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vendredi 6 septembre 2019

Complotisme : François de Rugy accuse EELV de "vengeance politique"

L'ancien ministre de l'Ecologie de Macron verse dans la paranoïa 

L'ancien ministre réserve les preuves qu'il dit avoir à la publication d'un livre dans les mois qui viennent.

Résultat de recherche d'images pour "Rugy Cormand"Tout le monde lui en veut.
Un peu plus tôt, l'ancien ministre d'Etat en charge de la Transition écologique - second personnage du gouvernement Macron - avait accusé le parti écologiste d'être à l'origine des révélations qui ont provoqué sa démission dans le courant de l'été. 
"J'ai bien identifié, depuis, une vengeance politique, ça c'est très clair, de la part de mon ancien parti. Cela ne fait aucun doute", a dénoncé le renégat. 
Redevenu député, il assure également avoir identifié une vengeance "politico-syndicale liée à ce que j'ai fait à la fois à l'Assemblée nationale - où j'avais engagé une réforme de la fonction publique parlementaire - et également au ministère de la Transition écologique et solidaire, où j'avais engagé un certain nombre de changements, qui évidemment déplaisaient fortement et bousculaient un certain nombre d'intérêts bien établis."

L'ancien ministre menace d'ailleurs de revenir plus tard sur ses accusations "tranquillement, sereinement, mais avec beaucoup de détermination". 
Il a même assuré avoir des "preuves", mais il s'est refusé à les rendre publiques, les réservant à un livre qu'il publiera. "Ce n'est pas du tout un complot", "il n'y a pas quelqu'un qui tire toutes les ficelles dans l'ombre"
En même temps, "il ne faut pas être naïf, tout cela n'est pas le fruit du hasard", a estimé François de Rugy.

L'ancien président de l'Assemblée, posé par Macron au perchoir, pointe aussi d'une "chasse à l'homme" 
Résultat de recherche d'images pour "Rugy Macron Philippe"
du cabinet de Matignon, indépendante de Mediapart : "Depuis le début du mandat, il y a des gens du cabinet du premier ministre qui me débinent et qui ont essayé de nous opposer. Quand j’étais président de l’Assemblée nationale, il y avait régulièrement des échos malveillants dans la presse, notamment dans Le Canard enchaîné, venant de Matignon."

Goullet de Rugy, l'homme parfait mal aimé

Résultat de recherche d'images pour "Rugy Cormand"
"Il est complètement en 'nervous breakdown'", observe le secrétaire national (polyglotte) d'EELV, David Cormand - pour dire que l'élu de Nantes a pété un cable -, commentant vendredi 6 septembre, les menaces de Rugy de se venger.
"On n'avait aucun moyen de savoir qu'il avait payé une partie de ses cotisations d'élu avec son IRFM", l'indemnité des parlementaires, se défendent les écologistes radicaux. 
"Nous venger de quoi ? Ça fait un moment qu'on est passés à autre chose. Bref, c'est quand même pathétique...", s'est-il exclamé. 

A l'origine de ces révélations, le site révolutionnaire trotskiste Mediapart est également ciblé.
Il "fonctionne à la fois avec de la mauvaise foi (...), de la malhonnêteté intellectuelle et des mensonges, lance Rugy. En effet la justice ne va pas juger de la mauvaise foi ou de la malhonnêteté intellectuelle, (...) elle va juger des mensonges" lors d'une audience le 9 octobre au tribunal correctionnel de Paris, a-t-il précisé.

L'arriviste  a aussi confirmé avoir remboursé trois dîners familiaux ou amicaux 
Image associée
- dîners privés sur fonds publics, à l'hôtel de Lassay, sa résidence administrative, recourant au personnel de l'Assemblée nationale, au matériel et aux consommables ("grands crus directement issus des caves de l’Assemblée") - épinglés par une enquête du secrétaire général de l'Assemblée nationale, Michel Moreau, 59 ans en 2016, à sa nomination par Claude Bartolone (PS). "Je l'ai fait", a dit l'ancien ministre déchu, époux en secondes noces de la journaliste de Gala (presse caniveau), Séverine Servat, ex-compagne de l'ancien député socialiste Jérôme Guedj, rejeté de tous ses mandats électifs, tandis que  est redevenu simple député en août dernier. 

A-t-il perdu pied ce mardi 16 juillet 2019 où, acculé par les révélations, il a été reçu par Edouard Philippe ?  Un membre du cabinet de la nouvelle ministre de la Transition écologique l’affirme : "Il s’est liquéfié; c’est ce qu’Edouard Philippe a répété à Elisabeth Borne. Le premier ministre aurait alors vu que ce n’était pas un homme d’État," rapporte Ouest France. Alors, mal-aimé aussi en Bretagne?

samedi 6 juillet 2019

Le saboteur du bac 2019 est identifié

Le PCF accuse ...Blanquer de sabotage

Le parti communiste a désigné le ministre de l'Education nationale à la vindicte populaire

Résultat de recherche d'images pour "Blanquer"Jean-Michel Blanquer a "saboté le baccalauréat" avec des "tripatouillages illégaux", révèle le PCF vendredi 5.

Le ministre de l'Education nationale a en effet donné l'ordre d'attribuer aux candidats des notes fictives  pour parer à la grève de correcteurs opposés à la refonte de l'examen. "Dans un grand nombre de cas, ces résultats sont faux, les notes affichées ce matin sont le résultat de tripatouillages illégaux, imposés aux jurys par un ministre sans scrupule", affirment les communistes dans un communiqué.

Selon eux, "pour sauver sa réforme, Blanquer a saboté le baccalauréat".
"Un ministre prêt à tout pour imposer sa politique a sciemment contraint des fonctionnaires à adopter des pratiques illégales: invention de notes, calculs farfelus, substitution de l'administration aux jurys souverains", dénonce le PCF.

Le parti d'extrême gauche annonce qu'il "se battra pour faire reconnaître le scandale de cette rupture d'égalité". "Les réformes imposées par le ministre Blanquer détériorent les conditions d'éducation et aggravent les inégalités", écrit le PCF.

A gauche, le secrétaire national d'EELV, David Cormand a également pris la défense des grévistes, vendredi 5 juillet sur Public Sénat: "Evidemment, il y a le stress des élèves qui passent le bac, mais il y a aussi des enseignants qui essaient de protéger et de défendre un service public important". "Il y a un vrai problème: l'attaque en règle, depuis plusieurs années, contre le service public de l'éducation", a-t-il ajouté.

VOIR et ENTENDRE le point de vue de Cormand sur la "prise en otage" de 300.000 lycéens, une simple "résistance pacifique", selon lui : 

Les communistes dénoncent aussi son autoritarisme qui a  contraint des enseignants à adopter des pratiques illégales pour "sauver sa réforme". 

Le PCF estime que les contestataires sont "ignorés et méprisés" par le ministre et rappelle donc son hostilité à la réforme du bac qui introduit notamment une dose de contrôle continu

Pour amener le gouvernement à rouvrir des négociations sur les réformes du lycée et du bac qu'ils dénoncent, des professeurs ont refusé de saisir les notes des candidats mais aussi, pour certains, de rendre les copies. Ils étaient 300 que le ministère traita au départ comme quantité négligeable, mais 400, à l'arrivée, quand il fallut bien publier des résultats.
 
Face à cette mobilisation, d'abord minimisée avec mépris, et pour permettre aux candidats de connaître leurs résultats à la date prévue, n'importe quel résultats, quitte à les rectifier après la date d'affichage, le ministre de l'Education a détaillé mercredi une "solution technique" : si certaines notes d'examen manquent, ce sont les notes du contrôle continu de l'année qui seront prises en compte pour fabriquer une moyenne. Et si la note du bac s'avère finalement meilleure, c'est celle-là qui sera retenue. 
De quoi acheter cyniquement le silence des jeunes et de leurs parents ?

mardi 26 mars 2019

Européennes 2019 : l'écologiste EELV Pascal Canfin sera n°2 de la liste LREM

Ex-CFDT passé par 'Nouvelle Donne', cet arriviste aux convictions flexibles a tourné casaque

Pascal Canfin s'assure 8.484,05 € brut mensuel pendant 5 ans que ne lui garantit ni EELV, ni WWF France

Le climat est malsain chez le "panda", au moins depuis la gouvernance de la navigatrice Isabelle Autissier, poussée à la démission par les salariés français du World Wildlife Fund (WWF) où "les valeurs qu’on défend sont totalement bafouées", explique un salarié. Or, Canfin qui était directeur exécutif sous sa présidence n'y a ni brillé non plus, ni trouvé la sécurité de l'emploi : le 'turn over' y est de plus de 25% par an. 

Canfin a fait son entrée dans la vie professionnelle comme chargé de mission à la CFDT, avant de devenir journaliste à Alternatives économiques (régulationnistes, voire étatistes) où il suivait les questions de consommation responsable. Comme eurodéputé EELV au lendemain de la crise de 2008, sa matière était les marchés financiers, fonds spéculatifs – et alternatifs. La puissance des lobbyings qui règnent à Strasbourg l’a incité à participer au lancement de l’ONG spécialisée Finance Watch. Aujourd’hui, Pascal Canfin conseille le cercle de réflexion américain World Resources Institute et a coprésidé la commission pour les financements innovants en faveur du climat, mise en place pour préparer la COP21. On sait quel impact elle n'a pas eu... Il habite en banlieue parisienne et se fournit en énergie chez Enercoop, qui développement des énergies renouvelables en France, concurrent d'Engie, établissement public.

Canfin a quitté WWF France après seulement trois années

Au lendemain de ce départ prématuré, il a accepté d'être numéro deux sur la liste LREM aux élections européennes. L'ONG avait annoncé lundi que l'ex-ministre écologiste délégué au développement de Jean-Marc Ayrault (2012-2014) avait décidé de quitter son poste de directeur général du WWF France.
"Les échanges que j'ai eus depuis dix jours avec le président de la République m'ont apporté les assurances nécessaires pour qu'aujourd'hui je prenne cette décision", déclare ce quadra dans une entretien avec Le Monde en ligne, publié mardi.
La liste sera dirigée par la ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau, qui s'apprête à quitter ses fonctions pour "mener le combat" du parti d'Emmanuel Macron aux européennes, a-t-on appris lundi. Sa contre-performance face à Marine Le Pen n'aura donc pas pesé sur la décision de l'Elysée. La numéro 1 sera tête de liste sans avoir jamais été euro-députée : elle n'a d'ailleurs jamais exercé aucune fonction élective. Mais n'a-t-elle pas déjà été directrice de l'ENA sans en être elle-même diplômée ? Avant d'être ministre, cette haut-fonctionnaire du Quai d'Orsay de 54 ans, née Ducoulombier, nom sous lequel elle fut candidate IDE, aura été membre du cabinet du ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, en 1993.

"L'écologie sera l'axe majeur, premier et transversal du projet" de LREM

Ceux qui n'ont pas voulu de la place
Pour compenser le choix de Loiseau, il fallait une "personnalité qui pèse".
Ca ne pouvait donc pas être Pascal Canfin. En novembre, on évoquait plutôt les noms des ministres Marlène Schiappa ou Brune Poirson, celui du premier ministre Edouard Philippe - pour ceux qui lui veulent du mal, disaient certains - ; ou encore celui du journaliste Bernard Guetta. "Si on me propose [de figurer sur la liste], je verrai bien. J'y réfléchirai… Ce sera un dilemme", expliquait récemment au Monde celui qui a quitté France Inter cet été. D'autres ont déjà fait acte de candidature pour être dans les 79 candidats sélectionnés : c'est le cas de Mao Peninou, ex-adjoint à la mairie de Paris en charge de la propreté, et Henri Brichart, numéro 2 de la FNSEA.
De son côté, Daniel Cohn-Bendit a bien vite affirmé qu'il "ne serait pas sur la liste LREM". "Je ne suis pas tenté. Ce n'est pas dans mon plan de vie, j'aurai 74 ans, plus cinq ans, ça ferait à la fin 79 ans", indiquait-il en octobre sur France Info. Idem pour François Bayrou. Quant à Alain Juppé, il avait affirmé "ne pas avoir envie de [se] relancer dans le combat électoral".
"Un grand nombre de responsables politiques n'ont pas envie d'aller à Bruxelles. Les européennes ont souvent été considérées comme des élections de second plan, de Ligue 2. Il faut rompre avec cela", affiche un cadre du parti, pour qui la liste constituée par LREM devra regrouper "des personnalités qui pèsent" et des "experts", et "être un moment de consolidation du socle de la majorité".

Quid de Gilles Boyer, conseiller de Matignon?
Conseiller d'Edouard Philippe à Matignon, qui faisait partie des juppéistes mais battu lors des élections législatives de 2017 dans la 8e circonscription des Hauts-de-Seine. Or, dès le lancement de la campagne en mars dernier, Christophe Castaner l'avait assuré : il n'y aura "pas de recyclage de candidats qui ont perdu aux législatives". A En marche!, on préparait déjà la sortie… au cas où.

Pour justifier ce nouveau pas de la gauche radicale vers le centre, Canfin assure qu'il croit aux sincères "assurances" exprimées par le président.
"Les personnalités au profil et aux compétences écologistes seront nombreuses à être en position éligible sur la liste, assure P. Canfin. S'il s'agissait juste d'avoir un nom, le mien, en deuxième de liste, sans que cela n'entraîne un choix collectif, ça n'aurait eu aucun sens".
"Les Verts allemands ont salué la lettre sur l'Europe qui présente le projet européen d'Emmanuel Macron. En m'engageant sur ce projet, je ne vois pas en quoi je trahirais les idéaux qui sont les miens. Au contraire, j'essaye de les rendre possibles", ajoute le directeur sortant du WWF France, interrogé sur les risques que les écologistes, notamment EELV, crient à la trahison.

Ce que contestent ses ex-camarades verts.
La présence de Canfin sur la liste pro-Macron divise la galaxie "verte" comme l'illustrent les trajectoires opposées de l'ex-ministre et de Yannick Jadot, tête de liste d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV). Les deux hommes, élus au Parlement européen sous les couleurs d'EELV en 2009, ont fait des choix aux antipodes dix ans plus tard : celui de rejoindre la liste présidentielle, en deuxième position, pour l'un, de faire le réquisitoire de la politique écologique du gouvernement pour l'autre. "Les personnalités au profil et aux compétences écologistes seront nombreuses à être en position éligible sur la liste", justifie-t-il dans une interview au Monde publiée mardi. "Le deuxième élément, c'est que l'écologie sera l'axe majeur, premier et transversal du projet."
"Il est évident que les écologistes doivent être partout" pour avoir une chance de "gagner la bataille climatique", ajoute l'ex-ministre délégué de Hollande.

Canfin était une proie facile
Pascal Canfin avait décliné de précédentes propositions d'Emmanuel Macron, notamment lorsque le chef de l'Etat cherchait un remplaçant à Nicolas Hulot au ministère de la Transition écologie, en septembre 2018.
Six mois plus tard, son choix de rejoindre la liste La République en marche (LRem)-MoDem, dans l'ombre de Nathalie Loiseau, consterne certains écologistes qui lui ont fait confiance à EELV lorsque le parti avait encore le vent en poupe.  Ce temps-là est révolu : à deux mois, jour pour jour, du scrutin, les écologistes sont crédités de 7,5% des intentions de vote, selon un sondage Ifop-Fiducial, une commande de plusieurs oligarques médiatiques, Paris Match (groupe Lagardère), CNews (groupe Canal+ de Bolloré) et Sud Radio (de Fiducial Médias - la boucle est bouclée-, sachant que son propriétaire, Christian Latouche, a logé sa fortune dans un réseau de sociétés immatriculées aux Pays-Bas et au Luxembourg, paradis fiscal, rapporte Mediapart, et que Latouche est classé à l'extrême droite). Le score d'EELV publié lundi encore loin des 15% espérés par Yannick Jadot qui voit double.

"J'avoue que je ne comprends pas, ça m'attriste", a déclaré mardi Yannick Jadot. Le chef de file des écologistes, qui fait le pari de l'indépendance vis-à-vis du reste de la gauche, a critiqué sur France Inter une "liste fourre-tout", qui pourrait accueillir le président des Jeunes agriculteurs (JA), Jérémy Decerle.

Le secrétaire national d'EELV,  David Cormand, se dit même "écoeuré" par la décision de Pascal Canfin, dénonçant lundi "une capitulation en rase campagne".

Pascal Canfin suit le même chemin que le soixante-huitard Daniel Cohn-Benditinterlocuteur régulier d'Emmanuel Macron, et de l'ancien secrétaire national d'EELV (juin 2012-novembre 2013) d'EELV, Pascal Durand, qui a annoncé au début du mois sa candidature sur la liste LRem-MoDem.

L'essentiel de la liste conduite par Nathalie Loiseau, bientôt ex-ministre des Affaires européennes, doit être annoncé ce mardi après-midi.

mercredi 8 novembre 2017

Hulot fait marche arrière sur le nucléaire

Le ministre d'Etat de Macron assure qu'il "ne recule pas"...

L
es écologistes accusent le ministre de l'écologie de céder au lobby du nucléaire

La sécurité nucléaire française globalement satisfaisante, dit l'ASN
Nicolas Hulot a défendu mercredi sa décision de reporter à 2030 - ou "au plus tard" -  à 2035 l'objectif de réduction de la part du nucléaire dans la production d’électricité française.
Il a annoncé mardi qu‘il faudra reporter l‘objectif de réduction de la part du nucléaire dans la production à 2035 au plus tard plutôt qu'en 2025 comme le prévoyait la loi de transition énergétique de 2015, sous peine d'accroissement des émissions polluantes. 
Cette décision a été critiquée par les écologistes, qui voient là des “signes de faiblesse” de la part du ministre. "Certains ont dit: 'Hulot, il a reculé sur le nucléaire. Pas du tout, on va avancer", a assuré, à Jean-Jacques Bourdin, le ministre de la Transition écologique, sur RMC. 

"Il remet en question la loi de Transition énergétique en reportant l’échéance de 2025, sans donner de précision", a regretté Alix Mazounie, chargée de campagne nucléaire pour Greenpeace France “Nicolas Hulot se doit d’être le rempart des lobbies du pétrole et du nucléaire,” a-t-elle insisté, après avoir énoncé une contre-vérité : le ministre a en effet expliqué qu'il est impossible de fermer des centrales (entre 17 et 25) avant que soient opérationnels des moyens de production d'énergie alternative qui soient décarbonés et non polluants.   

"Dans cette affaire il y a avant tout un problème de volonté politique", a accusé David Cormand, le secrétaire national d‘Europe Ecologie-Les Verts (EELV) sur RFI. "Moi, je pense qu‘il y a une ligne rouge qui a été franchie."

Pour le parti écologiste, ce report pose notamment des problèmes de sécurité.
"En 2030, sur les 58 réacteurs nucléaires, il y en aura 48 qui auront plus de 40 ans. Si on repousse l’échéance à 2030, c'est la quasi totalité de notre parc nucléaire qui sera au-delà de sa date de péremption", a dit David Cormand.
"Il y a une responsabilité, non seulement au titre de la transition énergétique, mais aussi pour des raisons de sécurité de passer rapidement à autre chose."

Nicolas Hulot avance à un pas de sénateur

Pour le ministre de la Transition écologique, "si on ne veut pas perdre de la crédibilité sur l‘ensemble de notre stratégie énergétique, ce qui est plus important, (...) c‘est de regarder la faisabilité, de planifier les choses et pas simplement se poser des totems”.

Il a justifié sa décision en indiquant que la cible de 2025 est "inatteignable" sans un dérapage sur les autres objectifs climatiques du pays.
Il se donne donc un an pour élaborer un calendrier précis de fermeture des centrales entre "17 et 25 réacteurs - qui permettront d‘atteindre ce nouvel objectif."

"On va le planifier sur une échelle de temps qui va permettre que socialement ce soit acceptable, que ça ne nous mette pas dans une situation de rupture d‘approvisionnement", a fait valoir Nicolas Hulot. "On va faire les choses avec une grande rationalité et pas simplement dans le symbole."

Il a assuré que la centrale de Fessenheim sera bien fermée avant 2022. "On va en profiter pour en faire un cas d’école, pour que les choses se fassent le mieux possible pour les salariés et les territoires”, a-t-il insisté, face aux critiques de ses camarades écologistes en surchauffe.

L'ASN réserve son avis pour 2020-2021

Les députés de la commission du Développement durable ont auditionné mercredi des responsables l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), EDF et Greenpeace France (ONG illégitime) sur la sûreté des centrales nucléaires.

Le président de l'ASN, Pierre-Franck Chevet, a annoncé que l'autorité rendra en 2020-2021 son avis définitif sur une éventuelle extension de la durée d‘activité des réacteurs nucléaires d'EDF au-delà des 40 années prévues.
Cet avis sera rendu après une recommandation de l‘ASN prévue en 2020 et qui sera suivie d'un débat public, a-t-il précisé.
Greenpeace France - bien qu'organisation supranationale - estime pour sa part que ce n'est ni à l'ASN, ni à EDF de prendre des décisions sur la fermeture des réacteurs nucléaires.
"Si on continue (...) à ne rien faire, vous aurez le prochain ministre de l’Environnement du quinquennat suivant qui dira qu’il faut reporter la date", a soupçonné, devant les députés, Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire pour l‘organisation environnementale. "S’il n’y pas de décision maintenant sur les réacteurs à fermer, il n’y a aucune chance d’un développement du renouvelable en France", a-t-il grondé.

EDF, le géant du nucléaire français, a pris notes des annonces du gouvernement.
"Nous serons contributeurs à ce travail comme toutes les parties prenantes, mais encore une fois, la politique en matière énergétique de ce pays, c'est le gouvernement qui la définit, pas EDF", a rappelé Dominique Minière, directeur exécutif d‘EDF, lui aussi auditionné par la commission.
Est-ce Greenpeace ?br>

dimanche 20 août 2017

Nicolas Hulot déçoit déjà les écologistes


Le ministre de l'environnement neutralisé par deux collègues du gouvernement Philippe

De l'eau douce a coulé sous les ponts depuis mai dernier, quand Nicolas Hulot était la plus grosse prise du casting d'Emmanuel Macron

L'ancien journaliste commence à décevoir dans son propre camp, alors qu'Europe Ecologie Les Verts réunit son université d'été à Dunkerque ce jeudi 24 août.

Les militants du parti avaient invité le ministre de la Transition écologique et solidaire mais, selon le JDD, l'intéressé aurait décliné l'invitation. S'ils gardent une certaine affection pour l'ancien candidat à l'élection présidentielle, ses anciens camarades n'hésitent pas à dresser un premier bilan très mitigé. "Il est en territoire hostile (...) Il est très difficile de faire de l'écologie dans un gouvernement qui ne l'est pas", commente le numéro un du parti David Cormand.

Le ministère de l'Economie et le ministère de l'Agriculture lui feraient des misères

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Telle est l'incroyable excuse de certains. "J'ai bien peur qu'il soit en train de se faire asphyxier dans ce gouvernement", s'inquiète dans le JDD le radical Yannick Jadot qui voit en Nicolas Hulot un "homme magnifique de convictions et d'engagements" qui n'aurait pas la possibilité d'agir. 

Il est d'ailleurs
très étonné que le ministre ait laissé échapper le dossier des oeufs contaminés.

Les ayatollahs de l'écologie seraient-ils en train de monter une cabale contre le ministre ? Pour l'heure, ils essaient clairement d'accréditer l'idée que si Bruno Le Maire à Bercy et Stéphane Travert à l'Agriculture avides de pouvoir, l'ex-animateur de télé n'a  pas les épaules...

mercredi 26 avril 2017

La Rotonde ou Le Fouquet's: Macron ne se reconnaît pas "bling-bling"

"Aucun regret" de l'ex-banquier d'avoir célébré à La Rotonde sa première place, anticipant - un peu vite - le second tour

Le candidat a riposté, dénonçant le "diktat de la bien-pensance triste"

Qualifié pour le second tour de la présidentielle, l'insolent fêtard a assuré ce mardi 25 avril n'avoir "aucun regret" d'avoir célébré dimanche sa première place à la brasserie parisienne La Rotonde.

Le candidat d'En Marche! s'était attiré des critiques en anticipant sa victoire dans cette brasserie huppée, en présence de proches et de plusieurs personnalités du monde politique et du show-business, avant que les Français ne l'ait porté à l'Elysée,  face à Marine Le Pen. 
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"C'était sincère et je l'assume totalement", a naïvement rétorqué l'ancien ministre de Hollande au JT de France 2, ajoutant, hautain, "ne pas avoir de leçon à recevoir".
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"J'assume totalement", a enchaîné "Emmanuel Hollande". "François Macron" a défié l'opinion, assurant qu'il n'obéira pas au "diktat d'une bien-pensance triste qui (lui) dirait où aller".
Résultat de recherche d'images pour "Macron La Rotonde"


Macron s'est encore défendu mercredi à Amiens

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Le favori des sondages et de la presse sociale-libérale s'est aussi dit "triste" pour "les électeurs de Mélenchon" qui "valent beaucoup mieux", alors que le candidat du PCF masqué derrière le slogan 'La France insoumise' n'a pas à ce stade donné de consigne de vote pour le second tour. 

Le candidat d'En Marche! a donc précisé que Jean-Luc Mélenchon "n'avait pas hésité, il y a quinze ans, à appeler à faire rempart au FN" au côté de Jospin (éliminé au premier tourcomme Hamon en 2017) et à appeler à voter Jacques Chirac face à Jean-Marie Le Pen.


Le banquier a vendu la peau de l'ourse avant de l'avoir tuée

L'arrogant Macron s'est considéré élu à la présidence face à David Pujadas : "Je resterai le maître des horloges, il faudra vous [les media] y habituer". 
Une phrase qu'il avait d'ailleurs déjà prononcée quelques heures plus tôt lors d'un déplacement à Garches dans les Hauts-de-Seine.
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Imbu de sa personne, le p'tit gars ?


Critiques à droite comme à gauche. 
A droite, Sébastien Chenu, délégué national du Rassemblement Bleu Marine, a dénoncé un "petit Fouquet's, avec le showbiz". "On a vu cette France du bling bling qui revenait", s'est-il indigné sur Europe 1. "Les Français ne veulent plus voir ça et c'est le marqueur d'Emmanuel Macron : les start-ups, le champagne, les paillettes, non merci.

Le maire LR de Tourcoing, Gérald Darmanin, a pointé une attitude "indécente au moment où l'extrême droite est au second tour". 

A gauche, c'est David Cormand, numéro un d'EELV, qui a jugé cette "fête assez indigne".

46 euros entrée-plat-dessert : bio ?
Les inconditionnels de l'entourage d'Emmanuel Macron - des socio-démocrates ?-  se sont pourtant empressés de prendre sa défense au lendemain de la soirée. Le maire de Lyon et fidèle soutien, Gérard Collomb, a ainsi posté le menu du restaurant sur Twitter pour montrer que les prix, dans la moyenne de ceux d'une grande brasserie parisienne, n'avaient rien d'extravagants. Ce n'est ni Flunch, ni McDo !... 
Lundi sur Europe 1, Benjamin Griveaux, porte-parole d'En Marche!, a enfoncé le clou. "Le repas coûtait 46 euros entrée-plat-dessert", a-t-il souligné. Surtout si la soirée est financée sur les "frais de bouche" de Bercy ...