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samedi 6 juillet 2019

Le saboteur du bac 2019 est identifié

Le PCF accuse ...Blanquer de sabotage

Le parti communiste a désigné le ministre de l'Education nationale à la vindicte populaire

Résultat de recherche d'images pour "Blanquer"Jean-Michel Blanquer a "saboté le baccalauréat" avec des "tripatouillages illégaux", révèle le PCF vendredi 5.

Le ministre de l'Education nationale a en effet donné l'ordre d'attribuer aux candidats des notes fictives  pour parer à la grève de correcteurs opposés à la refonte de l'examen. "Dans un grand nombre de cas, ces résultats sont faux, les notes affichées ce matin sont le résultat de tripatouillages illégaux, imposés aux jurys par un ministre sans scrupule", affirment les communistes dans un communiqué.

Selon eux, "pour sauver sa réforme, Blanquer a saboté le baccalauréat".
"Un ministre prêt à tout pour imposer sa politique a sciemment contraint des fonctionnaires à adopter des pratiques illégales: invention de notes, calculs farfelus, substitution de l'administration aux jurys souverains", dénonce le PCF.

Le parti d'extrême gauche annonce qu'il "se battra pour faire reconnaître le scandale de cette rupture d'égalité". "Les réformes imposées par le ministre Blanquer détériorent les conditions d'éducation et aggravent les inégalités", écrit le PCF.

A gauche, le secrétaire national d'EELV, David Cormand a également pris la défense des grévistes, vendredi 5 juillet sur Public Sénat: "Evidemment, il y a le stress des élèves qui passent le bac, mais il y a aussi des enseignants qui essaient de protéger et de défendre un service public important". "Il y a un vrai problème: l'attaque en règle, depuis plusieurs années, contre le service public de l'éducation", a-t-il ajouté.

VOIR et ENTENDRE le point de vue de Cormand sur la "prise en otage" de 300.000 lycéens, une simple "résistance pacifique", selon lui : 

Les communistes dénoncent aussi son autoritarisme qui a  contraint des enseignants à adopter des pratiques illégales pour "sauver sa réforme". 

Le PCF estime que les contestataires sont "ignorés et méprisés" par le ministre et rappelle donc son hostilité à la réforme du bac qui introduit notamment une dose de contrôle continu

Pour amener le gouvernement à rouvrir des négociations sur les réformes du lycée et du bac qu'ils dénoncent, des professeurs ont refusé de saisir les notes des candidats mais aussi, pour certains, de rendre les copies. Ils étaient 300 que le ministère traita au départ comme quantité négligeable, mais 400, à l'arrivée, quand il fallut bien publier des résultats.
 
Face à cette mobilisation, d'abord minimisée avec mépris, et pour permettre aux candidats de connaître leurs résultats à la date prévue, n'importe quel résultats, quitte à les rectifier après la date d'affichage, le ministre de l'Education a détaillé mercredi une "solution technique" : si certaines notes d'examen manquent, ce sont les notes du contrôle continu de l'année qui seront prises en compte pour fabriquer une moyenne. Et si la note du bac s'avère finalement meilleure, c'est celle-là qui sera retenue. 
De quoi acheter cyniquement le silence des jeunes et de leurs parents ?

mercredi 3 juillet 2019

Fuite des sujets au bac: la fraude est plus importante qu'annoncée

Faute ou sabotage ?

Treize lycéens, dont six mineurs, ont été interpellés ce mardi

Les candidats non initiés se sont sentis pénalisés pour les accès aux mentions et à l'enseignement supérieur.

Résultat de recherche d'images pour "FUITE AU BAC" La rumeur avait circulé avant le démarrage des épreuves, mais la presse assure qu'elle "s’était répandue comme une traînée de poudre quelques heures à peine après la fin de l’épreuve de mathématiques du bac". Elle concède finalement que "certains candidats étaient en possession des sujets la veille au soir". 
Près d’une semaine et demie après l’épreuve, treize lycéens, dont six sont mineurs, ont été placés en garde à vue à Paris,​ ce mardien Ile-de-France et à Marseille pour "fraude aux examens, abus de confiance et recel de ce délit". Plusieurs perquisitions ont également été menées au domicile des gardés à vue.

Confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne de la police judiciaire parisienne, l'enquête a permis d’établir que les sujets ont principalement été relayés via la messagerie WhatsApp (propriété de Facebook) ou par SMS. 
"Mon client a reçu la veille au soir le sujet de l’épreuve de maths par un ami, alors qu’il n’avait rien demandé", assure Me Daniel Fellous, qui défend un des gardés à vue, lycéen dans un établissement réputé du 15e arrondissement de Paris. Selon le conseil, son client, tout juste majeur, a reconnu au cours de l’audition avoir fait un corrigé de l’épreuve qu’il a transmis à son tour. "Il ignore comment les sujets ont fuité", jure l’avocat. On ignore encore si l’auteur de la fuite a été pris dans le coup de filet de la PJ.

Reste à déterminer quelle est l’ampleur de la fraude

Nul doute qu'elle sera minimisée, qu'il s'agisse de l'accès à l’épreuve ou aux corrigés avant le début de l’épreuve. Le ministère de l’Education qui s’était d'ailleurs refusé à annuler l’épreuve, estima  que les tricheries étaient extrêmement limitées. "Ces suspicions [sic] de fuite concernent une zone géographique limitée : trois à quatre établissements d’Ile-de-France, dans lesquels des candidats auraient reçu par réseaux privés les sujets et non pas par des réseaux sociaux, en amont [!] des épreuves", avait déclaré Jean-Marc Huart, directeur général de l’enseignement scolaire au ministère de l’Education nationale, lors d’un point presse. Et Marseille ?

Les premiers éléments de l'enquête laissent penser que la fraude est plus importante qu’estimée au départ. 
Le ministère de l’Education nationale​ "prend note de l’évolution de l’enquête", mais, pour l’heure, Blanquer ne souhaite pas commenter ces interpellations.

Et si il commentait plutôt les fuites de ses services. 
Qui est à l'origine : un salarié de l'imprimerie, un enseignant, membre de la commission de sélection des sujets ou un ? On ne peut exclure aucune hypothèse, ni même que le ou les auteurs des fuites puissent être des militants de la gauche hostile au bac national. Mais, si on élimine la facilité de désignation d'un "déséquilibré", reste la plus plausible, très prisée de Macron, Castaner ou Darmanin, celle du "facho"...

vendredi 13 avril 2018

Réforme de l'université: intervention policière à la Sorbonne contre les "professionnels du désordre"

La police a délogé les "agitateurs professionnels", selon les termes de Macron

Les forces de l'ordre ont investi la Sorbonne jeudi soir pour évacuer des étudiants radicalisés

Les protestataires s'opposent à la réforme de l'accès à l'enseignement supérieur.
Selon le cabinet du recteur de l'université, les étudiants réunis en assemblée générale avaient voté "l'occupation" du site et "après trois heures de négociations infructueuses" avec eux, le recteur a requis "à regret" l'intervention des forces de l'ordre dans ce haut-lieu de la contestation estudiantine en mai 68, a demandé l'intervention de la police.

"Environ 200 étudiants [sur 12.000 étudiants inscrits et chercheurs en 2015] qui se trouvaient à la Sorbonne depuis le milieu de l'après-midi votaient une 'occupation' et refusaient de quitter les lieux", a indiqué la préfecture de police de Paris (PP) dans un communiqué. "L"évacuation, qui a concerné 191 personnes, s'est déroulée dans le calme et sans aucune incident", a ajouté la PP.

La Sorbonne a ensuite indiqué que "pour des raisons de sécurité, la Sorbonne sera fermée vendredi et samedi" et la majorité des étudiants empêchés d'étudier au moment des partiels.

Un mouvement étudiant en convergence sociale avec les cheminots

La réforme de l'accès à l'université, qui s'apparente selon ses détracteurs à une "sélection" en raison du classement des candidatures des bacheliers, crée des perturbations dans un nombre grandissant d'universités parisiennes et en régions, depuis des semaines, voire des mois.

A Paris-Tolbiac, occupée depuis fin mars, le président de l'université Panthéon-Sorbonne avait demandé mercredi l'intervention de la police, mais la préfecture n'avait pas donné suite à cette demande. Jeudi soir, des forces de l'ordre étaient présentes à l'extérieur de l'université. Elles ont quitté les lieux vers 23h30, sous les huées de quelque 200 personnes. 
L'AFP donne la parole à une 'agitatrice professionnelle' anonyme qui raconte sa bataille de Tolbiac (496-2018). Installée dans le site de Tolbiac (Centre Pierre-Mendès-France, annexe de l'université Paris-1 Panthéon-Sorbonne) depuis une semaine, elle rapporte que "dans la soirée, les flics sont arrivés et ont encerclé Tolbiac. Ils se sont rapprochés (des grilles) et au bout d'un moment sont repartis". Cette étudiante en histoire a ajouté: "On a va rester ici parce qu'on veut que le gouvernement nous entende. Les gens sont en colère, on le voit partout".

L'analyse de la situation par Macron, président de l'ordre

Une dizaine d'universités sont bloquées par des "agitateurs professionnels", a estimé jeudi Emmanuel Macron en conseillant paternellement aux étudiants de réviser leurs examens, qui ne seront pas "en chocolat".

Selon le dernier décompte du ministère de l'Enseignement supérieur, quatre universités sont entièrement bloquées ou fermées: Jean-Jaurès à Toulouse, Paul-Valéry à Montpellier, Rennes-2 et Paris-8 ('Université Vincennes à Saint-Denis').
 
Onze autres sites sont perturbés ou bloqués, en fonction des fluctuations du jour.
"Il y a très peu d'universités qui sont occupées", a estimé Emmanuel Macron lors de son entretien télévisé à TF1. "Qu'il y ait du débat, c'est une très bonne chose", a-t-il ironisé. "Je constate quand même que dans beaucoup d'universités occupées, ce ne sont pas des étudiants mais des agitateurs professionnels, les professionnels du désordre", qu'il ne nomme pas, mais qui sont à l'initiative des blocages. Une évocation troublante, dans une école élémentaire, singulièrement après celle de la guerre en Syrie.

Mercredi, Macron avait déjà dénoncé "des mobilisations violentes qui cherchent la convergence des luttes".

A l'université Paul Valéry de Montpellier, bloquée depuis deux mois (mi-février), personnels et enseignants ont fait front jeudi face aux étudiants opposés à la loi Vidal dans une ambiance houleuse. Les examens dématérialisés - via la plateforme numérique Moodle - qui étaient prévus "sont suspendus" après le "sabotage" mercredi de la salle des serveurs, a annoncé le président de l'université, Patrick Gilli, Professeur d'Histoire médiévale, alors que le président de la faculté de Droit est tracassé par des "agitateurs professionnels" qui se plaignent de son opposition au désordre créé dans ses locaux par des agitateurs venus de la fac de Lettres.

A Marseille, pour la première fois depuis le début du mouvement, la faculté des sciences était totalement bloquée jeudi matin par des étudiants qui empêchaient toute entrée dans l'université. "Les étudiants ont annoncé un blocage pour 24 heures, jusqu'à vendredi matin", a indiqué la doyenne de la faculté Saint-Charles, Laurence Mouret. 

A Nanterre, une assemblée générale a voté de nouveau le blocage de la fac jusqu'à mardi prochain. Ils ont appelé à une validation du second trimestre avec une moyenne de 15/20 pour tous. 
"Les étudiants, s'ils veulent avoir leurs examens en fin d'année, c'est mieux de les réviser", a sermonné le quadra paternaliste, parce qu'"il n'y aura pas d'examen en chocolat dans la République", a-t-il mis en garde.


A Nantes, environ 500 étudiants et lycéens ont aussi manifesté jeudi dans le centre-ville.

lundi 7 septembre 2015

Rainbow Warrior: 30 ans après, un seul des deux poseurs de la charge explosive s'excuse

Un autre agent secret n'a toujours aucun état d'âme 

Le 10 juillet 1985, Jean-Luc Kister participe à l'opération qui coulera le bateau de Greenpeace


Venu perturber des essais nucléaires dans le Pacifique,
l'opération secrète causa la mort du photographe Fernando Pereira, membre de l'équipage de Greenpeace, ONGI d'agit-prop dans le domaine de la protection de l'environnement. L'ex-agent a choisi le site d'information Mediapart pour dire ses regrets et présenter des excuses, revenant sur les conditions du fiasco du sabotage du Rainbow Warrior.

Le colonel Kister livre finalement sa version de l’histoire. 
Dans un entretien avec Edwy Plenel diffusé dimanche par Mediapart, l'ex nageur de combat du Service Action de la DGSE revient sur les détails de l’opération qui l’a amené à poser la charge explosive qui a coulé un navire de Greenpeace, le 10 juillet 1985, au large de la Nouvelle-Zélande. "Trente ans après les événements, avec les passions qui se sont apaisées, et aussi le recul que j'ai par rapport à ma vie professionnelle, j'ai pensé que c'était une occasion pour moi d'exprimer à la fois mes profonds regrets et mes excuses", confie Jean Luc Kister.

Le chalutier avait été reconverti par le groupe écologiste
dans le but de perturber les essais nucléaires français dans le Pacifique. Des agents français lancent alors une opération contre le navire, qui coûtera la vie à Fernando Pereira, un photographe de l’association. Jean-Luc Kister faisait partie de la “troisième équipe” qui a posé la charge. Emu, il adresse ses excuses à la famille de l’activiste, aux membres de Greenpeace qui étaient à bord et au "peuple néo-zélandais". "J'ai la mort d'un innocent sur la conscience, et ça pèse."

Jean-Luc Kister tente de s'innocenter

"Nous ne sommes pas des tueurs de sang froid", estime-t-il  à Mediapart.
Le drame avait largement entaché la présidence de François Mitterrand, en cours de premier septennat. A l'époque agent de l’unité des nageurs de combat du service Action de la DGSE, Jean-Luc Kister maintient toujours qu’il a simplement obéi aux ordres, mais que la "riposte" dont ont été chargés les douze agents qui ont participé à l'opération, sous l'autorité de Charles Hernu, ministre de  la Défense du président François Hollande dans le gouvernement Fabius, était "disproportionnée".

Interrogé par Mediapart, Jean-Luc Kister s'excuse

Le colonel affirme par ailleurs que les autres scenarii, moins agressifs, ont été refusés par le pouvoir politique: "Il y avait une volonté à un haut niveau de dire: 'Non, non, il faut que ça cesse définitivement, il faut une mesure plus radicale'. On nous dit: 'Non, il faut le couler'. Alors là c'est simple, pour couler un bateau, il faut faire un trou dedans. Et là, il y a des risques".

Quelques jours après la tragédie, des agents sont démasqués. Chargé par Mitterrand et Fabius, Charles Hernu démissionnera deux mois plus tard et mourra cinq ans plus tard, à seulement 66 ans. Dans ses explications, l’ancien agent accuse directement le pouvoir d’avoir livré son nom à la presse après les faits : "C'est pas aux journalistes que j'en veux, c'est au pouvoir politique". Depuis, Paris a présenté des excuses officielles et versé des indemnités. Les essais atomiques ont cessé en 1996.

Greenpeace ne veut pas oublier

Pour le directeur général de Greenpeace France, Jean-François Julliard, ces "excuses tardives" ne font que rappeler que "Fernando Pereira était un innocent sacrifié au nom d'une absurde raison d'État". "Cet attentat était un crime et non un accident", estime cet ex- secrétaire général de Reporters sans frontières (2008-2012), et ces événements "démontrent que la réponse violente ou répressive des États face à la société civile ne sert à rien". Il appelle le gouvernement à tirer des leçons des erreurs du passé et de "cesser de durcir les peines ou d'amplifier la surveillance des militants".
Le frère de Mme S. Royal manque-t-il implicitement de ce "courage moral plus rare que le courage physique"?

Le pilote du canot pneumatique serait le capitaine Gérard Royal (ci-contre), frère de Ségolène Royal. Identifié comme l'homme au bonnet rouge et surnommé Pierre le Marin, il était l'un des trois nageurs de combat qui ont coulé le chalutier de Greenpeace.
Selon son frère Antoine,  qui l'a affirmé au Parisien et que reprend L'Express du 2 octobre 2006, Gérard Royal aurait posé la bombe sur la coque du Rainbow Warrior en 1985. L'actuelle ministre de l'Environnement, Laurent Fabius, ministre du gouvernement de Manuel Valls et Dominique Strauss-Kahn, dont Hollande fut en 2012 le candidat socialiste de substitution, suite à ses premières affaires de moeurs sexuelles, évoquèrent une possible manoeuvre de "politique nauséabonde"...

Un frère cadet de la candidate PS à l'investiture présidentielle socialiste, Antoine Royal (ci-contre en 2007, mort d’un cancer du pancréas à 59 ans), a affirmé  que son frère Gérard lui avait révélé avoir "posé la bombe" sur le bateau coulé en 1985 par des agents français dans le port néo-zélandais d'Auckland. L'appartenance de Gérard Royal, ancien nageur de combat et maintenant retraité avec le grade de colonel, à la DGSE, ainsi que son implication dans l'opération contre le Rainbow Warrior, avaient déjà été révélées par l'Express dès 1995 (page "déplacée" depuis !) Alors que la version officielle prétendait jusque là qu'il n'était que le pilote du canot pneumatique utilisé pour approcher le navire, son frère Antoine avait brisé le tabou: "Il avait pris une embarcation avec une deuxième personne pour s'approcher du bateau. Il a pu échapper aux autorités néo-zélandaises, contrairement au faux couple Turenge qui a été interpellé. Ma sœur a appris qu'il était présent lors de l'opération à l'occasion d'un article récent dans la presse." Lors d'un déplacement à Guingamp, Ségolène Royal en campagne avait clamé son admiration pour son frère Gérard, se déclarant même "un peu surprise de cette polémique", qui éclate "au lendemain de [sa] déclaration de candidature". Paranoïa et mauvaise foi...

Le scandale était si retentissant que Charles Hernu avait servi de bouc émissaire
L'opération, le 10 juillet 1985, avait fait un mort, Fernando Pereira, militant de l'organisation écologiste. Trois mois plus tard, Laurent Fabius, alors Premier ministre, était contraint d'avouer l'implication de la DGSE. "C'est sans doute une coïncidence, un hasard total [...] si on reparle de cette histoire qui est arrivée il y a plus de 20 ans pour mettre en cause Mme Royal alors qu'elle est candidate à la candidature et peut-être pour me mettre en cause aussi puisque je suis candidat, avait-il déliré sur France 2. [...] Ce n'est pas ma conception de la politique. Je ne suis pas pour une politique nauséabonde et si on veut arrêter les socialistes comme ça, on n'y arrivera pas." L'affaire du sang contaminé ne l'a pas davantage arrêté... Quand bien même les faits seraient avérés, Dominique Strauss-Kahn, qui est également candidat à l'investiture présidentielle du PS, a trouvé "malvenue" l'irruption de telles révélations dans la campagne.

Deux agents français, Alain Mafart et Dominique Prieur, les "faux époux Turenge", ont reconnu avoir posé les deux charges explosives sur le navire. Ils ont été condamnés par la Nouvelle-Zélande à 10 ans de prison pour homicide involontaire. Leur procès a été filmé et devait être diffusé sur une chaîne néo-zélandaise. Les deux Français ont finalement été expulsés vers l'atoll de Hao en Polynésie française, en application d'un accord conclu entre la France et la Nouvelle-Zélande. Ils ont été relâchés et sont retournés en France 18 mois plus tard.
La Nouvelle-Zélande a jugé peu probable de demander l'extradition d'un frère de Ségolène Royal -protégé par l'impunité- à la suite des révélations parues dans Le Parisien. Selon la Première ministre Helen Clark, la police devrait rouvrir les dossiers mais une demande d'extradition n'en résultera probablement pas, les deux gouvernements ayant convenu de clore l'affaire en 1991. "Pour que la Nouvelle-Zélande poursuive une affaire comme celle-ci via Interpol, il faut bien sûr obtenir une certaine coopération à l'autre bout, a expliqué Clark à la télévision. [...] Je pense que le gouvernement français en référera à la décision de 1991 en disant, minute, cela a été réglé il y a longtemps."

Edwy Plenel, qui a dirigé l'entretien, décide que ces excuses viennent clore un énorme scandale politique, mais il reste encore une "petite part de mystère": le niveau de connaissance de François Mitterrand, qui était au courant de l'opération selon les affirmations de l'amiral Pierre Lacoste, patron à l'époque de la DGSE. La question n'est pas de déterminer "à quel point il savait que l'opération allait être si violente", mais de prouver qu'il a donné son feu vert à cette mission. 
L'amiral Lacoste affirme que l'action contre Greenpeace a été donnée avec l'accord du président François Mitterrand :
"Reçu en audience par le président de la République, le 15 mai à 18 heures, j'avais mis cette question au premier point de l'ordre du jour (…). J'ai demandé au Président s'il m'autorisait à mettre en œuvre le projet de neutralisation que j'avais étudié à la demande de Charles Hernu. Il m'a donné son accord en manifestant l'importance qu'il attachait aux essais nucléaires. Je ne suis pas alors entré dans un plus grand détail du projet, l'autorisation était suffisamment explicite."

lundi 10 août 2015

Terroristes de Tarnac: le Parquet déjuge la magistrate

Le Parquet maintient que le sabotage de lignes SNCF relève du "terrorisme"
Le Parquet de Paris a fait appel de l'abandon de la qualification "d'entreprise terroriste"
Famille bourgeoise et études supérieures
dans le dossier Tarnac, village de Corrèze (département du député François Hollande), où des activistes se retrouvaient.décidée par la juge d'instruction en charge du dossier.

Le Parquet de Paris conteste l'ordonnance du juge d'instruction qui a décidé de renvoyer en correctionnelle huit militants libertaires, dont Julien CoupatLe ministère public demandait que la circonstance aggravante d'"entreprise terroriste" soit retenue à l'encontre de trois militants, dont Julien Coupat (ci-contre) et sa compagne, Yildune Lévy (ci-dessous). Le dossier des huit membres du groupe Tarnac, soupçonnés d'avoir saboté des lignes TGV en 2008, va être examiné par la chambre de l'instruction.



Une jeunesse propre sur elle
Les parties au procès s'écharpent depuis le début sur la qualification à retenir des actes reprochés aux prévenus, à savoir le sabotage de plusieurs lignes SNCF. La défense fonde son argumentation sur le manque de preuves, selon elle, contestant notamment la légalité de moyens de surveillance mis en oeuvre par la DCRI, au domicile de Julien Coupat dès le 15 août 2008, et à l'épicerie de Tarnac, via un dispositif artisanal découvert en avril 2008. Ces éléments avaient conduit juge d'instruction en charge du dossier, à abandonner la qualification d'entreprise terroriste. Jeanne Duyé lui a préféré celle "d'association de malfaiteurs", dans une ordonnance rendue vendredi.

Un appel "en toute logique" 
Type de littérature d'extrême gauche

"La juge d'instruction ne nous a pas suivi, c'est pourquoi nous faisons appel, comme nous en avons le droit." Le Parquet de Paris estime donc que son appel a été interjeté "en toute logique". "Nous nous étions exprimés lors des réquisitions pour que la qualification d'entreprise terroriste soit retenue dans le cadre du renvoi.
Le Parquet maintient que les éléments versés dans le dossier à l'encontre des prévenus relèvent bien du terrorisme, c'est-à-dire "d'actions commises en vue de porter atteinte à l'ordre public par l'intimidation ou la terreur". 
Il rappelle également que la Cour d'Appel de Paris a validé en octobre 2010 l'intégralité de l'enquête, la chambre de l'instruction rejetant à l'époque la demande formée par la défense pour faire invalider les pièces relatives au placement sous surveillance des prévenus. 

Une instrumentalisation politique ?

En toute logique également, Marie Dosé et William Bourdon, avocats des prévenus, considèrent que l'ordonnance de la juge d'instruction "est un camouflet difficilement supportable pour le Parquet, qui reste dans une logique qui n'a rien de juridique, mais qui est une logique d'entêtement idéologique". 

L'opposition et sa presse avaient politisé l'enquête. 

Le gouvernement et la ministre de l'Intérieur de l'époque, Michèle Alliot-Marie, avaient même été accusés de l'instrumentaliser en insistant sur son caractère terroriste lors d'une vague de sabotages révolutionnaires de caténaires en plusieurs points du réseau. L'internationale communiste révolutionnaire créa des comités de soutien en France et à l'étranger et une manifestation de soutien rassembla des militants extrémistes le 31 janvier 2009 à Paris (photo ci-dessus).
Julien Coupat, situationniste de 33 ans à l'époque et doctrinaire apparenté à l'ultra-gauche, et Yildune Lévy, 31 ans (à ce jour), ont bien reconnu leur présence à Dhuisy (Seine-et-Marne)  dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008 aux abords de la voie ferrée où passe le TGV Est. Pour regarder passer les trains ?

En revanche, ils ont toujours nié avoir participé à la pose d'un fer à béton, retrouvé plus tard sur la caténaire. Tordu en forme de crochet, il avait causé d'importants dégâts matériels au premier TGV du matin, et fortement perturbé le trafic. 

Outre les faits de Dhuisy, le Parquet imputait à Julien Coupat, qui a effectué un peu plus de six mois de détention provisoire jusqu'en mai 2009, une participation à un autre sabotage du TGV Est, dans la nuit du 25 au 26 octobre 2008 à Vigny (Moselle). Le Parquet de Paris a également fait appel d'un non lieu partiel prononcé par le juge pour ce volet  de l'affaire. Il considère que "ces faits sont constitués", a-t-on précisé à Reuters de même source.Le dossier Tarnac est désormais renvoyé devant la chambre de l'instruction.

Un numéro de duettistes

Dans un premier temps
, la juge a déqualifié la charge de terrorisme, en sorte que
la Cour d'Appel cautionne sa décision qui vide le dossier de l'essentiel.

Dans un second temps, le tribunal correctionnel prend le relais et finit le travail en jugeant  - avec les apparences du respect du droit - que les ex-terroristes ne sont que des étudiants attardés et des intellectuels inconscients ayant agi sans intention de nuire.


Au final, Christiane Taubira ne sera pas mécontente du tour joué à l'opinion. La comédie de justice aura bien été une mascarade.


 

mercredi 23 juillet 2014

SNCF: incendie suspect dans un poste d'aiguillage à Vitry-sur-Seine

Gare d'Austerlitz : le trafic totalement bloqué reprend peu à peu

L
a SNCF avait totalement stoppé le trafic depuis mercredi matin
en raison d'un incendie dans un poste de circulation à Vitry-sur-Seine, sur la "ceinture rouge " de Paris.
Interrompu depuis mercredi matin, le trafic des trains en gare d'Austerlitz a commencé à reprendre en soirée avec la mise en place de quatre trains à destination d'Orléans, a annoncé la SNCF.  "C'est une première éclaircie, on y va très doucement", a-t-il ajouté.

Des navettes ferroviaires ont été mises en place entre Juvisy et Saint-Martin d'Etampes, Juvisy et Dourdan, Juvisy et Versailles-Chantiers et entre Massy-Palaiseau et Pont de Rungis. Des cars sont également prévus entre Choisy-le-Roi et Pont de Rungis, avec la desserte des gares intermédiaires.
Par ailleurs, la SNCF recommande à ses usagers souhaitant se déplacer entre Paris et Juvisy à emprunter la ligne D du RER. Pour aller vers Massy Palaiseau ou Pont de Rungis Aéroport d'Orly, les voyageurs sont invités à prendre les trains de la ligne B du RER.

Le trafic reste perturbé 

En dehors de ces quatre trains, le trafic reste interrompu dans les deux sens de circulation pour tous les trains du RER C, les trains Intercités et les TER Centre à destination ou en provenance de Paris Austerlitz. L'entreprise tablait sur une reprise de la circulation mercredi après-midi, mais "l'importance des travaux provoqués par l'incendie du poste de circulation de Vitry-sur-Seine conduisent SNCF à prolonger l'arrêt de toutes ses circulations jusqu'en fin de journée au départ et à l'arrivée de Paris Austerlitz", avait-elle expliqué dans un communiqué. 
En attendant la reprise totale du trafic, la SNCF invite les voyageurs à modifier leur voyage ou à utiliser des moyens de substitution. La situation devrait rester très perturbée jeudi.

Un violent incendie

Un important incendie s'est déclaré vers 4h30 dans la nuit de mardi à mercredi au poste d’aiguillage des Ardoines à Vitry-sur-Seine (94), en banlieue sud de Paris. Les dégâts occasionnés ont contraint la SNCF à interrompre totalement le trafic au départ et à l'arrivée de la gare d'Austerlitz, ainsi que le trafic du RER C dans les deux sens de circulation entre Paris-Austerlitz et Juvisy (Essonne) et entre Paris-Austerlitz et Massy-Palaiseau (Essonne).

Le 12 juillet 2013, le jour du déraillement à Brétigny-sur-Orge, la SNCF a été confrontée à un acte de malveillance sur le même axe Paris-Limoges. 
En cause: le démontage d’une "éclisse", le même type de pièce qu’à Brétigny-sur-Orge. Une locomotive du groupe nucléaire Areva, qui circulait à vitesse réduite, a déraillé à proximité du lieu-dit du Pradelet, à 30 km au nord de Limoges, où Areva entrepose de l’uranium appauvri provenant de Pierrelatte, où se trouve une partie du complexe nucléaire de Tricastin. L’uranium appauvri y est transporté dans des conteneurs acheminés en train. Un mystérieux groupe antinucléaire avait revendiqué le sabotage dans un communiqué envoyé au quotidien "Populaire du Centre". Au moment du déraillement, aucun transport d’uranium n’était toutefois en cours. La SNCF avait déposé plainte pour "mise en danger de la vie d’autrui" et Areva avait  pour sa part déposé une plainte contre X pour sabotage. Dans l’affaire de Brétigny-sur-Orge, une éclisse est également à l’origine du drame qui a fait 6 morts et une trentaine de blessés.
Le 23 décembre 2013 à Drancy (Seine-Saint-Denis), un train qui transportait également des matières radioactives a déraillé dans la gare de triage de Drancy.

Or, en 2008, un petit livre vert de 125 pages, sorte de bréviaire anarchiste, a été découvert par des enquêteurs chez des activistes présumés de l'ultra-gauche dans le cadre de l'enquête sur les dégradations des voies ferrées. Publié en mars 2007 "L'Insurrection qui vient" est signé d'un "collectif invisible" qui se présente comme "une tendance de la subversion présente"
 

mercredi 24 juillet 2013

Malgré Brétigny, la vétusté des aiguillages de la SNCF ne peut plus être incriminée

Renforcement de la thèse de la malveillance

La pièce défaillante de l'aiguillage à l'origine du drame Brétigny serait un cas isolé


La campagne de vérification des aiguillages lancée sur l'ensemble du réseau national après la catastrophe de Brétigny-sur-Orge (Essonne), qui a fait six morts le 12 juillet, n'a pas décelé de risques pour la sécurité, selon la SNCF.
"Les vérifications n'ont pas décelé de situation de nature à engager la sécurité", a affirmé jeudi Pierre Izard, directeur de la branche SNCF Infra, chargée de l'entretien du réseau, lors d'une conférence de presse ce mercredi.

Un contrôle venait toutefois d'être effectué, le 4 juillet
, avaient précisé les autorités de la SNCF, dans le secteur de Brétigny et n'avait rien révélé
 début juillet, quelques jours seulement avant la catastrophe, à l'entrée de la gare du drame...
France Info titra: "L'aiguillage vérifié il y a neuf jours" et rapporta que "selon la SNCF, cet aiguillage a fait l'objet d'un contrôle de sécurité le 4 juillet. Une demi-heure avant la catastrophe, un autre train est passé par cet aiguillage sans qu'aucune anomalie ne soit relevée. Quant aux wagons et à la locomotive, ils étaient "à jour de toute vérification".

Conséquence immédiate de ce constat : la SNCF avait annoncé qu'elle allait contrôler les 5.000 pièces semblables de son réseau."
Immédiatement après l'accident survenu en gare de Brétigny, les syndicats avaient mis en cause la vétusté et la SNCF  une éclisse, sorte d'agrafe d'acier liant deux rails, qui se serait détachée pour se bloquer dans le coeur d'aiguillage, provoquant le déraillement. Partant de cette affirmation, l'entreprise publique avait lancé une campagne de vérification pour inspecter l'ensemble des 5.000 aiguillages et 100.000 éclisses du réseau national.

Une opération médiatique de dissimulation

Des contrôles renforcés
Le bilan de de cette campagne est que "le nombre d'interventions est relativement bas", ajoute Pierre Izard, alors que la presse avait immédiatement pointé la vétusté des installations ferroviaires françaises. "Il est conforme à ce qu'on pratique dans l'entretien courant de nos aiguillages". Sur le terrain, 4% des aiguillages vérifiés ont nécessité des "réglages de géométrie préventifs", 5% des attaches ont fait l'objet d'un resserrage et 6% des boulons ont été resserrés. 
Le caractère de l'accident de Brétigny serait "totalement inédit sur le réseau" et va amener la SNCF à renforcer le contrôle de ses aiguillages: la vérification des plus sollicités interviendra "chaque semaine plutôt que tous les quinze jours, au cours des prochaines semaines", annonce le patron de SNCF Infra.

Un précédent déraillement avait eu lieu le 12 juillet
- Lien PaSiDupes 2008 - "SNCF : ruptures de caténaires sous des …tirs de carabines !" :Leur vétusté -selon les syndicats- n’expliquait (déjà) pas tout…

- Lien PaSiDupes consacré à des précédents de malveillances, notamment sur cette ligne Paris-Orléans-Limoges : Catastrophe de Brétigny-sur-Orge : une commission d’enquête s'impose : Interrogations sur des silences

La SNCF a bouclé son enquête-maison
, conduite conjointement avec le gestionnaire des rails, Réseau Ferré de France (RFF). Ses premières conclusions avancées par Guillaume Pepy ne sont pas une surprise: selon le président de la SNCF, le rapport confirme la thèse d'une éclisse détachée ! Ce rapport, remis à la Justice et au ministère des Transports, est soumis au secret de l'instruction, a-t-il rappelé. Les causes du détachement de l'éclisse restent toutefois inconnues. "Toutes les hypothèses sont considérées mais aucune n'est priviliégiée", a déclaré Guillaume Pepy. Le president de la SNCF a redit sa volonté d'assumer sa "responsabilité pleine et entière". "Nous prendrons à nouveau toutes nos responsabilités lorsque les premières résultats des enquêtes judiciaires et administratives seront connus", a-t-il conclu.

Quelques ajustements apparaissent toutefois nécessaires
Le train a déraillé à 17h11 et pas à 17h14. "L'heure de l'accident est bien 17h11 et non pas 17h14, comme nous l'avions d'abord dit. Le 17h14 est une information qui est sortie du poste d'aiguillage quelques heures après l'accident et c'était une inexactitude", a précisé Pepy, lors d'une conférence de presse. Cette "imprécision" sur l'horaire ne remet pas en cause les informations sur la vitesse de l'Intercités 3657. "Le train n'était pas en avance sur son horaire, le train n'allait pas trop vite. La vitesse de la bande graphique en témoigne", a-t-il ajouté. Le conducteur non plus ne peut en aucun cas être incriminé...

jeudi 18 juillet 2013

SNCF: à Brétigny, la thèse du sabotage se précise

Un précédent déraillement le 12 juillet

Le 15 juillet 2013 en Gare de Bondy (Seine-Saint-Denis), des agents de la SNCF inspectent et resserrent si besoin les éclisses des aiguillages des voies ferrées après l’accident ferroviaire de Bretigny-sur-Orge.Les malveillances qu'on nous dssimule

La SNCF a eu à connaître un autre acte de malveillance dans une gare de la Haute-Vienne
, le jour du déraillement du train Paris-Limoges. Même mode opératoire: le démontage d'une "éclisse", la même pièce qu'à Brétigny-sur-Orge, où les investigations sur les circonstances du drame suivent leur cours.
L'intuition d'un attentat grandit avec ce nouvel élément venu s'ajouter à différentes enquêtes, l'une judiciaire, les deux autres administratives, se poursuivent sur les causes du déraillement du train Paris-Limoges, le 12 juillet, en gare de Brétigny-sur-Orge (Essonne). 

L'information a filtré: le même jour et toujours sur l'axe Paris-Limoges, un autre acte de malveillance a été commis dans le département de la Haute-Vienne, de l'autre côté, à la gare de triage de Saint-Sulpice Laurière. Une locomotive haut-le-pied, qui circulait donc sans wagons de voyageurs et, semble-t-il à vitesse réduite, a déraillé sans  se coucher sur le côté. D'après des technciens de la SNCF, l'acte de malveillance ne fait aucun doute, des éclisses (lourdes pièces d'acier) et des boulons ayant été démontés et retrouvés sur le bas-côté. De bonne source, on indique également que les autorités locales ont été prévenues et qu'une plainte a été déposée à la gendarmerie, qui a effectué les premières constatations sur place. 

Le service de communication de la SNCF confirme être "au courant" de cet incident 

Mais la SNCF ne souhaite pas le commenter
, dans la mesure où une enquête de la gendarmerie est cours. Dans l'affaire de Brétigny-sur-Orge, le mauvais positionnement d'une éclisse est à l'origine du drame (6 morts, une trentaine de blessés).
Après les attaques à répétition de caténaires des années 2008-2009 (cf. libellé "caténaire(s), rien ne permet encore de conclure, à ce stade des investigations, à un sabotage...  
Ni à l'intention criminelle et à la récidive. Pourvu donc que la série ne continue pas...
-  "Arrachage de caténaire dans le Var: une pure malchance ? "