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jeudi 30 janvier 2020

Rattrapée par sa critique partisane des religions, Nicole Belloubet fait marche-arrière

Plus qu'une imprudence politique, sa "phrase maladroite" sur l'affaire 'Mila' est une faute

Une petite jeune fille peut être plus nuancée qu'une ministre de la Justice



 La garde des Sceaux s'est mise en difficulté et l'opposition, trop peu à gauche, l'étrille pour des propos trahissant sa pensée. Elle a dû se défendre concédant une phrase "maladroite" remettant en cause le droit au blasphème. "Quand on est Garde des Sceaux on n'a pas le droit d'être maladroit avec le droit" a-t-elle admis à propos de l'affaire Mila, du nom de cette adolescente de l'Isère déscolarisée après avoir été menacée de mort sur les réseaux sociaux en raison de propos hostiles à l'islam radical.
Pour sa défense, après avoir assimilé mercredi matin la critique des religions à "une atteinte à la liberté", la ministre ne suit pas la méthode Macron consistant à accuser ses interlocuteurs d'inaptitude à comprendre sa "pensée complexe." "Je n'avais pas à dire ça, c'est sûr"', concède t-elle, à la suite du scandale provoqué par sa phrase sur la critique des religions.

La ministre de la Justice certifie maintenant qu'elle n'a pas l'intention de remettre en cause "le droit de critiquer la religion"

VOIR et ENTENDRE 
la repentance de Belloubet sur Radio Classique :

Après l'auto-flagellation de Benjamein Griveaux pour récupérer l'électorat parisien de Cédric Villani, La République en Marche ne manquerait-elle pas de dignité ? 

"Dans une démocratie, la menace de mort est inacceptable (...). L'insulte à la religion, c'est évidemment une atteinte à la liberté de conscience, c'est grave [jugement moral], mais ça n'a pas à voir avec la menace [de mort]", avait déclaré la ministre, une ancienne... rectrice d'académie (à Toulouse, il est vrai !), sur Europe 1. "On peut critiquer les religions. Pas inciter à la haine", avait-elle ensuite ajouté.
Ce jeudi 30 janvier, la ministre - une ancienne encartée au PS - a choisi une radio du Groupe Les Echos-Le Parisien, dirigé par l'homme d'affaires Bernard Arnault (l'homme le plus riche du monde, avec des actifs évaluésen janvier 2020, à 117 milliards de dollars), propriétaire du groupe LVMH : "Je n'avais pas à dire ça, c'est sûr", a t-elle reconnu à l'antenne de Radio Classique. "La phrase prise en tant que telle, c'est une erreur, évidemment, il n'y a aucun doute là-dessus". "Mon propos, il était et il est forcément général".

"On ne rétablit pas le blasphème. Jamais ni dans ma pensée ni dans mes propos on ne peut lire ça. On a le droit de critiquer une religion, c'est très clair, ça fait partie de la liberté d'expression et il n'est pas question de revenir là-dessus", a t-elle poursuivi. 
Pourtant, entre autres "anecdotes", AlloCiné cite un moment fort du film La Lutte des Classes (2019) qui contient, parmi les musiques originales "grand public" se trouve une chanson censée être l'oeuvre d'un personnage, Paul, interprété par Edouard Baer en "vieux punk", et intitulée "J'encule le Pape". Michel Leclerc, qui en est l'auteur, confie qu'avec sa compagne, la scénariste Baya Kasmi, il a réellement connu à Bagnolet en 2015, au moment de Charlie, dans cette même école Jean Jaurès où j’ai tourné La Lutte des classes…" Cette scénariste est notamment connue pour le scénario du film Le Nom des gens, inspiré de sa propre vie et pour lequel elle a remporté en 2011 le César du meilleur scénario original.



"Vous aggravez votre cas!"
lui répond  la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen.



Le chef de file des députés LR Damien Abad n'a pas laissé passer la légèreté de Nicole Belloubet

Si la gauche colle à son laïcisme du 20e siècle, Les Républicains sont très critiques des partis-pris de Belloubet, malgré le devoir de réserve qui s'impose à tout ministre. "Cela laisse perdurer l'idée qu'il y aurait un délit de blasphème en France, ce qui est totalement faux: on a le droit de critiquer une religion, et heureusement, ça s'appelle la liberté d'expression", a réagi le modéré Damien Abad à l'antenne de France Inter. Les propos de la ministre, même si elle est revenue dessus par la suite, "montrent surtout une arrière-pensée avec une dérive assez dangereuse et inquiétante. Ce gouvernement aujourd'hui a du mal parfois à mettre des mots à une réalité: sur ce sujet, ce qui est d'abord condamnable en premier, même si on a eu les propos très vulgaires de Mme Mila, ce sont les menaces de mort qu'elle a encourues et qui sont inacceptables". Il a donc plaidé pour "lever l'anonymat sur les réseaux sociaux", pour tous, y compris les modérés, car cet anonymat "permet tout". Une position sans nuance qui met tout le monde dans le même sac, torchons et serviettes dans le même bain. "La loi du numérique ne doit pas être la loi de la jungle dans un Etat de droit". La presse se garde d'applaudir, mais elle boit du petit laid, elle qui adopte des comportements douteux, que ce soit pour faire le buzz ou pour meubler un temps d'antenne dont elle ne sait que faire. 
LR se place ainsi au côté du pouvoir de l'argent contre les réseaux sociaux, alternatives à la désinformation institutionnelle : intox contre intox, avatar de la liberté d'expression et stimulus au développement du jugement individuel. Tandis que la chaîne d'info en continu de l'homme d'affaires libano-israélo-et un peu français Patrick Drahi fait des économies sur le dos des internautes en leur demandant de lui livrer leurs clips d'amateurs, Le Parisien et Les Echos qui appartiennent au groupe de Bernard Arnault sont bien classés parmi les organes de presse subventionnés (respectivement 10e et 13e rangs) pour empocher une aide directe de l'Etat, tout en exigeant du lecteur particulier de leurs sites internet de contribuer à la fortune du groupe LVMH.

Le président du groupe LR au Sénat Bruno Retailleau avait, lui, fustigé mercredi "une totale inversion du sens": "qui menace la liberté de conscience? Mila ou bien cet islam politique qui tord nos valeurs? Cessons d'être naïfs et surtout cessons d'être faibles !", avait-il grondé dans un tweet.




Le député Eric Ciotti avait de son côté dénoncé le gouvernement pour avoir "légitimer la haine des islamistes contre Mila", appelant sur Twitter "la République" à "se lever face à l'islamisme" et Emmanuel Macron à "sortir de sa torpeur et de son silence" sur ce sujet.





mercredi 11 septembre 2013

Du laxisme à l'auto-défense: un bijoutier tue son braqueur à Nice

Le commerçant était attaqué pour la deuxième fois

Après Colombes, Nice, autre ville UMP ciblée, comme Marseille

Un bijoutier a dû se protéger en ouvrant le feu sur ses agressurs armés. L'un des deux braqueurs qui venaient de le dépouiller ce mercredi matin à Nice est resté sur le carreau. L'autre a été placé en garde à vue. 

L'attaque s'est déroulée vers 9 heures à quelques mètres de la bijouterie "La Turquoise", située rue d'Angleterre, au centre de Nice.

Le malfaiteur abattu est âgé d'une vingtaine d'années

Il est décédé au sol, au niveau de la rue d'Italie, après plusieurs minutes de massage cardiaque.

Trois ou quatre coups de feu en pleine matinée
Les  coups de feu ont été tirés en pleine rue, derrière l'église Notre-Dame, mettant en danger les passants. Des témoins ont affirmé avoir vu le bijoutier poursuivre à pied deux "hommes" sur un scooter.

Une version contredite par le fils du bijoutier qui explique que son père a tiré depuis la bijouterie. 
Des images de videosurveillance auraient également filmé la scène. Selon les premiers éléments de l'enquête, le bijoutier venait d'être cambriolé par les deux hommes. Il leur a ouvert le coffre et donné des bijoux. Un fois les braqueurs sortis de la boutique, le commerçant - depuis la boutique ou plus loin - a ouvert le feu avec son pistolet automatique 7.65.

Le malfaiteur abattu avait deux armes sur lui.
Le passager du scooter a été touché. Il est tombé du deux-roues, tandis que le conducteur prenait la fuite, abandonnant son complice et une partie du butin trouvé sur sur lui. 
La piste du deux-roues, un T-Max, a été perdu au niveau du boulevard Carlone à Nice.

La victime a été placée en garde à vue
Le bijoutier a été placé ce mercredi en garde à vue pour "homicide volontaire". Agé de 67 ans, son identité a été publiée, tandis que celle du voleur a été dissimulée.

Le député-maire UMP de Nice Christian Estrosi dénonce l'insécurité grandissante en France:
"La mort d’un homme est toujours une tragédie (...) Mais il faut malgré tout comprendre la situation. Les commerçants vivent dans l’angoisse de subir un braquage ou une agression, souvent pour quelques centaines d’euros, partout en France", établissant en outre un parallèle avec la mort récente à Marignane d'un retraité qui avait tenté de barrer la route à deux braqueurs.
Quant au député et président du Conseil général UMP, Eric Ciotti, il interpelle également le gouvernement. "Je tiens à faire part de ma plus vive émotion suite au braquage qui s’est produit ce matin à Nice. L’enquête permettra d’établir les conditions exactes dans lesquelles s’est déroulée véritablement cette fusillade.(...) Je comprends les réactions et témoignages des commerçants et bijoutiers azuréens qui vivent désormais dans la peur de l’agression", écrit le président du Conseil général des Alpes-Maritimes.
"Le fait qu’un commerçant, victime de plusieurs actes délictueux, soit amené à faire l’usage de son arme à feu démontre, hélas, la perte de confiance de bon nombre de nos concitoyens dans les institutions qui doivent les protéger. (...) Le complice du braqueur tué ce matin doit être activement recherché pour être présenté au plus vite à l’autorité judiciaire et répondre ainsi de ses actes. 
Je demande enfin à [ce] que le Gouvernement prenne toutes les dispositions utiles pour assurer la sécurité et la tranquillité des commerçants des Alpes-Maritimes, victimes de la recrudescence des vols et des agressions armées", conclut Eric Ciotti.

Le bijoutier faisait face à un deuxième cambriolage en un an
La bijouterie "La Turquoise" avait été la cible d'un cambriolage à la disqueuse en septembre 2012. Les malfrats avaient découpé le rideau métallique avec l'engin et avaient ensuite forcé la porte. ils ont enfin brisé trois vitrines pour faire leur razzia, à 4h00 du matin. Le préjudice avoisinerait 25.000 euros.
Les auteurs ont depuis été condamnés, mais  restent néanmoins anonymes.

Pour mémoire

Christian Estrosi avait pris un arrêté "anti-attroupement" quartier Notre-Dame, lieu du drame actuel"Afin de diminuer les actes malveillants, les incivilités et le sentiment d'insécurité", et avec pour objectif de "protéger la circulation dans l'espace public."
Cet arrêté, qui cible les rues d'Angleterre, de Suisse, d'Italie, Trachel et de Belgique, expliquait-il, donnera la possibilité aux forces de l'ordre de verbaliser et d'évacuer les regroupements portant atteinte à la tranquillité, la sécurité ou la salubrité publiques. Cet arrêté concerne les plages horaires de 7 h à 10 h et de 17 h jusqu'à minuit.
Le maire justifiait ainsi cette décision : "Avec les messages de laxisme adressés depuis des mois par le gouvernement, et notamment la Garde des Sceaux, la délinquance augmente et les incivilités explosent. En février à Nice, les atteintes aux personnes sont en hausse de 15,90 %, les coups et blessures volontaires de 33 %, les cambriolages de 15 %, les vols à la tire de 30 %, ceux avec violence de 10 % et ce malgré les effets des 762 caméras de vidéo-protection que j'ai mises en place. "
Et d'ajouter : "Les Niçois sont exaspérés par ces personnes qui se regroupent et stagnent pendant des heures en occupant abusivement les trottoirs de la ville et en les empêchant de circuler librement. À partir du moment où une dizaine d'individus gênent par leur présence et leurs petits trafics la vie des Niçois dans une rue, il est de ma responsabilité de donner les compétences nécessaires aux forces de l'ordre pour faire cesser cette situation. Comme je l'ai fait avec l'arrêté anti-mendicité, l'arrêté interdisant la consommation d'alcool sur la voie publique, l'arrêté sur les épiceries de nuit ou encore le couvre-feu des mineurs, je souhaite donner un outil de plus à ma police municipale."

Lorsque, le 5 mai 2009, Christian Estrosi avait déposé une proposition de loi visant notamment à "renforcer la lutte contre les violences de groupes", le Syndicat de la Magistature (SM, gauchiste) avait piloté l'action du collectif Liberté Égalité Justice (CLEJ), un rassemblement de syndicats et d'organisations contre les dérives sécuritaires. Avec DAL, la LDH, le PCF, la FSU et la FCPE, le NPA, les Verts (EELV) et le PS, etc... ils avait dénoncé la création de ce délit, évoquant une"résurgence aggravée de la tristement fameuse 'loi anti-casseurs', est à la fois totalement inutile pour lutter contre la délinquance et très dangereuse pour les libertés publiques."

JJ Urvoas, penché sur Taubira,
lors du débat sur le mariage homo
Le socialiste Jean-Jacques Urvoas écrivait en 2009: "Nous avons développé nos convictions : contre les zones de non-droit : la police de quartier, contre l’impunité : la sanction immédiate, contre les violences juvéniles : la prévention précoce, contre la loi du silence : de nouvelles protections sur les victimes."
Aujourd'hui, président de la Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République de l'Assemblée nationale,
Urvoas dispose d'une majorité dans toutes les instances pour faire avancer ses idées: qu'avec Manuel Valls,  après 16 mois de pouvoir sans partage, il passe à l'action...

   

mercredi 14 novembre 2012

Ayrault-Valls laissent filer la délinquance: un record depuis Jospin

Les chiffres repartent à la hausse : + 8% en octobre

Valls doit répondre d'une explosion des crimes et délits



Les moeurs des Français
ont beaucoup évolué


Le gouvernement Ayrault doit faire face à ses responsabilités. 

Alors que le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, occupait la scène politique par une communication jugée habile sur le front de la délinquance et de l'immigration, voici que les chiffres d'octobre contredisent les apparences.

Les données incontestables sont accablantes. 
Tout se dégrade en matière de crimes et délits. Le mois dernier, les violences (presque 44 000 faits déclarés) ont augmenté de près de 9 %, et même de 24,9 % en zone gendarmerie ! Les atteintes aux biens, cambriolages et autres vols (presque 190 000 faits) ont crû, dans le même temps, de 8 % et les infractions économiques et financières (presque 29 000 faits) de près de 18 %.

Dans le détail, les violences crapuleuses, celles commises pour acquérir un bien, ont grimpé de 8,5 %, les effractions de résidences principales et secondaires de 16,4 %, celles commises dans les locaux commerciaux de 17,9 %. Quant à la criminalité organisée, celle qui commet les faits par définition les plus graves, comme les vols à main armée, elle se manifeste dans des proportions en hausse de 7,4 %. 
Du jamais-vu depuis les années Jospin-Vaillant. 
La délinquance générale aura donc enflé de 8 % en un mois. Qu'on le divise par tranche ou que l'on présente dans sa globalité, octobre 2012 est un cauchemar sur le plan statistique.

VOIR et ENTENDRE la violence des accusations du ministre de Hollande à l'adresse de la droite républicaine, en plein hémicycle, le 13 novembre 2012, en réaction à la puissante montée de la délinquance en octobre
Remarquer comment Valls tremble comme une feuille au micro (aller à 2'30''):


S'agit-il d'un mois "atypique"? 

Certains veulent ne pas s'alarmer et invoquent un  souci d'objectivité en se livrant à une présentation semestrielle des résultats gouvernementaux dans la lutte contre la délinquance (voir graphique ci-dessous), mais n'ont d'autre souci que de banaliser la dégradation générale, plutôt que de se motiver pour un enrayement de la dégradation.
Depuis mai 2012, les atteintes aux personnes et aux biens ont respectivement augmenté de 5,1 % et 1,1 %, ce qui n'est pas rien pourtant. 
Quant aux escroqueries, elles affichent une baisse de 9,8 %, si on veut croire que toutes les victimes portent plaintes. Mais celle-ci a une explication qui n'est d'ailleurs guère flatteuse non plus: depuis des mois - et cela a commencé sous la droite qui n'a pas eu le temps de réagir -, les fraudes aux moyens de paiement via Internet sont subtilement écartées des tableaux officiels, sur instruction des procureurs qui ont demandé de ne plus prendre les plaintes quand il n'y a pas dépossession physique de la carte bancaire, alors que le commerce électronique (ou cyber-commerce) et ses aléas ne cessent de croître. Cette supercherie a été maintes fois dénoncée par l'Observatoire de la délinquance.

Au final, il y a bien une'accélération dans la dégradation des indicateurs des faits constatés. 
Elle est particulièrement perceptible depuis trois mois, concernant les violences, notamment contre les forces de l'ordre, avec 2 570 agents victimes de plus pour le seul moins d'octobre. Le Figaro avait révélé (nos éditions du 24 octobre dernier) que 38 membres des forces de l'ordre sont blessés chaque jour en France.

La fin de la "politique du chiffre" est-elle effective ?

"Cette banalisation des atteintes aux porteurs de l'uniforme signifie qu'une barrière a cédé", explique Bruno Beschizza, ancien patron du syndicat de policiers Synergie-Officiers et actuel conseiller régional UMP de Seine-Saint-Denis.

A en juger par le nombre des blessés, la fin théorique de la "politique du chiffre" ne signifie pas que les forces de l'ordre ont levé le pied et le bilan d'étape de Manuel Valls n'est pas encore totalement noir. Ainsi, lors de ce terrible mois d'octobre, le nombre de mis en cause a augmenté de 8 %, avec plus de 111 000 suspects appelés à rendre des comptes à la justice. Ce qui exclut toutefois les suspects de couleur, puisqu'ils sont protégés par les associations toujours prêtes à brandir le délit de faciès.
Lien TF1: "Valls dit stop aux 4contrôles abusivement répétés'"


Manuel Valls a-t-il à craindre des chiffres ?
Dans son discours du 19 septembre dernier, à l'École militaire de Paris, le vertueux socialiste a assuré vouloir, par de futures réformes, "franchir une étape vers plus de fiabilité de la statistique publique de la délinquance, et de sincérité dans son maniement". Certains policiers de haut rang s'étonnaient même de l'entendre professer à la tribune que mieux prendre en compte la délinquance, c'est accepter les éventuelles hausses, sans se voiler la face.  



L'envolée des chiffres rend urgente la séquence des réformes.



vendredi 24 août 2012

C. Duflot se plaint de devoir agir en fermant sa gueule

"J'ai une muselière qui permet un peu de l'ouvrir". Et de faire un peu quelque chose ?

Le rôle des ministres écologistes au gouvernement fait débat

Jamais les écologistes n'ont été aussi nombreux dans les allées du pouvoir. Pour autant, leur silence et leur inaction font débat.
" Être au gouvernement, c'est aussi dans les moments difficiles accepter les choses qu'on n'aurait pas faites autrement ", lance Daniel Cohn-Bendit aux écologistes qui sont partisans d'un référendum sur le traité budgétaire européen. Sans renouer toutefois avec les querelles et les psychodrames d'antan qui ont pris du plomb dans l'ailePascal Durandleur secrétaire général, rétorque :  Il faut que des passionnés comme Cohn-Bendit acceptent qu'il y ait des échanges et des différences d'appréciation. "   

Les altermondialistes doivent "fermer leur gueule", dans et hors du gouvernement
On a envie de réussir et l'urgence fait qu'on est plus contraints, plus responsables."
Et de faire allusion aux communistes : " On aurait pu rester au bord du chemin, faire le pari d'un échec (de la gauche). On a pris le risque d'y aller. "

Cécile Duflot a d'ailleurs préféré en sourire jeudi soir aux Journées d'été d'Europe Ecologie-Les Verts de Poitiers, estimant qu'elle-même, habituée à parler librement, porte désormais "une muselière" lui permettant "un petit peu de l'ouvrir".

Au deuxième jour de ces journées, la ministre du Logement participait avec l'autre ministre écologiste Pascal Canfin (Développement) à un débat sur la question "des ministres écologistes au gouvernement, pour quoi faire ?" Une bonne question, a posteriori !
"La force que nous avons, c'est que nous nous sommes posé la question et préparé à cette participation", a-t-elle assuré devant un amphithéâtre comble, mais dubitatif.
"Notre responsabilité est de verdir, d'écologiser la politique du développement du territoire et du logement pour Cécile (Duflot) et du développement pour moi", a pour sa part estimé Pascal Canfin.

EELV, solidaires, n'aura aucune excuse
"Nous nous appuyons sur un groupe au Sénat, un groupe à l'Assemblée", s'est-il félicité. Douze sénateurs EELV et dix-sept députés EELV étaient d'ailleurs présents pour ce débat.



Europe Ecologie-les Verts est assujetti

Un marché de dupes
D'un PS hégémonique mais incertain d'obtenir la majorité à lui seul, ils ont obtenu deux ministères et d'abord leurs élus, ainsi que deux groupes parlementaires : bon gré mal gré, la Ch'tite Brochen-Aubry leur a consenti des sièges mais le rassemblement écologiste a perdu sa liberté et le PS, sa liberté de mouvement. La maire de Lille a affublé Bourriquet d'un boulet.
Les écologistes ont un groupe à l'Assemblée nationale, un autre au Sénat. 

" C'est une manière de courage que d'être au gouvernement ", selon Noël Mamère, député-maire de Bègles, affectant une certaine satisfaction, avant  cette mise en garde : " Nous avons un Président qui se dit normal. Mais nous n'avons pas vocation à être normalisés. Nous ne sommes pas politiquement biodégradables, ni là pour verdir le programme du PS. Mais pour apporter nos contributions aux solutions à la crise. "

EELV doit maintenent démontrer qu'il n'a pas vendu son âme.

Très attendue sur la liberté de parole d'un ministre écologiste au sein d'une majorité socialiste, Cécile Duflot a préféré en rire (jaune),  la bourrique expliquant : "lorsqu'on est secrétaire générale d'un parti, on porte un licol, on est bordée par le parti. Depuis trois mois, on m'a rajouté une muselière".

L'ancienne secrétaire nationale d'EELV, connue pour sa faconde, a tout de même tenté de rassurer son auditoire: "J'ai une muselière qui permet un petit peu de l'ouvrir !".

Bourriquet réussira-t-il à museler la bourrique verte ?
"L'ancienne Cécile Duflot est toujours-là", a-t-elle insisté un peu plus tard, mais c'était l'ancienne et la nouvelle décide toutefois que la déclaration de Jean-Pierre Chevènement "un ministre ça ferme sa gueule ou ça démissionne", ne doit pas être "érigée en règle d'airain. C'est complètement faux. Il faut être dans la mesure mais il n'y a aucune raison de s'aligner".

Les deux ministres se défendent d'être chloroformés  
Ils vont répétant, à qui veut les entendre, qu'ils ont le sentiment d'être "écoutés" au sein du gouvernement. Cécile Duflot a d'ailleurs éprouvé le besoin d'assurer qu'"on peut pousser les feux sur certains sujets ou essayer de convaincre aussi."


Sur la question des Rom, EELV se déclarent satisfaits d'une décision jugée "irresponsable" par l'UMP et insuffisante par les associations franco-roumaines et bulgares de soutien aux clandestins du voyage.

"Cécile (Duflot) a joué exactement le rôle qu'on attend de nous et elle a gagné 90% de ce qu'elle voulaitt", s'est satisfait le ministre du Développement, dans un numéro bien réglé de duettistes.
"Là où nous devons mettre la pression, c'est sur la conférence environnementale;, là on va envoyer nos signaux", a rassuré le velléitaire Pascal Canfin, à propos du rendez-vous convoqué par le gouvernement le 14 septembre.

Mais, quand EELV fait bouger les lignes, les critiques pleuvent
"Les socialistes veulent faire croire aux étrangers que la France est un eldorado"

Christian Estrosi, ancien ministre et député-maire de Nice, y voit un message clair: "il y a du travail en France, il y a des logements pas chers, venez vous installer en France (...) Une fois de plus, comme pour la suppression de la franchise sur l'aide médicale d'Etat, les socialistes veulent faire croire aux étrangers que la France est un eldorado et le faire payer aux Français".

Le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti estime pour sa part qu'assouplir l'accès à l'emlpoi des Rom est "une décision à la fois incohérente et irresponsable sur le plan économique. Incohérente, car depuis le début de l'été le ministre de l'Intérieur Manuel Valls avait poursuivi la politique de démantèlement des camps de Roms qui avait été instaurée par Nicolas Sarkozy. En facilitant l'accès à l'emploi dans notre pays pour les Rom, le gouvernement ne fait qu'encourager la venue sur le territoire national de ces populations. Irresponsable, car notre pays, alors que des millions de nos concitoyens sont sans emploi, est dans l'incapacité d'offrir du travail à des populations étrangères". 


C'est un mauvais coup porté aux demandeurs d'emploi en recherche depuis plusieurs mois.Philippe Goujon, le député-maire du 15e arrondissement de Paris souligne que "la France sera le seul pays à revenir de façon anticipée sur des mesures qui prévaudront dans tous les autres pays jusqu'en 2013". Cette politique "est un bien mauvais signal lancé par le gouvernement qui, loin de résoudre les problèmes, risque de les aggraver", a-t-il poursuivi.


Romeurope condamne les expulsions qui se sont poursuivies depuis que la gauche est au gouvernement. 
Mais Duflot et EELV restent muselés - et donc solidaires - sur les rafles menées par Manuel Valls, son collègue de l'Intérieur au gouvernement.
"De toute façon, elles s'arrêteront au plus tard fin 2013", a commenté Malik Salemkour, coordinateur du collectif et vice-président de la Ligue des droits de l’Homme.
VOIR et ENTENDRE Eric Coquerel (Front de gauche), Malik Salemkour (LDH), Chantal Brunel (UMP) - sur expulsions de Roms, autour d'Emmanuel Lechypre:


Eric Coquerel invité de "Grand Paris" sur BFM... par lepartidegauche


EELV ne pavoise pas
En marge de l'auto-satisfaction feinte des journées d'été des écologistes),  le conseiller municipal de ...Nantes, Jean-Philippe Magnen, aussi vice-président du conseil régional du Pays de la Loire et 
porte-parole EELV, "Nous continuons de demander la levée des mesures transitoires comme l'a fait l'Irlande", a-t-il nuancé pour que les Rom "aient un statut de citoyen européen".

D'ailleurs
, le mouvement européen antiraciste (Egam), composé d'une quarantaine d'organisations antiracistes européennes, s'est dit "extrêmement insatisfait des mesurettes" annoncées mercredi.

vendredi 13 juillet 2012

Lancement du train de la rigueur: abandons de projets LGV

Les renoncements du gouvernement alarment des élus de tous bords

Jérôme Cahuzac, ministre du Budget, a jeté un froid, hier, en annonçant que certains projets TGV vont devoir être abandonnés pour raison budgétaire. Cible:les projets en bout de ligne. Faut-il faire un dessin ? [La carte des grands projets ferroviaires]

Interrogé hier sur France 2, le ministre du Budget n'a pas pris une voie de dégagement. "Il ne sera pas possible, a-t-il dit, de réaliser tous les projets d'infrastructures annoncés par le précédent gouvernement et il faudra en abandonner certains". Ils'est, notamment, interrogé sur l'intérêt de «prolonger certaines lignes TGV pour un gain de temps marginal". La pointe bretonne est forcément dans le lot avec, cependant, une distinction à opérer: il ne peut y avoir de remise en cause des travaux déjà programmés entre Le Mans et Rennes. C'est après Rennes que cela se complique, en direction de Quimper et Brest.

Avis partagés

Le ministre rejoint ainsi les sages de la Cour des comptes qui, il y a quelques jours à peine, ont donné le même diagnostic: la France n'apas les moyens de mener la programmation lancée par le précédent gouvernement, «sans avoir le début du commencement du moindre financement», selon Jérôme Cahuzac. Ces prévisions ont, bien sûr, jeté un froid en Bretagne, où le TGV est une préoccupation d'autant plus constante que la géographie péninsulaire ne l'inscrit pas dans les priorités hexagonales. Faut-il, pour autant, en conclure qu'un front breton unanime va répondre aux projections du ministre? Assurément non. Les coûts de construction de nouvelles lignes TGV intra-bretonnes, annoncés récemment par le conseil régional, ont provoqué des réactions en cascade dans les réseaux sociaux, de nombreux citoyens bretons se demandant si le gain de temps annoncé vaut bien les milliards mis dans la balance. Ils sont d'ailleurs nombreux àrejoindre le ministre sur un autrepoint: il vaut mieux se concentrer sur l'amélioration des lignes régionales que sur des tronçons TGVdont la rentabilité est loin d'être assurée. 

La pression sur les ministres 

Les propos du ministre vont totalement relancer un débat dans lequel il convient d'inclure tous les paramètres. Et, notamment, cette étude réalisée par le cabinet Beauvais-Consultant, selon laquelle le ratio économique des travaux envisagés en direction de Brest et Quimper est plus favorable que sur certaines autres liaisons nationales, pourtant retenues dans le Schéma national infrastructures-transports (Snit). Selon ce cabinet, le coût au kilomètre et à l'habitant est concurrentiel, en raison de la forte densité de la population côtière bretonne. C'est sur cette étude que s'appuie latrès active association Investir en Finistère, depuis longtemps en première ligne sur le ferroviaire. Son président, Franck Bellion, s'est récemment félicité, avec un brin de malice, de la densité de ministres bretons dans le nouveau gouvernement. Il n'a pas caché que la pointe bretonne compte sureux dans ledélicat débat national qui va à nouveau s'ouvrir, sous l'égide d'une commission de hiérarchisation des projets. Pas dedoute: la pression est sur nos ministres. 


Malgorn tacle 

Dès hier soir, du reste, Bernadette Malgorn, chef de file de la droite au Conseil régional, a été la première à dégainer, s'en prenant directement à Jean-Yves Le Drian, aujourd'hui ministre, qu'elle accuse de "renoncements successifs" sur la ligne à grande vitesse. "Il est singulier, pour ne pas dire contradictoire, dit-elle, que, d'un côté, on plaide pour une politique de relance et de croissance et que, de l'autre, on s'apprête à sacrifier des investissements qui peuvent apporter de la croissance et de l'emploi". À l'aune des programmations ferroviaires, cela nous promet encore quelques belles années de débat.


Eric Ciotti dénonce "un coup d'arrêt inacceptable"


Le président du Conseil général des Alpes-Maritimes et député UMP, Eric Ciotti, a dénoncé jeudi le projet du gouvernement d'abandonner plusieurs projets de lignes ferroviaires à grande vitesse dont celui de Marseille à Nice, y voyant "un coup d'arrêt inacceptable".

"Cette décision, si elle était confirmée, constituerait un coup d'arrêt inacceptable pour un projet que nous attendons depuis des années", écrit dans un communiqué Eric Ciotti, rappelant que "plusieurs dizaines de millions d'euros ont déjà été engagés".
Considérant qu'un tel dossier, "indispensable au développement économique et à l'aménagement du territoire, ne peut être ainsi géré à la légère", l'élu demande au Premier ministre "d'indiquer clairement la position que le gouvernement entend prendre dans ce dossier".
Le président socialiste de la Région Aquitaine gronde Alain Rousset a affirmé hier à Bordeaux que la poursuite de la LGV vers l'Espagne et Toulouse était une "priorité et une obligation". De plus, c'est de la création d'une nouvelle ligne entre Bordeaux et la frontière espagnole dépend la réalisation d'une LGV desservant le Béarn. "A l'heure où l'Europe va mettre en place un programme de 140 milliards d'euros pour la croissance, on sait ce qu'apportent les infrastructures à l'emploi et à l'industrie" fait valoir Alain Rousset. Ce réseau devrait notamment permettre de rejoindre Bordeaux de Paris en 2h05 d'ici 2017 et Toulouse en un peu plus de 3h après 2020. L'objectif suivant serait de gagner une heure entre Bordeaux et Pau par rapport à la desserte actuelle.
Le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, a prévenu mercredi sur France 2 que le gouvernement n'aura "pas d'autre choix que d'abandonner certains projets".
Ces renoncements sont un mauvais signal de la dégradation programmée de la note souveraine de notre pays.


jeudi 26 avril 2012

L'islamiste Tariq Ramadan appelle-t-il à voter Hollande ?

Tariq Ramadan appelle à"voter contre Sarkozy"


Hollande et l'islamiste nient en bloc



Nicolas Sarkozy débat avec quiconque le veut bien;
y compris ici, comme ministre,
avec Tariq Ramadan
.



Mercredi soir sur la chaîne TF1, Nicolas Sarkozy a affirmé que l'intellectuel islamiste Tariq Ramadan soutient son adversaire socialiste Français Hollande
Le président-sortant a déclaré à propos de Tariq Ramadan: "Voilà un homme qui appelle à voter pour François Hollande. Je n'ai pas entendu François Hollande dire que cela le gênait".

Jeudi matin sur la radio France Inter, le chef de l'Etat sortant a confirmé  que Tariq Ramadan avait appelé à voter Hollande "ou un parti qui serve l'islam", le 11 mars 2012 à Lyon, dans le cadre du Printemps des quartiers.



De nationalité suisse, Tariq Ramadan est le petit-fils de Hassan al Banna qui a fondé en 1928 les Frères musulmans en Egypte, cette confrérie qui prône la fusion du religieux et du politique.
Youcef Brakni (PIR), et Marwan Muhammad (CCIF) participait également à cette manifestation à l'initiative du CCIF (Collectif contre l'islamophobie en France), du PIR Lyon (Parti des indigènes de la république), de PSM (Participation et spiritualité musulmanes), de l'UJM (Union des jeunes musulmans), de l'UJFP (Union juive française pour la paix), de Génération Palestine, et de Un stade pour Gaza.
Nicolas Sarkozy "a cité Tariq Ramadan comme ayant appelé à voter pour moi ce qui est faux (...) Amalgames, mensonges... Comment l'admettre ?", a répliqué le bénéficiare de l'appel, François Hollande, sur la radio France Info.
"Il n'a jamais cité mon nom, ce Tariq Ramadan, qui ne vote même pas en France [ce qui ne prouve rien] et je n'ai pas à me justifier quand un individu peut dire qu'il n'aime pas le pouvoir sortant", a-t-il encore éludé.

Le fondamentaliste musulman a lui aussi démenti auprès de la presse sympathisante.
VOIR et ENTENDRE comment l'intellectuel suisse, en islamiste retors, joue sur les mots, le 11 mars 2012, sur le territoire français:

Préambule trompeur, un appât engageant : "Aujourd'hui, moi je n'ai pas du tout de consigne de vote. C'est pour ça que je souris souvent en disant aux Français: "bonne chance", se moque Ramadan, le 11 mars 2012.

Musulman hostile
"Quel que soit celui qui est au pouvoir, eh bien je dirai, "je suis contre toi, je ne suis pas pour toi, mais je suis contre toi", déclare avec insistance Tariq Ramadan alors que F. Hollande a été désigné.
Appel à voter contre, ingérence politique étrangère
"Par rapport à Sarkozy ou par rapport à Hollande, je ne vais pas voter pour Hollande, parce que... non. Je vais voter contre Sarkozy. Mais si Hollande arrivait par la suite, je serai contre lui de la même façon", poursuit-il.
France Info, radio hollandienne de service public à laquelle nous devons les propos de Ramadan, considère pourtant que le document  "contredit Nicolas Sarkozy". Alors que Ramadan se prononce contre l'abstention au second tour,
appeler clairement à voter contre Sarkozy, ce ne serait pas -prendre parti pour l'autre, selon les militants du SNJ de France Info !
Il est vrai que T. Ramadan, puisqu'il le dit, est contre tous les Français ...

Quelqu'un ment



Hollande veut JM Ayrault à l'Elysée: "il a toutes les capacités";
dont celle de recevoir
T. Ramadan à Nantes en 2010:
lien PaSiDupes
 



En moins de 24 heures, Tariq Ramadan est ainsi devenu le sujet de la fin de la première semaine de l'entre-deux tours, comme le halal avant lui, puisque la gauche entretient le flou.
Le 26 avril, l'intégriste musulman a tweeté un démenti osé, compte-tenu du document audio-visuel à disposition (ci-dessus)
Interrogé jeudi matin, l'islamiste a nié son appel  à voter pour François Hollande:
"Jamais de ma vie, je n'ai appelé à voter François Hollande. Je ne suis pas Français, je n'ai pas donné de consigne de vote musulman. [en effet, ce qu'il ne s'interdit pourtant pas de faire !] (...) J'ai simplement appelé les citoyens français, de confession musulmane ou autre, à voter en conscience et à faire le bilan de la politique de Nicolas Sarkozy, qui est très mauvais." [sic !]
Pourtant, jeudi matin sur France Inter, Nicolas Sarkozy a précisé la date de cette prise de position intempestive et a également rappelé que Tariq Ramadan avait "signé en mars 2011, une pétition, cosignée par Laurent Fabius et Martine Aubry, contre l'UMP au moment où nous voulions interdire le port de la burqa.(...) C'est un compagnonnage qui remonte à loin." 



Les femmes françaises voteront-elles encore pour Hollande ?

Le candidat socialiste répondait déjà aux propos de Nicolas Sarkozy mercredi sur TF1 : "J'ai vu que M. Hollande (...) parle beaucoup du Front National. Mais que dit-il lui, quand Tariq Ramadan ose appeler à voter pour François Hollande ? Tariq Ramadan, l'homme avec qui j'ai débattu, qui proposait un moratoire sur la lapidation de la femme adultère ? C'est monstrueux ! Voilà un homme qui appelle à voter pour François Hollande. Je n'ai pas entendu François Hollande dire que ça le gênait."

VOIR et ENTENDRE Nicolas Sarkozy débattre avec T. Ramadan (partie 1):

Manuel Valls est débordé et assure classiquement que la ficelle est trop grosse : "En agissant de la sorte, le candidat sortant montre son affolement, mais surtout la course-poursuite qu'il livre aux idées du FN. C'est indigne." Mais le directeur de la communication du candidat socialiste ne fait que polémiquer et ne démontre rien.

Bien que la video de l'appel de T. Ramadan soit disponible, la presse de mauvaise foi juge difficile de savoir si les propos que lui attribue Nicolas Sarkozy sont exacts...

En revanche, Tariq Ramadan, qui est décidément très présent sur le sol français bien que suisse et qui a participé le 7 avril dernier à la Rencontre annuelle de l'Union des organisations islamiques de France au Bourget, là où F. Hollande lui a succédé pour son grand meeting du premier tour, a  estimé "qu'au lieu de parler de viande halal, de burqa, d'identité nationale et de diviser la France", il fallait "l'unir".
Il avait également évoqué "la majorité de Français qui n'est pas satisfaite depuis cinq ans", critiquant en creux le président Sarkozy, mais sans le nommer: doit-on considérer les nombreuses déclarations de comme autant d'appels à voter contre F. Hollande ?


Les prises de position inavouées des 700 mosquées

Cette polémique sur l'ingérence politique de T. Ramadan rappelle l'évocation mercredi par deux députés de l'UMP, Eric Ciotti et Franck Riester, de l'appel "supposé" "de 700 mosquées" à voter en faveur de François Hollande, encore...
"Avec François Hollande, le vote communautaire est en marche", mettait en garde le premier, tandis que le secrétaire national de l'UMP confirmait par communiqué que "selon le site internet de l'hebdomadaire Marianne 2 [qui combatl'UMP], repris par le site newsoftunisia.com, des recteurs regroupant 700 mosquées auraient ouvertement appelé leurs fidèles à voter pour François Hollande".
Sur I-Télé, le secrétaire d'Etat aux Transports, Thierry Mariani a dit "s'inquiéter" du vote communautaire au vu de "certaines informations où paraît-il, les recteurs de mosquées appelleraient à voter pour François Hollande".
Mais le président du Conseil français du culte musulman, le sulfureux Mohammed Moussaoui, a sorti la tête du sable pour assurer mercredi qu'il ne posséde "aucune information concernant un appel à voter pour un candidat". "Les mosquées et les institutions religieuses doivent observer la stricte neutralité à l'égard des candidats dans le respect des principes de laïcité", a-t-il néanmoins insisté.

Le président de l'observatoire de l'islamophobie, rattaché au CFCM, Abdallah Zekri, n'a pas été aussi rassurant et a admis que "200 responsables d'associations culturelles ou cultuelles, dont quelques imams, avaient appelé à voter mais sans désigner de candidat". Ils suivent donc la technique de Tariq Ramadan, sur laquelle s'aligne Hollande quand il garantit qu'il n'a pas directement traité N. Sarkozy de "sale mec": on dirait qu'ils ont décidément tout pour s'entendre.

ll est enfin admis que le recteur d'une mosquée parisienne a appelé les musulmans de France à "un vote massif halal", "pour "défendre notre dignité contre l'islamophobie et la stigmatisation des membres de notre communauté", contre celle des laïcs, tandis que le recteur de la mosquée de La Défense conseillait le "vote utile", à savoir "François Hollande".

Le recteur de la Grande mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, avait par ailleurs appelé lundi à ne pas laisser les institutions musulmanes s'immiscer dans l'élection présidentielle.
Un désaveu implicite -mais transparent- de tous les mensonges complaisamment colportés par les media. Avec une mauvaise foi éhontée.