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vendredi 19 décembre 2008

Travail dominical: Richard Mallié dénonce l'obstruction de la gauche

L’opposition offre un spectacle pitoyable
Qu’elle ne se grandisse pas est son affaire,
mais qu’elle dégrade l’image du Parlement est la nôtre.

Témoignage de Richard Maillé, le rapporteur
L'Assemblée Nationale a engagé mercredi soir, dans un climat que la gauche a voulu détestable, le débat sur les dérogations au repos dominical. La gauche avait certes promis une "opposition acharnée" et le PS a déposé plus de 4000 amendements, des amendements qui ne veulent strictement rien dire. Comme l’a bien constaté le député Benoist Apparu : « Dans le cas de l'audiovisuel, on a eu 800 amendements d'obstruction et 200 vrais amendements. Il y avait un peu plus de débat. Pour le travail dominical, il y a 100% d'obstruction »

Mais les échanges n'ont pas duré longtemps : à peine plus d’une dizaine de minutes après le début du débat, le président du groupe PS demandait une suspension de séance pour « aller discuter avec ses collègues ». Rappels au règlement, sorties intempestives de l’hémicycle, interruption permanente des orateurs, les députés PC et PS se sont livrés à une obstruction systématique, refusant le débat parlementaire.

Face aux insultes et aux quolibets, à la demande de Jean-François Copé, le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer, a décidé de lever la séance plus tôt que prévu.
"Un député communiste, Maxime Gremetez, a voulu agresser un de mes amis, député UMP. Les conditions du débat étaient impossibles", a expliqué le président du groupe UMP.

Avant la levée de séance, le ministre du Travail Xavier Bertrand aura eu tout juste le temps de défendre le texte en affirmant qu'il "s'agit de préserver le repos dominical tout en permettant à ceux qui veulent travailler le dimanche de le faire avec des garanties sociales et sociétales".

En sortant de l'hémicycle, la seule chose que le patron des députés PS Jean-Marc Ayrault a trouvé à dire pour s’expliquer devant la presse, était qu’il considérait cela comme "une défaite pour Nicolas Sarkozy : il n'aura pas son cadeau avant Noël". Lamentable…

Lors d'une table ronde sur l'avenir de la ruralité, jeudi 18 décembre, le Président de la République a indiqué "Que l'opposition, si elle a des idées, n'hésite pas à les donner pour résoudre les problèmes de la France, je serais très heureux de les écouter et de les entendre".
"Mais les injures, le blocage systématique, empêcher de voter des textes, empêcher des réformes pour le seul plaisir d'empêcher des réformes, inquiéter des jeunes pour le seul plaisir d'inquiéter des jeunes, c'est pas la démocratie ça c'est la pagaille", a-t-il ajouté.
"Je voyais qu'à l'Assemblée Nationale, on s'est un peu énervés. C'est pas toujours un spectacle que peuvent comprendre les Francais qui souffrent de la crise, de voir les gens s'insulter, s'invectiver", a-t-il poursuivi. "Je ne pense pas qu'en s'agitant avec des pancartes et avec des badges sur les bancs de l'Assemblée nationale, on rende particulièrement fiers les électeurs qui ont voté pour vous. Les gens n'ont pas voté pour nous pour avoir un combat de boxe, pour donner un spectacle un peu ridicule, un peu caricatural", a-t-il conclu.

Après tout, c’est ce que vivent les professeurs de la FSU tolèrent dans leurs classes…
Les élus de l’opposition ne crachent pas encore sur leurs petits camarades, alors !...


VOIR et ENTENDRE

ouverture travail dimanche - obstruction inouïe de la gauche
envoyé par Richard-MALLIE

jeudi 18 décembre 2008

Assemblée Nationale : la gauche refuse le débat

Les députés de l’opposition se comportent en manifestants de rue

  • La réforme de l'audiovisuel public attendue
    Après une obstruction de la gauche pendant plus de trois semaines, les députés français ont adopté mercredi par 293 voix contre 242.
    >
    Deux projets de loi pour une réforme
    Cette réforme prévoit essentiellement:
    - la suppression de la publicité sur les chaînes de télévision publiques après 20h00 à partir du 5 janvier,
    - et la nomination de leurs P-DG en Conseil des ministres.


  • Les socialistes transfèrent le chaos, de la Rue de Solférino au Palais Bourbon

    Richard Mallié a dénoncé une nouvelle "obstruction" en saluant la richesse d’imagination des socialistes mais la nullité de leurs amendements.
    > Le PCF conserve ses schémas éculés du 19e siècle
    Pour les conservateurs communistes, le texte remanié constitue toujours "une attaque frontale contre la réglementation du travail" et vise à satisfaire "les patrons hors la loi".

    > Pour Les Verts, Martine Billard est lapidaire, pour changer, et estime que la nouvelle version est "encore pire".

    > L’opposition républicaine avait déjà prétendu faire débattre les représentants du peuple sur l’heure du début de la suppression, à compter de 20h30 ou 20h31, etc…, soit 209 amendements pour arriver à minuit et encore autant pour arriver à la fin des programmes de nuit. C’est une façon socialiste de faire progresser le débat. Elle correspond à la promesse de Sa Cynique Majesté Royal de se livrer à une « opposition constructive»…

    >
    S’agissant du travail du dimanche, les démocrates du PS auraient souhaité réduire le « débat participatif » de Désirdavenir Royal à la question de savoir s’il faut, ou non, préserver "les défilés de géants", "les tournois de fléchettes ou de belote"... Et la Fête de la Rose ?

    L’exécutif souffre d’une opposition irresponsable

    > La gauche dissimule sa misère idéologique dans l’obstruction.
    Le début de l'examen du texte sur le travail dominical a tourné court mercredi soir à l'Assemblée Nationale, non pas faute de combattants, mais d’opposition respectueuse des institutions et des personnes.

    > Le patron des députés UMP, Jean-François Copé, a demandé une levée prématurée de la séance avant minuit, dénonçant "les menaces et les injures" de l'opposition.
    (Lire PaSiDupes sur les exploits de Maxime Gremetz, celui qui ferait honte aux Deschiens)

    >
    Le Premier ministre François Fillon a annoncé jeudi que les débats reprendraient en janvier .

    >
    Le Président Sarkozy, en déplacement dans les Vosges jeudi, a fait fustigé l'opposition qui n’a d’autre politique que de semer "la pagaille" à l'Assemblée pour "le seul plaisir d'empêcher des réformes".

    Pendant que l’opposition s’agite,
    le travail législative continue…


    Avant la levée de séance, le ministre du Travail Xavier Bertrand a eu le temps de défendre le texte en affirmant qu'il "s'agi[ssait] de préserver le repos dominical tout en permettant à ceux qui veulent travailler le dimanche de le faire avec des garanties sociales et sociétales".
    "La proposition de loi prévoit noir sur blanc que les heures travaillées le dimanche soient payées double pour les salariés concernés par ces nouvelles dérogations", a-t-il répété.
  • mardi 4 novembre 2008

    Travail jusqu'à 70 ans: les syndicats savaient déjà en mai, révèle X. Bertrand

    L’opposition jouerait-elle un vilain jeu ?
    Les syndicats assurent qu'ils sont demandeurs de dialogue, de concertation et de transparence, mais pratiquent la rétention, l’opacité et le secret. Ils ont fait les morts pendant cinq mois et ont failli à leur devoir d’information de leurs mandants! Ils savaient que le gouvernement avait la volonté de repousser l'âge limite du travail à 70 ans "depuis le mois de mai dernier", mais ne leur ont rien dit…
    "C'est transmis aux syndicats depuis le mois de mai dernier", a fait savoir le ministre du Travail sur RTL. "On l'avait dit très clairement", a-t-il ajouté. "Au mois de mai dernier, dans mon bureau, j'ai reçu tous les partenaires sociaux pour parler retraites, en indiquant que nous allions supprimer les mises à la retraite d'office", a expliqué Xavier Bertrand, pour qui il y a eu "très long dialogue social aussi sur cette question".

    Le soleil ne devra pas se coucher à 65 ans pour tout le monde
  • Le responsable de la « riposte » au PS n’est guère réactif !
    Razzye Hammadi n’est toujours pas au parfum.
  • Quant à Hollande, il lui aura également fallu près de six mois pour réagir.
  • La prolongation du droit au travail ne l’aura donc pas trop préoccupé : il prend sa retraite du bureau national du PS à 54 ans. Flamby 1er n’a pas souhaité dialoguer ni faire progresser la réflexion pendant tout ce temps. Et d’ailleurs, le « débat participatif », ce n’est pas de lui, c’est de l’autre…

    Le contexte

    Coupés de la vraie vie, tels la maréchaussée, les socialistes arrivent quand tout est fini !
    Ce projet de repousser le plafond de l'âge de la retraite date pourtant de la polémique autour du départ du Pr Luc Montagnier aux Etats-Unis, puis de celle qui est née l'an dernier avec la reprise d'activité de l'entraîneur de football Guy Roux, après l’âge légal, a encore précisé le ministre du Travail.

    Une nouvelle liberté sociale
    Et elle ne doit rien à l’opposition, mais on peut penser qu’au fond elle n’est pas aussi hostile qu’elle le prétend. N’a-t-elle pas pas une forte expérience de l’obstruction parlementaire ?
    "A partir du 1er janvier, il n'y aura plus de plafond", a conclu Xavier Bertrand, tout en rappelant que "l'âge de départ à la retraite reste exactement le même, à 60 ans".

    Avec cent voix d’avance (315 voix contre 217)
    ,L'Assemblée a voté la fin de la mise à la d'office au rancart des salariés du privé en 2010. Un amendement qui réservait la possibilité aux salariés de prolonger leur activité au-delà de 65 ans, "dans la limite de cinq années", a été adopté avec la loi sut le budget.
    Les salariés volontaires ont conservé le droit de se reposer à 65 ans, mais ont gagné la liberté de travailler jusqu'à 70 ans, s’ils le veulent et le peuvent, s'ils sont en forme ou veulent faire grossir une petite retraite.
    En Allemagne, donc en Europe, l'âge officiel du départ à la retraite de nos voisins est 67 ans. Et de "vivre pour consommer", selon l'inéffable Joffrin de ...Libération ! Il a vraiment tout du socialiste ...

    mardi 8 juillet 2008

    L’amère Royal ne se rend même plus compte de ce qu'elle dit

    Désirdavenir Royal n’en peut plus : il faut qu’elle prenne du repos
    La candidate socialiste battue à la Présidence de la République n’a le respect ni de la fonction qu’elle a pourtant briguée ni de la personne que les Français et les Françaises lui ont préféré. Comment aurait-elle donc le respect des électeurs ? Et du systême démocratique?
    L’amère Royal donne des signes de fatigue.
    Voilà maintenant que pour elle le président de la République "ne se rend même plus compte de ce qu'il dit", a-t-elle lâché mardi. C'est à se demander si elle est elle-même consciente de son état. Elle sait même pourquoi ! "Il vit dans un autre monde". En effet, cet ‘autre monde’ n’est pas celui des mots, des invectives et des bourdes : Marie-sEGOlène croit encore que la terre est plate et tourne autour d’elle. Que peut-elle comprendre au nouveau monde, les terres vierges découvertes en 2007, la réailté bien concrète de Sarkozy et de l’avenir des Français, telle d’Ingrid Betancourt qui renaît à la vie, le cœur plein d’amour et d’espoir.
    Après avoir occulté le rôle du Président dans la libération des guérilleros marxistes révolutionnaires, malgré l’hommage que leur victime lui a plusieurs fois rendu, voici qu’elle perd derechef ses nerfs et produit une nouvelle illustration de la ‘république du respect’ sur laquelle elle n’a pas réussi à convaincre.


    Probablement surmenée bien que constamment en voyages, l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle a encore manifesté son absence de maîtrise. La présidente aigrie de la région Poitou-Charentes s’est en effet emportée sur RTL contre Nicolas Sarkozy pour qui, selon elle, "l'argent n'a pas d'importance puisqu'il croule sous l'argent". Rappelons qu'elle n'a que 110 euros pour vivre et qu'elle se les fait régulièrement voler. Dans son délire, elle n’a pas craint non plus d’affirmer qu’il aurait "une méconnaissance de ce qui se passe aujourd'hui en France".

    Comme à chaque fois qu’elle disjoncte, elle s’est montrée incapable de contenir ce qu’elle maquille en ‘colère saine’. Ainsi, inconscience de son ridicule, Madame Royal s’est enlisée un peu plus: "On se croirait revenu sous l'Ancien Régime où le Roi s'amuse, le Roi dilapide l'argent, le Roi soigne ses amis, le Roi enrichit ceux qui sont déjà riches et pendant ce temps là le peuple s'appauvrit". La FSU l’aurait-elle formatée ?


    L’amère Royal a plus pu se tenir.
    Elle prétend avoir cicatrisé depuis sa défaite mais a également mis en garde la majorité contre ce qu’elle qualifie d’excès de triomphalisme face à des grèves bien moins suivies qu'auparavant : "Il y a des colères muettes qui ne se manifestent pas forcément par des grèves ou des protestations parce que on [n’] a plus les moyens (...), parce que ça coûte cher", a-t-elle menacé. Elle s'époumone ainsi pour faire se lever le "vent de la révolte" de ses prévisions météorologiques personnelles ...
    Elle ne cesse de prendre ses désirs pour des réalités: c'est son 'autre monde' intérieur tumultueux... "Les gens sont désespérés, c'est très difficile aujourd'hui pour les salariés, modestes en particulier, de perdre une journée de salaire pour une journée de grève", a estimé Sa Cynique Majesté Royal, pour qui "présider un pays, c'est d'abord respecter les Français et c'est répondre à leurs soucis et à leurs problèmes". Ce n’est donc pas réformer, mais conserver dans la naphtaline, aussi bien les privilèges catégoriels que les avantages acquis : le maintien en l’état des privilèges de l’aristocratie … syndicale !


    Le ministre du Travail l’a invitée, également sur RTL, à se ressaisir et ne pas se mettre dans tous ses états.
    Il fallait la convaincre qu’elle n’avait pas de raison de faire bondir sa tension artérielle, puisque "la grève est un droit constitutionnel qui doit être respecté". Il a encore tenté de la sensibiliser à la … cohérence, concrète et pratique, en matière de ‘débat participatif’ : il lui a fait observer que "pendant trop longtemps en France on faisait grève et on discutait après".
    Calmement, vu son état, le ministre lui a expliqué, comme un médecin à sa patiente : "Surtout il n'y avait pas de service minimum notamment dans les transports en cas de grève, aujourd'hui les choses ont radicalement changé" en améliorant les conditions de vie, spécialement celles des femmes. Xavier Bertrand a ménagé la surmenée en ne mentionnant pas que le service minimum d’accueil en milieu scolaire (SMA) facilite aussi la vie des familles. Il a pourtant risqué de provoquer une nouvelle crise en lui rappelant qu’ "on doit prendre en compte la volonté de ceux qui ont besoin des transports en commun pour aller travailler". Et préserver leur pouvoir d’achat.
    Le secrétaire général adjoint de l'UMP, s'est félicité que le gouvernement soit parvenu "à faire en sorte notamment que le service minimum dans les transports en cas de grève soit devenu réalité".
    "Ce qui est fait par le gouvernement vise plutôt à mettre de l'huile dans les rouages depuis maintenant un peu plus d'un an", a déclaré par ailleurs X. Bertrand.

    mardi 1 juillet 2008

    Humour - Les meilleures "petites phrases" de 2008

    La gauche n’arrive encore pas première
    L’opposition de Bayrou à Besancenot, en passant par le PS et le PCF, réussirait mieux au concours de la petite phrase la plus fielleuse…
    Le jury du Prix "Press Club, Humour et Politique" a récompensé le 30 juin la "petite phrase" la plus drôle de l'année parmi les 17 prononcées par nos politiques, en lice pour l'édition 2008. Décerné par un jury de journalistes et d'humoristes que préside l'ancien PDG d’agence de presse, Jean Miot, le prix est décerné chaque année aux propos volontairement ou involontairement drôles d'une personnalité politique.

    Voici les 17 phrases nominées pour le Prix 2008 :
    - "Bernard Palissy brûlait ses meubles. Bayrou brûle ses élus. C'est la stratégie de l'anéantissement", Jean ARTHUIS, Sénateur de la Mayenne. Tarabiscoté !
    - "Je vous le promets, nous aurons d'autres victoires", François BAYROU, Président du Modem au soir de sa défaite aux Municipales. Lucide ?
    - "Ne montez pas, il y a du monde dans la rue", François BAYROU, refusant sa porte à Ségolène ROYAL le soir de sa défaite. Comme Bayrou, cette phrase a manifesté des faiblesses : Sa Cynique Majesté Royal en aurait dit, comme de son auteur, qu’elle est restée en panne !
    - "Il m'a fait l'impression de l'amant qui craint la panne...", réponse de Ségolène ROYAL, dans son livre, à propos de l’inébranlable Bayrou. Elle s’est pourtant contentée de Flamby pendant des années…
    - " Le Parti Socialiste est un parti sans leader. François Bayrou est un leader sans parti. Ils sont faits pour fusionner", Xavier BERTRAND, Ministre du Travail. Sans parti ? Ouf, l’orthographe sauve l’honneur…
    - "On ne peut pas s'entendre avec tous les Ministres, car tous les Ministres ne peuvent pas s'entendre", Eric BESSON. Réalisme et humour font-ils bon ménage ?
    - "Sarkozy, c'est le seul qui a été obligé de passer par l'Elysée pour devenir Premier Ministre", Jean-Louis BORLOO. Brillant !
    - "Vous avez vu comme Monsieur Sarkozy est populaire en forêt amazonienne ?", Christian ESTROSI, Ancien Ministre, Maire de Nice, s'adressant à des journalistes accompagnant le Chef de l'Etat en Guyane. Le PS n’est pas d’accord !
    - "Johnny Hallyday qui annonce son intention de rester Français et Bernard Laporte qui entre au gouvernement, c'est une période faste pour l'intelligence française", François GOULARD, Député-maire de Vannes. Supérieur !
    - "Sarkozy est passé de la présidence bling-bling à la présidence couac-couac", François HOLLANDE. Cà sonne comme la basse-cour de la Rue de Solférino.
    - "Pour faire face à la hausse du prix du pétrole, je conseille aux Français de faire du vélo", Christine LAGARDE. Promotrice du Vélib’, cette phrase a toutes ses chances au PS et chez Les Verts.
    - "Je voulais voir les Antilles de vive voix", Bernard LAPORTE, Ministre des sports débarquant en Guadeloupe. Au téléphone ?
    - "Les retraits de l'UIMM, c'est mieux que la valise RTL", Jean-Claude MAILLY, Secrétaire Général de FO. Toute une époque …
    - "Fadela Amara au Gouvernement, cela montre les limites du casting à la Fogiel", Nadine MORANO. C’est flatter Fogiel…
    - "J'ai tendance à croire que Nadine Morano c'est la Castafiore", réponse de Fadela AMARA. Côté bijoux,la spécialiste des perles, c’est Fadela !
    - "Souvent les courants d'air proviennent de ce qu'il y a trop d'ouverture ", Josselin de ROHAN, Sénateur du Morbihan. Les courants du PS illustrent plutôt la fermeture.
    - " Je me retrouve avec la journée des droits de l'homme sur les bras et Khadafi sur le tarmac", Rama YADE. Ses états d’âme de Rama ne compensent pas leur absence chez sa consoeur, Sa Cynique Majesté Royal.

    En 2007, le gagnant du Prix était le Président du conseil général des Hauts de Seine, Patrick Devedjian."Je suis pour un gouvernement d'ouverture, y compris aux Sarkozistes, c'est tout dire", déclarait-il en en mai 2007. Une phrase teintée d'agacement. Mais une phrase qui nous a fait rire.

    Et ‘the winner is ' :
    Le ministre de l'Ecologie !
    Jean-Louis Boorlo
    a été récompensé lundi pour cette phrase: "Sarkozy, c'est le seul qui a été obligé de passer par l'Elysée pour devenir Premier ministre".
    Le jury a également décerné un prix spécial à
    Xavier Bertrand, ministre du Travail, pour avoir lancé : "Le parti socialiste est un parti sans leader. François Bayrou est un leader sans parti. Ils sont faits pour fusionner".
    François Goulard, député-maire UMP de Vannes, a reçu quant à lui un accessit, le tout nouveau "prix des internautes" du Press Club pour : "Johnny Halliday qui annonce son intention de rester Français et Bernard Laporte qui entre au gouvernement, c'est une période faste pour l'intelligence française".


    Aucun lot de consolation pour la gauche. L’humour ( ?) de salon de Hollande n’a séduit personne. Un ‘couac’, comme les autres.
    En revanche, cette année le jury a accordé un bonus en retenant une nouvelle "raffarinade" - du nom de l'ancien Premier ministre
    Jean-Pierre Raffarin : "Il faut avoir conscience de la profondeur de la question du sens". Profond…
    En 2007, le prix avait été décerné à Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, pour : "je suis pour un gouvernement d'ouverture, y compris aux sarkozistes, c'est tout dire".

    samedi 21 juin 2008

    Hausse modulée de l'allocation de rentrée en faveur des plus défavorisés

    Préserver le pouvoir d’achat des familles à faible revenu avec enfants
    C’est un supplément de 50 millions d'euros qui sera versé aux familles dans le besoin, au titre de l'allocation de rentrée scolaire (ARS). Ce budget supplémentaire sera modulée à la rentrée 2008 en fonction de l'âge. Le gouvernement a voulu envoyer un signe clair de sa bonne compréhension des difficultés sociales des ménages. Les associations familiales n’ont pas manqué de faire connaître leur approbation. La modulation de l’ARS, en particulier en fonction des niveaux et filières scolaires, est réclamée par l’UNAF depuis plusieurs années. Sa Cynique Majesté Royal pourra toujours se joindre au chœur des satisfaits… Elle sera pour sa part davantage proccupée de bizutage et de strings...

    L’ARS est apparue avec le Président Giscard d’Estaing en juillet 1975, Jacques Chirac étant Premier ministre, et non pas avec un gouvernement de gauche sociale.

    L'ARS, d'un coût total de 1,3 milliard d'euros, bénéficie à 4,6 millions d'enfants, selon la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF). Les CAF les versent sous conditions de ressources, à chaque rentrée scolaire, pour aider les familles à faire face aux dépenses occasionnées par la rentrée.
    Vendredi, la secrétaire d'Etat à la famille, Nadine Morano, a précisé que l'ARS resterait de 272,57 euros pour les 5-10 ans à la rentrée 2008. Son montant atteindra 287,57 euros pour les 11-14 ans et 297,57 euros pour les 15-18 ans, soit respectivement 15 et 25 euros supplémentaires par rapport à la rentrée 2007.

    A l'Union des familles laïques (Ufal), même si "cela va dans le bon sens", on regrette que la modulation ne se fasse pas aussi "en fonction des classes", le coût d'une rentrée en section technologique étant "deux fois supérieur" à celui d'une classe normale.
    Cette association fait partie des 7 mouvements familiaux « généralistes », membres de l'UNAF (Union nationale des associations familiales). Elle est l'une des associations fondatrices d'ATTAC et fait partie du Collectif "2 peuples, 2 États" qui milite pour l'application de l'Initiative de Genève pour mettre fin au conflit israélo-palestinien.
    L'Union des Familles en Europe (qui est parfois jugée très à droite, représente 5.000 familles), parle elle d'une "arnaque" menant à une "perte de pouvoir d'achat de 8 euros pour les enfants en primaire" du fait de l'inflation.
    Et pour la Confédération syndicale des familles (CSF), "le compte n'y est pas" si l'on considère les "200 millions d'euros économisés sur le dos des familles avec la récente majoration unique des allocations familiales" à 14 ans.
    "Nous aurions souhaité plus, mais c'est déjà une avancée", s'est aussi félicité François Fondard, le président de la puissante Union nationale des associations familiales (Unaf), qui regroupe quelque 800.000 familles.
    Familles de France, certes favorable à une modulation de l'ARS, avait toutefois plaidé pour un montant un peu inférieur pour le primaire et supérieur au lycée (400 euros).Pour
    le président de la CNAF, Jean-Louis Deroussen (CFTC), cette mesure est une "satisfaction pour les partenaires sociaux" et prouve que "la branche famille ne sera pas oubliée" par le gouvernement.

    Le président de l'Ufal, Bernard Teper, admet ses préjugés.
    "Avec la modulation de l'ARS et le démarrage sur le statut de beau-parent, il est évident qu'il y a un changement de politique qui nous semblait, jusqu'ici, essentiellement comptable et faisait fi des caractères sociaux et familiaux".
    Cette majoration, entrée en vigueur le 1er mai, avait été fortement contestée a priori en février par les associations familiales, qui avaient estimé qu'elle faisait perdre près de 600 euros annuels aux familles.
    En avril, la réflexion menée sur la carte familles nombreuses SNCF, menacée mais maintenue par le Président Sarkozy, avait souligné la volonté du gouvernement de mettre en place une politique familiale mieux ciblée sans hérisser des associations familiales promptes à exprimer leur indignation, notamment auprès des élus locaux.
    Le gouvernement a donc mené à bien son étude de la situation. En ce samedi de juin, lors de l'assemblée générale de l'Unaf à Toulouse, le ministre du Travail Xavier Bertrand et Nadine Morano sont venus en personne lire un message du président de la République disant sa volonté "de conduire une politique familiale généreuse et adaptée à notre temps".

    jeudi 29 mai 2008

    Le "principe" des 35 heures demeure, réaffirme Christine Lagarde

    35h : Qui gouverne ? Les syndicats ou le gouvernement ?

    Les syndicats, ce sont 4% de la population totale…
    Les garanties qu’ils promettent aux salariés sont-ils à la hauteur des perturbations qu’ils créent dans nos vies et des pertes pour l’économie nationale et le pouvoir d’achat des Français ?

    Xavier Bertrand a eu beau annoncer mercredi dans "Les Echos" que la loi permettra aux partenaires sociaux de négocier l'aménagement du temps de travail au-delà du simple dépassement du contingent d'heures supplémentaires, entreprise par entreprise, les commentaires partiaux pleuvent. Cette déclaration déclenche les interprétations de la presse partisane, téléguidée par les partis et les syndicats.
    La presse fait campagne : Les agences de presse et la pensée unique
    A*P
    suggère de mauvaises intentions: "35h: le gouvernement déterminé à passer outre l'avertissement des syndicats". Seulement quelques heures plus tôt, l'agence de presse n'avait pas reçu de consignes et était moins incisive.
    A* exprime un a priori : "35 heures: le gouvernement va passer outre l'avertissement de la CGT et de la CFDT"
    R****** accuse: "Le gouvernement vide les 35 heures de leur substance"
    Tous les titres sont négatifs. Pourquoi l’opinion ne le serait-elle pas, par conséquent ? La presse laisse-t-elle une chance aux Français de penser différemment ? Sa fonction est-elle de dénigrer ? Son rôle consiste-t-il à s’opposer au gouvernement ? Ce choix partisan du soutien des thèses de la gauche et de l’immobilisme, politique et syndical, est-il un service rendu au pays?

    Le ministre met les syndicats face à leurs responsabilités
    Xavier Bertrand estime en effet que les partenaires sociaux n'ont "visiblement (...) pas voulu se saisir" du sujet du temps de travail. "Nous avions prévenu les partenaires sociaux que nous irions plus loin et aujourd'hui, nous l'assumons pleinement en le faisant dans une clarté totale", souligne le ministre du Travail dans un entretien au journal "Les Echos" de mercredi.
    La mauvaise foi des syndicats et donc d’une certaine presse
    Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque a prétendu que c’est "un affront ou un défi, en tout cas une provocation". Il estime en effet dans un entretien publié jeudi sur lemonde.fr que "le gouvernement choisit de s'affronter à la CFDT et la CGT, qui plus est sur un sujet identitaire pour la CFDT, celui du temps de travail. » Selon ce partisan de l’auto-gestion, « il organise la fin des 35 heures dans la réalité". En conséquence, "l'élargissement de la mobilisation sur les retraites à la question du temps de travail est clairement posé", déclare-t-il, prévenant que "le gouvernement nous amène à réagir simultanément sur le temps de travail et les retraites. Cela nous entraîne dans une mobilisation globalisante, ce contre quoi j'ai toujours résisté y compris dans la CFDT".

    Les intermédiaires syndicaux sont-ils représentatifs ?
    Dans une mise en garde commune adressée au gouvernement lundi, François Chérèque et le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault, évidemment suivis par Solidaires (SUD, non représentatif), rappelaient que la position commune négociée en avril entre les partenaires sociaux permettait "à titre expérimental de dépasser le contingent conventionnel d'heures supplémentaires", et que cela excluait "toute autre disposition". Ils prévenaient que le non-respect de cette règle et "l'adoption en catimini" de "mesures de déréglementation" ouvrirait "une nouvelle période dans les relations sociales". Le ‘catimini’ sur la place publique, c’est nouveau !

    Les syndicats opposés à la démocratie directe en entreprises
    A défaut de propositions, le Parti socialiste a réagi en dénonçant "avec force" le "contenu de l'avant-projet de loi sur la démocratie sociale que vient de présenter Xavier Bertrand".
    "Il est inacceptable que le gouvernement se permette de dénaturer le texte de la position commune des partenaires sociaux sur la représentativité et la durée du travail, ce à quoi s'opposent l'ensemble des organisations syndicales, au mépris des grandes déclarations du Président de la République sur le respect des accords collectifs", a interprété le PS dans un communiqué. Les socialistes s'opposeront "totalement à toute nouvelle remise en cause de la durée du travail". La semaine dernière, le chef de l'Etat avait désavoué le secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjian, qui avait demandé "le démantèlement définitif du dispositif des 35 heures".

    DuponD, le président du groupe PS à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, a violemment accusé Nicolas Sarkozy : il "a menti en disant la main sur le coeur qu'il ne toucherait pas à la durée légale du travail en France". Le nostalgique conservateur socialiste poursuit dans l’esprit à l’ancienne de la co-gestion : "Au point où les choses vont, il n'y aura plus de protection des salariés et il y aura une très grande disparité d'une entreprise à une autre". Le libéralisme, c’est oui ou c’est non ?

    En revanche, Xavier Bertrand fait de la pédagogie
    Il explique que, transposant la position commune, le projet de loi sur la "démocratie sociale fera une large place à la négociation dans l'entreprise et à la simplification, notamment sur les contingents d'heures supplémentaires et les repos compensateurs qui pourront être fixés librement".
    "L'aménagement du temps de travail sur tout ou partie de l'année comme les forfaits en jours ou en heures pourront être négociés plus facilement dans les entreprises", souligne-t-il. "En l'absence d'accord, le cadre réglementaire s'appliquera". N’est-ce pas une garantie ? Ou un prime à l’obstruction ?

    Les députés UMP saluaient mercredi la position de Xavier Bertrand. "Tout cela va exactement dans le bon sens", a déclaré leur président Jean-François Copé.

    samedi 17 mai 2008

    Un an déjà: Xavier Bertrand répond au Figaro

    «Le PS manque d'idées, mais ne manque pas d'air»
    Texte de l'entretien du 6 mai 2008
    LE FIGARO- Un an après l'élection de Nicolas Sarkozy, les Français sont déçus par les premiers résultats, cela vous inquiète-t-il ?
    Xavier BERTRAND- Je retiens plutôt un chiffre du sondage publié lundi dans Le Figaro : si on revotait dimanche, Nicolas Sarkozy progresserait de deux points au premier tour (33% contre 31% l'an passé). Cela prouve que les Français sont bien conscients qu'on applique tout ce qu'on a dit. 2007, c'est l'année des engagements tenus. Cela change par rapport aux époques précédentes où l'on oubliait les engagements de la campagne. Si on tourne le dos à nos promesses, alors on verra resurgir l'abstention et les extrêmes. 2007 a été une année de travail et de changement. Le changement d'état d'esprit est incontestable. Pendant des années, on débattait des RTT. Aujourd'hui, on discute autour des heures supplémentaires. Et ce n'est que le début.
    C'est une victoire idéologique de la droite ?
    Un an après, on y voit clair dans les nouveaux clivages. D'un côté, il y a le mouvement incarné par le président et l'UMP. De l'autre, il y a les conservatismes de tous bords. On voit bien qu'il y a une volonté permanente et sournoise pour dire «les réformes, ça ne marchera jamais». Or ces réformes, on ne les fait pas par caprice, mais parce que la France en a besoin et que les Français les demandent. L'immobilisme nous est interdit.
    Comment expliquez-vous alors que le président de la République batte des records d'impopularité ?
    Nous n'avons pas été élus pour être à 70 % d'opinion favorable dans les sondages ! Nous avons été élus pour moderniser la France. Mais il faut davantage de résultats, plus rapidement. Les Français ne doivent plus se dire : «Le changement, c'est quand pour moi ?» Il faut que les résultats se fassent sentir plus vite. Nous devons donc faire des textes de loi plus simples, plus clairs et avec des résultats encore plus rapides. Le meilleur exemple, ce sont les six millions de Français qui font des heures supplémentaires. Ils voient tous les mois la différence. 80 euros de plus en moyenne, c'est beaucoup mieux qu'un grand discours.
    Que répondez-vous à François Hollande quand il qualifie Nicolas Sarkozy de «président du gâchis» et de «“M. Plus” pour les plus riches» ?
    Les socialistes manquent d'idées, mais ne manquent pas d'air ! Nicolas Sarkozy, c'est un an d'action, et le PS, un an d'agitation. Au lieu de se lancer dans le concours de caricatures, les socialistes feraient mieux de se mettre au travail. En un an, je n'ai pas entendu une idée nouvelle. Avec Hollande, c'est toujours plus de démagogie et moins d'idées nouvelles. La réalité, c'est que l'opposition ne travaille pas et s'enfonce dans le conservatisme le plus ringard. Au PS, il y a plus de candidats au poste de premier secrétaire que d'idées nouvelles ou de militants, je caricature à peine !
    Mais on entend aussi des critiques jusque dans les rangs de l'UMP. Le projet de loi sur les institutions passe mal…
    On a certainement besoin de faire plus de pédagogie auprès des députés UMP. Je rappelle que nous avons tous été élus sur le projet de Nicolas Sarkozy. Quant à la réforme des institutions qui prévoit un renforcement sans précédent des pouvoirs du Parlement, la gauche et la droite la réclament depuis des années. Nicolas Sarkozy la propose. La refuser aujourd'hui serait donc difficilement compréhensible. Si notre pays ne va pas de l'avant, il est condamné à descendre en deuxième division.
    Mais la pédagogie, c'est le rôle de l'UMP dont vous êtes le secrétaire général adjoint…
    Soyons plus offensifs. Arrêtons toute autoflagellation ! On n'a pas à rougir de ce qu'on a fait face à des socialistes sans idées, sans projet. C'est l'une des leçons qu'on doit tirer des municipales. Ne soyons pas sur la défensive. L'UMP doit se placer en permanence devant le gouvernement dans le débat d'idées, la pédagogie et pour détecter les talents de demain. C'est ce qu'on est en train de mettre en place avec Patrick Devedjian et Nathalie Kosciusko-Morizet.
    Hier, le premier ministre était sur France Info et vous étiez quelques minutes plus tôt sur RTL. Cette course-poursuite médiatique va-t-elle durer longtemps ?
    Vous oubliez Brice Hortefeux, lequel gère avec courage et détermination le dossier des travailleurs sans papiers, qui était aussi sur France Inter au même instant. La vérité, c'est que nous sommes sur le pont pour défendre les réformes du gouvernement sous l'autorité du premier ministre.
    Ces «chicayas» au sein du gouvernement, ça fait désordre ?
    Elles sont derrière nous. Le président nous a demandé de nous concentrer sur l'essentiel. Ceux qui l'oublieront auront tout faux (Propos recueillis par Bruno Jeudy)

    mardi 25 mars 2008

    Des syndicats français refusent le passage aux 41 annuités

    L’allongement des cotisations de retraite poserait plus de problème que le déficit !
    Les syndicats ne croient que ce qu'ils voient et,les déficits, ils ne veulent pas les voir: ce n'est pas leur problème.
    A la suite de la CGT et de la FSU, mais aussi de FO-CGT, la CFDT s'oppose à l'allongement à 41 ans de la durée de cotisation pour une retraite à taux plein prévue à partir de 2009 par la loi de 2003, annonce son secrétaire national chargé du dossier.Les lois sont faites pour ne pas être appliquées par une partie de la population...
    Les deux premiers appellent à manifester samedi dans toute la France. Cette mesure doit pourtant contribuer à la réduction du déficit des comptes des retraites.
    Le dialogue social engagé par le gouvernement se poursuit. Les partenaires sociaux seront reçus jeudi par le ministre du Travail, Xavier Bertrand, pour des premières rencontres bilatérales sur la nouvelle réforme des retraites sur laquelle le gouvernement veut légiférer au premier semestre.
    "L'allongement de la durée de cotisation qui est prévue dans la loi de 2003, dans l'état actuel des choses, compte tenu du taux d'emploi des seniors, serait injuste et inefficace", a affirmé Jean-Louis Malys, secrétaire national de la CFDT, lors d'une conférence de presse.
    "L'allongement de la durée de cotisation n'a de pertinence que si elle permet d'améliorer les comptes des régimes des retraites mais, au moins à moyen terme, on est persuadé que ce ne sera pas le cas", a-t-il ajouté. Un sentiment aussi catégorique et obtus que la persuasion vaut-il preuve ?
    Les vieux schémas ont la vie dure dans les syndicats conservateurs. En effet, le rattrapage du retard social et l’adaptation du pays à la nouvelle donne font peur aux syndicats ringards qui se replient sur des certitudes d’un autre âge et versent dans la démagogie pour masquer leur incapacité à imaginer des solutions nouvelles adaptées.
    Pour réduire les déficits, la CFDT ressort donc les vieilles recettes et fera pression pour que des mesures soient mises en oeuvre pour augmenter le taux d'emploi des seniors, qui s'établissait à 38,1% en France en 2006 contre 43,6% en moyenne dans l'Union européenne, a-t-il ajouté. Dommage qu’il ne dispose pas d’une référence moins obsolète: les chiffres de 2005 étaieraient son propos de manière encore plus convaincante… Faire travailler les vieux est la solution syndicale idéale : c’est innovant et juste, puisque les jeunes arrivent toujours plus tard sur le marché du travail. On ne peut donc plus compter sur la canicule?
    En vérité, le taux d’emploi des seniors a diminué en 2006. Selon Eurostat, le taux d’emploi des 55-64 ans a atteint en 2006 37,6% (lien: 2006-2010), contre 37,9% en 2005 (lien). La France est donc loin de l’objectif de l’Union Européenne pour 2010 qui a été fixé à 50% des 55 - 64 ans maintenus en emploi.
    La proposition de la CFDT ne serait-elle donc pas prononcée en accord avec le gouvernement qui a besoin d’un relais médiatico-syndical pour faire avancer l’idée dans l’opinion ? Attendez-vous à ce que leur entente objective se réalise : tout le monde y trouvera son compte, mais la pilule sera amère.
    Le secrétaire national de la CFDT demande en outre
    - le transfert des cotisations excédentaires de l'Unedic vers les comptes des régimes de retraites
    - et un doublement de 2% à 4% de la taxe sur les revenus du patrimoine et de placement. Interdit de mettre de côté ! Vous êtes pauvres, vous le resterez: on a besoin des pauvres; il n'y en a jamais assez !
    Travailler plus dur et plus longtemps n’est rien pour nos syndicalistes détachés et planqués. Il faudrait aussi travailler plus, pour gagner autant: le compte n'y est pas et ça ne fait pas partie des promesses présidentielles... Et, cerise sur le flan de la démagogie, ne rien transmettre à nos enfants.
    Faut-il qu’à la CFDT, ils détestent les jeunes…
    Allez, à samedi !

    mardi 18 mars 2008

    La nouvelle secrétaire d'Etat, Nadine Morano, militante bien notée

    La députée Morano réagit à sa nomination
    Nadine Morano, nommée secrétaire d'Etat à la famille bien qu’elle n’ait pas réussi à obtenir son premier mandat de maire à Toul (Meurthe-et-Moselle), a déclaré mardi soir qu'"un poste au gouvernement n'est pas une récompense".
    Nicolas Sarkozy "m'avait appelée dès dimanche soir pour me faire savoir qu'il avait l'intention de me nommer au gouvernement", a précisé la porte-parole de l'UMP."On n'a même pas parlé de ma défaite à Toul. Pour lui (Nicolas Sarkozy), entrer au gouvernement n'est pas une récompense, c'est d'abord s'entourer d'une équipe qu'il juge compétente pour travailler au service des Francais", a-t-elle déclaré.

    "Nous allons définir avec Xavier Bertrand les priorités", a-t-elle ajouté sans autre précision."Je servirai mon pays avec beaucoup d'enthousiasme et de détermination", a ajouté la députée de Meurthe-et-Moselle.

    vendredi 1 février 2008

    Stages étudiants: 30% du SMIC, ce n'est pas mieux que rien

    Ingratitude et démagogie, la surenchère de syndicats étudiants
    Que les étudiants qui n'en veulent pas refusent les indemnités de stage !
    La décision de fixer la rémunération minimale des stages de plus de trois mois à 30% du Smic est insuffisante, déclarent des syndicats ou associations d'étudiants.

    Le gouvernement réforme le statut des étudiants et assure un revenu légal aux stagiaires en entreprise, alors que la loi ne prévoyait rien et qu'ils ne disposaient encore d'aucune indemnité.
    Pourtant, l'Union nationale des étudiants de France (Unef) dénonce "l'aumône du gouvernement aux étudiants" et souligne que ce dernier ne fait qu'appliquer la loi égalité des chances de 2006. Un provocation de l'UNEF, puisque la loi et le décret d'application sont également dus à Fillon et que rien n'existait auparavant en matière de rémunération de stage conventionné d'étudiant... "Le gouvernement s'est contenté de produire du réchauffé et a réalisé le décret d'application qui aurait dû sortir il y a deux ans", apprécie l'Unef, qui ne se réjouit pas que les décrets d'application sortent, alors qu'ils ne voient souvent jamais le jour. Les propos sont moralement détestables pour des zélateurs d'une 'république de respect' purement théorique qu'ils ne réussisent déjà pas à mettre en oeuvre dans leurs cercles partisans.
    À partir du 1 juillet 2006 (décret d'application du 30/06/06), le stage conventionné d'une durée de plus de 3 mois consécutifs doit être assorti d'une indemnité d'un montant fixé par les conventions de branche, ou par accord professionnel étendu, ou, à défaut, par décret. Il restait à créer ces conventions et à promulguer le décret d'application qui en dépendait. C'est fait !
    Prendre aussi connaissance du décret du 29 août 2006 (lien Légifrance)
    C'est le décret que les syndicats étudiants réclament comme un dû, mais traitent avec mépris lorsqu'il arrive.

    Outre un montant "totalement insuffisant" qui "sonne comme un affront pour les stagiaires", l'UNEF critique la limitation de la mesure aux stages de plus de trois mois. Ce n'est donc pas une avancée? Le syndicat étudiant considère de droit tous les efforts consentis par la nation et se permet des déclarations à l'emporte-pièce.
    "Le décret du gouvernement ne concernera même pas l'écrasante majorité des stages étudiant", vitupère-t-elle. Même pas les stages-bidons? Il convient à ce propos de distinguer les stages obligatoires des stages facultatifs qui ne sont pas imposés dans le cursus et dont l'attribution du diplôme ne dépend pas.
    La surenchère de l'indécence continue. Le collectif Génération précaire (GP), agitateurs-bloqueurs extrémistes, en dénonce le montant: "Avec 380 euros, les stagiaires sont toujours en dessous du RMI et du seuil de pauvreté". Sans volonté de polémique politicienne, et seulement soucieuse de l'intérêt des étudiants, ce collectif estime que "ces 30% du SMIC octroyés aux stagiaires, et cette absence totale d'encadrement sont en désaccord complet avec tous les discours que les Français ont pu entendre sur la valeur travail et le pouvoir d'achat".
    Plus respectueuse de l'argent des autres, la Fédération des associations générales étudiantes (Fage) se montre plus nuancée, mais se croit obligée de revendiquer comme ses rivaux. Elle approuve quant à elle "la mise en place d'une rémunération minimale de 30% du Smic" mais "s'étonne du recul amorcé par Xavier Bertrand concernant sa volonté de modifier la loi sur l'égalité des chances". (Lien légifrance, à nouveau:
    Décret n° 2006-1093 du 29 août 2006 pris pour l’application de l’article 9 de la loi n° 2006-396 du 31 mars 2006 pour l’égalité des chances).
    Dans un communiqué, elle estime que "seule une modification de la loi peut permettre une réforme ambitieuse sur les stages, que ce soit sur la question des gratifications, mais aussi et surtout sur la question de l'encadrement pédagogique".
    Au moment où le pouvoir d'achat stagne du fait d'une conjoncture défavorable, pour une bonne part, et où tout le monde, gouvernement, contribuables et entrepreneurs, font des efforts de solidarité, les étudiants bénéficiaires font les délicats. Il faut savoir ainsi que si un employeur ne paye pas de charges, s'il gratifie son stagiaire au maximum de 12,5% du plafond horaire de la sécurité sociale, ce maximum de gratification est fixée pour 2008 à 398.13 €/mois. Si l'employeur a des raisons d'indemniser son stagiaire davantage, il paye alors des charges à partir des 398.13 €. Par exemple, si une entreprise gratifie son stagiaire de 500€/mois, elle paiera des cotisations sur 101.87 €/mois (500.00 € - 398.13 €). Les étudiants peuvent-ils discriminer les entreprises?
    Par ailleurs, prendre 380 euros tout en affirmant devant l'opinion que "les stagiaires sont toujours en dessous du RMI et du seuil de pauvreté", est certes ingrat, mais aussi parfaitement mensonger. Dissimuler des revenus que la communauté des travailleurs leur verse grâce à l'impôt est totalement indigne. C'est ce qu'est le collectif Génération Précaire.
    Le stagiaire étudiant n'est pas considéré comme un salarié, sinon il ne serait pas étudiant (!) à moins de cumuler les aides..., et n'a donc pas ses droits. Mais le stagiaire-étudiant bénéficie d'une sécurité sociale spécifique et du soutien matériel et moral des CROUS (Centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires) pour le logement (résidences universitaires, réhabilitées et multipliées), la restauration (restau U), les transports et la culture, etc...
    Malhonnête, Génération Précaire? Le collectif fait donc abstraction de ces aides diverses et spécifiquement réservées aux étudiants, comme l'aide au logement, au transport, crèches, etc... Ce n'est pas le Pérou, mais ce n'est pas non plus Les Misérables de Hugo !
    N'ont-ils pas droit au respect des étudiants -à défaut de leur reconnaissance-, les travailleurs qui cotisent à la CAF qui assure des aides au logement étudiant (ALS, APL), le conseil général qui avec l'impôt finance le programme « rénover pour louer » et leur protection par le Fonds de solidarité pour le Logement (FSL), la Région et les communautés d'agglomération pour leurs initiatives spécifiques. Il faut leur rendre justice…
    Sans compter que les étudiants qui sont en révolte contre la société sont aussi souvent en rupture avec le milieu familial qui aurait pu contribuer au financement de leurs études auxquelles la société solidaire contribue, puisqu'il se décharge sur elle, bien qu'elle soit conspuée… N'y voyons sûrtout pas un calcul sordide pour se désengager du devoir parental d'assistance à enfants.
    Le gouvernement peut bien réformer sans contrepartie, il sert encore de cible: il est accusé de faire l'aumône aux étudiants! Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a annoncé mercredi qu'il a signé ce décret attendu en faveur de la rémunération des étudiants stagiaires, mais n'a pas rappelé la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (dite loi LRU ou loi Pécresse, du 1er août 2007), communément appelée loi d'autonomie des universités. Elle est faite pour les étudiants et il faut que quelequ'un la finance...
    Ni les volontés de réforme et de concertation du gouvernement, ni l'effort national en faveur des étudiants ne sont salués par leurs syndicats. Ingratitude d'une certaine jeunesse et loyauté des partis politiques silencieux? A tous, respect !

    mardi 15 janvier 2008

    Réforme du marché du travail: déjà trois signatures

    Malgré le splendide isolement de la CGT: l'accord est validable
    Le dialogue social existe: chacun peut le voir.
    Après quatre mois de négociations et un marathon final de trois jours clos vendredi soir, l'accord sur le marché du travail peut entrer en application, puisque pour être validé un accord interprofessionnel doit ne pas rencontrer l'opposition de trois des cinq centrales syndicales représentatives.
    Le sort du projet d'accord instaurant une "flexisécurité" à la française, selon le patronat, avec pour principale innovation la rupture "à l'amiable" du CDI, était suspendu à la décision des syndicats, même si de toute façon la réforme aurait pu intervenir par voie législative, en cas de désaccord . Aucun des syndicats n'a eu envie de signer seul. Espérant entraîner les autres syndicats dans son sillage, la CGT, qui tranchera officiellement le 30 janvier, a déjà dit qu'elle ne voulait "pas signer" cet accord. Elle s'est placée dans la situation de devoir se rallier. Le patronat n'a pas caché qu'il "attendait" la signature de quatre syndicats.
    Lundi 14, les syndicats FO et la CFTC ont décidé de signer le projet d'accord sur la "modernisation du marché du travail" auquel sont parvenus vendredi les syndicats et le patronat après quatre mois de négociations.
    Le premier, le président de la CFTC, Jacques Voisin, a annoncé qu'il avait décidé de signer le projet d'accord. "C'est un accord acceptable", a estimé M. Voisin à l'issue d'une réunion des instances dirigeantes de son syndicat. Selon lui, il s'agit de "la première étape dans la sécurisation des parcours professionnels". Ce projet permet des "avancées pour les droits des salariés."
    La CFDT a confié "de profonds regrets" mais a été la seule à exprimer de "vraies satisfactions", car plusieurs de ses propositions ont été reprises.
    Pour Force ouvrière (FO), Jean-Claude Mailly, son secrétaire général, a annoncé sa décision, à peine une heure après celle de la CFTC, de signer le projet d'accord négocié depuis septembre entre les partenaires sociaux. Selon lui, "ce n'est pas un bon accord mais (que) ce n'est pas un mauvais accord puisqu'on le signe. Tout reste à faire".
    C'était mardi 15 le tour des cadres de la CFE-CGC. Elle a décidé de signer le projet d'accord sur la "modernisation du marché du travail", ce qui valide le texte que le gouvernement s'est engagé à traduire sous forme de loi, puisque trois signataires sont requis. Pour justifier la signature de son syndicat, son président, Bernard Van Craeynest, a estimé devant la presse que le texte contenait "plus de points positifs que de points négatifs". "Grâce au travail fait dans une grande cohésion syndicale, nous sommes parvenus à un texte équilibré qui a considérablement évolué par rapport au texte proposé par le patronat", a-t-il dit.
    Par ailleurs, l'Unsa (syndicats autonomes), organisation actuellement non reconnue comme représentative dans le secteur privé, a estimé mardi que l'accord ne méritait "ni les louanges que certains lui adressent ni les gémonies auxquels d'autres le vouent".
    Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a estimé, lundi sur France 2, qu'en cas d'accord des syndicats sur la réforme du marché du travail, le contrat nouvelle embauche (CNE) -qui constituait un premier pas- serait "totalement derrière nous, car dans le cadre proposé, il y a forcément la motivation du licenciement". Le CNE, créé en 2005 lorsque Dominique de Villepin était à Matignon, prévoyait alors une période d'essai de deux ans. "C'est pourquoi il est important qu'il soit validé par un maximum de syndicats, mais je suis optimiste", a-t-il poursuivi, jugeant que ce texte marquait "un vrai pas en avant", a fait valoir M. Bertrand.
    Ces négociations, entamées en septembre, aboutissent d'un côté à un allongement de la période d'essai du contrat de travail et des ruptures facilitées du CDI, et de l'autre à la possibilité pour les salariés de conserver certains de leurs droits (formation, santé, prévoyance), quels que soient les aléas de leur vie professionnelle.
    Quel que soit l'avenir de ce texte de 24 pages et 19 articles sur "la modernisation du marché du travail", il apparaît que le seul partenaire social à se montrer franchement satisfait est la délégation patronale (Medef, CGPME, UPA). En effet, le Medef parle d'"acquis majeur" à propos du nouveau mode de rupture du CDI, traduction du concept de "séparabilité" forgé par Laurence Parisot. Et l'UPA (artisans) estime le texte "globalement équilibré", même si elle aurait aimé "une plus grande souplesse". La Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) a annoncé mardi qu'elle se déciderait demain mercredi 16. La CGPME se félicite de "certaines dispositions, notamment sur l'allongement de la période d'essai et la rupture conventionnelle" du CDI. Elle semble toutefois plus réticente à l'augmentation de l'indemnité minimum légale de licenciement et à la portabilité des garanties complémentaires prévoyance-santé.
    Le ministre du Travail Xavier Bertrand a annoncé mardi à l'Assemblée nationale qu'il recevrait "dès la semaine prochaine" patronat et syndicats, considérant que "personne n'aura envie de casser l'équilibre de cet accord" et "pour voir avec eux quand et comment ce texte vous sera soumis", a-t-il déclaré lors de la séance des questions d'actualité au gouvernement.
    "Les droits des salariés sortent renforcés de cet accord, il y a aussi beaucoup plus de souplesse et de dialogue dans l'entreprise au moment de la rupture du contrat de travail, il y aura aussi moins de contentieux juridiques, il y aura aussi la possibilité de conserver sa mutuelle ou sa prévoyance et les indemnités de licenciement pourront également être doublées", a-t-il dit.

    jeudi 13 décembre 2007

    Monétisation des RTT, sans obligation pour les patrons

    Précision du ministre, Xavier Bertrand
    Les employeurs n'auront "pas d'obligation légale" d'accéder aux demandes de monétisation des RTT de leurs salariés, a déclaré jeudi le ministre du Travail, Xavier Bertrand.
    Le projet de loi sur le pouvoir d'achat qui comprend quatre mesures dont la possibilité pour le salarié de renoncer à des jours de RTT dans une limite de 10 contre rémunération, "va être votée en janvier et va s'appliquer au 1er janvier 2008", a rappelé Xavier Bertrand sur Canal+.
    Selon le ministre, l'obligation légale n'est pas nécessaire, puisque cette mesure est "attendue" et "demandée" par les employeurs comme par les salariés. "Dans la plupart des entreprises, on a provisionné les sommes", a-t-il souligné.
    "On ne va pas judiciariser, on ne va pas complexifier les choses dans les boîtes", a promis le ministre, qui 'explique: "Je ne veux pas imposer d'en haut par la loi, je veux rendre les choses possibles".
    Il a en outre rappelé qu'il s'agit d'"une mesure à caractère exceptionnel, temporaire". "Mais c'est du concret", s'est-il félicité.

    dimanche 11 novembre 2007

    Régimes spéciaux : 53% d’électeurs, ça fait plus que 75% de cheminots

    Syndicats SNCF : ils ne réussissent pas à imposer une table ronde
    Les syndicats de la SNCF veulent le dialogue mais communiquent par courrier…
    Ces syndicats (CGT, Sud Rail, Unsa, FO, CFTC, CFE-CGC), qui avec la CFDT (depuis mercredi) appellent à la grève dès le 13 novembre à 20 heures, ont renouvelé mardi leur demande de "table ronde" sur la dernière tranche –avant la nouvelle phase de 2008– de la réforme des régimes spéciaux de retraite, signée par six d'entre eux. La réponse est en faveur de négociations par entreprises.
    Cette lettre au ministre du Travail Xavier Bertrand est aussi une réponse à un entretien de Mme Idrac aux Echos du 30 octobre. La présidente de la SNCF y avait indiqué que sa "responsabilité à la tête de la SNCF est d'accompagner la réforme, qui est inéluctable en étant très attentive à la prise en compte des spécificités".
    Les syndicats font élégamment d’une pierre, deux coups et ne manquent pas d’associer dans leurs reproches le ministre et la présidente de la SNCF Anne-Marie Idrac, dont "la stratégie de communication" ferait selon eux "peu cas de l'opinion des cheminots qui ont à plus de 75% signifié le 18 octobre leur refus de cette réforme".
    Il faut dire que la volonté syndicale de sauvegarder des ‘avantages acquis’ en matière de régimes spéciaux de retraite de quelque 500.000 privilégiés va s’imposer à l’immense majorité des salariés qui seront empêchés de travailler. 75¨% de 500.000 intouchables suffiront à bloquer le pays, malgré le vote de 53% d’électeurs à la présidentielle.
    N’est-ce pas ‘faire peu cas de l’opinion’ de 18 983 138 d’hommes et de femmes, électeurs et électrices, non pas à mains levées, mais à bulletins secrets…
    Ainsi va la démocratie...

    mercredi 4 juillet 2007

    Le projet de loi sur le service minimum

    Les usagers seront-ils entendus?

    Source - La Provence, le 12/11/05

    Xavier Bertrand, ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité, a présenté aujourd’hui en Conseil des ministres son projet de loi sur le "dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres réguliers de voyageurs".
    Comme annoncé pendant la campagne présidentielle, le projet de loi prévoit notamment "l'obligation de négocier dans les entreprises de transports avant une grève" et un "service garanti", en cas de grève.
    Laurent Wauquiez, porte-parole du gouvernement, a observé que cette disposition est "une façon de transposer le dispositif d'alarme sociale qui avait été mis" en place à "la RATP".

    Selon le communiqué du Conseil des ministres, "ce projet de loi repose sur l'idée qu'en renforçant le dialogue social dans les entreprises de transport, les grèves pourront être, pour une large part, évitées". Mais "si la grève ne pouvait être évitée, il fixe le cadre dans lequel le service de transport doit être organisé en cas de grève ou, de manière plus générale, de perturbation prévisible du trafic", précise le communiqué.
    Puisque les électeurs ont approuvé le projet du candidat Sarkozy, l’heure est venue pour le Président d’accomplir ce qu’il a promis. "Le Gouvernement entend ainsi mettre en oeuvre l'engagement pris par le Président de la République d'assurer aux usagers des transports terrestres, en cas de grève, un service réduit mais prévisible", poursuit-il.

    Le projet de loi comporte trois volets.
    - Le premier fixe les conditions dans lesquelles les entreprises doivent négocier, avant le 1er janvier 2008, avec les organisations syndicales de salariés, un accord de prévention des conflits prévoyant l'organisation préalable d'une négociation avant le dépôt de tout préavis de grève.
    Une négociation pourra avoir lieu, de manière concomitante, au niveau de la branche professionnelle.
    - Le deuxième volet concerne la mise en oeuvre d'un service garanti en cas de grève ou de perturbation prévisible des transports publics.
    "Afin d'assurer le meilleur niveau de service aux usagers et de mieux les informer", le projet de loi prévoit également l'obligation pour les salariés de déclarer deux jours avant le début de la grève s'ils entendent y participer.
    Il prévoit en outre qu'après huit jours de grève, une consultation des salariés sur la poursuite de celle-ci pourra être organisée par l'employeur, à son initiative ou à la demande d'une organisation syndicale représentative. Le vote des salariés a lieu à bulletin secret.
    - Le troisième volet "proclame le droit pour les usagers d'être préalablement informés en cas de grève ou de perturbations ‘prévisibles’ ".
    "L'entreprise de transport, en cas de défaut d'exécution dans la mise en oeuvre du plan de transport adapté, pourra être tenue de rembourser à l'usager, en totalité ou partiellement, le titre de transport".
    Enfin, la loi précise que les jours de grève ne donnent pas lieu à paiement.
    Les syndicats permettront-ils aux Français de travailler quand ils le souhaitent, et sans être pénalisés ?...
    Réponse à la défiance syndicale, apprendre le dialogue, fût-il 'social' !
    La liberté de chacun est en cause. La démocratie, c’est aussi ça !

    PS léthargique face à gouvernement dynamique

    Les socialistes, privés de vacances, sont débordés…
    Le PS est privé de sieste estivale...
    Le PS en a le tournis : assoupi, il ne soulève une paupière que pour lâcher quelqu’invective ou condamnation, et ne comprend pas qu’on puisse avoir cette capacité de travail qui lui a tellement fait défaut pour préparer la campagne présidentielle.

    Dès le lendemain de la déclaration de politique générale du Premier ministre François Fillon à l'Assemblée nationale, le conseil des ministres a étudié ce mercredi les projets de loi sur l’immigration, le "service minimum" dans les transports et l'autonomie des universités.
    Xavier Bertrand, ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité, a présenté son projet de loi sur le "dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres réguliers de voyageurs".
    Brice Hortefeux a présenté quant à lui son projet de loi relatif à la maîtrise de l'immigration, à l'intégration et à l'asile, qui "permet un meilleur encadrement du regroupement familial", selon le communiqué du Conseil.
    Quant au projet de loi sur l'autonomie des universités présenté par Valérie Pécresse, il est "essentiel" mais "n'est que le début" du vaste chantier de réforme de l'enseignement supérieur, a déclaré le Premier ministre François Fillon, qui a confirmé mardi que le gouvernement consacrerait 5 milliards d'euros supplémentaires d'ici 2012 aux universités.
    F. Fillon a cité les cinq étapes à venir:
    - la gestion des carrières,
    - la réussite en licence,
    - l’amélioration des conditions de vie étudiante,
    - les conditions matérielles sur les campus universitaires
    - et la condition des jeunes chercheurs et des enseignants-chercheurs.
    Selon le compte-rendu du Conseil, "ces chantiers trouveront leurs premières traductions dans le projet de loi de finances pour 2008".

    Si le Président Sarkozy est hyperactif, ses ministres n’ont pas non plus les deux pieds dans le même sabot. Ils ont mieux à faire que de chercher des noises.

    jeudi 10 mai 2007

    Proches célèbres de Nicolas Sarkozy

    Qui sont les proches de Sarkozy?
    Brice Hortefeux C'est le fidèle parmi les fidèles. Le ministre délégué aux Collectivités locales suit Nicolas Sarkozy depuis trente ans. S'il a été un peu mis à l'écart en fin de campagne après sa « bourde » sur la proportionnelle, il pourrait être nommé ministre de l'Intérieur.
    Jean-Louis Borloo C'est le plus populaire des ministres actuels. Rallié de fraîche date à Nicolas Sarkozy, qui en a fait sa caution sociale, il ne devrait pas obtenir Matignon. En échange, le ministère de l'Emploi ou celui de l'Education nationale pourrait lui être confié.
    François Fillon C'est le grand favori pour le poste de Premier ministre. Eminence grise de la campagne, François Fillon a notamment rédigé le projet de l'UMP, réussissant à faire travailler plusieurs sensibilités du parti. Une qualité essentielle pour faire voter les réformes à venir.
    Valérie Pécresse Chiraquienne pur jus, elle s'est investie à fond pour aller porter la bonne parole sarkozyste dans les médias. En outre, le fait que les femmes représentant une nouvelle génération ne sont pas légion à l'UMP devrait lui ouvrir les portes du gouvernement.
    Eric Besson Ancien secrétaire national du PS, rallié à Sarkozy, il n'a pas seulement symbolisé l'ouverture de l'UMP à gauche. Il a aussi aidé le candidat dans la dernière ligne droite de sa confrontation avec Ségolène Royal. Il pourrait être récompensé avec un ministère des Transports.
    Xavier Bertrand L'autre porte-parole du candidat ne faisait pas l'unanimité à ses débuts. Malgré un profil un peu terne, il a fini par faire partie des proches de Nicolas Sarkozy. Ancien assureur propulsé ministre de la Santé en 2005, il pourrait hériter d'un ministère du Budget et des Comptes sociaux.
    Patrick Devedjian Lui aussi est un historique, proche de Nicolas Sarkozy depuis des années. Avocat de formation, adepte de la formule choc et de la confrontation idéologique, il était au gouvernement Raffarin avant d'être éjecté. Il est pressenti pour devenir ministre de la Justice.
    Claude Guéant Homme de l'ombre, homme à tout faire, homme de confiance. Cet ancien directeur général de la police a dirigé la campagne de Sarkozy. Surnommé « la Suisse » pour sa neutralité par rapport aux clans, il pourrait devenir secrétaire général de l'Elysée.
    Jean-Pierre Raffarin L'ex-Premier ministre s'est énormément investi auprès de Nicolas Sarkozy, n'hésitant pas à jouer le rôle de pacificateur. Il ne devrait pas obtenir de ministère, mais prendre les rênes de l'UMP. D'après les mauvaises langues, ce serait une manière pour Sarkozy de garder la main sur le parti.
    Rachida Dati C'est la révélation de cette campagne. D'abord conseillère technique du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, Rachida Dati a été nommée porte-parole du candidat, un peu à la surprise générale. Elle pourrait s'occuper des questions d'intégration ou de justice.
    Nathalie Kosciusko-Morizet Cette députée est une des rares à l'UMP à connaître parfaitement les problématiques écologiques. En concurrence avec Alain Juppé, elle pourrait hériter d'un grand ministère de l'Ecologie et du Développement durable.
    Michèle Alliot-Marie Après avoir été l'adversaire de Nicolas Sarkozy, elle a fini par se rallier à lui et par s'imposer dans cette campagne, au point de devenir incontournable. A défaut de Matignon, elle pourrait retourner à la Défense, ou s'installer au Quai d'Orsay.

    lundi 7 mai 2007

    Les premières mesures Sarkozy.

    X. Bertrand rappelle les priorités du président-élu
    Le porte-parole de Nicolas Sarkozy a confirmé quelles seraient les premières mesures du nouveau président de la République.
    Interrogé sur BFM TV et RMC, l'ancien ministre de la Santé, Xavier Bertrand et porte-parole du candidat Sarkozy, a cité:
    - l'exonération des heures supplémentaires,
    - la déduction des intérêts des emprunts immobiliers: il a estimé que "c'est important pour qu'on puisse relancer la construction et qu'on puisse aussi acheter plus grand, il y a une vraie dimension familiale".
    - la suppression des droits de succession: la suppression des droits de succession pour 95% des ménages est juste "parce que quand vous avez travaillé toute votre vie, c'est pour vos enfants, c'est pas pour l'Etat", a-t-il estimé. "On sait ce que l'on veut, il (Nicolas Sarkozy) l'a dit, de pouvoir exonérer le fruit d'une vie de travail, il faut qu'on voit où est le bon niveau pour parvenir à ces 95%, il y a la justice fiscale, il y a aussi la justice sociale, ça aussi c'est une priorité", a expliqué Xavier Bertrand.
    - la défiscalisation du travail des étudiants,
    - les peines planchers pour les multirécidivistes
    - et les négociations pour obtenir un service minimum dans les transports publics: pomme de discorde avec plusieurs syndicats de salariés, il a dit : "Nous lançons des choses dès l'été avec la balle dans le camp des partenaires sociaux". "Est-ce qu'on est capable de trouver un accord pour avoir le service minimum garanti ou, autrement, il y aura un texte. Nous avons toujours dit que le service minimum garanti serait une réalité en cette année 2007", a ajouté Xavier Bertrand.
    Le service minimum, "c'est pas de l'idéologie, nous savons que le droit de grève est important, il est constitutionnel, mais le droit d'aller travailler également est important".

    Outre ces mesures législatives, le porte-parole de Nicolas Sarkozy a cité la préparation "de grandes conférences sociales qui auront lieu en septembre sur
    - l'égalité salariale hommes-femmes,
    - sur la Sécurité sociale professionnelle,
    - la rénovation de la démocratie sociale
    - une conférence sur les conditions de travail".
    - et en matière écologique, une "rencontre-conférence" sur l'environnement avec les ONG
    (Organisations non gouvernementales) est également au menu.

    X. Bertrand a également précisé que la loi sur le smic prévoit une revalorisation mais que le projet de Nicolas Sarkozy "c'est pas seulement donner un coup de pouce au smic, nous voulons donner un coup de pouce à l'ensemble des salaires".

    Xavier Bertrand a ajouté que l'idée était de donner des "avantages aux entreprises s'il y a un avantage sur la fiche de paye".

    L'Assemblée nationale et le Sénat se réuniront "dès le mois de juin et pendant le mois de juillet si on en a besoin" pour que les premières mesures législatives soient prises "dès l'été", a expliqué Xavier Bertrand.