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dimanche 17 décembre 2017

Monarque républicain, Macron assume son "Noël en famille" au château de Chambord

Comble du "bling-bling", Macron revendique la vie de château

Le président Macron a justifié dimanche d'avoir célébré “Noël en famille” au château du roi François 1er


Le vaniteux banquier a fait la fête au château avec une semaine d'avance, ce qui fait polémique en république, comme le ferait un signe de la Croix à l'enterrement d'un chanteur. Mais la critique ne l'intéresse "pas beaucoup," assure le bourgeois gentilhomme.

Il nie toutefois avoir fêté son anniversaire...
"On a fêté Noël avant l'heure, affirme-t-il désormais. "J'avais choisi de le faire un peu à l’écart de Paris pour passer ces deux jours en famille, donc nous étions à 15", a-t-il déclaré à RTL, ajustant sa com' à la critique. "Un week-end en famille avec des beaux sites français, dans la ruralité française, rien de plus, rien de moins."  "Mon peuple", comme il dit, n'était néanmoins pas de la partie. 

Une erreur psychologique du "président des riches"

Président hautain trahissant sa part de vanité, l'ex-trentenaire a admis qu'il aurait pu célébrer l’événement à l'Elysée et "profiter des lieux de la République pour le faire", mais si son raisonnement était cohérent, il aurait plaidé en faveur du Touquet, puisqu'il prétend avoir voulu fêter "Noël en famille".

Et d'insister pesamment : "J‘ai à coeur, quand je suis avec ma famille, d'aller avec les Françaises et les Français, plutôt en France, et de le payer avec mes deniers", a-t-il poursuivi pour se justifier. Combien de Françaises et de Français moyens ont-ils reçu des cartons d'invitation au château de Chambord ? 

L'Elysée s'était fendu d'une déclaration publique pour un événement privé.
Le Palais avait déclaré samedi qu'Emmanuel Macron avait décidé de fêter son 40e anniversaire à Chambord, haut lieu de la Renaissance, avec son célèbre château de François Ier. Un site royal pour un anniversaire présidentiel... 

Mais c'est aussi un domaine où sont données des chasses présidentielles.
Emmanuel Macron veut réouvrir les "chasses présidentielles" : mais au fait, c’est quoi cette pratique héritée de la monarchie ?
Or, à son arrivée, le président Macron a rencontré des chasseurs qui avaient participé à une battue de régulation des sangliers. Porte-flingue de la Fédération nationale de chasse (FNC), ancienne plume de Nicolas Sarkozy sur les questions cynégétiques en 2007, puis celle de François Hollande sur la chasse, la pêche et la ruralité en 2012, qui avait conseillé Emmanuel Macron sur cette thématique pendant la présidentielle, le lobbyiste Thierry Coste était justement présent : "C'est la première fois depuis 40 ans qu’un président de la République vient en forêt à l’occasion de la fin de la chasse", s'est-il félicité, selon Le Monde.
En mars 2017, devant l'Assemblée générale de la Fédération nationale des chasseurs à Paris, le candidat Macron s’était déclaré favorable à la réouverture des chasses présidentielles. Une pratique longtemps utilisée par les présidents de la Ve République, dans la plus pure survivance monarchique, et largement financée par l’Etat. Macron dit être le candidat du renouveau, mais il n’est pourtant pas contre un petit retour de plus dans le passé.
Ces petites "sauteries au château", une tradition officiellement abolie par Nicolas Sarkozy en 2010, véhiculent une image de faste, de tradition, réservée à quelques initiés. Ces chasses se déroulaient dans les propriétés de Rambouillet, Marly-le-Roi, ou encore au château de Chambord. Chaque année, une quinzaine de journées de chasse étaient ainsi offertes au nom du président de la République, à ses invités, pour leur permettre de courir après le petit gibier ou le sanglier. A chaque fois, c’est une trentaine de nantis qui sont sélectionnés, savant dosage d’industriels du CAC40, de chefs d’Etat africains ou du Proche-Orient, d’hommes politiques de tout bord, de personnalités de la police ou de la justice.
Le chef de La France insoumise (LFI, parti de manants d'extrême gauche), Jean-Luc Mélenchon, avait en outre dénoncé un "symbole royaliste". En marge d’un déplacement à Barcelone, pour soutenir les indépendantistes, il a ironisé : "Pourquoi est-ce qu’il s’en va célébrer son anniversaire à Chambord ? Quelle drôle d’idée ! Je suis tellement républicain que tout ce qui touche aux symboles royalistes m’exaspère, je trouve ça ridicule. Mais il en faut pour tous les goûts. Chambord, c’est un peu traditionnel. C’est les rois de France de la Renaissance. Rien à voir avec l’obscurantisme libéral dont il est le porteur".

Nicolas Dupont-Aignan a lui aussi fait part de son agacement dans un message publié sur Twitter.
Le président français a estimé qu‘il ne fallait “pas tomber dans cette espèce d‘esprit chagrin qu‘ont beaucoup, qui voudraient voir toujours des symboles”.

“Chambord a une histoire, elle est glorieuse, moi j‘y suis très attaché, évidemment dans les grandes heures de la royauté française mais qui ensuite était une vraie histoire républicaine. Donc les polémiques, elles ne m‘intéressent pas beaucoup”, a-t-il dit.

“Triste polémique”, a renchéri dimanche soir sur LCI le ministre de l‘Economie Bruno Le Maire. “Le président de la République prend un week-end pour la première fois qu‘il a été élu.”

vendredi 18 août 2017

Macron en flagrant délit de tromperie des Français sur ses vacances faussement "normales"

Des vacances bling bling pour les Macron !
Dans le quartier friqué du 7e arrondissement de Marseille
La réalité révélée 
Des célébrités aussi ont choisi ce lieu d'exception
Le couple Macron réside dans une ville portuaire qui évoque la vie difficile des pêcheurs et des dockers. Mais ils sont en vérité hébergés au Roucas-Blanc, un quartier huppé depuis le début du XXe siècle, et dans sa partie la plus écrasante de richesse. "Le parc Talabot, ensemble résidentiel de villas de très haute classe sur un vaste terrain boisé, est pionnier en matière de fermeture. Le lotissement date de 1936 à l’instigation de la Société Immobilière de l’étang de Berre et de la Méditerranée. La Ville n’arrive pas alors à rassembler assez de fonds pour l’acquérir ", décrit un dossier qui se penche sur les ensembles résidentiels fermés de Marseille, paru dans Pouvoirs locaux.

Les Macron ont tenté de faire croire à des vacances normales, mais le grand luxe de leur séjour est maintenant étalé aux yeux stupéfaits des électeurs.

L'accès au parc Talabot est réglementé, à Marseille.
La photo dissimulatrice de la vérité
Tenus secrets, ces lieux d'exception ont été éventés ce week-end. "Pour la petite histoire, cette partie de Marseille abrite les Marseillais parmi les plus fortunés", écrit de son côté le journal La Marseillaise.


Le JDD fournit la version officielle.
L'Elysée et la presse se sont bien moqués des Français, avec cette manoeuvre d'autant plus odieuse qu'elle fait suite à l'adoption de la loi dite de "confiance" qui prometle "renouvellement de la vie publique"...
"Après avoir passé en revue toutes les résidences d’état situées dans le Midi, exclu le fort de Brégançon et envisagé plusieurs possibilités, Emmanuel Macron a opté pour la résidence privée du préfet de la Région Paca, Stéphane Bouillon," assurait-on. Il s’agit du Parc Talabot, une résidence "située dans un quartier chic sur les hauteurs de Marseille, au bout d’une impasse discrète, à l’abri des regards et facilement sécurisable, elle est dotée d’un parc et d’une grande piscine, non loin de la plage du Prado", détaille le JDD.

On ne s'attendait pas du banquier qu'il fasse un séjour au "Camping Paradis"
mais qui pouvait croire qu'il dissimulerait un choix aussi bling-bling. Pour la petite histoire, cette partie de Marseille abrite les Marseillais parmi les plus fortunés - la ville compte en effet plus de 3.000 ménages assujettis à l’impôt sur la fortune, soit 0,4% de sa population.
Villa du Parc Talabot
Le nom de Talabot vient du 'château' de l’ingénieur polytechnicien Paulin Talabot, qui a contribué au développement du chemin de fer en France et à embourgeoiser le quartier. En 1860, l’architecte Louis-Jules Bouchot, le créateur des gares de Nice et Milan, lui a construit un château dans le quartier. Les belles demeures en ont attiré d’autres.

Le "quartier-village" du Roucas-Blanc attire aussi des célébrités. 
Le chorégraphe Roland Petit et sa compagne Zizi Jeanmaire ou le chanteur Jean-Jacques Goldman y ont vécu. L’humoriste Jean Roucas en est originaire. Le comédien Kad Merad ou l’animateur Laurent Ruquier ont aussi choisi le 7e arrondissement de Marseille.

Macron a berné les fans de l'OM.
Sa duplicité naturelle et ses cours de théâtre, sous la houlette de Brigitte, ont même incité le banquier à donner dans le popu, s'exhibant en maillot de l'OM. Passer des vacances dans une ville populaire, c'était une opération de communication bien essayée pour redresser l'image en berne du président, alors que sa courbe de popularité dégringole, mais elle a tourné au fiasco avec la découverte malvenue de la manipulation de l'opinion, à quelques jours d'une rentrée sociale qui s'annonce agitée.

L'ancien député socialiste de Marseille, Patrick Mennucci appelle le Président à ne pas rester qu'au Roucas blanc.
"Ce serait bien aussi qu'il ait conscience de la situation de la ville, coupée en deux, avec le plus haut taux de chômage des grandes villes". Le socialiste ajoute : "A part ça, bienvenue au président de la République. Il est aussi en vacances, il a le droit de faire ce qu'il veut..."


mercredi 26 avril 2017

La Rotonde ou Le Fouquet's: Macron ne se reconnaît pas "bling-bling"

"Aucun regret" de l'ex-banquier d'avoir célébré à La Rotonde sa première place, anticipant - un peu vite - le second tour

Le candidat a riposté, dénonçant le "diktat de la bien-pensance triste"

Qualifié pour le second tour de la présidentielle, l'insolent fêtard a assuré ce mardi 25 avril n'avoir "aucun regret" d'avoir célébré dimanche sa première place à la brasserie parisienne La Rotonde.

Le candidat d'En Marche! s'était attiré des critiques en anticipant sa victoire dans cette brasserie huppée, en présence de proches et de plusieurs personnalités du monde politique et du show-business, avant que les Français ne l'ait porté à l'Elysée,  face à Marine Le Pen. 
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"C'était sincère et je l'assume totalement", a naïvement rétorqué l'ancien ministre de Hollande au JT de France 2, ajoutant, hautain, "ne pas avoir de leçon à recevoir".
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"J'assume totalement", a enchaîné "Emmanuel Hollande". "François Macron" a défié l'opinion, assurant qu'il n'obéira pas au "diktat d'une bien-pensance triste qui (lui) dirait où aller".
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Macron s'est encore défendu mercredi à Amiens

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Le favori des sondages et de la presse sociale-libérale s'est aussi dit "triste" pour "les électeurs de Mélenchon" qui "valent beaucoup mieux", alors que le candidat du PCF masqué derrière le slogan 'La France insoumise' n'a pas à ce stade donné de consigne de vote pour le second tour. 

Le candidat d'En Marche! a donc précisé que Jean-Luc Mélenchon "n'avait pas hésité, il y a quinze ans, à appeler à faire rempart au FN" au côté de Jospin (éliminé au premier tourcomme Hamon en 2017) et à appeler à voter Jacques Chirac face à Jean-Marie Le Pen.


Le banquier a vendu la peau de l'ourse avant de l'avoir tuée

L'arrogant Macron s'est considéré élu à la présidence face à David Pujadas : "Je resterai le maître des horloges, il faudra vous [les media] y habituer". 
Une phrase qu'il avait d'ailleurs déjà prononcée quelques heures plus tôt lors d'un déplacement à Garches dans les Hauts-de-Seine.
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Imbu de sa personne, le p'tit gars ?


Critiques à droite comme à gauche. 
A droite, Sébastien Chenu, délégué national du Rassemblement Bleu Marine, a dénoncé un "petit Fouquet's, avec le showbiz". "On a vu cette France du bling bling qui revenait", s'est-il indigné sur Europe 1. "Les Français ne veulent plus voir ça et c'est le marqueur d'Emmanuel Macron : les start-ups, le champagne, les paillettes, non merci.

Le maire LR de Tourcoing, Gérald Darmanin, a pointé une attitude "indécente au moment où l'extrême droite est au second tour". 

A gauche, c'est David Cormand, numéro un d'EELV, qui a jugé cette "fête assez indigne".

46 euros entrée-plat-dessert : bio ?
Les inconditionnels de l'entourage d'Emmanuel Macron - des socio-démocrates ?-  se sont pourtant empressés de prendre sa défense au lendemain de la soirée. Le maire de Lyon et fidèle soutien, Gérard Collomb, a ainsi posté le menu du restaurant sur Twitter pour montrer que les prix, dans la moyenne de ceux d'une grande brasserie parisienne, n'avaient rien d'extravagants. Ce n'est ni Flunch, ni McDo !... 
Lundi sur Europe 1, Benjamin Griveaux, porte-parole d'En Marche!, a enfoncé le clou. "Le repas coûtait 46 euros entrée-plat-dessert", a-t-il souligné. Surtout si la soirée est financée sur les "frais de bouche" de Bercy ...

jeudi 11 juin 2015

Valls contraint de rembourser 2.500 euros: pourquoi cet aveu et si peu ?

Ivresse du pouvoir: Valls dessoûle et vomit

Incohérence: Manuel Valls va -partiellement - rembourser le voyage à Berlin de ses enfants (majeurs)… il soutenait qu'il n'avait rien coûté !

Trois "exemplaires" Valls piégés
Premier ministre socialiste pris la main dans le sac de la République
"Pour lever tout doute, j'ai décidé d'assumer la prise en charge pour mes deux enfants, soit 2.500 euros". Or, le vol à la tire ne faisait de doute que pour la belle âme! Après cinq jours de dégrisement, le champion de la communication se déclare tout à coup "sensible à la réaction des Français" et annonce ce jeudi matin qu'il remboursera la part de ses enfants de son voyage controversé à Berlin, à bord du Falcon 7X normalement réservé aux déplacements officiels.

Valls niait toute faute, se disant "invité" par Michel Platini
Le patron de l'UEFA avait mis quatre jours avant de couvrir l'impudent, confirmant la thèse de Matignon, mercredi 10 juin, sans préciser que les proches de Valls bénéficiaient de billets gratuits en tribune officielle. Si  les droits d'entrée de ces six personnes -famille Valls, plus personnels de protection- n'ont rien coûté à Marianne, il est en revanche parfaitement mensonger d'affirmer, selon  le Premier ministre, que ça n'a "pas coûté un euro supplémentaire au contribuable". 
Ce déplacement contesté fragilise le locataire de Matignon, déjà critiqué par la gauche pour sa politique économique et sa gestion des migrants.

Valls affirme que le voyage de ses enfants à Berlin n'a rien coûté, mais rembourse quand même les "billets"..
— Luc Peillon (@l_peillon) 11 Juin 2015

Carton rouge pou ce mauvais geste

Manuel Valls a fourni un prétexte grossier à son escapade familiale du weekend, assurant que sa rencontre avec Michel Platini, le président de l'UEFA, était justifiée par l'Euro 2016 de football, qui sera organisé en France. S'ils se sont isolés samedi, l'urgence de cette "séance de travail" (sans ministre en charge) ne saute pas aux yeux, puisque Platini était à l'agenda du premier ministre mercredi  - à la différence du vol aller et retour express - à l’occasion de l’ouverture de la billetterie de l’Euro 2016 à Paris. Michel Platini a néanmoins assuré avoir "promis" à Manuel Valls qu’il l’inviterait "si le FC Barcelone était en finale". Et non pas pour une réunion de travail... "Dès la qualification acquise pour Barcelone, j’ai tenu parole et je l’ai invité, et il m’a dit qu’il viendrait", a-t-il expliqué avant d’ajouter :
"La semaine précédant la finale, le cabinet du premier ministre a contacté mon bureau pour dire que M. Valls souhaitait me rencontrer en tête à tête avant le match. [Quelles preuves a-t-on? Des fadettes ?? ] Il nous a été précisé que le premier ministre avait l’intention d’évoquer deux types de sujets : un certain nombre de points en discussion entre le gouvernement français et l’UEFA sur l’organisation de l’Euro et la situation du football international après la crise de la FIFA. C’est ce qui s’est passé."
On ne peut guère plus flou quand il y a un loup.
Mais quel est le montant du remboursement de ce voyage qui "n'a rien coûté" ?Coût total : 20.000 euros. Le Premier ministre avait fait l'aller-retour Poitiers-Berlin dans la soirée de samedi, pour aller voir la finale de la Ligue des Champions. Il avait dû faire escale à Paris pour prendre en stop ses enfants et les déposer au retour: il ne s'agit donc pas de vols directs. Coût total du voyage, facturé par "l'Escadron de transport 60", la branche de l'armée de l'air qui prend en charge les déplacements officiels: au bas mot, 20.000 euros. 

Il avait  laissé à Paris son ministre des Sports, probablement incompétent à la différence de ses fils, conseillers foot supposés de Matignon. Une prétendue réunion de travail avec Michel Platini (UEFA) justifiait le déplacement qui a mobilisé les moyens de l'Etat: l'exemplarité de l'exécutif socialiste n'avait-elle pas déjà stupéfait l'opinion quand le chef de l'Etat, François Hollande,  avait déclaré, à propos des emplois d'avenir, "ce n'est pas cher, c'est l'Etat qui paye" ?...

Le compte n'y est pas
Manuel Valls soutenait que l'Escadron de transport 60 l'aurait facturé  ce montant, avec ou sans les enfants, avec ou sans ministre en charge. Un déplacement ministériel en Falcon 7X, avec toutes les contraintes sécuritaires que cela impose, coûte un peu moins de 5.000 euros de l'heure. "Dans le cadre de ce déplacement officiel, j'ai utilisé les moyens mis normalement à la disposition du Premier ministre (...) Cet avion étant affrêté, la présence des enfants n'a pas coûté un euro supplémentaire", se défend ainsi le Premier ministre.

2.500 euros, le tarif commercial. Pour arriver à la somme de 2.500 euros, Manuel Valls prend pour base le prix moyen d'un aller-retour Poitiers-Berlin en jet d'une entreprise commerciale. Un aller-retour en Falcon coûte près de 15.000 euros. S'il s'est décidé à payer, c'est pour tenter de rétablir son image d'exemplarité. Les enfants ne doivent pas profiter d'un privilège offert par la République. Un geste symbolique, qui peut faire jurisprudence, selon Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement. "Il créé une jurisprudence nouvelle qui vaudra pour tous. Cela montre que le Premier ministre est à l'écoute des Français. [sic: du niveau de Bruno Le Roux ! ] C'est une innovation", polémique cet inénarrable proche du voleur à l'arraché, sur Europe 1 jeudi, une fois le délit révélé et nié.

C'est la Cour des comptes qui a fait pression sur l'indélicat. 
Comme le souligne le député socialiste René Dosière dans un entretien avec Challenges, groupe Le Nouvel Observateur (dont les propriétaires  détiennent aussi le journal Le Monde): "selon les règles de la Cour des Comptes, si le président de la République ou le Premier Ministre utilisent les avions de la République pour un déplacement privé, ils doivent rembourser l’Etat sur la base des tarifs commerciaux". Surtout, un avion de la flotte gouvernementale doit les accompagner pour pouvoir les ramener à Paris, en cas d’urgence. 
Et l'élu, habitué à contrôler les dépenses des représentants de l'Etat, de rappeler : "c’est ce que faisait François Fillon lorsqu’il était à Matignon. En 2009 et 2010, il avait effectué 7 déplacements privés avec la flotte gouvernementale et avait remboursé 6.955 euros". 

Agnès Saal serait en droit de critiquer l'impudent Catalan pour son vol Poitiers-Berlin en jet privé ! Et en état d'ivresse...

samedi 6 juin 2015

Ligue des champions: Valls va soutenir Barcelone à Berlin, avec les moyens d'une star du foot

Un jet privé de la République offert à Manolo Valls pour supporter le Barça

Barcelone, club de coeur du 
 Premier Ministre français


L'UEFA a-t-elle financé le vol Poitiers-Berlin-Poitiers de Valls ?
Sans Rajoy  ni le roi Felipe VI,
mais avec Valls...
Comme il se devait, Michel Platini avait invité le Premier ministre à suivre la finale de Ligue des champions entre Barcelone et la Juventus Turin, samedi soir à Berlin"Je vais à Berlin à l'invitation de Michel Platini qui est le président de l'UEFA (Union des associations européennes de football, basée en...  Suisse). Nous aurons une rencontre, puisque dans un an nous accueillons l'Euro de football (...). Je rencontrerai les dirigeants de l'UEFA", pour une réunion d'organisation sur l'Euro,  "et j'assisterai à un beau match de football", accessoirement - à l'entendre- a raconté Valls à la presse.


Le Barça dispose d'un budget de plus 500 millions d'euros, comme le PSG, contre 115 millions de budget 2014-2015  pour Lyon (OL, 150 M d'euros en 2015-2016)
Sa priorité n'est ni le chômage, ni l'austérité, ni le 77e congrès du Parti socialiste. Le Premier ministre, qui était à Poitiers depuis vendredi soir, est rentré à Paris dans l'après-midi pour se rendre en Allemagne - avec les moyens de l'Etat - à l'occasion de la finale qui oppose  le club de sa ville natale - à La Juventus Turin. Il fera ensuite un retour sur Poitiers dimanche matin pour le discours du premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis. Ce serait 367 € x 2 (Paris-Poitiers) avec Hop! et 145€ x2 (Paris-Berlin) avec Air France (mais 130 x2, avec GermanWings !). Soit une petite virée Poitiers-Berlin-Poitiers à 1026 €, si Valls payait de sa poche, sans le repas, ni la nuitée.

Sur l'aile gauche du parti, Pascal Cherki, membre du Bureau national du Parti socialiste et député de Paris, a quant à lui taclé à tout-va. Sur Twitter dimanche matin, il a d'abord jugé que "la polémique de la droite contre le déplacement de Valls en finale de la ligue des Champions est ridicule et déplacée". Ce proche de Montebourg et Hamon ne s'est pas privé pour autant d'envoyer ensuite un message critique au Premier ministre : "Moi aussi je suis fan du Barça. J'espère qu'au match Valls va se rendre compte que le jeu offensif, créatif, conforme à ses valeurs, ça marche".



Or, il n'est pas démenti que
le socialiste a pris un jet privé aux frais du contribuable,
pour faire l’aller-retour entre Berlin et Poitiers où se tient le Congrès socialiste.



Quand Montebourg affirme avec le banquier Pigasse (actionnaire du journal Le Monde) que Hollande et Valls font le jeu du Front national...

Manuel Valls est amateur de football, comme Najat Vallaud-Belkacem peut l'être du tennis

Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes,
et Manuel Valls, premier ministre,
à Roland Garros en juin 2014: 
le chômage est déjà le cadet de leurs soucis
Un premier ministre resté plus catalan que français: il est supporteur de longue date du FC Barcelone avec qui il entretient un lien particulier puisque "Manuel Valls a composé l’un des hymnes du Barça", qui accompagne les joueurs sur la pelouse du Camp Nou, selon Sport24 (lien) ! Vérification faite par PaSiDupes - à la différence des pros du Figaro - ce n'est pas le petit excité catalan, mais Manuel Valls Gorina, un... cousin de son père (sic), qui l'a composé...  "Le Barça représente quelque chose de très fort, cela va au-delà du foot. C'est mon club", avait ainsi déclaré le socialiste au Journal du Dimanche en 2014. "Le Barça est un club qui dépasse les frontières", insistait encore le naturalisé, l’an dernier.

Aïe! Aïe ! Aïe! 
Manolo va encore partir en vrille et se mettre à brailler !

dimanche 19 octobre 2014

Martine Aubry (PS) tire à boulets rouges contre son camp

Un réquisitoire qui place la maire de Lille à la tête des "frondeurs"

La ch'tite maire se pose en rassembleur des frondeurs en tous genres contre le "social-libéralisme" de François Hollande


Elle sort du bois pour se poser clairement en chef de file des députés PS frondeurs. L'ancienne ministre du Travail, puis de l'Emploi passe en effet à l'offensive, affichant sa radicalité en éreintant la politique économique de Hollande et Valls
"Je demande qu'on réoriente la politique économique (...) (Il faut) emprunter le bon chemin dans les deux ans qui viennent", faute de quoi la gauche va "échouer", lance la Cassandre du PS en direction du chef de l'État, qui l'a battue lors des primaires de 2011 pour la présidentielle. "Je ne me résigne pas (...) à la victoire de la droite en 2017", lâche-t-elle encore dans un entretien au JDD.

Martine Aubry s'était déjà montée en première ligne ces derniers mois en s'insurgeant contre la réforme territoriale menée par son amie Lebranchu et l'abandon de l'encadrement des loyers, mais elle semble avoir armé sa kalach. Elle a d'ailleurs lancé une première salve dans la nuit en publiant sur Internet sa contribution aux états généraux du PS, où elle plaide pour "une nouvelle social-démocratie", un projet qui n'est, insiste-t-elle, "ni le libéralisme économique, ni le social-libéralisme". Un texte signé à ce stade par 34 responsables socialistes : des frondeurs comme Jean-Marc Germain (époux Hidalgo) et Christian Paul (député de la Nièvre), des présidents de région, Jacques Auxiette (Pays de la Loire), François Bonneau (Centre), Marie-Guite Dufay (Franche Comté) et René Souchon (Auvergne), les ex-ministres François Lamy (son homme lige pour représenter son courant au gouvernement Ayrault) et Philippe Martin (éphémère ministre de l'Ecologie), des présidents de conseils généraux (Matthieu Klein, André Vezinhet), mais aussi des députés non étiquetés "frondeurs", mais ni le président de la Région Nord, ni aucun des présidents du Pas-de-Calais (Michel Dagbert), ni du Nord (Didier Manier).

Un bilan largement négatif

La bagouze étincelante pour
convaincre les socio-libéraux ?
Tout l'entretien est un réquisitoire contre l'action du tandem Hollande-Valls, bien qu'elle concède que l'exécutif aurait, selon elle, accompli quelques "bonnes choses" citant, en une petite phrase, gage de  sa positivité, "le retour de la France sur la scène internationale, les moyens complémentaires donnés à la police, à la justice, à l'éducation, la retraite à 60 ans pour les longues carrière". "Nous avions prévu qu'à mi-mandat, la croissance serait revenue, le chômage en repli et les déficits réduits en deçà de 3 %. Ce n'est pas le cas. Il nous faut trouver au plus vite le bon réglage des politiques économiques qui permettra de sortir la France de la crise", assène-t-elle à la veille du vote en première lecture de la partie recettes du budget 2015.

Aucune proposition, que des critiques 
- sur le fond de la politique menée. "Regardons la vérité en face. La politique menée depuis deux ans, en France, comme presque partout ailleurs en Europe, s'est faite au détriment de la croissance", ou encore : "Il n'y a pas d'un côté les sérieux et de l'autre les laxistes. Mais je demande une inflexion de la politique entre la réduction des déficits et la croissance."
- mais aussi sur la gouvernance Hollande : il faut "refaire de la politique", "donner la destination du voyage" car "on n'a pas fixé le cap", déplore la sexagénaire visiblement en partance pour une nouvelle aventure en 2017.

Aubry, candidate ?

Autre bague à diamants:
"Si à 60 ans on n'a pas une grosse 
collec de bagouzes, 
on a raté sa vie"

Faut-il lui baiser l'anneau?"


Martine Aubry franchit un pas supplémentaire aux côtés des "frondeurs en admettant pour la première fois publiquement "partager leurs propositions" économiques. Elle "regrette" au passage "que le Parlement n'ait pas pu en discuter" dans le cadre du pacte de responsabilité et de solidarité. "J'espère que la prise de conscience sera là, que le débat aura lieu. En tout cas, plus on sera nombreux à le dire à gauche - élus nationaux ou locaux, mais aussi dans la société civile -, plus on aura une chance d'être entendus", lance-t-elle en guise d'avertissement et d'appel au ralliement. À l'instar de ces frondeurs de la gauche radicale du parti, elle oppose d'ailleurs les Français en fonction de leurs revenus, jugeant dans une approche marxisante que "20 milliards d'euros peuvent et doivent être libérés sur les 41 milliards d'euros" d'aides aux entreprises.


Restant dans le flou, l'ex-ministre des Affaires sociales du gouvernement Jospin conseille vaguement de "mieux cibler les aides aux entreprises sur celles qui sont exposées à la concurrence internationale et sur celles qui investissent et embauchent", un "plan de soutien à la croissance qui touche les ménages et les collectivités locales", ainsi qu'une "fusion" du CICE (crédit d'impôt compétitivité emploi) avec le crédit d'impôt recherche, sans chiffrage, ni aucune précision de montant, de méthode ou de calendrier.

A son tour, elle juge aussi qu'une grande réforme fiscale "est plus que jamais nécessaire pour réconcilier les Français avec l'impôt" et surtout "préférable à des mesures au fil de l'eau, aux allers-retours sur les mesures fiscales, aux baisses des prestations familiales ou au gel des retraites qui inquiètent les Français en situation difficile". Seul à échapper à ses piques assassines, le patron du PS, le trotskiste Jean-Christophe Cambadélis, qui était son candidat contre Harlem Désir et dont elle salue l'initiative "salutaire" des états généraux.

"Il faut en finir avec les vieilles recettes libérales. Ne perdons pas notre temps dans des débats du passé sans cesse remis sur la table par le MEDEF : le repos dominical, c'était il y a un siècle, l'assurance-chômage, soixante ans, les lois Auroux et les seuils sociaux, trente ans, les 35 heures, seize ans", ajoute-t-elle en visant autant le gouvernement Valls que le patronat.

Une façon de se poser très clairement en recours à gauche. Pourtant, promis juré, elle n'est "candidate" à rien d'autre qu'au "débat d'idées". Mais ça servirait à quoi que la ch'tite se décarcasse en démagogie?
Sur son créneau, Montebourg va devoir sortir de sa retraite.