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dimanche 2 août 2015

Calais: Hollande et Valls lâchent les chiens sur les "migrants"

Nouvelles clôtures et chiens contre les intrusions de migrants

Cazeneuve cible les passeurs 

Le blocage des illégaux cherchant à s'infiltrer en Grande-Bretagne depuis Calais est une "priorité absolue" de Paris et de Londres, assurent en choeur le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, et son homologue britannique, Theresa May.
"Les choses sont claires : mettre fin à cette situation est une priorité absolue. Nos deux gouvernements sont déterminés (of course !) à y parvenir, et à y parvenir ensemble", affirment Bernard Cazeneuve et Theresa May, qui se sont rencontrés mardi à Londres, suite aux tensions inter-gouvernementales nées de l'attitude du pouvoir britannique qui délègue ses responsabilités à la France depuis 2003.

A l'issue de cette rencontre de mardi dernier, le gouvernement britannique a annoncé une rallonge de 10 millions d'euros pour renforcer la sécurité du terminal d'embarquement d'Eurotunnel à Coquelles, près de Calais, cible de plusieurs milliers de tentatives d'intrusion ces derniers jours.

Chiens renifleurs, construction de nouvelles clôtures, renforts policiers
"Toutes ces mesures vont dans le même sens et envoient un signal fort: nos frontières sont sûres, et les passeurs commettent un acte criminel en faisant venir à Calais des migrants dont ils savent qu'ils ne pourront aller plus loin", clament les deux ministres.

VOIR et ENTENDRE Cazeneuve mettre en cause les passeurs, après avoir stigmatisé les Anglais, comme il a dressé les éleveurs contre les grandes surfaces, se défaussant sereinement à chaque problème sur des boucs émissaires: 

Le pouvoir socialiste bloque des illégaux. Il assure chaque mois "le retour depuis Calais dans leur pays d'origine de 200 migrants qui ne peuvent pas bénéficier du droit d'asile", selon eux.

Theresa May et Bernard Cazeneuve s'accordent pour réclamer une coordination des pays européens

La situation à Calais ne concerne "pas seulement nos deux pays", affirment-ils de concert. "Nombre de migrants présents à Calais pour tenter de rallier le Royaume-Uni sont en effet passés par l'Italie, la Grèce ou d'autres pays encore. "La France n'est pour eux qu'un pays de transit", prétendent-ils.

Cazeneuve met le "passeport-talents" dans sa poche et son mouchoir par-dessus. "Toute réponse pérenne aux pressions migratoires repose sur la réduction du nombre de personnes qui quittent l'Afrique pour rejoindre l'Europe pour des raisons économiques", insistent-ils.

Des travaux importants de sécurisation du port de Calais déplacent le problème depuis deux mois. 
Les barricades hérissées de barbelés incitent de nombreux migrants à tenter leur chance sur le site du tunnel pour tenter la Grande-Bretagne qu'ils voient comme un eldorado. Les caténaires et l'insécurité à l'intérieur du tunnel ont fait plusieurs dizaines de morts de migrants au cours des dernières années.



Cameron s’est dit prêt à tous les moyens pour aider la France

Suite à de nouvelles tentatives d’ "intrusion" 
 
(élément de langage désormais officiel) de clandestins sur le site d’Eurotunnel la nuit dernière,  à faire face à la situation, vendredi 31 juillet.


Dans le Kent, le premier ministre britannique fait face à diverses mobilisations.

"Nous sommes prêts à aider davantage et à travailler main dans la main avec nos homologues français pour faire baisser la tension des deux côtés de la frontière", a déclaré le premier ministre britannique
David Cameron annonce l’envoi de nouvelles clôtures et de chiens renifleurs supplémentaires.

Une image prise dans la nuit du 30 au 31 juillet révèle que certains illégaux sont parvenus à échapper aux contrôles mis en place par le gouvernement Valls, cette semaine à Calais, et ce malgré le "déploiement" (élément de langage officiel) de 120 policiers supplémentaires annoncé en grandes pompes par Nanard Cazeneuve, jeudi. Le pouvoir autorise en effet la diffusion d'une première image montrant des clandestins passés avec succès de l'autre côté de la Manche.


Sur le cliché, on distingue quelques camions passant au-dessus des voies ferrées à l’arrivée du terminal de Folkstone, au Royaume-Uni, à quelques centaines de mètres de la sortie du tunnel sous la Manche. Et sur le toit de l’un d’eux, deux silhouettes d'illégaux  qui ont visiblement réussi à entrer au Royaume-Uni, couchés sur le poids lourd.
Les faux-culs révèlent cette réalité ancienne en utilisant le conditionnel, comme si les clichés disponibles n'étaient pas explicites: voir cette autre preuve.
"C’est la première fois que je vois des migrants à la sortie du tunnel"


Ce témoignage suspect émane du photojournaliste, Justin Tallis, qui a réalisé le cliché exploité par le journal Le Monde pour justifier le "front commun de la Grande Bretagne et de la France. Et l'envoi de chiens renifleurs, une annonce de Cameron qui n'émeut pas les associations françaises qui se disent 'humanitaires'. Tout en diffusant ces clichés, ce britannique employé par l'AFP se défend cependant d'avoir vu précisément les clandestins sortir du tunnel sur le toit du camion. Sortis de nulle part !

A une trentaine de kilomètres de Folkstone, côté français, 3.000 clandestins "patientent" (sic) actuellement, espérant passer la frontière : depuis près de deux mois, 1.500 à 2.000 tentatives d’"intrusion" (sic) sont constatées quotidiennement sur le site d’Eurotunnel, une zone de 650 hectares.

Les mêmes migrants, désireux de rejoindre l’Angleterre, tentent leur chance plusieurs fois par nuit, par groupe d’une dizaine, voire d’une centaine de personnes.
Les tentatives ont été plus nombreuses encore ces derniers jours sur le site d’Eurotunnel à Calais, que les clandestins cherchent à s’introduire ou essaient de monter sur des navettes pour rejoindre l’Angleterre. Dans la nuit de mercredi à jeudi, la police a effectué environ 300 interceptions et comptabilisé entre 800 et 1.000 migrants (ça fait 900) aux alentours du site. Malgré tout, des illégaux font toujours l’impossible pour s’introduire sur le site, en passant à travers champs ou en escaladant les grilles. "Si quelqu’un veut aller quelque part, si c’est son objectif, rien ne l’en empêchera", témoigne l’un d’entre eux.

"Aucune leçon à recevoir " pour Cazeneuve

Le mini-ministre a laissé au  premier ministre britannique, David Cameron, le soin d'annoncer que de nouvelles clôtures et des chiens renifleurs supplémentaires vont être envoyés ["déployés" ?] pour sécuriser le site à Calais.

"La situation est inacceptable. Des gens essaient d’entrer illégalement dans notre pays et ici les routiers et vacanciers font face à des perturbations, s'est-il indigné. Nous allons envoyer des clôtures, des chiens renifleurs et des moyens supplémentaires."

D. Cameron a ajouté qu’il va "parler au président Hollande plus tard dans la journée" (ce qu’a confirmé ce dernier, vendredi après-midi), pour le "remercier d’avoir mobilisé des policiers supplémentaires, ce qui a déjà produit des effets". Il a également déclaré que Londres est prêt "à aider davantage et à travailler main dans la main avec [ses] homologues français pour faire baisser la tension des deux côtés de la frontière" (photo ci-dessus).

La presse britannique participe à cette soudaine émotion depuis jeudi. 
Cette façon de pointer les insuffisances du gouvernement français a irrité le ministricule. Bernard Cazeneuve a vivement critiqué les critiques britanniques à la sortie du conseil des ministres."Nous n’avons aucune leçon à recevoir d’aucune sorte quant à la mobilisation des moyens mis en œuvre par le gouvernement français (…).

Et de sermonner la Perfide Albion à son tour :  les outrances, les excès, les insultes n’ont jamais réglé aucun problème de dimension humanitaire."

Dans un entretien avec son homologue britannique, Theresa May, Nanard Cazeneuve a réaffirmé, la "détermination" de la France à participer à "l’effort conjoint de solidarité" et de "mobilisation", insistant sur le fait que cet effort " doit être davantage partagé". Un appel au secours visiblement adressé David Cameron.

En Allemagne, la ville de Freital cristallise les tensions anti-migrants

A Freital, en Allemagne de l'est, la tension monte entre des migrants, Syriens notamment, et des habitants de la ville, réunis dans un groupe affilié au mouvement Pegida. "Je veux retourner en Syrie. Très peur ici," aurait déclaré à l’AFP Taher, un clandestin syrien de 27 ans qui a fui la violence de son pays pour finalement arriver à Freital.

C'est de cette petite ville de Saxe, près de Dresde, qu'est parti ce mouvement anti-islam qui s’exporte hors d’Allemagne. A Oslo, Norvège, un rassemblement a eu lieu lundi dernier et d’autres défilés sont annoncés en Autriche et en Suisse.

Calais: X. Bertrand (LR) menace d'ouvrir les vannes de migration sur l'Angleterre

Bertrand (LR) met en garde l'Angleterre

David Cameron n'a pas "pris la mesure de l'ampleur et de la gravité du problème" des migrants à Calais, 
accuse l'ancien ministre du Travail, Xavier Bertrand (Les Républicains).  

Le député de l'Aisne, candidat à la présidence de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie menace le Premier ministre britannique de "laisser partir les migrants" en Angleterre. "Les dernières mesures qu'il a annoncées sont décalées et dérisoires. S'il continue à ne rien proposer d'autre, laissons partir les migrants et que Monsieur Cameron gère sa politique à sa façon, mais sur son île", estime-t-il dans un entretien avec le Journal du dimanche (JDD).
"Ce n'est pas une question d'argent. Ce ne sont pas quelques millions de plus qui vont régler le problème", ajoute-t-il.
"Nous ne demandons pas l'aumône. Nous demandons le règlement du problème. Il faut bien comprendre que les solutions gentillettes, les demi-mesures ne régleront plus rien. Il faut prendre ce dossier à bras-le-corps", s'agace le député.

Le député de l'Aisne rappelle que "géographiquement, la frontière anglaise se situe à Douvres"

Disant "faire (s)ien" "le ras-le-bol de la population et de Natacha Bouchart, la maire (LR) de Calais, que ceux qui ne vivent pas dans la Région ont peut-être du mal à mesurer", X. Bertrand estime que "nous avons été bien bons, lors de la signature des accords franco-britanniques du Touquet en 2003 (4 février), d'accepter que la frontière soit à Calais, avec seulement une micro-aide britannique".

"Si les Anglais ne veulent rien entendre, rien comprendre, s'ils ne veulent pas prendre leur part au règlement de ce dossier, les accords du Touquet doivent être revus", affirme-t-il.

"Les Anglais doivent changer leurs règles sur le travail des migrants parce qu'en Angleterre, même si, en théorie, il faut certains papiers, la réalité est qu'il est possible d'y travailler sans papiers, et que beaucoup de patrons en profitent pour payer ces travailleurs-là moins cher", lâche le député LR.

"Messieurs les Anglais, cessez votre dumping social et mettez de l'ordre dans votre réglementation du travail illégal ! (...) Il faut absolument que les Anglais bougent. Ou alors il faudra bouger la frontière", dit-il.

Quid du 
fonds commun annoncé par le ministère de l'Intérieur de Hollande et Valls ?

En septembre 2014B. Cazeneuve l'avait promis 
dans le cadre de l'accord sur la lutte contre l'immigration clandestine au port de Calais entre la France et la Grande-Bretagne. Le ministre Bernard Cazeneuve avait donné son accord pour l'ouverture d'un centre d'accueil de jour réclamé par la maire UMP de Calais, où un millier de migrants sont toujours prêts à tout pour rejoindre le Royaume-Uni.
Il avait en outre ouvert des discussions avec son homologue britannique Theresa May afin de coordonner les efforts de lutte contre l'afflux de candidats à l'entrée à Grande-Bretagne et de travailler sur leurs conditions d'accueil en France.
Les deux ministres avaient conclu un accord "qui permettra de dénouer la crise que connaît la question migratoire à Calais depuis plusieurs années", affirmait un communiqué du ministère.
"Le Royaume-Uni reconnaît en effet qu'il est responsable avec la France des mesures urgentes et de long terme qui doivent être mises en place face à cette situation. Cette reconnaissance permet d'appliquer l'accord du Touquet", signé en 2003 après la fermeture du centre de Sangatte, disait le texte.

L'accord prévoyait des "mesures concrètes" !
La création d'un fonds serait abondé de 15 millions d'euros par la Grande-Bretagne, afin de "sécuriser le port de Calais et protéger les personnes vulnérables", précise le ministère. Il s'agit notamment d'installer à terme des barrières solides le long de la rocade menant à la zone portuaire et de renforcer la sécurité du parking situé à l'est du port.
VOIR et ENTENDRE ce reportage sur les fortes rafales de vent qui ont eu raison en décembre 2014 de la nouvelle barrière anti-migrants installée autour du port de Calais:


S'agissant des personnes "vulnérables, telles que
les victimes de la traite des êtres humains", disent les deux ministres, le fonds permettra de "s'assurer que ces victimes reçoivent l'aide et le soutien appropriés".

Paris et Londres étaient en outre convenus de renforcer la coopération pour démanteler les filières d'immigration, de modifier l'agencement du port pour améliorer les contrôles et de mener des "campagnes d'information" à destination des clandestins.
C'était voilà douze ans.

samedi 21 juin 2014

Hollande échoue à barrer le chrétien-démocrate, Jean-Claude Juncker, à la tête de la Commission européenne

C'est à Paris que Martin Schulz, candidat des socialistes, se fait écarter

Les candidats Martin Schulz et Jean-Claude Juncker s'étaient l'un et l'autre montrés très confiants 
Schultz vs.Juncker
dans la campagne de succession à José Manuel Barroso à la présidence de la Commission européenne. Aucun des deux candidats n'a pu envisager l'hypothèse de l'élection d'un "candidat tiers". "Le futur président de la Commission européenne est ici et ce sera moi", a annoncé Jean-Claude Juncker, tandis que son adversaire socialiste, Martin Schulz, président du parlement européen (2012) a immédiatement assuré que "Monsieur Juncker a raison dans son analyse, sauf sur un point : ce ne sera pas lui le président de la Commission européenne".

Pour la première fois, le Conseil européen qui réunit les chefs d'Etat s'est engagé à proposer le candidat issu du parti majoritaire du Parlement européen lequel doit ensuite " élire" le candidat à la majorité absolue des élus. Martin Schulz et Jean-Claude Juncker font figure de favoris. Alors un mini-sommet, hébergé samedi par Paris, devait réunir les dirigeants de huit pays membres de l'Union européenne à quelques jours d'un Conseil européen très difficile, les 26 et 27 juin à Bruxelles.

François Hollande avait recherché une entente avec le président du conseil italien, Matteo Renzi,
en le recevant avant les autres dans la matinée pour une réunion bilatérale avant le mini-sommet des sociaux-démocrates.

La candidature Juncker était attaquée de toutes parts

  
Le mini-sommet à huit était notamment destiné à fixer en petit comité les conditions du soutien de la gauche européenne à une nomination du candidat de la droite chrétienne-démocrate du Luxembourgeois Jean-Claude Juncker.

David Cameron menaçait
Le magazine Der Spiegel avait lancé la polémique en assurant que le premier ministre David Cameron aurait menacé de quitter l’Union européenne si Jean-Claude Juncker était porté à la tête de la CommissionAu lendemain des élections du 25 mai, selon l’hebdomadaire, David Cameron aurait fait valoir auprès de la chancelière que la nomination de l’ancien premier ministre du Luxembourg, jugé trop fédéraliste par les conservateurs britanniques, déstabiliserait à tel point son gouvernement qu’il serait obligé de faire procéder à un référendum à l’issue incertaine sur le maintien de la Grande-Bretagne au sein des Vingt-Huit. Le leader tory avait engagé sa formation à quitter le Parti populaire européen (PPE, groupe conservateur dont font aussi partie la CDU ou l’UMP en France) pour fonder un nouveau groupe en 2009, l’Alliance des conservateurs et réformistes européens AECR, que cherche à rejoindre le parti eurosceptique allemand AfD.
Or, Angela Merkel a tenté mercredi de faire taire la polémique qui enfle en Allemagne sur le sujet. "Certes, la Grande-Bretagne n’est pas un partenaire confortable, mais je considère comme grossièrement irresponsable et inacceptable la nonchalance avec laquelle certains prétendent [dans l’opposition] qu’il importe peu que la Grande-Bretagne approuve ou non la candidature de Jean-Claude Juncker, voire que la Grande-Bretagne reste ou non un membre de l’Union européenne. C’est tout sauf indifférent ou mineur." Mais Angela Merkel ne semble soutenir que mollement la candidature du conservateur luxembourgeois.

La nomination de l'ancien Premier ministre luxembourgeois est combattue par la gauche
Le Bild a claironné à propos de Juncker que "la démocratie se transformerait en farce" si on allait chercher un candidat qui n'avait pas pris part aux élections au Parlement européen. Selon Cameron, Juncker n'a aucune légitimité parce que les députés européens "ne peuvent pas à la fois choisir et élire" le candidat à la présidence de la Commission.
En France, à l’occasion d’une conférence de presse, Harlem Désir, alors premier secrétaire du PS et tête de liste en région Ile-de-France, avait affirmé l’ambition des socialistes européens de s’emparer de la majorité au Parlement européen et du poste de président de l’exécutif européen. "L’Europe […] doit tourner la page des gouvernements libéraux et conservateurs, qui depuis des années ont abîmé le rêve européen. Leur soutien aveugle à la dérégulation, à la concurrence généralisée, au dumping fiscal et social, n’a conduit qu’à l’austérité, au chômage et à la flambée des populismes sur le continent", avait dénoncé Harlem Désir. Et qu'a-t-il désormais à dire le pitoyable secrétaire d'État de Hollande, chargé des Affaires européennes ?...

Hollande a encore perdu sur toute la ligne
Son rôle de majordome des huit ne redorera son blason. C'est en effet le candidat conservateur du Parti populaire européen (PPE), arrivé en tête des élections du 25 mai dernier, qui a reçu le soutien des neufs chefs d'Etat et de gouvernement de gauche réunis samedi à Paris. Le Luxembourgeois est donné largement favori pour présider la prochaine Commission européenne. 

vendredi 9 mai 2014

L'intervention de Hollande au Mali fait un 8e mort français et deux blessés

Un militaire meurt, sans autorisation

Le jeudi ...8 mai, 
un militaire français a été tué en opération dans le nord du Mali
révèle l'Elysée. 

Ce sous-officier du 2e régiment étranger de parachutistes de Calvi porte à huit le nombre de pertes françaises au Mali depuis le début des opérations. Le président socialiste ne manque pas de mots... "Le chef de l'Etat exprime son grand respect pour le sacrifice de ce légionnaire français", peut-on lire dans un communiqué de l'Elysée. 
A l'origine de l'envoi de soldats français, Hollande exprime sa "totale confiance" [ce qui, en la circonstance, n'a aucun sens] aux forces françaises engagées dans la lutte "contre les groupes armés terroristes".

Le véhicule du soldat tué a été détruit sous l'effet d'un "engin explosif improvisé" placé par un groupe djihadiste, a affirmé, sans preuve, le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, sur BFM-TV et RMC
A l'issue des cérémonies commémorant le 8 mai 1945, le président Hollande a aussi indiqué que deux soldats ont été blessés par cette explosion.

Comme la courbe du chômage en France, la situation se serait néanmoins stabilisée dans le sud du Mali. Des groupes islamistes sont toujours actifs dans le Nord, a-t-il admis. "Il est mort pour la liberté du Mali, la sécurité du Mali, mais aussi pour la liberté, la sécurité de l'Europe [rien que ça !] et de la France", a-t-il estimé.

Hollande annonce la fin de l'ingérence française

Jean-Yves Le Drian a indiqué que l'opération Serval au Mali est "en train de se terminer dans sa phase de guerre frontale contre les groupes djihadistes ".

Le ministre annonce un désengagement français. "Nous sommes en train de nous réorganiser pour avoir une conception régionale du contre-terrorisme", a expliqué le ministre, précisant que 1.000 soldats français vont être concentrés près de Gao et 3.000 autres sur la "bande sahélo-saharienne", face aux islamistes d'Al-Qaïda AQMI.
Pourtant, en novembre 2013, "le calendrier de réduction de présence des forces françaises" n'était pas "remis en cause". Fixé par François Hollande, lors de sa visite à Bamako le 19 septembre, le chef de l'Etat disait alors : "vous serez environ 2.000 en novembre prochain. Vous aurez à cœur de permettre que le scrutin des élections législatives (24 novembre et 15 décembre) se tienne dans les meilleures conditions. Ensuite, il y aura un désengagement et vous serez 1.000 à la fin du mois de janvier [2014]." Des sources militaires n'excluaient pas alors qu'il puisse y avoir encore près de 1.500 hommes début février, le temps de plier bagage. En mai 2014, ils sont encore 4.000...
La France est intervenue militairement en janvier 2013 aux côtés des forces maliennes, à la façon de la Russie de Poutine, en soutien aux Ukrainiens de l'Est, pour déloger les combattants islamistes (comme les insurgés de Kiev) qui contrôlaient alors les deux tiers du pays et menaçaient la capitale, Bamako.

L'exception démocratique française

Les députés français n'ont pas les pouvoirs de leurs homologues anglo-saxons, mais pas une voix ne s'élève dans la chambre rose actuelle.
En juillet 2013, les élus de la Chambre des Communes, l'équivalent de l'Assemblée nationale au Royaume-Uni, ont voté "non" à une intervention militaire en Syrie et  le Premier ministre conservateur, David Cameron, a suivi leur avis sans broncher. Rien de tel en France où la presse vient conforter cette passivité des parlementaires complices sur l'envoi de troupes en Afrique. Et les admirateurs du président américain Barack Obama n'ont éprouvé aucun état d'âme lorsqu'il a  ordonné qu'aucune frappe ne soit dirigée contre Damas tant que le Congrès ne lui aurait pas donné son aval. 
Dans l'hexagone, à la différence de Marylise Lebranchu ou J.-J. Urvoas, ses collègues du Finistère, seule la députée socialiste, Patricia Adam, présidente de la Commission de la Défense à l'Assemblée nationale, a regretté que "la France (soit) l'une des rares exceptions en Europe où le Parlement s'exprime a posteriori". 
En France, où le chef de l'Etat est aussi le "chef des armées" (article 15 de la Constitution) et le seul "garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des traités" (article 5) - ce qui n'est pas en cause au Mali - et où le Premier ministre est "responsable de la Défense nationale" (article 21), c'est l'exécutif qui décide en matière d'intervention militaire et les élus ne sont pas consultés. L'intervention militaire française décidée souverainement par Hollande n'est pourtant pas justifiée par une menace sur "l'intégrité du territoire" ou des Français Dans cette hypothèse, les enlèvements de ressortissants français légitimerait l'attaque de plusieurs états africains, notamment sub-sahariens La cohérence de la politique étrangère de Fabius est prise en défaut, comme sur l'Ukraine où il défend les rebelles du gouvernement transitoire et sans légitimité.

samedi 11 janvier 2014

La Grande-Bretagne ne laisse pas ses ressources en gaz de schiste inexploitées

Les écolos refusent au français Total d'investir en France 

Le groupe pétrolier Total devrait devenir la première grande compagnie pétrolière à se lancer dans l'exploration du gaz de schiste au Royaume-Uni,
Champs d'éoliennes:
la politique de transition énergétique
préserve-t-elle le paysage?
annonce samedi le quotidien économique Financial Times.

Total deviendrait ainsi la deuxième société française à investir dans le gaz de schiste après GDF Suez 
qui a annoncé le 22 octobre un accord d'exploration dont Dart Energy fait aussi partie. 
Le groupe français, qui n'a pour l'instant pas confirmé ces informations, mais a eu des discussions avec plusieurs groupes du secteur de l'énergie pour acquérir une participation dans leurs blocs de prospection, s'apprête à dévoiler lundi une licence d'exploitation obtenue dans le Lincolnshire au centre de l'Angleterre.

Un investissement de 30 M de livres sterling

Alors qu'en France l'exploitation des gaz de schiste demeure interdite, le géant pétrolier français est sur le point d'annoncer un accord sur l' investissement de 30 Millions de Livres sterling (36 Millions d'Euros) dans des forages au Lincolnshire. Sur ce projet, Total reprendrait la licence de l'Américain eCorp et serait associé aux groupes d'exploration Dart Energy (Singapour), Igas et Edgdon Resources, deux sociétés cotées en Grande-Bretagne. Pour l'heure, aucune de ces entreprises ne commente ces informations de "sources proches du dossier".

Cameron favorable...

Alors que 
l'exploitation des gaz de schiste continue de faire polémique dans une partie de l'opinion française,
les Britanniques ne rejettent pas sans étude la méthode de la fracturation hydraulique employée pour extraire ces gaz. Le gouvernement de David Cameron lui est favorable, d'autant que les premiers forages du sous-sol anglais montreraient que le pays détient d'importantes réserves de gaz de schiste. 
La viabilité de l'exploitation des gisements en Angleterre n'est pas encore légitimée, mais elle est de nature à doper la productivité industrielle du pays.

Obscurantisme des altermondialistes d'Europe Ecologie
Champ de panneaux solaires en Espagne
Europe Ecologie-les Verts fait obstacle aux études préliminaires
Les conservateurs objectent qu'en l'état actuel des études l'extraction par fracturation hydraulique comporte des risques de pollution des nappes phréatiques en raison de l'usage de produits chimiques, en plus d'être grande consommatrice d'eau. 

Total devrait déposer un recours contre l'Etat pour l'abrogation de son permis d'exploration de gaz de schiste dans le sud de la France, qu'il juge non conforme à la loi, a annoncé samedi son PDG Christophe de Margerie.

vendredi 30 août 2013

Syrie: le Parlement britannique manque de preuves pour s'engager derrière Obama

Le Royaume Uni renonce à s'ingérer

L'imminence d'une attaque occidentale en Syrie est ...reportée 
Le Parlement britannique a voté contre

David Cameron s'est retrouvé seul face au Parlement britannique, alors que suite à une probable attaque chimique de Damas, l'Occident haussait le ton. Un axe Washington-Londres semblait déterminée à une opération militaire. 
Mais "il est clair que le Parlement britannique ne veut pas d'intervention militaire britannique. Je prends note et le gouvernement agira en conséquence", a affirmé le Premier ministre britannique, à l'issue du vote qui rejetait une intervention militaire en Syrie par 285 voix contre 272.

L'imminence d'une attaque semblait pourtant de plus en plus forte ces derniers jours, et la presse faisait monter la pression, avant que les experts de l'ONU ne terminent leur enquête aujourd'hui.
Après avoir récolté "quantité d'éléments" qui seront analysés en Europe, ils feront un compte-rendu oral au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. Quoi qu'il en soit, un feu vert du Conseil de sécurité pour l'usage de la force en Syrie est hautement improbable compte tenu de l'opposition de la Russie et de la Chine.

Barack Obama affirme ne pas avoir encore pris de décision.
 Soldats de l'armée libanaise patrouillant
dans Tripoli au Nord du Liban, le 27 mai 2013
Barack Obama pourrait décider d'une action unilatérale, mais la Maison blanche a toutefois laissé entendre qu'il n'a officiellement pas encore pris de décision. "Les décisions du président Obama seront guidées par ce qui est dans l'intérêt des Etats-Unis", a déclaré la porte-parole du Conseil de sécurité nationale américain, Caitlin Hayden.

Ce dernier "pense que des intérêts cruciaux des Etats-Unis sont en jeu, et que les pays qui violent les règles internationales sur les armes chimiques doivent rendre des comptes", a-t-elle poursuivi, se plaçant sur le plan de la morale politique. 

La France a rétropédalé

Elle a finalement reconnu qu'une riposte militaire était "compliquée à construire".  Autre alliée -fluctuant- de Washington au Conseil de sécurité, le président François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel ont dit attendre les résultats de l'enquête de l'ONU. 

Mais, dans le même temps, le chef de l'Etat français a insisté sur la nécessité de "marquer un coup d'arrêt par rapport à l'escalade de la violence," mettant ainsi sa duplicité en exergue

Obama va-t-il intervenir seul ?

Dans ce climat de fortes dissensions, Washington tente toujours d'entraîner des Occidentaux dans une action militaire floue, sans attendre la matérialisation des preuves évoquées par Obama, alors que le dernier envahisseur américain a quitté l'Irak en décembre 2011, après neuf années de guerre: des inspecteurs des Nations unies mènent toujours leur enquête depuis lundi près de Damas sur l'attaque chimique du 21 août qui a fait des centaines de morts. On ne sait toujours pas qui s'est rendu coupable du forfait: l’armée régulière syrienne, appuyée par des combattants chiites du Hezbollah libanais, la Chine et la Russie, ou les rebelles soutenus par le Qatar, l'Arabie saoudite et la Turquie, le Royaume-Uni et les Etats-Unis, escortés de la France, alors que personne n'a eu accès à cette "quantité d'éléments".

Depuis juin,
 Obama clame sa certitude -sans preuves- que les forces de Bachar al-Assad ont utilisé des armes chimiques en Syrie. 
Départ américain d'Irak
La "ligne rouge" franchie, selon la Maison Blanche, Obama a alors décidé de fournir une assistance militaire directe à l’opposition islamiste syrienne. Jusque là, les USA apportaient une aide non létale à l’insurrection.

Hollande se rangera-t-il à la raison ou engagera-t-il la France dans un nouveau conflit irakien? 
L'avenir montrera que le "capitaine de pédalo" n'adoptera pas une position claire et franche. Il dira ce qui doit être fait, ce qu'il faudrait faire, mais qu'il ne peut faire, dans l'état actuel de la situation. 
Le flou lui va si bien !

samedi 18 mai 2013

Hollande, président de baraque à frites

Hollande, risée du monde entier

Pour sa première visite officielle aux Etats-Unis,
le 18 mai 2012, François
Hollande en constant décalage,
ici avec D. Cameron
Hollande a fait le plein de belles images en compagnie du président américain, Barack Obama, qui l'a reçu à la Maison Blanche. Cette première rencontre entre le président américain et le nouveau président français précédait
le sommet du G8, qui se tient à Camp David, la résidence de campagne des présidents américains, et le sommet de l'Otan qui avait lieu à Chicago dimanche 20 et lundi 21 mai.

Les deux présidents ont discuté une heure dans le bureau Ovale et Barack Obama en a profité pour évoquer, non sans malice, le premier voyage aux Etats-Unis de François Hollande, effectué en 1974… dans le cadre d’un voyage d’études consacré aux ...fast-food ! "Les cheeseburgers se marient très bien avec les frites", a alors raillé Obama. Manière de souligner que l’entente est bonne, puisque "frites" se dit "french fries" aux Etats-Unis, tente de rattraper Rue89.




Un peu plus tard, Obama a accueilli François Hollande à Camp David. Qui est arrivé en cravate, alors que tous les autres chefs d'Etat présents l'avaient laissée au vestiaire. Et
la fashion police n'a pas tardé à relever le détail: le président Obama lui-même s'en est amusé: "François, on avait dit que tu pouvais enlever la cravate !" a lancé le président américain. Réponse immédiate du président français, en anglais : "Pour ma presse !" "Pour ta presse, il faut que tu présentes bien!", a alors convenu Barack Obama, hilare.



Concours de blagues aux dépens du socialiste français

Avec chauffeur noir
Avec un aussi bon client, le bizutage ne s'est pas arrêté là et Obama a continuer de chahuter le lourdaux hexagonal. Il a en effet évoqué le scooter de François Hollande : "J'ai essayé avec le secret service, ils ne m'ont pas laissé faire", a-t-il rigolé. Et l'Américain d'ironiser ensuite sur François Hollande venu aux Etats-Unis avec l'A330 spécialement aménagé pour son prédécesseur. Pépère a dû s'en justifier avec humour : " Il existe, il fallait bien que je l'utilise. Sinon, qu'aurait-on dit…"


Soirée foot pour Merkel et Cameron: Hollande déphasé

Gros sportif !
Le soir du G8 venu, David Cameron et Angela Merkel se sont accordés un moment de détente pour regarder ensemble la finale de la Ligue des champions entre Chelsea et le Bayern de Munich depuis la salle de cinéma de la résidence présidentielle de campagne dans le Maryland. Hollande a retiré sa cravatte, mais a l'air de trouver le temps long, sur la touche.

L'ami Ricorée

Dans sa petite lettre de félicitations envoyée le 7 novembre 2012 à Barack Obama pour sa ré-élection, François Hollande s'est cru plus malin qu'il n'est et a décidé de personnaliser ce courrier rédigé sur ordinateur, avec une petite formule manuscrite, écrite en langue qu'il croit anglaise. 



Or, il s'est grossièrement planté dans l'apposition de sa formule de politesse. Malgré son suffixe, "friendly" est en effet un adjectif, ce que les bacheliers savent. Mais l'énarque n'a pas appris que le mot à mot est source d'erreurs. En ajoutant "friendly", ce pauvre Hollande n'affirme pas qu'il s'exprime "amicalement", mais se flatte d'être "amical". L'annonce de son projet de "mariage" pour tous ?

En Allemagne, Angela Merkel lui sert de canne blanche 

En Angleterre, la presse épingle le "froggy"
"Quand la France instituera un taux de 75% pour la tranche supérieure de l'impôt sur le revenu, nous déroulerons le tapis rouge et nous accueillerons plus d'entreprises françaises, qui paieront leurs impôts au Royaume-Uni", avait déclaré David Cameron.
Un nain à qui manquent les talonnettes















Bonus: son lapsus du complot de la BCE
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