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samedi 27 avril 2019

Plus de six Français sur dix ne sont pas convaincus à l’issue de sa conférence de presse

Seulement un Français sur trois est satisfait de sa conclusion du "grand" débat

Tout ça pour ça ? Macron laisse 63% des Français sur leur faim


Seuls 37% des sondés se disent convaincus par les annonces qu’Emmanuel Macron a fait en conférence de presse, le jeudi 25 avril, selon une étude Harris Interactive-Agence Epoka. Malgré deux semaines supplémentaires qu'il aurait dû mettre à profit, 80% des sondés estiment en conséquence que le mouvement des Gilets jaunes va se poursuivre.
Seuls 7% des sondés estiment que le chef de l'Etat a été "très convaincant" et 30% "plutôt convaincant".

Plus de la moitié des Français, soit 63%, n'ont pas trouvé Macron convaincant à l’issue de deux heures et demi de conférence de presse, révèle ce sondage réalisé pour LCI, RTL, ainsi que Le Figaro.
Seuls 7% des sondés estiment que le chef de l'Etat a été "très convaincant" et 30% "plutôt convaincant".

Foirade présidentielle sur plusieurs sujets

Parmi les mesures annoncées, 65% des Français s'opposent à l'augmentation du temps de travail et 58% sont contre l'allongement de la durée de cotisation pour partir à la retraite. 59% des personnes interrogées voient d'un mauvais œil le non rétablissement de l'ISF.

Emmanuel Macron se déclare incapable de faire disparaître le chômage à l'horizon 2025.

A peine quatre Français sur dix ont le sentiment que Macron a reçu le message des Gilets jaunes.
Pour seulement 39% des Français, les mesures proposées jeudi soir marquent un changement important de la politique menée depuis son élection. Sans surprise, ils sont 80% à penser que le mouvement des Gilets jaunes va donc se poursuivre.

Quelques mesures ont toutefois été appréciées par une partie de la population. Ainsi, 52% voient d'un bon œil la suppression de l'ENA, d'autant plus que ce coulage n'aura aucun impact sur leur niveau de vie. 
65% jugent positif le renoncement de Macron à la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires et 69% apprécient la mise en place d'un RIC au niveau local, ce qui signifie que plus d'un sur trois ne s'en satisfait pas.

Le sondage a été réalisé auprès d'un échantillon de 807 personnes, représentatif des Français âgés de 18 ans et plus.

lundi 17 septembre 2018

Suppression de 1.800 postes de fonctionnaires de l'Education : priorité à la jeunesse ou aux économies ?

1.400 postes d'enseignants retirés au secondaire: Macron "dégraisse le mammouth"...

"Au moins 400 postes administratifs" sont concernés par les économies du pouvoir macronien

Selon Macron, on n'est pas encore à l'os...
Blanquer aborde ainsi l'austérité de manière trompeuse et méprisante. Les 1.800 suppressions de postes dans l'Education nationale annoncées dimanche soir ne sont pas tous des postes d'enseignants. Ainsi, d'une part, la précision apportée lundi par le ministre Jean-Michel Blanquer sur France Inter sous-entend que les personnels administratifs de l'Education sont quantité négligeable, et d'autre part, que la disparition massive de 1.400 enseignants du cycle secondaire ne devrait en rien affecter la qualité de l'enseignement.

"Il y a au moins 400 postes administratifs en moins, et probablement davantage. C'est des choses qui doivent s'affiner avec le temps et même avec la discussion budgétaire", a lâché le ministre de l'Education nationale, interrogé sur la répartition des 1.800 suppressions de postes, annoncées dimanche dans un entretien avec Le Figaro.

Le ministre a expliqué avoir "négocié avec Bercy (...), sachant qu'on vise l'intérêt général de tous les Français: réduire le déficit de l'Etat"Ces suppressions de postes ne concerneront que le second degré, c'est-à-dire les collèges et les lycées, ainsi que les services administratifs. 

Le privé et le public seront aussi mal lotis
"Il y a aussi les suppressions que nous ferons dans l'enseignement privé, 20% (...) Cela touche dans cette proportion-là l'enseignement privé", a-t-il ajouté.
L'Education nationale compte "un peu plus d'un million de fonctionnaires pour 12 millions d'élèves", a-t-il rappelé.

Parallèlement à ces suppressions, le budget du ministère sera augmenté de 850 millions d'euros, soit 1,7%.

Déshabiller Pierre pour habiller Fatima ?
Il s'agit, selon Blanquer, d'être en "capacité d'augmenter le pouvoir d'achat des professeurs, puisque tout le monde dit bien aujourd'hui que le problème, c'est l'attractivité du métier de professeur".
Le ministre vise ainsi "1.000 euros de plus sur une année en début de carrière" pour un professeur débutant. Rapidement, les victimes de ce miroir aux alouettes verront leur carrière stagner avec le gel des points d'indices, donc des fins de carrières problématiques avec de grands enfants à charge.

Le ministre a par ailleurs annoncé la création d'un gadget, un "observatoire du pouvoir d'achat des professeurs", afin, a-t-il expliqué, de "nourrir le dialogue social et avoir une vision à l'échelle du quinquennat des augmentations que nous allons faire". Fera-t-il bouillir la marmite ?

"Les taux d'encadrement dans tous les départements de France, ruraux et urbains vont s'améliorer à l'école primaire," promet le ministre : moins d'élèves par classe dans toutes les écoles primaires de France au cours des années qui viennent".

Fidèle à l'objectif fixé par Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle de supprimer 120.000 postes dans l'ensemble des trois versants de la fonction publique au cours du quinquennat, le premier ministre Edouard Philippe avait déclaré au mois d'août que 4.500 postes seraient supprimés dans la fonction publique d'État en 2019 et plus de 10.000 en 2020.