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lundi 7 mars 2016

Hollande prive d'armes le Liban, au profit de l'Arabie saoudite

Sans foi, ni loi, le marchand d'armes Hollande maintient le contrat que le Saoudien détourne du Liban, ami historique de la France

Hollande passe outre l'interdiction de l'Union européenne de ventes d'armes à l'Arabie saoudite 

L'Arabie saoudite dicte sa politique à Hollande
et à son ministre Ayrault (février 2016)
Ni arrêté, ni même suspendu, le contrat Donas d'un montant de trois milliards de dollars signé par l'Arabie Saoudite (le financier), le Liban (le client) et la France (le vendeur) est poursuivi, mais il est réaffecté. Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al Jubeir, confirme  les mesures de rétorsion des autorités saoudiennes déçues par l’attitude de Beyrouth dans l’affrontement géopolitique qui les opposent à l’Iran. Le royaume a suspendu ces financements le mois dernier, ainsi qu’une autre aide d’un milliard de dollars. Bien que -ou parce que- l'armée libanaise a un besoin urgent de modernisation de ses équipements militaires, "les contrats seront bien appliqués mais le destinataire sera l'armée saoudienne"... 
Non seulement Hollande détourne les yeux, mais il remet la Légion d'honneur au prince héritier d'Arabie saoudite, tandis que des mises à mort d'opposants sont exécutées en nombre dans le royaume.

Le détournement de la livraison d'armes est assumé
Si les contrats seront effectivement appliqués, ils ne seront pas respectés, puisque le destinataire sera l'armée saoudienne et non plus l'armée libanaisecomme l'a annoncé samedi lors d'une visite à Paris le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al Jubeir. "En 2014, Ryad avait signé pour le compte du Liban 31 contrats avec une vingtaine de groupes français, par l'intermédiaire d'ODAS, une société anonyme créée par l'Etat français et qui intervient essentiellement dans le royaume saoudien. Au nom du ministère de la Défense, elle négocie et conclut des contrats de gouvernement à gouvernement pour la fourniture d'équipements et de prestations associées dans le domaine de la défense et de la sécurité. "Nous sommes face à une situation où les décisions du Liban sont captées par le Hezbollah, se justifie le ministre saoudien des Affaires étrangères, estimant que les rapports entre le Liban et le Hezbollah auraient évolués depuis 2014. (Les armes) iront à l'Arabie saoudite, pas au Hezbollah", un groupe armé chiite libanais, parfois qualifié de 'djihadiste chiite', soutenu par la République islamique d'Iran, a expliqué Adel al-Jubeir.
"Les discussions se poursuivent entre la France et l'Arabie Saoudite pour la continuation du contrat Donas", avait-on expliqué de "source proche du dossier" ces derniers jours. Entre Paris et Ryad, il y a eu quelques allers-retours de responsables français ces deux dernières semaines pour clarifier la position saoudienne et faire entendre celle de la France. Clairement les ponts n'ont pas été coupés entre les deux pays, mais le courrier de Ryad reçu par Bercy le 19 février a jeté un froid sur les relations bilatérales. Notamment les milieux politiques français étaient irrités par l'attitude du royaume sunnite, considérant que Paris a beaucoup soutenu politiquement Ryad sur la scène internationale ces derniers mois, sans pour autant recueillir de contreparties économiques. 

L'opposition de droite pousse à un rééquilibrage des relations de la France avec les autres pays du Moyen et Proche Orient. 
Les livraisons d'armes françaises à Ryad est aussi pour l'Arabie Saoudite un moyen de mettre la pression sur le gouvernement libanais pour qu'il se raidisse contre l'influence du Hezbollah. Le différend entre Beyrouth et Riyad est apparu en janvier, lorsque le Liban a refusé de voter un communiqué arabe condamnant les attaques de représentations diplomatiques saoudiennes en Iran après l'exécution d'un dignitaire chiite par le royaume wahhabite. Le porte-parole officiel à l'agence saoudienne SPA avait déploré les "campagnes politiques et de presse inspirées par le Hezbollah contre l'Arabie saoudite" et ses "actes terroristes contre les nations arabe et musulmane".
La France participe au chantage de Ryad 

"Ptit zizi" croise les jambes...
Il consiste à mettre la pression sur le Liban pour qu'il donne des gages à l'Arabie Saoudite en échange de la réception des équipements militaires français à travers le contrat Donas, qui prévoit la livraison d'armes pour un montant de 2,1 milliards de dollars et 900 millions pour leur entretien. Au Liban donc de s'émanciper de l'influence du Hezbollah, de gré ou de force.  

Des moyens considérables 
Le programme d'aide saoudien destiné à moderniser l'armée libanaise prévoit la livraison de différents types d'armement fabriqués par les industriels français. La première livraison est intervenue en avril 2015. La France a alors livré 48 missiles antichar Milan prélevés sur les stocks de l'armée française. Une série d'autres équipements - appareils de vision nocturne, véhicules blindés et légers, drones légers, moyens de déminage - devaient être initialement livrés en 2015, mais ce calendrier n'a pas été tenu. 
Dans les prochaines années selon le schéma présenté en 2015 au total 250 véhicules de combat ou de transport de troupes (Renault Trucks Defense), sept hélicoptères Cougar (Airbus helicopters), trois corvettes (CMN) équipées de missiles Mistral (MBDA), de l'artillerie comme 24 canons autotractés Caesar (Nexter Systems) et des équipements de reconnaissance, interception et communication (Thales) devraient être livrés.

Le boycottage financier du terrorisme attendra.
Le mois dernier, le Parlement Européen a voté une résolution pour l’interdiction de ventes d’armes par les pays de l’UE à l’Arabie Saoudite. A l’origine de ce vote, le conflit armé au Yémen qui fait de nombreuses victimes civiles et le constat que la France et la Grande-Bretagne sont les principaux exportateurs d’armes dans la région.
Depuis le printemps 2015, l’Arabie Saoudite est à la tête d’une coalition comprenant le Bahreïn, le Qatar et les Emirats Arables Unis contre le nouveau gouvernement du Yémen, lequel est pourtant reconnu par la communauté internationale. Cette coalition soutenue par Obama s’est formée à la demande l’ancien dirigeant yéménite Abd Rabo Mansour Hadi qui a été contraint de quitter son pays par les rebelles chiites houthistes. Cette coalition sunnite opère de nombreuses frappes aériennes contre les positions rebelles houthis. Il ne s’agit donc pas de simples querelles internes, mais de luttes armées d'influence avec, en arrière-plan, des enjeux géostratégiques sur la région entre Sunnites et Chiites. Le principal point de crispation est le soutien par l’Iran des Houthistes (Houthis, une organisation insurrectionnelle chiite et mouvement sociopolitique au nord-ouest du Yémen qui combat sa marginalisation politique, économique et religieuse (le Yémen est sunnite à 55 % et chiite à 45 %) par le gouvernement dans le cadre de la réunification du Yémen (1990).En janvier, c’est l’usage de bombes à sous-munitions contre le Yémen qui avait suscité l’indignation internationale et amenée à une mise en garde de Ban Ki-Moon, secrétaire général de l’ONU contre l’Arabie Saoudite. En effet, de nombreuses informations sont remontées confirmant des attaques contre des zones résidentielles et bâtiments civils à Sanaa. Pour l’ONU, cela "pourrait constituer un crime de guerre." Digne de la Légion d'honneur de Hollande au prince héritier du royaume saoudien... Et accessoirement la privatisation de la plage familiale dans le Var ! Ainsi que la nomination de Laurent Fabius, ancien ministre des Affaires étrangères, à la présidence du Conseil constitutionnel.
Les équipements militaires français étaient à l'origine justifiés par un renforcement de l’armée libanaise aux prises avec les répercussions du conflit syrien et la menace djihadiste du groupe État islamique (EI).

samedi 4 juillet 2015

En Syrie, Obama rectifie le tir: il pilonne Daesh et fiche la paix à Bachar al-Assad

Frappes américaines intenses contre le fief de l'EI

La coalition dirigée par les Etats-Unis a mené des raids aériens sans précédent sur Raqa
Ville de Raqa en Syrie, le 25 novembre 2014
L'Otan n'envisage pas de zone d'exclusion aérienne en Syrie
Seize raids de la coalition internationale ont fait au moins 30 morts et endommagé des infrastructures utilisées par les djihadistes dans la capitale de facto du groupe Etat islamique en Syrie, alors qu'il multiplie les crimes  à Palmyre. Par ailleurs, les forces du régime de Bachar al-Assad aidées par les miliciens du Hezbollah libanais ont pénétré dans la ville de Zabadani, l'une des dernières localités encore contrôlées par les rebelles dans la région du Qalamoun, près de la frontière libanaise.

Au nord, sur  le front d'Alep, les combats se poursuivent entre les troupes gouvernementales et deux coalitions de rebelles qui cherchent à avancer dans la deuxième ville du pays.
A Raqa, au moins 30 personnes avaient péri samedi soir et dimanche matin dans les bombardements menés par les avions de la coalition antidjihadiste, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Six civils dont un enfant, figurent parmi les morts et les autres victimes sont des combattants de l'EI, a souligné l'OSDH, basé en Grande-Bretagne.
"Les importantes frappes aériennes (...) ont été effectuées pour priver Daech de la capacité de déplacer des matériels militaires à travers la Syrie et en direction de l'Irak", a expliqué le porte-parole de la coalition, le lieutenant-colonel Thomas Gilleran.

Il s'agit de "l'un des plus importants engagements que nous ayons menés jusqu'à présent en Syrie", a précisé le porte-parole, en indiquant que des bâtiments de l'EI et des routes ont été détruits dans Raqa.
Les frappes "ont sévèrement réduit la liberté de mouvement des terroristes", a insisté le lieutenant-colonel Gilleran.

Le Hezbollah aux côtés des troupes régulières 

Les raids sont survenus après la diffusion samedi par l'EI d'une vidéo montrant 25 soldats du régime syrien exécutés dans l'amphithéâtre de la cité antique de Palmyre (centre) par des adolescentsCette exécution se serait déroulée peu après la prise le 21 mai par les djihadistes de Palmyre, qui abrite des ruines antiques mondialement connues et classées par l'Unesco au patrimoine mondial de l'Humanité.

Dans la région du Qalamoun, les forces du régime appuyées par le Hezbollah sont entrées dans Zabadani, située à 20 km au nord de Damas, selon la télévision d'Etat.
"En coopération avec la résistance libanaise (Hezbollah, mouvement politique chiite), les soldats ont pris le contrôle du quartier de al-Jamaiyat, à l'ouest de Zabadani et de celui de al-Sultana, à l'est de la ville", a-t-elle rapporté. Les opérations, qui se poursuivaient, ont fait des dizaines de tués et blessés chez les rebelles.
Selon l'OSDH, au moins 14 membres des forces du régime et du Hezbollah ont été tués dans les combats depuis 24 heures, ainsi qu'au moins 11 rebelles.

Selon l'Observatoire, une offensive menée par des rebelles islamistes et le Front al-Nosra, branche syrienne d'al-Qaïda, contre le quartier de Zahra, a échoué, mais les combats se poursuivaient à la périphérie du quartier.
Une deuxième coalition, Fatah Halab, composée de rebelles plus modérés, a pris un barrage militaire dans un quartier, que les forces du régime s'efforçaient dimanche de récupérer.
A Alep, ancienne capitale économique de Syrie, les combats de ces derniers jours ont été parmi les plus féroces depuis sa division en juillet 2012 entre secteurs aux mains des rebelles à l'est et quartiers contrôlés par le régime à l'ouest, avec des centaines d'obus et roquettes tombés sur les quartiers des deux côtés.
Plus de 230.000 personnes ont été tuées dans le conflit en Syrie qui a commencé en mars 2011.

vendredi 12 septembre 2014

Obsèques du journaliste Roger Auque, en présence de Marion Maréchal-Le Pen

Obsèques en présence de nombreuses personnalités politiques, mais dans la discrétion des media

Les obsèques de 
Roger Auque, ancien otage, grand reporter et diplomate  ont eu lieu vendredi 12 septembre 2014
Elles ont rassemblé une centaine d'amis, collègues journalistes et politiques autour de sa famille, dont celle que les media présentent comme sa fille biologique, la députée FN Marion Maréchal-Le Pen. Le journaliste et diplomate Roger Auque,  otage au Liban pendant près d'un an en 1987, est décédé à Paris à l'âge de 58 ans, des suites d'un cancer, a-t-on appris auprès de son entourage.

Des obsèques discrètes. 
Marion Maréchal-Le Pen est arrivée avec sa fille, Olympe, et sa mère, Yann, fille de Jean-Marie Le Pen, à l'église parisienne de Saint-Germain-des-Prés pour assister aux obsèques de celui qui est identifié comme son père biologique, Roger Auque. Michèle Alliot-Marie, députée européenne (UMP) et ancienne Garde des Sceaux, ainsi que l'ancien député UMP Jean-Pierre Grand étaient également présents.
Des journalistes, notamment Philippe Labro, Philippe Vandel ou Vincent Hervouët, ont assisté à la cérémonie au cours de laquelle leur confrère Jean-Louis Normandin, ancien otage au Liban avec Roger Auque, lui a dédié le poème de Charles Baudelaire 'L'Albatros'.

"Un petit mec de la banlieue de Lille qui est devenu ambassadeur de France"

Roger Auque et Jean-Louis Normandin avaient été libérés en même temps, en novembre 1987. "Nous nous sommes connus dans le ventre d'une voiture un jour de 1987", s'est souvenu Auque. Correspondant de guerre au Liban, il avait été enlevé par le Hezbollah en janvier 1987, alors qu'il sortait de son hôtel pour prendre un taxi.
Durant la cérémonie, un autre de ses amis a résumé le parcours atypique de Roger Auque, "un petit mec de la banlieue de Lille qui est devenu ambassadeur de France". 

En décembre 2009, il avait été nommé ambassadeur de France en Erythrée

poste qu'il a occupé jusqu'en août 2012, quand il a dû être rapatrié en France en raison d'ennuis de santé. Sa nomination avait suscité la polémique, ses détracteurs pointant son inexpérience, malgré sa connaissance du terrain. 
Né le 11 janvier 1956 à Roubaix (Nord) d'un père gaulliste et d'une mère communiste, il a été journaliste et grand reporter dans plusieurs organes de presse (RTL, La Croix, Paris Match, Figaro Magazine, Radio-Canada...). 
Marion Maréchal-Le Pen avait fait condamner L'Express pour avoir révélé l'identité de son père biologique.

dimanche 19 janvier 2014

Une douzaine de mineurs français combattent en Syrie, constate Valls

Ces Français combattent aux côtés des rebelles djihadistes: 21 sont morts en Syrie

Une douzaine de mineurs français sont partis combattre


aux côtés des groupes djihadistes en Syrie (proches de la mouvance al-Qaïda et armés par la Turquie, l'Arabie saoudite et le Qatar), contre le régime de Bachar al Assad et ses alliés (la Chine, la Russie, l'Inde, le Brésil, le Venezuela, l'Iran et le Hezbollah, la milice libanaise chiite pro-iranienne), ou en ont manifesté le désir, a indiqué dimanche le ministre français de l'Intérieur Manuel Valls.
"Une douzaine de mineurs se sont rendus en Syrie ou ont voulu s'y rendre", a-t-il confirmé, lors de l'émission le Grand Rendez-vous Europe 1/i-télé/Le Monde.

"Le phénomène s'est accéléré au cours de ces dernières semaines


Nicolas Bons, 30 ans, un Français 
parti faire le djihad en Syrie,
est mort il y a quelques jours,
plusieurs mois après J.-Daniel, 
son frère cadet,22 ans, dans des combats 
contre les troupes de Bachar el Assad
depuis la fin de l'année 2013, puisque nous avons recensé six mineurs qui ont manifesté leur volonté de s'y rendre."
Le Parquet de Toulouse a alerté début janvier la section antiterroriste du Parquet de Paris du départ de deux lycéens toulousains de 15 ans pour la Syrie en passant par la Turquie.
"Les deux mineurs [de Toulouse] ne sont peut être pas encore en Syrie, sans doute en Turquie, nous agissons en lien avec la famille pour les récupérer", a ajouté Manuel Valls.

Le rôle des imams et de Fabius


"La France entend être à la pointe de l'action contre Bachar el-Assad", a lancé Laurent Fabius, ministre autonome des Affaires Etrangères en marge du gouvernement Ayrault, dans sa conférence de presse de juin 2012.
Pour condamner le pouvoir de Damas et annoncer un renforcement de la pression internationale, Fabius a décrit Bachar el-Assad en "bourreau", en " prébendier à la tête d'un groupe d'assassins" et "un régime de mort et de sang". Laurent Fabius use de termes extrêmement violents et mobilisateurs de jeunes français, affirmant encore, en visite à Ramallah en Cisjordanie, pochette immaculée au vent, que tout indique que le régime syrien de Bachar el-Assad a perpétré une attaque chimique cette semaine près de Damas.
A la vérité, les gaz neurotoxiques qu'Assad est accusé d'avoir utilisés contre des rebelles, ont épargné sélectivement les personnels internationaux à leurs côtés...

A la mosquée du Mirail à Toulouse, le  vendredi 19 avril, Mamadou Daffé, imam "modéré" d’origine malienne, chercheur en micro-biologie au CNRS, aurait prêché, selon les mécréants, que l’islam est au-dessus de tous les pouvoirs -fussent-ils républicains- et toutes les croyances ou autres modes de vie, notamment visant à l'intégration. Après avoir estimé publiquement que les non-musulmans devront être soumis de gré ou de force, il a appelé à "tuer de la meilleure façon", puis à "égorger de la meilleure façon", et ensuite à "décapiter de la meilleure façon"s’inspirant du message du prophète, incitant les passants à les filmer pour que cet acte de djihad soit diffusé par les media "de la meilleure façon". Manuel Valls dément-il que cet imam, avec d'autres partout en France, exerce des pressions psychologiques ?
VOIR et ENTENDRE ce que certains nient:

Le 23 décembre 2011, il expliquait à ses disciples que les fêtes de Noël sont une insulte au Dieu de l’islam, et interdisait aux musulmans d’y participer.

A gauche comme à droite, chez les athées comme chez les croyants, et jusqu'au sein de son propre parti, de nombreuses voix s'élevèrent, jeudi 12 janvier 2012, pour dire leur opposition à la proposition formulée la veille par la candidate d'Europe Ecologie-Les Verts Eva Joly que "juifs et musulmans puissent célébrer Kippour et l'Aïd-el-kebir lors d'un jour férié".
Le lendemain matin, José Bové, un de ses porte-parole, a précisé sa pensée à l'attention de ceux qui n'y voyait qu'une recherche légitime d'équité : il s'agit de "choisir à la place de Noël ou de Pâques les jours fériés de sa propre religion. Pas question de rajouter des jours fériés supplémentaires pour tout le monde, ça n'aurait pas de sens", a dit l'eurodéputé sur RTL.
Même François Hollande qui n'a pourtant pas encore trouvé le temps à son agenda d'aller saluer le pape François, a néanmoins manifesté son désaccord avec la gauche altermondialiste dans un entretien à La Dépêche du Midi, en déclarant qu'il "ne peut être question d'introduire de nouveaux jours fériés en fonction des religions". "Je suis attaché au principe de laïcité. Il ne peut donc être question d'introduire de nouveaux jours fériés en fonction des religions", déclare-t-il au quotidien de Jean-Michel Baylet, président du PRG, qui fait commerce de la laïcité et fédère nombre de francs-maçons. "Les jours fériés sont le fruit d'une histoire et sont depuis longtemps détachés de leur origine religieuse", souligne-t-il. Le Parti radical de gauche a déploré qu'elle "confonde laïcité et clientélisme communautariste".Le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, s'est montré plus ambigü, jugeant cette proposition "louable"...
Dans un entretien avec La Dépêche du Midi publiée vendredi, le père de l'un de deux mineurs toulousains embrigadés estime que son fils a "subi un lavage de cerveau" et met en garde contre des "réseaux de recrutement et d'endoctrinement structurés"

Plusieurs centaines de Français, ou personnes résidant en France, sont impliqués à des degrés divers dans le conflit syrien
, selon le ministre de l'Intérieur qui évoque "un phénomène inégalé".
"Il y a à peu près 250 Français ou résidents en France qui aujourd'hui combattent en Syrie, une centaine sont en transit pour s'y rendre, 150 ont manifesté leur velléité de s'y rendre, 76 sont revenus, 21 Français ou résidents en France sont morts", a-t-il détaillé.

La Syrie, état multiconfessionnel et multi-ethnique (composé notamment d'Arabes sunnites, d'Alaouites, de Kurdes, d'Arabes chrétiens, d'Arméniens et de Circassiens), est en proie à des divisions et des affrontements internes récurrents. Or, le pays n'a pu maintenir son unité et sa stabilité qu'au prix de l'autoritarisme de l'exécutifgrâce au régime panarabiste baasiste, qui a tenu d'une main de fer le pays durant plus de quarante années et garanti la paix intérieure. 
L'effondrement du régime de Bachar El-Asad pourrait donc mener à une escalade militaire destructrice en vies humaines, en dégâts matériels et aux retombées géo-politiques catastrophiques sur l'ensemble du Moyen-Orient, voire du monde.

Un groupe palestinien pro-régime syrien a menacé de représailles ceux qui participeraient à une éventuelle attaque contre la Syrie. 

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah,
 le 2 août 2013 à Beyrouth
"Les intérêts dans la région de tous ceux qui participeront à l’agression contre la Syrie, seront des objectifs légitimes", a menacé Anouar Raja, porte-parole à Damas du FPLP-CG (Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général). 

Le FPLP-CG combat notamment dans le camp palestinien de Yarmouk à Damas,
aux côtés de l’armée face aux rebelles.
"Si une attaque est menée contre la Syrie, elle serait en fait dirigée contre nous. Nous et la Syrie sommes dans la même alliance politique de la Résistance (à Israël). Nous allons mener la guerre au côté de la Syrie", a prévenu ce porte-parole. "Ceux qui s’abstiennent de (participer) à cette bataille, seraient des traîtres et auraient partie liée à l’agression", a-t-il ajouté.
Le chef du FPLP-CG, Ahmad Jibril, a entretenu des relations très étroites avec l’Iran et avec le Hezbollah.

samedi 22 juin 2013

Hollande se résout à parler à l'émir du Qatar, pénitent sur la route de Canossa

La realpolitik de François Hollande au Qatar

Longtemps critique de Doha, le président socialiste a fini par accepter de traiter avec l'émir.
 
Hollande a reçu l'émir du Qatar
Sheikh Hamad bin Khalifa al-Thani, 
dès le 22 août 2012 à l'Elysée
Monsieur 3% s’est envolé pour le Qatar ce samedi, malgré toutes les attaques de la gauche. Mais l'opération de charme de l'Etat gazier n'aurait pas levé, nous assure-t-on, les suspicions et réticences du président socialiste envers ce riche état et sa finance omnivore. Une visite à forte teneur économique, néanmoins.

Mais 
pourquoi donc, alors, une visite d'Etat au glouton Qatar? 
François Hollande se rend pour la première fois dans ce pays du golfe persique. Pour Au programme, la visite du lycée franco-qatarien Voltaire, un dîner privé avec l'émir du Qatar, une participation au forum économique de Doha, la visite du chantier Bouygues-Qatar Petroleum, la signature d'accords, la visite du musée d'arts islamiques sont au programme.

Hollande ne prendra pas la route de Damas
Hollande doit maintenant faire taire les polémiques récurrentes de campagne et d'opposition systématique sur l'importance des investissements en France du Qatar, devenu en 2011 propriétaire emblématique du club de football Paris Saint Germain.
Lors de sa visite, devrait être finalisé un fonds commun franco-qatari destiné à financer des PME, en lieu et place du projet très contesté du Qatar, qui en 2011 prévoyait d'investir 50 millions d'euros dans les banlieues françaises. Ce nouveau fonds repose sur un partenariat entre la Caisse des dépôts et consignation et la Qatar Investment authority (QIA). 

Le volet économique de cette visite officielle sera très important, avec
une forte délégation de patrons de grandes entreprises
Même si "la méthode du président n'est pas celle d'un VRP", selon l'Elysée qui se situe en permanence dans le déni, la France espère bien faire avancer quelques gros dossiers, comme le projet de métro à Doha pour lequel le groupe Vinci est en lice, ou celui du tramway de la ville nouvelle de Lusail, dans lequel s'est engagé Alstom. Alors qu'Airbus équipe déjà quasiment toute la flotte qatarie, de nouveaux achats pourraient être annoncés à l'issue du déplacement. 

Dans le domaine énergétique, la compagnie Total, dont les investissements dépassent 5 milliards d'euros au Qatar, vient quant à elle de signer un contrat pour le
doublement des capacités de la raffinerie de Ras Laffan, dans le nord du pays.

Mais le dossier "d'importance stratégique majeure" est celui du Rafale, admet-on dans l'entourage du président. "Le Qatar a validé techniquement" l'avion de combat français, et "on attend des qatari qu'ils puissent rapidement nous confirmer l'engagement de négociations sur le Rafale seul", soulignent des sources gouvernementales. L'appareil du groupe Dassault Aviation est en concurrence avec l'Eurofighter construit par BAE Systems, Finmeccanica et EADS.

Mais 
la Syrie sera également au coeur des entretiens

Hollande et Fabius lui consacrent plus de temps qu'à tous les otages français réunis.

Samedi, jour d'arrivée de Hollande à Doha, les ministres des Affaires étrangères des onze pays du groupe des "amis de la Syrie" se réunissent dans la capitale qatarie pour discuter de l'aide à apporter aux rebelles syriens de l'Armée syrienne libre (ASL), la principale faction de l'opposition armée, soutenue par l'Arabie saoudite et le Qatar. 

Ce dernier a déjà soutenu les soulèvements du Printemps arabe, avec les conséquences que l'on sait sur leur instabilité et la montée en puissance des islamistes.

Une ingérence à hauts risques
Le régime de Damas a franchi une ligne rouge avec l'utilisation d'armes chimiques, mais reçoit le soutien de plus en plus appuyé du Hezbollah libanais, en plus de ceux de la Russie, de la Chine et de l'Iran.
Or, en plus des armes et de l'argent distribués aux groupes combattants, les deux monarchies du Golfe financent la formation de combattants djihadistes du nord de l'Afrique et du Moyen-Orient. Ils seraient déjà au nombre de 2.000 en Syrie. L'opposition armée bénéficie également de l'appui de la Turquie, qui met à sa disposition une précieuse base arrière et un important soutien logistique.

Et les soutiens aux rebelles ne sont pas désintéressés
Ces soutiens qui travaillent à la chute de Bachar al-Assad ont de nombreux projets économiques et financiers pour la Syrie, bien éloignés de l'idée d'y installer la démocratie.
Ainsi, derrière les volontés affichées par les soutiens de la rébellion d'installer la démocratie en Syrie, se cache une volonté de réorganiser la région à leur profit. Dans un premier temps, il s'agit de casser l'axe Iran-Syrie-Hezbollah. L'Arabie saoudite est, en effet, l'ennemi juré du régime iranien pour des raisons idéologiques et d'influence sur le monde musulman. 


Le Qatar et l'Arabie saoudite, qui partagent les mêmes objectifs, obéissent également aux voeux de leur allié et protecteur américain. Installer un régime proche de l'Arabie saoudite et du Qatar en Syrie permettrait de sécuriser les approvisionnements énergétiques occidentaux et d'affaiblir le Hezbollah, ennemi le plus menaçant d'Israël. Par ailleurs, les raisons du soutien de la Turquie aux rebelles tiennent à "son projet de jouer un rôle primordial dans les relations internationales au Moyen-Orient, en devenant le bras armé des Américains". A voir...

Dans ses bagages, il emporte cinq ministres
: Laurent Fabius (affaires étrangères), Manuel Valls (Intérieur), Nicole Bricq (Commerce extérieur), Jean-Yves Le Drian (Défense), Frédéric Cuvillier (Transports), à l'exclusion d'Arnaud Montebourg, encore une fois...

Pépère ira aussi faire des salamalecs au roi Abdallah de Jordanie à Amman, au cours d'un dîner de travail, dimanche soir.
Lors de sa visite, Hollande et sa compagne Valérie Trieweiler, avec laquelle il n'est pas marié, seront conviés samedi soir à un diner privé, avec l'émir du Qatar, son épouse, et le prince héritier, signe notable de souplesse protocolaire dans l'émirat musulman. 

Dimanche à Amman, le président français rencontrera en tête à tête le roi de Abdallah II avant un diner de travail. Sur la table,
"les urgences dans la région, et en particulier la crise syrienne", à nouveau, a indiqué l'entourage de Hollande soulignant que la Jordanie est "particulièrement exposée" au conflit en Syrie, dont elle accueille quelque 500.000 réfugiés.


En janvier dernier, Hollande n'avait pas souhaité passer par Doha
à l'occasion d'un déplacement présidentiel à Abou Dhabi (photos ci-dessous). 













Cette fois-ci, François Hollande s'est résolu à se rendre dans la petite péninsule, "après avoir beaucoup hésité".
Hollande a encore mis ses discours dans sa poche et son mouchoir par dessus...

samedi 16 mars 2013

Syrie: l'armement des rebelles ne tente pas l'UE, malgré les pressions de Hollande

Les boutefeux Hollande et Cameron ne sont pas  convaincants

L'U.E. a débattu de l'opportunité  de lever son embargo sur les armes à destination des rebelles syriens

Les Etats membres restent réservés sur ce pari dangereux

Vendredi, prenant par surprise leurs homologues opposés à la livraison d'armes aux  rebelles de Syrie d'origines diverses, François Hollande et David Cameron n'ont pas convaincu les états du sommet européen de lever un embargo qui permettrait, d'après eux seuls, au régime syrien de résister  à la révolte intérieure manoeuvrée par l'Occident et le Golfe, tandis que le régime de Bachar al-Assad est soutenu par la Russie et le Hezbollah, ou "Parti de dieu", un mouvement politique chiite libanais, financé par l'Iran et que les États-Unis, le Canada, l'Australie, le Royaume-Uni et les Pays-Bas ont placé sur leur liste des organisations terroristes, et par les Gardiens de la révolution (pasdarans), la garde prétorienne du régime islamiste de Téhéran.
Pendant la Seconde guerre mondiale, la France et l'Angleterre ont successivement occupé la Syrie, mais, en 1946, avec l’appui des Britanniques, les Syriens ont réclamé le départ des Français. 

Deux ans après le début du soulèvement de 2011 dans la foulée d'un
Printemps arabe qui n'a répondu aux espoirs des populations dites opprimées, ni en Tunisie, ni en Egypte et ni en Lybie (laquelle fonde désormais sa législation sur la charia), puisqu'il a donné aux islamistes l'accès au pouvoir, le conflit a déjà fait 70.000 morts et s'enlise.
Jusqu'à
l’ONU qui ne pèse plus lourd, comme en témoigne la prise d’otage dont ses observateurs ont été l’objet début mars.

La proposition franco-britannique a reçu un accueil assez froid, indiquent des diplomates européens, et non pas seulement parce qu'elle a été mise à l'ordre du jour du Conseil à la dernière minute..

Le président du Conseil européen botte en touche
Herman Van Rompuy a annoncé que les ministres des Affaires étrangères de l'Union reprendront l'examen de la question de l'embargo à Dublin, les 22 et 23 mars, malgré les réticences de plusieurs Etats membres.

La prochaine réunion formelle des chefs de la diplomatie des Vingt-Sept est prévue le 22 avril et les rencontres informelles ne peuvent théoriquement pas déboucher sur des décisions.


Un veto de la France et les "ventes" d'armes aux rebelles reprendraient


Les décisions européennes en matière de politique étrangère se prenant à l'unanimité des Vingt-Sept, pour que l'interdiction de vente d'armes cesse le 31 mai, il suffirait d'un veto de la France (ou du Royaume-Uni): alors serait levé l'embargo qui a été prolongé le 1er mars pour trois mois.

Paris et Londres font pression pour accélérer la prise de décision.
"L'Europe doit prendre cette décision dans les prochaines semaines", a dit François Hollande lors d'une conférence de presse, affirmant privilégier le consensus sur le veto.
"Je ferai tout pour qu'à la fin du mois de mai au plus tard une solution commune soit adoptée par l'Union", a-t-il ajouté, misant sur  l'Allemagne qui, malgré des réticences initiales, ne refuse pas de discuter de la question.

Mais Angela Merkel a cependant exprimé son agacement devant l'empressement franco-anglais.
"Ce n'est pas simplement parce que la Grande-Bretagne et la France veulent maintenant lever l'embargo que les 25 autres doivent suivre", a-t-elle lancé lors de sa conférence de presse à Bruxelles.

Selon un diplomate européen, la France et le Royaume-Uni sont encore très loin d'avoir réuni un consensus. "Personne n'est vraiment intéressé (...), il n'y a pas de perspective de changement pour le moment", a déclaré ce diplomate.


Le velléitaire Hollande avait menacé de livrer des armes sans accord communautaire

Il s'était d'abord montré plus pressant envers ses partenaires jeudi soir.
Dès lors que la coalition des mouvements d'opposition syriens est reconnue internationalement et qu'il n'y a pas de solution politique à la crise syrienne à ce jour, cette coalition doit avoir les moyens de défendre les "zones libérées" et de "répondre aux armes par les armes", a-t-il insisté.
"Si d'aventure il devait y avoir un blocage d'un ou deux pays (...), alors, je ne peux pas m'engager pour d'autres que la France, mais la France elle-même, prendrait ses responsabilités", avait averti le chef de l'Etat.

Le président français plaidait la cause des insurgés
défendait alors la cause de la levée de l'embargo en évoquant la menace de l'utilisation d'armes chimiques par le régime syrien.
Il accordait encore du crédit à l'opposition syrienne qui assurait donner "toute garantie" - impossible à tenir - que les armes qui lui seraient livrées ne seraient pas détournées par des groupes djihadistes et Hollande allait même jusqu'à s'engager à fournir une assistance militaire  pour s'en assurer.

Maintenant, François Hollande reste ...flou sur l'attitude que la France adopterait en cas d'impasse diplomatique.
La France "prendra ses responsabilités", a-t-il répété jeudi en langue de bois, laissant planer l'incertitude  sur sa détermination réelle à agir seul et à  placer la France en marge de la légalité européenne, s'il livrait des armes avant le 31 mai

dimanche 2 décembre 2012

Etat palestinien à l'ONU, contre Obama, avec la France

Les États-Unis dénoncent une résolution "contre-productive"

Un an après avoir été
acceptée à l'UNESCO,
le 
31/11/2011

Les USAont dénoncé jeudi soir la résolution de l'ONU faisant de la Palestine un Etat observateur

La résolution malheureuse et contre-productive d'aujourd'hui met encore plus d'obstacles sur le chemin vers la paix, et c'est pour cela que les Etats-Unis ont voté contre"
, a déclaré l'ambassadeur des Etats-Unis à l'ONU Susan Rice peu après le vote. "Cette résolution ne fait pas de la Palestine un Etat", a-t-elle affirmé faisant écho à une déclaration préalable de l'ambassadeur israélien. "Ce vote d'aujourd'hui ne constitue en aucun cas un droit à devenir un membre des Nations unies". La secrétaire d'Etat Hillary Clinton a également dénoncé ce vote dans des termes identiques.
"La décision de l'ONU ne changera rien sur le terrain"
Israël désapprouve ce nouveau statut accordé aux Palestiniens Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a dénoncé le discours prononcé avant le vote par le président Mahmoud Abbas, le qualifiant de"diffamatoire et venimeux, rempli de propagande fallacieuse contre l'armée israélienne et les citoyens d'Israël""La décision de l'ONU ne changera rien sur le terrain. Il n'y aura pas d'Etat palestinien sans arrangements garantissant la sécurité des citoyens d'Israël", a encore déclaré M. Netanyahu.
Le Canada, un des neuf Etats ayant voté contre la résolution, était également négatif. 
La résolution va "saper les fondations d'un processus, quoiqu' incomplet, mais qui demeure la seule chance réaliste d'arriver à voir deux Etats prospères vivre en paix l'un à côté de l'autre", a ainsi regretté John Baird, le ministre desAffaires étrangères.
La Grande-Bretagne s'est abstenue
Elle a appelé à rouvrir les négociations de paix entre Palestiniens et Israéliens. "Nous respectons la démarche du président Abbas et le résultat du vote", a déclaré le ministre des Affaires étrangères William Hague. "Nous allons redoubler d'efforts pour redémarrer un processus de paix et allons continuer à soutenir le Président Abbas, l'autorité palestinienne, et une solution avec deux Etats", a-t-il ajouté. Il a également demandé à Israël de ne pas réagir de manière à contrecarrer de nouvelles négociations.
La France a de son côté voté pour un "Etat" palestinien
Au Jihad Islamique palestinien,
les hommes portent aussi la burqa !

La France donne son
feu vert au 
JIP(Jihad islamique palestinien)
mouvement de libération,
 
nationaliste et terroriste

En désaccord avec Obama, c'est "un choix cohérent avec l'objectif de deux Etats vivant en paix et en sécurité, affirmé dès 1947", s'est justifié le président François Hollande.
Ménageant la chèvre et le chou, la France a  aussi appelé à une reprise des négociations de paix "sans conditions et le plus rapidement possible. Le dialogue direct est en effet la seule voie pour trouver une issue définitive à ce conflit. La France est prête à y contribuer, en amie à la fois d'Israël et de la Palestine", a-t-il ajouté, comme elle y contribue au Mali et en retirant son aide à l'Afghanistan.
Le Vatican a quant à lui "salué" le vote de l'ONU, mais a estimé que ce n'est "pas une solution suffisante aux problèmes de la région".
Les Palestiniens pavoisent
Les Palestiniens sont descendus dans les rues pour fêter ce moment historique. Le président Mahmoud Abbas avait estimé avant le vote qu'il s'agissait de la "dernière chance de sauver la solution à deux Etats" (Israël et un Etat palestinien). Il a promis de "tenter de ranimer les négociations" de paix avec Israël, au point mort depuis plus de deux ans, sans toutefois prendre d'engagements précis. L'ONU a voté cette résolution faisant de "l'entité" palestinienne un "Etat observateur non membre" par 138 voix pour, 9 contre et 41 abstentions.
Le mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir à Gaza, s'est de son côté félicité de "la victoire" de la Palestine. "Il s'agit d'une nouvelle victoire sur le chemin de la libération de la Palestine et nous nous en réjouissons. Le Hamas la considère comme un succès unitaire qui suscite la joie au sein de notre peuple", a déclaré à l'AFP Ahmed Youssef, un dirigeant du mouvement dans la bande de Gaza.
Le Hamas a officiellement soutenu l'initiative du président palestinien Mahmoud Abbas pour obtenir un Etat observateur à l'ONU, faisant provisoirement taire les divergences entre son chef en exil, Khaled Mechaal, et ses dirigeants à Gaza. M. Mechaal, chef du bureau politique en exil, a exprimé dans une conversation téléphonique avec le président Abbas "l'agrément du Hamas à la démarche à l'ONU pour obtenir le statut d'Etat observateur", selon un communiqué.


Membres du mouvement terroriste
Jihad islamique


Le maire PS de Paris,Bertrand Delanoë, déclare vendredi avoir appris "avec une joie profonde et une grande espérance" la reconnaissance de la Palestine comme Etat observateur à l'ONU qui a montré "sagesse et audace"
Il forme "le vœu que les dirigeants de ces deux peuples travaillent dès aujourd'hui, avec le soutien actif de la communauté internationale, à créer ensemble les conditions d'une coexistence pacifique entre un Etat palestinien souverain et un Etat d'Israël inconditionnellement reconnu par tous".
Photo publiée par Le Monde
en août 2011
Dans un entretien au quotidien al-Hayat paru le 1er mars 2012, Ziyad Nakhalé, le vice-secrétaire général du mouvement du Jihad islamique en Palestine, a déclaré que son mouvement ne fera pas partie de l’OLP si cette dernière reconnaissait l’Etat d’Israël et si elle refusait d’adopter la voie de la résistance, disant : " Nous n’acceptons pas d’intégrer l’OLP tant que son programme politique reconnaît Israël et abandonne nos droits historiques ". Le Jihad islamique, tout comme le Hamas palestinien et le Hezbollah libanais financés par l’Iran et soutenus par la Syrie, font désormais partie du dispositif syro-iranien au Proche Orient.

Laurent Fabius, ministre des Affaires Etrangères de Hollande, prend le risque d'une dictature islamiste en Palestine.