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lundi 27 juillet 2015

Tirs de la Concorde: un mineur se charge de la responsabilité des barrages forcés

Un mineur de 16 ans se dévoue en se rendant à la police

La législation sur les mineurs est-elle trop sévère ? 

Haine "juste" de racaille:
impunie
Un jeune homme de 16 ans s'est rendu ce lundi matin, indiquent "plusieurs sources" (non précisées !) et sans certitude sur la réalité des faits ni la spontanéité du geste. Il se présente comme le conducteur du véhicule qui a forcé dimanche deux barrages policiers successifs, place de la Madeleine, puis place de la Concorde. Il était toujours... "activement recherché" par les forces de l'ordre. 
Le projet de réforme de la responsabilité pénale du mineur (2008) et de mise en œuvre d'un Code pénal des mineurs n'a pas abouti et conduit à ce genre de situation de délinquance et de trafic de drogue, notamment, où le mineur de 16 ans n'est toujours pas pénalement responsable et peut endosser la faute d'un grand frère, sans grand dommage.
Lien PaSiDupes: 
L'information est-elle contrainte par la loi-renseignement ?

Dimanche à 7 heures, selon les sources qui suggèrent une sortie de boîte, éméchés, mais à 8 heures, pour les autres, un véhicule a forcé plusieurs barrages de police, forçant les forces de l'ordre à ouvrir le feu, alors que le plan Vigipirate est à son niveau "écarlate", ont indiqué ce lundi "des sources concordantes", manifestant ainsi leur fébrilité en ce jour d'arrivée du Tour de France sur les Champs Elysées.

"Les enquêteurs sont en train de procéder à des investigations pour savoir si c'est bien lui qui était au volant"
révèle "une source judiciaire" anonyme, confirmant en partie les informations d'i-télé.
Un autre occupant du véhicule s'est aussi présenté au commissariat dans la nuit de dimanche à lundi, a ajouté "une source proche de l'enquête". 
Par ailleurs, UN hôpital [indéterminé] des Yvelines, en banlieue ouest de Paris, a signalé dimanche soir à la police qu'une "femme blessée au thorax", suspectée d'avoir aussi été présente dans la voiture au moment des tirs de police, a été prise en charge. Elle a été opérée dans la nuit de dimanche à lundi, "mais ses jours ne sont pas en danger". 
Son identité semble inconnue des services de police: ne s'est-elle pas faite enregistrées lors de son admission ? Serait-elle membre de la suite du roi d'Arabie Saoudite, celui qui privatise une plage sous la protection de la Loi littoral en vigueur depuis janvier 1986 et que la monarque du ministère de l'Environnement est chargée de faire appliquer ?...

La parole n'est manifestement pas libre dans les sphères gouvernementales: les ministres vivent, dit-on, sous le régime de la terreur de Valls, les députés sous la férule de Pruneau Le Roux et les media sont visiblement muselés.  

Les deux individus placés en garde à vue ne seraient pas des terroristes 


Trois interpellés, selon BFMTV, mais quatre garde à vue, selon Libération...
Les deux personnes qui se sont rendues ont expliqué "avoir été dans la voiture au moment des faits", selon "la source proche de l'enquête" et non de la transparence. Elles ont été placées en garde à vue par la police judiciaire parisienne. Pour un simple "incident" -avec tirs d'armes- selon France Info...

Rappel des faits, selon la version officielle
Dimanche matin aux alentours de 8 heures, dans le quartier de la Madeleine, proche des Champs-Élysées, une voiture a percuté un autre véhicule avant de prendre la fuite pour se soustraire à un contrôle de policiers déployés pour l'arrivée du Tour de France, prévue au même endroit. Sur cet autre véhicule, rien n'a filtré et la presse n'a pas cherché (ou réussi) à obtenir des renseignements.
Le conducteur s'est ensuite dirigé vers la Concorde, forçant un barrage mis en place sur le parcours de l'épreuve cycliste. La police a alors tiré des coups de feu -en plein coeur de Paris en fête- pour immobiliser le véhicule, mais n'a pas réussi à intimider l'automobiliste qui a réussi à prendre la fuite: qui, de la police ou du conducteur,  est l'amateur ? Cet échec renforce la thèse d'une opération par des individus expérimentés.
La voiture a été retrouvée abandonnée dans le quartier, avec des impacts de balles visibles sur la carrosserie. L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie de l'affaire, mais sait-on si la brigade antiterroriste est sur l'affaire ? Encore une précision de routine qui fait défaut ici, mais qui, si elle était négative, pourrait rasséréner les réseaux sociaux.

lundi 25 février 2013

Peillon voudrait rogner les vacances scolaires d'été

"Six semaines de vacances l'été, c'est suffisant"

Les légendaires deux mois de vacances scolaires d'été, de l'histoire ancienne ?

Le ministre de l'Education souhaiterait réduire la durée des congés d'été dans l'Hexagone. 
Ce dimanche, sur BFMTV, Vincent Peillon a lancé un défi: "Nous devons être capables d'avoir un zonage l'été, deux zones, et nous devons être capables d'avoir six semaines, c'est suffisant", a déclaré V. Peillon.

Objectif : 37 ou 38 semaines de cours par an, contre 36 actuellement
Au sujet des rythmes, et  plus globalement l'organisation du reste de l'année scolaire, le ministre recommande "sept semaines de cours, au plus", suivies de "deux semaines de vacances".

Vincent Peillon a réaffirmé que son objectif est d'"aller progressivement" vers 37 à 38 semaines de cours durant l'année, contre 36 semaines, voire 35 avec les ponts à l'heure actuelle, alors qu'il y a 40 semaines de cours en Allemagne. Il a souligné qu'il fallait "d'abord monter la première marche" de la réforme des rythmes scolaires hebdomadaires à l'école primaire, puis au collège et au lycée. "Nous commençons par l'école, il faudra continuer avec les collèges et lycée et puis il faudra faire l'année scolaire", a-t-il dit. "Ca va nous obliger à revoir les examens, et en particulier le fameux baccalauréat, qui occupe les locaux d'un certain nombre d'établissements très tôt dans le mois de juin", a ajouté le ministre en relevant que certains élèves, notamment des collégiens étaient à l'extérieur des établissements scolaires dès le 10 juin.

VOIR et ENTENDRE la déclaration intempestive de Vincent Peillon sur les six semaines de vacances et deux zones:


Une réforme plus "difficile" que celle du "mariage" pour tous ?
Bravant le mécontentement attendu sur cette réforme des rythmes scolaires, Vincent Peillon affirme assumer pleinement ce choix : "Il y a deux types de réformes : les faciles, qui voient par exemple la création de nouveaux postes. Et les autres, plus difficiles, comme celle des rythmes scolaires. Mais il faut être capable de s'atteler collectivement à un sujet difficile", a-t-il insisté.
Peillon a bien vite nuancé ses propos dans l'émission de BFMTV
"Je n'ai jamais dit que je voulais réduire les vacances à six semaines, c'est le modèle idéal", a-t-il souligné, expliquant que le projet ne sera pas discuté avant 2015. "ll faudra une très longue concertation", a-t-il admis. Les services du Premier ministre ont d'ailleurs "confirmé, comme l'a indiqué Vincent Peillon, que cette piste n'est pas à l'ordre du jour actuellement et qu'elle sera peut-être évoquée après 2015".

Peillon fait l'unanimité contre ses diktats

La FCPE avait déjà battu des mains !
Jean-Jacques Hazan a avoué etre l'instigateur: c'est le retour de la co-gestion de l'Education. 
Le président de la FCPE, l'organisation dominante de parents d'élèves, s'est félicité lundi sur France Info de cornaquer le ministre. "On est très satisfait, c'est nos demandes", a exulté ce directeur de la restauration scolaire du XIIe arrondissement de Paris (quartier Picpus et Bercy, maire PS Michèle Blumenthal, ancien professeur d’histoire-géographie), dans un français approximatif. "Cinq heures de classe par jour à l'école, pas plus de six heures au collège, jamais plus de sept au lycée. [Très cartésienne, cette progression de l'effort!] 90 minutes garanties à tous le midi, jamais plus de sept semaines de classe d'affilée, jamais moins de deux semaines de congé et une réduction des vacances d'été, parce que c'est une demande sociale réelle, qui rejoint le besoin pédagogique, a-t-il comptabilisé.
VOIR et ENTENDRE Hazan considérer l'Education nationale comme une garderie d'enfants:

Les industries du tourisme sont en revanche inquiètes d'une concentration des congés scolaires:



Pas de chance, Peillon a lui-meme rétropédalé
Le journaliste de RMC, Jean-François Achilli a tendu la perche à Peillon, en 3e partie d'émission, le temps pour l'entourage du ministre de procéder à une mise au point. Au début de l'After, soit 40mn après la déclaration controversée, Achilli a donc fourni à Peillon l'occasion de nuancer une partie de ses propos. 
"Je n'ai jamais dit que je voulais réduire les vacances à six semaines, c'est le modèle idéal". Du côté du Premier ministre, à Matignon, on a d'ailleurs cassé l'annonce, affirmant que "cette piste n'est pas à l'ordre du jour actuellement et qu'elle sera peut-être évoquée après 2015".

VOIR et ENTENDRE
  le ministre de Hollande en pleine reculade, niant malhonnetement (video 2 ci-dessus) et appelant 
piteusement Luc Chatel à la rescousse :
Ce document est un montage de l'AFP qui a coupé ce qui dérange de la déclaration de Peillon sur BFMTV... L'original, dans sa continuité, est devenu difficilement inaccessible sur le coup de 10h00 ce matin !


Bruno Le Maire, UMP, lundi sur Canal + 

"C'est un récidiviste de la gaffe. Il avait déjà fait une gaffe absolument surréaliste sur la dépénalisation du cannabis, il en refait une sur les jours de vacances. Il parle trop vite et sème la confusion. J'ai quatre enfants, je suis comme n'importe quelle famille, quand j'apprends que, tout d'un coup, on va modifier les vacances d'été, ce ne sont pas de sujets légers, ce sont des sujets qui concernent toutes les familles françaises, tous les enfants. On n'a même pas encore réglé la semaine de quatre jours et demi, qui pose des difficultés majeures à toutes les familles et à toutes les communes. Il ne va pas effacer ses difficultés sur les quatre jours et demi en mettant en chantier la question des semaines de vacances d'été." La réduction des vacances d'été serait donc un rideau de fumée sur la réforme des rythmes scolaires au primaire: de la basse politique politicienne.

Xavier Bertrand UMP, lundi sur France Info  
"Monsieur Peillon a quand même le chic pour mettre un désordre sans pareil dans l'Education nationale. Et je le dis au Premier ministre, Jean-Marc Ayrault: il faut qu'il recadre sérieusement d'urgence Vincent Peillon. 
Ce n'est pas le premier dérapage de Vincent Peillon. Dés le début de sa prise de fonction, quelques heures à peine, pris d'une fébrilité sans pareille, il avait indiqué la semaine de quatre jours et demi. Concertation : zéro. Ensuite il voulait le débat sur la légalisation du cannabis. Pour un ministre de l'Education c'est insupportable. Pour moi il aurait dû partir. La réforme des quatre jours et demi est complètement bloquée. Et là, il cherche par une pirouette à sortir du débat. Un ministre de l'Education ne peut pas travailler s'il n'a pas la confiance des enseignants."


François Fillon, UMP, dimanche sur TF1 
L'ancien Premier ministre a villipendé la méthode du ministre de Hollande. "Sur la méthode, c'est vraiment la caractéristique de ce gouvernement ; c'est l'improvisation, l'absence totale de concertation". Selon lui, le sujet "mérite d'être discuté avec [toutes] les associations de parents d'élèves". Après "le désordre autour de la semaine de quatre jours ou de quatre jours et demi, maintenant c'est les vacances d'été, tout ça mériterait un peu plus de concertation, un peu plus de recul et un peu moins de précipitation."


Harlem Désir, PS, lundi sur RTL, glose, un sourire en coin, sur les paroles du ministre
"Vincent Peillon a voulu indiquer qu'une réflexion pourrait être ouverte en 2015, à partir de 2015. Il s'agit d'une piste de réflexion pour l'avenir, il n'y a aucune décision dans ce domaine. On a toujours le droit d'ouvrir des réflexions, on ne doit pas être fermé. La réforme des rythmes scolaires dont il est question, c'est celle de la semaine, celle de la journée, celle des quatre jours et demi."



Bernadette Groison, présidente de la FSU,  fédération hégémonique de l'Education, lundi sur France Info) 
"Les rythmes scolaires méritent qu'on ait une réflexion globale sur l'ensemble du calendrier de l'année. Il faut que le ministre commence une large concertation s'il souhaite avancer sur la question des rythmes scolaires. Là, c'est prendre le problème à l'envers, c'est créer une polémique inutile. On a besoin de sérénité et de concertation. Si on rallonge de manière importante le temps d'enseignement, il faudra pouvoir dire aux enseignants qu'il va y avoir des contreparties, vous comprenez bien qu'aucun salarié ne va accepter que l'ont modifie son temps de travail sans qu'on regarde ses conditions de travail."
VOIR et ENTENDRE la chronologie des faits et des reculades avec Le Point: 

Matignon a désavoué son ministre, un homme pressé et qui parle trop vite, assurant que son voeu n'est pas à l'ordre du jour et a enfoui le projet: il "sera peut-être évoqué après ...2015".



mercredi 6 février 2013

Mali, la guerre "propre" de Hollande

Une guerre sans images de morts ni dégâts collatéraux ?

Près d'un mois après le début de l'intervention militaire française, la guerre au Mali apparaît comme un conflit "sans morts" faute d'images, tant les mesures sont strictes côté français avec un bilan vague de "plusieurs centaines" de tués chez les islamistes, et une opacité sur des dégâts collatéraux.


VOIR et ENTENDRE un compte-rendu d'Euronews à la mi-janvier:





Les commentaires politiques sont alors très détachés, voire cyniques, à la limite de la comédie musicale, "Dieu, que la guerre est belle ! "  

VOIR et ENTENDRE l'échange  entre Eric Zemmour et Nicolas Domenach sur le sujet de l'intervention militaire de Hollande, "renard du désert", et du bénéfice qu'il cherche à en tirer, en janvier 2013:


Pour la première fois depuis le 11 janvier, le ministre de la Défense a évoqué  "plusieurs centaines officiellement, mardi soir, un nombre significatif" de combattants islamistes tués. Mais pas de bilan précis. Pas question de se lancer dans un "décompte macabre", insiste-t-on au ministère de la Défense.

Ces islamistes tués l'ont été lors "des frappes aériennes" françaises sur des pick-ups transportant des hommes ou du matériel de guerre et durant "des combats directs et frontaux à Konna et Gao", a-t-on ajouté.

Les risques sont énormes
Dès les premières heures de l'opération, un pilote français est tué le 11 janvier aux commandes de son hélicoptère alors qu'il lance l'assaut contre les colonnes jihadistes dans le centre du Mali.
Mais depuis, l'armée française n'a officiellement déploré que "deux ou trois blessés sans gravité". Ce qu'a confirmé Le Drian mardi soir.

Première explication : les soldats français n'ont jusqu'à présent été que très rarement au contact des combattants islamistes.
"Des précautions extrêmes sont prises pour que les hommes soient exposés le moins possible. On n'évite pas le combat, mais on a des méthodes d'action à distance qui évitent finalement le contact direct", analyse Pascal Le Pautremat, spécialiste des questions de défense.

Des méthodes au premier rang desquelles les frappes aériennes massives des avions de chasse Rafale et Mirage 2000, qui ont permis d'affaiblir les islamistes et de détruire leurs infrastructures.
Mais conscients qu'ils n'ont pas intérêt à rechercher l'affrontement, les jihadistes ont préféré se replier vers le nord-est du Mali.

Les Forces spéciales - sur lesquelles la défense refuse de communiquer - sont également en première ligne. Dotées d'une puissance de feu considérable, elles opèrent le plus souvent de nuit avec un maximum d'efficacité.

Eviter au maximum les pertes sur le terrain est impératif pour conserver le soutien de l'opinion, souvent chancelante dès que la situation se complique.
"On a tendance à oublier que quand il y a une guerre, il y a toujours des blessés et des morts, souligne Pascal Le Pautremat. Même si la cause est noble et les résultats tangibles, dès qu'il y a quelques morts et blessés, beaucoup de gens disent : Mais, qu'est-ce qu'on est allé faire là-bas ?"
VOIR et ENTENDRE Le Drian répondre aux questions de la consensuelle Ruth Elkrief :


"Mali: où sont les morts ?"

Telle est la question des internautes vigilants sur le site du quotidien Les Echos, puisque la presse officielle (Libération et le Nouvel Observateur ou France Inter et France 2) autocensure sans rejimber.

Ni évaluations précises, côté Défense, ni d'images non plus des jihadistes tués.
Les media ne peuvent faire leur métier, mais obtempèrent. 
"Nous ne voulions pas qu'il y ait une sorte de comptabilité des tués", se justifie un haut responsable anonyme du ministère de la Défense, sans toutefois cacher la volonté des Français d'éliminer un maximum de combattants et de casser l'infrastructure des groupes islamistes jusque dans leurs fiefs du nord-est.

Sur le terrain, les barrages de l'armée malienne limitent l'accès des journalistes aux zones de conflit et quasiment aucune image de cadavres de jihadistes n'a été diffusée depuis le début du l'opération.

Très inquiet des risques de représailles à l'encontre des populations civiles, l'état-major français a par ailleurs donné des consignes strictes à ses troupes pour qu'elles s'opposent à toute exaction de la part des soldats maliens dans les zones dont ont été chassés les islamistes.
Et portant, les organisations comme Human Rights Watch (HRW) ont affirmé mi-janvier que des civils ont été tués lors des combats à Konna (centre) et l'ONU a évoqué "de graves violations des droits de l'homme". Mais là encore, quasiment aucune image n'est venue confirmer ces accusations.

jeudi 5 juillet 2012

Impôts : ceux qui vont passer à la caisse

Les électeurs vont maintenant passer des urnes aux guichets


Les dessinateurs militants sont
en manque d'inspiration:
la vérité actuelle dépasse la fiction passée
et l'autocensure les met au chômage




Le gouvernement a dévoilé hier 7,2 milliards d' € de hausses d’impôts dès cette année. 

Et heureusement pourtant que l’heure n’est pas officiellement à la rigueur !... 
Le gouvernement préfère nous faire avaler la pilule en parlant de " redressement dans la justice " pour expliquer les 7,2 Mds € de hausses d’impôts annoncées mercredi en Conseil des ministres.
Même si
les classes moyennes sont elles aussi mises à contribution par le biais de l’extinction des exonérations de charges sur les heures supplémentaires dans les sociétés de plus de 20 salariés, la vingtaine de mesures concerne  quasi exclusivement les Français les plus fortunés et les grandes entreprises: c'est de cela que la presse aux ordres a pour mission de convaincre la population, mais les classes moyennes vont comprendre rapidement leur douleur.

Deux catégories de contribuables que la gauche n’a cessé de pointer, ces dernières années, assurant qu’elles avaient été épargnées, pour ne pas dire favorisées, par le gouvernement précédent. Ce " changement de cap " s’explique désormais moins  par l'idéologie que par la nécessité, car les réalités du contexte économique s'imposent à  la nouvelle équipe gouvernementale qui a voulu l'ignorer tout au long de la campagne présidentielle et qui les a amplifiées par ses premières mesures populistes. Croissance en baisse, recettes fiscales en recul, dépenses non financées, ce tour de vis est impératif pour « tenir » l’engagement de la France de ramener son déficit public à 4,5% de son PIB à la fin de l’année. Ce discours de " sérieux ", de " justice " n’est que poudre au yeux, tromperie éhontée.

La marche sera plus haute en 2013

Cette  première salve sera suivie d’un nouveau tour de vis dès 2013.
" Cette année, on fait tout ce qu’on peut; l’année prochaine, on fera tout ce qu’on a dit ", déclarait hier Jérôme Cahuzac, le ministre du Budget. 
Une phrase qui annonce de nouveaux sacrifices. La Cour des comptes a prévenu lundi que la marche de 2013 sera encore plus " haute " à franchir. Avec, à la clé, une quarantaine de milliards d’euros d’économies à trouver. 

Un chiffre qui se traduira par une nouvelle augmentation de la pression fiscale et des coupes dans les dépenses de l’Etat, de la Sécu et des collectivités locales. Certes, on est encore loin des plans d’austérité entrepris en Grèce ou en Espagne: c'est l'héritage du quinquennat de Nicolas Sarkozy, mais cet état de grâce ne durera pas. 

Pour une majorité de Français, cependant, aucun doute : 68% d’entre eux estiment que les premières annonces du gouvernement constituent un tournant vers la rigueur, selon un sondage publié hier sur LCI.



vendredi 18 mai 2012

Logement social: Batho, rattrapée par l'obligation d'exemplarité


La vertueuse députée PS contrainte  à la décence en devenant sous-ministre





Immeuble de logements sociaux dans la ZAC Cl. Bernard
du 19e, dont le maire est R. Madec (PS):
en 2010, la Ville, par le biais de la RIVP, s'est portée acquéreur des 142 logements sociaux et des 7 000 m2 de locaux d’activité et de commerce, qui seront loués  à la SEMAEST
.



La nouvelle ministre déléguée à la ...Justice s'est résignée à annoncer jeudi la résiliation du bail de l'appartement social qu'à bas prix elle loue à Paris pour un loyer très inférieur à celui du marché.

La ministre déléguée à la Justice, Delphine Batho, va lâcher son logement social après avoir annoncé jeudi sur Twitter, la résiliation de son bail. En mars, alors qu'elle était porte-parole de la campagne de François Hollande, elle avait indigné pour l'occupation d'un appartement social de 108m2 situé dans le 19e arrondissement de la capitale et loué à la Régie Immobilière de la Mairie de Paris, dont le prince-maire est le socialiste Delanoë...

Et elle avait aggravé son cas en usant de son statut d'élue pour faire de la résistance aux injonctions de libérer les lieux au profit au profit d'une famille nécessiteuse.
Lien PaSiDupes

Depuis 2001, année de son installation dans cet appartement, Delphine Batho s'acquitte d'un loyer de 1524 euros mensuels, auquel elle ajoute un surloyer, à sa demande. Toutefois, selon la chambre régionale des comptes, ce qu'elle paye reste 37% inférieur aux prix appliqués pour les locataires du secteur privé.



Interrogé vendredi à ce sujet sur France Inter, le premier ministre Jean-Marc Ayrault a confirmé la procédure de départ "en cours" de la députée de la 2e circonscription des Deux-Sèvres. "C'est fait parce que ça doit être fait", a-t-il jugé, alors que la Ch'tite Aubry, qui prétend avoir remis le PS "en ordre", n'a pas réussi à virer la squatteuse indélicate.










Partisane ségoléniste de la "république du respect", ce modèle d'exemplarité
arrive à la Justice:
Hollande-Ayrault sont-ils "cohérents" ?


De nombreux cas de logements indûment occupés par des socialistes à Paris, tel J.-P. Chevènement
Lien Le Figaro : "Le scandale des appartements touche le PS"





L'excuse: "Protéger la tranquillité de ma famille..."

Delphine Batho engage donc la démarche d'exemplarité promise par la charte déontologique signée par les membres du gouvernement et par sa ministre de tutelle Christiane Taubira. L'ancienne députée européenne a d'ailleurs réagi vendredi sur France Info en déclarant que les ministres seront «tous irréprochables» et que "ces buzz là vont s'éteindre tout seuls".

Dans un chat donné au Monde.fr quelques jours après le second tour de l'élection présidentielle, la ministre déléguée avait répondu aux rumeurs sur sa situation et se posait en victime
" C'est le fait d'une campagne de déstabilisation liée à mon rôle dans la campagne, déclarait Delphine Batho en toute amoralité. On a dit que j'habitais une HLM, c'est faux. On a dit que je gagnais 22 000 euros par mois, c'est faux. Le salaire d'une députée, c'est 5 200 euros et c'est suffisamment confortable pour qu'on ne soit pas obligé d'en rajouter. [Ni d'occuper un espace locatif au détriment d'une famille défavorisée] Mais je ne me suis pas laissée détourner de mon objectif. Maintenant que la campagne est terminée, je vais prendre les dispositions pour protéger la tranquillité de ma famille puisque mon adresse a circulé."

Mme Batho est-elle chargée de famille ?

Elle se réclame de Coluche, mais le fondateur des Restos du Coeur aurait peut-être mérité des disciples moins ...dégradants.

Le collectif Jeudi Noir lève son omerta

Actif dans la lutte pour le droit au logement, ce collectif radical découvre le cas Batho.
Après 11 années d'auto-censure, la presse ose écrire que le collectif de Julien Bayou, conseiller de la candidate altermondialiste, Gro-Eva Joly, (EELV)  "n'a pas tardé à réagir jeudi"! Il aura tout de même fallu une nomination au gouvernement  et une passation de pouvoir au ministère de la Justice pour qu'elle lâche son appartement privilégié.

L'indécence consiste aussi à valoriser un abus
"La nouvelle ministre déléguée à la Justice ne saurait tarder à quitter le logement du bailleur social parisien (…) qu'elle occupe certes légalement mais qui, une fois libéré, sera attribué à une famille dans le besoin», expliquait Jeudi Noir dans un communiqué.

mardi 27 mars 2012

François Mitterrand avait sa table réservée au ...Fouquet's

Nicolas Sarkozy, héritier de François Mitterrand ?

Envahi par des chômeurs (retraités!) et des syndicalistes, le 7 mars 2012, le Fouquet's serait le "symbole" des "absurdités de son client le plus célèbre", affirment MNPC (Mouvement national des chômeurs et précaires = CGT chômeurs ), l'Apeis (Association pour l'Emploi, l'information et la solidarité = ATTAC) et AC (Agir ensemble contre le chômage = Union syndicale Solidaires, de la FSU et du courant gauche de la CFDT), dans un communiqué commun ignorant les activités du président Mitterrand.
Une action "symbolique" de l'absurdité des attaques faites au président-candidat !

Le PS et ses réseaux ne se sentent même pas ridicules ?

La table 83 au Fouquet's était celle réservée - à l'année - au dernier Président socialiste

Fustigé par l'opposition, Nicolas Sarkozy n'y est allé qu'une fois
, le soir de sa victoire en 2007, tandis que la presse inféodée auto-censura l'information: le socialiste François Mitterrand y avait ses habitudes quand il était à l'Elysée (cf. Le Monde 17/02/2012).

Aucun journaliste -même impertinent- n'en n'a jamais pipé mot
, et personne ne s'en est donc jamais scandalisé.
Alors que l'épisode du Fouquet's revient sans cesse sur le devant de la scène, Nadine Morano contre-attaque en rafraîchissant les mémoires. " C'est très hypocrite que de reparler du Fouquet's en permanence ", a souligné l'invitée de l'émission politique de la Radio de la communauté juive (RCJ), la ministre de l'Apprentissage dimanche 26 février 2012. Sans faire le buzz... Ce qui est parfaitement incompréhensible, si on songe que les honorables journalistes sont tous dévoués au pouvoir, mais vous n'êtes pas obligés, désormais, de croire l'opposition !

" Nicolas Sarkozy y a passé deux heures et on en a parlé pendant cinq ans ", a t-elle fait valoir, avant de rappeller que l'ancien président socialiste François Mitterrand y avait sa table " réservée à l'année ". " S'il fallait analyser le nombre de restaurants dans lesquels François Hollande va quelquefois, qui sont bien plus chers que le Fouquet's, on aurait, aujourd'hui, de quoi épater les Français ", a poursuivi Nadine Morano.
D'ailleurs, y avait-il matière à scandale, dans l'un et l'autre cas ?
Le vertueux PS a eu le cynisme d'entretenir le mythe du "président des riches, à propos d'un établissement une étoile !

François Mitterrand a toujours eu l'art de cultiver le secret, mais avec la complicité des media dévoués, qui n'avaient rien révélé de Mazarine, sa fille adultérine cachée.
Le président-monarque était certes ennemi de la transparence, qui, si elle s'était appliquée à l'époque, lui aurait certainement compliqué l'existence, et sans doute perturbé gravement sa vie politique.
Les libertés que la presse de gauche prend aujourd'hui avec sa déontologie professionnelle mettent en cause son honorabilité. Ce qui la regarde.

Mais sa fiabilité et la manipulation de l'opinion, ça NOUS concerne.

Combien de vertueux commentateurs ne sont-ils que des valets du PS et du SNJ ?
" C'est exaspérant d'avoir fait des procès indignes pendant cinq ans à Nicolas Sarkozy parce que ceux qui voulaient vraiment analyser son mandat auraient dû le faire sur son action ", a conclu Nadine Morano.

vendredi 4 novembre 2011

Rue 89, patron oppresseur de dessinateurs de presse ...

Menaces sur la profession de caricaturiste : pourquoi l'indifférence ?

Des anciens de Libération mettent la liberté d'expression en danger

"Quand le dessinateur d'actualité Gaël Denhart demande à Rue89 de supprimer son blog...
Nous reproduisons in extenso ce coup de gueule contre le silence de Rue89 sur les différentes pressions que subissent certains dessinateurs de presse (Coco, Babouse, Large, Plantu, Berth, etc...) ces derniers temps (avril 2010) :

"Soyons francs [ça commence mal !], le marché de la caricature bat son plein, et on n'a pas trop à se plaindre. Même si Internet porte préjudice aux supports de presse -et nivelle parfois le genre par le bas- [modeste, avec ça...], nous n'avons jamais été aussi bien diffusés.

Néanmoins, derrière chaque dessin, se cache un auteur qui -contrairement aux idées reçues- n'a pas forcément un gros nez rouge qui clignote, et ne passe pas non plus ses journées à essayer ses nouvelles blagues sur ses futurs ex-amis.

Non, le dessinateur de presse est un être humain comme les autres [il fallait le préciser], il a une vie propre [sans faire de généralité sur sa face politique] (quand il se lave) , il se nourrit (peu), et il lui arrive même parfois d'avoir une vie de famille, voire privée dans certains cas. [jusque-là, rien qui les distingue du vulgum pecus, hormis arrogance et mépris]

Si l'art du dessin de presse [comme le tatouage] n'est pas aisé [ça va mieux à France Télécom-Orange ?], et requiert une abnégation sans faille quant aux velléités de certains à vouloir acquérir un écran plat, cela n'en reste pas moins un métier. [pas plus sot -ni utile- que d'autres, même s'il ne crée pas de richesse en temps de crise...]

La presse satirique est une tradition en France. [l'humour britannique ne l'est pas moins outre-manche, tout bien considéré: encore une remarque inutile, donc] Depuis la chute de l'Empire de Napoléon à nos jours, elle fut même parfois -en période de censure gouvernementale- la seule et véritable vox populi. [les urnes tendues à la masse ne comptent pas pour notre élite auto-proclamée qui parle latin couramment]

Et si des grands noms de l'art ont parfois collaboré, à leurs risques et périls et sous divers pseudonymes, à de nombreuses revues pour rendre compte de la rumeur publique (qui -soyons honnêtes- [ça fait deux fois: ça devient suspect, non?] passait de " bouffeurs de curés et antimilitaristes convaincus " à " dreyfusards " au gré des différents contextes politiques de l'époque) [il balance grave, mais c'est pour la bonne cause de la défunte "objectivité" de la presse], ce droit à la caricature, acquis de haute lutte, est aussi le digne héritage d'une France libre de penser, de critiquer, de rire aussi. [franchouillard, le garçon: va-t-il virer identitaire, au gré du "contexte politique de l'époque" ?]

Je pense qu'il est inutile d'épiloguer sur l'utilité -ou non- du droit à la satire dans une démocratie, c'est un autre débat, ce rappel de mémoire n'étant là que pour mieux illustrer le dévouement et l'altruisme qui caractérisent cette profession. [vite, la retraite anticipée pour pénibilité au travail !]


La caricature de bon aloi a de beaux jours devant elle"

Si aujourd'hui, l'autocensure reste à elle seule l'unique et vrai danger contre la liberté d'expression des caricaturistes et autres dessinateurs de presse, elle ne vient pas de nulle part non plus. A force de vouloir lisser, rendre politiquement correct, édulcorer -par peur des procès aussi sans doute-, commercialiser… beaucoup de journaux sont, par leurs choix éditoriaux, devenus responsables de cette déliquescence de l'effronterie et de l'irrévérence. [voire du respect]

A force de ne publier que les dessins les plus consensuels, l'auteur s'est vu contraint de s'aligner sur la normalisation ambiante des rédactions, et il est devenu de plus en plus difficile pour les auteurs de pouvoir trouver des supports libres et indépendants sur lesquels s'exprimer, sans être obligé de formater son travail. La multiplication des blogs persos n'y est pas complètement étrangère non plus, ce n'en est qu'un des symptômes.

Néanmoins, le contexte actuel et l'engouement du public pour la caricature et la satire ont donné l'opportunité à de nombreux artistes, toutes disciplines confondues, de donner libre cours à leurs élucubrations salvatrices et salutaires. Des Guignols à Guillon [sic], la caricature et le cynisme de bon aloi ont encore de beaux jours devant eux, tant qu'on sait rester à sa place, et qu'on ne sort pas trop de la case qui nous a été imposée.

Les journaux d'information, papiers et Web, ne s'y sont pas trompés. Rares sont les supports de presse qui n'ont pas leur rubrique " Notre dessin du mois ", ou " Le regard de … " Si cela répond à une réelle attente du public, et son succès l'atteste, l'art de la caricature reste soumis aux exigences du marché, et l'auteur se voit souvent forcé de travailler pour plusieurs magazines en même temps s'il veut pouvoir en vivre, et avoir une chance de placer ses dessins sans forcément être obligé de " vendre son cul " à chaque fois. [un retour à l'art rupestre s'ouvre à lui...]

Mais cette multiplicité des supports a fait disparaître la solidarité inter-rédactionnelle qui existait entre les auteurs et les rédactions, car si le dessinateur de presse est « protégé » juridiquement par son directeur de publication, il se retrouve de plus en plus isolé de part sa précarité d'intérimaire de la presse.

Il y a peu de temps, le dessinateur Large a reçu des menaces téléphoniques suite à la publication d'une note, sur le site de DAX Horizon, vitrine Internet de la cellule UMP Daxoise, appelant à un " devoir de réserve " pour les dessinateurs de presse, allant même jusqu'à préconiser quelques " coups de bâtons ". Et de publier une photo du jeune homme afin de mieux procéder à son identification.[les fonctionnaires de La Poste étaient supposés afficher leur nom et le port du voile dans l'espace public est stigmatisé par les media laïcs]

" Un dessinateur gauchiste de chez Siné "

Par la suite, c'est le dessinateur Berth (ci-contre), qui a eu droit à sa petite cabale personelle via Riposte-catholique, qui est même allé jusqu'à reprocher au journal Mon Quotidien (journal destiné aux enfants) d'embaucher un " dessinateur gauchiste de chez Siné ", avec lettre type de désabonnement à télécharger sur leur site. L'émission des Infiltrés sur ces intégristes fachos a pourtant eu droit à son petit papier sur la Rue, pas Berth.

Puis il y a eu Babouse qui, suite à un gag sur la candidate voilée du NPA, s'est vu lui aussi menacé par les copains militants de Besancenot, Coco, fustigé par la droite catholique suisse, et j'en passe. Des infos peu (ou pas) relayées par les médias, et sans qu'aucun responsable politique de ces partis et autres groupuscules ne viennent à rappeler à l'ordre leurs militants zélés. La liste d'exemples s'allongent de jours en jours, mais on laisse faire, on laisse dire…

Et il est là le problème aujourd'hui. Non seulement le droit à la caricature est clairement remis en cause, mais le manque de solidarité et de relais d'information sur ces épiphénomènes suscitent quelques interrogations au sein de la profession.

Non pas que les caricaturistes se plaignent de susciter des réactions -c'est le but-, mais ces dérives réactionnaires ne trouvent aucun écho contradictoire de la part de ceux qui profitent allégrement de la production journalière des dessinateurs de presse.

Le participatif a laissé la place à des concours de bites


Pourtant, Rue89, comme beaucoup d'autres, bénéficie du travail bénévole de ces auteurs, et ce au quotidien.


Malgré nos nombreux mails, et signaux d'alerte, vous n'avez pas daigné y donner suite, pas plus que d'en parler, préférant nous balancer des sujets plus polémiques susceptibles de raviver un peu plus les batailles entre vieux gauchos aigris et décatis, et petits nazillons en goguette qui monopolisent cet espace d'expression.

L'aspect participatif a laissé la place à de futiles concours de bites. Rien d'étonnant à ce que certains soient lassés par vos choix de sujets, et à plus forte raison lorsque ceux-ci obscurcissent une réelle réflexion sur ce que doit être la liberté d'expression en France, et les dérives qui en découlent.

Aussi, je mets mon blog en grève, par solidarité vis-à-vis de mes collègues mais aussi pour que le message soit visible et relayé. J'aimerais que vous publiez cette bafouille, cette explication je la dois à vous, mais aussi aux lecteurs, sans qui rien ne serait possible".

Gaël Denhart