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dimanche 3 mars 2019

Matraquage d'un député LFI par la police à Bordeaux, en marge de l'Acte XVI des Gilets jaunes

Des faits que l'AFP qualifie de "graves accusations" : diffamation ?

Un député LFI affirme avoir été matraqué par la police, samedi à Bordeaux, en fin de manifestation

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Le député de La France Insoumise (LFI) Loïc Prud'homme, 49 ans, a affirmé avoir été "matraqué" par la police, lors de l'Acte XVI des Gilets jaunes, le samedi 2 mars. 

Sur les images d'une vidéo, ci-dessous, Loïc Prud'homme montre son oreille gauche sur laquelle on distingue une tache de sang. "Je viens de me faire matraquer par les forces de l'ordre alors que je rentrais tranquillement récupérer mon vélo. Voilà le travail de la police, quand on se replie gentiment, qu'on est député de la République", dit, dans la vidéo, le vice-président du groupe d'amitié France-Cuba à l'Assemblée nationale. 

Le leader du parti d'extrême gauche, Jean-Luc Mélenchon, a réagi très rapidement sur Twitter : "Il faut arrêter cette dérive. Ce n'est plus la France ça".

Dans un autre message sur Twitter,
l'élu de la circonscription de Bègles et Bordeaux indique son intention de faire "un signalement" à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN).

Le préfet Didier Lallement a rapidement répliqué sur le compte Twitter de la préfecture
, en estimant que les forces de l'ordre "ont correctement fait leur travail" lors d'une "manifestation non déclarée, sur un axe interdit par arrêté préfectoral et après sommations"
"Je les soutiens totalement", écrit le représentant de Castaner en Gironde, acceptant implicitement que le sang puisse être versé. 

Des propos jugés "scandaleux" par l'élu, un technicien à l'INRA,
Institut national de recherche agronomique.

LFI demande la démission de Castaner 

L’image contient peut-être : 6 personnes, personnes souriantes, personnes debout et plein air
Dans la foulée, La France Insoumise a affirmé dans un communiqué que Loïc Prud'homme avait été matraqué "en toute impunité" par "des policiers", alors qu'il "partait pacifiquement de la manifestation". "Ils l'ont fait consciemment après avoir reconnu la fonction de Loïc", a-t-il dénoncé. 

"Frapper un député symbolise la dérive autoritaire actuelle". "Nous demandons immédiatement la démission de M. Castaner, ainsi que des excuses et l'ouverture d'une enquête de l'IGPN"

"J'ai sorti ma carte de député pour signaler qui j'étais et j'ai pris une volée de matraque, ainsi que mon ami", a ajouté le député LFI, successeur de Noël Mamère en Gironde, au micro de Cnews. 
Le représentant de la nation dénonce "une doctrine de maintien de l'ordre absolument intenable" et "une dérive autoritaire"

Résultat de recherche d'images pour "loic prud'homme melenchon"
En revanche, avec vingt autres de ses semblables, ce député radical milite pour le vote d'un impôt supplémentaire avec l'instauration d'une taxe sur le sel : le retour de la gabelle !

La capitale girondine reste un bastion des Gilets jaunes du samedi, du fait de la fermeture annoncée de l'usine Ford de Blanquefort et de l'emprise communiste, puis écologiste sur Bègles, avec 4.000 personnes mobilisées - autant qu'à Paris, si on en croit les chiffres de Castaner - pour cet acte 16 contre 3.500 samedi dernier, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur. Un pic à 6.000 personnes avait été enregistré mi-janvier, selon la préfecture.

samedi 6 janvier 2018

Le Média, la webtélé de Mélenchon, bientôt prêt au lancement

Le Média sera lancé le 15 janvier

La webtélé des Insoumis a choisi de s'établir métro Robespierre à Montreuil
Résultat de recherche d'images pour "Le Média"A une semaine de son lancement officiel, le 15 janvier, Le Média faisait encore la manche pour atteindre le millionnaire. Le 19 novembre 2017, après avoir reçu 950.000 euros de dons, Le Média organisa un "point d'étape". Sa cofondatrice, Sophia Chikirou en appela donc à la générosité des internautes. "En une heure et demie d'émission en direct, nous avons déjà récolté 38.000 euros, il ne nous en manque plus que 12.000 pour franchir la barre du million!" s'enflamme-t-elle, avant d'exhorter les e-contributeurs de la chaîne – appelés "socios" – à mettre la main au porte-monnaie : "Allez, encore un petit effort!" 

"Financement participatif" ou mendicité ?
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Pour financer cette web télé, Sophia Chikirou veut que ses spectateurs puissent "en devenir propriétaires". Elle précise : "En achetant des parts sociales. Et donc, au lieu d'avoir quelques investisseurs, on en aura une multitude." Mais avant cela, une collecte de fonds a été lancée à partir du 11 octobre. Pour mettre la main au porte-monnaie, les instigateurs du projet espéraient alors pouvoir compter sur les plus de 30.000 personnes ayant signé la pétition en faveur de la création de ce nouveau media. 
Parmi les signataires, on trouve Arnaud Montebourg, Jean-Pierre Darroussin ou Eva Joly. Mais on repère surtout de nombreux proches ou membres de La France Insoumise comme Raquel Garrido, Adrien Quatennens, Sophia Chikirou ou Gérard Miller.
Et pourquoi pas des mécènes...
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Ce vendredi 5 janvier, la barre symbolique du million a été atteinte.
Quelque "500.000 euros supplémentaires sont venus garnir la cagnotte du Média", affirme l'ex-conseillère en communication d'origine algérienne de Jean-Luc Mélenchon.
Algérienne d'origine, Chikirou, 39 ans, une proche de Caroline Fourest, adhéra au Parti socialiste (PS) en 1997, fut membre du conseil national du PS dès novembre 2005 et porte-parole de Laurent Fabius lors de sa campagne pour l'investiture à l'élection présidentielle de 2007 (18,6%). Candidate à l'investiture des militants pour les élections législatives, elle maintint sa candidature contre la candidate désignée par le Bureau national du PS, la millionnaire George Pau-Langevin, ancienne présidente du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples. Cette candidature dissidente lui valut d'être exclue du parti.En 2007, elle rejoignit La Gauche moderne fondée par Jean-Marie Bockel, ancien membre du Parti socialiste et ancien secrétaire d'Etat à la Défense, puis à la Justice de Sarkozy dans les gouvernements Fillon.Mais elle changea son fusil d'épaule pour se rapprocha de Jean-Luc Mélenchon et participer à sa campagne présidentielle de 2012 et diriger sa communication lors de celle de 2017.
Les Insoumis ont pu se payer un coûteux matériel de tournage et de montage pour le lancement officiel le 15 janvier, mais aussi pour louer des bureaux à Montreuil, en banlieue rouge. "On ne voulait pas suivre les autres rédactions qui s'installent toutes dans le 15e arrondissement, explique-t-elle. A côté de chez nous, il y a des coopératives, de jeunes ­entreprises, bref, tout un écosystème alternatif. Nous voulions nous installer là où ça bouge!
Ce webtélé est un "pure player" qui se veut "indépendant" et "citoyen": dans le Journal du dimanche, sa future rédactrice en chef, Aude Rossigneux, ambitionnait de fabriquer le média de la "gauche humaniste, antiraciste, féministe et écologiste dans son ensemble". Il se veut une alternative aux media institutionnels "par sa gouvernance, son modèle économique et son fonctionnement". Mais il devra pourtant suivre un modèle très traditionnel et construire son offre autour de la tranche horaire de 20 heures. "Il y aura un journal d'information quotidien. Cette tranche est symbolique dans l'espace médiatique," a expliqué Sophia Chikirou, directrice de la communication de La France insoumise.
Un media de plus et inspiré de ses prédécesseurs
Résultat de recherche d'images pour "Le Média"La source d'inspiration du media voulu par Jean-Luc Mélenchon se trouverait, selon L'Obs, du côté du mouvement espagnol Podemos, qui a lancé il y a quelques années sa propre web télé : La Tuerka. 
Dans Le Monde, Gérard Miller cite un autre modèle : "Nous nous sommes inspirés de The Young Turks, un collectif de jeunes Américains qui, pendant la campagne de Bernie Sanders [candidat radical malheureux à la primaire démocrate pour la présidentielle américaine de 2016], avait créé un media alternatif diffusé sur internet et qui a joué un rôle important dans l’élection américaine."
Mais côté français, les grands partis avaient eux aussi leurs propres media. Le Parti socialiste publie cette semaine le n°874 de 'L'Hebdo des socialistes', avec l'efficacité que l'on sait... Un titre tout aussi évocateur du côté des Républicains avec 'Les Républicains magazine' diffusant quatre numéros par an. De son côté, En marche ! affiche depuis juillet sa volonté de créer son propre media. 
Jean-Luc Mélenchon, quant à lui, n'en n'est pas à son coup d'essai puisqu'il avait fondé son propre journal en 1979 : L'Heure du peuple'' qui reste le media officiel de La France insoumise : "A la fois hebdomadaire et site internet, 46 numéros sont édités chaque année", précise son site web. "Prenant ses repères dans la société, L'Heure du peuple décrypte l'actualité de manière tranchante et enquête sur les racines des grands problèmes sociaux, économiques et écologiques de notre temps". Croyez-vous qu'il puisse ne pas être partisan ? Chikirou clame que Le Média aura, en revanche, une ligne éditoriale à gauche, "mais pas militante"...

Une installation en banlieue rouge

Pour pénétrer dans l'antre flambant neuf du Média, il faut sortir à la station de métro Robespierre, puis prendre la rue de la Fraternité : quelle nostalgie !  Sur trois étages de bureaux du type loft, des dizaines de ­personnes ­s'affairent sur leurs iMac (de la marque ...Apple, le premier contribuable au monde, accusé d'avoir dissimulé 128 milliards de dollars et à qui la France demande qu'elle paie sa part due), tournent des pilotes et montent les ­programmes "engagés" qui seront prochainement diffusés à l'antenne. 

Que sait-on de cette "danseuse" des anti-libéraux ?

La chaîne aura son 20 Heures quotidien "comme les autres". 
Evoquant une "aventure exaltante", le psychanalyste ­Gérard Miller, compagnon de route historique de l'extrême gauche et cofondateur de la webtélé, confie : "J'ai connu le lancement de Libé dans les années 1970 et celui des radios libres dans les années 1980. Il y a peu de moments où on a le sentiment enthousiasmant que quelque chose bouge dans le petit monde clos des media !
Une rédaction hétéroclite 
Résultat de recherche d'images pour "mélenchon insulte presse"
Aventuriers sourds aux critiques dénonçant la mainmise des Insoumis et l'ombre tutélaire de Jean-Luc Mélenchon - qui déteste et insulte les journalistes ("sales cons", "hyènes")  - sur la ­rédaction, 300 CV ont déjà atterri en quelques mois sur le bureau de Sophia Chikirou. Les recrues ­affluent donc – "douze pour l'heure, sans compter les ­pigistes" –, à l'image de l'ex-journaliste de Marianne, puis de L'Obs Aude Lancelin, recrutée "sauvagement" (alors qu'elle végétait à l'hebdomadaire lancé par Éric Fottorino, Le 1, qui n'est pas classé dans les 284 premiers organes de presse distribués en France), pour avoir signé le manifeste de lancement du Média, ou encore la girouette Marc de Boni, ancien ­reporter politique au Figaro, en quête d'"un nouveau défi". 

A la tête de ce petit monde, Aude ­Rossigneux, ancienne de L'Express et du Parisien, aura la délicate mission de subir la tutelle de Mélenchon et de faire cohabiter cette rédaction hétéroclite, "collaborative et paritaire, indépendante et pluraliste, écolo et antiraciste", et tutti quanti, où voisinent déjà l'ancien maire de Bègles, ancien socialiste et ancien écolo menteur, Noël Mamère, 69 ans (qui a rejoint la direction provisoire de Génération·s, le mouvement de Benoît Hamon, fin 2017), et des étudiants à peine sortis des écoles de journalisme. 

Cette équipe de battus, refoulés et aigris hargneux constitue Le Média. Remontés contre le pouvoir en place et ­méfiants par nature, ses membres communiquent désormais via ­Telegram, application de messagerie cryptée utilisée notamment par les islamistes. 
Marc de Boni parle d'ailleurs en slogans. "Le Média nous donne l'opportunité de montrer ce que peut être une pensée de gauche mise en application!" Un application virtuelle ! 
En off, un journaliste avoue "jouer gros, c'est-à-dire [sa] carte de presse et peut‑être même la suite de [sa] carrière". Pas le droit à l'erreur, donc ! 
Leur nouvelle boss, Sophia Chikirou, ne prétend pas à l'objectivité : "Le Média est le média d'opposition à Macron ! De toute manière, en cas de faux pas, on sait bien que nos confrères nous auront dans le viseur." En clair, tous vendus à Macron...

jeudi 28 septembre 2017

Code du travail : Raquel Garrido se réjouit du succès de la manif des Insoumis... qui n'a pas encore eu lieu

Un sens moral égalant celui de Mélenchon

Extrême gauche exemplaires dans un monde pourri ?

VIDÉO. Ordonnances : quand l'insoumise Garrido, devenue chroniqueuse télé, interpelle PhilippeAu lendemain de la manifestation contre la réforme du Code du travail à l'appel de Jean-Luc Mélenchon, la porte-parole de la France insoumise (LFI) s'est félicitée dans "Les Terriens du dimanche" du succès de cette mobilisation de rue.
Samedi 23 septembre, devant des dizaines de milliers de partisans réunis place de la République à Paris, Jean-Luc Mélenchon s'est montré menaçant envers le président Macron : "la bataille" contre les ordonnances réformant le Code du travail "n'est pas finie".

Un discours qu'il a vociféré à l'issue d'une manifestation qui a réuni 30.000 personnes, selon la police, mais 150.000 personnes, selon la France Insoumise.



Code du travail : Raquel Garrido se réjouit du succès de la manif des Insoumis... qui n'a pas encore eu lieu
Chroniqueuse de l'émission de Thierry Ardisson "Les Terriens du dimanche", Raquel Garrido s'est félicitée à plusieurs reprises du succès de la manif du meneur de la France Insoumise, dont elle fut la porte-parole pendant la campagne présidentielle perdue. 

Trois fois exactement, comme l'a souligné Libération, mardi 26 septembre.

Or, le site de la rubrique Desintox de Libération, comme celui d'Arrêt sur Images, a également souligné que l'émission de C8 avait été enregistrée jeudi 21 septembre... Soit deux jours avant la manifestation en question.

Toute honte bue, Maître Raquel Garrido a répliqué mais sur Twitter à la révélation : "Dimanche 24 septembre, une émission a diffusé une info véridique : la Marche du 23 septembre a été réussie. Libé et ASI [Arrêt sur Images] sont scandalisés !"

Puis, elle a souhaité "bonne nuit" aux "rageux", en détournant la maxime du journaliste et homme politique Émile Girardin : "Gouverner, c'est prévoir".

Dans un billet du début septembre dans son blog, Jean-Luc Mélenchon n'a pas craint de défendre Raquel Garrido, figure de la "France insoumise", et a loué sa personnalité... Le député élu dans les Bouches-du-Rhône - qui veut être la sardine qui bouchera le port de Marseille - mettait en regard une forme d'intransigeance à l'égard de Raquel Garrido, tandis que des trajectoires similaires d'hommes politiques battus et recyclés dans les media ont selon lui bénéficié d'une certaine indulgence.
"L'arrivée de Raquel Garrido sur C8 a polarisé la hargne de la caste, lance-t-il. Ceux-là n'avaient bien-sûr rien à dire quand Cohn-Bendit nous agonisait de postillons sur Europe 1 ou que Roselyne Bachelot officiait ici et là. Leurs critiques restent d’ailleurs très évasives en ce qui concerne les autres militants politiques dorénavant installés à l’antenne: Raffarin, Guaino, Dray et compagnie," débite le dépité de la présidentielle 2017.
Il faut rappeler que Mélenchon est lui-même un manipulateur de l'opinion.
Passons sur ses petits mensonges ordinaires concernant son mode de vie
et attardons-nous un instant sur le trucage photo de Mélenchon à la tête d'un cortège fantasmé, le 1er décembre 2013.
Les militants du 'Parti de gauche' (LFI d'alors) se prêtent à la mascarade:
Petite mise en scène médiatique de @JLMelenchon. A la télé et en réalité... http://twitpic.com/dn8ohr
Oh, la belle et grosse mobilisation de travailleurs en colère !...


VOIR et ENTENDRE la présentation de ce rassemblement sur TF1, complice de 'Monsieur Mélenchon' :

Quant à le vertueuse Garrido, avocate de son état et modèle de manipulatrice de l'information, CNews envisage-t-elle de virer sa chroniqueuse simulatrice ?


jeudi 5 janvier 2017

Code de la route: Nicolas Sarkozy, cycliste interpellé par la police

Bientôt une pétition virale contre l'ancien président ? 

Nicolas Sarkozy en flagrant délit d'infraction au Code de la route.
 

Dura lex sed lex: l'ancien chef de l'État en a fait l'expérience samedi dernier, comme le rapporte Nice-Matin.

Alors qu'il était parti comme à son habitude faire une petite balade à vélo autour de sa résidence du Cap Nègre, Nicolas Sarkozy s'est fait rappeler à l'ordre par un gendarme Truchot à Saint-Tropez. L'ancien chef de l'État roulait à contre sens sur le port, quai Gabriel-Péri. 
Le policier municipal a alors demandé à Nicolas Sarkozy, pris en flagrant délit, de s'arrêter. "Je ne sais pas comment il a pu arriver jusque-là... Je lui ai demandé de façon courtoise de descendre de son vélo et de continuer à pied, ne serait-ce que pour des questions de sécurité", a confié à Nice-Matin le policier tropézien.

L'ancien candidat à la primaire de la droite s'est exécuté sans sourciller. 

Nicolas Sarkozy s'est d'ailleurs excusé pour son manquement au Code de la route, avant de repartir tranquillement en tenant son vélo à la main. "Je l'ai arrêté à titre informatif comme je l'aurais fait pour n'importe quel autre cycliste, sans idée de PV. Il n'y a pas eu de traitement de faveur", explique le jeune policier, soulignant que Nicolas Sarkozy a été "très aimable".

Les pétitionnaires professionnels vont-ils savoir se tenir ?
Taubira en vélo à deux roulettes
Il n'est pas garanti qu'ils lui reconnaîtront le droit à l'erreur et qu'ils ne l'accuseront pas d' "insincérité", terme peu usité rendu célèbre par la Cour de justice de la République (CJR) au procès de Christine Lagarde dans l'affaire de l'arbitrage en droit de l'affaire Tapie...

Caroline de Haas à vélo, on voudrait voir ça, quel que soit le sens qu'emprunte la féministe, mais pour sa nocivité d'internaute, on connaît.

Noël Mamère
qui dit circuler à vélo dans Paris, mais qui se fait déposer en taxi, est fort capable d'animer les réseaux sociaux si prompts à la spontanéité...

mercredi 21 décembre 2016

Hollande recase un conseiller, Feltesse, à la Cour des comptes, pour relever le niveau ?

Hollande récompense son conseiller battu à la présidence de la Communauté urbaine de Bordeaux et à la députation

Le protégé de Hollande a été nommé"conseiller maître" au sein de la juridiction administrative chargée du contrôle des comptes publics. 

La nomination a été officialisée en grandes pompes en Conseil des ministres, ce mercredi. Vincent Feltesse, conseiller de François Hollande en charge des relations avec les élus et les formations politiques, a été nommé  à la Cour des comptes. Vincent Feltesse, 49 ans, exercera les fonctions de "conseiller maître", soit le grade supérieur de l'institution, à partir du 16 janvier 2017.

Ce proche du chef de l'Etat s'est fait ouvrir une porte de sortie - ou un parachute doré - à quelques mois d'une élection présidentielle que François Hollande aura crainte au point de ne pas s'y présenter. Cette nomination arrange bien Vincent Feltesse, persona non grata en Aquitaine

Rejeté de Bordeaux et bien au-delà

© MaxPPP

Elu président de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) à la suite de la démission d'Alain Rousset en juillet 2007, Feltesse est battu par Alain Juppé à la mairie de Bordeaux lors des municipales d'avril 2014, dès le premier tour, avec 22,58 % des voix, malgré les moyens de la CUB.
Dès juin 2011, et les primaires présidentielles socialistes, il coordonne la campagne de François Hollande sur le net et suit les questions relatives à l'économie numérique.

En avril 2013, il dit vouloir verser
50.000 euros, au titre de sa réserve parlementaire, au profit du projet de grande mosquée prévue dans le quartier de La Bastide à Bordeaux, tout en se déclarant néanmoins "profondément laïc". Grillé sur la région, il avait alors renoncé à être candidat aux élections législatives en Gironde. Il était pourtant suppléant de Michèle Delaunay, ministre déléguée auprès de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, chargée des Personnes âgées et de l'Autonomie.
 
Résultat de recherche d'images pour "vincent-feltesse"Un mois après la non-reconduction de Michèle Delaunay au gouvernement Valls, début avril 2014, il perd son siège de député au profit de sa titulaire. 

Mais après la perte de la présidence de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB), Hollande l'avait ramassé et nommé conseiller à l'Elysée en 2014 au vu de ses compétences (?) et d'un CV garni d'échecs.  

En octobre,
Vincent Feltesse a été destitué de la présidence du groupe socialiste bordelais. Les élus socialistes de Bordeaux n'ont visiblement plus voulu de Vincent Feltesse, suite à ses méthodes pour imposer sa candidature dans la 3e circonscription de Bordeaux, un bastion historique de la gauche, qui n’est autre que celui réservé à Noël Mamère, lequel avait expliqué que si Vincent Feltesse venait à se présenter dans la 3e circonscription, contre sa protégée, Naïma Charaï, il se porterait également candidat. Feltesse n'ayant pas renoncé à un coup de force, les élus du groupe avaient donc décidé de le destituer de sa présidence.

Ironie de la république exemplaire des copains et des coquins, il sera récompensé de ses rejets populaires et rejoindra en janvier un corps de l'administration dont est issu son parrain, qui avait rejoint la Cour des comptes à sa sortie de l'ENA. 
Avec un DEA d'histoire contemporaine... 

Ainsi, François Hollande fait-il mieux que ses prédécesseurs en plaçant ses serviteurs les plus mauvais aux meilleurs places de la haute administration.

vendredi 28 octobre 2016

Copé a remercié la boulangerie qui vend des pains au chocolat à 15 centimes

Des mini-chocolatines sont vendues en grande surface ou chez Picard

Les sans-dents" s'en contenteraient: Hollande peut leur en faire livrer...

La boulangerie de Stéphane Moa, à Boulogne-Billancourt, a fait le buzz mercredi 26 octobre en faisant la promotion de ses "petits pains au chocolat de M. Copé" à 15 centimes. 
En réponse à la question piège à éviter pour être étiqueté "chef d'Etat" de bon niveau, le candidat à la primaire de la droite et du centre a donné un prix de cette viennoiserie qui a surpris ceux qui, comme Marie-Antoinette, avalent de la brioche au petit-déjeuné, l'évaluant aux alentours de 10 à 15 centimes. La presse-bobo s'est aussitôt gaussée, elle qui ne se satisfait pas de mini-pains au chocolat, mais engloutissent des chocolatines standard, à faire baver les "sans-dents" de Hollande. 


Ce jeudi, Jean-François Copé (LR) a appelé personnellement la responsable de la boulangerie, Virginie, qui a eu l’idée d'étaler ses mini-viennoiseries à la portée des bourses les plus modestes, pour preuve que le responsable politique n'est pas aussi coupé de la réalité que la presse sociale veut le faire paraître. Il n'est pas interdit aux accidentés de la vie de s'offrir un petit plaisir. "C’était hyper détendu", témoigne la boulangère, flattée d’avoir l’homme politique en direct au téléphone. Après plusieurs jours de polémique, le candidat à la primaire semble avoir apprécié la réaction de la boulangerie qui a mis ses mini-pains au chocolat en évidence. "Il me remerciait d’avoir égayé cette affaire; il a trouvé ça super marrant", atteste-t-elle.

En remerciement, "quand il viendra, il prendra un pain au chocolat à 1.10 €"

Le prix de la baguette de pain, c'est pour la gauche sociale. 
Au petit jeu du comment piéger les politiques dont certains journalistes sont friands, le candidat de droite a eu droit à celui du prix de la viennoiserie, mais Copé n'est pas la reine Marie-Antoinette à qui on prête la réplique: "S'ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent de la brioche !" Dans ce rôle, on voit davantage, le gracieux Montebourg qui sert les croissants aux syndicalistes en pétard sous ses fenêtres de Bercy. Il faut préciser que ces égards s'adressaient à la... CFDT ! Pas sûr qu'il ait su combien son collaborateur les avait payés...

Ce jeudi matin déjà, invité de l’émission Le Lab Europe1.fr , qui revenait sur les petits pains au chocolat de Boulogne, Jean-François Copé avait lancé : "Il faut absolument que je rencontre ce boulanger […] Il a fait ça avec beaucoup d’humour. C’est à Boulogne. Eh bien, je vais m’y rendre, c’est ma ville natale." Revenant sur la polémique, le député-maire de Meaux (Seine-et-Marne) a regretté que tout le monde "se précipite sur cette brèche tellement facile pour en conclure, de manière tellement simple, voire simpliste, à la déconnexion des hommes politiques". Ni lui, ni ses détracteurs n'achètent les lots de petits-pains au chocolat.
Jean-François Copé a donc promis à la boulangerie de la remercier les yeux dans les yeux. La tentative des media pour prendre en défaut l'ancien ministre est une attente à l'intelligence de l'électeur et la boulangère de Boulogne le rappelle. "On ne sait pas quand il viendra, reprend la responsable du magasin. Son planning est chargé, et je pense qu’il a autre chose à faire quand même…" Il est également possible qu'aucun reporter-photographe n'immortalisera la scène. L’enseigne préparera-t-elle de nouveau des viennoiseries à 15 centimes spécialement pour sa venue ? "Quand il viendra, il prendra un pain au chocolat à 1,10 €, comme tout le monde !" Pas question de lui offrir ! 

Deux suggestions à l'émission 'Actuality' de France 2, pour finir:
1- que le service public donne l'exemple de la défense de la  francophonie,
2- qu'il demande à l'écologiste exemplaire Noël Mamère le prix du ticket de métro, puisqu'il prétend se déplacer dans Paris à vélo, mais qui se fait déposer en taxi... LIEN video

lundi 29 février 2016

Nucléaire: affront de Royal aux nouveaux ministres écologistes

Présidente de la COP21, les jours pairs, et soutien du nucléaire, les jours impairs

La ministre de l'Environnement dissocie le climat et le nucléaire
 
En annonçant la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires pour 10 ans, Ségolène Royal est accusée de trahir l'esprit de la Loi de transition énergétique (LTE) qu'elle a elle-même portée en 2014.
La LTE vise à encourager une "croissance verte" en réduisant la facture énergétique de la France et en favorisant des énergies dites "nouvelles", propres et sûres. Elle comporte aussi des dispositions favorisant l'économie circulaire et une meilleure gestion des... déchets. Y compris nucléaires?
Ségolène Royal, la ministre de l'Écologie et de l'Énergie, s'est déclarée prête à donner son "feu vert" au prolongement de la durée de vie des centrales nucléaires françaises pour dix ansLes réacteurs verraient ainsi leur durée d'exploitation passer de 40 à 50 ans. Invitée ce dimanche du 12/13 de France 3 ce dimanche, la ministre a précisé que cette décision s'inscrit "dans le contexte de la baisse de la part du nucléaire de 75 à 50% dans la production d'électricité pour monter en puissance sur le renouvelable", une disposition prévue par la loi de transition énergétique (LTE) adoptée en août 2015.

Une provocation pour les écologistes, mais qui pourrait favoriser des énergies nouvelles à Europe Ecologie-les Verts et recoller ses morceaux. 

L'argumentaire de baisse de la part du nucléaire de 75 à 50% en faveur de 10 années supplémentaires ne convainc pas  les écologistes

Les effets de cette erreur politique sera elle aussi durable sur des écologistes jusqu'ici  partagés depuis le dernier remaniement entre le soutien au gouvernement et une "opposition de gauche" à la ligne de l'exécutif. 

Madame Royal finit de dresser les derniers écologistes socialo-compatibles contre Hollande. 
"J'apprends que Royal Ségolène met à mort la Loi de Transition énergétique en prolongeant les centrales nucléaires de 10 ans. L'écologie, c'est fini", s'est écrié le patron en CDD d'Europe-Écologie les Verts (EELV), David Cormand, ci-contre, sur Twitter

Selon le petit Julien Bayou, ancien conseiller d'Eva Joly, candidate d'EELV en 2012, et porte-parole du parti, Ségolène Royal est "irresponsable". "Prolonger les centrales nucléaires et retarder le développement des énergies renouvelables, c'est faire courir des risques aux Français. Le réalisme économique, c'est tourner la page du nucléaire cher et dangereux pour engager le développer des énergies renouvelables", a-t-il estimé sur le réseau social.

Royal sème la zizanie parmi les schizophrènes politiques

"Cette annonce est évidemment un mauvais coup pour l'écologie, mais aussi pour la population française. C'est surtout une humiliation pour les écologistes entrés au gouvernement, et cette annonce remise leur promotion à un débauchage individuel lié à leurs carrières", assène pour sa part le député-maire de Bègles Noël Mamère. 

EDF téléguide Royal 
"C'était un secret de polichinelle, car le patron d'EDF Jean-Bernard Lévy l'avait laissé entendre il y a quelques jours. Cela montre comment les politiques énergétiques échappent au politique pour être dictées par le lobby pronucléaire [EDF, en l'occurrence]. Nous sommes face à de la schizophrénie politique", poursuit-il, en irradiant Jean-Vincent Placé, Barbara Pompili et Emmanuel Cosse qui se sont reniés pour un maroquin. "Les engagements du président de la République ne seront pas tenables. Il faudrait en réalité fermer 25 réacteurs. La sécurité des Français est en jeu," a clamé le démagogue.

Interrogé par BFM ce dimanche, le député François de Rugy - ex-EELV et désormais au mouvement écologiste de centre gauche 'Écologistes !' - ne s'est pas non plus montré satisfait par cette annonce: "Ce qui est sûr, c'est que ça ne va pas dans le sens de la LTE qui a été adoptée l'année dernière et qui vise à rééquilibrer la production d'électricité en France entre renouvelable et nucléaire à l'horizon 2025". 
Bien que proche des secrétaires d‘État Jean-Vincent Placé et Barbara Pompili, Rugy est très critique sur Europe 1: "Royal dit que cette annonce doit être compatible avec la loi de transition énergétique. Alors, cela veut dire qu'il faudra en parallèle fermer encore plus de vieux réacteurs. Le mieux est donc de commencer dès maintenant à fermer les plus vieilles centrales comme Fessenheim, puis le Tricastin, Bugey, etc. Comme la consommation d'électricité stagne, voire régresse, pour faire baisser la part du nucléaire de 75 à 50%, il faut fermer un certain nombre de réacteurs plutôt que de les prolonger, ce qui par ailleurs coûte très cher. Sans doute que Ségolène Royal dit cela pour montrer à EDF que toutes les options sont sur la table. Mais économiquement et financièrement, il n'y aura pas de miracles", estime le coprésident du groupe écologiste de l'Assemblée.

"Proche de la ministre du Logement Emmanuelle Cosse", le vice-président de l'Assemblée nationale Denis Baupin se montre moins critique sur Twitter, mais il est son mari (!) : "Le facteur le plus limitant pour la prolongation des réacteurs nucléaires, c'est qu'EDF n'en a pas les moyens"Pilier de la Bourse de Paris, le groupe détenu à 85% par l'Etat, a quitté l'indice CAC 40 le 21 décembre 2015. 
Il balaye les critiques visant la ministre de l'Écologie. "Les habituels protestataires protestent… Il ne faut pas s'en tenir au seul titre des dépêches de presse. Ségolène Royal n'a fait que préciser le cadre de la réduction de la part du nucléaire prévu dans la LTE. Pour accompagner une sortie progressive du nucléaire, il est nécessaire de prolonger la durée de vie de ceux qui existent, ce qui permet de ne pas en construire de nouveaux. Par ailleurs, la ministre a placé cette prolongation sous la supervision de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), qui doit déterminer le montant des investissements nécessaires. Confronté au manque de moyens, EDF ne devrait pas restaurer les centrales les plus anciennes", estime-t-il, avant de renvoyer ses collègues d'EELV "réviser leur dossier". 
Royal s'est trouvée un porte-parole inattendu parmi les écologistes radicaux. Les modérés vont-ils passer pour des extrémistes ?