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jeudi 9 mai 2019

Européennes : Pascal Canfin, n°2 de la liste LREM, s'est pris une semaine de vacances à deux semaines du scrutin

Coup de mou, paresse ou ras le bol ?

C'est la débandade : "On l'a découvert, il ne nous avait pas prévenus", a déploré la bande à Loiseau, ébouriffée par ses sondages

Résultat de recherche d'images pour "canfin loiseau macron"
L'ambiance n'est pas à la fête...
Le numéro 2 de la liste du président pour les élections européennes, Pascal Canfin, a provoqué la colère du parti en s'accordant des vacances en pleine campagne électorale, révèle Le Parisien, ce jeudi 9 mai.

L'ancien directeur-général du WWF aurait pris la semaine du 1er mai
, avance le quotidien, suggérant qu'il a le profil pour être eurodéputé. "On l'a découvert, il ne nous avait pas prévenus", a déploré un membre de l'équipe de campagne, alors que la tête de liste Nathalie Loiseau a justement du mal à se lancer.
On le dit dépité par son aventure avec Macron.
Celui qui a été ministre de François Hollande se serait fait recadrer à son retour. "On lui a mis la pression", a assuré un cadre anonyme LREM. Une mise au point qui semble avoir porté ses fruits, puisque Pascal Canfin était dès jeudi matin dans les studios de RTL, après s'être ménagé un temps de répit au vert.

mardi 26 mars 2019

Européennes 2019 : l'écologiste EELV Pascal Canfin sera n°2 de la liste LREM

Ex-CFDT passé par 'Nouvelle Donne', cet arriviste aux convictions flexibles a tourné casaque

Pascal Canfin s'assure 8.484,05 € brut mensuel pendant 5 ans que ne lui garantit ni EELV, ni WWF France

Le climat est malsain chez le "panda", au moins depuis la gouvernance de la navigatrice Isabelle Autissier, poussée à la démission par les salariés français du World Wildlife Fund (WWF) où "les valeurs qu’on défend sont totalement bafouées", explique un salarié. Or, Canfin qui était directeur exécutif sous sa présidence n'y a ni brillé non plus, ni trouvé la sécurité de l'emploi : le 'turn over' y est de plus de 25% par an. 

Canfin a fait son entrée dans la vie professionnelle comme chargé de mission à la CFDT, avant de devenir journaliste à Alternatives économiques (régulationnistes, voire étatistes) où il suivait les questions de consommation responsable. Comme eurodéputé EELV au lendemain de la crise de 2008, sa matière était les marchés financiers, fonds spéculatifs – et alternatifs. La puissance des lobbyings qui règnent à Strasbourg l’a incité à participer au lancement de l’ONG spécialisée Finance Watch. Aujourd’hui, Pascal Canfin conseille le cercle de réflexion américain World Resources Institute et a coprésidé la commission pour les financements innovants en faveur du climat, mise en place pour préparer la COP21. On sait quel impact elle n'a pas eu... Il habite en banlieue parisienne et se fournit en énergie chez Enercoop, qui développement des énergies renouvelables en France, concurrent d'Engie, établissement public.

Canfin a quitté WWF France après seulement trois années

Au lendemain de ce départ prématuré, il a accepté d'être numéro deux sur la liste LREM aux élections européennes. L'ONG avait annoncé lundi que l'ex-ministre écologiste délégué au développement de Jean-Marc Ayrault (2012-2014) avait décidé de quitter son poste de directeur général du WWF France.
"Les échanges que j'ai eus depuis dix jours avec le président de la République m'ont apporté les assurances nécessaires pour qu'aujourd'hui je prenne cette décision", déclare ce quadra dans une entretien avec Le Monde en ligne, publié mardi.
La liste sera dirigée par la ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau, qui s'apprête à quitter ses fonctions pour "mener le combat" du parti d'Emmanuel Macron aux européennes, a-t-on appris lundi. Sa contre-performance face à Marine Le Pen n'aura donc pas pesé sur la décision de l'Elysée. La numéro 1 sera tête de liste sans avoir jamais été euro-députée : elle n'a d'ailleurs jamais exercé aucune fonction élective. Mais n'a-t-elle pas déjà été directrice de l'ENA sans en être elle-même diplômée ? Avant d'être ministre, cette haut-fonctionnaire du Quai d'Orsay de 54 ans, née Ducoulombier, nom sous lequel elle fut candidate IDE, aura été membre du cabinet du ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, en 1993.

"L'écologie sera l'axe majeur, premier et transversal du projet" de LREM

Ceux qui n'ont pas voulu de la place
Pour compenser le choix de Loiseau, il fallait une "personnalité qui pèse".
Ca ne pouvait donc pas être Pascal Canfin. En novembre, on évoquait plutôt les noms des ministres Marlène Schiappa ou Brune Poirson, celui du premier ministre Edouard Philippe - pour ceux qui lui veulent du mal, disaient certains - ; ou encore celui du journaliste Bernard Guetta. "Si on me propose [de figurer sur la liste], je verrai bien. J'y réfléchirai… Ce sera un dilemme", expliquait récemment au Monde celui qui a quitté France Inter cet été. D'autres ont déjà fait acte de candidature pour être dans les 79 candidats sélectionnés : c'est le cas de Mao Peninou, ex-adjoint à la mairie de Paris en charge de la propreté, et Henri Brichart, numéro 2 de la FNSEA.
De son côté, Daniel Cohn-Bendit a bien vite affirmé qu'il "ne serait pas sur la liste LREM". "Je ne suis pas tenté. Ce n'est pas dans mon plan de vie, j'aurai 74 ans, plus cinq ans, ça ferait à la fin 79 ans", indiquait-il en octobre sur France Info. Idem pour François Bayrou. Quant à Alain Juppé, il avait affirmé "ne pas avoir envie de [se] relancer dans le combat électoral".
"Un grand nombre de responsables politiques n'ont pas envie d'aller à Bruxelles. Les européennes ont souvent été considérées comme des élections de second plan, de Ligue 2. Il faut rompre avec cela", affiche un cadre du parti, pour qui la liste constituée par LREM devra regrouper "des personnalités qui pèsent" et des "experts", et "être un moment de consolidation du socle de la majorité".

Quid de Gilles Boyer, conseiller de Matignon?
Conseiller d'Edouard Philippe à Matignon, qui faisait partie des juppéistes mais battu lors des élections législatives de 2017 dans la 8e circonscription des Hauts-de-Seine. Or, dès le lancement de la campagne en mars dernier, Christophe Castaner l'avait assuré : il n'y aura "pas de recyclage de candidats qui ont perdu aux législatives". A En marche!, on préparait déjà la sortie… au cas où.

Pour justifier ce nouveau pas de la gauche radicale vers le centre, Canfin assure qu'il croit aux sincères "assurances" exprimées par le président.
"Les personnalités au profil et aux compétences écologistes seront nombreuses à être en position éligible sur la liste, assure P. Canfin. S'il s'agissait juste d'avoir un nom, le mien, en deuxième de liste, sans que cela n'entraîne un choix collectif, ça n'aurait eu aucun sens".
"Les Verts allemands ont salué la lettre sur l'Europe qui présente le projet européen d'Emmanuel Macron. En m'engageant sur ce projet, je ne vois pas en quoi je trahirais les idéaux qui sont les miens. Au contraire, j'essaye de les rendre possibles", ajoute le directeur sortant du WWF France, interrogé sur les risques que les écologistes, notamment EELV, crient à la trahison.

Ce que contestent ses ex-camarades verts.
La présence de Canfin sur la liste pro-Macron divise la galaxie "verte" comme l'illustrent les trajectoires opposées de l'ex-ministre et de Yannick Jadot, tête de liste d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV). Les deux hommes, élus au Parlement européen sous les couleurs d'EELV en 2009, ont fait des choix aux antipodes dix ans plus tard : celui de rejoindre la liste présidentielle, en deuxième position, pour l'un, de faire le réquisitoire de la politique écologique du gouvernement pour l'autre. "Les personnalités au profil et aux compétences écologistes seront nombreuses à être en position éligible sur la liste", justifie-t-il dans une interview au Monde publiée mardi. "Le deuxième élément, c'est que l'écologie sera l'axe majeur, premier et transversal du projet."
"Il est évident que les écologistes doivent être partout" pour avoir une chance de "gagner la bataille climatique", ajoute l'ex-ministre délégué de Hollande.

Canfin était une proie facile
Pascal Canfin avait décliné de précédentes propositions d'Emmanuel Macron, notamment lorsque le chef de l'Etat cherchait un remplaçant à Nicolas Hulot au ministère de la Transition écologie, en septembre 2018.
Six mois plus tard, son choix de rejoindre la liste La République en marche (LRem)-MoDem, dans l'ombre de Nathalie Loiseau, consterne certains écologistes qui lui ont fait confiance à EELV lorsque le parti avait encore le vent en poupe.  Ce temps-là est révolu : à deux mois, jour pour jour, du scrutin, les écologistes sont crédités de 7,5% des intentions de vote, selon un sondage Ifop-Fiducial, une commande de plusieurs oligarques médiatiques, Paris Match (groupe Lagardère), CNews (groupe Canal+ de Bolloré) et Sud Radio (de Fiducial Médias - la boucle est bouclée-, sachant que son propriétaire, Christian Latouche, a logé sa fortune dans un réseau de sociétés immatriculées aux Pays-Bas et au Luxembourg, paradis fiscal, rapporte Mediapart, et que Latouche est classé à l'extrême droite). Le score d'EELV publié lundi encore loin des 15% espérés par Yannick Jadot qui voit double.

"J'avoue que je ne comprends pas, ça m'attriste", a déclaré mardi Yannick Jadot. Le chef de file des écologistes, qui fait le pari de l'indépendance vis-à-vis du reste de la gauche, a critiqué sur France Inter une "liste fourre-tout", qui pourrait accueillir le président des Jeunes agriculteurs (JA), Jérémy Decerle.

Le secrétaire national d'EELV,  David Cormand, se dit même "écoeuré" par la décision de Pascal Canfin, dénonçant lundi "une capitulation en rase campagne".

Pascal Canfin suit le même chemin que le soixante-huitard Daniel Cohn-Benditinterlocuteur régulier d'Emmanuel Macron, et de l'ancien secrétaire national d'EELV (juin 2012-novembre 2013) d'EELV, Pascal Durand, qui a annoncé au début du mois sa candidature sur la liste LRem-MoDem.

L'essentiel de la liste conduite par Nathalie Loiseau, bientôt ex-ministre des Affaires européennes, doit être annoncé ce mardi après-midi.

vendredi 12 septembre 2014

France Info casse les ventes du bouquin de Valérie Trierweiler

voici les sept révélations utiles à connaître 
pour éviter une dépense inutile...

"Merci pour ce moment" ..et l'économie !
 

Francetv info a sélectionné sept points qui font mouche dans le livre de Valérie Trierweiler. L'ex-concubine officielle répudiée n'épargne ni le chef de l'Etat, ni quelques autres acteurs politiques. Que n'a-t-on encore lu partout ? Voici sept coups de pinceau du portrait au vitriol.

Hollande et "le permis de tuer"

Le moment. Pendant la campagne législative de juin 2012, Valérie Trierweiler envoie un tweet de soutien à Olivier Falorni alors qu'il maintient sa candidature contre Ségolène Royal, parachutée dans la 1ère circonscription de Charente-Maritime.
"Je dois essuyer les rappels à l'ordre de tous les hauts personnages de l'Etat et des ténors du PS. C'est à qui aura la petite phrase la plus dure à mon égard : Jean-Marc Ayrault, Claude Bartolone, Martine Aubry, François Rebsamen et j'en oublie. Je connais le jeu politique. J'ai été quinze ans journaliste dans ce domaine. Je sais qu'aucun d'entre eux ne se serait permis ces attaques sans l'aval de François. L'une de mes amies dira plus tard cette phrase terrible : 'C'est Hollande lui-même qui a délivré le permis de tuer'."

"Hollande et "la solidarité de machos"



Le moment. Après son élection, en mai 2012, François Hollande constitue son premier gouvernement, dirigé par Jean-Marc Ayrault.
"Je me contente de suggérer un nom [de ministre] qui ne sera pas retenu. Il s'agit de Valérie Toranian (ci-contre avec le journaliste partisan de Hollande), directrice du magazine 'Elle' pour le ministère des Droits des femmes. Je la connais peu, mais je trouve que cela aurait eu du sens et de l'allure, une nouvelle Françoise Giroud. François me répond : 'Je ne peux pas faire ça à Giesbert.' 
Franz-Olivier Giesbert, alors directeur du 'Point', est le compagnon de Valérie Toranian. Dans l'esprit de François, qui connaît le problème pour l'avoir vécu, FOG aurait forcément vécu la promotion de sa compagne comme un camouflet personnel. Solidarité de machos."


Hollande et "le prix des choses"

Le moment. Sous le quinquennat Sarkozy, François Hollande travaille à sa candidature "dans la plus grande discrétion". 

"Je veux qu'il connaisse la réalité quotidienne qu'affronte une partie des Français, ceux qui comptent chaque euro et ne savent jamais comment finir le mois. Lui qui préfère se passer d'un repas lorsque ce n'est pas du premier choix, ne mange pas mes fraises si elles ne sont pas des 'garriguettes', ne goûte pas aux pommes de terre si elles ne proviennent pas de 'Noirmoutier' et met directement à la poubelle la viande si elle est sous vide. Il connaît si peu le prix des choses. (...) Il n'est pas flambeur pour autant. Son apparence d'ailleurs lui importe peu. Il est capable d'acheter ses chemises et ses chaussures dans les hypermarchés."


Hollande et la promotion Voltaire

Le moment. La vie à l'Elysée. "Je ne reconnais pas le François que j'ai aimé passionnément dans
l'homme qui traite désormais ses collaborateurs avec mépris, après m'avoir réservé le même traitement. Je l'ai vu se déshumaniser, jour après jour, sous le poids des responsabilités (...). Se prendre pour un seigneur. 

Comme lors de ce dîner avec sa garde rapprochée de la promotion Voltaire, cela m'avait frappée : trente ans qu'ils attendaient le pouvoir. Ils l'avaient enfin et se considéraient comme des demi-dieux, pleins d'arrogance."


Cahuzac face à Marine Le Pen

Le moment. Avant l'élection de François Hollande à l'Elysée. "J'anime alors une émission politique sur Direct8 et j'assiste stupéfaite à un numéro de Jérôme Cahuzac face à Marine Le Pen. Mon équipe et moi en sommes choqués : député socialiste, il se comporte devant elle comme un adolescent devant une star d'Hollywood, avec une déférence totale. Quelque chose ne colle pas. Et quand Médiapart révèle que son compte en Suisse avait été ouvert par un ami de sa famille, un avocat d'extrême droite proche de Marine le Pen, les pièces du puzzle s'emboîtent."


Le couple Sarkozy et "les horreurs" du net

Le moment. La passation de pouvoirs entre François Hollande et Nicolas Sarkozy. "Nicolas Sarkozy explique [à François Hollande] combien cette période a été douloureuse pour Carla, qui a mal vécu la médiatisation à outrance et les médisances. Il lui confie avoir été obligé de recourir à des sociétés spécialisées pour 'faire monter' dans les algorithmes des moteurs de recherche les articles et les références honorables, pour cacher les horreurs qui circulent sur le Net, afin que sa femme ne tombe pas dessus."


Valls et Moscovici "aux abonnés absents"

Le moment. Valérie Trierweiler est hospitalisée, après la publication par Closer des photos de François Hollande au pied de l'appartement de Julie Gayet, en janvier 2014. "De l'Elysée, je ne reçois que trois messages de conseillers. Tous les autres sont aux abris. Je suis déjà traitée comme une paria. Au gouvernement, seulement quatre ministres osent m'adresser un mot d'amitié : Aurélie Filippetti (et non Montebourg), Yamina Benguigui (et non Anne Hidalgo), Benoît Hamon (et non Martine Aubry) et Pascal Canfin (et non Cécile Duflot). Ceux que je connais le mieux sont aux abonnés absents. Leur silence sera plus criant encore lorsque je lirai les messages venus de l'autre camp, de Claude Chirac, de Carla Bruni-Sarkozy, de Cécilia Attias, de Jean-Luc Mélenchon, d'Alain Delon et de tant d'autres.

(...) En moins d'une semaine, (...) je vérifie l'étendue du cynisme du petit monde des amis politiques, des conseillers et des courtisans. Manuel Valls et Pierre Moscovici, dont on me disait si proche, n'ont pas dû se souvenir de mon numéro de téléphone."


lundi 30 juin 2014

EELV: Duflot et Placé sont arrivés au point de rupture (bis*)

Leur affrontement, selon Le Monde: "Les chemins de Duflot et Placé se séparent"

Lors de leur conseil fédéral de la mi-juin, l'heure était à la recomposition chez les écolos 
 
Les Thénardier se font la gueule
En signant un texte intitulé "Rebondir", les écolos radicaux proches de Cécile Duflot consommaient une rupture politique avec Jean-Vincent Placé. La fin de "la Firme", disent certains: ni recomposition silencieuse, ni séparation politique par consentement mutuel entre Cécile Duflot et Jean-Vincent Placé, surnommés "les Thénardier" des Verts ou la "Firme". 

C'est de divorce dont il est question. "Maintenant il y a deux firmes", sourit un dirigeant du parti. Qui poursuit : " C'est comme dans un couple, il vaut mieux se séparer quand on est en bons termes." En somme, avec le départ des écologistes du gouvernement, le parti est désormais divisé entre ceux qui s'en félicitent et ceux qui le regrettent. La fracture n'est pas nouvelle. Ce qui est nouveau, c'est que ces forces s'organisent et se comptent. Quelques mois après le Congrès de Caen, les alliances internes se défont et se refont.

Depuis ce congrès qui n'en est pas un, ce texte "Rebondir" circule largement en interne. 

Les Thénardier
Ses signataires avaient prévu de se retrouver, en marge du Conseil fédéral puis en "séminaire" dans un gîte près de Nantes, les 5 et 6 juillet prochain. Initié par David Cormand, le n°2 du parti et par Marine Tondelier (membre de la direction du parti), le texte est signé par des proches de Cécile Duflot dont Stéphane Sitbon-Gomez, par l'ancien ministre Pascal Canfin, par l'ex-chef des écolos,Pascal Durand, ou encore par des parlementaires comme Esther Benbassa (Azelma)Danielle Auroi (Éponine) ou Yannick Jadot.

Les écologistes radicaux veulent afficher leur penchant pour l'extrême gauche

On peut y lire une forme de réponse à J.-V. Placé et F. de Rugy, les patrons des sénateurs et députés écolos, qui ont récemment signé une tribune commune avec le leader de "l'aile droite" du parti, Jean Desessard. "Les électeurs écologistes n’ont pas été convaincus par la sortie du gouvernement survenue après les municipales", écrivait le trio dans Libération après les résultats des Européennes. "S'il peut y avoir des regroupements d'idées, il faut les favoriser. L'accord avec une partie de l'aile gauche que voulait faire Cécile Duflot lors du Congrès à Caen, elle le fait une fois sortie du gouvernement. La majorité a éclaté. Placé et Duflot ne sont plus sur la même ligne", explique aujourd'hui Desessard.

Un membre du courant d'Eva Joly et de Julien Bayou se dit intéressé par la démarche de "Rebondir" 
Mais il demande à voir : "Il n'y a pas de souci à ce que la majorité se recompose. Mais si c'est pour entériner juste une petite pause entre Duflot et Placé, nous n'avons pas besoin de ça. Les parlementaires font les choses dans leur coin et le parti aussi. Cosse se retrouve un peu coincée." "Les équilibres du dernier Congrès sont déjà obsolètes mais on ne remet pas
en cause Emma Cosse", souligne Marine Tondelier, cheville ouvrière de "Rebondir".

Ces mêmes radicaux qui ont pactisé avec le PS justifient la sortie du gouvernement

"Nous avons assisté à l’abandon des enjeux écologistes", assurent-ils. Ils poursuivent: "Après le choc des municipales et le profond rejet des politiques menées que ce scrutin a révélé, nous avons déploré le choix du maintien du cap précédent par François Hollande. Dès lors, nous avons considéré que la participation gouvernementale n’était plus possible pour les écologistes car elle aurait été en contradiction avec nos principes et nos valeurs."
"Depuis trop longtemps, la différence entre la Droite et la Gauche traditionnelle réside dans la manière d’utiliser les marges de manœuvre budgétaires octroyées par les quelques points de croissance de l’économie. Avec la fin de la croissance, on constate que les différences entre les deux principales forces politiques disparaissent aux yeux des Français-es", pointe ce texte.

A la recherche de "convergences" 

Mélenchon-Duflot-Aubry
Refusant aussi bien une nouvelle "gauche plurielle" qu'un repli identitaire, les signataires sont à larecherche de "convergences" sans faire du PS l'allié privilégié. "Nous proposons donc de rechercher des convergences, avec toutes celles et ceux qui veulent encore croire qu'un changement est possible, quelle que soit leur appartenance partisane et leur engagement militant, et sans chercher à revendiquer a priori la conduite d'une alternative."

Parmi les axes qui doivent guider une convergence possible, on trouve "l'abandon de la monarchie républicaine au profit d'un régime parlementaire" avec "l'exigence de la proportionnelle"
Autre axe : passer "d’une société de 'l'avoir' à une société de 'l’être'". "Le modèle de croissance du 20e siècle n’est pas la solution, mais il est le problème." Deux thèmes qui peuvent les rapprocher du Parti de Gauche de Mélenchon, même si une telle alliance n'est jamais clairement énoncée encore. 

* Bis pour information: cet article a été bloqué une première fois -sans préavis, ni commentaire- par un démocrate bienveillant et partisan de la liberté d'expression à la soviétique...

samedi 5 avril 2014

Les Verts disposent du président Hollande: si ils veulent, quand ils veulent

La patronne des Verts assure que son parti "reviendra un jour au gouvernement" 

"La France a besoin d'écologie", selon les altermondialistes d'Europe Ecologie-Les verts (EELV). Une raison suffisante pour que sa secrétaire nationale estime devant le conseil fédéral du parti réuni à Paris samedi 5 avril leur parti "reviendra un jour au gouvernement". A cette différence que cette écologie-là, sectaire et punitive, s'est rendue insupportable aux Français.
"Nous sommes un parti de gouvernement", affirme Emmanuelle Cosse, après que Cécile Duflot et Pascal Canfin ont claqué la porte au nez de Manuel Valls, le nouveau premier ministre étant trop à droite à leur goût. 
Avec une superbe arrogance, les écologistes préviennent qu'ils continueront à "rappeler aux socialistes leurs promesses et leurs responsabilités".

L'échec de Hollande n'est pas le leur,
après deux ans de partage du pouvoir 

Les rats quittent le navire. La patronne des écologistes radicaux a le sentiment que la décision de partir du gouvernement a  été "difficile", mais "courageuse", soulignant que la responsabilité en incombe au chef de l'Etat, François Hollande : "Nous appelions de nos vœux depuis longtemps un changement de cap. L'intervention du président de la République lundi dernier a montré qu'il n'avait pas eu lieu." Le changement de cap au ministère du Logement a-t-il en revanche eu lieu en 24 mois d'exercice du pouvoir ?

Verts dans le déni, de solidarité et d'échec 

Les altermondialistes se désolidarisent de leurs frères d'armes vaincus 
"Ce n'est pas l'échec d'EELV aujourd'hui, si nous sommes absents du gouvernement. C'est celui d'une majorité et d'un président de la République qui n'a jamais cherché à construire durablement une alliance.

EELV, s
elon eux, serait maîtresse de la situation
La formation écologiste dit aussi avoir décidé de sortir "malgré des propositions solides qui nous ont été faites" par le nouveau premier ministre. Ainsi, l'échec collectif des municipales qu'ils  refusent d'endosser serait étranger à leur décision de battre en retraite.

Le PS, paillason comme marche-pied d'EELV

Manuel Valls "nous a fait une proposition simple : diriger un ministère de l'écologie, avec la tutelle sur l'énergie, afin de faire la loi sur la transition énergétique. Une loi qui acte la réduction de la part du nucléaire dans le mixe énergétique (50 % en 2025). Pas de construction d'EPR, la fermeture de réacteurs. Pas de changement de ligne sur les OGM, ni sur les gaz de schiste. Une réforme de la décentralisation pour aboutir à 10 régions, la mise en œuvre de la proportionnelle, et enfin, à demi-mots, la fin de Notre-Dame-des-Landes ", a-t-elle énuméré. Et, malgré cette offre alléchante qui colle si bien à leurs projets, les deux ministres Verts se retirent ? 

Duflot aurait-elle craint le défi devant lequel Valls l'aurait placée?
La décision de sortie du gouvernement n'a pas manqué de surprendre des écologistes ambitieux comme F. de Rugy ou J.-V. Placé et de diviser les écologistes,  au regard de propositions inespérées. 

E. Cosse montre ses muscles flasques et promet qu'elle ne laissera pas "cette décision difficile [les] désunir"
, voulant "recréer les conditions de la confiance"
EELV ne se sent pas assez solide pour ne pas redouter d'être aspirée dans la spirale socialiste de l'échec
Et Cosse d'en appeler, pour les élections européennes de mai, à construire une "alternative en France", celle de "l'écologie politique". 
L'écologie environnementale peut toujours attendre.

lundi 24 février 2014

Ayrault s'en prend aux vandales écologistes pour sauver son aéroport de Nantes

Notre-Dame-des-Landes: Ayrault somme les écologistes de sortir de l'"ambiguïté"

Le premier ministre supporte le flou de Hollande, mais déteste l'"ambiguïté" des écologistes de son gouvernement

Qui respecte encore Ayrault ?
La mise en demeure du Premier ministre socialiste à l'encontre des écologistes d'EELV fait suite aux scènes de guérilla urbaine  dimanche à Nantes, à l'occasion de la manifestation des opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Porteur du projet controversé en tant qu'ancien député-maire PS de la ville saccagée, Jean-Marc Ayrault, a sommé les ministres Duflot et Canfin de "sortir de l'ambiguïté".

C'est un nouvel épisode du feuilleton des relations tumultueuses entre partenaires socialistes et écologistes du gouvernement.
Ayrault a réaffirmé que les saccages  perpétrés au cours de la manifestation écologiste sont "inacceptables dans un Etat de droit". Dans une tentative d'autorité, le premier ministre défié par la rue a adressé un rappel  à leurs devoirs aux organisateurs et aux élus EELV présents sur les lieux, Mélenchon (Front de gauche), Eva Joly (ex-magistrate et candidate EELV à la présidentielle), Joseph Bové (EELV), Jean-Vincent Placé (EELV) et Jean-Luc Benhammias (MoDem):  "Tous ceux qui exercent des responsabilités publiques doivent condamner les squatteurs de la ZAD (zone d'aménagement différé dédiée à l'aéroport], organisateurs délibérés de ces violences", a déclaré le Premier ministre dimanche à Presse-Océan.
"EELV doit sortir de l'ambiguïté", a en outre lancé Ayrault à l'attention de ses ministres Cécile Duflot et Pascal Canfin.

L'opposition s'est étonnée de l'absence de réaction du gouvernement aux déclarations de la ministre écologiste Cécile Duflot

Le Premier ministre s'est associé samedi matin à leur condamnation de la ministre Duflot qui se disait "de tout coeur" avec la mobilisation,  rappelant de surcroît son opposition "ancienne" au projet d'aéroport.

"Ce qui me choque, ce n’est pas qu’elle reste au gouvernement", mais qu'"un président de la République et un Premier ministre laissent faire ça", a commenté sur RCJ le député UMP Benoist Apparu, prédécesseur de C. Duflot au ministère du Logement.
"Donc elle soutient aussi les casseurs si elle ne les condamne pas", a conclu la présidente du Front national Marine Le Pen sur France 3, "ça va être sympathique le prochain Conseil des ministres, il va y avoir de l'ambiance!".

Arnaud Montebourg prend le parti de la sniper écolo
Plusieurs fois en désaccord avec elle comme avec tant d'autres, le ministre de l'Industrie en faillite est venu à son secours de Duflot au Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro. "Je ne pense pas qu'elle aurait dit la même chose si elle avait vu ce qui s'était passé, on peut lui prêter quand même cette intelligence-là, cette délicatesse-là quand même", a déclaré le ministre du "Redressement productif". Ainsi, Montebourg n'a donc pas manqué l'occasion de tacler son Premier ministre. 

Côté écologistes, Duflot garde le silence 
C'est la secrétaire nationale d'Europe Ecologie-les Verts qui a pratiqué la langue de bois. Faute de nouvelle prise de parole de Duflot,  Emmanuelle Cosse a dû désolidariser son parti de  la minorité d'"éléments perturbateurs" parmi les manifestants. Bien qu'elle la pratique, EELV "a toujours dénoncé les actes de violence", a prétendu  E. Cosse en dépit des faits et preuves fumantes laissées dans la ville de Nantes, précisant s'en être entretenu à la mi-journée avec Ayrault pour lever l'"ambiguïté" reprochée.

Le sursis de la récidiviste Duflot va-t-il être prolongé au gouvernement  ? 

Delphine Batho a été coulée pour moins d'avaries.
"Il n'y a pas de débat", a rétorqué Cosse. Elle a souligné que dès 2011, quand écologistes et socialistes négociaient ensemble une plate-forme de gouvernement, le projet de Notre-Dame-des-Landes était un des deux sujets de désaccord, "acté des deux côtés".

Or, cette atteinte au partenariat PS-EELV resurgit dans une période particulièrement difficile pour la majorité. Le virage social-démocrate de François Hollande avec son pacte de responsabilité suscite des tensions chez les ténors écologistes, à l'unisson avec l'aile gauche du PS, sur fond d'impopularité chronique pour l'exécutif.

Dans le sillage de Duflot la veille, Emmanuelle Cosse a aussi rappelé, dimanche dans le JDD, les fortes attentes de son parti, au point qu'une mise en garde a été lancée d'une possible "rupture" d'EELV avec le gouvernement sur le projet de loi sur la transition énergétique qui doit être présenté en juin au Conseil des ministres.

Jean-Vincent Placé, chef de file des sénateurs écolos, a évoqué vendredi le scénario d'un remaniement après les élections européennes du 25 mai, pour un "nouvel élan à l'équipe" qui resterait dirigée par Jean-Marc Ayrault. Une manière de faire allégeance, sans évoquer l'avenir des actuels funambules EELV du gouvernement socialiste.

Cosse estime que personne ne doit chercher à "utiliser" ce dossier contre EELV.
"Je n'accepte ni les violences ni les propos qui laisseraient entendre de la part d'EELV une soi-disant compréhension de ces actes", a attaqué la dirigeant eécologiste.
Etait entre autres visé Christian de Lavernée, 'homme de Manuel Valls et préfet de Loire-Atlantique, qui a en effet mis en demeure "l'opposition institutionnelle" au projet de "cesser d'être la vitrine légale d'un mouvement armé".

Pour Jean-Philippe Magnen, vice-président EELV du conseil régional des Pays de Loire, il devient très "urgent que les états-majors (politiques) se rencontrent pour dire que ce projet, ça prend trop d'importance pour qu'on ne trouve pas une solution qui peut être un moratoire, un réexamen, un référendum sur les deux régions", Pays de Loire et Bretagne.

Lundi matin,  la presse  faisait courir la rumeur d'un possible remaniement ou d'une sortie des Verts du gouvernement.
VOIR et ENTENDRE les avis partagés sur le changement ...de premier ministre:

lundi 11 novembre 2013

Grogne sociale : "il n'y a pas d'enterrement" de l'écotaxe, prévient le ministre des Transports

Le ministre provoque les Bonnets rouges, victimes de matraquage fiscal

Le gouvernement dit comprendre la grogne sociale, mais s'entête 

Cuvillier met les bancs du

gouvernement sous tension
Frédéric Cuvillier, le ministre délégué des Transports l'a assuré  sur  RTL: "il n'y a pas d'enterrement" du texte qui devait entrer en vigueur le 1er janvier, mais qui a été reporté sini die, à la suite de la colère bretonne des "bonnets rouges"
Dimanche, le ministre EELV Pascal Canfin a déjà assuré que l'écotaxe sera appliquée. "Elle est suspendue, le Premier ministre a eu raison," estime l'ancien député européen écologiste d'Europe Ecologie-les Verts à l'origine de l'impôt fiscal. Par le truchement de l'Agence française de développement (AFD), Canfin a donné la priorité au développement durable et donc aux énergies renouvelables et à l'efficacité énergétique. L'AFD s'est en outre engagée à "intégrer des clauses de responsabilité sociale et environnementale (RSE) dans la passation de ses marchés". D'où l'impôt écologiqueEx-chargé de mission à la Confédération française démocratique du travail (CFDT) du Nord-Pas-de-Calais, cet ex-journaliste est par conséquent en pointe contre le diesel, si propre qu'il soit devenu. Le journal socialiste Libération lui a apporté son soutien le 12 septembre 2013, faisant sa Une sur la fiscalité du diesel, citant ce ministre :"L'État ne peut plus subventionner un produit meurtrier responsable de la mort de 15.000 personnes par an. J’ai deux enfants, comme beaucoup de Français, et je ne veux pas prendre la responsabilité qu’on me dise dans cinq, dix, quinze ans : Pourquoi vous n’avez rien fait ? On ne peut pas laisser se rejouer le drame de l’amiante. Je ne peux pas imaginer qu’une majorité de gauche ne fasse rien sur ce sujet." L'arsenal archaïque de l'intox, du  catastrophisme et de émotionnel de pacotille.

Il y a "des détresses sur le territoire, il faut y répondre", souligne Frédéric Cuvillier, incapable pourtant de préciser comment.

Savoir quand l'écotaxe poids-lourds sera appliquée

Frédéric Cuvillier a esquivé
à plusieurs reprises sur les suites à la suspension décidée sous la pression par le Premier Sinistre. Il s'en est pris en revanche à la droite. "Nous prendrons le temps du dialogue. C'est une méthode de gouvernement qui tranche avec ce qu'on a connu il y a quelques années," a-t-il prétendu, polémiquant pour faire diversion. Et, en guise de dialogue, le ministre d'ajouter : "Je n'ai pas à vous donner de date. Je n'ai pas à préempter un débat ouvert avec les territoires." Un débat qui a fait défaut en amont et dont le pouvoir se prévaut après coup, quand les intéressés se rebellent sur la méthode du passage en force et du matraquage. 

Cuvillier a tenu à rappeler la volonté de l'exécutif de mettre en place une "modalité de financement des infrastructures intelligente, acceptable et soutenable", avant de se prononcer. 

Intox: "Pas une taxe supplémentaire, mais un impôt en moins" !

Le ministre socialiste compte endormir l'opinion et le dialogue s'engage donc fort mal. Frédéric Cuvillier a eu une formule indécente pour défendre le texte : "L'écotaxe n'est pas une taxe supplémentaire, mais un impôt en moins." 

Le socialiste recourt à la culpabilisation, brandissant "les milliers d'emplois" dans le BTP qui dépendent de cette taxe destinée à financer la modernisation des infrastructures de transport. 

Le socialiste se retranche derrière "les régions et les départements qui plaident pour pouvoir taxer les camions qui traversent la France sans laisser un seul centime pour la modernisation du réseau". Est ainsi notamment visée la concurrence étrangère. Les Français sont en effet pénalisés par rapport aux transporteurs européens qui peuvent en effet aller d'Allemagne en Espagne ou d'Italie en Grande Bretagne sans jamais être taxés par la France qui subit leur dégradation des routes et leur pollution. Mais pourquoi les écologistes du gouvernement Ayrault surtaxent-ils donc encore les entreprises françaises plutôt que d'obtenir l'équité fiscale de l'Union européenne?

L'exécutif entretient la grogne de ses provocations, et les violences aussi. 
En 10 jours, 44 radars automatiques ont été vandalisés en Bretagne. Le ministre répond par la menace. "Tous les auteurs seront identifiés, interpellés et déférés, a lancé Frédéric Cuvillier. Tous les moyens pour identifier et interpeller les auteurs de ce genre de dégradation seront mobilisés, tous les préfets ont reçu consigne." L'Etat répressif est mobilisé...

Cuvillier répond à Royal
Enfin, le ministre socialiste a répondu à Ségolène Royal (PS) qui avait jugé dimanche "assez réconfortant" que les "Bonnets rouges" se révoltent. "Dans un mouvement social, il n' y a jamais rien de réconfortant, a -t-il rétorqué. En tout cas, ce qui est réconfortant, responsable, c'est que tous les partenaires sociaux et économiques se mettent autour d'une table."
Cuvillier est décidément merveilleux.
Ce docteur en sciences juridiques est certes arrivé maître de conférences en droit public à la fameuse université du Littoral Côte d'Opale (sic, implantée dans quatre villes de la région du Nord-Pas-de-Calais) et à la mairie de Boulogne-sur-Mer dans le sillage de Guy Lengagne (un autre professeur de faculté !), mais il fut président du RAB (Rassembler Agir pour le Boulonnais), contre la liste officielle du Parti socialiste contre laquelle il maintint sa liste DVG et fit élire le maire DVD, Jean Muselet (1989-1996)...