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lundi 11 novembre 2013

Grogne sociale : "il n'y a pas d'enterrement" de l'écotaxe, prévient le ministre des Transports

Le ministre provoque les Bonnets rouges, victimes de matraquage fiscal

Le gouvernement dit comprendre la grogne sociale, mais s'entête 

Cuvillier met les bancs du

gouvernement sous tension
Frédéric Cuvillier, le ministre délégué des Transports l'a assuré  sur  RTL: "il n'y a pas d'enterrement" du texte qui devait entrer en vigueur le 1er janvier, mais qui a été reporté sini die, à la suite de la colère bretonne des "bonnets rouges"
Dimanche, le ministre EELV Pascal Canfin a déjà assuré que l'écotaxe sera appliquée. "Elle est suspendue, le Premier ministre a eu raison," estime l'ancien député européen écologiste d'Europe Ecologie-les Verts à l'origine de l'impôt fiscal. Par le truchement de l'Agence française de développement (AFD), Canfin a donné la priorité au développement durable et donc aux énergies renouvelables et à l'efficacité énergétique. L'AFD s'est en outre engagée à "intégrer des clauses de responsabilité sociale et environnementale (RSE) dans la passation de ses marchés". D'où l'impôt écologiqueEx-chargé de mission à la Confédération française démocratique du travail (CFDT) du Nord-Pas-de-Calais, cet ex-journaliste est par conséquent en pointe contre le diesel, si propre qu'il soit devenu. Le journal socialiste Libération lui a apporté son soutien le 12 septembre 2013, faisant sa Une sur la fiscalité du diesel, citant ce ministre :"L'État ne peut plus subventionner un produit meurtrier responsable de la mort de 15.000 personnes par an. J’ai deux enfants, comme beaucoup de Français, et je ne veux pas prendre la responsabilité qu’on me dise dans cinq, dix, quinze ans : Pourquoi vous n’avez rien fait ? On ne peut pas laisser se rejouer le drame de l’amiante. Je ne peux pas imaginer qu’une majorité de gauche ne fasse rien sur ce sujet." L'arsenal archaïque de l'intox, du  catastrophisme et de émotionnel de pacotille.

Il y a "des détresses sur le territoire, il faut y répondre", souligne Frédéric Cuvillier, incapable pourtant de préciser comment.

Savoir quand l'écotaxe poids-lourds sera appliquée

Frédéric Cuvillier a esquivé
à plusieurs reprises sur les suites à la suspension décidée sous la pression par le Premier Sinistre. Il s'en est pris en revanche à la droite. "Nous prendrons le temps du dialogue. C'est une méthode de gouvernement qui tranche avec ce qu'on a connu il y a quelques années," a-t-il prétendu, polémiquant pour faire diversion. Et, en guise de dialogue, le ministre d'ajouter : "Je n'ai pas à vous donner de date. Je n'ai pas à préempter un débat ouvert avec les territoires." Un débat qui a fait défaut en amont et dont le pouvoir se prévaut après coup, quand les intéressés se rebellent sur la méthode du passage en force et du matraquage. 

Cuvillier a tenu à rappeler la volonté de l'exécutif de mettre en place une "modalité de financement des infrastructures intelligente, acceptable et soutenable", avant de se prononcer. 

Intox: "Pas une taxe supplémentaire, mais un impôt en moins" !

Le ministre socialiste compte endormir l'opinion et le dialogue s'engage donc fort mal. Frédéric Cuvillier a eu une formule indécente pour défendre le texte : "L'écotaxe n'est pas une taxe supplémentaire, mais un impôt en moins." 

Le socialiste recourt à la culpabilisation, brandissant "les milliers d'emplois" dans le BTP qui dépendent de cette taxe destinée à financer la modernisation des infrastructures de transport. 

Le socialiste se retranche derrière "les régions et les départements qui plaident pour pouvoir taxer les camions qui traversent la France sans laisser un seul centime pour la modernisation du réseau". Est ainsi notamment visée la concurrence étrangère. Les Français sont en effet pénalisés par rapport aux transporteurs européens qui peuvent en effet aller d'Allemagne en Espagne ou d'Italie en Grande Bretagne sans jamais être taxés par la France qui subit leur dégradation des routes et leur pollution. Mais pourquoi les écologistes du gouvernement Ayrault surtaxent-ils donc encore les entreprises françaises plutôt que d'obtenir l'équité fiscale de l'Union européenne?

L'exécutif entretient la grogne de ses provocations, et les violences aussi. 
En 10 jours, 44 radars automatiques ont été vandalisés en Bretagne. Le ministre répond par la menace. "Tous les auteurs seront identifiés, interpellés et déférés, a lancé Frédéric Cuvillier. Tous les moyens pour identifier et interpeller les auteurs de ce genre de dégradation seront mobilisés, tous les préfets ont reçu consigne." L'Etat répressif est mobilisé...

Cuvillier répond à Royal
Enfin, le ministre socialiste a répondu à Ségolène Royal (PS) qui avait jugé dimanche "assez réconfortant" que les "Bonnets rouges" se révoltent. "Dans un mouvement social, il n' y a jamais rien de réconfortant, a -t-il rétorqué. En tout cas, ce qui est réconfortant, responsable, c'est que tous les partenaires sociaux et économiques se mettent autour d'une table."
Cuvillier est décidément merveilleux.
Ce docteur en sciences juridiques est certes arrivé maître de conférences en droit public à la fameuse université du Littoral Côte d'Opale (sic, implantée dans quatre villes de la région du Nord-Pas-de-Calais) et à la mairie de Boulogne-sur-Mer dans le sillage de Guy Lengagne (un autre professeur de faculté !), mais il fut président du RAB (Rassembler Agir pour le Boulonnais), contre la liste officielle du Parti socialiste contre laquelle il maintint sa liste DVG et fit élire le maire DVD, Jean Muselet (1989-1996)...

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