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dimanche 25 novembre 2018

Plus relou qu'Anne Hidalgo, tu meurs...

La maire de Paris a attiré les visiteurs dans le guet-apens des Champs-Elysées, un jour à haut-risque

Non contente d'avoir laissé des chantiers sur les Champs-Elysées à portée des casseurs, le jour de la mobilisation populaire des Gilets jaunes,

"Gilets jaunes" sur les Champs-Élysées : la gaffe d'Anne Hidalgola maire de Paris a aussi invité les Parisiens à aller découvrir les Champs-Elysées illuminés.

"Et si vous profitiez du week-end pour braver le froid et venir admirer les superbes illuminations de l'avenue des Champs-Elysées inaugurées jeudi soir ?". "Les illuminations s'allumeront de rouge tous les soirs du 22 novembre au 9 janvier, de 17h à 2h et les nuits complètes des 24 et 31 décembre", indique la vidéo accompagnant cette invitation. 

Ce tweet signé d'Anne Hidalgo a beaucoup fait réagir les internautes de bons sens, ce samedi 24 novembre.

En effet, l'invitation de la maire de Paris était particulièrement irresponsable puisque les Champs-Elysées étaient le théâtre d'affrontements entre casseurs et forces de l'ordre, en marge d'une nouvelle manifestation des "gilets jaunes" pacifiques.
Le message a donc été supprimé quelques minutes après la bourde, mais c'était sans compter avec les réactions des internautes  : "moment très mal choisi", gronde ainsi l'un d'eux.

Le conseiller communication d'Anne Hidalgo, Matthieu Lamarre a rapidement livré sa version de la gaffe, déclarant qu'il s'agissait d'une "erreur de la part du community manager [en français, 'administrateur de communauté'], qui avait programmé ce tweet à l'avance [parce qu'à la mairie socialiste, on ne programme pas après coup : trop forts, ses experts !]. Nous l'avons supprimé dès que nous l'avons constaté".
Mathieu Lamarre, 29ans, est cet ancien salarié du MoDem qui affirme avoir été rémunéré pour un emploi fictif de collaborateur parlementaire.
Il affirme avoir été en partie rémunéré, entre décembre 2010 et novembre 2011, par l'Association pour une Europe citoyenne, présidée par Jean-Luc Bennahmias, sans jamais avoir travaillé pour lui. Conséquence des aveux de ce jeune homme qui travaille désormais à la mairie de Paris auprès d'Anne Hidalgo, le Parquet a annoncé l'ouverture d'une enquête préliminaire pour "abus de confiance et recel de ce délit". Ce qui tombait mal pour François Bayrou, président du parti incriminé et qui préparait alors son grand projet de loi "pour la confiance dans notre vie démocratique"...

mercredi 18 octobre 2017

Affaire des attachés parlementaires: la police fait son cinéma au siège du MoDem

L'enquête sur des soupçons d'emplois fictifs semble se poursuivre : progresse-t-elle ? 

Une perquisition était en cours mercredi matin au siège du MoDem à Paris 

Les investigations sont menées par les policiers anti-corruption de l'Oclciff, un un service de la Direction centrale de la Police judiciaire, depuis le début de matinée, a-t-on appris de "source proche de l'enquête" sur des soupçons d'emplois fictifs d'attachés parlementaires.

L'affaire a débuté en mars sur dénonciation d'une élue du FN, Sophie Montel. 
Le Parquet de Paris a alors ouvert une enquête préliminaire visant une vingtaine d'eurodéputés de tous bords, dont deux du MoDem. 

En juin, l'affaire a rebondi : un ex-employé du parti centriste a fait un signalement au Parquet de Paris, déclenchant l'ouverture d'une enquête spécifique sur le MoDem, qui a employé six élus au total au Parlement européen entre 2009 et 2014. Le MoDem est soupçonné d’avoir détourné à son profit des attachés parlementaires payés par des fonds européens.

Puis, fin juillet, le Parquet de Paris a ouvert une information judiciaire contre X pour "abus de confiance, recel d'abus de confiance et escroqueries".

L'enquête s'appuie notamment sur un témoignage adressé à la justice par un ancien salarié, Matthieu Lamarre. Engagé à temps plein en décembre 2010 comme "responsable web et réseaux sociaux" du parti, il avait immédiatement signé un avenant de détachement auprès de l'eurodéputé Jean-Luc Bennahmias. 

Les accusations d'emplois fictifs avaient contraint à la démission du gouvernement Philippe I la ministre des Armées, Sylvie Goulard, le ministre d'Etat, garde des Sceaux, François Bayrou, numéro 4 du gouvernement, et la ministre des Affaires européennes Marielle de Sarnez.

Début septembre, François Bayrou, président du MoDem depuis 2007, avait affirmé que cette affaire était "un obstacle artificiel, inventé". Il avait alors indiqué qu'il n'avait pas été "informé, convoqué ou entendu". 

Les policiers anti-corruption ont entendu plusieurs suspects, dont l'eurodéputé Jean-Luc Bennahmias, Matthieu Lamarre, Isabelle Sicart, la cheffe de cabinet de François Bayrou, au MoDem, et Karine Aouadj, son ex-secrétaire particulière, à Paris, deux assistantes parlementaires, ainsi que l'ex-députée européenne Corinne Lepage.

Au Parlement européen, chaque eurodéputé est souvent épaulé par trois, voire quatre assistants dits 'accrédités', c’est-à-dire qui dépendent directement de l’administration de l’institution. Quant aux assistants locaux, ils travaillent pour l’élu dans leur État membre d’origine.

"Aucun rapport entre le cas du MoDem et celui du FN," juge le MoDem

L’affaire des emplois fictifs présumés du Front national (FN) avait déjà surgi à l'occasion de la campagne présidentielle. Yannick Laude, porte-parole de la délégation française du groupe ADLE (Alliance des démocrates et des libéraux européens, auquel appartiennent les élus MoDem) fait une distinction. "Il n’y a aucun rapport entre le cas du MoDem et celui du FN", estime-t-elle. "L’enquête doit ici déterminer si le temps partiel au service de l’Union européenne a été effectué, alors qu’on sait bien qu’il y a une zone grise entre travail parlementaire et travail politique."

Michèle Rivasi (EELV) abonde dans le sens du MoDem : elle est l'une des eurodéputées du groupe des Verts qui fait partie des élus pointés du doigt par le Front national qui a saisi l’Office européen anti-fraude (OLAF) pour emploi fictif ou irrégulier d’assistants au Parlement européen. "L’ambiance est à la vengeance politique, selon la verte. En accusant d’autres députés de faire comme lui, le FN cherche simplement à créer un écran de fumée." C'est ce que l'enquête établira (peut-être).

mardi 13 juin 2017

Assistants parlementaires du MoDem: Le Canard Enchaîné révèle un nouveau cas douteux au MoDem

Bayrou faisait travailler sa secrétaire particulière pour Sarnez

Le Canard Enchaîné ajoute un épisode au feuilleton Bayrou

En 2010, la secrétaire particulière de François Bayrou était devenue assistante parlementaire locale  à temps partiel de Marielle de Sarnez, à Bruxelles. Sauf que personne ne se souvient de son travail au Parlement européen.  On comprend désormais pourquoi François Bayrou, ministre de la Justice et garde des Sceaux, n'apprécie pas les enquêtes journalistiques.

Plusieurs révélations dans les media ces derniers jours jettent l'opprobre sur l'organisation du MoDem, le parti qu'il préside depuis sa création en 2007. Quelques jours après l'enquête de FranceInfo publiée le 8 juin, montrant qu'une dizaine de collaborateurs du parti ont été rémunérés entre 2009 et 2014 par le Parlement européen comme assistants parlementaires présumés fictifs, Le Canard Enchaîné, à paraître mercredi 14 juin, révèle la curieuse histoire de la secrétaire personnelle de François Bayrou. 
Alors salariée depuis plusieurs années du MoDem, en tant que secrétaire particulière de François Bayrou, chargée de la gestion de son agenda, Karine Aouadj a signé en 2010 un avenant à son contrat de travail pour devenir, à temps partiel, l'assistante parlementaire locale de Marielle de Sarnez, apprend-on du journal anarchiste. Karine Aouadj a d'abord commencé à mi-temps au Parlement européen, puis aux deux-tiers. Ainsi, deux-tiers de son salaire était payé par le Parlement européen et un tiers par le MoDem. 

Or, comble d'infortune, personne ne se souvient de son travail pour le Parlement européen, rapporte Le Canard Enchaîné. "Elle n'a jamais travaillé pour l'Europe", assure l'un de ses proches, cité dans les colonnes du journal. 

La police judiciaire a ouvert une enquête préliminaire 

Ces révélations sur la confusion entre salariés du parti et du Parlement européen viennent s'ajouter au témoignage de Matthieu Lamarre, ex-collaborateur du MoDem, qui a fait, le 7 juin, un signalement à la Justice, dans lequel il affirme avoir été en partie rémunéré en 2011 sur l'enveloppe parlementaire de l'ex-eurodéputé du Sud-Est, Jean-Luc Bennahmias, alors qu'il avait été recruté en CDI pour travailler au sein du parti centriste. Or, Matthieu Lamarre affirme n'avoir jamais travaillé pour Jean-Luc Bennahmias, mais uniquement au siège du parti. 

Une enquête préliminaire pour "abus de confiance et recel" a été ouverte sur son cas et sur la dizaine d'autres dans le collimateur de la justice. 

Alors qu'il est en charge de la grande loi pour la moralisation de la vie publique, François Bayrou, pourrait devenir un ministre encombrant pour Emmanuel Macron, s'il est avéré que le parti qu'il préside a utilisé des fonds européens pour rémunérer des salariés travaillant pour le MoDem. 

En un mois, Macron traîne déjà plusieurs casseroles
Quatre autres membres MoDem du gouvernement sont également éclaboussés par les affaires:
 
Marielle de Sarnez, bénéficiaire de quatre mandats de députée européenne qui contreviennent à la règle de non-cumul des mandats exigée par le MoDem pour l'investiture des autres candidats, a pourtant été nommée par Macron ministre des Affaires européennes. Or, celle qui soutient la loi de moralisation de vie publique, comme bras droit de Bayrou, ministre de la Justice, est sous le coup d'une enquête préliminaire du parquet de Paris pour "abus de confiance" lorsqu'elle était eurodéputée.
D'après Le Parisien, c'est le contrat de Philippine Laniesse qui pose problème. Cette assistante basée en circonscription étant par ailleurs élue locale, "sa situation a été déclarée et vérifiée par le Parlement européen", a ajouté Mme de Sarnez, qui assure que le travail en question "a été accompagné de rapports d'activité réguliers et consultables".
Sylvie Goulard, ministre des Armées. 
Cette dernière aurait employé comme assistant parlementaire local le responsable de la formation des élus du MoDem, Stéphane Thérou, 49 ans qui est directeur de son cabinet de maire de Pau et président de l'Agglo.

Résultat de recherche d'images pour "Nathalie Griesbeck"
La députée du Grand Est, Nathalie Griesbeck, 61 ans, a ainsi employé à mi-temps comme assistante parlementaire la standardiste du parti, et ce pendant cinq ans. Nathalie Griesbeck le justifie en assurant qu’elle "avait besoin de quelqu’un pour lui prendre des contacts et gérer ses rendez-vous lorsqu’elle venait à Paris". Plusieurs témoins qui ont souhaité garder l’anonymat ont pourtant mis en cause cette version. La députée européenne admet que cette standardiste "ne s’occupait pas du fond des dossiers"...

Jouaient-ils à touche pipi ?
Le député Robert Rochefort a, lui, employé deux salariés du service communication du parti sous un statut d’assistant "local". Ils sont censés aider le député dans sa circonscription. Robert Rochefort est élu de la circonscription du Sud-Ouest. Or, les deux assistants travaillaient à Paris.
Au cours de l'été 2016, cet économiste a en outre été signalé par un agent de sécurité du magasin Castorama de Vélizy-Villacoublay pour, selon le journal Libération, s'être masturbé "à proximité d'enfants". Il a été interpellé le 31 août pour exhibition sexuelle...

Le Parlement européen peut-il se laisser tromper par des eurodéputés MoDem en bande organisée sans réagir ?

Affaire des assistants parlementaires MoDem : Bayrou dénonce Hidalgo

Une "opération politique", selon Bayrou

Le garde des Sceaux continue à créer des embarras

Le dénonciateur à l'origine de l'enquête sur des assistants parlementaires du MoDem est un "collaborateur direct de la maire de Paris". Le patron du MoDem voit un "lien entre ceci et cela", mais Bayrou ne dément pas sur le fond de l'affaire d'emplois fictifs.

Le Parquet de Paris a annoncé vendredi l'ouverture d'une enquête préliminaire, cherchant à savoir si le MoDem, parti de l'actuel garde des Sceaux François Bayrou, a salarié des employés en les faisant passer pour des assistants parlementaires européens.

Un ex-collaborateur du MoDem assure en effet avoir été payé en 2011 sur l'enveloppe parlementaire de l'ancien eurodéputé Jean-Luc Bennahmias, alors qu'il avait été recruté en CDI pour travailler pour le parti centriste. Allié à Emmanuel Macron, le parti conteste et assure avoir respecté "toutes les règles". 

Bayrou dénonce une "opération politique" ? 

"C'est exactement l'impression qui est la mienne", a répondu mardi matin 13 juin François Bayrou sur CNews. "Cette dénonciation anonyme, elle a une caractéristique particulière : c'est que tous les journalistes savent qui est l'auteur de la dénonciation anonyme", a lancé ensuite le garde des Sceaux, mais retiennent l'information: auto-censure de la presse ou censure de l'Elysée ? "Non seulement je sais qui c'est, mais vous le savez, tout le monde le sait", a-t-il insisté. Tout le monde sait, sauf le citoyen. Quant au Parquet ?

Ca tombe mal : Bayrou a été choisi par le président Macron pour mettre en oeuvre un projet de moralisation de la vie publique... 

Ni transparence, ni moralisation : "On protège cet anonyme" 

"La question, ce n'est pas quel est le nom, mais quelle est la fonction de celui qui pratique la dénonciation anonyme", insiste le garde des Sceaux de Philippe. "C'est peut être la raison pour laquelle on protège cet anonyme", a affirmé François Bayrou, sans en révéler l'identité...

Et d'ajouter : "Car peut être s'apercevrait-on quelle est la vraie nature de la dénonciation, trois jours avant le premier tour des élections législatives. Il suffit de regarder quelle est cette fonction". Peut-on savoir ou l'électeur doit-il voter les yeux fermés ?

Selon le Journal du Dimanche, il s'agit de Matthieu L. (sic) 
Or, l'homme est un ancien chargé de communication du MoDem et aujourd'hui collaborateur, en charge du service de presse de la maire PS de Paris, depuis 2014. Pourquoi ne pas le dire: le traître s'appelle Matthieu Lamarre.
Agé de 28 ans, cet ancien conseiller en communication de François Bayrou avait quitté avec fracas le MoDem pour soutenir Anne Hidalgo lors des élections municipales.
Le mercenaire n'a pas tardé à se faire offrir la responsabilité du service de presse de la mairie de Paris, lorsque son prédécesseur a  été nommé au Quai d'Orsay, au côté de Laurent Fabius.
Le jeune homme avait été licencié du MoDem pendant les élections municipales après avoir appelé à voter pour Anne Hidalgo, tandis que le parti centriste avait accordé son soutien à Nathalie Kosciusko-Morizet. En février 2014, Matthieu Lamarre dénonça dans un entretien avec Metronews la "légèreté" de la candidate UMP... 
Ancien journaliste, à 19 ans, il a été adjoint à Jean-François Vigier, maire de Bures-sur-Yvette (Essonne),  avant d'être responsable de la campagne internet du MoDem lors de la campagne présidentielle de 2012.
Il explique que le poste s'est libéré à l'occasion du départ de Gaspard Gantzer du Quai d'Orsay pour le ministère de l'Agriculture puis de l'Elysée. "J'ai passé trois entretiens", raconte Matthieu Lamarre qui assure ne pas avoir négocié ce poste en échange de son soutien à la candidate PS. Entre-temps, il assurait les relations avec la presse du député MoDem, Jean Lassalle. C'est le deuxième cadre du parti centriste attiré dans ses filets par Anne Hidalgo et Julliard.
Un "collaborateur direct" d'Anne Hidalgo, s'insurge son ex-patron au MoDem. "Il pourrait y avoir un lien entre ceci et cela". Mais dans quel but ? "Les élections législatives, vous avez suivi? Regardez les gens qui se présentaient et les gens qui ont été éliminés...", a-t-il répliqué.

Le dénonciateur riposte

Contacté par la rédaction de CNews, le "jeune homme en question (AFP) s'est dit "estomaqué" par les propos du ministre de la Justice. 
Il précise qu'il a appelé le parquet de Paris quand il a appris qu'une enquête ciblait 18 eurodéputés pour "contribuer à la manifestation de la vérité" en apportant son témoignage. 

Que cela ait été rendu public "est complètement indépendant de ma volonté", jure le renégat qui assure que cette affaire le place dans "une situation très délicate auprès de son employeur". "Il a du mal à comprendre pourquoi le garde des Sceaux tient de tels propos", rapporte la presse.

samedi 10 juin 2017

Affaire du financement du MoDem: le ministre Bayrou a tenté de faire pression sur Radio France

L'affaire des assistants parlementaires, pompes à fric du MoDem, soulève des interrogations

L'image vertueuse du parti centriste en a pris un coup et, à la veille des élections législatives, le mouvement du président devrait trinquer.

François Bayrou au téléphone le 14 mai 2017 à Paris. 
Le ministre Bayrou a appelé le directeur de la cellule investigations
 de Radio France, Jacques Monin, révèle franceinfo.fr
Un ancien collaborateur du Mouvement démocrate (MoDem) a révélé le pot aux roses en effectuant un signalement auprès de la justice, mercredi 7 juin, affirmant qu'il a été rémunéré comme assistant parlementaire auprès de l'ancien eurodéputé Jean-Luc Bennahmias sans pour autant avoir travaillé pour le compte de l'eurodéputé. 
Le système de fraudes organisé par le MoDem implique une dizaine d'assistants parlementaires d'eurodéputés du parti présidé par François Bayrou, le ministre actuel de la Justice nommé par Macron...

Ils sont soupçonnés d'avoir en réalité travaillé uniquement pour le parti. 
La pratique évoquée par ce témoin était-elle généralisée dans ce parti ? Une enquête de franceinfo avance qu'une dizaine de salariés du MoDem ont été payés, au moins partiellement, par des eurodéputés, sur fonds publics du Parlement européen, sans pour autant travailler effectivement pour les activités parlementaires de ces élus. 

L'affaire est connue depuis en 2014 et la publication d'un livre "Les mains propres", écrit par l'eurodéputée Corinne Lepage, dans lequel l’ex-ministre de l’Environnement dénonçait le recours à des emplois fictifs d’assistants parlementaires au MoDem. Mais le Parquet de Paris a fermé les yeux pendant trois années. Le procureur dépendant du ministre de la ...Justice s'est finalement résolu à se pencher sur ce livre et à l'ouverture vendredi d'une enquête préliminaire des chefs d'abus de confiance et de recel

De quoi s'agit-il ? Quels sont les élus MoDem mis en cause ? 

"Sur la période 2009-2014, une dizaine de salariés du siège du parti étaient parallèlement collaborateurs des députés européens du MoDem"selon l'enquête. Ils étaient six eurodéputés MoDem (ADLE) en 2009.

Or, la réalité de cette seconde activité est contestée par plusieurs témoignages. Entre autres, celui d'un ancien salarié du MoDem, qui a témoigné mercredi 8 juin 2017 devant la justice. Embauché par le parti de François Bayrou, il a ensuite été partiellement détaché auprès de l'eurodéputé Jean-Luc Bennahmias, qui a pris en charge une partie de son salaire entre janvier et décembre 2011. 
Or, selon son témoignage, cet emploi d'assistant parlementaire était fictif : il n'a jamais travaillé pour le compte du député européen Bennahamias (juillet 2004-juillet 2014) et membre du Conseil économique et social (1999-2004), puis à nouveau depuis 2015.
 
Sous couvert d'anonymat, plusieurs témoins ont confirmé à franceinfo un usage au MoDem : les députés européens devaient mettre au moins un collaborateur à disposition du parti, notamment en 2009, à une époque où François Bayrou préparait l’élection présidentielle de 2012. La plupart de ces salariés étaient employés sur la base de contrats à temps partiel, le parti payant en général l’autre salaire. 

L'ancienne eurodéputée MoDem, Corinne Lepage avait dénoncé ces pratiques dans un livre publié dès 2014. "Je me souviens très bien qu’on m’avait demandé un assistant, et j’avais refusé en disant que c'était irrégulier", a-t-elle confié à franceinfo. Et l'ancienne ministre conclut : "Je pense que mes cinq collègues députés MoDem ont probablement acquiescé à la demande qui a été faite. Je sais que ce n'était pas nouveau puisque Jean-Marie Cavada m'a dit qu'en 2004, la même demande lui avait été faite et il avait émis le même refus que moi. Et j'ai cru entendre que ça existait aussi après (...) en 2014." 

Dans la foulée de ces révélations, le parquet de Paris a ouvert, vendredi 9 juin, une enquête préliminaire des chefs d’abus de confiance et recel de ce délit. La justice cherche à "déterminer si des irrégularités ont été commises et si elles sont susceptibles de recevoir une qualification pénale"

Qui est mis en cause ? 
Plusieurs personnalités sont mises en cause et notamment : 
• Jean-Luc Bennahmias, député européen MoDem de 2004 à 2015. Il a pris en charge une partie du salaire d'un employé travaillant au siège du MoDem. Celui-ci affirme aujourd'hui à la justice que son travail pour l'eurodéputé était fictif. 
• L'eurodéputée Nathalie Griesbeck. Elle a employé à mi-temps pendant cinq ans la standardiste du parti comme assistante parlementaire. Contactée par franceinfo, Nathalie Griesbeck assure qu’elle "avait besoin de quelqu’un pour lui prendre des contacts et gérer ses rendez-vous lorsqu’elle venait à Paris". 
• L'eurodéputé du Sud-Ouest Robert Rochefort . Il avait recruté deux salariés du service communication du parti sous un statut d’assistant "local". Ces assistants sont censés aider le député dans sa circonscription (dans le Sud-Ouest donc). Or, d'après les informations de franceinfo, ils travaillaient à Paris. 
• La ministre des Armées, Sylvie Goulard. Elle a eu comme assistant parlementaire, lorsqu'elle était eurodéputée, le responsable de la formation des élus au sein du MoDem. 
• La ministre des Affaires européennes, Marielle de Sarnez. La candidate aux législatives dans la 11e circonscription à Paris, était déjà visée depuis le 30 mai par une enquête préliminaire pour l'emploi d'une de ses assistantes parlementaires, Philippine Laniesse. Elle avait assuré que cette dernière a fourni un "travail assidu" "en circonscription" avec des "rapports d'activités consultables". Elle a aussi employé la cheffe de cabinet François Bayrou, le président du MoDem, sa secrétaire particulière et une attachée de presse. 

Que répond le MoDem ? 
Selon le parti centriste, les assistants parlementaires remplissaient des tâches bien réelles pour les eurodéputés. Le MoDem dit, dans un communiqué diffusé jeudi soir, avoir "respecté toutes les règles" et "toutes les obligations d'un employeur", que tout est "parfaitement transparent", "normal et légal". 
Jean-Luc Bennahmias se dit convaincu d'être resté dans la légalité. Vendredi 9 juin, sur franceinfo, l'ancien candidat à la primaire de gauche (il avait alors quitté les écologistes pour le MoDem) a réagi aux accusations de son ancien assistant parlementaire parlant d'emploi fictif. "Je peux affirmer qu'on a travaillé ensemble, a assuré Jean-Luc Bennhamias, élu en 2004 sur une liste présentée par le MoDem. Il s'occupait du site web du MoDem et il est est assez facile de voir que pendant les onze mois où je l'ai payé, à temps très partiel, il répercutait toutes les actions européennes que je faisais en tant que député européen et membre de la commission travail et emploi."  

Cette affaire peut-elle avoir un impact politique ? 
Interrogé sur franceinfo vendredi, Nicolas Sauger, chargé de recherche au CEVIPOF depuis février 2004, après une thèse consacrée aux Scissions de l'UDF, veut croire qu'il est "peu probable qu'il y ait un impact extrêmement important dans les urnes". "On sait [tout à coup] que les Français sont un peu moins sensibles aux questions de financement politique qu'à celles qui sont assimilées à l'enrichissement personnel, explique-t-il,  en fonction des personnes prises le doigt dans le pot de confiture. On est à deux jours des élections législatives et l'actualité est chargée. La centralité du sujet n'est pas forcément extrêmement importante pour tous les Français. (...) L'impact électoral devrait être limité," tient-il à minimiser.
D'autant plus que le MoDem s'est allié au nouveau parti d'Emmanuel Macron, La République en marche !, donné largement gagnant aux législatives, à en croire les derniers sondages. Le taux d'abstention semble en revanche devoir être si élevé que la légitimité de ses élus, pour la plupart néophytes et programmés pour être des godillots,  pourrait être facilement contestable et contestée.
En revanche, estime le professeur acquis au MoDem, le parti en souffrance de Bayrou, qui compte actuellement trois ministres au gouvernement (François Bayrou à la Justice, Sylvie Goulard aux Armées et Marielle de Sarnez aux Affaires européennes), mais aucun député sortant ni rentrées d'argent, pourrait ne pas remporter tous les sièges gelés par le président Macron pour son vassal béarnais, ni conserver dans le prochain gouvernement tous les portefeuilles ministériels arrachés dans le premier. 

Le président Emmanuel Macron, décidera alors "de conserver ou non les ministres mis en cause, prévoit ce proche du MoDem Devra alors se poser aussi la nature de la coalition mise en place avec le MoDem"
Invité d'Europe 1 ce vendredi, avant le premier tour des législatives, le premier ministre, Edouard Philippe, un juppéiste, a refusé de commenter cette affaire, défendant simplement le travail de François Bayrou sur la ...moralisation de la vie publique. "Je ne crois que sa position soit fragilisée", avait-il déclaré, a priori, alors que son ministre d'Etat est sous la menace d'une mise en examen.

Mr Propre a tenté de faire pression sur Radio France

Jacques Monin fait savoir qu'il a reçu un coup de téléphone du garde des Sceaux mercredi 7 juin dans l'après-midi, soit quelques heures avant la diffusion de l'enquête sur les antennes de Radio France et de franceinfo : "Il s'est plaint auprès de moi en expliquant que des journalistes de la direction de l'investigation auraient des méthodes inquisitrices, qu'ils jetteraient le soupçon sur des salariés du MoDem en les interrogeant de manière abusive. Il explique qu'il voit passer dans son bureau des salariés qui pleurent, et qu'il se doit de les protéger..."
Le garde des Sceaux ajoute qu'il étudie, avec ses avocats, la possibilité d'une qualification de harcèlement. Je lui réponds que le harcèlement, c'est une qualification pénale, donc que je peux interpréter son coup de fil comme une pression sur moi.
(Jacques Monin, directeur de la cellule investigations de Radio France
à France Inter)
Face aux accusations du ministre, Jacques Monin répond au chef de parti que "la description qu'il fait du comportement des journalistes de la cellule investigations ne correspond pas" à ce qu'il sait "de leur manière de travailler, et qu'en tout état de cause, il est hors de question de leur demander d'arrêter leur enquête".

Une enquête préliminaire visant principalement le parti de François Bayrou a été ouverte par le parquet de Paris, vendredi 9 juin, pour abus de confiance et recel d'abus de confiance. 
Bayrou, 66 ans, en est resté à l'ORTF et  la moralisation de la vie publique, entre ses mains, est en marche sur une mauvaise voie.

lundi 16 janvier 2017

L'embarrassant entretien de Bennahmias avant le deuxième débat de la primaire socialiste

Le candidat écolo Jean-Luc Bennahmias accorde un entretien surréaliste avant le deuxième débat de la primaire de la gauche  

L'écolo Valls-compatible se maintient dans le créneau du rigolo



Comme son modèle, il pique de sainte colères et s'en prend aux journalistes.
Mais il offre une image antithétique du premier ministre démissionnaire qui contrebalance la brutalité de l'ex-locataire de Matignon et détend l'atmosphère traversée des éclats de voix de Valls et autres coups de menton, comme si la carrure d'un chef d'Etat se mesurait au nombre de décibels ou à l'aune du sourcil froncé. 

Benhamias avait déjà réveillé le premier débat télévisé de la primaire socialiste; il a recommencé à se distinguer du microcosme lisse avant même le coup d'envoi officiel du second. 
A un peu moins de 30 minutes du début des discussions, l'écologiste centriste a ainsi invité un journaliste de BFMTV dans sa loge. La chaîne privée d'information en continu avait besoin d'un "bon client" pour meubler les heures d'antenne très largement prévues pour couvrir le deuxième débat et tenter d'en faire un événement médiatique à moindre frais: la chaîne-hôtesse en était réduite à arpenter ses propres couloirs et à montrer les portes closes des candidats... Non seulement elle a saoulé les téléspectateurs désoeuvrés, mais elle n'a pas rempli son contrat commercial de publicités. La plupart avaient fui avant que ne commencent les échanges.

Le logiciel mental de Jean-Luc Bennahmias buggé

Interrogé sur ses techniques de préparation et de concentration à quelques instants d'un tel rendez-vous, Jean-Luc Bennahmias s'est alors complètement égaré dans ses pensées - preuve que le cannabis n'est pas le meilleur ami du cerveau -  livrant un discours aussi étonnant que confus. 
 
VOIR et ENTENDRE le candidat Bennahmias optimiser l'image de Valls en offrant une image contrastante... 

Or, comme Sylvia Pinel, la ravie du gang socialo-radical, l'écolo illuminé est censé apporter des voix à Valls, mais, hier soir, Bennahmias n'a pas semblé avoir l'électricité à tous les étages. 
Il n'est visiblement pas connecté au solaire et les déchets nucléaires lui encrassent les synapses... 

vendredi 13 janvier 2017

Débat #1 de la primaire socialiste: le bon, la brute et le truand

Qui a animé ce premier débat des ex-collaborateurs de Hollande ?
Qui a mis un peu de piment dans ce premier débat de la primaire socialiste ?


Certains n'auront retenu que la tenue débraillée de Jeau-Luc Bennahmias, écologiste proche de Hollande, ou la tenue masculine de la radicale de gauche, Sylvia Pinel, caution féminine du septuor de la gauche exemplaire. 

Pour ce premier débat, les sept candidats ont participé à un round d'observation. Il n'en est rien sorti qu'on ne savait et, dans la manière, pas de directs ni d'uppercuts, que des crochets à décrypter.

Vincent Peillon, le bon

L’ancien ministre de l’Éducation Nationale, Vincent Peillon, était sur la défensive. Candidat de la dernière heure sorti de la manche de Hollande pour contrer Valls et mal placé dans les sondages, le faux gentil s’est montré le plus sournois, s’en prenant comme prévu à son ancien collègue. Pour lui, l’ex-premier ministre est le représentant "d’une gauche brutale" et "sectaire" qui "a divisé" sa famille politique. 
Et Vincent Peillon s'est également offert Benoît Hamon sur sa proposition  ridicule de revenu universel dont il souligne le financement insupportable par le contribuable.

Mais le professeur de philosophie a de surcroît commis une faute
VOIR et ENTENDRE la sortie de route du candidat de l'Elysée sur le terrorisme, quand Peillon revint sur les tueries de Mohammed Merah, en février 2012 à Toulouse, déplorant qu'une de ses victimes ait pu être un soldat "d'origine musulmane" (victime de son apparence ?)...

Les réactions ont fusé sur Twitter parmi les censeurs
En langage politiquement correct, l'ancien ministre de l'Education nationale aurait-il dû dire "d'origine maghrébine" ?

Manuel Valls, la brute

Comme les 6 autres candidats -qui sont quant à eux sans soutien de l'appareil gouvernemental- l'ex-locataire de Matignon a dû décrire d'un mot le bilan du quinquennat de François Hollande. Pour la plupart, ils ont fait part de leur "déception", de leur sentiment "d’inachevé". Mais le seul des 7 mercenaires à défendre avec ardeur le président de la République, c’est Manuel Valls. L'ancien Premier ministre a insisté sur sa "fierté" d’avoir participé à ce quinquennat.

Dans ses déclarations introductive et de conclusive, Manuel Valls s'est longuement portraituré en homme d’état pour se démarquer de ses concurrents. "Gouverner, c’est difficile", a-t-il avoué. "J’ai l’expérience, j’ai gouverné, j’ai l’énergie, j’ai le courage", a martelé l’ancien premier ministre, flattant son ego à la première personne. Aura-t-il réussi à lessiver la mémoire des électeurs ?

Jean-Luc Bennahmias, le truand

L’invité surprise de ce premier débat, c’était bel et bien, Jean-Luc Bennahmias. Débraillé, le président du Front démocrate a tenu le rôle de trublion. Entre coup de gueule, contestation des propos des journalistes et hommages aux uns et aux autres, Jean-Luc Bennahmias a réveillé les téléspectateurs assoupis.
VOIR et ENTENDRE l'écologiste pointer la presse:



Macron, le candidat hors appareil, convoqué

Alors que depuis des semaines les media montent en épingle l'ancien ministre de l'Economie, la bande des sept a encore invité Emmanuel Macron dans ce premier débat. Surprise, son nom a été évoqué pour la première fois à 22h59 par Arnaud Montebourg. "Emmanuel Macron, c'est un peu monsieur X. On ne sait pas ce qu'il est, s'il est de gauche ou s'il est de droite. J'ai besoin de comprendre", a-t-il déclaré, vachard, révélant ses craintes du trentenaire. 

Vincent Peillon a lui aussi parlé d’Emmanuel Macron mais pour critiquer le choix de Manuel Valls de l’intégrer dans son gouvernement, alors que l'ancien banquier a été conseiller de l'Elysée et que, comme chacun sait, le premier ministre constitue son équipe, mais c'est au final le président qui accepte ou non de nommer les membres du gouvernement. 

VOIR et ENTENDRE les deux appels du pied de Peillon au banquier Macron, mais aussi au candidat de l'extrême gaucheMélenchon :


La troisième mi-temps de la journaliste Elizabeth Martichoux

La co-animatrice - avec Gilles Bouleau et Matthieu Croissandeau - du débat de jeudi soir était l'invitée de la Nouvelle Edition, vendredi midi pour revenir sur ce débat sur TF1. Après avoir souligné qu'il n'avait pas été simple de gérer le temps de parole de chaque candidat, la journaliste s'est laissée aller à quelques confidences sur son ressenti personnel à l'issue du débat. S'exprimant sur les programmes des différents participants, elle a déclaré : "Ils n'ont pas de vision; ils avaient décidé de dérouler leur programme mais, en préparant l'émission, on a eu du mal [à les trouver]". 

La cheffe du service politique de RTL réglait ses comptes, notamment avec Bennhamias qui l'avait interpellée sur le manque d'équité des media à l'encontre des petits candidats: