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samedi 22 août 2015

Encore une nomination discutable et encore à France Télévisions

Aux postes stratégiques, Hollande place des inadaptés comme lui 

La main-mise du pouvoir se poursuit dans l'entre-soi socialiste


Germain Dagognet
Le nouveau numéro 2 de l'info sur France Télévisions est un proche du président du Conseil supérieur de l’audiovisuel !
Olivier Schrameck, intermédiaire damné de Hollande, a accepté la nomination de l'ancien chargé de com du cabinet de Lionel Jospin, alors dirigé par... lui-même... Cette nomination de Germain Dagognet est une provocation qui ne pouvait passer inaperçue, puisqu'il était rédacteur en chef des journaux du week-end de Claire Chazal sur TF1, chaîne privée honnie de France Télévisions. 

La sérénité n'est pas prête de revenir
Cette nomination d'un protégé de Schrameck ravive donc les braises mal éteintes de l'élection de Delphine Ernotte à la présidence du groupe audiovisuel où la patronne d'Orange France a coiffé sur les poteaux un incontestable expert des media, Pascal Josèphe, qui a été chargé de mission auprès d’Hervé Bourges, alors directeur général de Radio France internationale et a dirigé plusieurs chaînes de télévision, TF1, La Cinq, France 2 et France 3. 
Le syndicat CGC avait pourtant fait campagne contre Ernotte pour son rôle dans la crise des suicides chez Orange... Mais bien qu'elle n'ait aucune expérience des media, ses réseaux plutôt à gauche avaient fit la différence.



Dans les couloirs de la rédaction de France 2 et de France 3, on s'étonne de la nécessité qu'il y avait à débaucher le maître d'oeuvre d'un JT en capilotage dont l'audience faiblit irrémédiablement et dont la légèreté fait jaser, selon les partisans du trottoir d'en face
Sous ce pouvoir stalinien, Pascal Golomer, le patron des rédactions de France 2 et France 3 à la place de Yannick Letranchant, n'a pas eu son mot à dire dans le choix de son bras droit. Il aurait préféré faire venir à son côté un cadre de la rédaction de France 3, quelqu'un qui connaît bien la maison et ses équipes. Mais Delphine Ernotte, qui remplacera officiellement lundi 24 août Rémy Pflimlin dans son fauteuil de président, a imposé ce transfert inattendu.

L'innocence de l'âge...

Et ce n'est pas tout ! Nommée au printemps par le CSA présidé par Olivier Schrameck, Delphine Ernotte a choisi un ancien collaborateur de... Schrameck. En 1989, lorsque ce dernier est directeur de cabinet du ministre de l'Éducation nationale de François Mitterrand,  Lionel Jospin,  Schrameck s'appuie sur un conseiller technique chargé de communication nommé Germain Dagognet... Le marquage politique de ce dernier est clair, et sa proximité avec le patron de l'Autorité de régulation suscite la fureur des barons et des syndicats du service public, qui n'ont toujours pas digéré les conditions dans lesquelles l'ancienne directrice générale d'Orange France a été nommée à la tête de France Télévisions."Germain est un bon journaliste loyal, reconnaît l'un de ses confrères qui l'ont côtoyé à LCI, où il fut longtemps rédacteur en chef, avant de prendre en main les journaux de Claire Chazal sur TF1 en 2008."

Germain Dagognet confirme. "J'avais 25 ans, précise-t-il. Je venais de l'INA, alors dirigée par Jacques Pomonti, par la volonté de F. Mitterrand. C'est lui qui m'a recommandé à Lionel Jospin qui cherchait "un jeune." J'y suis resté deux ans et demi, de 1988 à 1990." Conscient qu'il lui sera difficile de se recycler immédiatement dans le journalisme en France, Dagognet est ensuite parti pour le Canada, avant d'intégrer l'équipe de direction de TV8 Mont Blanc, l'une des premières chaînes de télévision locales privées. Le nouvel homme fort de la rédaction éprouve le besoin de préciser qu'il n'a "jamais eu [s]a carte du PS."

Cette nomination est perçue au sein de France Télévisions comme éminemment politique à trois mois des élections régionales et à moins de deux ans d'une présidentielle où tous les coups seront permis... Elle vient alourdir un peu plus une atmosphère déjà passablement dégradée dans les couloirs de l'entreprise. Et ajoute quelques suspicions sur la tutelle d'Olivier Schrameck sur l'équipe Ernotte...

Et Hollande nous affirmera qu'il a les mains propres...
D'Olivier Schrameck, Catherine Trautmann déclara dans Le Monde: "Je pense qu'il a été choisi parce qu'il n'est mêlé à aucun intérêt dans ce secteur. En outre, c'est un homme qui sait construire des compromis en prenant en compte tous les points de vue". L'ancienne ministre de la Culture et de la Communication sous Lionel Jospin est clairvoyante et son jugement pas partisan du tout...
L'Olivier qui rassemble tant de qualités d'une si belle âme est entre autres le petit-neveu d'Abraham Schrameck qui fut ministre de l'Intérieur du Cartel des gauches et vota les pleins pouvoirs à Pétain. Hollande n'est pas responsable des ascendants de ce maître des basses oeuvres de son quinquennat. 

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