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jeudi 24 novembre 2016

215 parlementaires pour sortir le débat de la caricature: la presse et les sondeurs le pourrissent déjà si bien !

"Primaire : ensemble, élevons le débat !"

215 députés et sénateurs de la droite et du centre déplorent les critiques qu'Alain Juppé a adressées à François Fillon ces derniers jours

Résultat de recherche d'images pour "juppé agressif"Parmi eux, Bruno Retailleau et Christian Jacob, présidents du groupe les Républicains au Sénat et à l'Assemblée nationale, ainsi que François Zocchetto, président du groupe centriste à la Haute Assemblée, lancent dans une tribune publiée par Le Figaro un appel à "un débat franc mais respectueux des uns et des autres"

"La droite la plus bête du monde." 
La célèbre formule de Guy Mollet met en garde ceux et celles qui empruntent encore aujourd'hui les mots que la gauche a forgés pour mieux emprisonner la candidature de François Fillon, au point de verser dans la caricature la plus absurde. 
Car est-il "ultralibéral" de vouloir faire passer la dépense publique de 57 à 50 % du PIB comme le propose François Fillon? 
Est-il "brutal" de vouloir augmenter le temps de travail dans la fonction publique en échange d'une négociation salariale et de meilleures perspectives de carrière? 
Est-il "réactionnaire" de rappeler qu'un enfant a le droit de connaître son père et sa mère biologiques -et donc ses origines- comme l'affirme la convention des Nations unies sur les droits de l'enfant?

"Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde"
Une mise en garde d'Albert Camus. 
En se glissant dans les habits sémantiques de la gauche, ceux qui caricaturent François Fillon ne prennent pas seulement le risque de se renier aux yeux des Français, ils aggravent le malheur de la France. Ils renforcent cette incapacité à mettre les mots justes sur les maux dont souffre notre pays, tout en collant des mots injustes sur ceux qui les dénoncent. 
Nous ne céderons pas à cette facilité qui au mieux traduit une certaine fébrilité, au pire une volonté de ne rien changer. "Pour battre la gauche et le Front national, nous devrons nous rassembler dès dimanche prochain
Les signataires de la tribune 



Car de grâce,
n'utilisons pas ces gaz incapacitants que pulvérise régulièrement la gauche - comme sa presse partisane - pour tétaniser ses adversaires !

Car c'est bien de cela dont il s'agit: sommes-nous prêts à agir vraiment pour sortir de l'ornière économique, pour mettre en œuvre un traitement vraiment efficace plutôt que des mesures homéopathiques? 

Sommes-nous prêts à défendre résolument la République, en combattant non pas seulement le terrorisme, mais le totalitarisme islamique ?

C'est ce courage qu'attendent nos compatriotes. C'est cette alternance claire et forte qu'ils demandent. 
Ne noyons pas le formidable espoir de redressement qui s'est exprimé dimanche dernier dans le bain des petits renoncements d'où jailliront, tôt ou tard, les reniements. 
Soyons à la hauteur de cet élan qu'attendent les Français, à la hauteur des défis qui attendent notre pays. 

Pour battre la gauche et le Front national, nous devrons nous rassembler dès dimanche prochain. 
Nous ne pourrons le faire pleinement que si ce second tour offre l'image que nous avons donnée jusqu'à dimanche dernier: celui d'un débat franc mais respectueux des uns et des autres. 
Ne nous infligeons pas d'inutiles blessures, ne nous lançons pas dans des batailles stériles. 
Ensemble élevons le débat! Plaçons-nous à la bonne altitude en écoutant le général de Gaulle lorsqu'il dénonçait "cette vieille propension gauloise aux divisions et aux querelles". De notre unité dépend notre efficacité pour redresser la France. 
Liste des parlementaires signataires de cette tribune

jeudi 5 mars 2015

Centre Pompidou: Hollande y place l'un de ses conseillers

Dans l'Etat PS, les nominations restent le fait du prince

Les critiques pleuvent sur la nomination de Serge Lasvignes

C'est qui celui-là ?
A 61 ans, Serge Lasvignes ne prend pas sa retraite. Le 4 mars, pour son anniversaire, le 6, le président Hollande lui offre une sinécure, en attendant probablement une retraite dorée de préfet hors-cadre ou de se faire entreposer aux Affaires sociales comme inspecteur général. Cet énarque (1989) était jusqu'alors directeur au secrétariat général du gouvernementEt les artistes retiennent leur souffle craignant pour leurs carrières. Cet illustre inconnu du monde artistique est tombé dans les tuyaux de Pompidou à la faveur de désaccords dans le marigot de l'art et sous la contrainte d'un rajeunissement de l'entourage du président. Or, le gagnant est un administrateur, sans aucune compétence à ce jour dans le domaine qui sera le sien par la volonté du prince. Un prince dont la culture et l'ouverture artistiques restent en friches.

"Un retour aux pratiques que nous critiquions", regrette Aurélie Filippetti

On nous dira que le CSA est indépendant mais il fait silence, tandis que sur France Info, la question n'effleure pas la journaliste "indépendante" Anne Chépeau... Sans expérience dans le domaine de la culture - mais Hollande en avait-il aux pouvoir...-  cet énarque agrégé de lettres ne fait pas l'unanimité et la socialiste Aurélie Filippetti, ministre virée du gouvernement, souligne qu'il serait temps que le changement annoncé par Hollande soit la mise en place de procédures pour que ce genre d'aberrations ne se produisent plus. 
"Ce sont des polémiques qui affaiblissent tout le monde, déplore Aurélie Filippetti. J'avais essayé d'en mettre en place [des procédures, assure-t-elle] pour qu'il y ait une transparence dans les nominations".
L'ancienne ministre de la Culture regrette les accusations "de népotisme" qui planent sur de nombreuses nominations dans ce domaine. "Il faut des procédures, se présenter dans le cadre d'un appel à candidatures, présenter un projet, estime-t-elle. On est revenu à un type de pratiques que l'on critiquait".

Du changement dans l'audiovisuel
Et l'ex-ministre en fuite à l'arrivée de Valls de citer en exemple les procédures de nomination dans l'audiovisuel public, aujourd'hui assurées par le CSA. "Elle permettent que l'on n'ait plus l'impression que la culture, c'est ce que l'on donne pour récompenser une carrière ou lorsque l'on doit changer quelqu'un de poste".
Mais, Filippetti a la mémoire qui flanche. Nous ne faisons même pas allusion aux nominations qui ont irrité la gauche, celle de Jacques Toubon, comme Défenseur des droits, ou de Laurence Boone à la place d’Emmanuel Macron pour suivre les questions économiques à l'Elysée. Restons dans le domaine supposé de l'ex-ministre de la Culture. Oublions la niche de Jack Lang à l'Institut du monde arabe ou de Jean-Pierre Jouyet à la Caisse des dépôts et consignations et arrêtons-nous sur le cas Olivier Schrameck au... CSA. Il est convenu d'affirmer qu'il est très compétent, mais Schrameck, qui a remplacé le déjà "très compétent Michel Boyon" a surtout un sens politique... Et quand la presse de gauche évoque un État PS, c'est pour nier le fait du prince et pour assurer qu'il est loin le temps de l'ORTF de Gaulle !

Malgré les précédentes controverses, le Conseil des ministres a nommé le nouveau président du Centre Pompidou, mercredi, sans mise en concurrence, sans remise de dossier par les postulants. C'est une surprise puisque son nom n'est apparu que la veille parmi les successeurs potentiels d'Alain Seban qui ne souhaitait pas exercer un troisième mandat. Serge Lasvignes n'a jamais exercé de responsabilité dans le secteur de la culture. Après huit ans à l'Elysée, il a probablement des talents cachés et notamment des compétences en art moderne et en art contemporain. Pourtant, celui qui fut professeur de français dans une autre vie, voue plutôt une passion à la littérature. Il part donc avec un lourd handicap, à la différence de son prédécesseur Alain Seban, déjà énarque lui aussi, qui n’avait certes pas de passé de conservateur à son arrivée à la tête du Centre Pompidou en 2007, mais qui avait occupé plusieurs postes  auparavant dans la culture.
Hollande - et la Fleur de la potiche Pellerin qui assume - ne se sont visiblement pas posé la question de savoir s'il est plus raisonnable de nommer une personnalité de l’art capable d’incarner l’institution à la tête du deuxième musée d’art moderne et d’art contemporain au monde, plutôt qu'un comptable.

Un professionnel de l'art qui veut rester anonyme: "Ramener le Centre à la raison"

"Lorsque l'on vient du privé, on est sidéré de voir comment fonctionne Pompidou. Paralysie syndicale menaçante, effectifs pléthoriques, petits jeux permanents de pouvoir, tracasseries et lourdeurs administratives de tous ordres et petits moyens d'acquisition, tout est là pour bloquer le système. Si le nouveau président est choisi pour ramener ce vaisseau à la raison et à la mesure du monde contemporain, pourquoi pas ? C'est quand même envoyer un soldat au casse-pipe."

Gilles Fuchs, président du prix Marcel Duchamp: "Un élément d'apaisement"

"C'est un sage, d'une grande expérience, éminent conseiller d'État et très au fait de l'entrelacs du droit public et du relationnel avec les tutelles" assure Fuchs, président de l’ADIAF (Association pour la Diffusion Internationale de l'Art Français) et collectionneur, dont on se demande ce qui fonde tant d'éloges, sinon la continuité du business. À la direction de ce paquebot, il sera un élément d'apaisement après le passage d'Alain Seban, homme fort, très engagé, qui a créé un certain tohu-bohu parmi le personnel et les curateurs."

Daniel Buren, artiste: "Faire passer la politique au second plan"

"Un haut fonctionnaire à la tête du Centre Pompidou? C'est comme d'habitude ! Je ne connais pas Serge Lasvignes, donc je n'ai aucun point de vue sur la personne. Être négatif a priori serait stupide, explique le sympathique Buren. Je constate simplement que c'est un choix politique d'une personnalité extérieure au monde de l'art, donc peu au diapason de cette vitrine qu'est Beaubourg. Quand Alain Seban, proche de Jacques Chirac, a été nommé à ce même poste, tout le monde a hurlé. Comme Seban est devenu un mordu de l'art, que son intérêt s'est accru au fil des expositions - et pas d'une manière superficielle -, il a prouvé ses compétences et sa valeur. Il a bien fait son travail de président du Centre Pompidou pendant huit ans. En restant à son poste sous la présidence de François Hollande, Seban a réussi à faire passer la politique au second plan. Il faudra se reposer la question dans deux ans pour voir si, cette fois, c'est la catastrophe ou au contraire une opportunité."
Hugues Gall, ancien directeur de l'Opéra de Paris: "Du doigté et de l'entregent au plus haut niveau"

"C'est un homme réputé pour sa grande intelligence et son ouverture d'esprit. Certes, il n'est pas du sérail, mais le Centre Pompidou est structuré avec des directeurs plus ou moins autonomes selon la personnalité du président. Gageons qu'ils en auront davantage avec Lasvignes qu'avec Alain Seban. Plus que des compétences techniques, diriger un établissement public demande du doigté et de l'entregent: l'ancien secrétaire général du gouvernement en possède au plus haut niveau. Éric de Chassey, lui aussi candidat, est peut-être historien de l'art, mais il n'a fait que diriger la Villa Médicis [ce qui est un plus !]. Je réagirai autrement s'il s'agissait du Louvre."

Bertrand Lavier, artiste: "Il faut un grand homme"

"Un musée, c'est avant tout quelqu'un. Et quelqu'un qui a la durée devant lui. C'est avec ce principe que Glenn Lowry au MoMA (Museum of Modern Art) de New York et Nicholas Serota à la Tate de Londres ont réussi à faire de leurs musées de grands musées. 
Le Centre Pompidou a une autre histoire: elle a commencé avec un tandem administrateur-historien de l'art, Robert Bordas et Pontus Hulten, une grande pointure. Après ces pionniers, et surtout après Dominique Bozo qui a cumulé les compétences et étendu ses fonctions, les duos ont varié de force et d'intérêt. Quand Alain Seban est arrivé, il avait déjà une vision et une pratique de ce qu'était la culture. Il s'est passionné, s'est battu pour trouver l'argent des expositions choisies avec son directeur, Alfred Pacquement, pour défendre mieux les artistes français. Bref, il s'est imposé, quitte à se mettre dans la lumière. Peut-être que Serge Lasvignes, 61 ans, a un autre profil, plus discret, qui laissera plus de place à Bernard Blistène, l'actuel directeur du MNAM (Musée national d'art moderne). 
Le nouveau président aime Chateaubriand, moi aussi ! Mais un grand directeur d'institution doit avoir une autorité, afficher une vision, être en résonance avec l'époque qui a tant de mutations. Je refuse les procès d'intention. Cela dit, si ce n'est qu'une affaire de chaises musicales, s'il s'agit juste de servir les frustrés de la République, c'est consternant."


dimanche 19 octobre 2014

Martine Aubry (PS) tire à boulets rouges contre son camp

Un réquisitoire qui place la maire de Lille à la tête des "frondeurs"

La ch'tite maire se pose en rassembleur des frondeurs en tous genres contre le "social-libéralisme" de François Hollande


Elle sort du bois pour se poser clairement en chef de file des députés PS frondeurs. L'ancienne ministre du Travail, puis de l'Emploi passe en effet à l'offensive, affichant sa radicalité en éreintant la politique économique de Hollande et Valls
"Je demande qu'on réoriente la politique économique (...) (Il faut) emprunter le bon chemin dans les deux ans qui viennent", faute de quoi la gauche va "échouer", lance la Cassandre du PS en direction du chef de l'État, qui l'a battue lors des primaires de 2011 pour la présidentielle. "Je ne me résigne pas (...) à la victoire de la droite en 2017", lâche-t-elle encore dans un entretien au JDD.

Martine Aubry s'était déjà montée en première ligne ces derniers mois en s'insurgeant contre la réforme territoriale menée par son amie Lebranchu et l'abandon de l'encadrement des loyers, mais elle semble avoir armé sa kalach. Elle a d'ailleurs lancé une première salve dans la nuit en publiant sur Internet sa contribution aux états généraux du PS, où elle plaide pour "une nouvelle social-démocratie", un projet qui n'est, insiste-t-elle, "ni le libéralisme économique, ni le social-libéralisme". Un texte signé à ce stade par 34 responsables socialistes : des frondeurs comme Jean-Marc Germain (époux Hidalgo) et Christian Paul (député de la Nièvre), des présidents de région, Jacques Auxiette (Pays de la Loire), François Bonneau (Centre), Marie-Guite Dufay (Franche Comté) et René Souchon (Auvergne), les ex-ministres François Lamy (son homme lige pour représenter son courant au gouvernement Ayrault) et Philippe Martin (éphémère ministre de l'Ecologie), des présidents de conseils généraux (Matthieu Klein, André Vezinhet), mais aussi des députés non étiquetés "frondeurs", mais ni le président de la Région Nord, ni aucun des présidents du Pas-de-Calais (Michel Dagbert), ni du Nord (Didier Manier).

Un bilan largement négatif

La bagouze étincelante pour
convaincre les socio-libéraux ?
Tout l'entretien est un réquisitoire contre l'action du tandem Hollande-Valls, bien qu'elle concède que l'exécutif aurait, selon elle, accompli quelques "bonnes choses" citant, en une petite phrase, gage de  sa positivité, "le retour de la France sur la scène internationale, les moyens complémentaires donnés à la police, à la justice, à l'éducation, la retraite à 60 ans pour les longues carrière". "Nous avions prévu qu'à mi-mandat, la croissance serait revenue, le chômage en repli et les déficits réduits en deçà de 3 %. Ce n'est pas le cas. Il nous faut trouver au plus vite le bon réglage des politiques économiques qui permettra de sortir la France de la crise", assène-t-elle à la veille du vote en première lecture de la partie recettes du budget 2015.

Aucune proposition, que des critiques 
- sur le fond de la politique menée. "Regardons la vérité en face. La politique menée depuis deux ans, en France, comme presque partout ailleurs en Europe, s'est faite au détriment de la croissance", ou encore : "Il n'y a pas d'un côté les sérieux et de l'autre les laxistes. Mais je demande une inflexion de la politique entre la réduction des déficits et la croissance."
- mais aussi sur la gouvernance Hollande : il faut "refaire de la politique", "donner la destination du voyage" car "on n'a pas fixé le cap", déplore la sexagénaire visiblement en partance pour une nouvelle aventure en 2017.

Aubry, candidate ?

Autre bague à diamants:
"Si à 60 ans on n'a pas une grosse 
collec de bagouzes, 
on a raté sa vie"

Faut-il lui baiser l'anneau?"


Martine Aubry franchit un pas supplémentaire aux côtés des "frondeurs en admettant pour la première fois publiquement "partager leurs propositions" économiques. Elle "regrette" au passage "que le Parlement n'ait pas pu en discuter" dans le cadre du pacte de responsabilité et de solidarité. "J'espère que la prise de conscience sera là, que le débat aura lieu. En tout cas, plus on sera nombreux à le dire à gauche - élus nationaux ou locaux, mais aussi dans la société civile -, plus on aura une chance d'être entendus", lance-t-elle en guise d'avertissement et d'appel au ralliement. À l'instar de ces frondeurs de la gauche radicale du parti, elle oppose d'ailleurs les Français en fonction de leurs revenus, jugeant dans une approche marxisante que "20 milliards d'euros peuvent et doivent être libérés sur les 41 milliards d'euros" d'aides aux entreprises.


Restant dans le flou, l'ex-ministre des Affaires sociales du gouvernement Jospin conseille vaguement de "mieux cibler les aides aux entreprises sur celles qui sont exposées à la concurrence internationale et sur celles qui investissent et embauchent", un "plan de soutien à la croissance qui touche les ménages et les collectivités locales", ainsi qu'une "fusion" du CICE (crédit d'impôt compétitivité emploi) avec le crédit d'impôt recherche, sans chiffrage, ni aucune précision de montant, de méthode ou de calendrier.

A son tour, elle juge aussi qu'une grande réforme fiscale "est plus que jamais nécessaire pour réconcilier les Français avec l'impôt" et surtout "préférable à des mesures au fil de l'eau, aux allers-retours sur les mesures fiscales, aux baisses des prestations familiales ou au gel des retraites qui inquiètent les Français en situation difficile". Seul à échapper à ses piques assassines, le patron du PS, le trotskiste Jean-Christophe Cambadélis, qui était son candidat contre Harlem Désir et dont elle salue l'initiative "salutaire" des états généraux.

"Il faut en finir avec les vieilles recettes libérales. Ne perdons pas notre temps dans des débats du passé sans cesse remis sur la table par le MEDEF : le repos dominical, c'était il y a un siècle, l'assurance-chômage, soixante ans, les lois Auroux et les seuils sociaux, trente ans, les 35 heures, seize ans", ajoute-t-elle en visant autant le gouvernement Valls que le patronat.

Une façon de se poser très clairement en recours à gauche. Pourtant, promis juré, elle n'est "candidate" à rien d'autre qu'au "débat d'idées". Mais ça servirait à quoi que la ch'tite se décarcasse en démagogie?
Sur son créneau, Montebourg va devoir sortir de sa retraite.

dimanche 30 septembre 2012

Pour sa crédibilité, Pulvar s'en prend au président Hollande

Pulvar s'emploie à donner des gages de son indépendance

La journaliste tente de se fabriquer une crédibilité

Dans un édito, la directrice des InRocks demande au gouvernement d'accélérer la cadence des réformes promises lors de la campagne présidentielle. 

Elle dénonce au passage quelques reculades, selon elle
Acerbe, mais fidèle à sa ligne de conduite, Audrey Pulvar a remisé au placard son statut de concubine de ministre pour sortir sa casquette de directrice des Inrocks. 



Femme indépendante,
comme le montre la photo  


Dans son édito au vitriol, elle dézingue la politique menée par François Hollande, dénonçant les renoncements du président sur plusieurs promesses électorales.

Elle n'est pas une conne et "les Français ne sont pas des veaux."

VOIR et ENTENDRE Jonathan Lambert se livrer à une caricature de la prophétesse du microcosme gauchiste:

Pourvu que, soucieux de respect, les socialos indignés ne fassent pas des morts...

Tentant de se mettre l'opinion dans la poche, elle la flatte.
"Ils sont capables de voir, chacun depuis sa petite place, ce qui se passe au plus haut. De voir comment, de renoncement en renoncement (sur le vote des étrangers, le traité européen, la promesse d'une fiscalité plus juste, la mise au pas de la finance, la séparation entre exercice de l'État et tripatouillages au sein de son parti, le non-cumul des mandats - bientôt le retrait des troupes d'Afghanistan ?) - la liste est longue - , la même musique qu'hier s'installe aujourd'hui", écrit-elle.


"Cinq mois, ce n'est pas suffisant ?"

Elle dénonce par ailleurs la politique menée par Manuel Valls

"On passera sur les Rom et les récépissés de contrôle d'identité, ça nous évitera d'être traités de "ronronneurs intellectuels" par le ministre de l'Intérieur"...

Plus loin, elle enjoint le gouvernement à passer à la vitesse supérieure en matière de réformes. 
"La gauche socialiste au pouvoir fait dans le raisonnable. Encore un effort camarade, et on devrait bientôt entendre que l'État ne peut pas tout. Or ce pour quoi, on s'en veut de se répéter, les Français ont voté, c'est le changement ! Les idées nouvelles, la prise à bras-le-corps des problèmes, l'audace, la mise en œuvre, réelle, des promesses de campagne, c'est pour quand ? Cinq mois pour lancer tout cela, ce n'est pas suffisant ?" 

Modèle d'auto-censure, pour la paix des ménages
En revanche, dans son édito, rien sur l'action du gouvernement concernant les fermetures d'usines et les licenciements, domaine réservé... d'Arnaud Montebourg.
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vendredi 18 novembre 2011

Allègre doute des capacités de Hollande en temps de crise

Claude Allègre : “Hollande n’est pas un pilote de grand vent”


François Hollande n'inspire pas le respect de ceux qui le connaissent le mieux dans son propre camp.

Le débat socialiste des primaires a permis de compléter le portrait de Hollande
Son ex-concubine ne l'a pas épargné
Désirdavenir Royal, la présidente de la région Poitou-Charentes, a éreinté François Hollande. Sur la capacité de gestionnaire du président de Conseil général, elle a critiqué les hausses d’impôts de la Corrèze endettée jusqu'au cou. " Le point faible de François Hollande, c'est l'inaction. Est-ce que les Français peuvent citer une seule chose qu'il aurait réalisée en trente ans de vie politique? Une seule ?", a-t-elle demandé, vacharde, dans Le Figaro.
Elle connaît le père de ses enfants de l'intérieur (!) et ne manque pas de raisons de le dézinguer :" François Hollande avait promis un livre sur son projet, il publie une compilation de discours et Martine Aubry se contente d'écrire une lettre aux Français ", déplora le poil à gratter socialiste.

La Ch'tite Aubry n'a pas fait de quartier
"Gauche molle", "propositions floues", "utilisation des mots de la droite", "candidat du système" : le portrait que la Ch'tite Aubry a dressé de François Hollande, si acerbe et violent soit-il, apparaît chaque jour plus fidèle.
On le sait désormais, elle était justifiée à dénoner le manque de constance de François Hollande: " J'ai dit qu'il avait changé d'avis sur l'éducation et demandé comment il finançait. Il a changé d'avis sur la loi Hadopi, il a changé d'avis sur la règle d'or, a ainsi relevé la maire de Lille.
L'accord falsifié sur le nucléaire avec les altero-écolos d'Europe Ecologie-les Verts le décrédibilise encore aujourd'hui du fait de sa versatilité et son hypocrisie.
Sur TF1, Martine Aubry a réitéré ses critiques sur la "gauche molle", parlant de la nécessité d’une "gauche forte qui ait véritablement des lignes".
Sur France 3, interrogée sur le tempérament de son adversaire, François Hollande avait répliqué: "le problème n’est pas d’être coriace ou pas coriace. C’est d’être crédible ou pas crédible". LOL !
Or, l'un comme l'autre est impliqué dans le vrai-faux accord PS-EELV sur le MOX.
Depuis, le choix des militants suscite des réactions acides du milieu
Après Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, qui l'avait qualifié de "capitaine de pédalo" dans une "saison des tempêtes", c'est maintenant Claude Allègre, qui y va de sa petite formule.
Paris Match - François Hollande a-t-il raison de ne pas céder à Europe Ecologie sur le nucléaire ?
Claude Allègre. Bien sûr qu’il a raison. Il ne peut pas faire passer le PS sous la table. Les Verts sont favorables à la décroissance. Ils font de l’idéologie. Ils sont contre tout. Ce n’est pas le cas du PS. Aujourd’hui, plus personne n’est favorable au tout-nucléaire. La diversification énergétique est la priorité de tous les gens sérieux. D’abord parce que les réserves d’uranium ne sont pas infinies. Ensuite parce que le nucléaire évolue et devient plus sûr. Enfin parce que l’Allemagne va nous acheter du nucléaire...

Monti, Papademos… Ce sont les marchés qui choisissent les Premiers ministres, désormais ?
C’est une première historique qui pose beaucoup de questions. Aujourd’hui, les marchés sont très rapides, et la démocratie est très lente, en particulier en régime parlementaire. On voudrait que la démocratie gouverne les marchés ; c’est l’inverse qui se passe. Notre défi de ce siècle est de remettre les choses dans l’ordre. C’est pourquoi la taxe sur les transactions financières est plus indispensable que jamais : elle ralentira les marchés.

L’Europe peut-elle s’en sortir ?
Il faut chambouler toute l’organisation européenne. Il faut dissocier l’Euroland (à 17) et l’Union européenne (à 27), qui n’est qu’un grand marché. Aujourd’hui, les choses tiennent encore grâce au couple franco-allemand, mais on se demande bien où sont passés Barroso et la Commission de Bruxelles.

La France a-t-elle, selon vous, déjà perdu son triple A ?
Non, pas du tout. Tous ceux qui se livrent à un petit jeu autour de cette question ne rendent pas service à leur pays et même à toute l’Europe. Si la France sombrait, l’Allemagne sombrerait également tant nos destins sont liés. Il faut aussi se calmer. La France a une dette de 1 700 milliards d’euros ; les actifs gérés par la BNP Paribas ont été estimés en 2010 à plus de 3 000 milliards de dollars. Nous ne sommes donc pas dans des ordres de grandeur aussi pharaoniques qu’on le dit. Mais il faut prendre des décisions, par exemple séparer les banques qui prêtent aux particuliers et aux acteurs économiques et les banques spéculatives.

Est-ce que François Hollande patine ?
Il n’est pas adapté aux crises. On l’avait déjà vu au PS quand cela tanguait. Ce n’est pas un pilote de grand vent. Mélenchon a raison. C’est en revanche le point fort de Nicolas ­Sarkozy. On peut discuter certains aspects de son quinquennat ; mais le président est excellent dans les tempêtes.

Pour qui voterez-vous ?
Je ne vous le dirai pas. Je plaide pour un gouvernement d’union nationale. L’alliance entre les Verts et le PS, comme celle entre la droite et l’extrême droite, sont contre nature. En revanche, entre la droite et la gauche, les points de vue se sont rapprochés. Le PS n’est plus pour l’économie ­administrée ; Sarkozy est devenu ­keynésien. Bien sûr, il y a encore des différences de sensibilité, mais il ­serait bien que Sarkozy, Hollande, Collomb, Vallini… travaillent ensemble. Je suis pour l’équipe de France !

L’ex-ministre de l’Education de Lionel Jospin est l’auteur de " Peut-on encore ­sauver l’Europe ? " (éd. Plon).

vendredi 14 octobre 2011

Primaires PS: Martine Brochen-Aubry invective François Hollande

La maire de Lille passe les armes à gauche

Que reste-t-il de la "courtoisie" du débat de la primaire PS ?

François Hollande est arrivé en tête du premier tour avec 39,2% des voix contre 30,4% pour Martine Aubry.

Martine Brochen-Aubry a encore agressé François Hollande

La Ch'tite de Lille avait déjà tenu des propos blessants en traitant de "gauche molle" l'ex-compagnon de Marie-sEGOlène Royal et en qualifiant de "floues" ses propositions.
Lien PaSiDupes - Primaires socialistes: Aubry "abîme" Hollande

Elle a récidivé jeudi soir dans un entretien à 20 minutes.fr.
Le député de Corrèze a répliqué vendredi matin en assurant:
" Moi, je ne participe pas à ce dénigrement".
Il a déploré cette "escalade", ce "dérapage" à propos des déclarations de , soulignant qu'il ne voulait pas "entretenir le feuilleton". Le finaliste de la primaire PS a estimé que "l'autorité" ce n'était "pas d'être agressif" en reprochant sur RMC/BFMTV à sa rivale Martine Aubry de croire qu'en "montrant de l'agressivité, on montre du caractère".
Il a fait valoir que "l'autorité" c'était "montrer qu'il y a un chemin, être capable de lever une espérance, et pas d'être agressif".

En se radicalisant, la Ch'tite Aubry se saborde

Brochen-Aubry a accusé François Hollande d'être un "candidat du système"

" Le système s'est créé son candidat et nous a matraqués de sondages ", affirme, dans un entretien publié par le quotidien 20 Minutes hier vendredi, l' "égorgeuse" arrivée deuxième.

Priée de préciser si elle parle bien du favori à la primaire socialiste pour l'élection présidentielle de 2012, elle a confirmé: " Bien sûr. Peut-être parce qu'il est plus facile à battre pour (Nicolas) Sarkozy."

Hollande stigmatise le dérapage de sa 'camarade' socialiste

Invité de France Inter vendredi matin, le candidat arrivé en tête du premier tour de la primaire lui a répondu par presse interposée "qu'il fallait arrêter cette escalade."
" Je crois que c'est un dérapage. Franchement, le système comme elle dit, c'est en définitive quoi? Les media ? Les sondages? L'arrivée en tête serait une faute ?", s'est-il interrogé.
Il dénonce la fuite en avant de son challenger
" Il faut revenir à la réalité, à la vérité. La force, ce n'est pas l'agressivité, c'est le rassemblement, la conviction ", a ajouté le champion de la "gauche molle". " Je ne suis pas dans une compétition interne, je suis mobilisé depuis des mois pour gagner."

VOIR et ENTENDRE un témoignage du Petit journal de Yann Barthès (avril 2011) qui démontre que le mensonge est une seconde nature chez la Ch'tite Aubry qui finit toujours par croire à ses bobards:


La maire de Lille perd son sang froid

Tandis que Hollande fait la course en tête, son agresseur se désespère avec huit points de retard au terme du premier tour, sans compter les ralliements de Marie-sEGOlène Royal, son ex-compagne (7%), Manuel Valls (5%) et Baylet (1%), Martine Brochen-Aubry continue de polluer le débat en assurant qu'une "majorité des Français s'est portée sur les trois candidats qui portent le changement, Ségolène Royal, Arnaud Montebourg et moi".

Martine Brochen-Aubry prend ses désirs pour des réalités
La manipulation est grossière, car Nono Montebourg, qui n'est pas propriétaire des 17% qui se sont portés sur son nom, a déclaré qu'il ne recommande pas spécialement de voter pour elle et la présidente de la région Poitou-Charentes s'est clairement prononcée en faveur du père de ses enfants. Il a reçu de surcroît le soutien de M.-S. Royal, Manuel Valls et Jean-Michel Baylet.

"
Les Français ont été libres dimanche dernier. Ils ont dit ce qu'ils pensaient clairement. Je pense qu'ils le feront encore dimanche prochain ", a-t-elle estimé.
La Ch'tite Aubry est un gros pollueur politique
Sous la houlette de Martine Broche-Aubry, le PS "abîme" le débat politique depuis 2008, " à force d'interprétations et de rumeurs, et aussi d'injures personnelles.
Lien PaSiDupes: un florilège des insultes de la gauche, où la Ch'tite Aubry prend sa part, elle qui prône pourtant la politique du "bien-être" (sic)

" C'était devant les Français qu'il fallait [critiquer]", a fait valoir François Hollande, qui reproche à la maire Aubry de se répandre en invectives sur tous les media.

Hollande ne veut pas se laisser pousser à la faute
Alors que l'amère de Lille se sait perdue et cherche à nuire, le député de Corrèze préserve ses chances à la présidentielle: "Ne comptez pas sur moi pour dénigrer. Je ne vais pas laisser passer l'occasion de 2012: il faut qu'il y ait un changement, crédible, sincère [...] Je ne vais pas laisser passer l'occasion et me laisser entraîner dans des petites polémiques pour laisser affaiblir" celui ou celle qui sera choisi dimanche pour porter les couleurs du PS à la présidentielle, a-t-il opposé, comme il était interrogé sur les attaques de sa 'camarade' Brochen-Aubry à son encontre.

Comme on lui demandait si en cas de victoire dimanche, il accepterait - bonne pâte - que Martine Aubry reprenne son poste de premier secrétaire du parti, François Hollande a répondu: "Oui. Moi, je suis pour rassembler, pas pour diviser. J'ai ce besoin-là que nous soyons tous ensemble ".
lol !

samedi 17 mai 2008

Un an déjà: Xavier Bertrand répond au Figaro

«Le PS manque d'idées, mais ne manque pas d'air»
Texte de l'entretien du 6 mai 2008
LE FIGARO- Un an après l'élection de Nicolas Sarkozy, les Français sont déçus par les premiers résultats, cela vous inquiète-t-il ?
Xavier BERTRAND- Je retiens plutôt un chiffre du sondage publié lundi dans Le Figaro : si on revotait dimanche, Nicolas Sarkozy progresserait de deux points au premier tour (33% contre 31% l'an passé). Cela prouve que les Français sont bien conscients qu'on applique tout ce qu'on a dit. 2007, c'est l'année des engagements tenus. Cela change par rapport aux époques précédentes où l'on oubliait les engagements de la campagne. Si on tourne le dos à nos promesses, alors on verra resurgir l'abstention et les extrêmes. 2007 a été une année de travail et de changement. Le changement d'état d'esprit est incontestable. Pendant des années, on débattait des RTT. Aujourd'hui, on discute autour des heures supplémentaires. Et ce n'est que le début.
C'est une victoire idéologique de la droite ?
Un an après, on y voit clair dans les nouveaux clivages. D'un côté, il y a le mouvement incarné par le président et l'UMP. De l'autre, il y a les conservatismes de tous bords. On voit bien qu'il y a une volonté permanente et sournoise pour dire «les réformes, ça ne marchera jamais». Or ces réformes, on ne les fait pas par caprice, mais parce que la France en a besoin et que les Français les demandent. L'immobilisme nous est interdit.
Comment expliquez-vous alors que le président de la République batte des records d'impopularité ?
Nous n'avons pas été élus pour être à 70 % d'opinion favorable dans les sondages ! Nous avons été élus pour moderniser la France. Mais il faut davantage de résultats, plus rapidement. Les Français ne doivent plus se dire : «Le changement, c'est quand pour moi ?» Il faut que les résultats se fassent sentir plus vite. Nous devons donc faire des textes de loi plus simples, plus clairs et avec des résultats encore plus rapides. Le meilleur exemple, ce sont les six millions de Français qui font des heures supplémentaires. Ils voient tous les mois la différence. 80 euros de plus en moyenne, c'est beaucoup mieux qu'un grand discours.
Que répondez-vous à François Hollande quand il qualifie Nicolas Sarkozy de «président du gâchis» et de «“M. Plus” pour les plus riches» ?
Les socialistes manquent d'idées, mais ne manquent pas d'air ! Nicolas Sarkozy, c'est un an d'action, et le PS, un an d'agitation. Au lieu de se lancer dans le concours de caricatures, les socialistes feraient mieux de se mettre au travail. En un an, je n'ai pas entendu une idée nouvelle. Avec Hollande, c'est toujours plus de démagogie et moins d'idées nouvelles. La réalité, c'est que l'opposition ne travaille pas et s'enfonce dans le conservatisme le plus ringard. Au PS, il y a plus de candidats au poste de premier secrétaire que d'idées nouvelles ou de militants, je caricature à peine !
Mais on entend aussi des critiques jusque dans les rangs de l'UMP. Le projet de loi sur les institutions passe mal…
On a certainement besoin de faire plus de pédagogie auprès des députés UMP. Je rappelle que nous avons tous été élus sur le projet de Nicolas Sarkozy. Quant à la réforme des institutions qui prévoit un renforcement sans précédent des pouvoirs du Parlement, la gauche et la droite la réclament depuis des années. Nicolas Sarkozy la propose. La refuser aujourd'hui serait donc difficilement compréhensible. Si notre pays ne va pas de l'avant, il est condamné à descendre en deuxième division.
Mais la pédagogie, c'est le rôle de l'UMP dont vous êtes le secrétaire général adjoint…
Soyons plus offensifs. Arrêtons toute autoflagellation ! On n'a pas à rougir de ce qu'on a fait face à des socialistes sans idées, sans projet. C'est l'une des leçons qu'on doit tirer des municipales. Ne soyons pas sur la défensive. L'UMP doit se placer en permanence devant le gouvernement dans le débat d'idées, la pédagogie et pour détecter les talents de demain. C'est ce qu'on est en train de mettre en place avec Patrick Devedjian et Nathalie Kosciusko-Morizet.
Hier, le premier ministre était sur France Info et vous étiez quelques minutes plus tôt sur RTL. Cette course-poursuite médiatique va-t-elle durer longtemps ?
Vous oubliez Brice Hortefeux, lequel gère avec courage et détermination le dossier des travailleurs sans papiers, qui était aussi sur France Inter au même instant. La vérité, c'est que nous sommes sur le pont pour défendre les réformes du gouvernement sous l'autorité du premier ministre.
Ces «chicayas» au sein du gouvernement, ça fait désordre ?
Elles sont derrière nous. Le président nous a demandé de nous concentrer sur l'essentiel. Ceux qui l'oublieront auront tout faux (Propos recueillis par Bruno Jeudy)

lundi 11 février 2008

Retrait de Martinon à Neuilly - Les censeurs de gauche jugent

Ils n'ont pas assez à faire avec leur camp
Vont-ils lancer une grève de soutien à Martinon?...
Bertrand Delanoë et François Bayrou se sont livrés à de sévères commentaires sur les primaires UMP pour la mairie de Neuilly (Hauts-de-Seine)aujourd'hui lundi et le retrait annoncé du porte-parole de l'Elysée, David Martinon.

Bertrand Delanoë n'a donc pas gardé le souvenir des primaires du PS dans la course à l'Elysée et la mise à mort des Fabius, Strauss-Kahn et autres Jospin. Sur LCI, le maire socialiste de Paris se permet donc de considérer que "Ce n'est pas la France, mais c'est révélateur d'une culture politique, d'une manière de faire de la politique qui me heurte, qui me choque, qui ne correspond pas du tout à mes propres engagements", rapportant ainsi tout à sa modeste personne.. au passage.
Et puisque Delanoë a de la culture politique à défaut de mémoire, citons l'exemple actuel à Orly du forcing de Razzie Hammadi, le chouchou de Hollande soi-même, qui déteste les riches, mais qu'il a choisi d'imposer de Paris dans une ville de banlieue bien riche, malgré l'opposition des élus locaux. "J'ajoute qu'(au-delà des personnes), Neuilly est une ville qui préfère payer des amendes plutôt que de faire un peu de logement social et le vrai sujet de la campagne à Neuilly n'est pas évoqué", a-t-il ajouté.
Question amendes, Delanoë ne peut ignorer que le parachuté socialiste a fondu sur Orly avec une escouade de bérets verts, ses mercenaires recrutés à Marseille, Toulon et Arles, qui sont venus loger chez l'habitant: les 13 paras d'Hammadi se sont domiciliés chez six militants PS le temps de la campagne et de circonvenir la section locale. Comment le censeur Delanoë juge-t-il ces procédés socialistes? Plus 'républicains' et 'démocrates', tu meurs!

Passons à l'autre vertueux, celui du MoDem, cette fois. Sûre de son fait, France Inter est allée l'interroger en direct de Pau (Pyrénées-Atlantiques), où il est candidat aux élections municipales. François Bayrou a évoqué pour sa part un phénomène de cour. C'est une nostalgie locale qui remonte à Henry IV, quand un protestant déjà vertueux affirma que 'Paris vaut bien une messe"!
Vu de son hara, le peu 'gentleman' mais pourtant 'farmer' s'exprima. "Vu de Pau, on est un peu abasourdi devant ces rebondissements quotidiens inattendus d'une espèce de feuilleton dont le vrai sujet est la cour : qu'est-ce qui se passe à la cour ?", a déclaré le président du Mouvement démocrate.
"Dans les cercles de pouvoir, qui est le favori, la favorite, qui est disgracié, qui va être promu, qui va être jeté ?", a-t-il ajouté. "Ceci est profondément malsain".
Jean Sarkozy, fils du président de la République, et les dirigeants UMP locaux se sont désolidarisés dimanche du porte-parole de l'Elysée David Martinon, tête de liste UMP pour les municipales à Neuilly-sur-Seine.Nicolas Sarkozy avait lui-même donné son aval à l'automne à la candidature de David Martinon, dans ce qui fut son fief politique entre 1983 et 2002.

François Bayrou n'a pas beaucoup de considération pour l'opinion. Pariant qu'elle a déjà oublié qu'il a lui-même instillé le poison jour après jour, il veut oublier son implication directe dans la mort de l'UDF; Cet expert en criminologie s'adresse à elle pour juger que ce qui se passe à Neuilly "traduit un climat interne d'affrontement". Bayrou feint ainsi de croire que la démocratie est un long fleuve tranquille. Mais l'opinion gardera longtemps en mémoire sa prise de pouvoir, écartant de Robien, par exemple, jusqu'au jour où l'UDF rendit son âme perdue. N'en déplaise au Béarnais, l'UDF n'est pas mort de mort naturelle et le MoDem est un prématuré affaibli par le départ des membres de la famille. Comme Sa Cynique Majesté Royal, avec laquelle il a tant d'affinités, il fait le vide autour de lui. Dans un cas comme dans l'autre, c'est une question de vie ou de mort.
L'amer Bayrou produit de la bile au litre et poursuit: "Tout ça, c'est la présidence de la République, c'est l'Elysée, c'est les plus proches du président de la République et ceux qui jouent un rôle très important dans l'équipe élyséenne", a fait remarquer l'ancien candidat centriste à l'élection présidentielle. Que d'aigreur et d'incompréhension. L'Elysée gouverne et voilà ce qui échappe à son entendement. Dans le cercle du ministère de l'Education nationale, à la tête duquel il avait été favori de Balladur en 1993, et de Juppé en 1995,, il faisait des déclarations et signait, mais c'était Monique Vuaillat, sa propre favorite, qui gouvernait. Elle n'était que secrétaire générale du SNES (FSU), syndicat enseignant dominant, mais hantait le ministère et prenait les décisions. Vuaillat est connue pour son affrontement personnel avec Claude Allègre, qui entendait décider et ne pas s'en laisser conter par la favorite installée dans ses meubles.
Monique Vuaillat ne lui apporta pas que des satisfactions. Le 24 janvier 1994, près d'un million de manifestants laïcs s'en prennent à son projet de réforme, critiquée à droite comme à gauche. Finalement, le Conseil Constitutionnel rejette le projet de François Bayrou... Mais il nous parlemaintenant des jours heureux où il était ministre...
Question tempérament: on en a ou on n'en a pas, comme le souligne encore la scène du balcon entre la toute chaude Royal et le tiède Bayrou. L'idée que Bayrou se fait naturellement du président est celle d'un roi fainéant, à son image. Bayrou n'était pas l'homme de la situation. Maintenant qu'il n'a plus qu'à passer des sentences, ça lui va.
Le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian, a confirmé qu'une réunion aurait lieu ce soir au siège de l'UMP à Neuilly pour tenter de mettre tout le monde d'accord. "Je crois qu'il y avait notamment des désaccords que la manière de mener campagne, sur la stratégie même de la campagne", a-t-il observé sur le plateau d'i-Télé.
A la question de savoir si Jean Sarkozy ferait, le cas échéant, un bon maire de Neuilly, Patrick Devedjian a répondu : "Il a beaucoup de talent, il a sans doute hérité des qualités politiques de son père, il est très sympathique, il se débrouille très bien... Il a 22 ans". Nicolas Sarkozy avait 28 ans lorsqu'il est devenu maire de Neuilly pour la première fois, en 1983. Bon sang ne saurait mentir.

L'Elysée n'imposera pas son candidat contre l'avis des militants UMP de Neuilly. En cela, le président se distingue à son avantage de Hollande et du Bureau national du PS qui persistent à bafouer la base militante à quidevrait revenir le choix du candidat local.
En bonne démocratie.