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samedi 16 novembre 2013

Racisme: des dérapages politiques souvent montés en épingle pour des raisons politiciennes

Libération occulte la chasse communiste aux immigrés
Bien avant le retour de la droite au pouvoir, la banalisation de la parole xénophobe s'est matérialisée chez les responsables politiques  et continue depuis Hollande.

Depuis l'effacement de la notion de "race", on assiste à une recrudescence du racisme: en étiquettant tout raciste, la parole raciste devient normal sous le président "normal". C'est ainsi que le quotidien Libération exploite l'émotion soulevée (puis entretenue) par la Une d'un hebdomadaire satirique qui évoque la ministre guyanaise Taubira avec un humour décapant qu'avant mai 2012 on aurait jugé simplement insolent. Le buzz a motivé le lancement, par Libération, d'une page Facebook pour dire "Assez" à ces discours de haine. Une tendance alimentée par les dérapages récurrents des responsables politiques, de droite comme de gauche, et depuis plus de sept ans... Jeanne Moreau et plusieurs personnalités ont signé une tribune "Nous sommes tous des singes français".


Il est pourtant réducteur de rendre responsables du racisme ambiant les seuls acteurs politiques, mais c'est le parti-pris du journal socialiste qui, en vertu de son pouvoir discrétionnaire, fait notamment l'impasse sur la presse anarcho-révolutionnaireCharb, qui dirige Charlie Hebdo et soutient le PCF, et le Front de gauche, ou la dessinatrice Coco (Charlie Hebdo, l’Humanité, Barricade, etc) peuvent sévir au nom de la liberté d'expression bien qu'à la différence des politiciens incriminés, ils n'aient reçu aucun mandat du peuple.

L'angle d'attaque de la gauche aux abois
Au risque de se brûler les ailes, le journal socialiste excite encore cette semaine la fibre raciste avec un retour sur certaines des déclarations "au mieux douteuses, au pire xénophobes". Ses difficultés financières peuvent expliquer ce choix hasardeux, mais l'opération "au mieux douteuse, au pire mercantile" en valait peut-être la chandelle, puisque les victimes du racisme croiront évidemment y voir de bons sentiments. Plusieurs personnalités n'ont-ils pas signé une tribune "Nous sommes tous des singes français" ? Puisse donc Jeanne Moreau retrouver la banane...
 
Pour les amis de Taubira
les Français sont des racistes et donc des rats...

Novembre 2006. Georges Frêche, président (PS) de la région Languedoc-Roussillon, dénonce la préférence raciale en faveur des Noirs dans l'équipe de France de football: "Dans cette équipe, il y a neuf Blacks sur onze. La normalité serait qu’il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais là, s’il y en a autant, c’est parce que les Blancs sont nuls. J’ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze Blacks." Il faudra de longs mois avant que Hollande autorise l'exclusion du baron régional du Parti socialiste.

11 févirer 2006. Georges Frêche récidive et traite les Harkis de "sous-hommes", mais Libération fait l'impasse
A l'occasion d'un dépôt de gerbe, l'élu socialiste s'en prend à des harkis: "Ah, vous êtes allés avec les gaullistes… Vous faites partie des harkis qui ont vocation à être cocus toute leur vie… Allez avec les gaullistes à Palavas. Vous y serez très bien ! Ils ont massacré les vôtres en Algérie et vous allez leur lécher les bottes ! Mais vous n'avez rien du tout ! Vous êtes des sous-hommes ["Unter-Menschen"...]! Rien du tout ! Il faut que quelqu'un vous le dise ! Vous êtes sans honneur. Vous n'êtes pas capables de défendre les vôtres !  [ceux que le FLN égorgeait pour leur fidélité à la France] Voilà, voilà… Allez, dégagez!"

26 juillet 2007En déplacement à Dakar, Nicolas Sarkozy déplore une insuffisance: "le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire" et la gauche interprète ce regret en attaque. 

15 janvier 2009. Nouveau ministre du Travail, Brice Hortefeux souligne que Fadela Amara, sa collègue chargée de la politique de la Ville, est sa "compatriote". Il ajoute : "Comme ce n’est pas forcément évident, je le précise." L’intéressée confirmera qu'Hortefeux parlait de leur origine auvergnate commune: d'origine Kabyle, elle est née à Clermont-Ferrand.

8 juin 2009.
Devant une caméra de Direct 8, le maire d’Evry, Manuel Valls, dit à un collaborateur, dans les allées d’une brocante : "Tu me mets quelques Blancs, quelques whites, quelques blancos."

9 septembre 2009.
"Humour auvergnat", épisode 2. Brice Hortefeux, à propos d’un militant UMP de père algérien, ironise : "Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes."
14 décembre 2009. Les débats sur l'identité nationale battent leur plein. Nadine Morano, secrétaire d’Etat à la Famille, est dans son rôle quand elle explique que ce qu’elle attend "du jeune musulman, quand il est français, c’est qu’il aime son pays, c’est qu’il trouve un travail, c’est qu’il ne parle pas le verlan, qu’il ne mette pas sa casquette à l’envers". L'observation n'est pas sans fondement et le conseil bienveillant.
A partir de 8'.

Janvier 2010. 
Libération s'en prend à Francis Delattre, maire UMP de Franconville, à qui le journal reproche de ne pas apprécier le candidat du PS, Ali Soumaré, d’origine malienne, tête de liste dans le Val-d’Oise pour les régionales : "Au début, j’ai cru que c’était un joueur de l’équipe réserve du PSG. Mais en réalité, il est premier secrétaire de la section de Villiers-le-Bel. Ça change tout!" admet-il. Mais le PS demande des "excuses" à Valérie Pécresse (UMP) pour des propos jugés "méprisants à connotation raciste" tenus lors d’un meeting des régionales.
A partir de 1 minute 40 secondes
Lors des émeutes de 2007 à Villiers-le-Belil s'impose comme porte-parole des familles de deux jeunes décédés à la suite d'une collision de leur véhicule avec celui d'une patrouille de police. Alors qu'il est impliqué dans le Mouvement des jeunes socialistes dès 2000, il organise trois marches pacifiques et assure la charge de médiateur et de porte-parole des familles et des quartiers auprès de la presse internationale et des pouvoirs publics. Candidat aux élections régionales de 2010, Soumaré se retrouvera courant mars 2010 au centre d'une vive polémique  comme "délinquant multirécidiviste". Le 28 février 2011, la cour d’appel de Versailles le relaxe, il devient porte-parole du candidat Valls lors de la primaire socialiste en 2011 et reste membre de son entourage, sans état d'âme pour les Rom chassés de France par le ministre de l'Intérieur.

9 mars 2010. Le sénateur UMP Gérard Longuet ose faire savoir son opposition à la nomination de Malek Boutih à la tête de la Halde : "C’est pas le bon personnage. [...] Il vaut mieux que ce soit [quelqu’un issus du] corps français traditionnel," explique-t-il, du fait que la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité est compétente pour se saisir "de toutes les discriminations, directes ou indirectes, prohibées par la loi ou par un engagement international auquel la France est partie". Le simple fait qu'il ait alors été sans emploi jusqu'en mai 2012 justifiait-il en effet pas qu'il soit casé à la tête de cette institution?
30 juillet 2010. A Grenoble, Nicolas Sarkozy prononce un discours très ferme pour la protection des personnels de l'Etat, mais le journal socialiste trouve extraordinaire que  "La nationalité française doit pouvoir être retirée à toute personne d’origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d’un fonctionnaire de police ou d’un militaire de la gendarmerie ou de toute autre personne dépositaire de l’autorité publique."

Mars 2011. Nouveau ministre de l'Intérieur, Claude Guéant se fait l'écho de l'effarement des Français. "Les Français, à force d’immigration incontrôlée, ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux (...) de voir des pratiques qui s’imposent à eux et qui ne correspondent pas aux règles de notre vie sociale", lâche-t-il sur Europe 1.

Septembre 2011. Le député UMP Alain Marleix se voit reprocher une synthèse du parcours d'assimilation de l'écologiste Jean-Vincent Placé recueilli en Corée: "Dans l’Essonne, [...] notre Coréen national, Jean-Vincent Placé, va avoir chaud aux plumes." 

Quelques semaines plus tôt, le Premier ministre François Fillon avait été critiqué pour avoir réagi à la promesse de la binationale Eva Joly de supprimer le 14 juillet comme fête nationale, soulignant le fait que "cette dame n’a pas une culture très ancienne des traditions françaises, des valeurs françaises, de l’histoire française".
4 février 2012. Claude Guéant exprime une évidence: "Contrairement à ce que dit l’idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas. Celles qui défendent l’humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient. Celles qui défendent la liberté, l’égalité et la fraternité nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique. En tout état de cause, nous devons protéger notre civilisation."


8 mars 2012. La députée UMP Chantal Brunel suggère de "remettre dans les bateaux" les "populations qui viennent de la Méditerranée". Il s'agit des clandestins Tunisiens qui fuient le chaos provoqué par les islamistes.



Octobre 2012. En pleine course pour la présidence de l’UMP, Jean-François Copé évoque une scène ordinaire de la vie des maires qui reçoivent les plaintes de ses administrés : "Il est des quartiers où je peux comprendre l’exaspération de certains de nos compatriotes, père ou mère de famille, rentrant du travail le soir, apprenant que leur fils s’est fait arracher son pain au chocolat par des voyous qui lui expliquent qu’on ne mange pas pendant le ramadan." Ca existe, et pas seulement pour des viennoiseries, mais il n'est pas "politiquement correct" de le dire.



22 juillet 2013. Le maire UDI de Cholet (Maine-et-Loire), Gilles Bourdouleix, dit des gens du voyage que "Hitler n’en a peut-être pas tué assez". Il aurait pu en dire autant de Staline.

17 septembre 2013. Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, déclare sur France Inter que les Rom "ont vocation à retourner en Roumanie ou en Bulgarie" et juge leur mode de vie "en confrontation" avec "les nôtres". La gauche s'est indignée et a catalogué Valls à  droite, mais Libération évite certains commentaires. Il est tabou de mentionner le rôle ambigü du ministre de l'Intérieur que Hollande envoie chasser sur les terres du FN.


17 octobre 2013. Une candidate FN aux municipales, Anne-Sophie Leclere, compare la ministre de la Justice, Christiane Taubira, à un singe et affirme qu’elle "préfère la voir dans un arbre […] qu’au gouvernement".


25 octobre. La garde des Sceaux, la très controversée Taubira, blessante et arrogante, est accueillie à Angers par "des enfants" aux cris de "la guenon, mange ta banane". Du cas isolé d'une enfant et d'une banane, Libération fait une masse hostile à l'ex-indépendantiste. 
Libération a sauté plusieurs plusieurs épisodes de son feuilleton

Le journal socialiste épargne les communistes
Le 24 décembre 1980 à Vitry-sur-Seine, la municipalité communiste a fait détruire au bulldozer un foyer de travailleurs immigrés abritant 300 travailleurs maliens. Le maire Paul Mercieca est soutenu parGeorges Marchais puis par une résolution du Comité Central du Parti.  Lien PaSiDupes
Autre lien PaSiDupes: La CNT n'a pas oublié les bulldozers communistes contre des immigrés
Et une video pour voir et entendre Georges Marchais justifier le racisme, la lutte contre l'immigration et la laïcité. Lien video

Aujourd'hui, pour Jean-Luc Mélenchon, le gouvernement est aussi responsable de la situation de racisme
Invité de l'émission C Politique sur France 5, Jean-Luc Mélenchon est revenu dimanche 17 novembre sur les raisons de sa "marche pour la révolution fiscale" et sur le meeting "contre les extrémismes" organisé à Paris le 27 novembre par le PSles bonnets rouges mais aussi les attaques contre la garde des Sceaux, Jean-Luc Mélenchon a renvoyé en partie de la responsabilité des montées des discriminations au gouvernement :
"Je leur dirais qu'il ne fallait pas ouvrir les digues (avec le traitement actuel des étrangers) [...]. Et quand elle se fait agresser, il leur faut dix jours pour s'en rendre compte"
La xénophobie de Christiane Taubira
Lorsqu'en 1999 elle assumait son désir d'indépendance pour la Guyane, Christiane Taubira revendiquait : "la Guyane aux Guyanais".

Ce dessin de #Taubira est-il raciste ? Pourquoi personne ne se lève contre Charlie Hebdo ? pic.twitter.com/SdL194R8CB

— Stéphane J. (@sjournot) November 17, 2013

"Nous sommes à un tournant identitaire. Les Guyanais de souche sont devenus minoritaires sur leur propre terre", ajoutait Christiane Taubira, député et membre du Parti radical de gauche.

Leur radicalité, toutes préférences politiques confondues, éclata à nouveau au grand jour en novembre 2007, quand les élus de Guyane et les maires de Guyane, de Guadeloupe et de Mayotte se réunirent en congrès pour réclamer un renforcement de la lutte contre l’immigration clandestine et "éviter qu’un jour la situation ne devienne incontrôlable et que des violences contre les étrangers ne dégénèrent".
"Les enfants comoriens susceptibles d’acquérir la nationalité française par le droit du sol seront bientôt plus nombreux que les Mahorais", s’alarmait Ali Souf (président de l’association des maires de Mayotte).

A force de projets de lois qui ne tiennent pas compte de l'état de la société (réforme pénale) et de textes qui mettent la nation en danger (mariage entre personnes du même sexe et GPA), elle s'est aliénée une immense majorité des Français, au point que ses provocations ont provoqué la riposte.

La ministre n'assume pas son racisme



VOIR et ENTENDRE Christiane Taubira soutenir la thèse de "race" quand il s'agit de vanter les créoles.

La ministre n'assume pas son racisme anti-Blancs
Mais elle se découvre à l'occasion:

vendredi 24 août 2012

C. Duflot se plaint de devoir agir en fermant sa gueule

"J'ai une muselière qui permet un peu de l'ouvrir". Et de faire un peu quelque chose ?

Le rôle des ministres écologistes au gouvernement fait débat

Jamais les écologistes n'ont été aussi nombreux dans les allées du pouvoir. Pour autant, leur silence et leur inaction font débat.
" Être au gouvernement, c'est aussi dans les moments difficiles accepter les choses qu'on n'aurait pas faites autrement ", lance Daniel Cohn-Bendit aux écologistes qui sont partisans d'un référendum sur le traité budgétaire européen. Sans renouer toutefois avec les querelles et les psychodrames d'antan qui ont pris du plomb dans l'ailePascal Durandleur secrétaire général, rétorque :  Il faut que des passionnés comme Cohn-Bendit acceptent qu'il y ait des échanges et des différences d'appréciation. "   

Les altermondialistes doivent "fermer leur gueule", dans et hors du gouvernement
On a envie de réussir et l'urgence fait qu'on est plus contraints, plus responsables."
Et de faire allusion aux communistes : " On aurait pu rester au bord du chemin, faire le pari d'un échec (de la gauche). On a pris le risque d'y aller. "

Cécile Duflot a d'ailleurs préféré en sourire jeudi soir aux Journées d'été d'Europe Ecologie-Les Verts de Poitiers, estimant qu'elle-même, habituée à parler librement, porte désormais "une muselière" lui permettant "un petit peu de l'ouvrir".

Au deuxième jour de ces journées, la ministre du Logement participait avec l'autre ministre écologiste Pascal Canfin (Développement) à un débat sur la question "des ministres écologistes au gouvernement, pour quoi faire ?" Une bonne question, a posteriori !
"La force que nous avons, c'est que nous nous sommes posé la question et préparé à cette participation", a-t-elle assuré devant un amphithéâtre comble, mais dubitatif.
"Notre responsabilité est de verdir, d'écologiser la politique du développement du territoire et du logement pour Cécile (Duflot) et du développement pour moi", a pour sa part estimé Pascal Canfin.

EELV, solidaires, n'aura aucune excuse
"Nous nous appuyons sur un groupe au Sénat, un groupe à l'Assemblée", s'est-il félicité. Douze sénateurs EELV et dix-sept députés EELV étaient d'ailleurs présents pour ce débat.



Europe Ecologie-les Verts est assujetti

Un marché de dupes
D'un PS hégémonique mais incertain d'obtenir la majorité à lui seul, ils ont obtenu deux ministères et d'abord leurs élus, ainsi que deux groupes parlementaires : bon gré mal gré, la Ch'tite Brochen-Aubry leur a consenti des sièges mais le rassemblement écologiste a perdu sa liberté et le PS, sa liberté de mouvement. La maire de Lille a affublé Bourriquet d'un boulet.
Les écologistes ont un groupe à l'Assemblée nationale, un autre au Sénat. 

" C'est une manière de courage que d'être au gouvernement ", selon Noël Mamère, député-maire de Bègles, affectant une certaine satisfaction, avant  cette mise en garde : " Nous avons un Président qui se dit normal. Mais nous n'avons pas vocation à être normalisés. Nous ne sommes pas politiquement biodégradables, ni là pour verdir le programme du PS. Mais pour apporter nos contributions aux solutions à la crise. "

EELV doit maintenent démontrer qu'il n'a pas vendu son âme.

Très attendue sur la liberté de parole d'un ministre écologiste au sein d'une majorité socialiste, Cécile Duflot a préféré en rire (jaune),  la bourrique expliquant : "lorsqu'on est secrétaire générale d'un parti, on porte un licol, on est bordée par le parti. Depuis trois mois, on m'a rajouté une muselière".

L'ancienne secrétaire nationale d'EELV, connue pour sa faconde, a tout de même tenté de rassurer son auditoire: "J'ai une muselière qui permet un petit peu de l'ouvrir !".

Bourriquet réussira-t-il à museler la bourrique verte ?
"L'ancienne Cécile Duflot est toujours-là", a-t-elle insisté un peu plus tard, mais c'était l'ancienne et la nouvelle décide toutefois que la déclaration de Jean-Pierre Chevènement "un ministre ça ferme sa gueule ou ça démissionne", ne doit pas être "érigée en règle d'airain. C'est complètement faux. Il faut être dans la mesure mais il n'y a aucune raison de s'aligner".

Les deux ministres se défendent d'être chloroformés  
Ils vont répétant, à qui veut les entendre, qu'ils ont le sentiment d'être "écoutés" au sein du gouvernement. Cécile Duflot a d'ailleurs éprouvé le besoin d'assurer qu'"on peut pousser les feux sur certains sujets ou essayer de convaincre aussi."


Sur la question des Rom, EELV se déclarent satisfaits d'une décision jugée "irresponsable" par l'UMP et insuffisante par les associations franco-roumaines et bulgares de soutien aux clandestins du voyage.

"Cécile (Duflot) a joué exactement le rôle qu'on attend de nous et elle a gagné 90% de ce qu'elle voulaitt", s'est satisfait le ministre du Développement, dans un numéro bien réglé de duettistes.
"Là où nous devons mettre la pression, c'est sur la conférence environnementale;, là on va envoyer nos signaux", a rassuré le velléitaire Pascal Canfin, à propos du rendez-vous convoqué par le gouvernement le 14 septembre.

Mais, quand EELV fait bouger les lignes, les critiques pleuvent
"Les socialistes veulent faire croire aux étrangers que la France est un eldorado"

Christian Estrosi, ancien ministre et député-maire de Nice, y voit un message clair: "il y a du travail en France, il y a des logements pas chers, venez vous installer en France (...) Une fois de plus, comme pour la suppression de la franchise sur l'aide médicale d'Etat, les socialistes veulent faire croire aux étrangers que la France est un eldorado et le faire payer aux Français".

Le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti estime pour sa part qu'assouplir l'accès à l'emlpoi des Rom est "une décision à la fois incohérente et irresponsable sur le plan économique. Incohérente, car depuis le début de l'été le ministre de l'Intérieur Manuel Valls avait poursuivi la politique de démantèlement des camps de Roms qui avait été instaurée par Nicolas Sarkozy. En facilitant l'accès à l'emploi dans notre pays pour les Rom, le gouvernement ne fait qu'encourager la venue sur le territoire national de ces populations. Irresponsable, car notre pays, alors que des millions de nos concitoyens sont sans emploi, est dans l'incapacité d'offrir du travail à des populations étrangères". 


C'est un mauvais coup porté aux demandeurs d'emploi en recherche depuis plusieurs mois.Philippe Goujon, le député-maire du 15e arrondissement de Paris souligne que "la France sera le seul pays à revenir de façon anticipée sur des mesures qui prévaudront dans tous les autres pays jusqu'en 2013". Cette politique "est un bien mauvais signal lancé par le gouvernement qui, loin de résoudre les problèmes, risque de les aggraver", a-t-il poursuivi.


Romeurope condamne les expulsions qui se sont poursuivies depuis que la gauche est au gouvernement. 
Mais Duflot et EELV restent muselés - et donc solidaires - sur les rafles menées par Manuel Valls, son collègue de l'Intérieur au gouvernement.
"De toute façon, elles s'arrêteront au plus tard fin 2013", a commenté Malik Salemkour, coordinateur du collectif et vice-président de la Ligue des droits de l’Homme.
VOIR et ENTENDRE Eric Coquerel (Front de gauche), Malik Salemkour (LDH), Chantal Brunel (UMP) - sur expulsions de Roms, autour d'Emmanuel Lechypre:


Eric Coquerel invité de "Grand Paris" sur BFM... par lepartidegauche


EELV ne pavoise pas
En marge de l'auto-satisfaction feinte des journées d'été des écologistes),  le conseiller municipal de ...Nantes, Jean-Philippe Magnen, aussi vice-président du conseil régional du Pays de la Loire et 
porte-parole EELV, "Nous continuons de demander la levée des mesures transitoires comme l'a fait l'Irlande", a-t-il nuancé pour que les Rom "aient un statut de citoyen européen".

D'ailleurs
, le mouvement européen antiraciste (Egam), composé d'une quarantaine d'organisations antiracistes européennes, s'est dit "extrêmement insatisfait des mesurettes" annoncées mercredi.

jeudi 2 juin 2011

L'homme présumé coupable doit-il avoir peur des femmes ?


L'affaire DSK a introduit la peur des sanctions chez les hommes

Un précédent aux effets contrastés

Dix ans après que l'instruction de l'affaire d'Outreau a débuté, en 2001, et six ans après l'acquittement des inculpés, sans plus de discernement, l'affaire DSK fera-t-elle de tous les hommes des saligauds invétérés ? La parole des enfants est sacrée, a-t-on proclamé et, tous ensemble, éducateurs, psychologues et juges ne l'ont-ils pas alors sacralisée ?
Entre 1997 et 2000, les éducateurs scolaires approuvèrent la ministre déléguée à l'Enseignement scolaire puisqu'elle appartenait au gouvernement Jospin. Elles'attacha à la défense des droits de l'enfant et à la lutte contre la violence à l'école (loi de juin 1998 relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles ainsi qu'à la protection des mineurs). Pendant longtemps, la révélation par l’enfant de violences sexuelles fut interprétée comme des fantasmes. Mais, à partir de 1998, pour des raisons plus politiques que psychologiques, elle devint parfaitement fiable et indiscutable. C'est ainsi qu'au procès d'Outreau, la parole de l'enfant avait tout à coup été prise au pied de la lettre et des adultes accusés à tort et traînés dans la boue. Certains subirent trois années d’incarcération et l’un d’entre eux se suicida même en prison. Aujourd’hui, on ne s’interdit pas de lui attribuer du sens, mais les professionnels réactivent leur capacité de compréhension et l’obligation de signalement ne les affranchit plus de l'obligation d’analyse. Le procès d’Outreau les a rappelés à l'ordre et la raison. Il aurait fallu se méfier des brusques retournements de tendances et prendre la distance nécessaire avec la loi portée par ...Marie-sEGOlène Royal qui dès 1997 avait créé une psychose contre la pédophilie.
L'expérience ne nous a rien appris
Cette fois, l'affaire DSK délie les langues et l'affaire Tron, sans pourtant aucune mesure, lui est assimilée, tandis que Luc Ferry lance des accusations floues à l'encontre d'un ex-ministre.
Chantal Brunel s'en est agacée estimant que ou Luc Ferry sait des choses, et c'est à la justice qu'il doit aller les dire, ou il se tait.

Le Monde a d'ailleurs invité Chantal Brunel a réagir à ce flot de paroles soudainement libérées, dès lors qu'un poisseur socialiste de femme de chambre s'est fait poisser dans une suite luxueuse du Sofitel de Manhattan: lien PaSiDupes

Une campagne de banalisation

Libération, autre journal socialiste, a récemment sollicité les témoignages de femmes politiques.
Que ne l'a-t-il fait plus tôt, si sa démarche n'est pas inspirée par une volonté d'amalgame et de généralisation des comportements de Dominique Strauss-Kahn ?

Chantal Brunel consent à participer à cette entreprise, puisqu'elle ne peut que juger remarquables ces témoignages et les faire siens: " On a toutes nos histoires, nos références en matière de machisme ". Féministes de combat, Yvette Roudy, Marilyse Lebranchu ou Martine Billard peuvent-elles en dire autant ?

Chantal Brunel souligne que le voile intégral est le symbole même de l'infériorité de la femme vis-à-vis de l'homme, puisqu'il cache le corps impur de la femme et que celle-ci ne serait pas maîtresse de son corps. Cette dissimulation puritaine, voire moyen-âgeuse, de l'objet de la tentation par le voile intégral et la burqa est imposée à la femme soumise pour protéger l'homme de la concupiscence à laquelle l'exposent les jupes extra-courtes et les talons aiguilles, les attitudes provocantes et le langage cru des femmes modernes et libérées.
Lien PaSiDupes

Il ne vient pas encore à un esprit européen de penser que la femme occidentale exercerait un harcellement sexuel sur l'homme, du seul fait que, puisque ce corps lui appartient, elle peut exhiber sa poitrine opulente au-dessus de son étal de concombres ou projeter ses petits seins au-delà du comptoir: rien vraiment qui puisse être assimilé à de la nymphomanie, de l'allumage ou du racolage. On parle d'exultation du corps ou d'épanouissement de la femme, mais parlerait-on de séduction naturelle et légitime si, dans les rames de métro, les hommes exposaient leurs tablettes de chocolat et si des justaucorps bleus de travail moulaient leurs formes évolutives dans tous les bons garages et bureaux de France et de Navarre ?
Notre société impose à l'homme à la fois -et tour à tour- qu'il reste maître de lui-même et de ses pulsions et qu'il manifeste toutefois son appréciation du spectacle offert: il peut se rincer l'oeil, sans ostentation, mais ne doit pas consommer. Un exercice de corde raide: trop ou pas assez démonstratif, il est présumé obsédé ou impuissant.

Toute femme revendique d'ailleurs d'avoir été importunée, mais en conserve une impression variable, selon qu'elle aura été disponible ou non, flattée ou dépréciée, tant il est vrai que la femme dispose et qu'à un petit homme chauve il vaut mieux un encéphalogramme plat qu'un porte-feuille dégarni. Le traitement social des inégalités amoureuses, voilà donc un créneau nouveau pour les syndicats en déconfiture: tous ensemble contre les fils de ... qui draguent en dormant et les play boys gâtés par dame nature !
Chantal Brunel évoque le temps où, nouvellement élue, elle s'est rendue à une cérémonie dans une commune limitrophe de sa circonscription. A son arrivée, elle entendit s'exclamer son collègue député, élu en 2002-2007, et qui ne s'était pas représenté: "Qu'est-ce qu'elle fait là, celle-là ? Ici, c'est chaque putain dans son bordel." Tétanisée, elle s'était tue.
Mais l'interrogée explique aussitôt que les propos machistes ont plutôt durci une certaine cuirasse. Je crois que quand on fait de la politique, il faut savoir de temps en temps être sourd.

Libération positive l'affaire DSK

Le journal partisan passe du lourd au banal, avec légerté.

L'étalage sur la voie publique de la pathologie d'un grand du PS - fût-elle une agression sexuelle, voire une tentative de viol - fournit au quotidien Libération l'occasion d'un nouveau grand écart. Il ne voit aucune différence entre le crime de DSK et le délit de Georges Tron. Ce qui seul importe désormais, c'est que DSK est un libérateur: son affaire a donné du courage aux femmes victimes d'agressions sexuelles ou de harcèlement et les encourage à porter plainte.

L'affaire DSK est un mal pour un bien: olé !
Chantal Brunel estime que l'affaire DSK va changer trois choses:
- visibilité de comportements occultés;
- libération de la parole des femmes(cf. supra !) et, "accessoirement" (sic), la fin du droit de cuissage d'un puissant sur une jeune femme de condition modeste. Mme Brunel participe à l'imagerie marxisante, mais ne connaît donc pas le monde du spectacle ni le milieu sportif où les petites minettes rodent autour des loges des artistes ou des vestiaires des rugbymen prometteurs ou de footballeurs argentés pour s'abandonner au droit de cuissage et mettre un terme aux fins de mois difficiles;
- introduction de la peur chez les hommes qu'ils aient des comportements sexuels de dominants ou qu'ils égayent leur semaine de travail en pimentant leur vie de couple de fantaisies sexuelles inédites et osées. Finies l'inventivité et la gaudriole intempestive. Les sanctions vont tomber, à la maison comme au bureau et, à l'usine comme au lit, le travailleur sera soumis aux horaires et aux rythmes imposés, à la performance et au rendement, au quantitatif contre le qualitatif. La prise en compte de la pénibilité amoureuse sera-t-elle prise en compte dans le calcul des annuités donnant droit à la retraite ? A quand SUD à la tête de cortèges d'hommes opprimés par les femmes et à l'entrée des bureaux de poste et des chambres de harcélés ?
De beaux combats syndicaux en perspective pour, d'une part, imposer aux hommes la délicatesse, le rafinement et la conviction profonde qu'une femme est l'égale de l'homme, et pour,d'autre part, apprendre aux femmes la tolérance de l'homme qui a peur de l'éjaculation précoce, du coup de mou et d'être pour sa peine traîné devant les prud'hommes.

Car les lois sur la parité ne changent rien
Chantal Brunel considère que l'affaire DSK va faire plus que toutes les lois pour la cause des femmes dans le domaine des violences. Selon elle, puisque la législation existe sur les violences, le problème est la parole des femmes.
On estime qu'un viol sur dix est dénoncé, et qu'en plus, souvent, la victime d'un viol est considérée comme responsable. Dans l'affaire DSK, la presse a suspecté la femme de chambre : pourquoi était-elle là ? s'interrogeait finement la presse d'investigation; qu'est-ce qu'elle faisait là après l'heure de libération des chambres. La presse socialiste n'imagina pas qu'elle puisse essayer de faire son travail. L'opinion, y compris féministe, a trouvé une part de responsabilité à la victime. N'a-t-on pas parlé de complot ? De lynchage et de mise à mort ? La presse indépendante et laïque faisait porter à l'homme du XXIe le fardeau de la faute originelle de la femme de l'Ancien testament. Mais Mme Brunel estime que ce schéma va s'effacer.

Au problème posé par l'affaire DSK de la dépendance et de la situation de hiérarchie ou de pouvoir d'un homme sur une femme, Mme Brunel apporte sa réponse.
Les solutions sont à l'évidence de mettre des femmes à des postes de responsabilité de haut niveau, qui donnent l'exemple aux autres femmes. Ce qui suppose que les femmes de pouvoir soient des romantiques ethérées dépourvues de pulsions.

Chantal Brunel doit en outre retoucher l'image du soi-disant handicap à être membre d'un parti de droite tout en défendant l'égalité homme-femme.
Le droit de vote a pourtant été accordé aux femmes en France le 21 avril 1944 par le Comité français de la Libération nationale, confirmé par l’ordonnance du 5 octobre sous le Gouvernement provisoire de la République française dirigé par le général de Gaulle, en dépit des sénateurs du parti radical: il n'est utilisé que le 29 avril 1945 pour les élections municipales, puis en octobre pour les élections à l’Assemblée constituante où 5,6 % de femmes sont élues députées. Depuis le 10 juin 2007, elles sont 41,6 %.

S'il existe une tradition historique à gauche de la présence des femmes en politique, il reste vrai que les femmes conquièrent désormais des sièges, non point tant pour leurs compétences que par leur persévérance, comme Marie-sEGOlène Royal, qui harcela le président Mitterrand pour obtenir une circonscription éligible, mais des places au bénéfice de contraintes législatives, de quotas et de parité, qui ne doivent pas toujours sufisamment aux compétences de la bénéficiaire. Un contre-exemple aux affirmations de Chantal Brunel sera Édith Cresson (PS) devenue la première femme Premier ministre (1991) par la grâce d'un homme, mais unique en son genre à ce jour, car le coup médiatique à la socialiste du président Mitterrand s'avéra contreproductif pour plusieurs générations. Malgré leur pacte qui donnait la prééminence à l'homme, les frasques du goujat DSK auront de surcroît privé la féministe Aubry de Matignon.

Cela étant, une clivage artificiel gauche-droite arrange le PS. L'Observatoire de la parité, créé en 1995 par Jacques Chirac et présidé par le premier ministre, regroupe pourtant des femmes et des hommes de toutes tendances politiques.
Des femmes, de droite comme de gauche, s'y retrouvent souvent sur des sujets communs. La gauche n'a pas ce monopole-là. L'égalité professionnelle, l'égalité des salaires, le problème du temps partiel sont des sujets aussi bien portés par les hommes et les femmes de la majorité présidentielle que le gouvernement. Roselyne Bachelot a été la première rapporteurE générale de l'Observatoire de la parité à sa création. Ensuite, des femmes socialistes de l'opposition lui ont succédé. Janine Mossuz Lavau, soutien de Désirdavenir Royal en 2007, Nicole Borvo-Cohen-Seat (PCF) et Me Martine Moscovici (expert en viol Viol par soumission chimique, défend des femmes victimes de viols ou d'agressions sexuelles) en ont été membres.

Le machisme est-il équitablement réparti à droite et à gauche
Il est partagé à droite comme à gauche par les élus comme dans la société. Ce ne sont pas uniquement des mots ou des actes, c'est aussi un soupçon de moindre compétence et un confinement des femmes dans des tâches secondaires.
A l'Assemblée nationale, deux femmes sur sept sont vice-présidentes (une femme de droite, une femme de gauche); une seule sur six est présidente de commission; cinq femmes sur soixante-douze sont à la commission des finances. Et à l'Assemblée nationale, les femmes sont plus ouvertes sur l'extérieur et les media mais n'ont pas souvent un rôle de stratégie et de pouvoir.

L'évolution est pourtant notable depuis les années 80
La part des femmes s'est accrue avec la parité en politique, la proportionnelle et l'obligation de listes "chabadabada", un homme et une femme au Parlement européen, à la région et dans les communes de plus de 3 500 habitants. En revanche, à l'Assemblée nationale et dans les conseils généraux, où l'élection se fait sur un nom, au scrutin uninominal, les femmes sont moins bien représentées : 18 % de femmes à l'Assemblée nationale, selon Chantal Brunel ( mais 107 sur 577, en vérité) , 13 % dans les conseils généraux en mars 2011 (13,5% de conseillères générales, pour être précis). La loi du 26 février 2008 avait modifié le code électoral en imposant que tout conseiller général élu ait un suppléant de sexe opposé 5 présidentes de départements, contre 6 précédemment. Depuis 1970, onze femmes ont accédé à la tête d'un conseil général et depuis 2008, sur les 16 nouveaux présidents, 2 sont femmes). Ces chiffres ne sont pas à l'avantage de l'opposition qui détient actuellement 61 des 101 CG.
Pourquoi ?
Parce que ce sont des scrutins qui demandent un engagement très fort sur le terrain, dans la campagne, et que les femmes sont réticentes à cet engagement total. Elles ont souvent une carrière à mener, mais ce sont toujours elles qui assument la plus grande part de responsabilité parentale, d'autant que les parents séparés sont en passe de devenir plus nombreux que les autres. Toutes les études sur la parentalité montrent d'ailleurs que les femmes assument la plus grande part des responsabilités domestiques. Ce qui fait qu'elles sont moins disponibles. Et elles répugnent à une élection qui suppose un combat très dur et assez personnel.

Les jeunes hommes sont davantage sensibles à la parité et au partage
Chantal Brunel assure que le combat des femmes doit être avec les hommes, et non pas contre les hommes: tous ensemble, ils arriveront à faire progresser l'égalité salariale, la parité en politique, le respect des femmes, sur le long terme.
Aucune étude sur les hommes sous l'influence des femmes

Chantal Brunel a écrit un livre sur les violences faites aux femmes, mais rien sur le sujet des hommes battus, mais elle admet que le tabou est encore plus fort.

L'après-DSK devrait favoriser la prise de mesures plus ambitieuses
L'Observatoire ne peut pas adopter des mesures, mais il a vocation à proposer des mesures au premier ministre, qui, de droite comme de gauche, devra porter une attention plus spécifique à l'égalité salariale, au temps partiel subi par les femmes, à la dépendance, qui concerne davantage les femmes, qui sont les aidantes et vivent encore le plus longtemps.

La réforme des collectivités territoriales pourrait marquer un recul pour la parité
Chantal Brunel déplore ce risque en allant sur un scrutin uninominal plutôt que proportionnel. Mais dans une proposition de loi cette UMP a préconisé une sanction financière à l'encontre des partis politiques qui ne respectent pas la parité en fonction du nombre de femmes élues, et non pas en fonction du nombre de femmes candidates. Car il est facile, à droite comme à gauche, de mettre une femme sur des territoires ou une circonscription législative là où elle a peu de chances de l'emporter.

La règle de la parité ne cantonnera pas la femme au rôle de suppléante
Chantal Brunel note que pour les cantonales, les femmes sont à 87 % remplaçantes Elle souhaite donc que le financement des partis politiques par l'Etat soit calculé en fonction du nombre de femmes élues et non pas des femmes candidates.
Elle est de ces femmes qui veulent imposer aux partis un objectif de résultat sur l'élection des femmes à l'Assemblée nationale et dans les futurs territoires, mais ne fourni pas le chiffre des femmes candidates...

Laurence Parisot defend un congé paternité obligatoire
Chantal Brunel juge l'idée intéressante, mais le congé parental existe et il peut déjà être partagé avec le père. Elle estime que c'est au couple de choisir librement, car les longs congés maternité ont l'inconvénient de trop souvent écarter durablement les mères du monde professionnel.

Les journalistes et les politiques ont tu la pathologie de DSK
Les journalistes ont fait le choix, discutable au regard des derniers événements, de séparer vie privée et vie publique des puissants. La connivence des media et de la politique avait jusqu'ici résisté aux évolutions du monde contemporain: l'Internet menace la suprématie de la presse écrite et l'affaire DSK marquera un tournant dans cette lutte d'influence, puisque Twitter a brisé l'omerta de la presse en divulguant ce que le Canard Enchaîné et Mediapart s'appliquaient à dissimuler. Le temps est donc révolu où les journalistes pouvaient cacher l'enfant naturel du président Mitterrand aux Français.

Chantal Brunel s'en tient à la réaffirmation de la nécessité que l'homme politique affiche des convictions fortes sur son attachement à la famille et à la fidélité et qu'il n'ait pas des comportements complètement contraires.

vendredi 10 septembre 2010

Retraite: les députés votent le départ à 62 ans

La majorité fait bloc avec le gouvernement

Le vote

Les députés ont voté ce 10 septembre le relèvement à 62 ans de l'âge légal de départ à la retraite
, alors que, fait unique en Europe, les socialistes confirment leur intention de revenir un jour à 60 ans !
Considérant l'importance de l'enjeu, le vote de l'un des articles phares du projet gouvernemental de réforme des retraites a eu lieu à main levée. Cet article (et d'autres) a été adopté avec le soutien des députés de l'UMP et du Nouveau centre, alors que la gauche faisait courir la rumeur de tensions.

La mise en oeuvre
Elle se fera progressivement d'ici 2018, à raison d'un allongement de quatre mois par an de la durée de cotisation, à partir de la génération de salariés nés en juillet 1951.

Nicolas Sarkozy avait déploré la réforme menée par François Mitterrand

En 1982, le président socialiste avait ramené l’âge légal de la retraite de 65 à 60 ans.
“Vous savez, quand on pense à ce qu’a fait François Mitterrand en ramenant l’âge légal de départ à la retraite de 65 à 60 ans ! On aurait beaucoup moins de problèmes s’il s’était abstenu ”, a rappelé Nicolas Sarkozy.
Ainsi aura-t-il fallu près de vingt-sept ans pour prendre la mesure impopulaire qui neutralise la décision populiste dont Mitterrand avait eu besoin dès le début de son premier septennat, lorsque le franc était en effet devenu fragile, après deux dévaluations menées par son ministre des Finances Jacques Delors, père de Martine Aubry et auteur du « tournant de la rigueur » à partir de 1982... D'autres suivront en 1983 et 1986.

Le report de 65 à 67 ans

L'âge auquel les travailleurs pourront bénéficier de la retraite à taux plein sans décote - qu'ils aient ou non cumulé les annuités requises – a été soumis au vote et adopté.

La presse partisane
François Bayrou a joint vendredi sa voix à celle de l'opposition, tandis que Chantal Brunel (UMP) a demandé une dérogation pour les femmes "qui ont donné deux enfants ou plus à notre pays".
"Est-il normal qu'une femme sur deux dans notre pays soit selon les termes de cette réforme amenée à travailler jusqu'à 67 ans ? Je ne crois pas", s'est affirmé Dominique de Villepin. Pourtant, « les femmes » ne sont pas toutes des « mères ».
Au final, la presse de gauche a eu la déception de noter – sans la publier – que la dizaine de députés villepinistes dont elle annonçait la fronde n'a pas pénalisé le gouvernement.

Le secrétaire d'Etat à la Fonction publique, Georges Tron, a précisé à la mi-journée qu'avec la réforme 170.000 personnes continueraient de partir en retraite à 60 ans sur 700.000 départs par an.

Le PS est à la traîne d'une génération

Sur France 2 le jeudi 9, la présidente de Poitou-Charentes parlait au nom des socialistes.
C'est en effet Désirdavenir Royal qui a annoncé l'abrogation du passage aux 62 ans en cas de victoire du PS en 2012 et donc un bond en arrière de 30 années. Le "dos au mur", Désirdavenir et le PS s'arc-boutent dur le dogme: lire PaSiDupes
Dans la matinée, Jean-Marc Ayrault le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale avait confirmé la position du parti.
"Oui, nous assumons pleinement les engagements pris par Ségolène Royal sur le droit à partir à 60 ans et, en 2012, si nous sommes au pouvoir, nous le rétablirons" a-t-il assuré en réponse au patron des députés UMP Jean-François Copé qui sommait les socialistes d'êtres "clairs" et lisibles" sur la question,

Jean-François Copé n'a pas manqué d'ironiser sur l'absence de la numéro un du PS, Martine Aubry, sur le plateau de France 2, "comme si elle avait un peu de mal à défendre la retraite à 60 ans", après sa valse hésitation: lire PaSiDupes
Qualifiant les socialistes de "fuyants", J.-F. Copé a alors estimé que "le faire, ça veut dire baisser le niveau de pension des Français. C'est inacceptable".

Pierre Méhaignerie, le président de la commission des Affaires sociales fustigeait le PS: "nous sommes dans le flou, dans l'ambiguïté, et parfois dans le mensonge".

De son côté, le ministre du Travail, Eric Woerth raillait la "super-décote, super-injustice" à propos d'un éventuel retour à la retraite à soixante ans.

Le calendrier

L'examen du projet, qui compte une trentaine d'articles et sur lesquels ont été déposés environ 600 amendements, devrait se poursuivre jusqu'au début de la semaine prochaine.

Les députés se prononceront le 15 septembre par un vote solennel sur l'ensemble du projet de loi que le Sénat examinera à son tour dès le 1er octobre.

L'objectif du gouvernement, qui a décidé d'utiliser la procédure d'urgence, est de faire adopter définitivement cette réforme par le Parlement à la fin octobre, début novembre.

jeudi 8 octobre 2009

Mitterrand, cible d'une violente campagne de bas étage

Le PS à l’unisson du FN

Censeurs socialistes : "Tondons le neveu de Tonton" !

Bien qu’il se soit écoulé quatre ans depuis la parution d'un livre relatant ses expériences de tourisme sexuel, et qu’il ait alors été salué par la critique, il est le prétexte à une polémique visant Frédéric Mitterrand, non pas l’auteur, mais le ministre de la Culture.

Le tabou des préférences sexuelles les plus bizarres semblaient être levé, mais ce n’était encore que faux semblant et démagogie racoleuse, tarifée au nombre de bulletins dans les urnes. Un responsable hystérique d’Act Up peut piquer des crises de nerfs en direct à la télé et les acteurs du PAF s’y pavaner, affichant une tolérance télégénique rémunérée par une image magnifiée et de bons sondages, mais exclusivement sous le contrôle de la gauche politique qu’avec mépris le FN appelle l’intelligentsia, et de la gauche des censeurs laïcs qui pullulent partout au du PS. Pour qu’ils ferment complaisamment les yeux et accordent leur indulgence plénière, encore faut-il appartenir au saint des saints. Or, le neveu de l'ancien président socialiste a commis l’irréparable. La faute suprême n’a pas consisté à monnayer les faveurs sexuelles de jeunes hommes du Quart Monde, mais à franchir le Rubicon des clivages politiques. En changeant de trottoir pour servir son pays au ministère de la Culture d’un gouvernement de droite, Frédéric Mitterrand a ouvert la boîte de Pandore d’où a jailli, main dans la main, le couple improbable Marine Le Pen et Benoît Hamon, uni dans une même haine.

Les grands déballages télévisuels se multiplient

Profitant d'un débat télévisé sur les délinquants sexuels, lundi soir sur France 2, la fille de Jean-Marie Le Pen avait jeté un pavé dans la mare, en citant des extraits de l'ouvrage de Frédéric Mitterrand, qu’elle avait relevés sur une feuille et qu’elle tenait prêts pour l’émission, comme François Bayrou avait répété son indignation jouée en direct lors de son débat face à Daniel Cohn-Bendit (Europe Ecologie), autre agitateur de braguettes juvéniles.

Le neveu de Tonton a répondu par le mépris à l'offensive lancée par le FN et aussitôt relayée par le porte-parole du PS, Benoît Hamon, autour d'un récit dans lequel l'homme de lettres confessait son penchant pour les amours tarifées avec de "jeunes garçons" durant ses voyages.
"Se faire traîner dans la boue par le Front national est un honneur", a-t-il lancé mercredi, laconique, à la sortie du Conseil des ministres, ravivant la fureur de sa vice-présidente, Marine Le Pen.

Trahissant une compassion feinte pour les victimes du tourisme sexuel, Marine Le Pen a abandonné le menu fretin pour fondre aussitôt sur sa cible principale. "Il n'a pas besoin de nous pour se traîner dans la boue tout seul. C'est maintenant Nicolas Sarkozy qui traîne la France dans la boue, en refusant d'exiger sa démission", a-t-elle déclaré, appelant la justice à ouvrir une enquête.

L'opération du FN a été froidement préparée depuis le soutien affiché par le ministre au cinéaste Roman Polanski (également soutenu par Jack Lang), dont il a jugé "absolument épouvantable" l'arrestation fin septembre pour une affaire d'abus sexuels sur mineure remontant à plus de trente ans.

Réactions de droite et de gauche

  • "Quand on a vu cette position scandaleuse, on a cherché ce qu'il avait écrit dans le passé. C'est comme ça qu'on est tombé sur son livre", reconnaît, feignant l'innocence, un fouille-merde du bureau politique du FN, dont la pétition contre Mitterrand aurait recueilli quelque 3.000 signatures.

    => Dans l’opposition, l'indignation n’a pas manqué de gagner les rangs du PS.
  • Martine Aubry a déclaré ne pas oser "imaginer" que Frédéric Mitterrand se soit livré à une "apologie du tourisme sexuel". Tournure aussi lâche qu’hypocrite par excellence, sachant que, malgré leur malaise, les lecteurs de bonne foi du livre n’en doute pas pour leur part. Tout en se défendant de toujours esquiver en déclarant n’avoir jamais lu les écrits qui font polémique, elle a toutefois encore précisé n'avoir "pas lu le livre"… Remplacer Hollande, qui complète sa formation dans la collection Les Nuls, par une Ch’tite Aubry qui n’a aucune lecture, n’est-ce pas confirmer qu’il faut être inculte pour faire son trou au PS ?

  • Le député Patrick Bloche a qualifié ces écrits d'"insupportables", tandis que Benoît Hamon s'est dit "choqué" par le comportement d'un "ministre consommateur". Que n'est-il producteur...
    Dans la soirée, le porte-parole du PS est revenu à la charge pour estimer, comme Marine Le Pen, avec laquelle il a décidemment beaucoup d’affinités, qu'il revenait au président Nicolas Sarkozy et au Premier ministre François Fillon d'apprécier si le ministre devait démissionner.

  • Lolo Joffrin, rédacteur en chef de Libération, réagissait néanmoins ce matin sur France Info pour déplorer cette exécution sommaire. Une condamnation expéditive à la chinoise qui sied parfaitement à Benoît Hamon, comme à Sa Cynique Majesté Royal. Il n’est toutefois pas allé jusqu’à réclamer le respect de la présomption d’innocence pour Mitterrand.

    => Dans l’entourage du gouvernement

  • "C'est bien dommage de pouvoir imaginer que des élus de gauche aillent rejoindre le Front national", a réagi M. Mitterrand, à l'issue d'une audition en commission à l'Assemblée nationale.

  • Un argument repris par le patron de l'UMP Xavier Bertrand, qui s'étonne de voir le PS se placer "sur le terrain" du FN. "Se servir de la vie privée des gens pour en faire des attaques politiques ou politiciennes, cela me rappelle les pires heures de l'histoire", a-t-il lancé.
  • "On fait surtout la guerre au nom Mitterrand et ce qu'il incarne dans l'ouverture à gauche. C'est bête et stupide", estime aussi un collaborateur de François Fillon.
  • Les avis sont néanmoins partagés à droite
    Certains -au moins une- s'inquiètent d'une résurgence du FN, à l'image de Christine Boutin, présidente des Chrétiens Démocrates, associés à l'UMP. "La nomination de Mitterrand a ébranlé la droite classique, mais ses postures et ses positions vont faire des ravages terribles dans l'électorat", a averti l'ancienne ministre.
  • Pour l'ex-porte-parole de l'UMP, Chantal Brunel, "tout le monde connaissait ce livre quand il a été nommé au gouvernement, les responsables politiques qui l'ont nommé le savaient". La députée résume un sentiment général dans les rangs de la majorité, en parlant d'un livre "terriblement glauque", mais constituant "un non-événement". Sauf pour ceux qui ne l'ont pas lu...