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dimanche 2 août 2015

Calais: Hollande et Valls lâchent les chiens sur les "migrants"

Nouvelles clôtures et chiens contre les intrusions de migrants

Cazeneuve cible les passeurs 

Le blocage des illégaux cherchant à s'infiltrer en Grande-Bretagne depuis Calais est une "priorité absolue" de Paris et de Londres, assurent en choeur le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, et son homologue britannique, Theresa May.
"Les choses sont claires : mettre fin à cette situation est une priorité absolue. Nos deux gouvernements sont déterminés (of course !) à y parvenir, et à y parvenir ensemble", affirment Bernard Cazeneuve et Theresa May, qui se sont rencontrés mardi à Londres, suite aux tensions inter-gouvernementales nées de l'attitude du pouvoir britannique qui délègue ses responsabilités à la France depuis 2003.

A l'issue de cette rencontre de mardi dernier, le gouvernement britannique a annoncé une rallonge de 10 millions d'euros pour renforcer la sécurité du terminal d'embarquement d'Eurotunnel à Coquelles, près de Calais, cible de plusieurs milliers de tentatives d'intrusion ces derniers jours.

Chiens renifleurs, construction de nouvelles clôtures, renforts policiers
"Toutes ces mesures vont dans le même sens et envoient un signal fort: nos frontières sont sûres, et les passeurs commettent un acte criminel en faisant venir à Calais des migrants dont ils savent qu'ils ne pourront aller plus loin", clament les deux ministres.

VOIR et ENTENDRE Cazeneuve mettre en cause les passeurs, après avoir stigmatisé les Anglais, comme il a dressé les éleveurs contre les grandes surfaces, se défaussant sereinement à chaque problème sur des boucs émissaires: 
video

Le pouvoir socialiste bloque des illégaux. Il assure chaque mois "le retour depuis Calais dans leur pays d'origine de 200 migrants qui ne peuvent pas bénéficier du droit d'asile", selon eux.

Theresa May et Bernard Cazeneuve s'accordent pour réclamer une coordination des pays européens

La situation à Calais ne concerne "pas seulement nos deux pays", affirment-ils de concert. "Nombre de migrants présents à Calais pour tenter de rallier le Royaume-Uni sont en effet passés par l'Italie, la Grèce ou d'autres pays encore. "La France n'est pour eux qu'un pays de transit", prétendent-ils.

Cazeneuve met le "passeport-talents" dans sa poche et son mouchoir par-dessus. "Toute réponse pérenne aux pressions migratoires repose sur la réduction du nombre de personnes qui quittent l'Afrique pour rejoindre l'Europe pour des raisons économiques", insistent-ils.

Des travaux importants de sécurisation du port de Calais déplacent le problème depuis deux mois. 
Les barricades hérissées de barbelés incitent de nombreux migrants à tenter leur chance sur le site du tunnel pour tenter la Grande-Bretagne qu'ils voient comme un eldorado. Les caténaires et l'insécurité à l'intérieur du tunnel ont fait plusieurs dizaines de morts de migrants au cours des dernières années.



Cameron s’est dit prêt à tous les moyens pour aider la France

Suite à de nouvelles tentatives d’ "intrusion" 
 
(élément de langage désormais officiel) de clandestins sur le site d’Eurotunnel la nuit dernière,  à faire face à la situation, vendredi 31 juillet.


Dans le Kent, le premier ministre britannique fait face à diverses mobilisations.

"Nous sommes prêts à aider davantage et à travailler main dans la main avec nos homologues français pour faire baisser la tension des deux côtés de la frontière", a déclaré le premier ministre britannique
David Cameron annonce l’envoi de nouvelles clôtures et de chiens renifleurs supplémentaires.

Une image prise dans la nuit du 30 au 31 juillet révèle que certains illégaux sont parvenus à échapper aux contrôles mis en place par le gouvernement Valls, cette semaine à Calais, et ce malgré le "déploiement" (élément de langage officiel) de 120 policiers supplémentaires annoncé en grandes pompes par Nanard Cazeneuve, jeudi. Le pouvoir autorise en effet la diffusion d'une première image montrant des clandestins passés avec succès de l'autre côté de la Manche.


Sur le cliché, on distingue quelques camions passant au-dessus des voies ferrées à l’arrivée du terminal de Folkstone, au Royaume-Uni, à quelques centaines de mètres de la sortie du tunnel sous la Manche. Et sur le toit de l’un d’eux, deux silhouettes d'illégaux  qui ont visiblement réussi à entrer au Royaume-Uni, couchés sur le poids lourd.
Les faux-culs révèlent cette réalité ancienne en utilisant le conditionnel, comme si les clichés disponibles n'étaient pas explicites: voir cette autre preuve.
"C’est la première fois que je vois des migrants à la sortie du tunnel"


Ce témoignage suspect émane du photojournaliste, Justin Tallis, qui a réalisé le cliché exploité par le journal Le Monde pour justifier le "front commun de la Grande Bretagne et de la France. Et l'envoi de chiens renifleurs, une annonce de Cameron qui n'émeut pas les associations françaises qui se disent 'humanitaires'. Tout en diffusant ces clichés, ce britannique employé par l'AFP se défend cependant d'avoir vu précisément les clandestins sortir du tunnel sur le toit du camion. Sortis de nulle part !

A une trentaine de kilomètres de Folkstone, côté français, 3.000 clandestins "patientent" (sic) actuellement, espérant passer la frontière : depuis près de deux mois, 1.500 à 2.000 tentatives d’"intrusion" (sic) sont constatées quotidiennement sur le site d’Eurotunnel, une zone de 650 hectares.

Les mêmes migrants, désireux de rejoindre l’Angleterre, tentent leur chance plusieurs fois par nuit, par groupe d’une dizaine, voire d’une centaine de personnes.
Les tentatives ont été plus nombreuses encore ces derniers jours sur le site d’Eurotunnel à Calais, que les clandestins cherchent à s’introduire ou essaient de monter sur des navettes pour rejoindre l’Angleterre. Dans la nuit de mercredi à jeudi, la police a effectué environ 300 interceptions et comptabilisé entre 800 et 1.000 migrants (ça fait 900) aux alentours du site. Malgré tout, des illégaux font toujours l’impossible pour s’introduire sur le site, en passant à travers champs ou en escaladant les grilles. "Si quelqu’un veut aller quelque part, si c’est son objectif, rien ne l’en empêchera", témoigne l’un d’entre eux.

"Aucune leçon à recevoir " pour Cazeneuve

Le mini-ministre a laissé au  premier ministre britannique, David Cameron, le soin d'annoncer que de nouvelles clôtures et des chiens renifleurs supplémentaires vont être envoyés ["déployés" ?] pour sécuriser le site à Calais.

"La situation est inacceptable. Des gens essaient d’entrer illégalement dans notre pays et ici les routiers et vacanciers font face à des perturbations, s'est-il indigné. Nous allons envoyer des clôtures, des chiens renifleurs et des moyens supplémentaires."

D. Cameron a ajouté qu’il va "parler au président Hollande plus tard dans la journée" (ce qu’a confirmé ce dernier, vendredi après-midi), pour le "remercier d’avoir mobilisé des policiers supplémentaires, ce qui a déjà produit des effets". Il a également déclaré que Londres est prêt "à aider davantage et à travailler main dans la main avec [ses] homologues français pour faire baisser la tension des deux côtés de la frontière" (photo ci-dessus).

La presse britannique participe à cette soudaine émotion depuis jeudi. 
Cette façon de pointer les insuffisances du gouvernement français a irrité le ministricule. Bernard Cazeneuve a vivement critiqué les critiques britanniques à la sortie du conseil des ministres."Nous n’avons aucune leçon à recevoir d’aucune sorte quant à la mobilisation des moyens mis en œuvre par le gouvernement français (…).

Et de sermonner la Perfide Albion à son tour :  les outrances, les excès, les insultes n’ont jamais réglé aucun problème de dimension humanitaire."

Dans un entretien avec son homologue britannique, Theresa May, Nanard Cazeneuve a réaffirmé, la "détermination" de la France à participer à "l’effort conjoint de solidarité" et de "mobilisation", insistant sur le fait que cet effort " doit être davantage partagé". Un appel au secours visiblement adressé David Cameron.

En Allemagne, la ville de Freital cristallise les tensions anti-migrants

A Freital, en Allemagne de l'est, la tension monte entre des migrants, Syriens notamment, et des habitants de la ville, réunis dans un groupe affilié au mouvement Pegida. "Je veux retourner en Syrie. Très peur ici," aurait déclaré à l’AFP Taher, un clandestin syrien de 27 ans qui a fui la violence de son pays pour finalement arriver à Freital.

C'est de cette petite ville de Saxe, près de Dresde, qu'est parti ce mouvement anti-islam qui s’exporte hors d’Allemagne. A Oslo, Norvège, un rassemblement a eu lieu lundi dernier et d’autres défilés sont annoncés en Autriche et en Suisse.

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