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mardi 12 novembre 2013

Ecole sanctuarisée mais perturbée par son ministre

Peillon, agitateur scolaire  

Nouvelles perturbations à prévoir dans les salles de classe
 

Elève Vincent Peillon,
trublion scolaire

Le ministre refait venir au tableau la réforme des rythmes scolaires qui prévoit le retour de la semaine de 4,5 jours en primaire, mais soulève de nombreuses contestations, faute de concertation. 


Tout au long de la semaine, les acteurs scolaires prévoient ainsi de faire du chahut.
Les premiers à contester la politique du gouvernement seront les animateurs de la ville de Paris, aujourd’hui. Ils réclament plus de moyens et doivent faire grève, entraînant la suspension totale des activités périscolaires dont ils ont la charge dans 520 écoles de la capitale. Un mouvement de grogne que le maire socialiste, Bertrand Delanoë, n'est pas parvenu à calmer jeudi dernier, en promettant des renforts de personnels dans les plus grands établissements de la ville.

Ce sera au tour des enseignants de se mobiliser demain et jeudi   contre la réforme phare de Vincent Peillon. Le SNUipp-FSU, syndicat quasiment unique du primaire, mettra du désordre dans les classes pour  réclamer un assouplissement. "Ce dossier mange tout et les autres chantiers prennent du retard", regrette Sébastien Sihr, son secrétaire général. Le syndicat prévoit notamment 70 % de grévistes jeudi à Paris. Après une prétendue concertation, le dialogue semble sévèrement grippé.  


Les parents d’élèves, enfin, vont eux aussi monter au créneau. Des appels à ne pas envoyer leurs enfants à l’école mercredi ont été lancés sur les réseaux sociaux, sans que leur ampleur puisse être estimée à l’heure actuelle.

Le retour à la semaine de 4,5 jours et l'intauration de nou­velles acti­vi­tés péri­sco­laires de garderie après les cours, a pris effet -vaille que vaille, par militantisme- dans un quart des com­munes en sep­tembre de cette année, les autres villes devant s'y mettre pour la ren­trée 2014.

Autant de mouvements qui prennent Vincent Peillon au dépourvu
 

Une majorité de Français contre la réforme des rythmes scolaires
53% des Français se disent oppo­sés à la réforme des rythmes sco­laires, contre 45% d'avis favo­rables et 2% ne se pro­non­çant pas, selon un son­dage BVA pour Le Parisien/Aujourd'hui-en-France/I-Télé-CQFD publié samedi.
Un fort cli­vage existe selon les sen­si­bi­li­tés poli­tiques des répon­dants : 72% des sym­pa­thi­sants de gauche approuvent la réforme de Vincent Peillon, tan­dis que 74% des sym­pa­thi­sants de droite y sont opposés.
La presse s'en prend à nouveau aux opposants  
Tout est pour le mieux dans
le meilleur des mondes socialistes
Les media dénoncent une manoeuvre visant prin­ci­pa­le­ment à "mobi­li­ser les élec­teurs contre le gou­ver­ne­ment avant les muni­ci­pales de l'année pro­chaine". En Bretagne, les salariés en Bonnets rouges, menacés dans leur emploi et matraqués d'impôts, se voient reprocher de faire cause commune avec leurs patrons pour sauver leur outil de travail et les manifestants qui conspuent le président sur les Champs Elysées le 11 novembre sont tous de dangereux extrémistes. Tout le monde devient suspect et toute opposition est stigmatisée sur ordre de l'Elysée, tandis que les menaces de poursuites pleuvent comme des hausses de TVA.

Le ministre de l’Education nationale a bricolé sa réforme sans écouter ses interlocuteurs
misant sur la docilité d'une population réputée acquise à ses vues. Il a encore défendu son projet en fin de semaine dernière, assurant que 93,5 % des communes concernées dès cette année font face sans difficultés.

La Ville de Paris serait donc le mauvais élève de la classe.

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