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vendredi 21 février 2014

Ukraine : sans Fabius, se profile une issue diplomatique au conflit ukrainien

Fabius part en Chine et Ianoukovitch annonce une présidentielle anticipée

La presse hexagonale dépeint Fabius en diplomate de premier rang !
Fabius et BHL:
tous à poil ?
Le ministre des Affaires étrangères de François Hollande est apparu partout à Kiev ces derniers jours, pour, dit-on, tenter de régler la crise ukrainienne, à lui tout seul, semble-t-il, si on en croyait cette presse nationale qui nous intoxique de bobards.
Laurent Fabius a fait savoir qu'il passe la nuit à Kiev. Initialement, le ministre des Affaires étrangères ne devait rester que quelques heures, car la capitale ukrainienne est à feu et à sang après l’assaut donné par la police contre les insurgés. Alors que les deux autres émissaires de l’Union européenne, Frank-Walter Steinmeier et Radoslaw Sikorski, sont simplement mentionnés, bien que, du fait de leur histoire et de leur proximité, l'Allemagne et la Pologne pèsent quant à eux d'un poids réel dans les pourparlers,  il est précisé que "c’est pour régler cette crise que le ministre français s'y est rendu"

Laurent Fabius s'exprime beaucoup pour ne rien dire.
Les objectifs sont clairs, à défaut d’être simples, déclare-t-il. "C’est d’abord d’arrêter les massacres. Il y a une trêve qui a été décidée cette nuit (jeudi soir), mais enfin elle va durer vraisemblablement le temps de notre visite, mais après, on n’en sait rien", a prévenu, non sans pessimisme, le ministre arrivé jeudi matin. 
Interrogé par Europe 1, le ministre des Affaires étrangères, "accompagné par ses homologues allemand et polonais", selon Le Figaro, a ajouté qu'il faut ensuite " annoncer (au pouvoir) qu’il va y avoir des sanctions ciblées qui vont être prises qui touchent les visas, qui touchent les portefeuilles, les avoirs." Rien donc qui puisse faire bouger les lignes.
"Et puis discuter des moyens de trouver une issue politique. Pour ma part, je pense qu’il n’y a pas d’autre issue politique que d’aller aux élections. Quand il y a une situation aussi bloquée, il faut retourner vers le peuple", a-t-il insisté, enfonçant des portes ouvertes, comme ce fut le cas lors des "printemps arabes", avec le succès que l'ont sait.
Ces propos creux du ministre plein de lui-même n'étaient d'ailleurs pas une information, puisqu'elle avait été annoncée en  début soirée par le premier ministre polonais, Donald Tusk: le président Ianoukovitch a accepté la perspective d’un scrutin en 2014.
Fabius, en simple observateur
Et quand les angles obtus du "triangle de Weimar", cette trilatérale née au lendemain de la chute du mur de Berlin, sont sortis de leur bras de fer long de quatre heures (six heures, selon d'autres) au palais présidentiel avec le chef de l'État ukrainien Viktor IanoukovitchLaurent Fabius a fait de l'esbroufe, refusant de répondre aux journalistes, "pour des questions de sécurité, car il y a des tirs", a-t-il dramatisé. En vérité, le chef de la diplomatie française a  laissé l'impression de celui qui ne semble pas au fait des négociations.
Il a en effet fallu que ce soit Vladimir Klitschko qui fasse savoir que le premier projet d'accord avait été rejeté. Fabius n'est-il pas pourtant proche de cette figure du mouvement contestataire? Le ministre feu-follet qui devait rester à Kiev une nuit de plus, a préféré prendre un avion pour la Chine.

L'UMP dénonce la "désinvolture" de Fabius, qui a quitté la table des négociations à Kiev pour Pékin

Alain Lamassoure et Pierre Lellouche dénoncent la légèreté du ministre des Affaires étrangères.

Dès 
mercredi, Pierre Lellouche a fustigé  le furet du Quai d'Orsay
. 
Alors que les affrontements redoublaient de violence sur la place de l'Indépendance de Kiev, l'ancien secrétaire d'État aux Affaires européennes du gouvernement Fillon lâchait sur Europe 1: "François Hollande aurait pu se réveiller la semaine dernière, cela aurait évité 25 morts"
Le député UMP reproche en outre à Laurent Fabius de ne s'être jamais déplacé en Ukraine depuis le début de la crise

Laurent Fabius a quitté la capitale ukrainienne aux alentours de minuit  jeudi soir, après des "négociations intenses et difficiles", selon ses propres mots. 
En dépit de "véritables scènes de guérilla urbaine" (i-télé, groupe Canal+), de "carnages" (France Info), du "bain de sang" (Le Monde) sur la Maïdan de Kiev, l'indispensable chef de la diplomatie française avait préféré passer en Chine, privant les émissaires européens de sa présence efficace: il était attendu à Pékin dès ...jeudi pour préparer la visite en France en mars du président Xi Jinping. Le Quai d'Orsay a justifié cette désertion par une présence "non négociable" de Laurent Fabius en Chine. "Le ministre a des engagements, un programme de visites en Chine, il va être reçu par le président chinois, donc il ne pouvait pas reculer son départ", indique Romain Nadal, le porte-parole du ministère.

"L'objectif aurait dû être de mener la médiation jusqu'au bout"
Ce vendredi matin, Pierre Lellouche a déploré le départ de Laurent Fabius. "Une des choses curieuses de ce matin, c'est que Fabius soit en Chine et pas à Moscou", a-t-il estimé sur France inter, regrettant que la France "laisse l'Allemagne gérer cette partie de l'Europe". "On n'avait même pas envoyé un ministre en Ukraine depuis trois mois (…) Comme disait Winston Churchill: trop peu, trop tard. On aurait dû agir avant", a ajouté le député de Paris.

Alain Lamassoure a condamné la "désinvolture" de Laurent Fabius.
Sur France Info, le député européen et autre ancien ministre UMP des Affaires européennes a estimé  que "l'objectif numéro un, ça aurait dû être de mettre fin au bain de sang, et le numéro deux de mener la médiation jusqu'au bout".

Sur i-télé, Rachida Dati a fait des propositions
L'ancienne garde des Sceaux a d'abord salué "l'excellente initiative, notamment de la France, d'aller à Kiev pour essayer de négocier avec le pouvoir ukrainien". Puis, la vice-présidente de l'UMP, a suggéré de "convoquer un conseil européen" et "que François Hollande appelle Poutine ou qu'il se rende peut-être à Moscou", afin "que l'Union européenne, la Russie et l'Ukraine soient à la même table".

Le représentant de la "patrie des droits de l'homme" suit de loin le travail de ses confrères. 
"Il est en permanence en liaison avec ses homologues allemand et polonais, se défend le Quai d'Orsay qui assure qu' "il est pleinement mobilisé par cette négociation"... 
Vendredi matin, le ministre n'a pas tardé à parler depuis Pékin, livrant, ses impressions sur l'avancée du processus. "Tant que les choses ne sont pas effectivement faites, il faut rester très prudent", a-t-il grincé sur Europe 1, alors que la présidence ukrainienne venait d'annoncer la signature imminente d'un accord...
C'est bien la peine que Lolo fasse son BHL...

dimanche 2 décembre 2012

Etat palestinien à l'ONU, contre Obama, avec la France

Les États-Unis dénoncent une résolution "contre-productive"

Un an après avoir été
acceptée à l'UNESCO,
le 
31/11/2011

Les USAont dénoncé jeudi soir la résolution de l'ONU faisant de la Palestine un Etat observateur

La résolution malheureuse et contre-productive d'aujourd'hui met encore plus d'obstacles sur le chemin vers la paix, et c'est pour cela que les Etats-Unis ont voté contre"
, a déclaré l'ambassadeur des Etats-Unis à l'ONU Susan Rice peu après le vote. "Cette résolution ne fait pas de la Palestine un Etat", a-t-elle affirmé faisant écho à une déclaration préalable de l'ambassadeur israélien. "Ce vote d'aujourd'hui ne constitue en aucun cas un droit à devenir un membre des Nations unies". La secrétaire d'Etat Hillary Clinton a également dénoncé ce vote dans des termes identiques.
"La décision de l'ONU ne changera rien sur le terrain"
Israël désapprouve ce nouveau statut accordé aux Palestiniens Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a dénoncé le discours prononcé avant le vote par le président Mahmoud Abbas, le qualifiant de"diffamatoire et venimeux, rempli de propagande fallacieuse contre l'armée israélienne et les citoyens d'Israël""La décision de l'ONU ne changera rien sur le terrain. Il n'y aura pas d'Etat palestinien sans arrangements garantissant la sécurité des citoyens d'Israël", a encore déclaré M. Netanyahu.
Le Canada, un des neuf Etats ayant voté contre la résolution, était également négatif. 
La résolution va "saper les fondations d'un processus, quoiqu' incomplet, mais qui demeure la seule chance réaliste d'arriver à voir deux Etats prospères vivre en paix l'un à côté de l'autre", a ainsi regretté John Baird, le ministre desAffaires étrangères.
La Grande-Bretagne s'est abstenue
Elle a appelé à rouvrir les négociations de paix entre Palestiniens et Israéliens. "Nous respectons la démarche du président Abbas et le résultat du vote", a déclaré le ministre des Affaires étrangères William Hague. "Nous allons redoubler d'efforts pour redémarrer un processus de paix et allons continuer à soutenir le Président Abbas, l'autorité palestinienne, et une solution avec deux Etats", a-t-il ajouté. Il a également demandé à Israël de ne pas réagir de manière à contrecarrer de nouvelles négociations.
La France a de son côté voté pour un "Etat" palestinien
Au Jihad Islamique palestinien,
les hommes portent aussi la burqa !

La France donne son
feu vert au 
JIP(Jihad islamique palestinien)
mouvement de libération,
 
nationaliste et terroriste

En désaccord avec Obama, c'est "un choix cohérent avec l'objectif de deux Etats vivant en paix et en sécurité, affirmé dès 1947", s'est justifié le président François Hollande.
Ménageant la chèvre et le chou, la France a  aussi appelé à une reprise des négociations de paix "sans conditions et le plus rapidement possible. Le dialogue direct est en effet la seule voie pour trouver une issue définitive à ce conflit. La France est prête à y contribuer, en amie à la fois d'Israël et de la Palestine", a-t-il ajouté, comme elle y contribue au Mali et en retirant son aide à l'Afghanistan.
Le Vatican a quant à lui "salué" le vote de l'ONU, mais a estimé que ce n'est "pas une solution suffisante aux problèmes de la région".
Les Palestiniens pavoisent
Les Palestiniens sont descendus dans les rues pour fêter ce moment historique. Le président Mahmoud Abbas avait estimé avant le vote qu'il s'agissait de la "dernière chance de sauver la solution à deux Etats" (Israël et un Etat palestinien). Il a promis de "tenter de ranimer les négociations" de paix avec Israël, au point mort depuis plus de deux ans, sans toutefois prendre d'engagements précis. L'ONU a voté cette résolution faisant de "l'entité" palestinienne un "Etat observateur non membre" par 138 voix pour, 9 contre et 41 abstentions.
Le mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir à Gaza, s'est de son côté félicité de "la victoire" de la Palestine. "Il s'agit d'une nouvelle victoire sur le chemin de la libération de la Palestine et nous nous en réjouissons. Le Hamas la considère comme un succès unitaire qui suscite la joie au sein de notre peuple", a déclaré à l'AFP Ahmed Youssef, un dirigeant du mouvement dans la bande de Gaza.
Le Hamas a officiellement soutenu l'initiative du président palestinien Mahmoud Abbas pour obtenir un Etat observateur à l'ONU, faisant provisoirement taire les divergences entre son chef en exil, Khaled Mechaal, et ses dirigeants à Gaza. M. Mechaal, chef du bureau politique en exil, a exprimé dans une conversation téléphonique avec le président Abbas "l'agrément du Hamas à la démarche à l'ONU pour obtenir le statut d'Etat observateur", selon un communiqué.


Membres du mouvement terroriste
Jihad islamique


Le maire PS de Paris,Bertrand Delanoë, déclare vendredi avoir appris "avec une joie profonde et une grande espérance" la reconnaissance de la Palestine comme Etat observateur à l'ONU qui a montré "sagesse et audace"
Il forme "le vœu que les dirigeants de ces deux peuples travaillent dès aujourd'hui, avec le soutien actif de la communauté internationale, à créer ensemble les conditions d'une coexistence pacifique entre un Etat palestinien souverain et un Etat d'Israël inconditionnellement reconnu par tous".
Photo publiée par Le Monde
en août 2011
Dans un entretien au quotidien al-Hayat paru le 1er mars 2012, Ziyad Nakhalé, le vice-secrétaire général du mouvement du Jihad islamique en Palestine, a déclaré que son mouvement ne fera pas partie de l’OLP si cette dernière reconnaissait l’Etat d’Israël et si elle refusait d’adopter la voie de la résistance, disant : " Nous n’acceptons pas d’intégrer l’OLP tant que son programme politique reconnaît Israël et abandonne nos droits historiques ". Le Jihad islamique, tout comme le Hamas palestinien et le Hezbollah libanais financés par l’Iran et soutenus par la Syrie, font désormais partie du dispositif syro-iranien au Proche Orient.

Laurent Fabius, ministre des Affaires Etrangères de Hollande, prend le risque d'une dictature islamiste en Palestine.