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jeudi 6 mai 2010

Crèches: un collectif refuse d'accueillir les enfants

Vive les crèches familiales


Les nuisibles de l'éducation

Le collectif «Pas de bébés à la consigne» a appelé à une nouvelle journée de grève générale de la petite enfance ce jeudi, afin de protester contre le projet de décret assouplissant les règles d'accueil dans les crèches.

Ras la tétine des grèves et des slogans

Les bons mots du type « accueil 'discount' des enfants » n'amusent personne.
La prise en otages des mères et des enfants a ce petit quelque chose d'indécent qui échappe à la gauche. Lorsqu'il s'agit de tout-petits ou de vieillards, la pudeur devrait s'imposer naturellement aux éducateurs et aux soignants, quand les revendications 'low cost' dissimulent difficilement l'abjection d'un objectif politique visant les plus vulnérables. Aujourd'hui encore les parents -qu'ils travaillent ou non dans le 'hard discount'- n'en peuvent plus des petits bourgeois qui veulent travailler dans le coton mais refusent la merde des couches.
Une quarantaine de villes concernées aujourd'hui
De nombreux parents risquent ainsi de trouver des établissements d'accueil dans toute la France. Par ailleurs, des manifestations sont prévues à Paris et dans une quarantaine de villes en France dont Lyon, Bordeaux, Marseille, Nantes, Strasbourg, Rennes, Toulouse, Montpellier, Grenoble, La Rochelle, et Agen.

Toujours le même collectif

Il s'agit de la troisième mobilisation organisée par le collectif «Pas de bébés à la consigne» après celles des 11 mars et 8 avril derniers. Une nouvelle manifestation est d'ors et déjà prévue le 29 mai prochain, au cours de laquelle les parents sont invités à se joindre au personnel de la petite enfance.

Qui sont-ils ?
Ce collectif hétéroclite rassemble des opposants à la majorité présidentielle:
aussi bien des associations professionnelles, telle l'Association nationale des puéricultrices (infirmiers ou auxiliaires),
que des professionnels de l'opposition : CGT, CFDT, ainsi que, bien que les enfants des crèches ne soient pas encore scolarisés, les enseignants de la FSU (communistes, anarcho-syndicalistes du NPA et sympathisants d'ATTAC),
mais aussi des parents militants: Confédération syndicale des familles (CSF, confédération d'associations familiales agréée comme association de consommateurs, elle milite avec le mouvement anti-OGM et entend « réguler le capitalisme sauvage »)
les trotskistes de la Fédération nationale SUD santé-sociaux et la Fédération Sud Collectivités Territoriales du Che-Besancenot;

et FCPE (fédération de parents d'élèves fondée par le secrétaire général du Syndicat national des instituteurs (SNI devenu Syndicat des enseignants de l'UNSA, socialiste) et par un président de la Ligue française de l'enseignement)...

Et ils comptent bientôt nous refaire un rôt
Chaque mois, ils nous en remettent une couche !

Modes alternatifs de garde des enfants

Les crèches familiales

Une crèche familiale est un établissement employant des assistantes maternelles agréées qui accueillent de un à trois enfants à leur domicile. L'avantage par rapport aux Assistantes maternelles classiques est qu'il n'y a pas de contrat de travail avec les parents ni de relation d'argent puisque ces assistantes sont employées et payées par des organismes tiers (souvent une mairie, dont la couleur politique ne garantit pas nécessairement une continuité des services).

Les crèches parentales (désormais appelée établissement à gestion parentale).

Ces crèches naissent du désir de quelques parents de s'impliquer davantage dans l'éducation de leur enfant. Elles fonctionnent comme une crèche collective mais sont gérées par les parents, regroupés au sein d'une association à but non lucratif. Ils participent parfois à l'accueil, aux soins des enfants ou au fonctionnement de la crèche (ex : une demi-journée par semaine), aux côtés des auxiliaires de puériculture et des éducatrices de jeunes enfants. Comme ils assurent le fonctionnement de l'association, ils assument donc la gestion financière de la structure.

La Garde partagée

Dans le cas de garde d'enfant à domicile ou Garde partagée, c'est une employée de maison spécialisée (appelée auxiliaire parentale en France) qui garde le ou les bébés au domicile des parents. Cette employée peut être rémunérée directement par les parents, ou être salariée d'une entreprise ou d'une association, agréées par l'état, qui proposent exclusivement du personnel qualifié et diplomé ainsi que d'autres garanties, (sélection, assurance, remplacement etc...) En revanche si l'employée est directement rémunérée par la famille, il faut qu'elle soit déclarée à l'URSSAF, et si elle est étrangère, (hors CEE)qu'elle ait une carte de séjour en règle.
Il peut ne s'agir que d'une seule famille faisant garder un ou plusieurs enfants ou de plusieurs familles se regroupant pour partager les frais. Dans ce dernier cas (appelé Garde partagée en France), la garde peut se faire alternativement chez chaque famille ou chez une famille exclusivement.
Les structures privées de services à la personne doivent avoir obtenu l'agrément simple pour pouvoir prétendre à garder des enfants de plus de trois ans et un agrément qualité pour des enfants de moins de trois ans ou ayant un profil particulier (enfant porteur de handicap par exemple)
NB : En France, ces modes de garde bénéficient d'une déduction fiscale de 50 % ( voir le Code Général des Impôts art 199 ) et tant que les enfants ont moins de 6 ans peuvent être partiellement subventionnés par la CAF (PAJE).

Dossier ELLE: lien

Lien ABC puériculture: la crèche à domicile

Lien Fondation Oeuvre de la Croix Saint-Simon: relais auxiliaires parentales,
avec le soutien du département de Paris.

samedi 21 juin 2008

Hausse modulée de l'allocation de rentrée en faveur des plus défavorisés

Préserver le pouvoir d’achat des familles à faible revenu avec enfants
C’est un supplément de 50 millions d'euros qui sera versé aux familles dans le besoin, au titre de l'allocation de rentrée scolaire (ARS). Ce budget supplémentaire sera modulée à la rentrée 2008 en fonction de l'âge. Le gouvernement a voulu envoyer un signe clair de sa bonne compréhension des difficultés sociales des ménages. Les associations familiales n’ont pas manqué de faire connaître leur approbation. La modulation de l’ARS, en particulier en fonction des niveaux et filières scolaires, est réclamée par l’UNAF depuis plusieurs années. Sa Cynique Majesté Royal pourra toujours se joindre au chœur des satisfaits… Elle sera pour sa part davantage proccupée de bizutage et de strings...

L’ARS est apparue avec le Président Giscard d’Estaing en juillet 1975, Jacques Chirac étant Premier ministre, et non pas avec un gouvernement de gauche sociale.

L'ARS, d'un coût total de 1,3 milliard d'euros, bénéficie à 4,6 millions d'enfants, selon la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF). Les CAF les versent sous conditions de ressources, à chaque rentrée scolaire, pour aider les familles à faire face aux dépenses occasionnées par la rentrée.
Vendredi, la secrétaire d'Etat à la famille, Nadine Morano, a précisé que l'ARS resterait de 272,57 euros pour les 5-10 ans à la rentrée 2008. Son montant atteindra 287,57 euros pour les 11-14 ans et 297,57 euros pour les 15-18 ans, soit respectivement 15 et 25 euros supplémentaires par rapport à la rentrée 2007.

A l'Union des familles laïques (Ufal), même si "cela va dans le bon sens", on regrette que la modulation ne se fasse pas aussi "en fonction des classes", le coût d'une rentrée en section technologique étant "deux fois supérieur" à celui d'une classe normale.
Cette association fait partie des 7 mouvements familiaux « généralistes », membres de l'UNAF (Union nationale des associations familiales). Elle est l'une des associations fondatrices d'ATTAC et fait partie du Collectif "2 peuples, 2 États" qui milite pour l'application de l'Initiative de Genève pour mettre fin au conflit israélo-palestinien.
L'Union des Familles en Europe (qui est parfois jugée très à droite, représente 5.000 familles), parle elle d'une "arnaque" menant à une "perte de pouvoir d'achat de 8 euros pour les enfants en primaire" du fait de l'inflation.
Et pour la Confédération syndicale des familles (CSF), "le compte n'y est pas" si l'on considère les "200 millions d'euros économisés sur le dos des familles avec la récente majoration unique des allocations familiales" à 14 ans.
"Nous aurions souhaité plus, mais c'est déjà une avancée", s'est aussi félicité François Fondard, le président de la puissante Union nationale des associations familiales (Unaf), qui regroupe quelque 800.000 familles.
Familles de France, certes favorable à une modulation de l'ARS, avait toutefois plaidé pour un montant un peu inférieur pour le primaire et supérieur au lycée (400 euros).Pour
le président de la CNAF, Jean-Louis Deroussen (CFTC), cette mesure est une "satisfaction pour les partenaires sociaux" et prouve que "la branche famille ne sera pas oubliée" par le gouvernement.

Le président de l'Ufal, Bernard Teper, admet ses préjugés.
"Avec la modulation de l'ARS et le démarrage sur le statut de beau-parent, il est évident qu'il y a un changement de politique qui nous semblait, jusqu'ici, essentiellement comptable et faisait fi des caractères sociaux et familiaux".
Cette majoration, entrée en vigueur le 1er mai, avait été fortement contestée a priori en février par les associations familiales, qui avaient estimé qu'elle faisait perdre près de 600 euros annuels aux familles.
En avril, la réflexion menée sur la carte familles nombreuses SNCF, menacée mais maintenue par le Président Sarkozy, avait souligné la volonté du gouvernement de mettre en place une politique familiale mieux ciblée sans hérisser des associations familiales promptes à exprimer leur indignation, notamment auprès des élus locaux.
Le gouvernement a donc mené à bien son étude de la situation. En ce samedi de juin, lors de l'assemblée générale de l'Unaf à Toulouse, le ministre du Travail Xavier Bertrand et Nadine Morano sont venus en personne lire un message du président de la République disant sa volonté "de conduire une politique familiale généreuse et adaptée à notre temps".