POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

dimanche 30 août 2015

Pour nuire à EELV, Hollande fait durer la nomination du successeur de Rebsamen


Le remaniement tarde et les chômeurs souffrent

L'exécutif socialiste sacrifie la courbe du chômage aux intérêts politiciens du PS

Pour Noël Mamère, un rapprochement des écologistes avec le gouvernement socialiste est pour l'instant inenvisageable.  Le parti EELV a été meurtri par le lâchage de François de Rugy (ci-contre), l'un des minoritaires de la formation écologiste. Le coprésident du groupe à l'Assemblée nationale a claqué la porte pour espérer un rapprochement avec le gouvernement.  "Nous nous retrouvons dans une situation de nain politique impossible, incapable et impuissant", ajoute-t-il.
Noël Mamère député-maire EELV de Bègles dénonce la "dérive sociale-libérale" qui anime l'ambitieux François de Rugy"Nous avons soutenu un temps le gouvernement et nous voyons que nous sommes très loin des engagements qui avaient été pris et nous ne pouvons pas cautionner."

Une fracture qui aura des conséquences sur la présidentielle. 
"A l'heure qu'il est, je ne vois pas comment les écologistes pourraient ne pas avoir un candidat à la présidentielle, estime-t-il finement, au vu des candidatures EELV opposées aux candidats socialistes dans le Nord-Pas-de-Calais et dans les Bouches-du-Rhône. EELV aura un candidat car il ne se retrouve pas dans la politique du gouvernement, justifie-il. Nous n'avons pas la vocation d'être les strapontins du parti socialiste. Nous ne sommes pas politiquement biodégradables et donc nous serons présents si cela est nécessaire", ajoute-t-il, plein de formules.

"Il est nécessaire que les écologistes se fassent entendre autrement que par ces querelles insignifiantes." (Noël Mamère)
A la question de savoir qui représentera EELV en 2017, Noël Mamère botte en touche : "Je pense qu'il est nécessaire que les écologistes se fassent entendre surtout face au chaos climatique en face de nous, autrement que par ces querelles insignifiantes mais en retrouvant la société .

Pour Jean-Vincent Placé, le parti écologiste est "une structure morte"

Après le départ de François de Rugy, le sénateur écologiste diagnostique le décès de son propre parti. Toutefois, Jean-Vincent Placé n'a pas annoncé s'il quitte Europe Écologie les Verts.

Europe Écologie-les Verts n'a jamais eu la cote. Tous les scrutins démontrent que les écologistes ont l'oreille des media, mais voient le dos des électeurs. Quand ils semblent briller aux législatives, c'est que Martine Aubry a fait entrer le cheval de Troie Duflot dans la place en leur réservant des circonscriptions acquises à la gauche. Ses propres responsables politiques se sont rendus insupportables à la population aux prises avec le chômage, accablée d'impôts et lasse des bisbilles politiciennes. Après le claquement de porte de François de Rugy jeudi 27 août, c'est au tour de Jean-Vincent Placé de taper sur son parti. 

Le sénateur a qualifié jeudi EELV de "structure morte", tout en refusant de dire avant vendredi matin s'il quittera la formation. En début de mois, il avait toutefois déjà menacé de quitter Europe Écologie-les Verts, furieux du rapprochement de son parti avec le Front de gauche pour les élections régionales.

Le chaos n'est pas un privilège exclusif d'EELV
Mamère, ex-socialiste
Dans sa charge contre l'ex-ministre Cécile Duflot, responsable de cette stratégie menée avec Martine Aubry, l'élu écologiste s'est dit "sidéré" du manque de soutien d'EELV à François Hollande, sur les questions de climat notamment. Sur la même ligne de Cambadélis, il a multiplié les appels au rassemblement de la gauche modérée. "Il est encore temps de rassembler; il faut le faire sur le fond, sur les projets", est-il allé affirmer à La Rochelle, lors des journées du Front démocrate, écologique et social (Ecologie et Démocratie) de Jean-Luc Bennhamias, un inconditionnel de François Hollande et vice-président en congé du MoDem, et Génération Écologie, créé en 1990 par Brice Lalonde, Jean-Louis Borloo, Yves Piétrasanta -président- et Noël Mamère (photo ci-contre).
"Il y a le feu à la maison de la gauche et des écologistes."
(Jean-Vincent Placé)

"J'ai trop cru à la force des partis, j'ai longtemps cru à ça, aux accords intermédiaires, aux protocoles. Je crois que c'est totalement fini tout ça. EELV, on y est ou on y est pas, ça c'est un débat qui sera évidemment là, mais au fond c'est déjà une structure morte", a-t-il dit.

Placé réclame plus de soutien à Hollande sur la question du climat

Pressé par la presse de dire s'il restera membre d'EELV, Jean-Vincent Placé a réservé sa réponse à vendredi matin. "Je suis sidéré que le parti écologiste dont je suis encore membre fasse aussi peu de cas, de ce que fait, oui, et ce n'est pas du cirage de pompes, de ce que fait le président de la République, ce que font le gouvernement et le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, sur la question du climat".
 
Marie-Ségolène Royal est absente de ses déclarations pour cause d'llégitimité
La question du climat est, selon lui, "un sujet qui est fondamental pour les écologistes", a-t-il lancé à la veille de la COP21 en décembre. 

Le sénateur a surtout critiqué la constitution de listes communes EELV-Front de gauche dans plusieurs régions. 
"En Nord-Pas-de-Calais-Picardie (...) on va fracturer la gauche dans un endroit où Marine Le Pen peut l'emporter ? Et Xavier Bertrand qui n'est quand même pas le plus sympathique et le plus modéré des Républicains ?" Il a qualifié de "fondamentale" la stratégie de l'union.

Figure modérée d'EELV, François de Rugy a plaqué, désespéré, la majorité radicale en dénonçant sa "dérive gauchiste". 

A la satisfaction de la majorité présidentielle,
 sa décision aggrave la crise qui touche le mouvement écologiste profondément divisé sur la participation au gouvernement et l'alliance avec le Front de gauche aux régionales. 

A qui profite cette débandade à trois mois des Régionales et
alors que Hollande et Valls multiplient les déplacements en régions, accréditant les accusations de pré-campagne présidentielle aux frais de la l'Etat: plus que jamais, ce sont les Français qui paient...

Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire

Vous pouvez ENTRER un COMMENTAIRE (il sera modéré):