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dimanche 19 avril 2015

Impopularité : rien ne semble pouvoir arrêter la chute de Hollande et Valls

Le tandem recule encore de 4 et 5 points

L'AFP se fait de plus en plus laconique et... Libération aussi !

Si seulement il avait les mains dans le cambouis !
Le nombre de lignes de ses dépêches se réduit comme peau de chagrin.

La cote d'impopularité de François Hollande a reculé de quatre points, à 79% de mécontents en avril, et celle de Manuel Valls de cinq, à 60%, selon un sondage IFOP pour le Journal du Dimanche (JDD).

De 29% de "satisfaits" en janvier, la cote du président de la République est tombée à 24% en février, 25% en mars et 21% en avril.
Après un sommet de 61% de satisfaits en mai 2012 lorsqu'il arrive au pouvoir, le chef de l'état verra sa popularité s'éroder au fil des mois pour atteindre l'indice le plus bas en novembre 2014 (13% de satisfaits), avant de remonter à 29% en janvier de cette année, à la faveur des attentats islamistes par des djihadistes français contre Charlie Hebdo et l'Hyper casher de Vincennes. S'ils étaient électeurs de Hollande, ils ne peuvent plus désormais compter au nombre de ses fanatiques, pourraient expliquer les deux faces de lune du pouvoir socialiste, Pruneau Le Roux et Michou Sapin.

S'il suffisait au colérique Valls d'apparaître une main dans la poche


Le premier ministre tente de paraître moins stressé et violent
et  se donne désormais des airs décontracté et souriant! Mais son comportement a profondément imprégné son image. En avril, il ne réunit plus que 40% de satisfaits contre 45% en mars, selon l'agence de presse à la botte, pour ne pas dire que 60% des sondés en ont ras le bol de ses airs graves, voire de ses crises, comme du manque d'efficacité de sa politique et de sa rhétorique mensongère.
 
 
Que cache cette raideur
de la main gauche de Valls ?
Sa courbe d'impopularité colle désormais à celle du chef de l'Etat
Manuel Valls perd en effet 13 points entre janvier (53% de satisfaits) et avril (40%).

L'enquête a été menée -sans date- auprès d'un échantillon de 1.914 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
Cette lacune s'explique-t-elle par le débat en cours sur la loi renseignement controversée ?

jeudi 27 mars 2014

Forte reprise du chômage: un "supplice chinois" -pour Hollande- selon les éditorialistes

Touchante empathie des humanistes de la presse éditoriale française

" 'Chômage: un '
supplice chinois' pour Hollande qui doit "réagir vite' "
 
Et nos éditorialistes dissertent

C'est ainsi que L'Express gémit en titre, compatissant à l'incurie de l'exécutif. L'hebdomadaire cite les éditorialistes de la presse nationale qui reprennent les termes de la dépêche AFP, laquelle diffuse les éléments de langage préparés par les services de l'Elysée. C'est ainsi que circule l'information, du haut vers le bas, par les tuyaux d'un pouvoir préoccupé de sa seule survie et à qui le sort des 31.000 foyers s'ajoutant à 5 millions déjà frappés par le malheur importe finalement assez peu.

Le quotidien Libération constate la forte hausse du chômage en février (+0,9%), mais qu'elle atteigne le niveau record de 3,34 millions de chômeurs. a un sens aigu du respect de et reprend la même image de l'AFP.

Un "coup de bambou" -pour le gouvernement-
, commente l'humoriste Fabienne Sintès, journaliste du service public à ses heures, qui raconte sa vie à l'antenne, la tête à mille lieues des difficultés des gens "normaux".

Quand Hollande reçoit le président chinois, toute la presse vit à l'heure chinoise


"Le chômage explose"
, assène en Une Le Figaro qui observe que "la gauche panique". Pour Les Echos, toujours en Une, "c'est le chiffre qui tombe mal pour Hollande". "Loin de nous l'idée d'offenser le vénérable président chinois Xi Jinping (...) Il n'empêche que la rituelle publication des chiffres du chômage prend, pour l'exécutif, l'allure d'un vrai 'supplice chinois'", ironise Jacques Camus, dans la Montagne Centre France.

L'indécent angle de vue de la presse


Pour Jean-Francis Pécresse (Les Echos), "le gouvernement ne pouvait guère redouter pire coup de massue" avec "cette note économique calamiteuse", à quatre jours du second tour des municipales. C'est faire peu cas des nouveaux, comme des anciens demandeurs d'emploi. Une augmentation du chômage que "François Hollande, se prend de plein fouet, ruinant ses pronostics pour le moins aventureux", écrit Hubert Coudurier, dans le Télégramme. On va donc le plaindre ! "Un coup dur pour le gouvernement", abonde Aline Gérard, dans Le Parisien/Aujourd'hui en France. Effectivement, reconnaît Libération, "ce ne sont pas les chiffres du chômage qui risquent de remonter la cote du gouvernement." Ni le pouvoir d'achat des ménages...<br>Mépris des conséquences humaines

Cette hausse du chômage "est venue rappeler une préoccupante vérité: ce gouvernement paraît dépassé par les événements", juge Paul-Henri du Limbert, pour Le Figaro. "Et, cette fois, les circonlocutions gouvernementales n'y pourront rien", prévient Jean-Francis Pécresse (Les Echos). La "publication" plus que les chiffres, du chômage"enterre encore un peu plus la politique économique du chef de l'Etat", relève Christophe Bonnefoy, pour le Journal de la Haute-Marne. La foi socialiste chevillée au moral, Hubert Coudurier (Le Télégramme) a toutefois le sentiment que le gouvernement a "commencé à changer de paradigme économique", mais il "le fait trop lentement pour obtenir des résultats". En somme, il ferait le nécessaire, mais n'aurait pas vraiment la "détermination" dont se prévaut le Premier ministre.

François Hollande doit "réagir vite"


"D'où la demande de Jean-Louis Hervois, dans la Charente Libre, avec "l'urgence d'une communication forte, d'une volonté nouvelle pour reprendre la main sur le cours des événements." Le verbe d'abord, ensuite l'action et peut-être la réflexion ! Les amis de Ségolène Royal sont les meilleurs conseilleurs qui soient... Les payeurs sont, en revanche, les chômeurs et aussi les contribuables solidaires. 
Pour Christophe Bonnefoy (Le Journal de la Haute Marne), le président de la République "se voit obligé de réagir" et "plus vite que prévu". Sans doute faut-il dons continuer de croire, après dix-huit mois de mesures productrices de chômage, que ces nouveaux mauvais chiffres n'étaient pas prévisibles. "Le chef de l'Etat n'est plus seulement condamné à accélérer vivement son pacte de responsabilité, mais à le rendre bien plus ambitieux et favorable à la compétitivité qu'il ne l'est aujourd'hui", commente sans conviction Jean-Francis Pécresse (Les Echos).  

La République des Pyréneées, tient la solution: la même que l'AFP et ses confrères ! Outre "des annonces rapides et énergiques", son éditorialiste de 68 ans, le soixante-huitard Jean-Marcel Bouguereau, ex-collaborateur de Libération et ancien rédacteur en chef du Nouvel Observateur, attend, comme la majorité des éditorialistes, "un remaniement lui-aussi fort, avec une équipe resserrée de ministres plus professionnels." C'est croire que Hollande pourrait se priver de des amis qu'il a placés autour de lui, notamment Michel Sapin, ministre du Travail, qui a fait la preuve de sa haute sensibilité au moindre tressaillement de la courbe du chômage et de sa maîtrise de l'enfumage, mais impuissant à redonner du travail à ses concitoyens.

Tous les éditorialistes brodent en fait sur la dernière résolution du gouvernement.
Aucun de ces éditorialistes aux ordres n'évoque plus.la "courbe du chômage" que le magicien Hollande promettait de maîtriser, il y a déjà plusieurs mois maintenant. Le mot d'ordre aux acteurs économiques est désormais "plus vite, plus fort". 

Le "Plus haut" de Coubertin et non de Sapin, c'est la courbe actuelle du chômage !

samedi 15 février 2014

Européennes 2014: Peillon fait campagne comme ministre

Candidat en campagne dans le sud-Est, ministre chahuté

Ce 13 février, en déplacement officiel à Aix-en-Provence et Avignon

Le ministre de l'Education nationale était donc  dans le Sud-Est, région où il est candidat aux élections européennes...
Le ministère de l'Education nationale avait voulu pour son ministre un petit déplacement convivial: visite d'établissements, spectacles d'enfants, conférence de presse improvisée.
Le ministre-candidat avait prévu un escort boy, le camarade socialiste Jack Lang, aujourd'hui conservé dans le formol à la direction de l'Institut du monde arabe. L'ex-ministre de la Culture était sa "guest star" à Avignon où le septuagénaire compte encore des fans nostalgiques.

Les agendas les mieux bichonnés ont leurs impondérables
  
Un double comité d'accueil attendait le ministre controversé au collège Anselme-Mathieu d'Avignon. Ni le ministère, ni Valls n'avait prévu que des  professeurs en grève puisse gâcher la fête. Peillon avait même mobilisé des manifestants de la Manif pour tous et des mamans voilées, massés sur le trottoir d'en face, mais contenus par les CRS.  Aux cris de "Peillon démission !", "Peillon-Hollande, on n'en veut pas!", le ministre faisait l'unanimité contre lui.  La berline ministérielle ne fait pas d'arrêt pour permettre au candidat de serrer des mains. Avec sa mauvaise foi coutumière, il nous assurera que c'est bien la preuve qu'il n'est pas en campagne...

Le collège Anselme Mathieu d'Avignon est l'un des premiers réseaux préfigurateurs d'éducation prioritaire (REP+), annoncés le 15 janvier dernier. Des élèves enthousiastes présentent au ministre une saynète en italien. 
Pendant ce temps, le chef de cabinet de Vincent Peillon reçoit deux des mamans qui manifestaient devant le collège. "Les gens sont toujours étonnés que nous prenions le temps de les recevoir et de les écouter. Mais c'est comme ça que travaille le ministère", assure-t-il, sans précision sur les suites à donner aux revendications.
Un "temps d'échange" est prévu  avec les professeurs dociles ou militants avant le passage à la signature d'une convention entre le collège et La Fabrica, lieu de résidence du Festival d'Avignon. Vincent Peillon cite la phrase du jour due à ...Jules Ferry : "À chaque enfant de France, l'école doit apporter le meilleur des Beaux-Arts". Un professeur de musique propose au ministre de lui envoyer un CD réalisé avec ses élèves. Une autre présente une exposition photo. "Mais où trouvez-vous l'argent pour faire tout ça?" croit malin d'interroger le ministre. "On utilise notre matériel personnel", rétorque une professeure, "On bricole beaucoup" complète le principal. Mais aucun des présents sélectionnés ne profite de l'occasion pour déplorer le manque de crédits pour leurs projets pédagogiques. Les "mauvais" professeurs ont été laissés sur le trottoir: avec eux, pas de concertation. 

Peillon ne laisse pas paraître que les comités d'accueil ont gâté sa bonne humeur. Le candidat ne s'économise pas pour serrer des mains, distribuer les sourires, mais aussi féliciter le personnel enseignant du SGEN et louer son "dévouement" auprès de jeunes ici majoritairement issus de milieux défavorisés. Il insiste: "Ce que demandent les professeurs, ce n'est pas de l'argent (sic), c'est du temps, et c'est ce que nous allons leur donner. Avec les dispositifs REP+ , ils auront plus de temps de ...concertation". Personne n'est là pour le contredire, alors le ministre masochiste en profite: "Nous avons l'école la plus douloureuse au monde. Le système scolaire qui marche le mieux est celui qui donne le plus de confiance aux élèves; et l'estime de soi, la confiance, c'est ce que la pratique artistique permet de développer", selon lui. Le sport n'est pas ici à l'honneur, à Sotchi non plus.

L'heure vient du point presse  

Le déplacement est largement calculé pour permettre de communiquer au candidat aux élections européennes dans le sud-est. 
Peillon retoque les questions sur la grève du jour, les qualifiant "de questions de parisiens, ça !"
Les manifestants anti-genre attroupés devant le collège ne lui inspirent que le déni. "Sur ce sujet, les rumeurs ont atteint un niveau délirant, assure le ministre. Pour lutter contre ce genre de polémique mensongère, il n'y a qu'une solution : expliquer ce que nous faisons vraiment en classe, expliquer et encore expliquer - et redire que, non, l'éducation nationale n'enseigne pas la théorie du genre à l'école", maintient-il, avant de nier en bloc. "Certains pensent que les professeurs n'ont pas à transmettre de valeurs - si, c'est leur travail de transmettre les valeurs de la République", assène encore le philosophe en guise de démonstration. "C'est fini !" tranche, peu ouverte au dialogue,  la conseillère presse du Pol-Pot de la Rue de Grenelle.  

Nouvelle contestation à Aix-en-Provence

Ebranlé, le ministre-candidat fait une pause cigarette inopinée sur une aire d'autoroute. Le nouveau recteur est chargé de détendre son patron. Le ministre l'a en effet amené dans ses bagages il y a six mois.
Ali Saib vient de Caen, dans la Somme, en région Picardie d'où  le candidat est lui-même d'abord parachuté. Peillon fut troisième de la liste PS dans le Nord-Ouest et donc élu en juin 2004. Candidat en juin 2009, mais dans le Sud-Est, il y retrouve Karim Zeribi, candidat PS et premier non-élu. Mais Peillon étant nommé ministre, Zéribi devient député européen en remplacement de Vincent Peillon. 
En 2014, Peillon est tête de liste socialiste aux européennes, tandis que Karim Zéribi, battu aux législatives de 2012 dans les Bouches-du-Rhône, tente sa chance avec ...EELV aux municipales 2014 à ...Marseille, après avoir été porte-parole de Jean-Noël Guérini lors des municipales de 2008 ! On dirait que Peillon a placé ses hommes et quels hommes ! 

Le ministre arrive au lycée Paul Cézanne, établissement bourgeois d'Aix-en-Provence. 
Lycée Maupassant de Colombes, 92:
des professeurs interpellent le ministre sur
les effets de la baisse des dota­tions horaires
dans leur lycée ZEP, le 10 février 2014
Officiellement, il est là pour visiter sa section expérimentale de langues et cultures ... C'est un proviseur tout sourire qui accueille son ministre, flanqué de D'jack Lang, ancien ministre de l'Education nationale, et président de l'Institut du Monde arabe depuis 2013. 
Le ministre et Lang sont invités à assister à un cours de langues. Le ministre s'assoit au 1er rang à côté d'une lycéenne. Les photographes mitraillent. "La France que vous nous avez donnée à voir, une France qui n'a pas peur de ses différences, c'est la France que nous aimons tous!" s'enthousisme le candidat étranger à la région. Et d'ajouter: "Nous allons doubler les sections de langues orientales, et réouvrir des postes au CAPES et à l'agrégation dès l'année prochaine".  "C'est très important pour moi [la visite d'un tel ministre], explique Nouar Barakat, professeur d'arabe dans un lycée marseillais. J'apprécie qu'il insiste sur l'importance d'apprendre l'arabe dans un cadre laïque, et de ne pas laisser cet enseignement aux mains de centres culturels qui sont très présents dans nos quartiers et qui, pour certains, font du prosélytisme".
VOIR et ENTENDRE Peillon confirmer sa volonté de développer l'enseignement de l'arabe en France:

Dernière station de la tournée électorale

C'est un calvaire. Le député européen en campagne et néanmoins ministre a déjà serré une bonne cinquantaine de mains, mais il reste encore l'ESPE (Ecole supérieure du professorat et de l'éducation) à inaugurer. A 75 ans, Jack Lang colle toujours au train et le septuagénaire distribue à son camarade de 55 ans les bons points pour lesquels il a été requisitionné. 
"Je ne pense pas que ce soit plus compliqué aujourd'hui qu'à mon époque d'être ministre de l'Education. Des rumeurs, des conflits, il y en a toujours eu. Les jeunes eux, ont changé, c'est une évidence, mais le travail reste le même. Il faut avoir un objectif et s'y tenir, ce que fait très bien Vincent Peillon. Il est brillant, très cultivé, et surtout passionné, ça se voit ! Regardez-le, il est ravi !" Le "brillant" ministre rosit d'aise, pense-t-on, mais en fait parce que des étudiants de l'Espé manifestent contre la réorganisation de leur cursus. 

Devant les caméramen, le ton monte entre le ministre et une étudiante. 
Vincent Peillon se voit agressé: "Madame, Madame, s'il vous plaît, vous serez bientôt professeur...", tente le ministre. Mais "Madame" l'étudiante ne lâche rien, et s'insurge contre la précarité subie par certains étudiants. 

Vincent Peillon met vite un terme au dialogue et tourne les talons, plantant-là la contestatrice. A quelques rues de là, Michel Vauzelle, le président PS du Conseil régional de PACA, l'attend pour une conférence à l'IEP d'Aix-en-Provence.
VOIR et ENTENDRE les élèves-professeurs manifester, ici à Toulouse le 1er octbre 2013, et les promesses du ministre qu'une étudiante d'Aix-en-Provence a encore dû rappeler au ministre en campagne:
Avant d'attendre l'IEP d'Aix, la délégation ministérielle devra à nouveau franchir un rassemblement de la Manif pour Tous.

VOIR et ENTENDRE la contestation aux abords de Sciences Po, Aix et  que l'AFP a manqué ou censuré et ne diffuse donc pas aux organes de presse qui attendent la becquée, la bouche ouverte:
Et voilà comment, malgré la mise à disposition de l'appareil de l'Etat et la participation du ban et de l'arrère-ban socialistes, une tournée électorale d'un ministre en butte à une contestation multiforme tourne au calvaire.

VOIR et ENTENDRE le reportage de l'AFP, l'agence de presse d'Etat qui n'a rien vu des diverses contestations:

mercredi 6 février 2013

Mali, la guerre "propre" de Hollande

Une guerre sans images de morts ni dégâts collatéraux ?

Près d'un mois après le début de l'intervention militaire française, la guerre au Mali apparaît comme un conflit "sans morts" faute d'images, tant les mesures sont strictes côté français avec un bilan vague de "plusieurs centaines" de tués chez les islamistes, et une opacité sur des dégâts collatéraux.


VOIR et ENTENDRE un compte-rendu d'Euronews à la mi-janvier:





Les commentaires politiques sont alors très détachés, voire cyniques, à la limite de la comédie musicale, "Dieu, que la guerre est belle ! "  

VOIR et ENTENDRE l'échange  entre Eric Zemmour et Nicolas Domenach sur le sujet de l'intervention militaire de Hollande, "renard du désert", et du bénéfice qu'il cherche à en tirer, en janvier 2013:


Pour la première fois depuis le 11 janvier, le ministre de la Défense a évoqué  "plusieurs centaines officiellement, mardi soir, un nombre significatif" de combattants islamistes tués. Mais pas de bilan précis. Pas question de se lancer dans un "décompte macabre", insiste-t-on au ministère de la Défense.

Ces islamistes tués l'ont été lors "des frappes aériennes" françaises sur des pick-ups transportant des hommes ou du matériel de guerre et durant "des combats directs et frontaux à Konna et Gao", a-t-on ajouté.

Les risques sont énormes
Dès les premières heures de l'opération, un pilote français est tué le 11 janvier aux commandes de son hélicoptère alors qu'il lance l'assaut contre les colonnes jihadistes dans le centre du Mali.
Mais depuis, l'armée française n'a officiellement déploré que "deux ou trois blessés sans gravité". Ce qu'a confirmé Le Drian mardi soir.

Première explication : les soldats français n'ont jusqu'à présent été que très rarement au contact des combattants islamistes.
"Des précautions extrêmes sont prises pour que les hommes soient exposés le moins possible. On n'évite pas le combat, mais on a des méthodes d'action à distance qui évitent finalement le contact direct", analyse Pascal Le Pautremat, spécialiste des questions de défense.

Des méthodes au premier rang desquelles les frappes aériennes massives des avions de chasse Rafale et Mirage 2000, qui ont permis d'affaiblir les islamistes et de détruire leurs infrastructures.
Mais conscients qu'ils n'ont pas intérêt à rechercher l'affrontement, les jihadistes ont préféré se replier vers le nord-est du Mali.

Les Forces spéciales - sur lesquelles la défense refuse de communiquer - sont également en première ligne. Dotées d'une puissance de feu considérable, elles opèrent le plus souvent de nuit avec un maximum d'efficacité.

Eviter au maximum les pertes sur le terrain est impératif pour conserver le soutien de l'opinion, souvent chancelante dès que la situation se complique.
"On a tendance à oublier que quand il y a une guerre, il y a toujours des blessés et des morts, souligne Pascal Le Pautremat. Même si la cause est noble et les résultats tangibles, dès qu'il y a quelques morts et blessés, beaucoup de gens disent : Mais, qu'est-ce qu'on est allé faire là-bas ?"
VOIR et ENTENDRE Le Drian répondre aux questions de la consensuelle Ruth Elkrief :


"Mali: où sont les morts ?"

Telle est la question des internautes vigilants sur le site du quotidien Les Echos, puisque la presse officielle (Libération et le Nouvel Observateur ou France Inter et France 2) autocensure sans rejimber.

Ni évaluations précises, côté Défense, ni d'images non plus des jihadistes tués.
Les media ne peuvent faire leur métier, mais obtempèrent. 
"Nous ne voulions pas qu'il y ait une sorte de comptabilité des tués", se justifie un haut responsable anonyme du ministère de la Défense, sans toutefois cacher la volonté des Français d'éliminer un maximum de combattants et de casser l'infrastructure des groupes islamistes jusque dans leurs fiefs du nord-est.

Sur le terrain, les barrages de l'armée malienne limitent l'accès des journalistes aux zones de conflit et quasiment aucune image de cadavres de jihadistes n'a été diffusée depuis le début du l'opération.

Très inquiet des risques de représailles à l'encontre des populations civiles, l'état-major français a par ailleurs donné des consignes strictes à ses troupes pour qu'elles s'opposent à toute exaction de la part des soldats maliens dans les zones dont ont été chassés les islamistes.
Et portant, les organisations comme Human Rights Watch (HRW) ont affirmé mi-janvier que des civils ont été tués lors des combats à Konna (centre) et l'ONU a évoqué "de graves violations des droits de l'homme". Mais là encore, quasiment aucune image n'est venue confirmer ces accusations.

samedi 9 juin 2012

Manipulatrice dans l'illégalité, l'AFP interfère dans le 1er tour des législatives

L'agence de presse influence les électeurs à la veille du scrutin
 

La presse, groupe de pression

L'AFP titrait samedi : "Législatives: en outre-mer, le premier tour est lancé, la gauche favorite"

Le ton est donné d'entrée de jeu: "Les Français de l'Outre-mer, de l'Atlantique aux Antilles-Guyane, votaient samedi, un jour avant ceux de métropole, au premier tour d'élections législatives pour lesquelles la gauche part favorite, dans la foulée de la présidentielle."
 On ne peut être plus militant et démobilisateur de l'électorat de droite.

L'ensemble de la dépêche est une atteinte à la démocratie 

Les électeurs de Saint-Pierre-et-Miquelon, archipel voisin du Canada, ont été comme de coutume les premiers à se rendre aux urnes, à partir de 12H00 (08H00 locales) sous un soleil radieux. Ce sont aussi les plus assidus, en 2007, ils avaient été 65,6% à voter.

Leur ont emboîté le pas à 13H00 les électeurs de Guyane, puis à 14H00 ceux des Antilles (Guadeloupe, Martinique, Saint-Martin et Saint-Barthélemy), le scrutin s'ouvrant à 22h00 à Wallis-et-Futuna et 23H00 en Nouvelle-Calédonie. Commenceront à voter dimanche, juste avant les 43,2 millions d'électeurs de la métropole, les deux départements de l'Océan indien que sont La Réunion et Mayotte.

L'abstention sert les intérêts de la gauche
Et l'AFP la banalise: "L'abstention, traditionnelle pour des scrutins nationaux en Outre-mer, risque une nouvelle fois d'être élevée. En 2007, elle avait frôlé les 47%, contre 39,02% en métropole. Cela dit, dans certains territoires comme en Guadeloupe, la proximité avec les candidats pourraient décider plus d'électeurs à faire le déplacement que pour la présidentielle.

Les taux de participation à la mi-journée étaient globalement faibles, même à Saint-Pierre et Miquelon avec 20,52%. Les autres départements ne dépassent pas la barre des 15% comme à Saint-Martin et Saint-Barthélemy (11,72%), en Martinique (12,26%), en Guadeloupe (12,39%) et en Guyane (14,48%).

La Polynésie française a déjà voté dès la semaine dernière (comme les Français de l'étranger): deux semaines d'entre-deux tours sont nécessaires pour permettre aux candidats de faire campagne dans les 3 circonscriptions de cette collectivité éparpillée sur une surface équivalente à l'Europe dans l'océan Pacifique.

Les quelque 1,5 million d'électeurs ultramarins appelés aux urnes ce week-end devront départager 222 candidats dans 24 circonscriptions des départements et collectivités d'outre-mer.

Le redécoupage électoral a doté l'Outre-mer dans sa totalité de 27 sièges contre 22 dans la précédente législature: la Polynésie en a gagné un troisième, Mayotte un deuxième, la Réunion est passée de 5 à 7 députés et une circonscription a été créée pour représenter spécifiquement Saint-Martin et Saint-Barthélemy.
Cette nouvelle circonscription réunit deux îles caraïbéennes très différentes: Saint-Barthélemy, haut lieu du tourisme de luxe, a voté Nicolas Sarkozy à près de 83% tandis que Saint-Martin a placé François Hollande en tête (51,5%).

Autre particularité, aucun candidat résidant de "Saint-Barth'" ne se présente après le retrait pour "raisons personnelles" de Benoît Chauvin, conseiller à la collectivité. Restent 5 candidats saint-martinois et une candidate parachutée du Front national, originaire du Val d'Oise et qui n'est jamais venue sur les îles au cours de la campagne.
Jusqu'à présent, les deux îles étaient représentées par le député de la 4e circonscription de la Guadeloupe voisine, le socialiste Victorin Lurel.
Celui-ci, devenu ministre des Outre-mer, est l'un des 25 membres du gouvernement Ayrault à concourir pour la députation. Tout ministre battu devra renoncer à son maroquin, a prévenu J.-M. Ayrault, lui-même candidat.
v. Lurel ne nourrit guère d'inquiétudes dans son fief même s'il y affronte notamment Marie-Luce Penchard (UMP), à qui il a succédé au ministère de la rue Oudinot. Ce duel d'un ministre entrant contre un ministre sortant est le seul de ces législatives.

N'est-ce que de l'information de bon aloi ?

"Les Outre-mer, qui ont largement voté pour François Hollande en mai, devraient conforter leur vote."

A La Réunion, qui représente un tiers du corps électoral ultramarin, la gauche - PS, PCR et divers gauche - ambitionne d'enlever une majorité des sept circonscriptions de l'île, voire de réaliser le grand chelem.

En Nouvelle-Calédonie, traditionnellement à droite, l'indépendance et la vie chère ont été les thèmes récurrents de la campagne. La droite est partie en rangs dispersés tandis que les indépendantistes ont su refaire leur unité à la faveur de cette échéance.
Au terme de longues discussions, le FLNKS a choisi de présenter des candidats unitaires dans chacune des deux circonscriptions. Depuis 1986, aucun indépendantiste n'a siégé au Palais-Bourbon.

Les électeurs de droite ne doivent plus se laisser manipuler.
Exigez le respect
et allez voter sans faute !



samedi 2 juin 2012

Dans la presse socialiste, le patron de l'AFP est nommé à Matignon

Ayrault récompense Fabrice Bakhouche, directeur général adjoint de l'AFP


Et un énarque de plus
arrive aux manettes: quand ce n'est pas à l'Elysée,
c'est à Matignon.



La carrière fulgurante des militants socialistes vertueux

Après le limogeage des trois hauts fonctionnaires à la tête des services de police... 
Fabrice Bakhouche, arrivé en février 2011 à l’AFP pour y exercer les fonctions de directeur général adjoint, va quitter l’Agence pour rejoindre le cabinet du Premier Ministre, où il s’occupera des dossiers concernant les media et l’économie numérique.   


A seulement 37 ans, cet énarque  (2001-2003) diplômé de l'IEP de Paris (1996) est passé par le  ministère des Affaires Etrangères (aux affaires France-Amérique latine: Mercosur, Chili et Bolivie), avant de rejoindre la Cour des comptes (2003), où il fut en charge de l'audit de plusieurs dans le secteur audiovisuel public, et l'agence des participations de l'Etat. Chargée de gérer les participations de l'Etat dans les entreprises, elle releve directement du ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, après avoir été rattachée, jusqu'en 2011, à la direction générale du Trésor..

Ainsi la presse était-elle aux ordres de Sarkozy...


A l’AFP, il a notamment suivi la mise en œuvre des chantiers prioritaires qui ont joué un rôle majeur dans la politique de développement, de diversification et d’internationalisation de l’Agence. Il était en particulier chargé des projets de développement dans le domaine de la vidéo, du mobile ou encore du sport, ainsi que de la gestion des filiales de l’Agence.


Le matin du 1er juin 2012, en comité exécutif, Emmanuel Hoog a salué " son travail sérieux et efficace, ses qualités humaines partagées par tous, son sens de l’intérêt général et son goût de l’écoute et du dialogue. Tout cela, il a su le mettre au service des valeurs d’indépendance et de rigueur professionnelles de l’agence. Nous l’en remercions ".  
En 1999, au côté de Jack Lang, il lança le Printemps des Poètes, qu'il anime avec André Velter durant ses trois premières éditions.
Auparavant, Hoog  avait été conseiller chargé de la culture et des médias auprès de Laurent Fabius, d’abord à la présidence de l’Assemblée nationale entre 1997 et 2000, puis au Ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie jusqu'en 2001.

Pour mémoire enfin, 
rappelons aussi que Canal + est dévouée au PS depuis que François Mitterrand l'a portée sur les fonds baptismaux et confiée au parrain André Rousselet, que son entreprise en taxis (G7) n'aurait pas a priori destiné à l'audio-visuel, s'il n'avait été un ami intime du président... dont il était l'exécuteur testamentaire.

Pendant sa campagne, François Hollande a pu compter sur le soutien de Jean-Jacques Augier, énarque de la promotion Voltaire et ancien patron des ...taxis G7 ! Avec Bernard Cottin, ex-PDG de Numericable, ce patron a levé des fonds pour le candidat socialiste.

Les préférences de la presse "indépendante" se portent-elles manifestement vers la droite ?
On peut le dire et le répéter, mais les faits prouvent le contraire.
  

samedi 5 mai 2012

L'AFP poursuit sa campagne socialiste au-delà des limites légales

F. Hollande poursuit sa campagne médiatique à Tulle, hors limites officielles



Le hors-jeu de l'agence de presse française:
la presse s'affranchit de toutes les règles de la campagne présidentielle
qui s'appliquent aux autres



François Hollande multiplie ses clins d'oeil, embrassades et dédicaces sur le  marché de Tulle, alors que la campagne est officiellement close, en cette veille de second tour.

Respectueux, Nicolas Sarkozy a en revanche choisi de passer la journée en privé avec sa famille, loin des journalistes et photographes en campagne.


Les media inféodés le guettent et il fait le paon

"On n'est pas bien ici ?", a-t-il lancé à son arrivée, et ce n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd de l'AFP, qui n'a pas relevé qu'une autre lui a rétorqué: "Eh, restez-y, donc!", tandis que plusieurs habitants venaient le saluer et lui offrir parfois des roses. Alors qu'il visite chaque stand, posant pour les photographes, le reporter dit entendre notamment "champagne demain soir !", semblant anticiper une victoire de son candidat, sans retenue.

"Ne perdez pas la voix", lui lance une passante, après ses nombreuses semaines d'estrade à s'égosiller. "Aucune", s'amuse M. Hollande. Le marchand de produits de la ruche lui offre d'ailleurs un bonbon au miel.


La campagne continue

L'agence de presse est intarrissable
Un autre propose "devenir le fournisseur de l'Elysée en poulets, tandis que M. Hollande dédicace des cartes électorales. Suivi par un nuée de caméras, M. Hollande a dit quelques mots à des médias étrangers, notamment en anglais pour la BBC. Et on connaît la qualité de son anglais, mais le mythe est en formation.

La propagande va très loin

Dans la légère cohue, plusieurs personnes font des compliemnts [sic] à sa compagne, Valérie Trierweiler, affirmant qu'elle sera 'la première dame de France' [déjà]. Souriant, il s'est rendu ensuite sur le marché de la cathédrale."


"Parmi ses supporters, des femmes se pressaient d'autres étaient venues samedi matin sur le marché pour faire la bise à 'monsieur le président'. "

La république des camarades est aux portes de l'Elysée...
Le Conseil constitutionnel devra apprécier.

lundi 15 août 2011

Presse et politique: de la séparation à la confusion des pouvoirs et à la connivence

Constat de la dérive des relations entre la politique et la presse

Nos élus sont-ils asservis
par les media ?


La séparation des pouvoirs est garante de la démocratie


Elle répartit les différentes fonctions de l'État entre des composantes différentes et indépendantes.
Inspirée de la classification de Montesquieu dans L'Esprit des Lois, l'article 16 de la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen du 26 août 1789 distingue le pouvoir législatif, confié au Parlement, le législateur, le pouvoir exécutif, confié à un gouvernement à la tête duquel se trouve un chef d'État élu et le pouvoir judiciaire, confié aux juges.

Des contre-pouvoirs se sont constitués, par défiance et ambition
Des associations ont servi puis manipulé le peuple, des lobbies ont défendu leurs intérêts propres puis les ont imposés et la presse a informé puis empoisonné l'opinion. Celle-ci s'est diversifiée et ramifiée avec l'expansion des moyens de communication. Les journalistes ont développé un sentiment de supériorité et leur volonté de domination, à mesure que les media ont étendu leur influence.

Cette presse ne se justifie plus par la noblesse de sa mission d'information
A la recherche de l'objectivité et de rigueur, elle a substitué le commentaire dans l'urgence, bientôt paré des vertus pseudo-scientifiques du 'décryptage' et influencé par la rumeur qui fait du buzz et soumis au pouvoir de l'argent qui aliène la pensée. Le collaboratif (par exemple, le calamiteux site internet Le Post, émanation du journal Le Monde) et l'interactif (certaines émissions de la télévision analogique traditionnelle puis numérique de la TNT) sont au goût du jour. Des téléspectateurs ordinaires, hommes et femmes "de la rue", mais sous contrôle quand ils ne sont pas syndicalistes ou militants associatifs masqués, sont employés comme "acteurs" intermittents de débats par webcam interposée ou via le forum modéré dédié à l’émission: l'information en miroir ! Ils les mettent en scène et en tirent les ficelles: de la télé-réalité adaptée à l'information spectacle.


La presse impertinente refuse

d'être contestée


Engagés et militants, les journalistes ont tenté de gagner la confiance de l'opinion et de persuader la masse de leur besoin de spécialistes pour comprendre l'actualité et d'experts pour analyser le discours politique. Ils en tirent les ficelles sur grand écran, "à l'insu de leur plein gré". Quelle que soit leur chapelle, le peuple n'a pas tardé à saturer face à tant de verbiage, de langue de bois et de politiquement correct, d'artifices et d'hypocrisie. Il a rejeté cet excès d'outrecuidance, mais les professionnels de la désinformation n'ont pas lâché leur proie. Ils ont défendu leur fonds de commerce, succursale des partis politiques et des syndicats.
Episodiquement, les organes de presse organisent des débats susceptibles d'éventuellement convaincre de leur bonne foi. Ils rassemblent autour d'une table des représentants modérés des deux parties qui s'évertuent à démontrer que la sphère politico-médiatique n'est pas pourrie, juste un peu corrompue à la marge.
Connivence, auto-censure et mariages

Ils se reproduisent entre eux
Combien de mariages ont stupéfait les lecteurs des magazines people ?
De nombreux hommes politiques vivent aujourd'hui en couple avec des journalistes: faut-il donc qu'ils soient bien proches !

Béatrice Schönberg (1953) a notamment présenté les journaux télévisés de fin de semaine sur France 2, avant d'épouser, le 21 juillet 2005, Jean-Louis Borloo, co-président du parti radical et membre de l'UMP. Fin mars 2011, le groupe France Télévisions la pousse à abandonner ses activités sur France 3.

Bernard Kouchner et Christine Ockrent ont fêté leurs 30 ans de vie commune. Quand Bernard Kouchner rencontre Christine Ockrent, il est le «french doctor» qui vient de fonder Médecins du monde et elle est la présentatrice d’Antenne 2. Kouchner n'est alors pas en politique mais sa liaison avec une journaliste fait déjà polémique. Elle devra cesser d'animer France Europe Express fin juin 2007, indépendamment de la nomination de son compagnon au poste e ministre des Affaires étrangères, selon ses propos de féministe.

Le candidat à la présidentielle 2012, François Hollande, ex-conjoint de Désirdavenir Royal, partage la vie d'une journaliste, grand reporter: Valérie Trierweiler (1965), Direct 8 (groupe Bolloré !) et Paris Match (groupe Lagardère !), a officialisé sa relation en octobre 2010.

Le couple Anne Sinclair (1948) et Dominique Strauss-Kahn défraient actuellement la chronique judiciaire, pour cause de pathologie lourde accablant DSK accusé de violences sexuelles. La richissime journaliste bi-nationale (américaine par la naissance) est connue pour avoir animé le magazine politique 7 sur 7, de 1981 à 1997 sur TF1...

Sur i-Télé (groupe Canal+ voulu par François Mitterrand), il a fallu suspendre d’antenne la journaliste Audrey Pulvar après que son compagnon, Arnaud Montebourg, a annoncé sa candidature aux primaires du PS en 2010.
Marie Drucker, fille du patron de M6, Jean Drucker, et nièce du journaliste Michel Drucker, fut de 2006 à 2008 la compagne de François Baroin, alors ministre de l'Outre-mer.

Nous ne pouvons être exhaustif. Ainsi faudrait-il également citer Alain Juppé et Isabelle Legrand-Bodin, romancière et journaliste au Matin de Paris puis à la Croix. Michèle Cotta aurait été récompensée du poste de présidente de Radio France par Pierre Mauroy, à la demande de François Mitterrand. Les auteurs de Sexus Politicus citent la journaliste Michèle Cotta, intime de Mitterrand : « Il ne concevait pas un congrès ou une réunion politique sans partir à la fin avec une fille. » L'ancien président « aimait se donner le choix jusqu'à la dernière minute (...) Il pouvait y avoir trois ou quatre femmes qui l'attendaient. Il leur disait : rentrez chez vous et attendez. »
Autre favorite, la journaliste Laure Adler: en 1989, François Mitterrand l'appelle auprès de lui comme conseillère à la culture. Il lui mettra le pied à l'étrier en la faisant nommer à la télévision sur France 2 en 1993: elle sera promue en janvier 1999au poste de directrice de France Culture par Lionel Jospin, premier ministre.

La question de l’indépendance des media est régulièrement posée


Celle de l'indépendance des élus ne l'est pas.
Tout débute avec la mise en ligne de la bande-annonce du prochain documentaire de Pierre Carles intitulé Fin de concession. On y voit Arnaud Montebourg lâcher, alors qu’on lui installe le micro : " C’est le moment de taper sur TF1 ; c’est pour cela que je vais vous donner un coup de main." Nonce Paolini, PDG de TF1, lui envoie le 9 septembre une lettre, dans laquelle il condamne des propos "inadmissibles".
Arlette Chabot dirige la rédaction de France 2 quand Vincent Peillon l'agresse à plusieurs reprise en soutien à la cabale du SNJ dont elle était la cible. Elle est démise de ses fonctions lorsque Pierre-Henri Arnstam devient directeur de l'information.

Puis c’est au tour de Jean-Luc Mélenchon d’attaquer. Dans une séquence, on le voit regarder le délégué CGT des Continental, Xavier Matthieu, être interrogé le 21 avril 2009 dans le journal de 20 heures de France 2 par David Pujadas. Ce dernier insiste pour obtenir des regrets du syndicaliste après le saccage de la sous-préfecture de Compiègne par des ouvriers en colère. La réaction de Jean-Luc Mélenchon ne tarde pas : " Salaud"… "Larbin ! Arrête, ça me dégoûte…"

De leur côté, les journalistes fourbissent les armes. Didier Porte a eu ce qu'il méritait sur France Inter. Il a été licencié la saison dernière suite a ses propos sur Nicolas Sarkozy.

La profession doit-elle aussi faire son mea culpa ?

Arnaud Ardoin en discute avec ses invités
:
+ Catherine Tasca, sénatrice socialiste des Yvelines,
+ Emmanuel Hamelin, conseiller municipal à Lyon, ex-député UMP du Rhône,
+ Patrick Le Lay, ancien PDG de TF1, président du Stade Rennais
+ Laurent Mauduit, co-fondateur de Médiapart

VOIR et ENTENDRE

Avec naturel et inconscience, l'infatué Arnaud Ardoin lâche une remarque révélatrice d'un état d'esprit qui signe cette connivence entre ces pouvoirs: un élitisme partagé entre presse et politique qui justifierait leur parité, leur intimité, leur connivence mafieuse.
Or, c'est précisément ce qui interpelle le public et provoque son rejet de l'un comme de l'autre. Qu'il soit électeur ou lecteur-auditeur, il peut faire et défaire cette élite. Qu'il soit employé, ouvrier ou chirurgien, il a une conscience forte et de sa valeur et de son importance sociale. Ils constituent l'élite véritable de la nation, sa force vive, sa continuité et son avenir. Les uns ne sont qu'apparence, corporatisme et prétention, les autres assurent la réalité du quotidien, la productivité et la richesse de la nation.