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vendredi 8 août 2014

Conflit à Gaza: le Hamas a rompu le cessez-le-feu, envoyant des roquettes sur Israël ...

Des tirs de roquettes palestiniennes relancent les hostilités (rtbf.be)

Après trois jours de trêve, le conflit a repris vendredi matin dans la bande de Gaza à l'initiative du Hamas 

Israël a riposté par des frappes après l'échec de négociations au Caire pour prolonger le cessez-le-feu en vigueur depuis mardi. Ces échanges de tirs ont déjà fait leurs premières victimes, dont un enfant palestinien de 10 ans.

Avec toute l'objectivité dont il est capable, Libération titre : "Fin de la trêve à Gaza : un enfant palestinien tué dans une ..." et ouvre son article sur cette présentation des faits: "Les frappes ont repris des deux côtés, ce vendredi." Le Monde procède pareillement en titre: "A Gaza, une première victime après la reprise des combats ..." mais  débute sa désinformation de manière floue: "Quelques heures après la fin du cessez-le-feu qui a expiré vendredi 8 août à 8 ..." 
L'Express est sur la même ligne officielle, celle de l'AFP, agence française. "Gaza-Israël: la trêve expire, un enfant tué dans une frappe ...
A partir de la même source et dans le même instant, La Croix fait même plus fort: "Gaza: Israël reprend ses opérations militaires contre le Hamas " et commente librement: "Malgré le spectre d'une nouvelle effusion de sang, un cessez-le-feu de trois jours a expiré à 8h00 locales (5h00 GMT) sans qu'Israéliens et Palestiniens parviennent à s'entendre sur sa prolongation lors de discussions indirectes au Caire avec l'entremise des Egyptiens.[...] "nous allons continuer à frapper le Hamas, son infrastructure, ses combattants, et restaurer la sécurité de l'Etat d'Israël"...

Comment, en France, être exactement informés?

Plus de 33 roquettes ont été lancées de la bande de Gaza sur Israël, en l'espace de quatre heures, rompant le cessez-le-feu à 8h, heure locale (7h, heure belge). Trois ont été interceptées, 26 ont atteint le territoire israélien, quatre sont retombées dans le territoire même, a précisé l'armée.

La rupture de la trêve dans la bande de Gaza a fait vendredi matin un premier mort, un enfant palestinien de 10 ans tué dans un raid de l'aviation israélienne, de source palestinienne. Côté israélien, deux personnes, un soldat et un civil, ont été légèrement blessées par une roquette dans le sud d'Israël, a indiqué l'armée.

La ville de Gaza, Jabaliya, dans le nord de l'enclave, et le centre du territoire ont essuyé des frappes aériennes, ont indiqué le ministère palestinien de l'Intérieur et des témoins. Des tirs d'artillerie ont retenti à l'est et au nord de la ville de Gaza.

Israël était resté silencieux pendant plus de deux heures après le cessez-le-feu, alors que deux roquettes avaient été tirées sur le sud d'Israël en provenance de Gaza trois heures avant cette échéance. Puis "le Premier ministre et le ministre de la Défense ont ordonné (à l'armée israélienne) de riposter vigoureusement à la violation du cessez-le-feu par le Hamas", a indiqué un responsable dans un communiqué. Peu après, l'armée annonçait avoir "pris pour cible des sites terroristes à travers la bande de Gaza".

L'armée israélienne a effectué des frappes aériennes et des tirs d'artillerie, mais n'a pas déployé de soldats à l'intérieur de l'enclave palestinienne, a précisé un porte-parole militaire, alors que des témoins et des sources palestiniennes ont fait état de frappes aériennes dans le nord et le centre de la bande de Gaza.

Le Hamas a mis un terme au cessez-le-feu

Le mouvement terroriste islamiste Hamas a expliqué qu'il ne prolonge pas le cessez-le-feu en vigueur depuis trois jours dans l'enclave palestinienne,  parce qu'Israël refuse d'accéder à ses demandes. "Les mouvements palestiniens refusent de prolonger la trêve", a déclaré  ce vendredi matin au Caire Fawzi Barhoum, porte-parole du Hamasdepuis la bande de Gaza qu'il contrôle. 

Avant même l'échéance de 8h, le Hamas et le Djihad Islamique avaient annoncé au Caire qu'ils ne prolongeraient pas la trêve et deux roquettes avaient déjà été tirées comme d'ultimes tentatives de peser sur les négociations. "Nous refusons de prolonger le cessez-le-feu, c'est une décision finale, Israël n'a rien proposé", avait déclaré un membre du Hamas participant à la délégation de négociateurs palestiniens. En premier lieu, Israël n'a pas accepté de lever le blocus qu'il impose depuis 2006 au territoire et qui asphyxie son économie, avait-il accusé.

La levée de ce blocus, enjeu essentiel des discussions, est une exigence primordiale des Palestiniens et une préoccupation essentielle des Israéliens qui craignent l'entrée à Gaza d'hommes et de matériels pouvant lui nuire.  

Les négociations se poursuivent

Ce même vendredi 8 août, les négociateurs palestiniens ont déclaré à la médiation égyptienne au Caire qu'ils sont "prêts" à tenter de parvenir à un "accord final" avec Israël pour mettre fin à la guerre qui ravage depuis un mois la bande de Gaza. Mardi soir, le Hamas déclarait pourtant qu'il rejetterait tout cessez-le feu sans un arrêt des frappes militaires israéliennes et la levée du blocus de la bande de Gaza.

De son côté, le ministère des Affaires étrangères égyptien a assuré que les deux parties "s'étaient mises d'accord sur une grande majorité des points qui sont importants pour le peuple palestinien", mais qu'il "reste quelques sujets d'indécision, sans lesquels les deux parties auraient pu parvenir à un renouvellement du cessez-le-feu". "Nous restons assis ici pour parvenir à un accord final afin de restaurer les droits de notre peuple", a déclaré à la presse Azzam al-Ahmed, le chef de la délégation des négociateurs palestiniens au Caire. Mais il n'a pas détaillé les objectifs de son équipe, ni mentionné une éventuelle prolongation du cessez-le-feu.
Suite à l'attaque sans sommation du Hamas, l'Etat hébreu de son côté a retiré son équipe de négociateurs au Caire et déclaré dans la matinée qu'"Israël ne négociera pas sous les bombes".

mercredi 23 juillet 2014

Manif pro-Hamas à Paris : la gauche extrême prend Hollande au piège

Pro-palestinien honteux, l'exécutif socialiste se contorsionne 

Le gouvernement autorise finalement une nouvelle manifestation en soutien au peuple palestinien de Gaza à Paris
ce mercredi 23 juillet

Manifestation en soutien aux Palestiniens de Gaza, le 13 juillet à Paris
Une volte-face du pouvoir socialiste qui s'était opposé - en vain - à la précédente, celle du 19 juillet, dont B. Cazeneuve avait assumé l'interdiction. 
Cette valse-hésitation démontre une nouvelle fois l'incapacité  de François Hollande à suivre une ligne ferme et à trancher entre les différents courants du PS. 
François Hollande président continue à se comporter en Premier secrétaire du Parti socialiste et, après dix années passées dans les compromis trans-courants, il semble trouver habile de gouverner à la godille dans le conflit opposant le Hamas et Israël comme sur les autres sujets. Le comportement de Ponce Pilate du représentant de la "patrie des droits de l’homme" avait profondément déçu. D'abord "solidaire" d'Israël avant d'adopter une posture de neutralité, sous la pression du Quai d'Orsay et de Laurent Fabus, le président de la République avait  ensuite déclaré qu'"il appartient au gouvernement israélien de prendre toutes les mesures pour protéger sa population face aux menaces."
Manifestation interdite: affrontements des émeutiers pro-palestiniens
avec la police à Sarcelles, le 20 juillet 2014
 
 
C'est avec cette légèreté que François Hollande a d'abord réagi aux tensions qui ont éclaté à Gaza
, avant de laisser recadrer son discours le 14 juillet quand il avait tenu à se déclarer ni "pro-israélien", ni "pro-palestinien", affichant une position neutre face au conflit qui secoue la bande de Gaza, où l'Etat hébreu a riposté par une série de raids aériens meurtriers à des tirs de rockets venus du territoire palestinien. Il a finalement manifesté de l'empathie pour la souffrance des populations civiles à Gaza. "Tout doit être fait pour mettre un terme immédiat à la souffrance des populations civiles à Gaza", a déclaré François Hollande le 21 juillet. Le président du Collectif des musulmans de France (CMF) s'est alors inquiété des fluctuations de la diplomatie française et le président de la République en est désormais au partage de la souffrance des populations civiles à Gaza. Un glissement du côté où penche le PS qui se défend de sympathies pro-arabes et anti-sionistes...

Pour Marie-Françoise Bechtel, députée chevènementiste de l'Aisne et 1re vice-présidente du MRCpar cette interdiction "la France a donné de nouveaux gages à Israël et a favorisé les troubles constatés hier dans cette seule ville" à Paris. "Interdire une manifestation est un acte rare au regard de la tradition de nos libertés publiques. Il appartient aux forces de l'ordre d'éviter à la fois tout débordement et toute provocation", appuie-t-elle dans un communiqué, en estimant que "c'est en s'alignant sur les demandes les moins justifiées d'un État qui ne cesse de violer le droit international et porte une lourde responsabilité dans l'impasse actuelle que la France risque d'importer le conflit israélo-palestinien".
De son côté, le NPA (Nouveau parti anticapitaliste), seul parti politique à avoir appelé à la manifestation pro-palestinienne interdite à Paris, a estimé que François Hollande et le gouvernement "ont enclenché une épreuve de force qu'ils ont finalement perdue"

Les errements dialectiques du président tiennent à sa totale incapacité à mener à son terme une discussion, un questionnement ou un raisonnement Dès lors, comment conclure? Hollande en vient à se prendre les pieds dans le tapis volant de ses prises de positions successives. Sans culture historique ni convictions idéologiques, Pépère fluctue.

Sur l'autorisation ou l'interdiction des manifestations pro-palestiniennes à Paris,
le fol esquif de Hollande suit le courant porteur dans les tourbillons.

Au départ, les circonstances et son absence de vision ont fait que Hollande s'est naturellement déclaré "solidaire" d'Israël "face aux tirs de roquettes en provenance de Gaza", face aux attaques terroristes du Hamas. Il était cohérent que François Hollande apportât son plein soutien à Netanyahou à la tête d'un État en guerre contre le terrorisme du Hamas qui enlève des jeunes israéliens, les tue, puis lance des roquettes, en se disant victime. C'est que la France s'est ingérée dans une guerre contre le terrorisme islamiste au Mali puisque, à la différence de l'état d'Israël, son intégrité territoriale n'est nullement menacée.  
L'opération terrestre menée par Tsahal le 17 juillet au soir –après ses incursions du 13 juillet– ont fait virer François Hollande le 14 juillet quand il bloqua dans une attitude de neutralité. Ce gel du cerveau est pourtant incompréhensible, puisque la veille, des heurts avaient éclaté sur le territoire français, en plein Paris et contre la synagogue de la Roquette notamment alors que des slogans "mort aux Juifs" avaient été criés dans les rues de la capitale sur le parcours de la manifestation pro-palestinienne.
Le chef de l'Etat avait-il besoin de preuves plus flagrantes de l'antisémitisme des manifestants de France? Ce virement à la neutralité est dénué de bon sens et manifeste son manque profond de neutralité. Cette réaction paradoxale fut pourtant officialisée par communiqué et choqua durablement en révélant la préférence du président. "Tout doit être fait pour mettre un terme immédiat à la souffrance des populations civiles à Gaza", a déclaré le vertueux président socialiste, le 21 juilletdeux jours après les violentes émeutes antisémites de Sarcelles en Val d'Oise. Les pensées de François Hollande sont occupées à démentir son mariage avec Julie Gayet...

Suiveur, plutôt qu'inspirateur, des positions de nos alliés à l'international, notamment celles du président américain Obama,
Hollande se laisse entraîner par le courant de la gauche du PS qui se radicalise en réaction à sa politique économique assumée par Manuel Valls et dans le sillage de l'extrême gauche pro-palestinienne. Ce faisant, il suit ainsi la ligne du Qatar, important investisseur en France, Qatar qui soutient financièrement le Hamas...

Atlantisme d'un Hollande, second rôle condamné à faire illusion

L'administration américaine a fixé une ligne rouge à Netanyahou: une intervention terrestre israélienne. François Hollande a donc anticipé la réaction des États-Unis -et donc de l'ONU-  pour apparaître comme moteur, alors qu'il est simplement "raccord" avec ses alliés

Pour des raisons électoralistes et de politique intérieure, il devait par ailleurs rétablir une sorte d'équilibre entre les protagonistes, en calmant les susceptibilités de son aile gauche en même temps que des arabes pro-palestiniens de France. D'où l'autorisation à risque de manifester à travers Paris, le 23 juillet, après des interdictions bafouées à Barbès et Sarcelles.
Des élus de la gauche radicale ont défié le pouvoir socialiste en défilant avec les auteurs d'affrontements avec les forces de l'ordre dans les rues de Paris... 
Hollande a préféré renoncer à interdire plutôt que d'être défié par la rue. Après avoir "assumé" les interdictions devant les media, Bernard Cazeneuve, petit ministre de l'Intérieur, a déclaré qu'il n'y aurait pas "d'interdiction générale" de ces manifestations. C'est ainsi qu'il cède à deux nouveaux rassemblements prévus cette semaine.
Selon Mediapart, à Barbès, les activistes du NPA auraient été
 les victimes d'une "souricière policière"... 
Les organisateurs du défilé de mercredi sont les mêmes qu'à Barbès ou Sarcelles. Contrairement à sa précédente affirmation du 21, B. Cazeneuve a admis que les organisateurs sont les mêmes mercredi 23 que le 19... 
Les irresponsables ont toutefois promis de mobiliser leurs services d'ordre qui étaient étrangement absents lors des précédentes violences urbaines. Le cortège se rassemblera à l'appel du "Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens", qui regroupe un large éventail d'associations, de syndicats et de partis d'extrême gauche, parmi lesquels le Parti communiste (PCF), le Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Europe Ecologie-Les Verts (EELV), la Ligue des droits de l'homme (LDH) ou le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP).  La CGT serait-elle neutre? Des élus socialistes ne le seront pas: ils ont annoncé leur participation. Les antifa sont-ils cette fois appelés à rester à distance?

Aujourd'hui, François Hollande estime qu'il appartient désormais au gouvernement israélien de mettre fin à la "souffrance à Gaza". Peu lui importe comment l'État israélien peut assurer sa survie et la sécurité de ses ressortissants en contenant le Hamas qui a refusé tout cessez-le-feu ou ne les a pas respectés. 
La communauté juive est certes divisée, mais, pour l'heure,  les sionistes de France restent respectueux de la République.

Le double-jeu du pouvoir atteint ses limites



Les zig-zags du pouvoir socialiste sont d'autant plus insupportables que Hollande sait à quoi s'en tenir sur son autorité personnelle à gauche. S'il était conscient de la gravité de la guérilla urbaine organisée sur le territoire national par le NPA et des élus Verts comme Jacques Boutault (maire EELV du 2e arrondissement de Paris)  samedi (outre celle de Sarcelles, dimanche!), ainsi que de la montée de l'antisémitisme en France, le chef présumé de l'Etat ne prendrait pas le risque inconsidéré d'importation du conflit israélo-palestinien sur le territoire national, avec le même spectacle de haine et de désolation à chaque fois: voitures brûlées, forces de l'ordre agressées, saccage et pillage de commerces, slogans et insultes antisémites (et non pas anti-sionistes !)...
L'hypocrisie socialiste au sommet de l'Etat est à son comble.
L'anti-sionisme est la face politique  de l'anti-sémitisme religieux des arabes musulmans. Et comme l'extrême gauche française, Hollande s'y abandonne, tout en appelant ensemble au cessez-le-feu et à la paix. C'est cette gauche-là qui accuse pourtant le FN et Marine Le Pen de racisme et d'islamophobie... 

Le problème de François Hollande et de Manuel Valls, c'est la ligne dure du parti socialiste (dont les frondeurs du PS) de la gauche de la gauche qu'ils peinent de plus en plus à contenir sur l'ensemble des sujets. Qu'ils soient aubrystes "affligés" par sa politique sociale ou signataires de "l'Appel des 100 pour plus d'emplois et de justice sociale", ils sapent l'autorité de Hollande et du gouvernement Valls qui comporte des leurs, tels Benoît Hamon et Arnaud Montebourg.

Le problème des Français est qu'ils ont porté des irresponsables au pouvoir. François Hollande était un gros mou notoire et Manuel Valls est apparu comme un faux dur, un impuissant tout en mimiques et postures. Cette paire molle a de plus en plus de mal à contenir sa majorité sur l'ensemble des fronts qu'il continue à ouvrir et à entretenir, dans ce conflit lointain où la France n'a pas d'intérêts directs comme sur le pacte de responsabilité franco-français.

La majorité présidentielle n'en finit pas d'imploser

 SA à côté d'une affiche disant:
"Allemands, défendez-vous !
N'achetez pas chez les Juif"-1933
Le président Hollande s'auto-détruit en donnant des gages aux députés PS Razzye Hamadi, Yann Galut, Alexis Bachelay, au NPA, aux élus Verts qui soutiennent les manifestations qu'elles soient ou non interdites. Sans incarnation d'une autorité incontestable et incontestée, la gauche est livrée à elle-même. Et à ses mauvais penchants. En position d'observateur de la déliquescence du pouvoir présidentiel, le FN se frotte les mains en attendant de ramasser la mise antisémite du PS. 

Ce mercredi, ce qui reste du PS -isolé, éclaté- n'a aucun droit à l'erreur. 
La première manifestation était autorisée sous la responsabilité des extrémistes de gauche et les autorités n'imaginaient pas encore que les violences qu'elle a engendrées. La seconde était interdite pour éviter de nouveaux débordements antisémites. Le pouvoir savait et il sait, mieux encore aujourd'hui, que les mêmes organisateurs peuvent à nouveau se laisser déborder. Il ne suffira plus d'accuser des "casseurs" en marge du défilé.  Aux nervis de la CGT, le ministère de l'Intérieur apporte le renfort d'effectifs policiers équivalents à ceux d'une nuit du ...14 juillet.

Le préfet de police risque d'être le fusible de Valls
 
Le préfet de police s'est couvert de gloire en réprimant des familes avec femmes et enfants d'opposants pacifiques au projet de "mariage pour tous". Il a eu le courage de couvrir le tabassage et l'emprisonnement d'un jeune homme sans cagoule ni batte de base-ball, mais le préfet de cette police-là, résistera-t-il à une autorisation à haut risque de manifester ?  Il a d'ores et déjà été critiqué sur la gestion des manifestions du 13 (autorisée) et du 19 juillet 2014 (non autorisée), qui toutes deux se sont soldées par des émeutes. Mais ils sont prêts à recommencer.

Une troisième manifestation était celle de trop. 
Ni les forces de l'ordre, ni les peines -avec sursis- prononcées à l'encontre de quelques-uns (3) seulement des interpellés (38), ne sont dissuasives. Pas plus que des peines de prison, Madame Taubira ! 
Alors qu'espère donc la bande à Hollande? Une mascarade de manifestation qui exclurait les arabes et musulmans radicaux ? Un défilé entre soi, comme l'a osé le faire le NPA ? Pas un casseur, cette fois-là: que des militants bien briefés, des pros de l'intox révolutionnaires. Des barbus n'auraient pas fait mieux sous les caméras impavides du SNJ-CGT, comme il se doit. Et pas un décrypteur patenté pour dénoncer la manipulation ! qui en plus pourrait connaître à nouveau des débordements fragiliserait le préfet de police. 

Des débordements "en marge" (!) d'une manifestation autorisée - fussent-ils le fait de "casseurs"-  seraient  un double désaveu des "bras cassés" socialistes et appelleraient inévitablement un limogeage du préfet de police, mais aussi de Cazeneuve, voire de Valls... 

dimanche 20 juillet 2014

Scènes d'émeutes pro-palestiniennes à Paris, le 19 juillet 2014

Gaza-sur-Seine: Hollande et Valls n'empêchent rien
Même pas peur des coups de menton et des sourcils froncés de Valls ! 


France apaisée et ré-enchantée par François Hollande

Emeutes soutenues par le PCF et le NPA



Importation en France du conflit palestino-israélien
Nous sommes bien dans le Paris de Hollande et Valls
et non à Gaza




Macabre mascarade à Barbès
Des manifestants pro-Hamas brandissent le mannequin maquillé d'une victime supposée de la bande de Gaza... à Paris, le 19 juillet 2014.

Le 13 juillet à Paris:
la mise en garde adressée à Hollande n'a servi à rien
VOIR et ENTENDRE Natacha Polony exposer la notion d'intégration par l'attachement au sol contrecarrée par celle de l'immigration comme "chance pour la France", selon Bernard Stasi:


vendredi 18 juillet 2014

Manifestations anti-israëliennes: Cazeneuve va tenter d'y mettre un terme à Paris

Bernard Cazeneuve veut interdire la manifestation parisienne de soutien à Gaza 

Les conditions "ne sont pas réunies" pour autoriser le rassemblement prévu samedi à Paris
La scène se passe à Paris
a déclaré le ministre de l'Intérieur ce vendredi matin sur Europe 1.

Le ministre de l'Intérieur s'est prononcé ce vendredi en faveur de l'interdiction de la manifestation pro-palestinienne prévue samedi à Paris, après des incidents survenus dimanche dernier devant des synagogues parisiennes. 
Heurts entre pro-Palestiniens et pro-Israéliens: que s'est-il passé dimanche soir à Paris?
Dimanche, la manifestation pro-palestinienne - poing levé - a conduit à des affrontements avec la communauté israélite en plein coeur de Paris. 
Bilan: trois policiers légèrement blessés et 5 interpellations.
La manifestation des pro-Hamas à Paris a provoqué des affrontements violents entre 200 et 300 militants pro-Palestiniens et 60 pro-Israéliens  dimanche après-midi en plein coeur de Paris, rue de la Roquette. Les échauffourées ont éclaté en marge de la manifestation autorisée par la Préfecture et le ministère de l'Intérieur en soutien à la Palestine. Elle a réuni dimanche 7.000 manifestants arabes et sympathisants d'extrême gauche selon la police, mais 30.000 selon les organisateurs. Rapidement, les insultes ont laissé place aux heurts. Volées dans un restaurant à proximité, des tables et des chaises ont d'abord été projetées aux abords de la synagogue.

La Préfecture et le ministère de l'Intérieur avaient autorisé le défilé. 
"Jusqu'à la place de la Bastille, la manifestation se passait bien, mais le contexte international est tellement tendu, qu'on savait qu'à la moindre étincelle, la situation pouvait dégénérer en un rien de temps", explique Stanislas Gaudon, chargé de la sécurité publique au sein du syndicat policier Alliance. A la question de savoir qui a allumé le feu, la réponse pointe les autorités qui ont pris le risque d'autoriser le déferlement d'activistes dans Paris.

La LDJ est accusée de provocation, alors qu'elle tentait de repousser l'attaque de la synagogue par les manifestants pro-Hamas.
"On a assisté à des scènes de guérilla urbaine d'une rare violence, témoigne une source policière. Des militants pro-Palestiniens ont tenté - en vain - de forcer l'entrée des synagogues de la rue de la Roquette (11e) et de la rue des Tournelles (4e) dans lesquelles se trouvaient des croyants. Les fidèles venus pour l'office sont restés confinés près de 3 heures, faute de pouvoir sortir en toute sécurité. Bilan: trois policiers ont légèrement été blessés et cinq personnes interpellées pour "violences volontaires" sur agent de la force publique.  

"Je veux appeler chacun à la responsabilité.
Je suis ministre de l'Intérieur et par conséquent garant de la sécurité pour chacun et par ailleurs ministre des cultes (...) et du respect", s'est-il souvenu sur Europe 1 au micro de Jean-Pierre Elkabbach.
Agression des forces de police de Paris par des manifestants pro-Hamas 
"J'ai condamné ces actes violents qui se sont produits dimanche", a ajouté le ministre. Ils sont "intolérables" et "je ne peux pas accepter qu'ils se reproduisent" et "prendre le risque de voir demain des Français, quelle que soit leur confession, (être) exposés à des violences". Décision attendue ce vendredi.


"Par conséquent, dans le contexte, j'ai demandé aux préfets de regarder au cas par cas" les manifestations prévues à cet égard, a-t-il rappelé. Pour "celle de demain" (samedi à Paris), a-t-il ajouté prônant implicitement son interdiction, "je considère que les conditions ne sont pas réunies pour" qu'elle se "déroule dans des conditions qui garantissent la sécurité".


La préfecture de police de Paris (PP) a déjà [ou enfin !] engagé une procédure pour interdire le rassemblement. Cette décision a été motivée "au vu des risques graves de trouble à l'ordre public qu'engendrerait" cette manifestation "dans un contexte de tension accrue", avait précise la PP, qui doit rendre publique sa décision définitive ce vendredi. 

mercredi 27 février 2013

Stéphane Hessel est mort

Paix à son âme !

Va-t-on s'indigner ?

Hessel est mort à 95 ans,  dans la nuit du mardi 26 au mercredi 27 février, a annoncé son épouse.


Ancien résistant et diplomate français né à Berlin et naturalisé en 1937, il est aujourd'hui connu pour son livre attrape-tout 'Indignez-vous !'

Déporté évadé, normalien et ancien membre de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (1992-2005), il était resté très actif après sa retraite en 1983, notamment médiateur pour les sans-papiers en 1996-1997.


En 1996, il est choisi comme médiateur dans l'affaire, qui eut un grand retentissement dans l'opinion publique, des " sans-papiers " des églises occupées de Saint-Ambroise puis Saint-Bernard, aventure dans laquelle il garde le sentiment amer d'avoir été joué, n'ayant pu obtenir qu'à peine 15 % des régularisations demandées.



Défenseur des droits de certains hommes
En 2012, ce soutien de François Hollande avait conjugué sa voix à celle d'Albert Jacquard  pour lancer un appel contre l’arme atomique dans Exigez ! et un désarmement nucléaire total.

Juif pro-palestinien
Hessel, parrain
de l'opération
"Un stade pour Gaza"
En août 2006,  Stéphane Hessel signe un appel contre les frappes israéliennes au Liban, paru dans Libération et L'Humanité. Hessel se range ainsi au côté de la gauche libanaise, des Palestiniens et du père de l'actuel président syrien, Hafez el-Assad, qui imposa la présence des armées syriennes au Liban à la fin des années 1970.

En décembre 2009, Stéphane Hessel cite Israël dans une liste d’États "tyranniques" et, le 15 juin 2010, il appelle à participer au mouvement de boycottage, au désinvestissement et à des sanctions contre Israël.


dimanche 2 décembre 2012

Etat palestinien à l'ONU, contre Obama, avec la France

Les États-Unis dénoncent une résolution "contre-productive"

Un an après avoir été
acceptée à l'UNESCO,
le 
31/11/2011

Les USAont dénoncé jeudi soir la résolution de l'ONU faisant de la Palestine un Etat observateur

La résolution malheureuse et contre-productive d'aujourd'hui met encore plus d'obstacles sur le chemin vers la paix, et c'est pour cela que les Etats-Unis ont voté contre"
, a déclaré l'ambassadeur des Etats-Unis à l'ONU Susan Rice peu après le vote. "Cette résolution ne fait pas de la Palestine un Etat", a-t-elle affirmé faisant écho à une déclaration préalable de l'ambassadeur israélien. "Ce vote d'aujourd'hui ne constitue en aucun cas un droit à devenir un membre des Nations unies". La secrétaire d'Etat Hillary Clinton a également dénoncé ce vote dans des termes identiques.
"La décision de l'ONU ne changera rien sur le terrain"
Israël désapprouve ce nouveau statut accordé aux Palestiniens Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a dénoncé le discours prononcé avant le vote par le président Mahmoud Abbas, le qualifiant de"diffamatoire et venimeux, rempli de propagande fallacieuse contre l'armée israélienne et les citoyens d'Israël""La décision de l'ONU ne changera rien sur le terrain. Il n'y aura pas d'Etat palestinien sans arrangements garantissant la sécurité des citoyens d'Israël", a encore déclaré M. Netanyahu.
Le Canada, un des neuf Etats ayant voté contre la résolution, était également négatif. 
La résolution va "saper les fondations d'un processus, quoiqu' incomplet, mais qui demeure la seule chance réaliste d'arriver à voir deux Etats prospères vivre en paix l'un à côté de l'autre", a ainsi regretté John Baird, le ministre desAffaires étrangères.
La Grande-Bretagne s'est abstenue
Elle a appelé à rouvrir les négociations de paix entre Palestiniens et Israéliens. "Nous respectons la démarche du président Abbas et le résultat du vote", a déclaré le ministre des Affaires étrangères William Hague. "Nous allons redoubler d'efforts pour redémarrer un processus de paix et allons continuer à soutenir le Président Abbas, l'autorité palestinienne, et une solution avec deux Etats", a-t-il ajouté. Il a également demandé à Israël de ne pas réagir de manière à contrecarrer de nouvelles négociations.
La France a de son côté voté pour un "Etat" palestinien
Au Jihad Islamique palestinien,
les hommes portent aussi la burqa !

La France donne son
feu vert au 
JIP(Jihad islamique palestinien)
mouvement de libération,
 
nationaliste et terroriste

En désaccord avec Obama, c'est "un choix cohérent avec l'objectif de deux Etats vivant en paix et en sécurité, affirmé dès 1947", s'est justifié le président François Hollande.
Ménageant la chèvre et le chou, la France a  aussi appelé à une reprise des négociations de paix "sans conditions et le plus rapidement possible. Le dialogue direct est en effet la seule voie pour trouver une issue définitive à ce conflit. La France est prête à y contribuer, en amie à la fois d'Israël et de la Palestine", a-t-il ajouté, comme elle y contribue au Mali et en retirant son aide à l'Afghanistan.
Le Vatican a quant à lui "salué" le vote de l'ONU, mais a estimé que ce n'est "pas une solution suffisante aux problèmes de la région".
Les Palestiniens pavoisent
Les Palestiniens sont descendus dans les rues pour fêter ce moment historique. Le président Mahmoud Abbas avait estimé avant le vote qu'il s'agissait de la "dernière chance de sauver la solution à deux Etats" (Israël et un Etat palestinien). Il a promis de "tenter de ranimer les négociations" de paix avec Israël, au point mort depuis plus de deux ans, sans toutefois prendre d'engagements précis. L'ONU a voté cette résolution faisant de "l'entité" palestinienne un "Etat observateur non membre" par 138 voix pour, 9 contre et 41 abstentions.
Le mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir à Gaza, s'est de son côté félicité de "la victoire" de la Palestine. "Il s'agit d'une nouvelle victoire sur le chemin de la libération de la Palestine et nous nous en réjouissons. Le Hamas la considère comme un succès unitaire qui suscite la joie au sein de notre peuple", a déclaré à l'AFP Ahmed Youssef, un dirigeant du mouvement dans la bande de Gaza.
Le Hamas a officiellement soutenu l'initiative du président palestinien Mahmoud Abbas pour obtenir un Etat observateur à l'ONU, faisant provisoirement taire les divergences entre son chef en exil, Khaled Mechaal, et ses dirigeants à Gaza. M. Mechaal, chef du bureau politique en exil, a exprimé dans une conversation téléphonique avec le président Abbas "l'agrément du Hamas à la démarche à l'ONU pour obtenir le statut d'Etat observateur", selon un communiqué.


Membres du mouvement terroriste
Jihad islamique


Le maire PS de Paris,Bertrand Delanoë, déclare vendredi avoir appris "avec une joie profonde et une grande espérance" la reconnaissance de la Palestine comme Etat observateur à l'ONU qui a montré "sagesse et audace"
Il forme "le vœu que les dirigeants de ces deux peuples travaillent dès aujourd'hui, avec le soutien actif de la communauté internationale, à créer ensemble les conditions d'une coexistence pacifique entre un Etat palestinien souverain et un Etat d'Israël inconditionnellement reconnu par tous".
Photo publiée par Le Monde
en août 2011
Dans un entretien au quotidien al-Hayat paru le 1er mars 2012, Ziyad Nakhalé, le vice-secrétaire général du mouvement du Jihad islamique en Palestine, a déclaré que son mouvement ne fera pas partie de l’OLP si cette dernière reconnaissait l’Etat d’Israël et si elle refusait d’adopter la voie de la résistance, disant : " Nous n’acceptons pas d’intégrer l’OLP tant que son programme politique reconnaît Israël et abandonne nos droits historiques ". Le Jihad islamique, tout comme le Hamas palestinien et le Hezbollah libanais financés par l’Iran et soutenus par la Syrie, font désormais partie du dispositif syro-iranien au Proche Orient.

Laurent Fabius, ministre des Affaires Etrangères de Hollande, prend le risque d'une dictature islamiste en Palestine.