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dimanche 8 décembre 2019

Réforme des retraites: Philippe fait du chantage au pire

Si la réforme des retraites est retirée, Philippe brandit la menace qu’elle soit "très brutale" plus tard

Trois jours après avoir mobilisé plus d'un million de mécontents, le chef du gouvernement affirme sa détermination 

Il se dit résolu à mener la réforme des retraites à son terme coûte que coûte. 
L’exécutif ne compte pas céder à la pression après une mobilisation massive dans la rue jeudi 5 décembre (plus de 1,5 million, selon la CGT, mais seulement 800.000 manifestants, selon le ministère de l’intérieur). Un gouvernement qui renoncerait à réformer les retraites aujourd’hui exposerait la France à une réforme "très brutale" plus tard, a mis en garde le premier ministre, Edouard Philippe, au Journal du Dimanche (JDD), le 8 décembre.

"Je suis déterminé à mener la réforme à son terme et très soucieux de le faire en respectant les gens et en répondant à leurs inquiétudes."

Philippe doit dévoiler mercredi les détails du plan flou qui agite le pays 

Alors qu'après dix-huit mois de concertation qui a mené à la gigantesque mobilisation du 5 décembre, visant à unifier les quarante-deux régimes de retraite actuels, l’exécutif assure qu'il "pourra apporter des réponses extrêmement positives pour beaucoup de gens qui subissent des injustices dans le système actuel : les femmes, les agriculteurs et ceux qui ont des parcours hachés notamment," promet l'Edouard.

Mais il agite son drapeau rouge : "si on ne fait pas une réforme profonde, sérieuse, progressive aujourd’hui, quelqu’un d’autre [!] en fera une demain brutale, vraiment brutale". "Je ne crois pas aux annonces magiques, déclare ce Cassandre, depuis Matignon. Mercredi, j’expliquerai, avec beaucoup de détails, le dispositif qu’on veut construire. Et je continuerai ensuite à l’expliquer." Un dispositif qui reste donc à construire...

Emmanuel Macron et Edouard Philippe réuniront, dimanche soir à l’Elysée, les ministres concernés par le projet de réforme des retraites, a rapporté à l’Agence France-Presse (AFP) l’entourage du président. En parallèle, des réunions ministérielles autour de ce sujet se succèdent ce week-end à Matignon, avec notamment les ministres Agnès Buzyn (solidarités), Jean-Paul Delevoye (retraites) et Jean-Baptiste Djebbari (transports).

La CGT réclame le retrait pur et simple de cette réforme

Macron va devoir faire face à la détermination des syndicats. "Nous tiendrons jusqu’au retrait" de la réforme des retraites, prévient dans un entretien au JDD le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, en soulignant que "si enlisement il y a, c’est le gouvernement qui l’aura décidé".

Alors qu’une deuxième grande journée de grèves et manifestations est prévue mardi 10  et que certaines voix à la CGT en évoquent déjà une troisième pour jeudi 12, le dirigeant cégétiste estime que "la balle est dans le camp du gouvernement".
"En 1995, au début de la première manifestation, le premier ministre, Alain Juppé [un proche de Macron], avait dit que jamais il ne retirerait son projet. Les choses évoluent vite. Et la colère est grande. Le gouvernement devrait être attentif", suggère-t-il. "Je suis droit dans mes bottes et je crois en la France," avait défié Juppé. Son projet de réforme de la Sécurité sociale présenté à l’Assemblée nationale le 15 novembre 1995 prévoyait un allongement de la durée de cotisation de 37,5 à 40 annuités pour les salariés de la fonction publique afin de l'aligner sur celle du secteur privé déjà réformé en 1993, mais malgré le soutien apporté  à Alain Juppé par la CFDT, les mouvements de grève de novembre et décembre 1995 de "défense des acquis sociaux" avaient eu raison de sa détermination : il dut céder, le 15 décembre 1995, sur l'extension aux régimes publics des mesures décidées pour le privé par Edouard Balladur en 1993.
Pour Philippe Martinez, "il n’y a rien de bon" dans le régime universel par points voulu par l’exécutif. Selon ce "réactionnaire", il faut "conserver" le système actuel, "le meilleur du monde", et "l’améliorer".

L'Edouard dévoilera son plan complet mercredi. 
Tandis que Macron se tient en retrait, si Edouard Philippe annonçait mercredi une transition sur dix ou quinze ans entre les régimes actuels et le futur système ? "Ce sera non", répond le numéro un du syndicat d'extrême gauche. "Je ne veux pas que nos petits-enfants nous disent : 'Tu as pu partir à tel âge, mais en contrepartie, tu as sacrifié ma retraite'." 
Le dirigeant cégétiste souhaite que le chef du gouvernement "entende la colère", "qu’il remette les compteurs à zéro et qu’il applique vraiment l’acte II", basé sur davantage de concertation, annoncé par Emmanuel Macron en avril dernier, en réponse à la crise des Gilets jaunes qui en sont à 56 samedis de manifestations.

mardi 3 septembre 2019

Delevoye et Djebbari entreront au gouvernement

Macron président ne respecte pas son engagement de candidat de nommer 15 ministres au maximum

Le haut commissaire à la réforme des retraites devrait entrer au gouvernement ce mardi.

Deux nouvelles têtes font leur entrée au gouvernement mardi 3 septembre.



Le haut commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, devrait ainsi continuer à piloter la réforme des retraites, mais en tant que membre du gouvernement. 
La nomination de l'ancien président du Conseil économique, social et environnemental (CESE) devrait être officialisée mardi en fin d'après-midi. L'Elysée n'a pas confirmé, ni commenté ces rumeurs. "Le réaménagement du gouvernement se fera dans l'environnement du séminaire" gouvernemental de mercredi, avait indiqué l'entourage du président, un ancien élève des Jésuites, dimanche soir, après la messe. La nomination de Jean-Paul Delevoye, 72 ans, lui permettra de porter à son terme le futur projet de loi controversé réformant les régimes de retraites et de le défendre devant le Parlement.
Une nomination logique, selon la ministre des Solidarité et de la Santé, Agnès Buzyn, dépossédée de la charge du dossier des retraites. "Qu'il soit porteur de la réforme ne me choque pas", a-t-elle assuré à Franceinfo dans la matinée. "Que le haut commissaire chargé des retraites vienne en renfort au moment de la loi, on en a toujours parlé avec lui"
Derrière sa satisfaction de façade, Agnès Buzyn accuse mal le coup. Elle souhaite, en revanche, que Jean-Paul Delevoye dépende de son ministère, qui gère notamment le financement de la Sécurité sociale.



Jean-Paul Delevoye plaide notamment pour un âge pivot à 64 ans pour partir à la retraite à taux plein. Au lieu de 62 ans, actuellement. Mais la semaine dernière, Emmanuel Macron a indiqué qu'il "préfére un accord sur la durée de cotisation". Au risque de pénaliser les étudiants qui s'engagent dans des études longues et de les dissuader. Néanmoins, l'option de Jean-Paul Delevoye reste sur la table, a confirmé Agnès Buzyn à Franceinfo. 

Après 18 mois de discussions sur le futur "système universel" de retraite, syndicats et patronat doivent reprendre le chemin de la négociation, cette fois avec le premier ministre Edouard Philippe. Les partenaires sociaux seront reçus jeudi 5 et vendredi 6 septembre à Matignon.

Jean-Paul Delevoye a surpris les milieux politiques en devançant l'annonce officielle.
Dans un entretien publié mardi par La Voix du Nord, l'ancien ministre chiraquien qui avait remis mi-juillet au premier ministre le rapport qui lui avait été commandé,  a en effet prématurément salué "la confiance que (lui) montre le président par (sa) nomination". L'ancien sénateur du Pas-de-Calais (il y a 17 ans) y précise qu'il conservera le titre de haut-commissaire à la réforme des retraites, qu'il occupe depuis septembre 2017 auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn.

Jean-Baptiste Djebbari est l'autre arrivant, comme secrétaire d'Etat aux Transports


Autre nomination qui devrait être officialisée dans l'après-midi, celle d'un secrétaire d'Etat aux Transports, pour seconder Elisabeth Borne, 58 ans, qui est pourtant une experte dans ce domaine, en tant qu'ancienne directrice de la stratégie de la SNCF, avant de travailler en 2007 pour la société Eiffage (dont les multiples activités incluent le génie civil et la route d'où un risque d'accusation de conflit d'intérêts conjointement avec Alexis Kohler, alors directeur de cabinet d’Emmanuel Macron au ministère de l’Economie, elle négocia le protocole d’accord d’avril 2015 entre l’Etat et les sociétés concessionnaires d'autoroutes), mais qui trouve la barque un peu trop périlleuse et chargée, depuis qu'elle s'est fait imposer le ministère de la Transition écologique, en plus de celui des Transports, en juillet. 



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Député La République en marche (LREM) de la Haute-Vienne, Jean-Baptiste Djebbari, 37 ans, était le rapporteur de la réforme de la SNCF en 2018. 
D'abord coordinateur ('whip') pour le groupe LREM à l'Assemblée, bien que novice en politique, il avait été fait porte-parole du groupe LREM en 2019. 
Issu d'une famille socialiste, et formé à l'Ecole nationale de l'aviation civile (ENAC), c'est Bruno Le Roux (alors député PS de Seine-Saint-Denis) qui l'a introduit en 2015 auprès de Macron, ministre de l'Economie. Paris Match indique qu' "il est le premier surpris" lorsqu'il apprend qu'il est investi dans la deuxième circonscription de la Haute-Vienne, alors il n'a "pas un mandat au compteur, ni même une distribution de tracts".

I
nitialement, ils ont été 19 ministres et 4 secrétaires d'Etat, et la parité était respectée.
Désormais, la parité est une vieille chimère : deux hommes s'ajoutent aux autres, en septembre, et ils sont 17 contre 16 femmes. 

Hollande avait eu cinq gouvernements en cinq ans, Macron en est à davantage en deux ans, mais, puisque Philippe conserve Matignon, ce sont des remaniements, malgré la démission contrainte de quatre membres du MoDem impliqués dans une affaire d'emplois fictifs au Parlement européen ou de celle de Nicolas Hulot, dépassé par les événements à l'Ecologie (et pourtant ministre d'Etat) et des ajustements liés à des bavures dans la composition (personne au Logement !).

Le nombre de ministres (19) de Macron avait enflé, notamment avec 3 ministres auprès de ministres, tandis que celui des secrétaires d'Etat, 15, avait explosé (avec Sibeth Ndiaye, G. Attal ou L. Nunez), sur à peine plus de deux ans : soit 37 membres du gouvernement. 
Macron en est aujourd'hui arrivé à 39 (23 ministres et 16 secrétaires d'Etat).
Ses amis Juppé et Raffarin avaient atteint respectivement 42 et 43. D'ici 2010, Macron fera-t-il exploser le plafond de 49 atteint par Rocard ?   

samedi 27 avril 2019

Plus de six Français sur dix ne sont pas convaincus à l’issue de sa conférence de presse

Seulement un Français sur trois est satisfait de sa conclusion du "grand" débat

Tout ça pour ça ? Macron laisse 63% des Français sur leur faim


Seuls 37% des sondés se disent convaincus par les annonces qu’Emmanuel Macron a fait en conférence de presse, le jeudi 25 avril, selon une étude Harris Interactive-Agence Epoka. Malgré deux semaines supplémentaires qu'il aurait dû mettre à profit, 80% des sondés estiment en conséquence que le mouvement des Gilets jaunes va se poursuivre.
Seuls 7% des sondés estiment que le chef de l'Etat a été "très convaincant" et 30% "plutôt convaincant".

Plus de la moitié des Français, soit 63%, n'ont pas trouvé Macron convaincant à l’issue de deux heures et demi de conférence de presse, révèle ce sondage réalisé pour LCI, RTL, ainsi que Le Figaro.
Seuls 7% des sondés estiment que le chef de l'Etat a été "très convaincant" et 30% "plutôt convaincant".

Foirade présidentielle sur plusieurs sujets

Parmi les mesures annoncées, 65% des Français s'opposent à l'augmentation du temps de travail et 58% sont contre l'allongement de la durée de cotisation pour partir à la retraite. 59% des personnes interrogées voient d'un mauvais œil le non rétablissement de l'ISF.

Emmanuel Macron se déclare incapable de faire disparaître le chômage à l'horizon 2025.

A peine quatre Français sur dix ont le sentiment que Macron a reçu le message des Gilets jaunes.
Pour seulement 39% des Français, les mesures proposées jeudi soir marquent un changement important de la politique menée depuis son élection. Sans surprise, ils sont 80% à penser que le mouvement des Gilets jaunes va donc se poursuivre.

Quelques mesures ont toutefois été appréciées par une partie de la population. Ainsi, 52% voient d'un bon œil la suppression de l'ENA, d'autant plus que ce coulage n'aura aucun impact sur leur niveau de vie. 
65% jugent positif le renoncement de Macron à la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires et 69% apprécient la mise en place d'un RIC au niveau local, ce qui signifie que plus d'un sur trois ne s'en satisfait pas.

Le sondage a été réalisé auprès d'un échantillon de 807 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus.

lundi 9 septembre 2013

Sondage : 56% des Français approuvent la mobilisation sur les retraites

Une mobilisation qui fait pschitt !

Divisions syndicales : cortège minimal 

En 2010, les socialistes promettaient la retraite à 60 ans
et manifestaient contre la réforme de la droite:
les premier ministre et le premier secrétaire du PS actuels
Quatre syndicats - CGT, FO, FSU, Solidaires - appellent les salariés à faire grève et à manifester mardi 10 septembre contre la réforme Hollande des retraites et pour les salaires. Le secrétaire général de la CGT a tenu lundi son dernier meeting devant les siens à Lyon, pour une mobilisation maximale mardi.
Aubry rétablira le départ à 60 ans si le PS gagne en 2012 (lien Le Parisien)

Les plus radicaux vont pouvoir se compter
Car la mobilisation s'annonce relativement faible en raison de la passivité de la CFDT, de la CFTC et de la CGC qui approuvent la réforme socialiste des retraites dont le projet de loi doit être présenté en Conseil des ministres le 18 septembre et examiné par les députés durant la semaine du 7 octobre.

Les perturbations à la SNCF comme à la RATP devraient être limitées
Le gouvernement s'affiche insolemment confiant. Pourtant une majorité de Français (56%) déclare soutenir la mobilisation de mardi, selon un sondage Harris Interactive pour LCP-Assemblée nationale publié lundi*. Ils ne sont que 41% à y être opposés (3% ne se prononcent pas). 

Le système par répartition plébiscité.
Les Français sont aussi majoritairement (56%) favorables au système de retraites par répartition actuel où les actifs cotisent pour les retraités, de préférence à un système par capitalisation où chacun épargne pour son propre compte (41%). 3% sont sans opinion. Pour autant, les sondés sont pessimistes sur l'avenir de ce système : 62% d'entre eux pensent qu'il n'existera «certainement ou probablement» plus dans une quarantaine d'années. Seuls 35% sont d'un avis contraire. 3% ne se prononcent pas.

Huit Français sur dix (81%) sont inquiets pour leur retraite

C'est ce que révèle un autre sondage réalisé pour le journal communiste l'Humanité qui précise qu'un tiers des sondés (32%) se dit même "très inquiets".


Les sondés souhaitent une convergence vers un régime unique.
Le PS avait reculé en laissant le choix,
mais comment le choiX serait-il libre?

Parmi les solutions envisagées pour financer le régime par répartition, les Français plébiscitent (73%) la convergence vers un régime unique des différents régimes de retraite en fusionnant le régime privé, celui des fonctionnaires et les régimes spéciaux, dont celui des journalistes


50% d'entre eux désapprouvent un allongement de la durée de cotisation jusqu'à 43 ans
et seuls 47% sont pour, 41% le recul de l'âge légal de départ à 65 ans au lieu de 62. Mais 56% des personnes interrogées rejettent cette idée.
Septembre 2010: les socialistes affirmaient refuser le passage de l'âge légal à 62 ans,
et ne souhaitaient pas revenir sur la réforme Fillon de 2003, celle qui allonge la ...durée de cotisation (lien).

Retraites : les annonces du Premier ministre le 28 août 2013

Thierry Lepaon mobilise ses troupes à Lyon 
Le secrétaire général de la CGT a terminé lundi soir à Lyon sa tournée de mobilisation pour mardi en escomptant "sans doute un vrai succès". 
Devant quelque 900 personnes, il a souligné qu'un "Smic à 1.700 euros est réaliste". "C'est le 5e meeting du genre. Tous ont connu un réel succès et on aura mobilisé près de 10.000 militants en une semaine avant ces grandes manifestations de mardi», a-t-il assuré. Pour lui, l'appel à faire grève et à manifester mardi contre la réforme des retraites et pour les salaires, première grande mobilisation de la rentrée, est "un signe fort".

Une "conférence citoyenne" organisée par Bartolone
Le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone (PS), n'est pas neutre. Il organise mercredi 11 septembre"une conférence citoyenne" [méfions-nous de la sémantique...)sur le projet de réforme des retraites, examiné par les députés à partir du 7 octobre. Lors de cet événement, seront présentés les résultats d'une étude qualitative de l'IFOP pour la Fondation Jean-Jaurès, proche du PS et présidée par Henri Nallet, ancien Garde des sceaux, ministre de la Justice de ...François Mitterrand. Cette étude a été menée auprès d'un panel de citoyens représentatifs sur "l'état de l'opinion au cours du débat sur la réforme des retraites", précise la présidence dans un communiqué. "A l'issue de la révélation des résultats de l'enquête, une discussion entre parlementaires et citoyens s'engagera sur la question des retraites, en amont de l'arrivée au Parlement du projet de loi leur étant consacré", ajoute le communiqué. Cette conférence se tiendra -entre soi- à la résidence officielle du président de l'Assemblée, à l'Hôtel de Lassay, rue de l'Université dans le VIIe arrondissement parisien.
C'est la concertation telle que Hollande la conçoit...

dimanche 9 juin 2013

Changement socialiste: "Quand on vit plus longtemps, on peut travailler plus longtemps"

Après 2012: Touraine foule la doxa PS aux pieds

"Tout le monde devra participer" à l’effort

Mythe...
Hollande avait été élu sur la retraite à 60 ans...

Mais quand la ministre des Affaires sociales et de la Santé évoque la prochaine réforme des retraites,
la gauche se sent flouée. 
La ministre de Hollande est formelle, en effet, et la base éléctorale de Hollande en est toute retournée, au premier rang de laquelle, les fonctionnaires !

Touraine aligne d'insupportables éléments de langage
"La réforme des retraites ne peut pas être une réforme purement comptable. Il faudra proposer des mesures de justice et déquité. Nous savons [maintenant] que des efforts sont nécessaires, mais ils devront être partagés par tous. Et c’est cela une réforme juste"... 
Qu'est-ce qui manque à l'arsenal sémantique: et ça va passer dans l'opinion, ce foutage de gueule ? 
Faites chauffer la vaseline médiatique...

Quand on découvre qu'au PS, faire de la pédagogie signifie ré-éduquer

... et réalité !
Elle continue de défendre la piste de l'allongement de la durée de cotisation : "Quand on vit plus longtemps, on peut travailler plus longtemps. C’est une mesure plus juste que d’autres."

Dans son immense "bravitude", Touraine passe le mistigri aux partenaires sociaux

"Cette option sera sur la table de la concertation avec les partenaires sociaux, tout comme sera sur la table la situation des femmes, de ceux qui ont eu des métiers plus pénibles ou des carrières hachées"...


Marisol Touraine mobilise les anti-européens français

La ministre de Ayrault  estime en outre que "Bruxelles n’a pas à nous dicter le contenu de nos politiques".
Diviser pour régner, au détriment de l'idée européenne et de la paix sociale en France.

samedi 18 mai 2013

Opposés à la réforme des retraites, les socialistes s'y mettent enfin, pour le pire

La gauche a entravé la réforme, mais en veut plus aujourd'hui 

Alors que le Conseil d'orientation des retraites liste les aménagements à apporter au dispositif mis en oeuvre par la droite, la question d'un nouveau report de l'âge légal s'impose à la gauche qui promettait de revenir aux 60 ans pour tous.
Après s'être penché sur les périls financiers à moyen et long terme du système des retraites, le Conseil d'orientation des retraites (COR) s'est intéressé aux imperfections du systême que Sarkozy a eu le courage de mettre en oeuvre, malgré les mouvements sociaux orchestrés par son opposition de gauche. Parmi les améliorations qu'il note dans un rapport rendu public mercredi figure la prise en compte dans le privé des 25 meilleures années de carrière pour calculer le salaire de référence qui désavantage les carrières courtes ou démarrées tardivement après de longues années d'études. "Le rapport fait ressortir que le système n'est plus adapté à la société d'aujourd'hui", analyse globalement Jean-Louis Malyssecrétaire national de la CFDT, en charge des retraites (outre la politique en direction des immigrés, la politique des luttes contre les discriminations et le racisme, la politique des libertés ) et ancien sidérurgiste (Usinor) proche du pouvoir socialiste.

Mais tout n'est cependant pas à jeter dans le système actuel. 
"Malgré toutes ces imperfections, le système de retraite opère bien au total une redistribution qui contribue à réduire fortement les inégalités entre retraités, au profit des femmes notamment", indique le COR dont le rapport a été commandé par Jean-Marc Ayrault, afin de pouvoir lancer la grande concertation sur "la nouvelle réforme des retraites" promise par François Hollande. Un délai qui souligne l'impréparation socialiste dont l'opposition ne laissait pas envisager l'ampleur...

Reste que corriger ces imperfections, comme le jugent nécessaire le gouvernement et les syndicats, aura un coût important et ne représentera donc que des dépenses en plus, faute de propositions du PS. "Ce n'est pas le moment de charger la barque en matière de solidarité; nous n'avons déjà pas les moyens de financer le système actuel", déplore Danièle Karniewicz, l'ex-patronne du régime d'assurance vieillesse.

Pour la spécialiste des questions de protection sociale de la CFE-CGC, ce nouveau rapport du COR - dont elle est membre - est certes utile mais inopportun après que le besoin de financement a été estimé à 20 milliards d'euros par an en 2020, tous régimes confondus. Et qu'il faut trouver comment boucher les trous pour éviter une faillite du système dans huit ans. L'urgence est même encore plus criante pour les régimes complémentaires qui puisent actuellement dans leurs réserves pour payer les pensions et dont les caisses seront bientôt vides.
Relever encore l'âge légal de départ

Or la désindexation par rapport à l'inflation des pensions, comme l'étudient les partenaires sociaux pour les retraites complémentaires et mis sur la table par Jérôme Cahuzac pour le régime de base, ne suffira pas. Sauf à augmenter les cotisations - et donc à grever la compétitivité des entreprises en renchérissant le coût du travail -, la question de la hausse de la durée d'activité devra être reposée. Comme en 2010, où le recul de deux ans de l'âge de départ résolvait, à terme, la moitié du besoin de financement. Soit 20 milliards sur les 47 nécessaires.

Le MEDEF n'a pas attendu le lancement de la consultation au printemps  -après un an de pouvoir sans partage mais une réforme sociétale - pour indiquer qu'il faut encore repousser l'âge de départ. À 63, voire 65 ans, de l'avis de Pierre Gattaz également, a même suggéré Laurence Parisot, sa présidente. 

Pas question, lui a répondu la CFDT, qui plaide pour une réforme systémique des retraites - le passage à un système par points ou comptes notionnels.
C'est tout juste si la centrale dirigée par Laurent Berger consent-elle à étudier une augmentation de la durée de cotisation - fixée à 41,5 annuités pour bénéficier d'une retraite à taux plein - pour prendre en compte l'impact de l'évolution démographique sur les comptes. Et encore, "avec précaution", précise Jean-Louis Malys. 

Quant à la CGT, elle entend privilégier les hausses de cotisation patronale et taxer les revenus du capital pour trouver les recettes nécessaires.

Les questions explosives s'accumulent
Elles seront sur la table de la consultation organisée par le gouvernement et dont les réponses devraient déboucher sur une nouvelle réforme des retraites en 2014. "Ce calendrier est déjà, en soi, une décision", a commenté lundi Michel Sapin, qui prétend être partisan de la concertation, mais qui se rappelle mieux que quiconque les positions prises par son parti en 2010 lors de la réforme Woerth. Il était alors en charge des questions… économiques.

Pour sa réforme des retraites, le gouvernement socialo-écolo va jouer sur l'allongement de la durée de cotisation plutôt que sur l'âge légal de départ, ont déclaré successivement le président François Hollande et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Qu'est-ce que cela va changer pour les Français?

Ce qui va changer pour les Français


Réforme Sarkozy en novembre 2010, décret Hollande de novembre 2012, nouvelle réforme en vue pour 2013: la situation des régimes de retraites est-elle si grave?
Comparée à certains de ses voisins, la France a longtemps tardé à prendre des mesures pour endiguer les déficits des régimes, comme ce fut le cas avec L. Jospin. Jusqu'à la crise de 2008, elle fut confiante en sa démographie dynamique et pleine d'espoir dans la croissance de son économie et n'a pas prévu une telle dégradation de la situation de l'emploi. 
Le système de répartition à la française fonctionne ainsi: les cotisations des actifs paient les pensions des retraités. Or, avec de moins en moins d'actifs, en raison du chômage qui explose, et de plus en plus de retraités, le système menace de s'effondrer.

Finalement, le gouvernement va-t-il encore repousser l'âge légal de départ à la retraite fixé au départ à 62 ans par la réforme Sarkozy ?
Certes le décret de 2012, promis par le candidat Hollande, permet de continuer à partir à 60 ans avec une retraite pleine pour ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans et qui ont suffisamment cotisé. Mais cela ne représente que quelques dizaines de milliers de personnes. Tous les autres resteront concernés par la réforme Sarkozy. Le départ à 62 ans s'appliquera pleinement en 2017 à ceux nés en 1955, et qui ont, bien sûr, toutes leurs annuités.

Avoir 62 ans ne suffit donc pas pour prétendre à la retraite à taux plein?
Il faut "avoir tous ses trimestres" comme on dit familièrement. C'est là qu'intervient le paramètre de la durée de cotisation, sur laquelle veut jouer le gouvernement.

Actuellement, quelle est la situation ?
Depuis dix ans et la réforme Fillon de 2003, la durée de cotisation est liée aux gains d'espérance de vie des Français. Pour chaque génération est fixée régulièrement la durée de cotisation. Pour ceux nés en 1955 et 1956, elle est de 41,5 ans, soit 166 trimestres. En gros chaque génération cotise cinq mois de plus que la précédente.

Quels sont les principaux cas de figure pour un salarié du privé ou de la Fonction publique ayant 60 ans en 2013 ?
S'il a travaillé avant 20 ans et cotisé 165 trimestres, il peut faire valoir ses droits. S'il a commencé à travailler à 24 ans, il devra attendre 2018, c'est-à-dire l'âge de 65 ans. S' il a commencé à 30 ans il devrait cotiser jusqu'à l'âge de 71 ans mais la loi Sarkozy lui permet d'avoir le taux plein à 67 ans (contre 65 ans auparavant).

On voit bien d'après cet exemple que la durée de cotisation n'est pas extensible à l'infini ?
Une étude récente du Conseil d'orientation des retraites (COR) a montré qu'en appliquant après 2020 les règles d'allongement actuelles, la durée de cotisation serait de 42 ans pour les natifs de 1962, de 44 ans pour ceux de 1989. Mais le déficit des régimes (20 milliards en 2020 si rien n'est fait) ne serait réduit que de quelques milliards en 2030.

Réforme Hollande
Par conséquent, outre le fait qu'il faudra cotiser plus longtemps et donc rester plus longtemps au travail d'autres mesures de court terme devront être prises ?
La Commission pour l'avenir des retraites doit formuler des propositions en juin, avant une concertation du gouvernement avec les syndicats après l'été.

Quand Ayrault dit "nous ne toucherons pas à l'âge légal", qu'est-ce que cela signifie ?
Qu'il prend la piste de la durée de cotisation, mais pour atteindre le même but: garder les Français plus longtemps en activité pour préserver notre système de retraite.

lundi 4 mars 2013

Loi sur l'emploi: la CFDT défie la CGT et FO

Alliée à Hollande, la CFDT "ne craint pas le combat juridique" contre la CGT et FO

Mailly (FO) - Berger (CFDT),
dos à dos
Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT a affirmé lundi ne "pas craindre le combat juridique" avec la CGT et FO sur le projet de loi sur l'emploi, alors que les deux organisations syndicales mobilisent mardi dans la rue.

La bataille pour l'emploi s'intensifie donc.
Mercredi, Michel Sapin, le ministre du Travail, présentera en Conseil des ministres le projet de loi transcrivant l'accord sur l'emploi signé le 11 janvier par la CFDT, la CFTC, la CGC et le patronat. Il constitue, après les emplois d'avenir et les contrats de génération, le troisième volet de sa politique de l'emploi… et sa dernière carte : après, les caisses sont vides, la boîte à idées aussi. 

Problème : la CGT et FO sont vent debout contre un accord " destructeur du droit du travail "
La situation étant grave, les frères ennemis ont mis de côté leurs réticences historiques à défiler ensemble pour appeler à une journée commune d'action demain, à laquelle se sont joints la FSU, proche du PCF, et Solidaires, dont les trotskistes de SUD.

La CFDT fait prévaloir sa préférence politique

Alors que la CGT et FO affirment que le texte qui sera présenté mercredi en Conseil des ministres comporte des dispositions contraires aux normes internationales, L. Berger a déclaré sur iTélé: "Il faudra le prouver, il ne suffit pas de lancer des slogans".
"Je ne crains pas le combat juridique, mais je veux qu'on regarde la réalité telle qu'elle est", a-t-il poursuivi, évoquant l'explosion du chômage et des "plans sociaux en cascade".

Le leader cédétiste se marginalise
Originaire de Saint-Nazaire, le successeur de F. Chérèque (passé à la tête de Terra Nova, think tank du PS), se dit "ni déçu, ni en colère" face à l'opposition des deux non-signataires de l'accord sur la sécurisation de l'emploi du 11 janvier, transposé par le gouvernement dans un projet de loi, affirme "assumer ses responsabilités".
Berger s'imposa en région Pays-de-Loire quand, en pleine crise interne, il parvint à relancer une union syndicale secouée par l'approbation de la réforme des retraites Fillon par François Chérèque.

"Le rôle des syndicats, en tous cas, le rôle de la CFDT, c'est de s'engager, de mettre les mains dans le cambouis", a-t-il asséné, estimant que "la CGT et FO ont décidé de s'unir contre un accord sur l'emploi qui accorde des droits nouveaux pour les salariés" (complémentaire santé, droits rechargeables à l'assurance chômage...).
"C'est une erreur de croire que ce texte ferait la part belle aux entreprises, il fait la part belle aux emplois et aux salariés", a-t-il expliqué.

Laurent Berger s'en prend aussi aux députés récalcitrants
Il a assuré "ne pas comprendre" que certains députés souhaitent amender le texte davantage en faveur des salariés. "Je suis syndicaliste, je sais ce qui est bon pour les salariés", le texte "l'est déjà", s'est-il justifié, nonsans arrogance.

A propos d'une nouvelle réforme des retraites, la voix syndicale de l'Elysée a affirmé que "le problème n'est pas l'âge légal mais la durée de cotisation", ce qui colle bien avec la position actuelle du gouvernement Zayrault, jusqu'à sa prochaine reculade...
Il réclame toutefois des "éléments de langage" au gouvernement: il le presse de dire "ce qu'il a en tête, car pour l'instant, c'est très opaque".
Oh, l'insolent !


mercredi 23 janvier 2013

Hollande prépare une baisse de nos retraites

La gauche sacrifie  les retraités à ses dépenses


Le gouvernement à la croisée des invectives et des promesses 


Les vieux sont la cible la plus facile:
 ils ne cassent pas de  vitrines !

Ayrault a donc choisi entre allonger la durée de cotisations, faire payer davantage les actifs ou geler les pensions et, pour éviter la faillite du système, faute de rentrées budgétaires, les pensions de retraites seront rognées : évidemment, Hollande a arbitré en faveur de certaines dépenses.

Concertation ? Non, c'est "inéluctable" !

Depuis que la gauche a découvert la crise en mai dernier,  les media engagés assurent au côté du gouvernement que notre système de retraite est au bord de la faillite: les choix du gouvernement - ses dépenses budgétaires au détriment de la lutte contre les déficits publics - ne contribuent donc pas à l'état, pour le coup "lamentable", de nos finances publiques.

Certains journaux plaignent l'exécutif
"C’est un sujet épineux pour le gouvernement et sa majorité, mais  elle aura du mal à l’esquiver." Mais que dire alors des retraités !

Jeudi 17 janvier, en guise de vœux au monde de l’entreprise et aux organisations paritaires, François Hollande a considéré que, la réforme de 2010, n’a pas tout réglé. Avec sa politique budgétaire,    l’allongement de la durée de cotisation  devient insuffisante pour bénéficier d’un taux plein de 41 ans en 2012 et à 41,75 ans en 2020 et pour maintenir l'équilibre du système de financement.

Fin décembre, le Conseil d’orientation des retraites, le COR, avait déjà agité le chiffon rouge en publiant des prévisions alarmistes : l’organisme prévoit un déficit prévisionnel de 21 milliards dès 2017.

Côté retraites complémentaires, ce n’est guère mieux
Le déficit cumulé des deux régimes, AGIRC (pour les cadres) et ARRCO ( pour tous les salariés), s’élève à 6,5 milliards d’euros. Il passera à 10,5 milliards dès 2017. Surtout, si rien n’est fait, les réserves de l’Agirc seront épuisées dès 2017, et celles de l’Arrco en 2020.

Pour le printemps, un an après sa prise de fonction, Hollande  annonce finalement la tenue "d'une concertation sur le financement des retraites" 

Considérant la confiance qu'il inspire et même avec le soutien militant de la CFDT, le gouvernement socialiste dispose de marges de manœuvre particulièrement faibles. 
Sur quels leviers habituels va-t-il appuyer   
- repousser l’âge et allonger la durée de cotisations ?
- augmenter les cotisations ?
- ou baisser les pensions ?

Le pour et le contre

1- Retarder l'âge du départ à la retraite
C’est le scénario qui exigerait de la gauche le plus de courage. 
Mais en tête des cortèges en 2010, les socialistes étaient les premiers à faire du barouf contre le précédent gouvernement qui a pris la décision difficile et impopulaire - faute de consensus national - d'enterrer la retraite à 60 ans. Choisir cette option est donc désormais interdit au PS qui avait excellé dans l'aveuglement doctrinaire et la mauvaise foi. Comment la "gauche sociale" pourrait-elle maintenant reprendre à son compte les recommandations de l’organisation patronale qui milite depuis plusieurs années pour un recul de l’âge du départ à la retraite. 
Mardi 15 janvier, Laurence Parisot a encore appelé à la raison : "Tous nos voisins ont choisi, à l'horizon 2035 ou 2040, de reculer l'âge légal de départ à 66 ou 67 ans, a-t-elle expliqué. Nous devons lancer le débat sur des orientations claires à moyen terme et la question de l'âge légal devra être reposée".

2- Augmenter les cotisations
Le "président des bisous" trouverait la décision difficile à prendre. 
L’impact sur le pouvoir d’achat serait immédiat. Surtout, pour les entreprises et les salariés, d'autant plus qu'un effort de ce type a déjà été demandé aux mêmes en 2012. Pour financer l’extension du dispositif carrières longues promis par François Hollande, elles ont déjà subi une hausse. C’est à ce prix que l’engagement d’un retour à 60 ans pour les salariés ayant commencé tôt leur vie professionnelle a pu être honoré: si peu nombreux que soient les bénéficiaires, il a un coût....

Mardi 15 janvier, à l’occasion d’une séance de négociation sur le renflouement des retraites complémentaires, - une négociation se tient actuellement sur le sujet qui doit se terminer fin mars- la CGT a toutefois proposé de mettre en place une hausse modulée des cotisations en fonction de la part de la masse salariale dans la valeur ajoutée de l’entreprise.

3- Baisser ou geler les pensions
Le patronat est présenté comme le promoteur de cette option
Ce mardi 15 janvier, toujours lors de la négociation autour de l’AGIRC et l’ARRCO, le gouvernement a laissé venir le MEDF sur ce choix. Le méchant a évoqué la  troisième possibilité d'une revalorisation inférieure à l’inflation jusqu’en 2017. Si elle était adoptée, ce quasi gel générerait une économie de 780 millions d'euros pendant quatre ans. Les syndicats sont théoriquement contre cette mesure qui traduirait par une baisse du pouvoir d’achat des plus âgés, mais dans la pratique et devant l’urgence, certains hypocrites - dont la CFDT - pourraient cependant l’accepter, à condition toutefois que cette désindexation soit ...temporaire !

La nouveauté serait de ne pas soupçonner que le temporaire puisse durer

Ces dernières années, les obstructeurs avait toujours bloqué cette voie. 
En effet, Nicolas Sarkozy avait toujours refusé de toucher au pouvoir d’achat des retraités
La gauche pourrait donc briser ce tabou. 
Jérôme Cahuzac laisse entendre qu'il pourrait s'y résigner. Dans un entretien aux Echos, mardi 15 janvier, le ministre du budget a estimé qu'une décision de désindexation des retraites complémentaires par les partenaires sociaux serait un "élément d'appréciation très important" pour le gouvernement.

Selon Jérôme Cahuzac, elle pourrait inspirer le régime général. 
Sournois, le ministre du Budget prépare le terrain et a précisé que "rien n'est décidé aujourd'hui et rien ne le sera sans qu'une concertation approfondie soit menée, comme c'est du reste prévu sur ce dossier". Il n’empêche, le ministre socialiste a ouvert la brèche.

La presse militante fait valoir qu'une telle décision permettrait de réaliser une économie substantielle. 
Et de citer la Fondation IFRAP qui a chiffré qu’une sous-indexation (inflation moins un point) appliquée aux retraites de base (CNAV) permettrait de regagner entre 2 et 5 milliards d’euros (selon qu’on l’applique sur 2 ou 4 ans).


Les fonctionnaires se font stigmatiser par ceux qu'ils ont portés au pouvoir
Car la Fondation iFRAP, qui se veut indépendante, a été créée en 1985, dans les années Mitterrand, et la directrice de ce think tank, Agnès Verdier-Molinié, 
accuse le service public d'être le plus coûteux d'Europe, dénonce la façon des fonctionnaires, "descendants de Colbert et Vauban", de paralyser " tous les gouvernements depuis plusieurs décennies et conclut que "le lobby des fonctionnaires pousse notre pays vers un point de non-retour."


N'est-il pas étrange que le pouvoir socialo-écolo ressorte tout-à-coup l'IFRAP, en fonction des besoins quand on songe que la dame écrit : "C'est, paradoxalement, grâce à cette énarchie mais aussi grâce à un statut dont les principes ont été arrachés aux gaullistes par les communistes dans l'immédiat après-guerre que la fonction publique a en partie cessé d'être au service du public pour se mettre, parfois exclusivement, au service d'elle-même. Et ce, grâce au pouvoir que lui confère le fait d'être au centre de l'Etat, d'être devenue l'Etat, comme en témoignent les présidences et ministères de la Ve République." Et la CFDT d'applaudir ? Plus dans Le Figaro


La presse engagée alimente justement un débat sur l’égalité entre les générations et leur solidarité républicaine
En septembre dernier, la Cour des comptes estima d’ailleurs que "malgré la persistance de situations individuelles préoccupantes, il reste que contrairement à une idée reçue, les retraités sont [seraient ?] dans une situation globale en moyenne plus favorable que celle des actifs, notamment des plus jeunes" Voilà pourquoi, baisser les pensions pourrait s’avérer la moins mauvaise option pour les socialistes. CQFD ?

Des retraités nantis désignés à la vindicte populaire.
 
Avec des stigmates particuliers aux vieux fonctionnaires...
 Ils vont dérouiller !