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dimanche 2 août 2015

Calais: X. Bertrand (LR) menace d'ouvrir les vannes de migration sur l'Angleterre

Bertrand (LR) met en garde l'Angleterre

David Cameron n'a pas "pris la mesure de l'ampleur et de la gravité du problème" des migrants à Calais, 
accuse l'ancien ministre du Travail, Xavier Bertrand (Les Républicains).  

Le député de l'Aisne, candidat à la présidence de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie menace le Premier ministre britannique de "laisser partir les migrants" en Angleterre. "Les dernières mesures qu'il a annoncées sont décalées et dérisoires. S'il continue à ne rien proposer d'autre, laissons partir les migrants et que Monsieur Cameron gère sa politique à sa façon, mais sur son île", estime-t-il dans un entretien avec le Journal du dimanche (JDD).
"Ce n'est pas une question d'argent. Ce ne sont pas quelques millions de plus qui vont régler le problème", ajoute-t-il.
"Nous ne demandons pas l'aumône. Nous demandons le règlement du problème. Il faut bien comprendre que les solutions gentillettes, les demi-mesures ne régleront plus rien. Il faut prendre ce dossier à bras-le-corps", s'agace le député.

Le député de l'Aisne rappelle que "géographiquement, la frontière anglaise se situe à Douvres"

Disant "faire (s)ien" "le ras-le-bol de la population et de Natacha Bouchart, la maire (LR) de Calais, que ceux qui ne vivent pas dans la Région ont peut-être du mal à mesurer", X. Bertrand estime que "nous avons été bien bons, lors de la signature des accords franco-britanniques du Touquet en 2003 (4 février), d'accepter que la frontière soit à Calais, avec seulement une micro-aide britannique".

"Si les Anglais ne veulent rien entendre, rien comprendre, s'ils ne veulent pas prendre leur part au règlement de ce dossier, les accords du Touquet doivent être revus", affirme-t-il.

"Les Anglais doivent changer leurs règles sur le travail des migrants parce qu'en Angleterre, même si, en théorie, il faut certains papiers, la réalité est qu'il est possible d'y travailler sans papiers, et que beaucoup de patrons en profitent pour payer ces travailleurs-là moins cher", lâche le député LR.

"Messieurs les Anglais, cessez votre dumping social et mettez de l'ordre dans votre réglementation du travail illégal ! (...) Il faut absolument que les Anglais bougent. Ou alors il faudra bouger la frontière", dit-il.

Quid du 
fonds commun annoncé par le ministère de l'Intérieur de Hollande et Valls ?

En septembre 2014B. Cazeneuve l'avait promis 
dans le cadre de l'accord sur la lutte contre l'immigration clandestine au port de Calais entre la France et la Grande-Bretagne. Le ministre Bernard Cazeneuve avait donné son accord pour l'ouverture d'un centre d'accueil de jour réclamé par la maire UMP de Calais, où un millier de migrants sont toujours prêts à tout pour rejoindre le Royaume-Uni.
Il avait en outre ouvert des discussions avec son homologue britannique Theresa May afin de coordonner les efforts de lutte contre l'afflux de candidats à l'entrée à Grande-Bretagne et de travailler sur leurs conditions d'accueil en France.
Les deux ministres avaient conclu un accord "qui permettra de dénouer la crise que connaît la question migratoire à Calais depuis plusieurs années", affirmait un communiqué du ministère.
"Le Royaume-Uni reconnaît en effet qu'il est responsable avec la France des mesures urgentes et de long terme qui doivent être mises en place face à cette situation. Cette reconnaissance permet d'appliquer l'accord du Touquet", signé en 2003 après la fermeture du centre de Sangatte, disait le texte.

L'accord prévoyait des "mesures concrètes" !
La création d'un fonds serait abondé de 15 millions d'euros par la Grande-Bretagne, afin de "sécuriser le port de Calais et protéger les personnes vulnérables", précise le ministère. Il s'agit notamment d'installer à terme des barrières solides le long de la rocade menant à la zone portuaire et de renforcer la sécurité du parking situé à l'est du port.
VOIR et ENTENDRE ce reportage sur les fortes rafales de vent qui ont eu raison en décembre 2014 de la nouvelle barrière anti-migrants installée autour du port de Calais:


S'agissant des personnes "vulnérables, telles que
les victimes de la traite des êtres humains", disent les deux ministres, le fonds permettra de "s'assurer que ces victimes reçoivent l'aide et le soutien appropriés".

Paris et Londres étaient en outre convenus de renforcer la coopération pour démanteler les filières d'immigration, de modifier l'agencement du port pour améliorer les contrôles et de mener des "campagnes d'information" à destination des clandestins.
C'était voilà douze ans.

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