompili (toute aussi doucereuse) et même E. Cosse (ex-Act Up), qui raille depuis peu la moquette derrière les premiers quémandeurs.   

25 départements perdus : le PS s'est fait atomiser façon SFIO. La gauche française a déjà connu une situation de quasi implosion et de rupture entre son leader politique et l'appareil et si François Hollande souhaite endosser les habits de François Mitterrand, il s'est taillé un costard sur mesures avec la défaite sa défaite historique des élections départementales de mars 2015. Avec la montée de l'extrême droite, sa performance répète l'éclatement de la gauche de Guy Mollet dans les années 1950. 
C'est au point que le président tunisien l'a salué du nom de Mitterrand la semaine dernière, lors de son show médiatique de Tunis, la marche de réprobation des casseurs islamistes du Bardo, le musée de la capitale.

Dans les Yvelines, les 44 sièges reviennent tous à l'UMP, à l'UDI et aux divers droite.


Il n'y aura pas d'opposition au conseil départemental. Les scores de l'UMP atteignent même des sommets dans plusieurs cantons. A Verneuil-sur-Seine, la droite l'emporte avec 76,68% des suffrages face au FN. 74,71% à Aubergenville, toujours face à l'extrême droite. Au Chesnay, la gauche est laminée par l'UMP qui gagne le canton avec 76,34% des voix. 
A Rambouillet, Christine Boutin (67,25%) gagne son duel face au FN, bien que la gauche les dits si proches.
Le Parti socialiste et ses alliés ont perdu les onze sièges qu'ils occupaient avant le scrutin de dimanche.

Même scénario en Haute-Savoie où le département sera bleu horizon: la droite sera seule face à elle-même pendant toute la mandature. 
L'UMP et ses alliés font un grand chelem en remportant les 34 sièges du conseil départemental. Dans plusieurs cantons, l'UMP dépasse ou frôle les 70% des suffrages. Le PS n'était d'ailleurs présent au second tour que dans trois cantons. Dans la précédente assemblée, la gauche occupait trois sièges.
Lien EDA

Dans le Var, la situation est légèrement différente. Si là encore la gauche n'a obtenu aucun siège, la droite trouvera une opposition face à elle puisque le Front national a remporté trois cantons: La Seyne-sur-Mer, Garéoult et Fréjus. A Brignoles, Laurent Lopez, qui était le seul conseiller départemental du FN lors de la précédente mandature, a été battu par l'union de la droite (52,88%).
La gauche a dû lâcher les 10 qu'elle détenait lors du précédent scrutin.
Lien EDA

vendredi 6 avril 2012

Affaire Bettencourt: des journalistes mis en examen


Dispute juridique sur la validité de la preuve morale




Tous les modes de preuves sont-ils recevables et, au-delà de la preuve légale,les témoignages, les présomptions et les ...rumeurs ?


Fabrice Lhomme, ancien journaliste du site d'informations Mediapart (aujourd'hui au journal hollandien Le Monde), a lui-même annoncé jeudi sa mise en examen à Bordeaux pour "recel d'atteinte à l'intimité de la vie privée" après la publication en 2010 d'enregistrements clandestins de l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt.
Edwy Plenel et Fabrice Arfi, directeur et journaliste de Mediapart, étaient convoqués en fin de journée
La semaine dernière, le rédacteur en chef du Point, Hervé Gattegno, et son directeur, Franz-Olivier Giesbert, ont été mis en examen pour les mêmes faits.

La Cour de Cassation, plus haute juridiction française, infirmant des décisions de juridictions inférieures, a estimé en octobre dernier que l'information du public n'est pas un but légitime suffisant pour justifier la publication d'informations, car les enregistrements, réalisés par un majordome en 2009 et 2010, constituent une "atteinte à l'intimité de la vie privée".
Dans l'intervalle, le magazine Le Point et Mediapart ont d'ailleurs dû indemniser Liliane Bettencourt et son ancien gestionnaire de fortune Patrice de Maistre, qui se sont vu accorder 7.000 euros chacun.
"J'assume et je revendique la publication des enregistrements et je n'ai aucun regret sur les extraits choisis. De manière générale, je suis d'accord pour dire qu'il faut protéger l'intimité de la vie privée, mais il peut y avoir des exceptions comme dans cette affaire, en raison de la gravité des faits révélés", a déclarer Fabrice Lhomme.

L'arrêt de la Cour de Cassation ne remet pas en cause l'exploitation de ces enregistrements pour engager des poursuites pénales sur ces faits, en cours à Bordeaux.
Ces enregistrements, même s'ils sont le produit d'un délit, sont recevables comme preuves dans ces poursuites, peut estimer un juge sur le fondement d'une jurisprudence.
Le tribunal de Paris et la Cour d'Appel avaient validé dans un premier temps les publications des enregistrements en estimant qu'il était dans l'intérêt du public de connaître ce que des conversations entre la femme la plus riche de France et son gestionnaire de fortune, enregistrées en secret, révélaient.
Elles montrent que Liliane Bettencourt fraudait le fisc et que Patrice de Maistre avait embauché l'épouse du ministre UMP du Budget Eric Woerth pour "lui faire plaisir".
Les propos tenus suggèrent aussi que des liens étroits que l'entourage de Liliane Bettencourt et l'Elysée auraient établis sous la présidence Nicolas Sarkozy et laissent soupçonner un financement politique de l'UMP par la fortune Bettencourt. Patrice de Maistre est aujourd'hui écroué.

Devoir de mémoire

Les journalistes d'investigation  de combat au journal Le Monde, Gérard Davet et Fabrice Lhomme (photo), ont commis un recueil de témoignages, Sarko m'a tuer, qui suscita la controverse et la Une du quotidien ... Libération. Une juge y indique " ce qui l’a frappée " et donne son sentiment  sur de présumées tentatives de déstabilisation de témoins à charge dans l'enquête de l'affaire Woerth-Bettencourt ! Or, non seulement la juge Isabelle Prévost-Desprez, présidente de la la 15e chambre du tribunal de grande instance de Nanterre, serait très syndicalement impliquée, mais elle a visiblement un penchant pour  la fiction, si l'on en juge par ses collaborations à deux romans, Le Secret d'Arcadia (2007) et L’Affaire Coobra (2008), avec Thierry Colombié (EHESS), inspirés des grandes " affaires" des vingt dernières années et de l’expérience des auteurs. Est-ce une monomanie, mais les deux bouquins démontent les techniques des coteries trafiquantes dont le but serait d’échapper à la répression et de briser la vie de ceux qui s’opposeraient à leurs quêtes de pouvoir et d’honorabilité. Paranoïaque ? 
Certains journalistes critiquent soit le livre soit son traitement médiatique : Sébastien Fol, journaliste au Figaro, déplore la référence du titre à Omar Raddad et " l'inflation du vocabulaire politique et le marketing éditorial "Alain Duhamel, éditorialiste centriste à RTL, regrette que les media relaient l'information sans vérification ni enquête préalable et sur RTL, Jean-Michel Aphatie parle de " faillite du journalisme ".




1981: "Triomphe des réseaux"




Dans un souci d'équité, il convient de rappeler
les liens également étroits entretenus  entre François Mitterrand et le fondateur de L’Oréal, Eugène Schueller, père de Liliane Bettencourt, lequel  engagea le futur président socialiste de le République comme président-directeur général des éditions du Rond-Point (et directeur du magazine Votre beauté) en 1945, puis convainquit François Mitterrand de chercher une circonscription dans la Nièvre entièrement aux mains de la gauche.


mardi 14 février 2012

Mélenchon se sent méprisé par le candidat Hollande

Mélenchon dénonce une "attitude hautaine insupportable" chez Hollande


Que reste-t-il de l'Union de la gauche ?










Encore un trotskiste disparu de la photo...
Nikolaï Iejov, chef suprême du NKVD est tué en 1940. Il est alors effacé des archives par la censure stalinienne.

Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche (PCF et Parti de gauche) à l'Elysée, a dénoncé mardi une "attitude hautaine insupportable" chez le socialiste François Hollande envers la gauche radicale.
Le journal britannique de centre gauche, The Guardian, a révélé des propos du candidat PS,lundi.


Le candidat du PS nie l'existence des communistes en France

La réponse du berger Hollande à la bergère Mélenchon qui avait qualifié le programme de candidat de "filet d'eau tiède".
Lien PaSiDupes
Le candidat des communistes a également portraituré Hollande en "capitaine de pédalo dans la tempête".
Lien PaSiDupes

Aujourd'hui, la "gauche molle" ne dissimule plus sa volonté d'hégémonie

Bayrou aurait-il donc eu tout faux, affirmant que Hollande court après Mélenchon ?
Lien PaSiDupes

En effet, selon le journal britannique, F. Hollande, revenant sur l'arrivée au pouvoir de François Mitterrand, a notamment déclaré : "Les années 80 étaient une époque différente. Les gens disaient qu'il y aurait des chars soviétiques sur la place de la Concorde. Cette époque est révolue, c'est de l'Histoire
".


Hollande juge-t-il l'idéologie communiste et la société soviétique inférieurs ?

Hollande est-il tenté d'imiter Staline ?
"C'était la guerre froide et Mitterrand a nommé des communistes au gouvernement. Aujourd'hui, il n'y a pas de communistes en France... La gauche a gouverné pendant 15 ans pendant lesquels elle a libéralisé l'économie et ouvert les marchés à la finance et à la privatisation. Il n'y a pas de crainte à avoir", a-t-il encore assuré.

Nouveau dérapage de la "gauche molle"
Purge socialiste: le PCF est non seulement archaïque et moribond, mais il serait mort. RIP.



samedi 17 septembre 2011

Nadine Morano se paie la Ch'tite Aubry sur le budget de la Culture

Ruquier a recruté des chroniqueuses à bas coût


Les succédanés de Zemmour et Naulleau

Outre que, sans rire, Martine Brochen Aubry souligne qu'elle n'a qu'un point commun avec Sa Cynique Majesté Royal, celui d'être une femme, les journalistes en jupons, ne relèvent guère non plus le niveau de l'émission.
Audrey Pulvar parle mal, jusqu'à la vulgarité
Aigrie et partisane comme il se doit, la journaliste socialiste est superficielle, voire creuse, mais d'autant plus agressive: avec les clichés et les arguments du café du Commerce.
" Manque de tranchant ", " Audrey Pulvar risque d'essouffler l'émission " sont les commentaires d'internautes. La compagnon du candidat Arnaud Montebourg reconnaît qu'elle a des progrès à faire: " Il est évident que Natacha et moi cherchons nos marques... On tâtonne, on ajuste. On apprend à travailler ensemble ".
Natacha Polony est davantage qualifiée: en lieu et place des marmonnements et des invectives de sa voisine sur sa gauche, elle connaît ses dossiers et se montre sa capacité à argumenter.

VOIR et ENTENDRE un extrait riche d'enseignements: la "règle d'or, les 'fadettes', le procès Chirac, le manque de fiabilité de Mme Brochen Aubry comme gestionnaire, l'apprentissage (alternance) et le FN:

Audrey Pulvar est nettement plus incisive face à Nadine Morano que devant Martine Aubry.
Mais cet extrait exclut le passage où Nadine Morano étrille la Ch'tite Aubry, pourtant ex-ministre du Travail et candidate de secours à la primaire socialiste.

Que raconte-t-elle ?
" On est à 2,7 milliards aujourd'hui. Il faut regarder la totalité: c'est 10,7 milliards, la culture: 7 milliards venant des collectivités locales, 2,7 de l'Etat. C'est à l'évidence totalement insuffisant et si on veut avoir une véritable politique d'Etat, il faut une augmentation de 30 à 50% du budget de la culture", a-t-elle lancé, au Forum Libération, devant quelque 600 personnes.
" Ca fait entre 600 millions et 1 milliard d'euros. La détaxation des heures supplémentaires, ça coûte 4,5 milliards. Avec ces 4,5 milliards, on peut créer 300.000 emplois d'avenir (...). On pourrait donner 1 milliard à la culture ", a expliqué le maire de Lille.
" Il y a des marges de manoeuvre dès lors qu'on fait des choix politiques", a assuré l'immense économiste.
Réagissant à ces déclarations, le secrétaire national de l'UMP Franck Riester observe que la candidate socialiste " fait preuve d'une grande irresponsabilité et joue à l'apprentie sorcière avec l'argent public "
" Pour crédibiliser sa proposition ahurissante, elle a le culot de proposer le financement de ces dépenses par la suppression de la détaxation des heures supplémentaires ", ajoute-t-il.
" Cela reviendrait tout simplement à les financer en ponctionnant le pouvoir d'achat des Français, puisque ce sont les salariés de notre pays qui profitent de cette détaxation ! ", s'est-il indigné.

VOIR et ENTENDRE maintenant la séquence portant sur le budget de la culture , telle que la maire de Lille le conçoit, à la louche, dans l'émission de divertissement de Ruquier:

Les compétences économiques que revendique la Ch'tite Brochen-Aubry, non seulement cassante, mais ironique et méprisante, n'impressionnent déjà pas les deux chroniqueuses, mais Nadine Morano relève la bourde de l'immense économiste socialiste auto-proclamée - mais un peu bornée - qui " assume absolument " :
VOIR et ENTENDRE la séquence précédente où Nadine Morano s'exprime non seulement sur la dette et l'exemple de l'Espagne, mais aussi sur la fonction présidentielle et le ...budget de la Culture, selon Tartine Aubry:


François Hollande, député de la Corrèze, a tancé la maire de Lille
sur son hallucinante proposition d’augmenter de 30 à 40% le budget de la culture, pourtant passée presque inaperçue avec le 14 juillet… Mais François Hollande s'est joint à la polémique pour dire que cette proposition tout en démagogie est plus que farfelue à l’heure où l’Europe est confrontée à une crise sans précédent des dettes publiques et où le gouvernement tente d’instaurer une « règle d’or » anti-déficit.
Hollande vient en effet de s’aligner sur le gouvernement pour ramener à 3% le déficit d’ici 2013… malgré l’opposition officielle du PS.

Le ministre de la culture condamne les égarements de la candidate Brochen-Aubry

Frédéric Mitterrand a dénoncé la proposition du premier secrétaire socialiste
en disponibilité pour cause de campagne, dans Libération. Elle propose en effet d'augmenter massivement le budget de la Culture.
Il a ironisé sur " la fée Martine qui arrive dans le festival d'Avignon ".
"Dire qu'on va augmenter le budget (de la Culture) de 30 à 50 % (...) ce n'est pas sérieux , a souligné le ministre qui demande " sur quelles ressources et comment " ferait Martine Aubry pour y parvenir. La candidate à l'investiture socialiste a jugé vendredi dernier à Avignon qu'il était nécessaire d'augmenter de " 30 à 50% le budget de la Culture ". Puisqu'elle ne boit pas, elle ne peut mettre cela sur le compte du Rosé de Provence...
" La focalisation sur l'argent révèle peut-être une panne d'idées ", s'est interrogé le ministre, avec malice.

Je ne peux pas laisser dire que l'on se désengage, c'est totalement faux "
" Ce qui est vrai en revanche, c'est que certaines collectivités territoriales, et notamment socialistes, font désormais de la culture une variable d'ajustement budgétaire ", a contre-attaqué Frédéric Mitterrand. Sur Europe 1.

Le ministre a ajouté: " Ce n'est pas parce que on est à Avignon qu'il faut nous prendre pour les mules du pape, ou alors dans ce cas-là on risque un petit coup de sabot en retour, le mien notamment."

Interrogé sur l'élection présidentielle, le neveu du président Mitterrand a confirmé qu' il " votera Sarkozy en 2012, oui".

mercredi 24 novembre 2010

Montebourg, "en un combat douteux "contre TF1

Une interminable chasse socialiste aux sorcières: une de plus !

Le pluralisme et la liberté de la presse dérangent le PS

Dans un documentaire de l'altermondialiste Pierre Carles,
le député PS exprime haut et fort son désir de "taper sur TF1" et hausse le ton contre la première chaîne de France, comme il le fait depuis vingt ans, par crises.
Vincent Peillon n'est pas le seul socialiste chez qui la presse provoque des accès d'intolérance. Lire PaSiDupes.
Dans un style qui lui va bien, mais qu'à tort il croit populaire, elle se fait régulièrement insulter par le socialiste du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon. Lire PaSiDupes.
Et puis il faut aussi ouvrir le dossier médical d'Arnaud Montebourg. Depuis plusieurs semaines, le député PS de Saône-et-Loire traverse une nouvelle mauvaise passe de sectarisme et multiplie les attaques contre ce qu'il estime être une "télé de droite", mais Nono n'avait visiblement pas prévu de passer sur TF1 dans les semaines suivantes.

Historique de la pathologie montebourgeoise

Tout débute au coeur de l'été avec la mise en ligne de la bande-annonce de ce docu intitulé 'Fin de concession'. On y voit notamment Montebourg lâcher, alors qu'on lui installe le micro: "C'est le moment de taper sur TF1; c'est pour cela que je vais vous donner un coup de main."
VOIR et ENTENDRE la violence de ses accusations de 'délinquance' ou d''escroquerie' et son encouragement à 'leur mettre la tête sous l'eau', et enfin ses justifications (sur Europe1):

"TF1 a une tradition délinquante" envoyé par Europe1fr.

Dans un premier temps, le président du Conseil général de Saône-et-Loire s'oppose à toute exploitation de cette phrase: il fonde sa demande de censure sur ce qu'il estime relever du "off". Trop tard, la phrase rebondit de blogs en tweets et Nonce Paolini, PDG de TF1, envoie le 9 septembre une lettre à l'agresseur, dans laquelle il condamne des propos "inadmissibles".

A l'assaut des "privilèges" accordés à TF1

La haine d'Arnaud Montebourg semble pathologique, et cela d'autant plus facilement qu'elle est vraiment courageuse, puisque protégée par son immunité parlementaire qui permet accessoirement à ce Saint-Just d'intimider sans vergogne les petits blogueurs impertinents (lien PaSiDupes)...
Assuré donc de l'impunité et prêt à dénoncer chez ses victimes un volonté de museler la presse, il en remet une couche plutôt que de s'excuser. Le 30 septembre, l'intouchable aristocrate d'Ancien Régime du côté de son ex-épouse, adresse un arrogant courier à Nonce Paolini, dans lequel il attaque notamment la programmation de TF1 (outre ses téléspectateurs), selon lui, centrée sur la violence et sur l'argent. "Dans la semaine du 29 septembre au 5 octobre 2010, vous avez choisi de consacrer 41 heures 30 à des émissions liées à l'argent, soit des émissions de vente (télé shopping) ou à des jeux dont l'appât du gain est le moteur (Une famille en or, Les douze coups de minuit, Koh Lanta, Secret Story)."
Canal+ remplit-elle mieux son contrat qui lui impose la diffusion de "retransmissions et aussi des problèmes de Culture"?

Une stigmatisation incessante


Montebourg ne partage pas le privilège de sa haine audiovisuelle
L'acharnement d'Arnaud Montebourg est foncièrement partial, puisqu'il ne cherche pas de noises à Canal+, chaîne également privée, à péage et inégalitaire, qui plus est, mais que le président François Mitterrand avait déstinée, dès juin 1982, à son ami André Rousselet, son ancien directeur de cabinet et premier patron de Canal+ en 1984.
Nono Montebourg a donc fait dresser la liste des rappels à l'ordre émis par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) à l'encontre de TF1, chaîne privée, donc non perfusée par la redevance, mais dont il s'étonne pourtant des "privilèges et avantages" octroyés par "le gouvernement et les majorités parlementaires" depuis les années Mitterrand.
Parmi ceux-ci, "le renouvellement automatique de la concession sans mise en concurrence" accordée par le CSA. Le député socialiste exige que l'on "remette en concurrence la concession octroyée à Bouygues", arguant que "la marque TF1 n'appartient pas à Bouygues, mais à la France", à la différence de la marque Canal+.

TF1, une obsession maladive de Montebourg
Sa fixation n'aura pas été que la lubie temporaire d'un esprit perturbé: il a dans le colimateur la première chaîne de France depuis vingt ans, celle qui réussit.
Au début des années 90, il est d'ailleurs l'avocat de deux associations, "TV carton jaune", puis "Changez la Une".

=> Cette première 'association de téléspectateurs', TV Carton jaune, animée par l'avocat Arnaud Montebourg, regroupe des juristes, des journalistes et quelques téléspectateurs. Elle lança notamment une chasse aux socrcière, sous la forme d'actions en justice visant Patrick Poivre d'Arvor à propos de son vrai-faux entretien avec Fidel Castro, et aussi Bernard Volker, ancien chef de service à la rédaction de la Une, accusé d' "avoir diffusé une information erronée" lors du conflit en ex-Yougoslavie en 1994, pendant le siège de Sarajevo: un obus avait été tiré des lignes "bosniaques et non serbes". Un arrêt de la Cour d'appel de Paris du 24 février 1996 condamna l'association TV Carton jaune - et non pas son animateur - à payer à Bernard Volker la somme de 50 000 francs de dommages et intérêts, ainsi que 10 000 francs de frais de justice. La Cour d'appel avait statué que l'association n'apporte aucune preuve de ses allégations et porte atteinte à la réputation du journaliste.
Bernard Volker (1942) est directeur adjoint de l'École de journalisme de Sciences-Po depuis 2004 (tandis que Nono Montebourg n'a jamais réussi le concours de l'ENA). Volker a reçu en décembre 2009 le Grand Prix spécial de la Presse Internationale, pour l'ensemble de sa carrière.

=> Le tir croisé dont est victime TF1 est renforcé par les snipers de « Pieds dans le Paf », autre association redondante de téléspectateurs militants, qui s'en prend aussi bien à François Léotard qu'à Hervé Bourges. Elle mène le même combat, mais PaSiDupes ne peut affirmer qu'elle est une autre arme entre les mains de Nono Montebourg, car elle est animée par Patrick Farbiaz, un activiste de la première heure, responsable des Affaires Internationales des Verts et proche d'un autre Nono, Mamère, cette fois.

=> En revanche, les deux conseils de « Changez la Une » sont bel et bien Me Jean-François Boutet, fils du premier président du CSA (1989-1995), et... Me Arnaud Montebourg. A croire que TF1 nourrit bien les cabinets d'avocats !
Avec Changez la Une, Arnaud Montebourg se lance dans un autre combat: empêcher le renouvellement de la concession de TF1. Depuis la privatisation de la première chaîne en 1987, sous la présidence socialiste de François Mitterrand l'autorisation de diffusion a toujours été automatiquement reconduite. En mars 1996, l'association Changez la Une, présidée par "quatre ménagères de moins de 50 ans" et conseillée par l'actuel député PS, dépose un recours devant le Conseil d'Etat pour "excès de pouvoir" et "procédure irrégulière". L'affaire traînera pendant des années et ne se résoudra que sept ans plus tard. "Le Conseil d'Etat nous avait déboutés, mais visiblement cela ne s'était joué qu'à une seule voix", prétend Arnaud Montebourg.
En vingt ans, l'élu PS a donc monté un épais dossier contre TF1 et s'étonne qu'elle puisse continuer à émettre: "Cette chaîne s'assoit sur la loi, bien protégée par un pouvoir politique qui a décidé de ne pas lui tenir la bride", persiste-t-il aujourd'hui.

Les socialistes ont trouvé des Rom dans le PAF
« Sans papiers » selon Montebourg, TF1 est stigmatisée dans l'indifférence générale.

jeudi 8 octobre 2009

Mitterrand, cible d'une violente campagne de bas étage

Le PS à l’unisson du FN

Censeurs socialistes : "Tondons le neveu de Tonton" !

Bien qu’il se soit écoulé quatre ans depuis la parution d'un livre relatant ses expériences de tourisme sexuel, et qu’il ait alors été salué par la critique, il est le prétexte à une polémique visant Frédéric Mitterrand, non pas l’auteur, mais le ministre de la Culture.

Le tabou des préférences sexuelles les plus bizarres semblaient être levé, mais ce n’était encore que faux semblant et démagogie racoleuse, tarifée au nombre de bulletins dans les urnes. Un responsable hystérique d’Act Up peut piquer des crises de nerfs en direct à la télé et les acteurs du PAF s’y pavaner, affichant une tolérance télégénique rémunérée par une image magnifiée et de bons sondages, mais exclusivement sous le contrôle de la gauche politique qu’avec mépris le FN appelle l’intelligentsia, et de la gauche des censeurs laïcs qui pullulent partout au du PS. Pour qu’ils ferment complaisamment les yeux et accordent leur indulgence plénière, encore faut-il appartenir au saint des saints. Or, le neveu de l'ancien président socialiste a commis l’irréparable. La faute suprême n’a pas consisté à monnayer les faveurs sexuelles de jeunes hommes du Quart Monde, mais à franchir le Rubicon des clivages politiques. En changeant de trottoir pour servir son pays au ministère de la Culture d’un gouvernement de droite, Frédéric Mitterrand a ouvert la boîte de Pandore d’où a jailli, main dans la main, le couple improbable Marine Le Pen et Benoît Hamon, uni dans une même haine.

Les grands déballages télévisuels se multiplient

Profitant d'un débat télévisé sur les délinquants sexuels, lundi soir sur France 2, la fille de Jean-Marie Le Pen avait jeté un pavé dans la mare, en citant des extraits de l'ouvrage de Frédéric Mitterrand, qu’elle avait relevés sur une feuille et qu’elle tenait prêts pour l’émission, comme François Bayrou avait répété son indignation jouée en direct lors de son débat face à Daniel Cohn-Bendit (Europe Ecologie), autre agitateur de braguettes juvéniles.

Le neveu de Tonton a répondu par le mépris à l'offensive lancée par le FN et aussitôt relayée par le porte-parole du PS, Benoît Hamon, autour d'un récit dans lequel l'homme de lettres confessait son penchant pour les amours tarifées avec de "jeunes garçons" durant ses voyages.
"Se faire traîner dans la boue par le Front national est un honneur", a-t-il lancé mercredi, laconique, à la sortie du Conseil des ministres, ravivant la fureur de sa vice-présidente, Marine Le Pen.

Trahissant une compassion feinte pour les victimes du tourisme sexuel, Marine Le Pen a abandonné le menu fretin pour fondre aussitôt sur sa cible principale. "Il n'a pas besoin de nous pour se traîner dans la boue tout seul. C'est maintenant Nicolas Sarkozy qui traîne la France dans la boue, en refusant d'exiger sa démission", a-t-elle déclaré, appelant la justice à ouvrir une enquête.

L'opération du FN a été froidement préparée depuis le soutien affiché par le ministre au cinéaste Roman Polanski (également soutenu par Jack Lang), dont il a jugé "absolument épouvantable" l'arrestation fin septembre pour une affaire d'abus sexuels sur mineure remontant à plus de trente ans.

Réactions de droite et de gauche

  • "Quand on a vu cette position scandaleuse, on a cherché ce qu'il avait écrit dans le passé. C'est comme ça qu'on est tombé sur son livre", reconnaît, feignant l'innocence, un fouille-merde du bureau politique du FN, dont la pétition contre Mitterrand aurait recueilli quelque 3.000 signatures.

    => Dans l’opposition, l'indignation n’a pas manqué de gagner les rangs du PS.
  • Martine Aubry a déclaré ne pas oser "imaginer" que Frédéric Mitterrand se soit livré à une "apologie du tourisme sexuel". Tournure aussi lâche qu’hypocrite par excellence, sachant que, malgré leur malaise, les lecteurs de bonne foi du livre n’en doute pas pour leur part. Tout en se défendant de toujours esquiver en déclarant n’avoir jamais lu les écrits qui font polémique, elle a toutefois encore précisé n'avoir "pas lu le livre"… Remplacer Hollande, qui complète sa formation dans la collection Les Nuls, par une Ch’tite Aubry qui n’a aucune lecture, n’est-ce pas confirmer qu’il faut être inculte pour faire son trou au PS ?

  • Le député Patrick Bloche a qualifié ces écrits d'"insupportables", tandis que Benoît Hamon s'est dit "choqué" par le comportement d'un "ministre consommateur". Que n'est-il producteur...
    Dans la soirée, le porte-parole du PS est revenu à la charge pour estimer, comme Marine Le Pen, avec laquelle il a décidemment beaucoup d’affinités, qu'il revenait au président Nicolas Sarkozy et au Premier ministre François Fillon d'apprécier si le ministre devait démissionner.

  • Lolo Joffrin, rédacteur en chef de Libération, réagissait néanmoins ce matin sur France Info pour déplorer cette exécution sommaire. Une condamnation expéditive à la chinoise qui sied parfaitement à Benoît Hamon, comme à Sa Cynique Majesté Royal. Il n’est toutefois pas allé jusqu’à réclamer le respect de la présomption d’innocence pour Mitterrand.

    => Dans l’entourage du gouvernement

  • "C'est bien dommage de pouvoir imaginer que des élus de gauche aillent rejoindre le Front national", a réagi M. Mitterrand, à l'issue d'une audition en commission à l'Assemblée nationale.

  • Un argument repris par le patron de l'UMP Xavier Bertrand, qui s'étonne de voir le PS se placer "sur le terrain" du FN. "Se servir de la vie privée des gens pour en faire des attaques politiques ou politiciennes, cela me rappelle les pires heures de l'histoire", a-t-il lancé.
  • "On fait surtout la guerre au nom Mitterrand et ce qu'il incarne dans l'ouverture à gauche. C'est bête et stupide", estime aussi un collaborateur de François Fillon.
  • Les avis sont néanmoins partagés à droite
    Certains -au moins une- s'inquiètent d'une résurgence du FN, à l'image de Christine Boutin, présidente des Chrétiens Démocrates, associés à l'UMP. "La nomination de Mitterrand a ébranlé la droite classique, mais ses postures et ses positions vont faire des ravages terribles dans l'électorat", a averti l'ancienne ministre.
  • Pour l'ex-porte-parole de l'UMP, Chantal Brunel, "tout le monde connaissait ce livre quand il a été nommé au gouvernement, les responsables politiques qui l'ont nommé le savaient". La députée résume un sentiment général dans les rangs de la majorité, en parlant d'un livre "terriblement glauque", mais constituant "un non-événement". Sauf pour ceux qui ne l'ont pas lu...