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samedi 22 août 2015

Les agents du Thalys auraient failli à leur devoir d'assistance aux passagers, révèle Jean-Hugues Anglade

Le comédien était en famille à bord du Thalys Paris-Amsterdam et témoigne

Ce n'était pas du cinéma


L'attaque du train Thalys par un individu lourdement armé n'était pas une scène du tournage de Braquo, la série policière de Canal+ dont Jean-Hugues Anglade est le héros.  Le comédien se trouvait vendredi 21 août à bord du Thalys Paris-Amsterdam où un homme d'origine marocaine, armé d'une kalachnikov, a tenté de faire un carnage d'hommes d'affaires et de fonctionnaires européens qui fréquentent communément la ligne.
Si le comédien français ne faisait pas partie des passagers qui ont neutralisé l'homme et ainsi évité un drame, J.-H. Anglade a néanmoins gardé son sang-froid le temps de tirer la sonnette d'alarme du train tandis que deux militaires américains  livraient un corps à corps avec le tueur qu'il avaient surpris à sa sortie des toilettes où ils avaient repéré ses agissements suspects
L'acteur de 37°2 le matin s'est d'ailleurs blessé "légèrement" à la main en brisant la vitre du signal, a révélé la préfète du Pas-de-Calais, Fabienne Buccio, au micro de France Info. En fait, "le verre a méchamment entaillé mon majeur jusqu'à l'os et les machines ont ralenti. Mais nous étions toujours bloqués à l'intérieur", précise le comédien qui a d'ailleurs été admis vendredi soir à l'hôpital d'Arras dans un fauteuil roulant, comme le montrait une photo de La Voix du Nord (cf. tweet ci-dessous).
Jean-Hugues Anglade qui se trouvait dans le train avec ses deux enfants, va bien malgré le choc, indiquait l'un de ses amis au Parisien. "Ils ont entendu la fusillade parce qu'ils étaient dans la voiture à côté de celle où elle s'est produite. Il a été héroïque puisqu'il a déclenché le système d'alarme", a confié au quotidien ce proche, qui a préféré garder l'anonymat.
"J'ai pensé que c'était la fin, que nous allions mourir, qu'il allait tous nous tuer" (Jean-Hugue Anglade)
Mais sur le moment le comédien était terrorisé. 
"Le tireur était à quelque dizaines de mètres de nous, dans le wagon numéro 12. Nous étions dans la voiture 11, la dernière. L'homme armé venait vers nous, il était déterminé. J'ai pensé que c'était la fin, que nous allions mourir, qu'il allait tous nous tuer. Oui, on s'est vu mourir car nous étions prisonniers de ce train, et qu'il était impossible de s'échapper de ce cauchemar. Nous étions piégés dans une souricière !", a-t-il déclaré à Paris-Match. "Nous avons entendu des passagers hurler en anglais "Il tire ! Il tire ! Il a une kalachnikov ! " J'étais avec mes deux enfants et ma compagne, autour de nous, il y avait une quinzaine de passagers," a-t-il raconté à l'hebdomadaire.

Le personnel de Thalys (62% SNCF) aurait manqué à tous ses devoirs

Alors que la classe politique internationale s'accorde à saluer le courage des passagers ayant neutralisé le suspect, Jean-Hugues Anglade pointe du doigt le personnel du Thalys qui aurait manqué du courage dont ont fait preuve les trois passagers qui ont neutralisé le terroriste. Selon ses confidences, les cheminots se seraient retranchés et verrouillés à l'intérieur de la motrice, abandonnant à leur sort les passagers sous leur responsabilité .
"Tout à coup, des membres du personnel navigant ont couru dans le couloir, le dos courbé. Leurs visages étaient blêmes. Ils se dirigeaient vers la motrice, leur wagon de travail. Ils l'ont ouvert avec une clef spéciale, puis se sont enfermés à l'intérieur... Le tireur était à quelque dizaines de mètres de nous, dans le wagon numéro 12", rapporte le comédien à Paris Match.



Deux personnes ont été blessées dans cette attaque survenue huit mois après les attentats de Charlie Hebdo. Si les motivations du tireur (photo ci-contre, sur le bracard) restent inconnues, le Parquet antiterroriste de Paris, dont la compétence est nationale, s'est "immédiatement saisi" (sic) de l'enquête...

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